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	<title>Allo Maurice</title>
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	<description>Allo Maurice !  La diaspora appelle...</description>
	<lastBuildDate>Sun, 13 Mar 2022 12:10:09 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Allo Maurice</title>
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		<title>CES PETITS TOUTOUS LÂCHES QUI DÉTRUISENT LA CCI DE MAURICE…</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/ces-petits-toutous-laches-qui-detruisent-la-cci-de-maurice/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Mar 2022 09:41:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[assemblée générale]]></category>
		<category><![CDATA[CCI]]></category>
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		<category><![CDATA[marday venkatasamy]]></category>
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		<category><![CDATA[pravind jugnauth]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Membres de notre Chambre, l’heure est grave, très grave ! Les dernières nouvelles qui m’arrivent de Maurice révèlent une situation extrêmement préoccupante pour l’avenir de notre institution. Je vous avais signalé, il y a quelques semaines, comment le président et le Conseil avaient sapé l’image et la crédibilité et mis en danger la mission même de celle que l’on appelait encore il y a quelques années « la Grande Dame ». Depuis, un quotidien nous a révélé des choses toujours plus alarmantes sur son compte, témoignant de son inéluctable dégénérescence… Ce que nous ne savions pas, c’est qu’il y a encore des nouvelles bien plus catastrophiques qui se présentent à notre CCI. Lisez…</p>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/ces-petits-toutous-laches-qui-detruisent-la-cci-de-maurice/">CES PETITS TOUTOUS LÂCHES QUI DÉTRUISENT LA CCI DE MAURICE…</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong>Membres de notre Chambre, l’heure est grave, très grave ! Les dernières nouvelles qui m’arrivent de Maurice révèlent une situation extrêmement préoccupante pour l’avenir de notre institution.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong>Je vous avais signalé, il y a quelques semaines, comment le président et le Conseil avaient sapé l’image et la crédibilité et mis en danger la mission même de celle que l’on appelait encore il y a quelques années « la Grande Dame ». Depuis, un quotidien nous a révélé des choses toujours plus alarmantes sur son compte, témoignant de son inéluctable dégénérescence…</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; background-color: #ffff00;"><strong>Ce que nous ne savions pas, c’est qu’il y a encore des nouvelles bien plus catastrophiques qui se présentent à notre CCI. Lisez…</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Permettez-moi tout d’abord de tracer brièvement combien il a fallu de temps, d’efforts et de détermination pour pousser notre Chambre à jouer le rôle qui revient en fait à toute institution nationale du privé dans un système libéral de tradition britannique.</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">En 1935, une requête du secrétaire de la « Chambre de Commerce » à son Conseil à l’effet qu’un téléphone soit installé dans ses (petits) locaux a été rejeté : les moyens faisaient défaut, et l’utilité d’un appareil de communication n’était pas évident. Ce secrétaire était l’employé de pas moins de 4 organismes locaux simultanément.</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">L’histoire de notre institution moderne commence en 1965, avec la titularisation d’un secrétaire à plein temps pour l’animer, ainsi qu’avec le changement de son nom.</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Au milieu des années 1970, il a fallu lutter pendant plusieurs années pour convaincre les autorités de nous permettre de certifier les documents douaniers contre une redevance.</span><br /><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">C’est ainsi qu’avec ces « endorsement fees » et les moyens qu’ils procuraient, il a été possible de développer grandement les activités de promotion de l’entrepreneuriat à Maurice.</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Au cours des 30 dernières années, la mission et le rôle de la CCI de Maurice ont été considérablement étendus : non seulement la défense et la promotion des intérêts des membres ont été amplifiées, mais des activités de formation, un comptoir de remboursement de la TVA à Plaisance et un système de codes-barres ont aussi été lancés. La représentation à l’étranger et l’intégration régionale ont été renforcées et en 1996 une Cour d’arbitrage affiliée à Cour permanente d’arbitrage internationale a vu le jour.</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Enfin, et de manière peut-être encore plus significative, notre institution est devenue auprès des autorités une force de proposition respectée en matière de politiques à suivre et de stratégies à adopter pour le pays, signe que notre mission avait atteint un stade où elle était capable de s’exprimer avec autorité, de manière ferme et indépendante, pour formuler ouvertement des propositions neutres, objectives et pertinentes.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Ce qui était loin d’être prévu, c’est que des forces opaques pénalisant le développement économique se mettraient à l’œuvre de plus en plus fortement (elles avaient toujours existé, mais à un degré non significatif), avec une vigueur et de manière tellement répétée qu’elles allaient condamner notre institution à dépérir et à voir son influence se réduire clairement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Ainsi, à mesure que les politiciens provoquaient petit à petit la dégradation des fondements structurels de notre État de droit (avec une vive accélération depuis 2019), la CCI de Maurice lâchait du lest à travers ses structures dirigeantes : graduellement, pratiquement sans cesse, les membres du Conseil ont accepté, au moins tacitement, de jouer le rôle de toutous et de moutons.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">C’est ainsi que nous sommes parvenus à l’affaiblissement et à la perte de crédibilité et de confiance envers la CCI qui s’expose aujourd’hui ouvertement à nos yeux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Et maintenant, que va-t-il se passer ?  La prochaine assemblée générale de notre CCI aura lieu le 31 mars prochain, et comme c’est elle qui est véritablement souveraine (et qu’elle n’est pas soumise aux renoncements des lèche-bottes du petit calibre de Marday Venkatasamy et Guillaume Hugnin), les membres pourraient, ou devraient même, questionner le maintien de ces deux individus au Conseil de la Chambre. Ils ont, en effet, prouvé qu’ils ont joué un rôle néfaste en son sein et qu’ils sont très dangereux pour son avenir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Pourquoi est-ce nécessaire ?   Parce que de nouveaux faits le démontrent sans ambiguïté.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Oui, des nouvelles fraîches me sont parvenues de Maurice cette semaine, et elles pourraient bien être <span style="background-color: #ff9900;">CATASTROPHIQUES</span> pour notre institution dans un avenir proche.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Jugez plutôt ! Comme vous savez, notre Chambre est actionnaire depuis 1994 de MNS, un système d’émission, de transmission et de soumission de documents import et export aux douanes du pays par voie électronique contre une rétribution, ce qui lui assure chaque année de substantiels dividendes. Ces revenus, qui doivent bien alimenter 30 à 35 % du budget de la CCI, servent non seulement à garantir la poursuite de ses activités, mais aussi à faire vivre dans une mesure appréciable « Business Mauritius », dont le budget annuel dépend notamment des ressources qu’elle lui fournit.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Oui, j’ai appris, sans aucun doute possible, que la Mauritius Network Services Ltd. (MNS) s’est vu enlever par le ministère des Finances – il y a seulement deux mois, en janvier dernier – un contrat de renouvellement de ses services susmentionnés relatifs aux déclarations en douane à Maurice (appelés techniquement « Integrated Single Window for Trade »).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Cette nouvelle est extrêmement préoccupante : en effet, amputer du budget de la Chambre une part de 30-35 %, c’est tout simplement saper les moyens qui lui permettent de maintenir sa présence, ses services, son rôle et la portée de ses actions. Et de ses moyens dépendent aussi la taille et l’efficacité des membres de son personnel, du moins de ceux d’entre eux qui méritent d’en faire partie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Chers membres, notre assemblée générale du 31 mars prochain sera déterminante pour son avenir. Il est plus que temps que vous déterminiez ce qui se fait et se passe très exactement à un certain niveau au sein de notre institution, et il est impératif que vous posiez ce jour-là les questions suivantes au Conseil de notre institution :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">En tant que présidents de la CCI, Marday Venkatasamy et Guillaume Hugnin, ont été les directeurs du « Board » de la MNS, le premier d’avril 2018 à novembre 2020, et le second depuis décembre 2020. En cette capacité, ils ont été intimement mêlés à la gestion de MNS depuis 2 ans. Peuvent-ils confirmer la décision prise par le ministère des Finances en janvier 2022 ?</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Les membres ont-ils été informés de cette décision, qui pourrait mener à brève échéance à la disparition des dividendes reçus de MNS ? Si non, pour quelle raison exacte ne l’ont-ils pas été ?</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">La MNS ayant été la seule instance invitée à soumettre une offre pour le renouvellement de son contrat avec le Gouvernement, comment a-t-elle bien pu faillir dans cet exercice ?</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Il nous revient aussi que le directeur général recruté en 2020 a été « démissionné » après quelques mois de fonctions, à la fin de l’année dernière. Ce départ a-t-il eu une incidence sur d’éventuelles lacunes dans la réponse à l’offre soumise par MNS, et le rejet de son dossier par le ministère des Finances ?</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Il s’agit ni plus ni moins d’une circonstance grave qui pourrait mettre en danger le rôle fondamental qui est assigné à notre institution depuis bientôt 175 ans.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Un conseil, si je peux me permettre : à l&rsquo;assemblée générale à venir, ne laissez pas les deux présidents susnommés vous répondre de manière évasive : insistez pour avoir les réponses les plus complètes au sujet de cette défaillance majeure dont ils portent une part de responsabilité, car il nous semble bien que ce dossier cache des défaillances inacceptables chez une compagnie aussi bien implantée et reconnue pendant bientôt 30 ans comme la MNS.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">La responsabilité et la redevabilité de nos deux présidents devra être clairement établie et… assumée !  Celle des membres de son Conseil aura aussi à l’être, sans aucun doute : ne sont-ils pas ceux qui ont permis la prise et l’aval des décisions qui ont tant affaibli l’institution ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Avant de terminer, voilà une cerise sur le gâteau…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Toujours d’après nos informations de Maurice, il semble bien que la Chambre ait « accepté » (ou en fait ait été silencieusement forcée) récemment de céder au gouvernement son Centre d’arbitrage, une instance qui pendant de nombreuses années a accompagné les acteurs économiques mauriciens dans le règlement de leurs différends tant sur le plan local qu’international.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Le Gouvernement mauricien, instrumentalisé par certains qui n’y ont vu que leur unique intérêt, a décidé en 2017 de créer un second Centre d’arbitrage entièrement financé par de l’argent public, avec des résultats peu probants à ce jour.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Après le départ en 2021 du responsable du Centre d’arbitrage de la Chambre, il semble bien que les discussions déjà entamées se soient accélérées entre les responsables de la Chambre et ceux du deuxième Centre d’arbitrage publique pour « fusionner » les deux entités, par le biais d’une simple absorption de l’instance de la Chambre. Proposition du Gouvernement spontanément acceptée !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Cette disparition semble démontrer, encore une fois, non seulement l’influence directe et malsaine du Gouvernement dans les affaires et les décisions de la Chambre, mais aussi et surtout la « démission » des présidents successifs et du Conseil en tant que fossoyeurs du secteur privé de Maurice. Ainsi, notre secteur privé – hors du secteur agricole – ne peut plus jouer un véritable rôle de contre-pouvoir dans le pays. De plus, sa mission d’appréciation ouverte, voire de critique, de la politique gouvernementale et de contre-propositions à cette dernière se dissout et devient inassumée. Garder le profil bas et encaisser, voilà l’attitude empreinte de lâcheté qui prévaut aujourd’hui.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Faudra-t-il arriver à instaurer, à la CCI de Maurice, des règles déontologiques que ses dirigeants devront s’engager à respecter ? L’irresponsabilité et la lâcheté de certains devient si manifeste…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Ma chère Chambre, ta fonction primordiale de chienne de garde de l’entreprise libre à Maurice est en train de disparaître !  Que les démissionnaires abjects qui peuplent tes couloirs soient évincés, car ils sont en train de détruire ce que tu as patiemment construit depuis plus d’un demi-siècle.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Ma pauvre île Maurice, ne pardonne jamais à ces lâches dépourvus de dignité et de respect pour eux-mêmes, car ils savent très bien ce qu’ils font…</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-size: medium; font-weight: normal;">A. Jean-Claude Montocchio     </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;"><em><span style="background-color: #ffff00;"><strong>Merci d’avance aux membres qui nous liront de transférer le texte ci-dessus rapidement aux autres membres qu’ils connaissent, afin que toute pétition pour l’Assemblée générale à venir puisse être soumise dans les délais</strong></span></em><span style="background-color: #ffff00;"><strong><em>. </em></strong></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"></div>
			</div>
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			</div>
				
				
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			</item>
		<item>
		<title>AU SECOURS !  La CCI de Maurice coule…</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/au-secours-la-cci-de-maurice-coule/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Dec 2021 11:00:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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		<category><![CDATA[pravind jugnauth]]></category>
		<category><![CDATA[secteur privé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après une longue absence, je reprends mon clavier pour commenter l’acte proprement scandaleux, honteux et empreint de lâcheté auquel se sont livrés le président en exercice et les membres du Conseil de direction de la Chambre de Commerce la semaine dernière. Comme vous savez, ils ont décidé de maintenir à son poste le triste individu en charge du Secrétariat de la Chambre, après que celui-ci a paru en Cour de Curepipe pour répondre à une accusation de l’ICAC pour s’être livré, dans ses précédentes fonctions à la CWA, à « using office for gratification ».</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Lettre ouverte à tous les membres de la CCI de Maurice (à l’exception de ceux siégeant au Conseil de l’institution et de ses anciens présidents)</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chers membres,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Après une longue absence, je reprends mon clavier pour commenter l’acte proprement scandaleux, honteux et empreint de lâcheté auquel se sont livrés le président en exercice et les membres du Conseil de direction de la Chambre de Commerce la semaine dernière. Comme vous savez, ils ont décidé de maintenir à son poste le triste individu en charge du Secrétariat de la Chambre, après que celui-ci a paru en Cour de Curepipe pour répondre à une accusation de l’ICAC pour s’être livré, dans ses précédentes fonctions à la CWA, à « using office for gratification ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Durant sa longue histoire, notre institution a su porter correctement la flamme de la défense et de la promotion tant de ses adhérents individuels que des secteurs d’activités qu’elle représente. Par expérience, je sais bien qu’il n’a jamais été facile de le faire, tant les contraintes ont été nombreuses. Moins « chanceuse » que notre institution-sœur, la Chambre d’agriculture (pour qui l’homogénéité des intérêts de ses membres autour du seul secteur agricole aura, semble-t-il, rendu la mission plus linéaire), elle a dû composer au fil de son histoire avec des contraintes majeures : élitisme, conservatisme, orientations étroites, manque de moyens financiers, conflits d’intérêts entre ses membres (parfois même entre ceux d’un même secteur d’activités), contournement des « gros » de l’institution s’étant créé des liens discrets avec de hauts fonctionnaires à travers des loges maçonniques, luttes contre des comportements de politiciens choisissant délibérément leur popularité au détriment de l’intérêt général, etc., etc.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais jamais au cours de son histoire, la CCI de Maurice n’a dû subir de la part de son instance directrice – son Conseil – un comportement susceptible de porter atteinte à la protection et la stricte préservation de son image, et jamais ses membres n’ont pris des décisions susceptibles d’affecter sa crédibilité et son intégrité par des manquements au sens de la dignité et du respect de soi au cours de leur mandat. L’absence de dignité, on ne la retrouvait jusqu’ici qu’au niveau des institutions publiques, que des politiciens du calibre du ‘Couard’ Jugnauth ont peuplé de lèche-bottes pour servir leurs propres besoins et intérêts. Mais jamais les grandes institutions multisectorielles du secteur privé n’ont porté volontairement atteinte jusqu’ici au caractère sérieux, décent et respectable de leur mission, malgré d’abord le déclin, puis la décadence, et enfin la déliquescence qui ont prévalu dans le pays depuis le départ des Anglais. Pas jusqu’à la semaine dernière !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La Chambre de Commerce et d’Industrie a été torpillée, de l’intérieur même et sans aucune pression (du moins à première vue) par un travail de sape qui a commencé avec Marday Venkatasamy, qui n’a trouvé aucune bonne raison de s’abstenir de nommer l’individu en question pour remplacer Barlen Pillay. Nous en avons déjà parlé dans une chronique. Ce que ce geste montre, c’est que ce triste être de petite dimension, président de l’institution de nombreuses fois, a fait passer l’année dernière une nomination parfaitement incompatible avant les intérêts fondamentaux de l’institution. Malgré son appartenance probable à une société secrète dont le but essentiel consiste apparemment à se livrer à un travail sur soi-même pour s’améliorer, il a montré que la dignité et le respect de soi sont pour lui de vains mots, sans signification ou importance quelconque. En effet, l’individu nommé par lui qui se trouve (toujours !) à la tête du Secrétariat de la CCI est peut-être bien muni sur le plan des sciences économiques, mais il est nul sur le plan moral et de la décence. Et, de par sa présence continue, il pénalise tout simplement le rôle de l’institution et la confiance des adhérents.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avec un peu de décence, l’individu en poste au Secrétariat aurait dû comprendre par lui-même, dès le départ, qu’il était inconvenant pour lui de postuler à la CCI, puis d’accepter un poste. Convoqué par l’ICAC la semaine dernière pour répondre à une accusation de non-respect des dispositions d’un contrat portant sur des travaux publics dans lequel des fonds de l’État sont engagés, il aurait dû se rendre compte que le moment de se mettre en retrait (voire de démissionner) était arrivé. Non seulement il est resté en poste, mais il a complaisamment accepté (tacitement ou pas) de conserver ses fonctions, avec la bénédiction du Conseil de la Chambre.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">J’accuse !  J’accuse Marday Venkatasamy et Guillaume Hugnin, ainsi que les membres du Conseil en place, d’avoir torpillé l’image, la crédibilité et le respect dus à l’institution, un torpillage effectué de l’intérieur même, pour des raisons uniquement internes, alors que la mise en retrait était la seule voie possible. Par ailleurs, j’accuse le groupe des anciens présidents de l’institution d’avoir laissé approuver cette odieuse opération sans réagir. Que ce triste individu à la tête du Secrétariat de la Chambre doive être considéré, d’un point de vue légal, comme innocent jusqu’au verdict de la Cour, soit !  Mais qu’il ne lui soit pas demandé de se mettre en retrait en attendant le verdict de cette Cour relève soit de l’incompétence, soit d’une grave perte des valeurs essentielles à la base du fonctionnement de notre société, ou soit encore d’un trafic d’influence ou d’une grande inconscience. Ou, allez le savoir, peut-être même de tous ces éléments abjects à la fois. Honte à vous, hommes et femmes indécents et indignes !  Vous serez dorénavant considérés comme les parias de la CCI, les « perdi-banne » du secteur privé, pour le dire en bon créole.</span></p>
<p><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span><strong style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-size: medium; color: #000000;">Chers membres de la Chambre,</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cette scandaleuse circonstance ne doit pas rester sans réaction de votre part, car cela signifierait que vous endossez par votre inaction la décision inacceptable prise par le Conseil de la semaine dernière. Et celui-ci pourrait être amené à penser que sa décision n’a rencontré aucun désaveu, alors qu’elle comporte de graves implications pour notre institution, tant pour le présent que pour l’avenir : non seulement notre image est entachée, mais à cause d’elle l’avenir pourrait bien être bien plus disqualifiant.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En effet, figurez-vous un instant une situation à venir où la Cour décide, après délibérations, d’inculper définitivement le triste sire. Malgré la présomption d’innocence qu’il faut lui accorder présentement, cette issue est bien possible. Si jamais cette éventualité se produisait, cela voudra dire, en langage clair, que le Secrétariat de notre CCI aura été géré, pendant xx années et mois, par un potentiel condamnable. Est-ce que notre Conseil, dans son immense sagesse, y a pensé ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pire encore : au train où va la dégradation des mentalités à Maurice, est-il impossible de se figurer une situation où ce triste individu resterait en poste après sa condamnation ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chers membres, si vous ne réagissez pas, le président et le Conseil de la Chambre pourraient considérer que la décision qu’ils ont prise est acceptable sur le plan de la moralité. Ils pourraient penser ainsi que la présidence et la gestion du Secrétariat, telle qu’elles se présentent dorénavant, n’aura aucune incidence sur sa mission. Or, la confiance des adhérents dans le travail du Secrétariat repose non seulement sur son efficacité, mais aussi et peut-être surtout sur les relations de confiance entre eux et son personnel. La fourniture et les échanges d’information ainsi que la participation à certaines activités dépendent en effet d’une confiance réciproque et du respect de certaines règles du jeu. Il est à craindre que celles-ci ne soient plus comme avant. Merci Marday, merci Guillaume !  Avec votre vision très particulière des choses, la CCI a du souci à se faire. Car conjointement avec Pravind ‘Couard’ Jugnauth, vous partagez quelque chose d’évident : le « paletot » que vous portez est trop grand pour vous. L’étoffe manque cruellement…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voyez ci-après, membres de la Chambre, ce que je vous propose comme réaction.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il existe en fait diverses possibilités qui se présentent. L’on pourrait, par exemple, se figurer une situation où un certain nombre d’adhérents approcheraient formellement le président pour demander que soit convoquée une assemblée générale extraordinaire, pour réexaminer tout le dossier. Ce serait la solution la plus percutante, mais elle exposerait au grand jour une attaque contre le Conseil et une division entre les membres, alors que la cohésion, voire l’unité, est fondamentale pour la crédibilité de l’institution. L’on pourrait autrement se figurer une situation où quelques membres prendraient l’initiative de solliciter autant des leurs que possible pour adresser une pétition signée comportant un reproche et une opposition à la décision prise, accompagnée d’une demande formelle de la revoir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ou enfin, et à elle va ma préférence, la prise par les membres de la Chambre d’une action passive et calmement menée, presque de manière anodine, qui prendrait les formes suivantes :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Un arrêt de toute participation aux activités de l’institution (pour le travail des comités, dans la participation à des rencontres avec des visiteurs, dans d’éventuels déplacements à l’étranger, dans la réponse à des propositions du Secrétariat, etc.) ;</span></li>
<li><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Un refus de payer leur quotité annuelle jusqu’au verdict de la Cour de Curepipe ;</span></li>
<li><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et, plus que tout, un refus de participer à la prochaine assemblée générale annuelle, car autrement cela signifierait qu’ils endossent et approuvent, par leur présence, le bilan de l’institution pour l’année précédente, dont sa honteuse décision de la semaine dernière.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cette dernière solution, si elle se traduisait suffisamment dans les faits, montrera à ce Conseil indigne qu’il reste encore dans la CCI quelques entrepreneurs mauriciens méritant le plein respect et prêts à réagir aux démissions morales inacceptables de ceux à qui ils confient un mandat pour les représenter.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Je vois passer sous mes yeux, en ce moment, certaines réactions et observations sur l’inacceptable décision du président Hugnin et des membres du Conseil. Elles viennent montrer que, fort heureusement, un certain nombre de personnes continuent à chérir la dignité et le respect de soi. Ce comportement est d’autant plus édifiant que la quasi-totalité des valeurs essentielles qui donnent un vrai sens à la vie, si difficile soit-elle, est en voie de disparition rapide chez nous.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La CCI est une institution responsable, affirme son président, dans un communiqué illustrant son irresponsabilité. Mais qu’est-ce qu’avait alors ce sacré dictionnaire Larousse à définir l’adjectif ‘responsable’ comme suit : « Qui est réfléchi, sérieux, qui prend en considération les conséquences de ses actes ». Le Conseil de la Chambre a-t-il pris en considération la conséquence de ses actes en ne mettant pas l’individu du Secrétariat temporairement en retrait ?  Guillaume Hugnin tente de défendre l’indéfendable !  Dans cette démarche, il est tout simplement minable. Pour sauver la face de la CCI et sa présidence, il lui reste encore la possibilité de démissionner. Mais, pour cela, il faudrait encore qu’il sache ce qu’est le courage !  Les paris sont ouverts…</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio           </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p></div>
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		<title>Bruneau Laurette : Tansion !  Ramgoolam pé rod servi nou !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Jan 2021 18:00:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[13 février 2021]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bonjour Bruneau Laurette, GRAN BÉZÉ PÉ VINI !  Nou ti kwar ki ziss piti-la qui enn danzé pou la démokrati et nou l’avenir politik, mé nou trouvé ki l’opposition oussi kapav vinn enn véritab ménass pou nou société sivil ! Bann-la pé sey servi nou asterr !  Nou bien bizin réazir et litté pou pas less zot pran tou kapital et tou krédibilité ki la société sivil Moris fin arrive gagné avec bann actions ki ou finn pran dépi nofraz Wakashio. Mo lanss ou enn lapel. Nou bizin réazir asterr ! Li bien important ! Gett propositions konkrett ki mo pé fer dans sé ki mo ékrir ici…</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Bonjour Bruneau Laurette,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">GRAN BÉZÉ PÉ VINI !  Nou ti kwar ki ziss piti-la qui enn danzé pou la démokrati et nou l’avenir politik, mé nou trouvé ki l’opposition oussi kapav vinn enn véritab ménass pou nou société sivil !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Bann-la pé sey servi nou asterr !  Nou bien bizin réazir et litté pou pas less zot pran tou kapital et tou krédibilité ki la société sivil Moris fin arrive gagné avec bann actions ki ou finn pran dépi nofraz Wakashio.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mo lanss ou enn lapel. Nou bizin réazir asterr ! Li bien important ! Gett propositions konkrett ki mo pé fer dans sé ki mo ékrir ici…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ce qui s’est passé durant les deux derniers jours à Maurice est extrêmement décevant et préoccupant. L’opposition parlementaire, l’impayable Navin Ramgoolam en tête, veut clairement maintenant récupérer à son compte toute la crédibilité et surtout la forte identité que la société civile a acquise dans l’île au cours des derniers mois.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il est fondamentalement important qu’elle résiste aux efforts de certains politiciens de diluer son identité !  Mieux encore : il faut que nous utilisions les circonstances pour consolider notre action et faire comprendre aux politiciens-dinosaures de notre pays (il y en a encore tellement !) que leur style de politique des 52 dernières années, c’est comme Capri, c’est fini…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Récapitulons, pour mieux saisir la situation dramatique dans laquelle se trouve l’île Maurice !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>I – La catastrophe ‘Couard’ Jugnauth</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Depuis quinze mois que Pravind Jugnauth est à la tête du pays, n’importe quel Mauricien intellectuellement neutre peut constater à quel point notre pays s’est enfoncé encore plus avec lui.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La déchéance est visible partout dans notre vie. Avec l’absence quasi totale de vrais contre-pouvoirs dans notre constitution et la lâcheté de ses lèche-bottes patentés, piti-la a réussi à contrôler la presque totalité des structures de gestion du pays. Mais, comme nous savons, il a aussi imposé sa sulfureuse « paternité » sur toute l’administration du pays, et pire encore, il a laissé se répandre une insécurité et une instabilité et il a rétréci certaines de nos libertés avec une arrogance rare.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il est le danger public n°1 à faire expulser de la scène politique, et il ne faut surtout pas diminuer la pression sur lui, afin que l’on continue à démolir son image et « cut him down to his real size ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En quinze mois seulement, le tort qu’il a fait au pays est immense. Il nous a confirmé beaucoup de choses sur son compte : c’est un politicien très moyen qui n’a pas les capacités minimum pour être Premier ministre, même d’un petit pays comme Maurice. Ses actes traduisent, sans l’ombre d’un doute, de l’immaturité, de l’irresponsabilité, de l’immoralité, du mensonge, du racisme (ou du communalisme le plus abject, si l’on préfère) et de l’anti-patriotisme primaire (en tant que serviteur attitré de ce maudit Modi).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chaque nouveau jour qui passera, le pays s’enfoncera un peu plus avec lui. Et ce qui est le plus dangereux, c’est que c’est un homme faible et que l’histoire nous apprend combien il est risqué de confier un pouvoir quasi absolu à ce type d’individus. En effet, ils sont incapables de mesurer la portée exacte de bien de leurs décisions, surtout lorsqu’ils sont entourés d’opportunistes et de membres de réseaux secrets.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi, avec Jugnauth, nous sommes forcés d’évoluer dans une société bloquée, de style féodal, sans espoir de voir changer, se développer et évoluer notre patrie et d’œuvrer en faveur de l’intérêt général et le bien commun.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>II – L’émergence d’une société civile munie d’une forte identité</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Jamais, dans la longue histoire de notre pays, la société civile de Maurice n’a pu émerger et se manifester en tant que telle avant votre arrivée sur la scène sociale, Bruneau Laurette ! Ce que vous avez accompli en six mois est unique, et ceux qui viendront après nous auront à le reconnaître et… saluer votre réussite exceptionnelle.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Par votre courage, votre présence, vos interventions et votre capacité à rassembler, vous avez réussi à faire comprendre aux différentes composantes de la société civile – employés, gens d’affaires, ONG, syndicats, professionnels, académiques, et bien d’autres – combien il est crucial dans toute société de faire front commun vis-à-vis des deux autres éléments (souvent praticiens du népotisme) qui composent toute société, à savoir le monde politique et les capitalistes.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avec vous, le 29 août dernier, ce sont les politiciens qui se sont joints à la foule, et pas le contraire. Ce jour-là a eu lieu un changement fondamental : le peuple a compris que ce sont les politiciens qui doivent les écouter, et les suivre. Ce jour-là, le peuple s’est affranchi de la domination des politiciens dans sa vie !  Symboliquement, nous avons pour la première fois pris le contrôle de notre destin ! Cet acquis doit être conservé et préservé de toute tentative de le diluer ou de retourner à l’esprit « peuple mouton » qui a toujours prévalu à Maurice.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Félicitations donc, Bruneau Laurette ! Si l’on continuait à élire, comme avant, un Mauricien de l’année tous les ans à la fin du mois de décembre, vous auriez été le candidat idéal, sans l’ombre d’un doute. Qui à Maurice peut comprendre la vraie valeur et la portée exacte de vos initiatives, et exprimer ouvertement une vive reconnaissance pour tout ce que vous avez entrepris ?  Pas grand monde, malheureusement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Soyez assuré de notre appui sans faille !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais pour renforcer votre action, comme vous le savez, il va falloir structurer votre mouvement, formaliser votre présence en créant une association et la faisant enregistrer auprès du Registrar of Associations, vous entourer de quelques compétences susceptibles d’assurer une permanence en termes de secrétariat et de diffusion de communications.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Allez de l’avant, Bruneau Laurette !  Et si les moyens font défaut, alors faites nous signe, et nous procéderons à un financement communautaire en sensibilisant la diaspora, dont nous sommes membres. La seule chose que nous demanderons (et qui, avec vous, est déjà acquise) est la transparence de gestion des fonds éventuellement recueillis.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>III – Quand l’opposition parlementaire déçoit…</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’autre chose importante que nous savons aujourd’hui, c’est qu’une opposition extra-parlementaire peut animer la vie politique mieux que celle se trouvant à l’assemblée nationale. Grâce à l’Internet et aux plates-formes numériques… !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Réfléchissons un moment : malgré tous les excès qu’on doit reconnaître à ces nouveaux moyens électroniques, où en serions-nous dans ce pays aujourd’hui sans la possibilité de suivre l’actualité dans l’île en temps réel, les émissions de Top FM, les déclarations de Roshi Bhadain, les études pertinentes de Dev Sunnasy, l’humour décapant de Rachna Seenauth et les analyses opportunes de Prakash Neerohoo ?  Et de bien d’autres Facebookers encore ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il ne nous resterait que la MBC, cette savate du pouvoir, et certains organes de presse, qui manquent souvent d’intérêt dans leurs articles d’opinions et dans les chroniques, et dont les investigations font gravement défaut dans un pays qui n’est autre qu’un grand village et donc où les informations devraient être faciles à obtenir… Ah ! Cette opacité, quand elle nous tient…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Que l’opposition ait mené des actions timides en face des scandales qui se produisent avec une telle régularité est assez décevant. À part les conférences de presse et les interviews, il n’y a pas grand-chose qui se passe, alors que le pays va à vau-l’eau.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En fait, le comportement de cette opposition parlementaire est exactement celui auquel on peut s’attendre de politiciens décidés à faire de la politique comme il y a 50 ans, et de continuer à caresser les citoyens-votants dans le sens du poil : taper systématiquement sur les rivaux, mais surtout ne pas s’engager soi-même pour l’avenir, ne surtout pas débattre d’idées et de mesures en profondeur qui seraient susceptibles de faire évoluer notre monde politique et la façon de favoriser une vraie démocratie et accélérer notre développement, combattre et dénoncer l’opacité et les trafics d’influence, formaliser les structures des partis politiques et nos dépenses politiques une fois pour toutes, interdire les financements d’activités politiques venant de personnes morales et physiques, neutraliser les atteintes à la méritocratie en contrebalançant véritablement les pouvoirs sans limites des politiciens.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il y aurait tellement à faire pour quitter une fois pour toutes ce carcan rétrograde qui caractérise notre paysage politique et les sales mentalités qui y règnent depuis si longtemps. Et c’est précisément une approche à la Bruneau Laurette qui pourrait faire aboutir un projet de modernisation devenu indispensable pour nous sortir de l’ornière.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>IV – Morisiens, pas less sa bann-la servi nous ! Nous bizin réazir… </strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le changement dans notre vie politique doit commencer avec quelques mesures bien précises. D’abord et avant tout pour nous protéger contre toute récupération par des politiciens.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voyons la situation actuelle.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Au train où vont les choses, et pour être réalistes, nous devrons composer avec ce piti abject pendant encore environ quatre ans. C’est là une réalité effrayante. Comment cette constante dégradation de notre vie sociale va-t-elle se terminer, s’il faut la subir jusqu’en 2024 ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ce qui est certain, c’est que, forts de notre identité et de notre crédibilité, nous, la société civile, devons saisit cette situation pour imprimer notre vision de l’avenir à ceux qui prétendent nous représenter à partir de la prochaine échéance électorale. L’occasion qui s’offre à nous doit être exploitée à fond.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Or, à quoi assistons-nous depuis le 16 janvier ?  À rien de moins qu’une tentative sournoise de Ramgoolam et consorts d’utiliser les circonstances du moment et de se trouver une nouvelle virginité à nos yeux. Rien de moins ! Zot éna toupé !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><em>Bruneau Laurette, nou kont lor ou pou azir. Sé ki pé arrivé la, li bien grav et li inakseptab !</em></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">D’après Ramgoolam, l’opposition parlementaire se regroupe pour provoquer un départ du gouvernement en place : il tient donc une conférence de presse en solo le samedi 16 janvier et annonce – au nom de toute l’opposition, semble-t-il – une « manifestation monstre » pour le samedi 13 février pour éjecter le gouvernement en place.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">On est donc en droit de demander à Ramgoolam :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A-t-il parlé, lui un non-élu uniquement leader d’un parti politique, au nom de l’opposition parlementaire, au nom de celle-ci ? A-t-il été dûment mandaté à cet effet ? Devine-t-on correctement que Arvin Boolell, le leader de l’opposition à l’Assemblée, Paul Bérenger et Xavier Duval sont d’accord avec cette déclaration effectuée en ‘solo’, hors de leur présence, et l’avalisent ?</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Si tant est que cela soit possible, Ramgoolam peut-il nous dire quel est le but exact de cette manifestation, et quel est le résultat précis qu’il espère en obtenir ?</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme un grand nombre de partisans du Parti travailliste sont contre sa présence continue et ses interventions sur la scène politique – en estimant (justement à notre avis) qu’il fait plus de tort que de bien à l’île Maurice – peut-il nous dire s’il souhaite continuer à se livrer à de la politique active dans le pays et être candidat aux prochaines élections (dès que l’occasion se présente). Qu’il se le dise : sans réponse et engagement clair de sa part, nous continuerons à le combattre, car nous estimons qu’il est aussi dangereux que le ‘couard’ Jugnauth, si ce n’est qu’en raison de sa tentative fin 2014 d’établir un système présidentiel à Maurice, évidemment avec lui comme président, avec des pouvoirs largement étendus, une tentative qui a abouti à l’installation du régime Jugnauth que nous devons subir aujourd’hui.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>Bruneau Laurette, nou bizin défann nou statut de société sivil avec ou led. Nou compte lor ou, ou bizin kontinié anim nou mouvma, et nou dir ou : siouplé, zamé na pa fer politique, parski lerla, sé la fin pou nou l’espoir dans enn société meillerr, kot politisiens azir kouma bizin et, sirtou, respecté nou. Resté, pa less bann-la fer nous retourn en arrierr. Sé nous qui responsab sanzman manierr fer politique dans Moris, et sa lokazion qui p présenté la, nou pou diffisilman gagn enn lott. Nou dépann lor ou !</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>V – Anou tester sinsérité bann-la…</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voici mes propositions, Bruneau Laurette. Analysez-les, et voyez si elles peuvent être adoptées.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Annoncer une manifestation, inviter tout le monde verbalement, de manière vague, et tenter de motiver une population qui ne veut pas de lui dans sa majorité, et à propos duquel l’anglais dirait « Pull yourself out and be damned ! ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Hé bien, non ! Je suggère fortement que nous testions si Ramgoolam, Boolell, Bérenger, Duval et les proches conseillers de ce beau monde sont vraiment sincères ou si nous sommes toujours en plein dans le monde ancien.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Je suggère que vous adressiez un courrier individuel à ces gens, Bruneau Laurette, et que vous leur fassiez comprendre que la société civile de Maurice est à présent unie et solidaire, et que vous déciderez de mobiliser vos troupes – ou peut-être pas – en fonction des assurances par retour de courrier, par écrit aussi, que vous recevrez de chacun d’eux par rapport à vos questions. Pas de réponse commune et d’assurances verbales de leur part, tout doit être fait de manière formelle.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À mon avis, trois questions essentielles devraient leur être posées, comme suit :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La dégénérescence de Maurice a atteint un tel point que la mobilisation de politiciens ne peut s’arrêter aux seuls membres de l’opposition parlementaire, d’autant que ceux qui agissent autrement font montre d’un grand dynamisme. Dites-nous donc : allez-vous inviter des politiciens tels que Dev Sunnasy, Roshi Bhadain et les candidats indépendants au rassemblement ? Comment allez-vous procéder pour le faire ? Et à quel titre : comme organisateurs ou comme membres d’un regroupement de tous les intervenants dans le monde politique ?</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Puisque vous visez à un « nettoyage » du régime du piti-la, comment voyez-vous exactement la suite des choses ? Forcément par une consultation électorale générale, n’est-ce pas ? Merci de nous le confirmer.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Si tel était éventuellement le cas, que comptez-vous proposer le moment venu comme mesures spécifiques pour transformer et faire évoluer les structures et le fonctionnement de la politique à Maurice, très spécifiquement en termes de</span>
<ul>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">préservation et de rétablissement des libertés publiques, notamment de la liberté de l’information (avec un « Freedom of Information Act »),</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">formalisation du statut des partis politiques en associations dûment enregistrées et de leur fonctionnement,</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">révision de la Constitution du pays, référendum et mise sur pied de la Deuxième République.</span></li>
</ul>
</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Répondez très clairement et précisément à ces questions, sans les contourner comme font d’habitude les carriéristes en politique, et prenez l’engagement formel de traduire ces mesures dans la réalité dès la prochaine consultation populaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><strong><span style="font-family: Open Sans; color: #000000;"><em>BRUNEAU LAURETTE, nou pa kapav ratt sa lokazion-la pou fer zot kompran ki nou pa pou less zot kontinié ek zot badinaz enkor lontan. Si zot pas sanzé, nou pou bizin fou zot déor enn par enn.</em></span></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><strong><span style="font-family: Open Sans; color: #000000;"><em>Soi politisien kompran ki ler finn arrivé pour zot fer politik enn lott manierr, ou soi nou pou fer zot allé, avec enn bon kutpié…</em></span></strong></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-size: medium;"><strong><span style="font-family: Open Sans; color: #000000;"> </span></strong></span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> A. Jean-Claude Montocchio      <br /></span></p></div>
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		<title>AU DOCTEUR GUJADHUR, POUR L&#8217;AIDE AUX COCOVID&#8230;</title>
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		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Apr 2020 09:02:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lettre ouverte au Docteur Vasantrao Gujadhur. Bonjour cher Docteur, ainsi donc, lors d’une déclaration récente, vous avez déploré le comportement des Mauriciens dans la situation difficile actuelle, un comportement qui selon vous est « inexplicable ». Inexplicable, dites-vous ? Allons, Docteur ! L’explication est simple, en fait : après plus d’un demi-siècle de laisser-aller, de démissions morales, de collusions, de renoncements et de lâcheté de la part de nos Premiers ministres successifs et de nos autres grands politiciens, à quoi peut-on s’attendre d’autre ? Que les Mauriciens, dans leur vaste majorité, sortent de leur incivisme, de leur indiscipline, de leur "foupamalisme', de leurs égocentrismes et de leur débilité de longue date pour devenir du jour au lendemain des gens responsables, disciplinés et solidaires ?</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_3 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><strong><em><span style="font-family: Open Sans; color: #000000;"></span></em></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><strong><em><span style="font-family: Open Sans; color: #000000;"></span></em></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><strong><em><span style="font-family: Open Sans; color: #000000;">IN VIRUS VERITAS…</span></em></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>Lettre ouverte au Docteur Vasantrao Gujadhur</u></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Bonjour cher Docteur,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi donc, lors d’une déclaration récente, vous avez déploré le comportement des Mauriciens dans la situation difficile actuelle, un comportement qui selon vous est « <em>inexplicable</em> ». Inexplicable, dites-vous ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Allons, Docteur ! L’explication est simple, en fait : après plus d’un demi-siècle de laisser-aller, de démissions morales, de collusions, de renoncements et de lâcheté de la part de nos Premiers ministres successifs et de nos autres grands politiciens, à quoi peut-on s’attendre d’autre ? Que les Mauriciens, dans leur vaste majorité, sortent de leur incivisme, de leur indiscipline, de leur « foupamalisme », de leurs égocentrismes et de leur débilité de longue date pour devenir du jour au lendemain des gens responsables, disciplinés et solidaires ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Vous êtes un scientifique, et il est normal que certains aspects des sciences humaines et sociales vous échappent. Sachez quand même qu’il n’est vraiment pas facile d’éduquer tout un peuple à un comportement responsable, ordonné, discipliné et réfléchi en moins d’une génération, et plus sûrement deux. Un peuple, ça s’éduque, pour autant que le courage, la détermination et la manière de procéder des gouvernants soient au rendez-vous. Ce qui n’a pas été le cas depuis avant l’indépendance…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">On peut bien obliger les membres de la communauté, à force de les forcer (comme ces jours-ci) de respecter certaines consignes dans leur comportement, mais ce sont là des situations où, les services d’ordre repartis, le naturel reprendra vite ses droits dès la levée de notre période de confinement ou, éventuellement, de nos confinements successifs. L’influence de la culture d’origine, l’absence de valeurs, de dignité et d’amour-propre et le laisser-aller omniprésent reprendront rapidement le dessus et nous nous immergerons dans notre désordre et notre léthargie de toujours bien rapidement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Des cinq Premiers ministres que nous nous sommes donnés avec notre constitution bancale depuis 1968, aucun n’a voulu « met lord », soit instaurer un minimum de rigueur (avec tout ce que cela implique) dans le pays, sans lequel aucun réel développement, dans le plein sens du mot, n’est possible. Ceux des Mauriciens qui ont réussi à sortir de cette ornière physique et mentale – en d’autres mots, ceux d’entre les Mauriciens qui ont développé une autonomie intellectuelle et un sens critique – sont obligés bien malgré eux de subir tous les jours de leur vie les nombreux inconvénients que cette situation bordélique leur cause.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il n’y a qu’à consulter les pages Facebook des Mauriciens avertis pour constater combien est vive la frustration que provoque la vision d’un pays dépérissant moralement et devenant de plus en plus sale physiquement, ainsi que la tristesse et l’impuissance éprouvées en face d’une gestion truffée d’incompétence, de combines et de démission de la part de ceux en charge de notre foutu pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voyez-vous, cher Docteur, ceux chez nous supposément « responsables » de l’orientation de notre destin ont toujours renoncé – par inconscience et/ou par calcul – à instaurer une véritable discipline dans notre île, très probablement, pour ne pas dire sûrement, à cause du fait qu’un peuple dont la communauté principale est culturellement adepte du « chaos organisé » reçoit mal le combat que peut mener un gouvernement contre les comportements desservant l’intérêt et le bien-être général.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Toute tentative de « met lord » dans notre pays est vouée à l’échec, car il y a maintenant longtemps que le Mauricien lambda ne souffre plus que l’on puisse lui interdire de continuer à se comporter comme cela lui convient, qu’un tel comportement aille contre le civisme élémentaire et l’intérêt général ou pas. À Maurice, la liberté des uns ne s’arrête très souvent pas là où commence celle des autres. À ce point de vue, notre société est encore moyenâgeuse, pour ne pas dire archaïque, et ce qu’il faudrait accomplir pour faire émerger une société moderne à Maurice est tout simplement gigantesque.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Au succès de Singapour, il y a une seule explication : Lee Kwan Yew, en vrai leader, a motivé son peuple et l’a guidé dans une seule direction, celle de l’ordre, de la discipline et du progrès. Ce qui l’a aidé, de toute évidence, est l’héritage culturel reçu à travers le confucianisme. Si on veut facilement savoir quel est l’avenir d’un peuple, il suffit de regarder son passé, ses comportements et son optique courante.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chez nous, à ce point de vue, l’optimisme n’est de mise que si l’on se munit de détermination, de patience et de dépassement de soi pour dégager des résultats qui, encore une fois, n’arriveront qu’à terme. La situation dans laquelle nous nous trouvons traduit tout simplement le renoncement de nos politiciens &#8211; pour des raisons éminemment électoralistes – à imposer un minimum de discipline et de comportement de responsabilité aux Mauriciens, sans distinction.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ils ont en fait bien saisi (inconsciemment, s’entend) que les hommes, même dans les sociétés modernes, sont davantage des êtres culturels que des agents économiques. Pour eux, il est nettement moins risqué, en termes de (maintien de) leur popularité, de voter des lois que de s’assurer qu’elles soient subséquemment respectées, surtout lorsqu’ils ne sont pas très exigeants sur le plan moral envers eux-mêmes. Nous en savons quelque chose …</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais il y a plus grave encore, Docteur !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Premièrement</strong>, tout observateur objectif de la politique mauricienne voit bien que le bilan de Pravind Jugnauth depuis le 8 novembre 2019 est désastreux. Depuis cinq mois, son parcours n’est qu’exclusivement parsemé de décisions autoritaires, déjà nombreuses. En voici des exemples : interruptions du débat démocratique (renvoi des sessions et suspension de l’Assemblée nationale), retards (le rapport du CP sur l’accident de Wootton est toujours en attente), refus de prendre action (failles dans la comptabilité nationale), choix de personnes non judicieux, emprise quasi-totale sur les contre-pouvoirs, trafic d’influence, népotisme et, surtout, refus de rectifier la déclaration d’un maudit socio-culturel local l’associant, dans une certaine mesure, à un nationaliste du sous-continent indien.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les bévues dans la fermeture des supermarchés, la saga des boulangeries, le refus des autorités de divulguer un minimum d’informations à propos des mesures (tardivement) prises concernant le Covid-19, une communication défaillante et approximative et la pénalisation inacceptable d’une plate-forme numérique (Top FM) par la suspension temporaire de ses émissions en disent beaucoup sur le niveau lamentable de la capacité de Pravind Jugnauth à diriger le pays avec l’autorité, le leadership et la compétence que mérite impérativement la situation que nous affrontons.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Deuxièmement,</strong> le peuple de Maurice paye, bien malgré lui, les conséquences pratiques des rapports extrêmement tendus entre les Jugnauth et Navin Ramgoolam depuis une dizaine d’années. Pravind Jugnauth et Navin Ramgoolam se haïssent, comme chacun sait. Ce n’est pas un combat pour le pouvoir qu’ils mènent, mais une véritable guerre de destruction de l’ennemi d’en face. Or, une démocratie représentative, une vraie, qu’elle soit westminstérienne ou autre, présuppose l’existence de rapports tant soit peu civilisés entre ceux qui détiennent le pouvoir à un moment donné et l’opposition. Des débats sains, une collaboration consentie et des relations souples en sont la garantie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À Maurice, cette dimension a été absente du paysage politique depuis au moins les 30 dernières années : les intérêts supérieurs du pays passent au second (voire au troisième) plan. Le bon peuple doit en subir les conséquences : coups bas, mesquineries, non-respect délibéré à la réglementation, accaparement des prérogatives et des compétences, utilisation irresponsable des fonds publics ainsi qu’un intense trafic d’influence sont ce qui s’offre à nous, même en période d’urgence nationale. Le vrai drame, c’est qu’il existe encore suffisamment de débilité et d’inculture dans notre pays pour faire pencher les résultats des élections en faveur de ces dangers publics.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le seul politicien en fonction à prôner une mise en commun des idées et des initiatives entre hommes publics pour lutter ensemble contre la pandémie est Arvin Boolell. Il est le seul, semble-t-il, à avoir compris que la situation est tellement grave que les rapports infects entre les gouvernement et l’opposition doivent être mis de côté temporairement, et que la priorité absolue est et doit rester la forme de combat à mener ensemble contre la pandémie jusqu’à sa disparition. Il a parfaitement compris que la solidarité, la confiance et un minimum de rapports civilisés sont essentiels dans le comportement de la communauté entière vers le sauvetage du pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pravind Jugnauth ne l’a-t-il pas compris ? Faut-il en déduire qu’il place le maintien de ses prérogatives au-dessus du bien-être de la population ? Ne se rend-il pas compte que la situation est telle que la santé doit passer actuellement avant la politique partisane ? Faut-il lui expliquer que la bataille du coronavirus se gagnera quand toutes les forces, les idées, les contributions et les mesures seront réunies et qu’aucun politicien ne tirera profit de ses contributions sur le dos des contaminés du pays ? S’il ne prend aucune action, nous lui jetterons en pleine figure le fait suivant : son comportement est abject et indigne !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Troisièmement</strong>, Docteur, constatons un échec, profond, de notre pays dans sa marche en avant : celui du manque de patriotisme, de cohésion spontanée et de rassemblement des énergies autour d’une épreuve d’une rare intensité. La raison tient au fait que l’île Maurice continue à pratiquer le communalisme de toujours. Mieux encore : depuis 2015, les Jugnauth ont fortement privilégié l’occupation des hauts postes gouvernementaux par « <em>nou bann</em> ». Un tableau comparatif de ceux qui occupaient ces postes jusqu’en 2014 et les changements intervenus depuis le montrent très clairement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans un pays multiculturel, ces prérogatives quasi exclusives sont une pratique néfaste. Le groupe bénéficiaire de ces nominations finit après un certain temps par ne pas comprendre que les politiciens puissent faire appel à d’autres membres de la communauté, largement exclus de ces processus, sans distinction dans ces appels. Comment le politicien peut-il être crédible et convaincant en lançant des appels à tous, après avoir privilégié précédemment une partie de la population seulement ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Retenons enfin le fait qu’arrivé en 2020, le Mauricien lambda n’a toujours aucune formation politique de base, les quelques éléments tangibles d’un vivre-ensemble réussi à l’échelle nationale restent flous à ses yeux, la culture générale si indispensable à un comportement autonome réfléchi est toujours inexistante, et les vides psychologiques qui se manifestent dans la société ne sont pas près d’être comblés. Dans une mesure tout à fait insatisfaisante, nous sommes toujours démunis sur le plan civique, psychologique, sanitaire et politique, et les failles dans les capacités de nos politiciens au pouvoir à anticiper, prévoir, organiser, raffermir et contrôler les différentes situations auxquelles nous avons à faire face dans un laps de temps très court – comme c’est le cas actuellement &#8211; restent béantes.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le confinement du peuple est révélateur de l’incapacité de nombreux Mauriciens à se plier à une discipline requérant une autonomie morale et intellectuelle, des efforts sur soi-même, et une conscience empreinte du sens des responsabilités envers les autres et envers soi-même. Comme le dit avec beaucoup de pertinence Michel Onfray, philosophe français, « <em>le confinement e</em><em>st un terrible révélateur du vide existentiel qui peut habiter certains… Savoir vivre seul est une chose compliquée pour beaucoup. Le silence et la solitude effraient nombre de gens qui veulent vivre dans du bruit, du tintamarre, du mouvement, du bazar…</em> ». À Maurice, nous le savons, le principal divertissement est dans la rue…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il est clair aujourd’hui que nous avons failli à bien des égards, surtout en prenant autant de temps pour nous munir de masques, de gants, d’équipements pour les tests de dépistage et de ventilateurs. L’opacité des autorités centrales dans le traitement des informations vient s’ajouter à l’imprévoyance et ne permet même pas aux Mauriciens de savoir comment évolue la situation exactement. Une enquête sur le déroulement des faits durant la pandémie devrait s’imposer en temps et lieu, mais nous savons d’avance qu’elle n’aura aucune chance d’aboutir. Ceux qui nous gouvernent torpilleront toute initiative dans ce sens.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ne pensez-vous pas quand même, cher Docteur, qu’il faudrait faire comprendre en haut lieu que, dans la situation actuelle, le gouvernement et l&rsquo;administration des services sanitaires ne peuvent agir seuls ? Si l’on estime que le sanitaire doit transcender la politique et l’économie et que la solidarité est d’importance cruciale dans les circonstances, alors les autres forces vives du pays, l’opposition, la société civile et toutes les bonnes volontés ne doivent-elles pas avoir l’occasion de se mettre ensemble et de s’entendre pour contribuer pleinement à notre sortie de cette crise ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio      <br /></span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p></div>
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		<title>MAURICE 2020 : NOTRE DÉCADENCE S’ACCÉLÈRE…</title>
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		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Mar 2020 20:12:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Beaucoup d’entre nous pressentions l’année dernière que la situation à Maurice continuerait à se dégrader si jamais Pravind Jugnauth revenait au pouvoir, à l’issue des élections de novembre dernier. Avant la tenue du scrutin, l’éventualité d’un tel retour de cet individu très moyen à la tête du pays était difficilement envisageable, comme vous vous en souviendrez. Toutefois, apparemment – et seulement apparemment - le MSM et ses alliés ont remporté ledit scrutin. Attendons voir ! Mais, ce que nous craignions avant les élections si jamais Pravind Jugnauth revenait au pouvoir, soit la dégradation plus avant de la situation dans le pays, tant à travers son autoritarisme, ses erreurs et ses omissions répétées que les tractations de certains de ceux qui gravitent autour de lui et l’influencent, les titularisations d’« intellectuels raffinés » dont il a directement ou indirectement la charge, sa démission – le mot n’est pas trop fort – en face de certains graves problèmes que le pays doit affronter, sans la moindre tentative de les combattre, tout cela est en train de se produire à une cadence soutenue, et notre avenir s’assombrit de plus en plus.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_4 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chers compatriotes,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous devons exprimer notre profonde reconnaissance à Pravind Jugnauth pour ses nouvelles illustrations, cette dernière semaine, du fait qu’il n’a pas la dimension voulue pour occuper le poste de Premier ministre de notre pays. Il faut bien finir par en convenir : le hasard d’une naissance et d’un patronyme, même dans un paradis à peine excentré par rapport à celui du «<strong> to mem papa, to mem mama</strong> » ne garantit rien, loin s’en faudrait…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Beaucoup d’entre nous pressentions l’année dernière que la situation à Maurice continuerait à se dégrader si jamais Pravind Jugnauth revenait au pouvoir, à l’issue des élections de novembre dernier. Avant la tenue du scrutin, l’éventualité d’un tel retour de cet individu très moyen à la tête du pays était difficilement envisageable, comme vous vous en souviendrez. Toutefois, apparemment – et seulement apparemment &#8211; le MSM et ses alliés ont remporté ledit scrutin. Attendons voir !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais, ce que nous craignions avant les élections si jamais Pravind Jugnauth revenait au pouvoir, soit la dégradation plus avant de la situation dans le pays, tant à travers son autoritarisme, ses erreurs et ses omissions répétées que les tractations de certains de ceux qui gravitent autour de lui et l’influencent, les titularisations d’« intellectuels raffinés » dont il a directement ou indirectement la charge, sa démission – le mot n’est pas trop fort – en face de certains graves problèmes que le pays doit affronter, sans la moindre tentative de les combattre, tout cela est en train de se produire à une cadence soutenue, et notre avenir s’assombrit de plus en plus.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La liste des manquements de Pravind Jugnauth à ses devoirs élémentaires à la tête d’un système de gouvernement supposément « responsable » de ses actes depuis novembre dernier est déjà longue, et elle s’allonge régulièrement : autoritarisme, manque d’égards envers l’instance législative, incapacité à entreprendre des réformes fondamentales pour la « remise en état » du pays, notamment par rapport à la corruption, la drogue, les atteintes à notre environnement, nominations non dictées par des considérations objectives, indignité totale (participation à une conférence à Londres à l’invitation d’un pays qui a commis des actes de « cruauté envers l’humanité » à notre égard), projection d’une image extrêmement défavorable sur notre compte auprès d’étrangers, etc. Pas une seule semaine ne se passe sans que l’on ait à reprocher à cet individu des agissements qui portent atteinte à notre image, notre crédibilité, notre stabilité sociale et notre développement.   </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Rien qu’au cours de la dernière semaine, deux faits majeurs venus affecter profondément notre pays, sa réputation et sa crédibilité sont directement imputables à Pravind Jugnauth : le premier tient au fait que, en capacité de ministre des Finances (et de beaucoup d’autres choses) jusqu’en novembre 2019, il ne s’est pas assuré pas que les recommandations exigées par le Eastern and Southern Africa Anti-Money Laundering Group (ESAAMLG), qui relève du Groupe d’action financière (GAVI (ou FATF pour son acronyme anglais)), soient intégralement traduites dans les faits à Maurice. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il faut prendre connaissance à cet effet du rapport très explicite du ESAAMLG sur l’île Maurice en date de septembre 2019 (se rendre à <strong><a href="https://esaamlg.org/index.php/Countries/readmore_members/mauritius" style="color: #000000;">https://esaamlg.org/index.php/Countries/readmore_members/mauritius</a></strong>  pour accéder au document). En résumé, cinq des « Recommendations » (24, 25 et 28, puis 32 et 33) du GAVI ne sont pas respectés comme il convient.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Lorsqu’on connaît comment des bandits internationaux arrivent à profiter de notre juridiction laxiste, de notre léthargie et de notre désordre mental pour se livrer à leurs activités abjectes, avec le concours d’individus, d’instances officielles locales et d’entreprises locales que le GAVI (FATF en anglais) appelle pudiquement « les professions non financières désignées », on peut se demander si les conclusions du ESAAMLG sont une surprise ou pas. Ainsi, les Mauriciens seraient choqués s’il leur était révélé le nom de l’entreprise financière s’étant « occupée » du dossier Dos Santos chez nous.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le deuxième fait majeur de la semaine est, bien évidemment, la prestation remarquable (et observée jusqu’au Népal) de notre chou-chou de Speaker de notre auguste assemblée nationale. La journée du 28 février 2020 restera marquée d’une pierre blanche en raison de tout ce que cette journée a représenté d’ensauvagement de notre instance législative suprême. Comme vous savez, notre président de séance et de l’assemblée a détruit tout ce qui restait dans le siège de notre instance législative de dignité, de sobriété, de mesure, de décence et de respect envers le peuple. L’île Maurice de la rectitude et de l’amour-propre saura s’en souvenir. Et ses nombreux citoyens mauriciens et de la diaspora se sentant offensés par un tel manque de retenue, ne pouvant provenir que d’un bien triste sire de bas étage, ou même de sous-sol, sauront lui donner une leçon de tempérance et d’éducation le moment venu.        </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Merci donc bien vivement, et surtout bien sincèrement, à notre Premier ministre pour son choix de ce nouveau Speaker : il indique très clairement que Pravind Jugnauth a une perception très élevée et une incision remarquable des qualités qui doivent prévaloir chez une personne assurant les fonctions de présidence de notre assemblée. <em>With Pravind, we cannot go wrong in any way whatsoever!</em> Maya et le Sieur Phokeer s’inscriront donc dans les archives de notre Assemblée comme deux speakers exceptionnels, grâce à la perspicacité de notre bien-aimé Premier ministre dans ses choix guidés par des critères exigeants, objectifs, neutres et judicieux. L’enregistrement de la prestation du Phokeer est dorénavant inscrit en lettres d’or pour l’histoire tant dans les textes du Hansard que dans les images vidéo ayant été captées.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Souhaitons donc une nouvelle fois longue vie à Sooroojdev Phokeer dans ses fonctions. Nous avons encore près de cinq ans à aller comme ça, et le spectacle, le grand, est donc assuré. Nous, citoyens de Maurice, avons bien de la chance : notre Premier ministre nous respecte profondément, et nous lui devons en retour notre admiration sans défection possible. Avec lui, l’avenir d’une île Maurice digne et respectable est assuré !  </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais, chers lectrices et lecteurs, redevenons un peu cynique et sérieux quand même, si vous voulez bien !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Que notre patrie prenne régulièrement une pente toujours plus dangereuse ne fait aucun doute. Mais nous devons quand même nous demander pourquoi Pravind Jugnauth affiche de manière permanente une aussi belle assurance. Elle n’a d’égal que ce petit sourire moqueur qu’affichait en permanence Navin Ramgoolam <em>‘in the good old days’ </em>(et même jusqu’à récemment dans sa montée à pied, lors de la visite papale, vers Marie Reine de la Paix, se faisant préserver du soleil par un accompagnateur porteur de son parasol, un spectacle d’un ridicule achevé destiné aux demeurés de l’île). </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Par rapport à ce qu’il nous est donné de voir couramment, nous pensons que cette assurance de notre PM bien-aimé provient de deux sources, l’une située <strong>dans le cadre national</strong>, et l’autre <strong>de l’extérieur</strong>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour ce qui est de la source « locale », Pravind Jugnauth envahit littéralement de ses prérogatives et de ses nombreuses faveurs toutes les sphères du pouvoir à l’aide de deux groupes : les lèche-bottes, c’est-à-dire les gens dont la capacité d’épanouissement personnel est généralement limitée ou qui sont d’un opportunisme démesuré, et qui ne peuvent donc prétendre à apporter leur réelle contribution à la société dans la place de la hiérarchie qui leur revient.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Deuxième groupe, autrement plus puissant et sournois : les sociétés secrètes de Maurice !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le fait que l’on n’en parle que très rarement est par lui-même très significatif. Cela est dû à une réalité dont peu de nos compatriotes se rendent compte : les sociétés maçonniques du pays contrôlent toutes les sphères de la vie de la collectivité, et de près ! </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Qu’il s’agisse du monde politique, de celui des affaires, des médias, de l’imprimerie, de tous les domaines de la communication, de l’administration, des ambassades à l’étranger, des instances para-étatiques, de la hiérarchie de nombreuses institutions scolaires, <em>you name it</em>, l’hydre maçonnique est présente et s’arrange pour faire nommer ses membres et pour « agir » afin que les francs-maçons, et maintenant aussi les franc-maçonnes, expriment les uns envers les autres ce qu’il convient d’appeler leur « solidarité ». </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">C’est bien en raison de leur influence sur la société dans son ensemble, influence qu’ils ont initiée et société dont ils ont bafoué les fondements depuis le XVIIIe siècle, et aujourd’hui encore bien plus qu’auparavant, qu’ils ont allègrement torpillé tout ce qui touche au mérite (le vrai s’entend, et non pas le leur), à la libre concurrence dans les affaires, à l’équité et aux chances égales à tous et à toutes, à certaines libertés, à l’effort personnel et, au fond, à la démocratie elle-même. L’une de leurs spécialités chez nous et plus loin tient au « langage politiquement et socialement correct », qui afflige tous ceux qui ne sont pas intellectuellement munis (ou qui ont quelque chose à perdre) pour démasquer leurs perpétuelles combines relatives à la concentration des prérogatives et du pouvoir. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais, voyez-vous, la franc-maçonnerie à Maurice, ce n’est vraiment pas aussi simple que vous pouvez l’espérer. L’existence dans l’île de loges des mouvances française et anglo-saxonne (tant anglaises qu’écossaises), des regroupements « épidermiques » au fil des décennies, des choix entre les loges chrétiennes et athées, des oppositions entre loges au fil de notre histoire pour tout un ensemble de raisons, notamment communales, ont abouti à des jeux d’influences qui nous ont beaucoup pénalisés.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour faire simple dans l’opposition entre les loges de mouvance francophone et britannique, nous allons vous faire part de notre propre expérience. Disons d’abord que, malgré trois occasions qui se sont présentées à nous, nous avons toujours décliné les propositions d’une initiation à la franc-maçonnerie pour des raisons bien précises, ce qui a créé chez nous un sentiment de condescendance envers tous ces individus qui, pour garantir leur avenir – bien souvent bien au-delà de l’âge supposé de la retraite à 60 ans – acceptent inconsciemment une initiation qui équivaut à un réel renoncement à la seule dimension de l’homme lui permettant de s’épanouir et de prendre la place qui lui revient légitimement, et non pas artificiellement, dans la société. Passons !     </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En fait, pour le commun des mortels, il n’est pas possible d’affirmer, sans risque de se tromper, que telle ou telle autre personne appartient à une loge maçonnique. Les rites, les dossiers, les engagements, l’initiation et tous les autres aspects des sociétés secrètes sont férocement protégés, et ne sont accessibles qu’aux seuls frères et sœurs, et encore… Il existe une hiérarchie stricte au sein de ces sociétés, qui s’étale en « degrés », et seuls les hauts placés dans la hiérarchie ont accès aux archives et à certaines « connaissances ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi donc, pour identifier les « initiés », il n’y a que deux moyens : <strong>observer (très)</strong> <strong>discrètement </strong>le comportement de ceux et celles que l’on suspecte d’appartenance à une loge, et <strong>dégager des conclusions</strong> des résultats de leurs interactions avec d’autres suspects. À partir de certains faits indiscutables (ainsi qu’avec l’aide de YouTube qui nous permet de voir des choses autrefois impossibles à constater – par exemple, une séance d’initiation à l’intérieur d’une loge), il devient alors possible de continuer à ajouter 1 à 1 et de s’assurer, sans grand risque de se tromper, que l’opération donne 2.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voici une partie très succincte de notre récit. Nous sommes arrivés à Genève en juillet 2000, pour prendre nos fonctions auprès de la Mission permanente de Maurice auprès de l’OMC. En nous y rendant, nous avons rapidement compris (suite à notre interprétation d’une phrase que nous a adressée un membre de la délégation officielle) que les loges de mouvance francophone y étaient déjà représentées. Deux mois plus tard, en septembre 2000, des élections générales à Maurice ont donné lieu à une importante session de chaises musicales, dont le but caché était de remplacer la dominance des éléments francophones par ceux de la mouvance anglophone.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En apprenant l’identité de ceux qui avaient été nommés dans certaines ambassades de Maurice dans le monde, nous avons deviné sans difficulté ce qui s’était passé à Maurice : Paul Bérenger (ou son représentant) avait avisé le n° 3 du parti (décédé il y a 15 mois, à la fin de 2018), et ce dernier avait donc approché plusieurs de ses frères pour les postes en question. Voilà ce qu’on appelle en mots simples une « atteinte directe à la méritocratie » : plusieurs de ces « nommés » n’avaient aucune compétence de départ dans le domaine des affaires étrangères de notre pays, mais ils étaient des francs-maçons, c’est-à-dire des personnes « coincées » sur lesquelles on pouvait compter absolument !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Attention ! Nous ne sommes pas en train d’insinuer en quelque façon que ce soit que ces individus ont fait montre d’une incompétence quelconque dans leurs fonctions. Nous insistons uniquement sur le fait qu’ils ont été nommés alors qu’un choix effectif existait forcément, et que ce choix n’a pas eu lieu. Ces gens ont ainsi bénéficié d’un traitement privilégié, auquel personne d’autre n’a pu se prévaloir. C’est bien l’histoire du « Pile je gagne, face tu perds ! » qui s’appliquait, et qui continue à s’appliquer jusqu’à aujourd’hui, sans aucune possibilité de s’y opposer.  </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Depuis 2000, suite à chaque élection générale, les séances de « musical chairs » et l’organisation de bals masqués se sont poursuivies. Les loges francophones ont régulièrement affronté les loges anglophones pour le « placement » (à quelques exceptions près) des frères et des sœurs (Ramgoolam a ses sœurs francophones depuis une quinzaine d’années, mais les Jugnauth n’en avaient pas encore jusqu’à récemment, et c’est cela qui explique le fait qu’il a été nécessaire de prévoir depuis 2015 un espace dans la cuisine pour préparer les amuse-gueule, les plats de résistance et les garnitures mijotées allant assurer la sérénité – ainsi d’ailleurs que la servitude &#8211; des joyeux lurons opportunistes de notre Éden).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les nouvelles à propos de ces scandales dont sont passés maîtres nos chers politiciens de tous bords peuvent se trouver, sous forme fortement concentrée, dans le numéro de Week-End du 22 mars 2015, dans deux articles de ce dimanche-là intitulés respectivement « <strong>Organismes d’État – Des nominations de plus en plus scandaleuses</strong> » et « <strong>Le remue-ménage au MMM – La révélation de la connexion maçonnique crée une certaine panique</strong> ». L’un des sous-titres de ce dernier article se lisait ainsi : « Jayen Cuttaree se défend d’être un «recruteur» ou un «parrain»… » Édifiant, n’est-ce pas ? Et évidemment jamais démenti !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Actuellement se déroule encore un bal des masqués du même cru. Certains ont été casés, mais il y a d’autres cas qui sont en suspens. Nominations à suivre et, sait-on jamais, à démasquer ! Quoiqu’il en soit, pour Pravind Jugnauth, la présence de la fille du père ainsi celle de ses compères à ses côtés assurera sa survie à court terme en politique. N’oublions quand même pas le soutien indéfectible que lui apportent, en outre, les nombreux frères des secteurs hors gouvernementaux dans ce grand carnaval. Leur caution et leur absolution morale et intellectuelle lui sont acquises. De bien braves humains, en somme ! Comme disent les Anglais <em>‘The more, the merrier…’</em> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La deuxième raison de la sérénité de Pravind Jugnauth tient, nous l’avons mentionné, à un fait extérieur : la caution, de bien des façons, de ‘mère poule’ l’Inde à l’égard de Maurice. L’histoire (que nous n’avons quand même pas pu vérifier) veut qu’Aneerood Jugnauth ait failli faire appel à l’armée indienne chez nous lors des événements politiques et les élections de 1983. Quoi qu’il en soit, nous sommes aujourd’hui devenus hyperdépendants de ce pays sur les plans (au moins) militaire et financier, et notre vassalité semble convenir sans problème aucun à Aneerood Jugnauth et à son fils. Excepté pour la déportation des personnes physiques, pas prévue qu’on nous dit, l’île Maurice semble larguer Agaléga exactement comme la Grande-Bretagne a largué les Chagos. Question de souveraineté nationale, n’est-ce pas ? Difficile d’expliquer à certaines personnes d’origine modeste de chez nous occupant des postes importants ce que sont l’honneur, la vraie indépendance, la dignité et la décence.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chers compatriotes, nous vous invitons instamment à vous intéresser de près à tous les manquements et toutes les lâchetés qui nous sont imposés de manière courante. L’avenir nous paraît sombre, et nous avons le devoir envers nous-mêmes d’en être conscients et de résister, si ce n’est que psychologiquement, à toutes les bassesses que les pouvoirs actuels nous infligent. Une résistance au moins morale, c’est le geste minimum que nous nous devons, tant à nous-mêmes qu’à ceux qui viendront après nous. Croire que nous allons continuer ainsi et que rien ne pourra être plus préoccupant que ce que nous constatons actuellement est un leurre. Au train soutenu où vont les choses, le pire est encore à venir et, que nous le voulions ou non, nous aurons à y faire face. Autant s’y préparer…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"> A. </span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Jean-Claude Montocchio        </span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"> <br /></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p></div>
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		<title>CHAMBRE DE COMMERCE DE MAURICE : LA DÉLIQUESCENCE S’INVITE</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/chambre-de-commerce-de-maurice-la-deliquescence-sinvite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Feb 2020 18:35:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après une assez longue absence, nous reprenons nos chroniques habituelles à votre adresse, que nous continuerons à vous présenter au rythme d’une ou deux par mois. Comme nous le faisons maintenant depuis février 2019 – déjà une année – nous axerons nos propos sur l’évolution de la situation à Maurice, en tentant d’analyser d’un angle différent et de loin certains aspects de la vie du pays susceptibles de vous intéresser. Comme thème d’analyse, nous allons aborder cette fois-ci le sort réservé à une institution que nous avons eu le privilège de gérer et d’accompagner dans son expansion pendant près de trois décennies, à savoir la Chambre de Commerce et d’Industrie de Maurice (CCIM).</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chers compatriotes,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Après une assez longue absence, nous reprenons nos chroniques habituelles à votre adresse, que nous continuerons à vous présenter au rythme d’une ou deux par mois.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme nous le faisons maintenant depuis février 2019 – déjà une année – nous axerons nos propos sur l’évolution de la situation à Maurice, en tentant d’analyser d’un angle différent et de loin certains aspects de la vie du pays susceptibles de vous intéresser.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme thème d’analyse, nous allons aborder cette fois-ci le sort réservé à une institution que nous avons eu le privilège de gérer et d’accompagner dans son expansion pendant près de trois décennies, à savoir la <strong>Chambre de Commerce et d’Industrie de Maurice (CCIM)</strong>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En bref, cette vieille institution du secteur privé a pour mission de défendre et de promouvoir les intérêts des entrepreneurs de Maurice, hormis ceux du secteur sucrier, en mettant en avant les dossiers favorisant leurs activités et en leur apportant divers services, notamment d’information et de formation. Pour donner sa pleine dimension à cette mission, la <strong>Chambre de Commerce et d’Industrie de Maurice</strong> se doit de définir et d’exprimer ses politiques, ses points de vue et ses positions à propos de différentes questions et de contraintes se présentant dans le processus de développement de notre économie, surtout sur le plan sectoriel, mais parfois aussi national.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ses représentants de passage – les membres de son Conseil d’administration – et ses permanents – son personnel &#8211; le savent depuis toujours : pour jouir du respect, de la crédibilité et de l’appréciation auxquels elle peut prétendre, l’institution doit impérativement mettre sur pied une activité de communication régulière et permanente, consistant à faire passer à ses adhérents, aux différents secteurs du privé ainsi qu’au public en général ses propositions en matière de politique économique, ainsi d’ailleurs que ses réactions, voire son opposition, à la façon dont les pouvoirs publics gèrent le système.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Faut-il aussi mentionner que les intérêts des membres de son Conseil d’administration (soit des entrepreneurs) n’ont pas nécessairement toujours cadré avec ceux de son personnel permanent, jamais rattachés de leur côté à des intérêts particuliers et toujours enclins à tenter de dégager un consensus entre des intérêts particuliers souvent divergents.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et c’est à l’aune de cette considération que nous avons pu mesurer, pendant près de trois décennies, la lente, mais inexorable montée de la démission, de la déchéance et des comportements indécents qu’ont manifestés les chevaliers d’industrie locaux en face du comportement autoritaire d’abord d’un Aneerood Jugnauth, puis d’un Navin Ramgoolam. Les démissions morales des hauts représentants des affaires aidant, l’on est rapidement arrivé à un stade où des points de vue divergents, voire des oppositions, des représentants du privé à la politique menée et exprimée par les politiciens devenaient non tolérés. Il n’était pas possible de critiquer les politiques et les décisions des pouvoirs publics sans en payer les conséquences.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La graduelle démission de la responsabilité des titulaires des postes honoraires de l’institution, desservie par les impératifs du retour d’ascenseur qu’imposait le jeu du trafic d’influence, la graduelle invasion d’un capitalisme de connivence, mais aussi, faut-il l’admettre, par la grande diversité des activités réunies au sein de la <strong>CCI de Maurice</strong> rendant parfois difficile tant la cohésion que la manifestation ouverte des positions (alors que le secteur agricole pouvait se concentrer grandement sur les soins à apporter à King Sugar) ont conduit, surtout à partir de 1983, à des successions de renoncements à un point où les gestes d’indécence sont si fréquents qu’ils ne semblent plus interpeller grand monde.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Aujourd’hui, certains repères essentiels à notre développement économique semblent être irrémédiablement perdus, ayant été remplacés par l’absence de réaction des chevaliers d’industrie du secteur privé. Le coup de grâce, ô combien significatif, a été donné en 2015 lorsque Megh Pillay a été « démissionné » d’Air Mauritius, société cotée en bourse, dans un silence assourdissant et à cause de la lâcheté manifeste de ceux des gens d’affaires qui ont laissé sans réagir un homme aussi dangereux qu’Aneerood Jugnauth bafouer les fondements de l’entrepreneuriat libre à Maurice.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En conséquence de ce laisser-aller et de ces renoncements, nous sommes maintenant contraints de vivre dans un pays où les manifestations indignes et indécentes de la part des politiques et de la haute administration sont quasi quotidiennes et ne donnent lieu qu’à de faibles réactions de désapprobation ouvertes, de plus en plus d’ailleurs à travers Facebook, seul média à Maurice ouvert à une liberté d’expression digne de ce nom.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Toutefois, malgré tous ces éléments négatifs et bien d’autres sombres perspectives encore, il a régné jusqu’à maintenant au sein du personnel de certaines institutions du secteur privé un souci de maintien de la rigueur, de l’objectivité du raisonnement, de l’indépendance de la réflexion et de l’autonomie des interventions et des déclarations par lesquels leurs membres permanents ont porté leur image et leur crédibilité à une hauteur leur permettant de remplir pleinement un rôle actif dans le développement du pays. Leur intégrité, leur objectivité et leur respect de la confidentialité des dossiers qu’ils ont traités ont imprimé une respectabilité qui n’a jamais été mise ou remise en cause.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous parlons ici spécifiquement de la <strong>Chambre d’Agriculture de Maurice</strong> et de la <strong>Chambre de Commerce et d’Industrie de Maurice</strong>, deux institutions qui ont œuvré en faveur de l’avancement du pays depuis bientôt 175 ans.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Concernant spécifiquement la <strong>Chambre de Commerce et d’Industrie</strong>, nous avons à dire que, pour avoir mené des recherches assez profondes sur cette institution (qui est en fait la troisième de ce type à Maurice), et surtout depuis 1965 où elle a modifié son nom pour tenir compte de la place que prenait le secteur industriel dans son développement et où elle s’est adjointe un Secrétaire général à titre permanent, elle a eu la chance d’avoir à la tête de son Secrétariat jusqu’à aujourd’hui des « intacts », soit des individus à qui il aurait été difficile d’adresser des reproches en ce qui concerne leur intégrité intellectuelle, leur détachement de certaines « influences », leur objectivité et leur loyauté. À l’exception d’une seule d’entre ces personnes, sur laquelle nous n’avons pas d’appréciation à porter pour l’unique raison que nous ne la connaissons pas, tous les Secrétaires généraux de la CCIM ont répondu à ces critères de dignité et de probité.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Or, d’après ce que nous avons été amenés à lire dans la presse locale, le caractère « intact » de la personne pour le poste en question est appelé à disparaître. En effet, Barlen Pillay, le titulaire actuel, a écourté son contrat de travail avec l’institution, et il va être apparemment remplacé à partir de la fin du mois prochain par Yousouf Ismaël, un ancien directeur de la Central Water Authority. Il s’avère que ce dernier a été soumis en janvier à au moins deux interrogatoires « sous avertissement » (‘under warning’) par la Commission anticorruption, l’ICAC, dans le cadre d’une enquête portant sur des achats de tuyaux pour ses anciens employeurs d’une valeur de Rs 100 millions de roupies mauriciennes et plus.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Que l’on ne se méprenne pas sur le sens de nos propos. Que M. Ismaël soit innocent, coupable ou innocenté par rapport à ce qu’il a pu commettre ou ne pas commettre ne nous concerne en aucune façon ici. L’ICAC arrivera bien à ses conclusions dans un sens ou dans un autre. Notre unique préoccupation à l’égard de cette affaire tient au fait que M. Ismaël n’est plus un « intact » aux yeux du secteur privé mauricien, dans le sens où il est suspecté d’être mêlé ou simplement associé à des faits qui l’ont amené à devoir se soumettre à des interrogatoires d’un organisme local de lutte contre la corruption.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi, si une confirmation était donnée, dans les faits au début d’avril 2020, à la titularisation de M. Ismaël à la direction de la CCI de Maurice, ceci représenterait une tâche sur la feuille blanche qu’affiche le Secrétariat de la <strong>CCI de Maurice</strong> à ce jour. En effet, le représentant permanent de l’institution ne peut donner une pleine dimension et un maximum d’impact à ses fonctions dans son poste que s’il jouit d’une réputation dans faille, d’une image favorable à tous égards et d’une crédibilité indispensable à ses interventions, en particulier dans les rapports que celles-ci doivent avoir dans ses relations avec l’administration et la direction politique du pays. Son image auprès des adhérents de l’institution et ses relations de confiance avec eux en dépend fortement aussi.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous posons donc la question qui nous paraît indispensable, pour ne pas dire fondamentale : est-ce que le président et les membres du Conseil de la Chambre sont disposés à laisser M. Ismaël occuper dans un proche avenir ses fonctions au sein de l’institution ?  Les membres de la Chambre sont-ils satisfaits de cette situation, et accordent-ils leur bénédiction à l’accès de M. Ismaël à son poste ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">M. Venkatasamy devient un président quasi perpétuel de la <strong>CCI de Maurice</strong>. Il est un homme d’expérience en matière d’affaires, et il appartient à un groupe de personnes influentes discrètes qu’il appelle couramment ses « frères » et qui sont apparemment en perpétuelle recherche de la vérité et de l’amélioration de soi. Nous lui posons donc brutalement la question : est-il disposé à laisser l’institution qu’il a présidée si souvent être dirigée par une personne qui a dû se soumettre récemment aux injonctions d’une instance de combat de la corruption et de trafic d’influence à Maurice, et qui devra donc, si sa titularisation devient effective, traîner ce boulet à la Chambre ? Sommes-nous toujours, dans l’île Maurice de 2020, dans un système politique, économique et social dans lequel un comportement digne en tous points, n’ayant fait l’objet d’aucune remise en question, est encore la condition sine qua non pour prétendre accéder à certains postes de confiance ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour ce qui nous concerne, le Secrétariat de la <strong>Chambre de </strong><strong>Commerce et d’Industrie</strong> <strong>de Maurice</strong> a été, jusqu’à maintenant, un rempart sans faille à l’épreuve de tout ce qui peut en quelque sorte porter atteinte à son histoire, à sa réputation et à sa crédibilité. Elle reste l’une des rares institutions honorables et de dimension nationale à Maurice dont le personnel jouit de la confiance et de la considération de tous ses interlocuteurs.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Marday Venkatasamy va-t-il rompre une réputation de plus en plus difficile à préserver dans cette île où l’indignité et l’indécence sont devenues aussi fréquentes, notamment en raison de la démission morale d’un grand nombre de gens d’affaires mauriciens pour qui la défense de l’entreprise libre passe bien après les intérêts directs, les courbettes envers le personnel politique, le trafic d’influence et les arrangements pénalisant la libre concurrence et l’équité ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans d’autres pays, la solution à une telle situation est connue. Il s’agit de faire comprendre au titulaire du poste que les contraintes auxquelles il fait face, non connues lors de son recrutement et quelles qu’en soient les raisons, ne le qualifient plus pour l’occupation du poste pour lequel sa candidature a été acceptée, et de négocier avec lui un désengagement honorable capable de satisfaire les deux parties. Est-ce si difficile ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En notre capacité d’ancien Secrétaire général de la <strong>CCI de Maurice</strong> pendant près de trois décennies, nous nous attendons de la part du président actuel, avant la tenue de la prochaine assemblée générale de l’institution qui se déroulera bientôt, que les membres de son Conseil et lui-même se montrent à la hauteur des exigences de leurs fonctions et qu’ils prennent les dispositions qui s’imposent dans le remplacement de Barlen Pillay. À eux de nous montrer que leur perception de la place et du rôle des institutions pérennes du secteur privé mauricien ne peuvent souffrir d’aucune dégradation, d’aucun abaissement et d’aucune faille dans les exigences qu’ils comportent depuis toujours !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et au corps commun des membres de la <strong>Chambre de Commerce et d’Industrie de Maurice </strong>de s’assurer auprès de son organe de représentation, soit son Conseil d’administration, que le flambeau que porte son Secrétariat et les individus qui le composent ne soit entaché d’aucune décision susceptible d’aboutir à la pénalisation de sa respectabilité de toujours.</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio        <br /></span></p></div>
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		<title>SOCIÉTÉ CIVILE DE MAURICE, RÉVEILLE-TOI !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Dec 2019 19:03:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[14 décembre 2019]]></category>
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		<category><![CDATA[nou lavwa nou dignite]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comme nous savons, toute société supposément libre repose sur trois piliers : ses acteurs du monde politique, ceux du monde des affaires et les différentes composantes de la société civile. Et ce sont les capacités respectives et le dynamisme de chacun de ces trois piliers, ainsi que l’interaction et le bon équilibre entre eux qui déterminent la faculté de l’ensemble de la société de progresser harmonieusement et d’œuvrer vers un véritable bien commun. L’île Maurice est encore assez mal lotie à cet égard. Située au milieu de l’océan, densément peuplée de communautés de cultures différentes et assez frappante par le conservatisme de leurs membres, le manque de rigueur et d’allant d’une majorité d’entre eux et une morale sociale toujours défaillante, elle tente d’affronter ses difficultés avec un manque de conscience fréquent des impératifs qu’impose son cheminement vers le meilleur. Vu de loin, le pays n’offre pas un panorama très réjouissant.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_6 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chers compatriotes,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme nous savons, toute société supposément libre repose sur trois piliers : ses acteurs du monde politique, ceux du monde des affaires et les différentes composantes de la société civile. Et ce sont les capacités respectives et le dynamisme de chacun de ces trois piliers, ainsi que l’interaction et le bon équilibre entre eux qui déterminent la faculté de l’ensemble de la société de progresser harmonieusement et d’œuvrer vers un véritable bien commun.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’île Maurice est encore assez mal lotie à cet égard. Située au milieu de l’océan, densément peuplée de communautés de cultures différentes et assez frappante par le conservatisme de leurs membres, le manque de rigueur et d’allant d’une majorité d’entre eux et une morale sociale toujours défaillante, elle tente d’affronter ses difficultés avec un manque de conscience fréquent des impératifs qu’impose son cheminement vers le meilleur.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Vu de loin, le pays n’offre pas un panorama très réjouissant.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Concernant son monde politique, le multiculturalisme et la part de chaque groupe aidant, nous sommes en présence de politiciens qui continuent à baser leurs discours et leurs actions sur des interventions incohérentes, ponctuelles et opportunistes susceptibles de convaincre une majorité de Mauriciens composée d’« analphabêtes » et d’« analphacons », dont le sens critique et la faculté de prendre du recul font cruellement défaut.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Si ces politiciens constituaient une équipe de foot, elle pourrait tout juste évoluer en troisième division d’une ligue quelconque. Il n’y a à notre sens pas plus de quatre ou cinq hommes politiques de Maurice suffisamment dotés intellectuellement et moralement, et munis d’une personnalité suffisamment forte pour assurer éventuellement la direction du pays. Arvin Boolell, Paul Bérenger, Shakeel Mohamed et de bien rares autres (Navin Ramgoolam et Pravind Jugnauth étant systématiquement sur la touche dans une telle équipe).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le monde des affaires est, de son côté, l’un de plus archaïques qui soient. La division de ce monde est claire : d’un côté, les « gros » et ceux évoluant avec eux dans « les réseaux » d’inspiration anglophone et francophone, véritables fossoyeurs de la méritocratie (qu’il refusent évidemment de voir, et encore moins d’accepter) ; de l’autre, les PME tentant de se trouver une voie, forcément modeste, dans ce monde sans beaucoup de règles du jeu. Entre eux se situent ces fameuses « barrières à l’entrée », comme disent les économistes, pour signifier les difficultés à entreprendre et à réussir dans un tel contexte.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ces gros bonnets constituent le pilier le plus pénalisant de la communauté mauricienne. Non pas à cause de leur contribution à l’économie du pays, tout à fait valable en tant que telle, mais pour le contrôle (direct ou indirect) qu’ils exercent sur le reste du monde des affaires, les institutions du privé et la politicaille locale. Ils symbolisent ce qu’on peut appeler le ‘crony capitalism’. Le journal <em>The Economist</em> dresse parfois une mesure du pourcentage de sa part dans le PIB de différentes économies : en d’autres mots, il mesure la part des affaires sous le contrôle de ce « capitalisme de connivence » par rapport au reste. Elle est très importante dans certains pays, notamment en Asie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Considérons en troisième lieu la société civile de Maurice. Elle est, sans surprise, la grosse perdante des trois piliers. Morcelée en communautés, en cultures, en groupes confessionnels, en castes, en clans, en classes sociales et en phénotypes épidermiques divers, elle ne cesse de désespérer par ses très nombreux cloisonnements.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Soyons clairs ! Nous ne considérons pas que cette vie en silos, pour ainsi dire, est répréhensible. Les gens se regroupent dans le pays selon leurs affinités, leurs cultures et leurs mentalités respectives. Notre histoire est encore trop récente pour que nous puissions prétendre à une réelle fusion de tous ceux qui composent notre communauté. Mais des rapprochements qui n’existaient pas il y a encore une génération se manifestent de plus en plus, signe qu’un début de perméabilité entre les différentes composantes de notre société a bien démarré. De toute façon, des classes sociales subsisteront dans l’île, comme partout ailleurs dans les pays libéraux du monde.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le problème est ailleurs. En fait, la (trop) faible cohésion des composantes de ce troisième pilier tient au manque d’éducation politique et de civisme d’une majorité de ses membres pour des raisons historiques. C’est bien là le plus gros handicap auquel nous devons faire face. Ceux qui en profitent le plus sont les politiciens : conscients de ces limitations de ce peuple supposément « admirable », non seulement la plupart d’entre eux se mettent à son niveau et n’entreprennent aucun effort pour le faire prendre conscience de ses responsabilités et de ses devoirs envers les autres membres de la communauté et du pays. Bien au contraire !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En somme, le véritable problème de Maurice, c’est que les politiciens refusent, même semble-t-il s’ils en sont pleinement conscients, de promouvoir l’établissement des quelques éléments essentiels que comporte toute république digne de ce nom : le respect de l’autre, la stricte égalité des chances, l’ordre public, quelques valeurs fondamentales et le sens, sinon du patriotisme, du moins de l’intérêt général.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il s’agit là de choses dont les Premiers ministres successifs depuis 1968 se sont refusé de promouvoir, sans rencontrer beaucoup de résistance, faut-il l’avouer, pour des raisons bassement électoralistes. Les derniers agissements de Pravind Jugnauth en matière de nomination du Président et du Vice-président de la République en sont des témoignages éloquents.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Peuple de Maurice, membres de la société civile conscients de votre place et de votre rôle dans la vie publique de notre pays, il est devenu impératif que nous nos mobilisions.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Saisissons l’occasion que nous ont donné les dernières élections générales : elles ont mis en lumière plusieurs faits qui interpellent et qui poussent les bonnes volontés à considérer sérieusement la prise de certaines initiatives orientées vers une structuration des forces que nous représentons et notre participation nettement accrue au développement économique, politique, moral et social du pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous avons l’impérieux devoir de mieux comprendre notre statut et notre rôle, de commencer à nous structurer, à nous manifester (et à manifester) pour nous faire respecter, à défendre nos droits, à prendre conscience de nos devoirs, pour consolider la civilité mauricienne et pour devenir une force active prenant la part qui nous revient dans la gouvernance et le développement de notre pays et notre mieux-être.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À notre sens, la seule initiative qui pourrait aboutir à une structuration de ce pilier qui nous revient, notre société civile, consisterait à mettre sur pied une association politiquement neutre qui agirait en tant que force de défense des intérêts des citoyens, force de proposition en faveur du progrès national, force d’opposition à toutes les mesures susceptibles de l’entraver, et enfin, force de communication de nos réflexions et de nos analyses ponctuelles, dans un style capable d’avoir le maximum d’impact dans le pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cette petite structure à créer et à enregistrer pour la faire devenir une personne morale, pourrait jouer un rôle très intéressant dans notre société, pour autant que les bonnes volontés arrivent à s’entendre, à définir leur cadre d’action et les types d’intervention auxquelles elle pourrait s’adonner, et à se financer à travers un léger secrétariat à temps partiel.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour nous, ses adhérents devraient provenir de représentants des composantes suivantes de la société civile : les groupes de réflexion (‘Think Mauritius’, par exemple), les ONG à but social, les ONG à but caritatif, les organisations promouvant la cause féminine et celle des enfants, le monde académique, les confessions, les syndicats, les regroupements de mouvements servant l’écologie, les spécialistes de l’aménagement du territoire, ainsi que quelques individus ayant démontré une connaissance intime de notre contexte et déjà fait état de réflexions pertinentes sur notre devenir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le mouvement social ‘<strong>Nou lavwa nou dignite</strong>’ serait bien placé pour assurer le secrétariat de ce point focal, dont l’animation sera d’importance cruciale pour ses interventions. De notre côté, nous serions disposés à nous occuper des démarches afférentes au financement de cette structure et de son maintien, selon nos disponibilités. À cette fin, les Mauriciens de la diaspora seraient sensibilisés aux égards à témoigner envers la lointaine patrie d’origine et aux marques d’attachement qu’ils pourraient ainsi exprimer, à travers une contribution annuelle minime.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous n’entretenons aucun optimisme béat envers cette initiative, car les difficultés seront nombreuses. Il faudra éventuellement lutter sans arrêt contre l’indifférence, l’incompréhension de certains, le souci d’anonymat, la crainte de manifester ouvertement son soutien envers un organisme qui ne recueillera pas la sympathie des deux autres piliers du système, les conséquences désastreuses du lèche-bottisme local, le manque de temps, etc. Mais nous sommes convaincu que là se trouve, au moins en partie, la solution à l’affirmation de notre identité et de notre contribution à la mère patrie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ceux choisis pour siéger à un éventuel comité de cette instance devront comprendre dès le premier jour qu’ils devront laisser derrière eux toutes les considérations immédiates qui les intéressent d’habitude pour penser ‘national’ et ‘intérêts supérieurs du pays’. Par ailleurs, certains sous-marins torpilleurs devront être identifiés et tenus à l’écart. N’oublions jamais que des groupements évoluant à l’international ont compris depuis très longtemps que l’information est indispensable à l’acquisition et la détention de prérogatives et du pouvoir. Ils voudront les obtenir pour entraver certaines orientations de la structure.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Un programme d’action pourrait reposer sur les dimensions suivantes de cette structure :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Sa force de défense et de promotion des intérêts de la société civile locale :</strong> elle interviendrait ponctuellement à chaque fois que les intérêts des citoyens sont en cause ou affectés, tant en raison de lois, de mesures et d’actions du secteur public et du secteur privé portant atteinte directement ou indirectement à ses intérêts</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Sa force de dénonciation des agissements et des comportements contraires à l’intérêt général :</strong> grâce à des activités de veille, elle dénoncerait systématiquement le favoritisme, l’opacité, l’inaction, la léthargie, l’irresponsabilité, l’indécence, les contradictions et les manquements et, de manière générale, tout ce qui porte atteinte à un comportement respectable et à la morale publique ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Sa force de proposition : </strong>elle interviendrait régulièrement sur la scène publique pour présenter des propositions afférentes aux divers aspects de notre mieux-être ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Sa force de sensibilisation des citoyens à leur contribution pour faire advenir une société avertie, pleinement consciente de ses droits et de ses devoirs et de son rôle dans l’émergence d’une île Maurice débarrassée de ce qui freine sa marche</strong><strong> ;</strong></span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Son relèvement de tous autres comportements et faits, d’où qu’ils viennent</strong>, ne s’inscrivant pas dans un sens favorable à l’épanouissement des personnes et de la société civile à Maurice.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi, l’un des rôles majeurs que le mouvement pourra être appelé à remplir dès le départ aurait trait aux résultats des dernières élections et au fait que Pravind Jugnauth ne semble pas mesurer la faiblesse de son parti politique et de sa place dans le pays après cette consultation. Il sera indispensable de le lui rappeler constamment et de maintenir une pression sans faille sur lui jusqu’en 2024, s’il est toujours au pouvoir jusque-là, pour le ramener sur terre et lui rappeler la part réelle de sa représentation sur la scène politique locale. De son dernier passage à la tête du pays pendant deux ans, il laisse un piètre bilan.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ne laissons pas les politiciens nous dicter la voie, souvent discutable, qu’ils nous imposent en avançant des raisons et/ou en adoptant des mesures qui ne servent pas notre cause. Relevons leurs égarements sans faillir. Nos buts sont différents des leurs ainsi que de ceux qui, dans les affaires, concentrent souvent entre leurs mains des moyens hors de proportion avec leurs capacités intellectuelles et morales. Sachons donc prendre du recul, faire émerger nos propres vues par rapport au contexte local et occuper pleinement la place qui nous revient.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Une suggestion, en dernier lieu. Au cas où vous ne pouvez ou ne voulez pas vous joindre à la manifestation du 14 décembre prochain à Port-Louis, rendez vous dans ce cas sur la page Facebook de « <strong>Nou lavwa nou dignite </strong>» et envoyez deux mots de soutien à ce mouvement à travers Messenger. Ils seront appréciés, et ils serviront notre cause.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> A. </span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Jean-Claude Montocchio        <br /></span></p></div>
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		<title>LES GRANDES LEÇONS DES DERNIÈRES ÉLECTIONS</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/les-grandes-lecons-des-dernieres-elections/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Dec 2019 15:53:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[ile maurice]]></category>
		<category><![CDATA[navin ramgoolam]]></category>
		<category><![CDATA[pravind jugnauth]]></category>
		<category><![CDATA[secteur privé]]></category>
		<category><![CDATA[société civile]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec nos plages et nos cadres magnifiques, nous sommes un paradis ! Avec nos aménagements urbains sauvages, nous sommes un purgatoire, au mieux ! Tant pis pour les touristes qui constatent, arrivés sur place, que la pièce qu’on leur propose a deux faces, bien distinctes l’une de l’autre. Et il y a enfin, pour être complet, les comportements de cette partie assez importante de la communauté locale toujours ancrée dans sa naïveté, son laxisme, sa passivité et sa subjectivité. Les nerfs de ceux qui ont réussi à prendre conscience de toutes les failles et les entraves du système et à s’en extraire sont mis à rude épreuve – Facebook en porte témoignage tous les jours -, mais le choix est simple : s’adapter et subir, ou dégager.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_7 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avec nos plages et nos cadres magnifiques, nous sommes un paradis ! Avec nos aménagements urbains sauvages, nous sommes un purgatoire, au mieux ! Tant pis pour les touristes qui constatent, arrivés sur place, que la pièce qu’on leur propose a deux faces, bien distinctes l’une de l’autre.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et il y a enfin, pour être complet, les comportements de cette partie assez importante de la communauté locale toujours ancrée dans sa naïveté, son laxisme, sa passivité et sa subjectivité. Les nerfs de ceux qui ont réussi à prendre conscience de toutes les failles et les entraves du système et à s’en extraire sont mis à rude épreuve – Facebook en porte témoignage tous les jours -, mais le choix est simple : s’adapter et subir, ou dégager.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Sur cette toile de fond très contrastée, les récentes élections générales ont mis en évidence le fait qu’une consultation du peuple vient y rajouter tout un nombre de contraintes à affronter, de parti-pris à prendre ou à subir, et d’émotions à absorber sans retenue ou à mettre à l’épreuve de notre raison et de notre sens critique, si faible soit-il.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Oui, cette circonstance exceptionnelle nous en met plein la vue, assez brutalement, avec certains comportements et des situations dont nous ne sommes pas conscients en temps normal ou que nous voulons ignorer. Passons-les en revue.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>I – Opacité et absence d’informations</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’ensemble des Mauriciens pensent que sur un rocher densément peuplé situé au milieu de l’océan, l’anonymat n’existe pas et que tout finit par se savoir si l’on est en quête d’informations précises. En fait, cela est vrai dans une certaine mesure seulement, pour la raison que ceux qui veulent se cacher ou cacher quelque chose savent pertinemment bien que, dans un tel cadre, la dissimulation n’est possible que lorsqu’on y attache une importance particulière et qu’on la soigne en permanence. Allez donc tenter de vous le faire confirmer par celles et ceux qui évoluent dans des alcôves sombres où il est difficile de deviner leur identité. Vous perdrez votre temps !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il en va de même pour des informations à caractère public sans lesquelles il est difficile pour toute société d’identifier ses contraintes et ses préoccupations, et de tenter d’avancer. L’île Maurice est un pays où les sondages d’opinion et les enquêtes sont extrêmement rares, et il est donc presque impossible d’anticiper des politiques susceptibles de contribuer à la prise de conscience des différents aspects de notre société et des tendances qui s’y manifestent.</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le seul sondage d’opinion réalisé pendant la période précédent les dernières élections (montrant assez clairement la victoire du parti déjà au pouvoir) n’a été rendu public qu’après leur déroulement. Tant d’autres auraient été possibles !</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi, quel est le profil type du sympathisant d’un parti politique donné à Maurice ? On l’ignore. Dans une telle situation, comment peut-on suivre l’évolution et les tendances dans l’opinion publique et agencer des actions de sensibilisation par rapport aux observations recueillies ? Impossible de le savoir !</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Déterminer les raisons exactes pour lesquelles ces informations ne font pas l’objet d’un intérêt plus précis serait sûrement très révélateur de tout un comportement dans le pays. Nous avons bien notre petite idée sur cette question, mais sans preuves, nous ne pouvons que conjecturer.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>II – Absence de tout débat contradictoire pendant la campagne électorale</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La candeur d’une partie substantielle de l’électorat de Maurice (et de Rodrigues) est assez désespérante. On a bien entrevu un affrontement à la télévision entre deux chefs de partis, qui n’a pas abouti. C’est tout, et c’est tout simplement risible ! Avec un électorat plus averti, on aurait commencé par organiser des débats non seulement en période électorale, mais aussi en cours de mandat, et régulièrement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous devinons sans peine que des débats télévisés ouverts, avec des ministres répondant à des questions ne leur ayant pas été communiquées d’avance, et donnant la possibilité à ceux les questionnant de revenir à la charge avec au moins une question supplémentaire, auraient montré la vacuité intellectuelle et la superficialité dans la connaissance des dossiers de ces mêmes ministres de manière assez spectaculaire, ce qui aurait au moins permis de jauger de leur maîtrise ou la superficialité de leurs connaissances de nos dossiers régaliens. Impossible à Maurice ! Ils ont vraiment de la chance, nos gouvernants, vu le faible niveau intellectuel de nombre de nos électeurs, au ras des pâquerettes !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>III – Amateurisme et désordre dans la gestion des centres de votes et des bulletins</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Là, il est bien question d’une situation en pleine dégradation, aussi prononcée que la décadence morale moyenne des Mauriciens. Les événements des trois dernières semaines montrent de manière spectaculaire combien le désordre mental ambiant dans l’île se traduit par un désordre et une absence de rigueur dans les comportements et les tâches à accomplir par des personnes à qui des missions spécifiques, sans réelle complication, ont été confiées. Et nous sommes en pleine année de grâce 2019, munis pour ainsi dire d’un Commissaire électoral qui s’est supposément bâti une grande réputation à l’international, en agissant dans un cadre local où les règles flexibles règnent en maîtres !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous avons eu l’occasion en 1959 de participer, malgré notre jeune âge, à un dépouillement de votes le lendemain des élections générales qui se sont déroulées cette année-là, en tant que représentant et scrutateur d’un parti politique. Ce dépouillement a eu lieu à l’école du gouvernement de La Louise. Autant qu’il nous en souvienne, il s’est déroulé avec simplicité et rigueur, la circulation des votes individuels empruntant un circuit autour d’une grande table garantissant rigueur, rapidité et précision.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">C’est lors de cette même élection que la Grande-Bretagne a accepté d’octroyer à nos gouvernants la prérogative d’exercer en tant que « gouvernement responsable ». Il semble bien que le sens de la « responsabilité » des « responsables » a donc évolué quelque peu depuis soixante ans.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>IV – L’inapplicabilité de plus en plus grande de notre système électoral</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous l’avons dit ci-dessus : l’absence d’informations sur les choix des votants et des facteurs qui régissent ces choix ne nous permet que d’émettre des points de vue à caractère approximatif et spéculatif sur l’évolution des préférences partisanes dans l’électorat. Il est d’autant plus difficile de le faire que les largesses pré-électorales, qui représentent concrètement des achats de sympathie par les politiciens juste avant les consultations, viennent biaiser leurs résultats. Dans ces cas, quelles sont les motivations et le degré d’asservissement à l’argent de la partie de l’électorat concernée. Est-elle composée uniquement de citoyens nécessiteux ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avec cette considération à l’esprit, avançons une tentative d’explication, malheureusement basée uniquement sur l’observation, et donc ne se rapportant pas entièrement à la réalité du terrain : nous semblons nous avancer de plus en plus à Maurice vers ce qu’on pourrait appeler, forcément de manière simpliste, un affrontement entre deux camps sociologiques. En effet, à notre sens, la perte de vitesse d’une partie traditionnellement majeure de notre électorat dit rural, surtout « villageois », encore rapproché du secteur primaire, peu éduqué en général et nullement gêné de confier un mandat à un parti dont le chef n’affiche aucune sensibilité à un minimum de valeurs morales, est assez manifeste.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Si l’on fait abstraction des vrais nécessiteux parmi cet électorat, pas uniquement composé d’ailleurs de membres de la communauté majoritaire, pour qui le choix véritablement politique n’a qu’une importance toute relative, on peut déduire schématiquement que c’est la partie de notre communauté nationale la plus conservatrice et surtout la plus faible, celle qui dépend grandement du soutien des organisations dites « socio-culturelles » ainsi que de la générosité et de l’appui du gouvernement, qui est concernée ici. Elle constitue la base politique et sociologique du régime nouvellement élu. Et les tendances dégagées le mois dernier démontrent assez clairement que la diminution plus avant du nombre de ceux constituant cette partie de l’électorat &#8211; jusqu’au jour où il ne sera plus possible pour elle de continuer à influencer les résultats des consultations &#8211; est inéluctable. Le réveil à cette réalité pourrait bien être très douloureux pour elle le moment venu.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">D’ailleurs, ce bouleversement aurait bien pu déjà se produire sans la « contribution » du système électoral actuel, et sans l’indécence de Navin Ramgoolam à vouloir maintenir sa présence au sein du Ptr à tout prix. Il paraît maintenant évident que l’éviction d’un Pravind Jugnauth de plus en plus autoritaire et de tout ce qu’il représente de nocif et de dangereux pour notre démocratie passera obligatoirement, entre autres, par le retrait à court terme de Navin Ramgoolam et de Paul Bérenger en tant que leaders de leurs partis respectifs. Quelque part, ce sont bien l’immense et bien déraisonnable soif du pouvoir de ces deux politiciens qui ont donné une nouvelle vie aux Jugnauth en 2014, avec toutes les conséquences que l’on sait aujourd’hui en termes de qualité médiocre et approximative de la gouvernance de notre pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et les premiers signes du nouveau mandat du MSM ne sont guère encourageants !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>V – La difficulté des petits partis à émerger</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Sans représentation proportionnelle, il était anticipé que les nouveaux partis émergents auraient de grosses difficultés à se faire une place, tant soit peu modeste, au sein du législatif. Et c’est bien ce qui a été constaté, d’autant que les plus valables d’entre eux avaient misé sur des programmes relativement cohérents, fouillés et incisifs.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voilà une preuve supplémentaire que les idées et les propositions ponctuelles, accompagnées du traditionnel sentiment d’appartenance à un groupe précis et à l’identification à un parti politique précis, continuent à prendre le dessus sur d’autres considérations nettement plus importantes qui auraient certainement permis au pays de progresser plus rapidement. Le chemin à parcourir est encore bien long…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>VI – Le rôle des financements vagues et indéfinis </u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Au dire de certains politiciens, beaucoup d’argent a circulé pendant les dernières élections. On n’en saura pas davantage. Nous estimons, pour notre part, qu’il est tout à fait possible que certains partis dépendent moins, voire de moins en moins, de leurs sources de financement traditionnelles. Certaines indications, si faibles soient-elles, nous poussent à le penser. Si cette tendance se confirmait, un autoritarisme déjà manifeste se précisera sans le moindre doute. Cette possibilité bien réelle nous permet donc d’affirmer, une nouvelle fois, combien un financement neutre de l’organisation et de la tenue des élections à Maurice devient une véritable urgence. Autrement, la situation actuelle sera insoutenable.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais nous devons aussi prendre conscience du fait qu’une neutralisation des financements des partis politiques par les petits et les gros pontes du privé ne résoudra pas de manière définitive le problème du trafic d’influence entre certains gens d’affaires et certains hauts fonctionnaires, si tant est qu’il existe toujours. Pour avoir observé discrètement certains agissements sous nos yeux dans un passé un peu lointain maintenant, nous pouvons affirmer que des « gros » de la place avaient leurs antennes (leurs répondants, pourrait-on dire) dans certains ministères, et nous devinons que ces dernières considéraient alors certains dossiers avec bienveillance. Birds of the same feather… Est-ce toujours le cas ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>VII – Une structure représentant une «</u><u> </u><u>société civile de vigilance</u><u> </u><u>» s’impose</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Peu de temps après le début de nos activités sur Facebook, nous avons évoqué de manière succincte dans l’une de nos chroniques la nécessité de la mise sur pied à Maurice d’une structure légère de la société civile, capable de faire pendant et d’agir comme chien de garde par rapport au monde politique (y compris le judiciaire et l’administration) et à celui de l’entreprise.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">J’indiquais que certains pays africains plus sous-développés que nous avaient déjà mis sur pied ce type de structure, pour défendre et promouvoir les composantes de la société civile et la défendre contre l’opportunisme et la mégalomanie des politiciens et des gens d’affaires.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Son apparition s’est en fait produite samedi dernier, le 30 novembre, à travers la manifestation du mouvement « Nou lavwa nou dignite » à Port-Louis. Comme l’a dit l’un de ceux qui ont pris la parole au Jardin de la Compagnie, c’est bien un fait historique qui s’est produit. Jamais auparavant à Maurice, un mouvement à caractère social et non politique ne s’est produit jusqu’ici, et c’est dire son intérêt.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À notre avis, il s’agira maintenant de le structurer et d’assurer sa mission de chien de garde de la société civile et le maintien de ses activités à travers une plateforme légère et souple. Notre société civile doit tirer sa tête hors des profondeurs et maintenir une constante pression sur le monde politique, et sur Pravind Jugnauth en premier, pour balancer l’influence trop importante qu’ont certains politiciens et gens d’affaires dans notre société.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il est crucial que « Nou lavwa nou dignite » assume et joue pleinement son rôle dans le pays. Nous consacrerons l’intégralité de notre prochaine chronique à formuler des propositions de mission et d’actions concrètes à ce mouvement, au cas où il pourrait en tirer profit. Nous prévoyons enfin de sensibiliser les membres de la diaspora à exprimer leur sympathie et apporter leur précieuse aide à l’édification et la réussite de ce mouvement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio       <br /></span></p></div>
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		<title>MAURICE, PARADIS DES MAL GRANDIS</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/maurice-paradis-des-mal-grandis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Nov 2019 18:21:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[7 novembre 2019]]></category>
		<category><![CDATA[agalega]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous nous devons de l’avouer : le déroulement de la dernière campagne électorale, les élections et les résultats de celles-ci nous ont beaucoup choqué !  Peut-être est-ce dû au fait que, loin de notre île natale, nous n’avons pas pleinement évalué tout un ensemble de facteurs, ou alors nous comprenons et acceptons de moins en moins le comportement naïf et le pouvoir d’encaissement infini d’une partie significative de nos concitoyens… Quoi qu’il en soit, nous subissons aujourd’hui pleinement ce qu’il en coûte de placer trop d’espoir dans l’élémentaire capacité d’un grand nombre de Mauriciens à faire la distinction entre la moralité, l’immoralité et l’amoralité, entre l’amour-propre et l’indignité, entre la juste appréciation des choses et la crédulité, et entre la maturité et l’infantilisme. </p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chers compatriotes,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous nous devons de vous l’avouer : le déroulement de la dernière campagne électorale, les élections et les résultats de celles-ci nous ont beaucoup choqué !  Peut-être est-ce dû au fait que, loin de notre île natale, nous n’avons pas pleinement évalué tout un ensemble de facteurs, ou alors nous comprenons et acceptons de moins en moins le comportement naïf et le pouvoir d’encaissement infini d’une partie significative de nos concitoyens…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Quoi qu’il en soit, nous subissons aujourd’hui pleinement ce qu’il en coûte de placer trop d’espoir dans l’élémentaire capacité d’un grand nombre de Mauriciens à faire la distinction entre la moralité, l’immoralité et l’amoralité, entre l’amour-propre et l’indignité, entre la juste appréciation des choses et la crédulité, et entre la maturité et l’infantilisme. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il est convenu que lorsque plusieurs communautés dont les comportements respectifs issus de leurs cultures d’origine – qui restent jusqu’à aujourd’hui un élément de différenciation assez déterminant, surtout pour ceux au bas de l’échelle intellectuelle, qu’on veuille l’accepter ou pas &#8211; vivent dans un espace restreint, avec une densité de population élevée, on a intérêt à montrer de la compréhension plutôt que de l’antagonisme. La paix sociale et la « coexistence pacifique », des facteurs essentiels de la stabilité politique, en dépendent.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais entre encaisser ou accepter inconsciemment des comportements qui heurtent la morale publique élémentaire en provoquant une lente dégénérescence des mœurs, d’une part, et réprimer d’autre part trop fermement au point de provoquer des réactions susceptibles de créer des ressentiments sur le plan social, il nous semble qu’il existe une marge d’action que l’électorat et les intellectuels de Maurice dignes de ce nom doivent utiliser plus rigoureusement, afin d’imposer chez les politiciens un comportement correspondant à ce à quoi l’on peut s’attendre, même élémentairement, d’un système qui se veut démocrate.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme nous l’avons souligné plusieurs fois précédemment, le vrai drame de notre pays depuis 1948 tient au fait, dont l’évidence est éclatante, qu’il existe un vrai vide mental dans une partie non négligeable de notre électorat capable d’orienter les résultats de nos élections dans un sens bien précis. C’est bien ce que l’élection de la semaine dernière a mis en exergue de manière spectaculaire une fois encore. Et c’est ce de quoi nous allons traitons dans la présente chronique.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais, passons quand même avant de commencer à le faire à certaines conclusions immédiates émanant de cette consultation populaire.</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme prévu, Navin Ramgoolam s’est révélé être un boulet que le Ptr a dû traîner et subir. Il explique à lui seul une part non négligeable de la défaite de son parti, et il faudra impérativement qu’Arvin Boolell trouve les moyens, rapidement, de contourner les rares soutiens indéfectibles élus du cacique qui tournent encore autour de lui pour s’imposer définitivement comme leader du parti. Une belle revanche, en quelque sorte, sur le « moi qui décidé ». L’affront du début de 2015 est lavé !</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le système électoral bancal imposé par Seewoosagur Ramgoolam en 1967 continue à montrer ses limites. Pour un parti politique, gouverner un pays avec une majorité confortable de députés, mais qui représentent seulement 37 % de l’électorat, vient réduire à peu de chose la signification véritable de ce que l’on comprend par « démocratie représentative », surtout dans une société multiculturelle et avec une constitution et une mentalité qui permettent à un seul individu, en l’occurrence le Premier ministre, de jouir d’immenses pouvoirs tant au niveau du législatif que de l’exécutif. Cela serait acceptable à la limite dans un système où le jeu démocratique est mené de manière correcte, comme en Grande-Bretagne, mais le sens du fair-play est inexistant à Maurice pour des raisons culturelles et de mentalité archaïque, et la partie évoluée de la population se retrouve à la merci et doit subir les faits et méfaits des tristes individus au pouvoir. Disons-le une fois pour toutes : la démocratie représentative, c’est un système de représentation d&rsquo;idées et de programmes, et non pas d&rsquo;esprits à différents stades de leur évolution avec comme point de mire des affinités culturelles et des niveaux d’allocation de fonds pour des prestations sociales précises.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Qu’on veuille l’admettre ou pas, nous vivons à Maurice dans une société bloquée. Un minimum de vrai mauricianisme n’a aucune chance de s’imposer dans l’avenir immédiat. Pire encore, la partie du peuple qui fait les élections a été tellement favorisée au fil des récentes décennies qu’elle commence à dégager une attitude assez tyrannique. Elle a compris qu’elle peut imposer sa volonté selon un jeu de « give and take » entre elle et les politiciens opportunistes dont les conséquences sont de plus en plus manifestes et pénalisantes pour le pays.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Venons-en maintenant à notre propos principal : la victoire imprévue du camp des Jugnauth aux élections de la semaine dernière.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cette victoire a été largement non prévue et imprévue par une partie majoritaire de la population locale. Pas seulement par la nature des échanges qui se lisaient sur Facebook et les autres réseaux sociaux, mais aussi par deux autres facteurs de grande importance, du moins à nos yeux emplis de naïveté :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le comportement de Pravind Jugnauth au cours de son bref passage au pouvoir jusqu’à la semaine dernière comme Premier ministre. Comme chacun sait – ou devrait peut-être le savoir – cette période a été caractérisée par des actes et un comportement répréhensibles de sa part et de son équipe. Comme le dit de façon très pertinente Daniella Bastien dans un post récent sur Facebook et que nous prenons la liberté de reproduire : « Des biscuits et de l’eau, une base militaire à Agaléga, un fonds de pension défoncé, un métro express qui n’a toujours pas de certificat de sécurité, de la synthé dans les collèges et dans les rues, les nominations politiques à la famille, [le manque] d’eau 24/7, les logements sociaux non livrés, de la cocaïne dans une tractopelle, pas d’élections villageoises, une partielle qui n’a pas eu lieu, l’affaire BAI, le rapport Lam Shang Leen dans un tiroir&#8230; » Nos lecteurs éclectiques pourront en rajouter à loisir, notamment avec le projet « Safe City », le népotisme flagrant, l’incapacité à ralentir la corruption. La liste peut s’allonger sans difficulté.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les très graves accusations portées contre Pravind Jugnauth et ses proches à travers les différents ‘GATES’, principalement émis par Top FM, ainsi que les tentatives de perversion d’un journaliste de cette plateforme. Nous pensions que le seul fait que cette série d’accusations aient été portées, qu’elles soient vraies ou fausses, aurait suffi pour assurer la défaite du MSM aux élections générales. Après tout, jusqu’à nouvel ordre, nous avons depuis vendredi dernier un Premier ministre sur lequel reposent, de façon présomptueuse peut-être, mais bien concrète tout de même, des accusations de trafic de stupéfiants, de dévoiement de fonds publics, de tractations commerciales douteuses, de comportement opaque total pour certains dossiers, d’entraves à la diffusion de bandes vidéo destinées au public et de censure, de trafics d’influence pervers, d’utilisation de son poids à l’Assemblée nationale pour modifier des dispositions légales à l’avantage de son clan, etc., etc.       </span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi, nous avons été surpris, comme beaucoup d’autres compatriotes, des résultats du vote du 7 novembre dernier. Et depuis, nous avons réfléchi aux raisons de ce vote, en prenant en considération les événements sous leur angle sociologique et culturel, comme d’habitude. Voici nos conclusions.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pravind Jugnauth a acheté une partie de l’électorat avant l’élection en se servant de fonds publics, et en se livrant à une surenchère abjecte avec ses concurrents en matière de distribution de fonds à venir. Puis, avant le scrutin, il s’est lancé dans une opération de chantage auprès de son public, en lui promettant des avantages <em><u>au cas où</u></em> son groupe et lui-même revenaient au pouvoir. Et ça a marché tel qu’il l’espérait.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Faut-il faire ressortir que c’est la première fois dans les annales de la politique à Maurice qu’un parti au pouvoir s’est comporté avec une telle extrême générosité, en mettant manifestement en danger l’équilibre et la capacité de notre système économique – déjà précaire et bien malmené &#8211; à assurer notre développement futur.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et, à notre avis, la seule et unique explication possible à ce comportement éminemment discutable du Premier ministre sortant tient au fait qu’une partie non négligeable de nos citoyens, celle-là même qui est – en l’année de grâce 2019 &#8211; en mesure de faire et de défaire les résultats globaux et ceux des candidats individuels lors d’un scrutin, manque encore et toujours de capacité intellectuelle et de dispositions élémentaires leur permettant d’exprimer un vote sensé, critique, raisonné et raisonnable, traduisant une faculté d’analyse et une maturité conditionnant un choix judicieux et porteur d’avenir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour illustrer nos propos, nous présentons une « distribution » de la population mauricienne en cinq quintiles, schématiquement basée sur la capacité ou non de réfléchir selon la vision (forcément schématisée) que chacun de nous portons sur une situation ou un événement.</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans les deux premiers quintiles du bas, nous trouvons ceux des Mauriciens chez qui les émotions dominent quasi totalement le processus mental. Pas de faculté de recul par rapport aux hommes politiques, grande subjectivité de la perception des choses et du raisonnement, maniement de l’encensoir sur tout ce qui ne convient pas au sentiment entretenu, désordre dans les idées limitées en nombre.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour les populations de ces deux quintiles, les considérations de moralité, de décence, de dignité et d’amour-propre envers soi-même n’ont aucune espèce d’importance. Pravind Jugnauth offre des augmentations de salaires et de pensions, des crédits d’impôt, des molletons et tutti quanti, et il promet encore davantage en cas d’élection, alors pourquoi ne pas voter pour lui ? Son comportement immoral, la façon dont il se sert généreusement des fonds publics pour son propre bénéfice, les entraves qu’il pose aux libertés publiques, son endos du désordre, du laxisme et de l’irresponsabilité qui règnent à Maurice, ces deux quintiles s’en fichent éperdument. Pourquoi pas d’ailleurs ? ‘Moralité napa ranpli vant’, ‘Pas kass latet’ et ‘less li all kumsa mem, do’. C’est ça Maurice, dans toute sa splendeur !</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans les deux quintiles suivants, on trouve pêle-mêle des votants plus ‘instruits’. Nous ne les appelons pas ‘éduqués’, car l’éducation et l’instruction sont deux choses très différentes, que l’on confond spontanément dans notre monde supposément évolué : l’instruction et les connaissances s’acquièrent dans des écoles, des lycées et à l’université, alors que l’éducation, la vraie, celle qui nous munit (ou pas) pour la vie avec des comportements, des valeurs et des principes souvent immuables, est celle que l’on reçoit à des degrés très variables de ses parents, capables qu’ils sont ou pas de nous les inculquer.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ces deux quintiles comprennent les votants qui basent leurs préférences par rapport aux représentants des partis politiques et aux idées que véhiculent ces derniers. Ils se sentent des affinités et expriment ouvertement leurs préférences pour tel ou tel autre parti politique, auquel ils s’identifient, en justifiant leur choix par des arguments qui tiennent souvent la route.</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le problème de ces deux autres quintiles, c’est que leurs populations choisissent pour leur préférence d’un parti politique donné des éléments qui sont favorables à ce même parti, en écartant tous les autres éléments qui ne le sont pas, mais qui restent quand même bien réels. La subjectivité est moindre chez eux que chez les populations des deux premiers quintiles que nous avons qualifiés, mais nous ne sommes pas encore dans le recul, le détachement et l’objectivité.   </span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans le premier quintile du haut, nous plaçons sans réserve ceux des votants qui ont développé, à force de formation aux humanités, de lectures, de réflexions, d’échanges et de sens critique une autonomie intellectuelle qui leur est propre </span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">à chacun et qui permettent de contribuer valablement à l’émission de politiques basées sur des idées et des propositions plutôt que sur des hommes et des femmes. Après tout, c’est bien là ce qui compte le plus. Tel qu’il se présente, le terrain politique de Maurice peut leur réserver beaucoup de frustrations, car ils ne peuvent s’identifier généralement à un parti politique donné.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voilà donc présentées nos réflexions qui nous poussent à penser que la vraie démocratie chez nous n’est ni pour demain, ni pour après-demain. Ces réflexions nous sont évidemment strictement personnelles, et chacun est libre d’y ajouter sa part, sous quelque forme que ce soit, même très critique. Car tel est le prix à payer pour « rester dans le jeu ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Peut-être faut-il que nous ajoutions que l’île Maurice serait parfaitement capable d’accélérer son cheminement vers un minimum de maturité chez ceux de ses électeurs qui votent toujours avec leurs tripes plutôt qu’avec leur tête. Des solutions, jamais envisagées chez nous, existent ailleurs dans le monde. En voilà une, peu digne d’acceptation avec la mentalité qui règne ici : en Suisse, jusqu’à récemment, les jeunes de 4 à 6 ans étaient soumis dans leur établissements scolaires à des cours de civisme et de citoyenneté : c’est cela qui explique en grande partie le comportement remarquablement responsable des citoyens de ce pays. Une autre solution incontournable consisterait à faire régner dans l’île de l’ordre et de la discipline. Mais dans un système où les leaders politiques s’entredéchirent, qui d’entre eux aurait intérêt à introduire des mesures auprès d’un peuple habitué depuis toujours à bafouer les lois et qui réagit systématiquement à de la fermeté avec le fameux ‘Zot fer dominer’ ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous voudrions terminer avec les commentaires suivants sur le compte de Pravind Jugnauth. Comme il l’a annoncé deux jours après le scrutin, il va maintenant prendre les dispositions voulues pour attaquer légalement la plateforme qui a attribué à ses proches, ses amis et lui-même des agissements et des engagements odieux dans les façons et les domaines que nous savons tous aujourd’hui.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous attendons impatiemment la prise et l’issue de ces démarches, car nous sommes très anxieux d’établir à quel point notre Premier ministre est véritablement libre de tout reproche pour des actes profondément immoraux. Il est propre, nous a-t-il dit : à lui de nous le prouver maintenant sans l’ombre d’un doute. C’est de sa moralité tant passée qu’à venir qu’il est question ici. Ainsi que de ce à quoi la population peut s’attendre de sa part durant les 5 années à venir… </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
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<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio       </span></p></div>
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		<title>BÉRENGER, TENSION OU SENN KOU LA…</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/berenger-tension-ou-senn-kou-la/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Oct 2019 17:06:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[100 % CITOYENS]]></category>
		<category><![CDATA[7 novembre 2019]]></category>
		<category><![CDATA[aneerood jugnauth]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« HONORABLE » BÉRENGER, nous vous adressons quelques mots avant votre consécration, selon vos propres pronostics, en tant que futur Premier ministre de l’Ile Maurice. Commençons avec votre personne, si vous voulez bien, présentée durant cette campagne électorale comme celle de grand leader d’un parti – le MMM – propre ! Nous devons avouer qu’un MMM propre, nous ne savons pas ce que ça signifie et ce que ça indique exactement. En tant que politicien, vous aurez certainement une réponse, et elle sera forcément vraie. Par contre, ce dont nous ne sommes pas convaincus, c’est que vous soyez vous-même un politicien propre, d’un point de vue strictement moral.</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">« HONORABLE » BÉRENGER,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous vous adressons quelques mots avant votre consécration, selon vos propres pronostics, en tant que futur Premier ministre de l’Ile Maurice.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Commençons avec votre personne, si vous voulez bien, présentée durant cette campagne électorale comme celle de grand leader d’un parti – le MMM – propre !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous devons avouer qu’un MMM propre, nous ne savons pas ce que ça signifie et ce que ça indique exactement. En tant que politicien, vous aurez certainement une réponse, et elle sera forcément vraie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Par contre, ce dont nous ne sommes pas convaincus, c’est que vous soyez vous-même un politicien propre, d’un point de vue strictement moral.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Vos mains sont entachées par les financements occultes que vous avez reçus au long de votre carrière. Moins entachées probablement que celles de certains autres politiciens, mais bien entachées quand même. Il faut ajouter à ces transactions opaques et illégales votre caution d’un don parfaitement illégal d’un bien foncier appartenant à l’État à l’un de vos collègues de parti pour le bénéfice de sa maîtresse. Un détail, quoi !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En fait, chez vous, c’est bien l’intellectuel qui est le plus sale !  Mais, lorsqu’on connaît à quel point la déliquescence morale d’une importante partie de notre population est lourde, alors beaucoup de malpropretés que vous avez commises dans le passé sont soit oubliées, soit considérées comme sans gravité par notre bon peuple, et surtout par vos partisans, que vous avez maintes et maintes fois « couillonnés » pour faire passer d’abord vos intérêts personnels et tenter d’assouvir votre soif insatiable du pouvoir avant de promouvoir leurs intérêts !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme ceux qui ont de la mémoire le savent, votre parcours politique est parsemé de vos démissions envers votre électorat pour permettre aux politiciens d’en face d’accéder au pouvoir, pour des raisons éminemment communalistes et électoralistes. Votre comportement à cet égard et votre va-et-vient entre le MSM d’Aneerood Jugnauth et le Ptr de Navin Ramgoolam et votre alliance avec ce dernier avant nos dernières élections générales de 2014, pour prendre cet exemple récent, ont été tout simplement abjects, et ont été fort heureusement sanctionnés par l’électorat.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais la situation a bien évolué depuis 2014 chez nous, vous en conviendrez. Toute l’île Maurice sait aujourd’hui que Pravind Jugnauth et Navin Ramgoolam sont des politiciens de bas étage, d’une vile mentalité, capables des pires coups bas pour se maintenir ou revenir au pouvoir, l’un tentant d’éliminer l’autre, heureusement pas physiquement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Plus encore que Navin Ramgoolam, Pravind Jugnauth a montré à ce jeu malsain conditionné par la haine combien il pouvait être dangereux, autoritaire et fossoyeur de certaines libertés à Maurice. Pour le bien du pays, ces deux hommes (mais pas leurs partis respectifs) doivent donc être écartés de la tête de l’État, car ils nous ont maintenant clairement montré que leur retour au pouvoir pénalisera durablement notre avenir, sans l’ombre d’un doute.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans un tel contexte, vous avez décidé que votre parti irait seul cette fois-ci à l’élection (pour les évidentes raisons que chacun sait) sans faire alliance avec l’un ou l’autre de ces deux êtres infâmes, malpropres, sans dignité et amour-propre, en somme deux escrocs intellectuels. Mais dans ce choix (si tant est que vous avez vraiment pu choisir) se trouve un hic, et ce hic est d’une extrême importance pour l’avenir de tout notre peuple, de notre développement économique à court et long terme, et surtout, pour notre moralité publique, sans laquelle nous n’accomplirons aucun réel progrès.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voyons les faits !  Le lundi 28 octobre dernier, vous avez été interviewé par Habib Mosaheb de Top FM, et l’entretien a été diffusé par cette même plateforme par Top TV.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En pas moins de deux fois durant les échanges entre vous, Habib Mosaheb vous a posé une question sans ambiguïté : au cas où aucune majorité claire ne se dégage de la consultation de la semaine prochaine et que le MMM, de par le nombre de ses députés élus, pourrait aider l’un des deux autres principaux partis à constituer un gouvernement, qu’allez-vous faire ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les deux fois, vous avez de toute évidence esquivé la question et vous avez répondu à côté, de manière totalement insatisfaisante : la question ne se pose pas, avez-vous déclaré, car vous êtes confiant que le MMM remportera suffisamment de sièges pour être en mesure de constituer, SEUL, un gouvernement. Rien que cela !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Or, la question se pose bel et bien, « Honorable » Bérenger !  Elle est même d’une importance fondamentale, car c’est bien elle qui va – possiblement, probablement &#8211; se poser vendredi de la semaine prochaine. C’est une éventualité que vous ne pouvez en aucune façon nier ou écarter, et il est donc indispensable, pour la gouverne des autres candidats du MMM, des partisans du MMM, des adversaires du MMM, de l’électorat de la circonscription n° 19 et de celui de Maurice dans son intégralité, ainsi que de tous les hommes et les femmes de bonne volonté de notre pays, de savoir ce que vous ferez en cas de parlement sans majorité (hung parliament) le 8 novembre prochain.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">RÉPONDEZ, PAUL BÉRENGER !  RÉPONDEZ, PARCE QU’IL EST DE VOTRE DEVOIR ÉLÉMENTAIRE DE FAIRE SAVOIR À TOUTE L’ÎLE MAURICE CE QUI VA ADVENIR D’ELLE DANS UNE TELLE ÉVENTUALITÉ ! EST-CE QU’UN PARTI PROPRE COMME LE MMM VA SE SALIR DANS UNE ALLIANCE HONTEUSE AVEC UN JUGNAUTH OU UN RAMGOOLAM ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Vous êtes averti, Paul Bérenger. Pas menacé, mais averti !  Si jamais les élections mènent à une situation bloquée et que vous rompez l’engagement moral que vous avez pris envers votre électorat en condamnant les ‘galimatias’ et autres pourritures des deux autres partis et de REDONNER UN NOUVEAU SOUFFLE DE VIE À PRAVIND JUGNAUTH OU À NAVIN RAMGOOLAM EN TANT QUE PREMIER MINISTRE DE NOTRE PAYS, VOUS ALLEZ SENTIR PASSER. NOUS VOUS LE PROMETTONS !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Vous ne pouvez pas ne pas savoir que vous aurez, dans le cas d’une situation bloquée, la faculté de refuser de vous allier à ces individus malpropres, ou alors de leur imposer des conditions tellement dures – avec, au minimum, vous comme Premier ministre pendant toute la durée du mandat &#8211; qu’ils ne pourront pas les accepter. Il vous appartiendra alors de les laisser se « démerder » (le mot n’est pas trop fort) pour sortir de leur ornière seuls, quitte à forcer notre Président par intérim à ordonner la tenue de nouvelles élections générales.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous allons vous surveiller de très près au cours des prochains jours, Paul Bérenger. Et si vous nous décevez, nous nous chargerons de vous miner dans vos attributions et vos fonctions et de vous faire intégrer les poubelles de l’histoire politique de notre pays si nécessaire. Vous vous êtes joué et fiché de votre électorat dans le passé, en plusieurs occasions et sans la moindre hésitation. Nous n’allons pas vous laisser le faire une nouvelle fois. Car cette fois-ci, vous n’avez conclu aucune alliance AVANT les élections, de toute évidence dans l’espoir que vous disposerez, comme précédemment, de la latitude – votre latitude personnelle – de vous associer à l’un des deux individus d’une extrême malpropreté qu’il nous faut précisément arriver à éliminer.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Vous êtes prévenu, Paul Bérenger !  Répondez à notre question avant le 7 novembre, si vous en avez le courage, et si l’honneur et la sincérité ont une signification quelconque pour votre personne !  Répondez, puisque, selon vos propres mots, vous aspirez à faire advenir une île Maurice « honnête et propre ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Reconnaissez-le : « un vrai changement, un renouveau », comme vous dîtes, ce n’est ni avec Pravind Jugnauth, ni avec Navin Ramgoolam que ça pourra se faire, n’est-ce pas ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À valeur du jour, la seule et unique personne qui, issue de l’un des trois principaux partis et élue, pourra apporter un réel changement dans le pays, c’est bien Arvin Boolell, et personne d’autre…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous attendons donc impatiemment votre réponse à notre question. Merci d’avance, Ô noble militant ayant œuvré sans relâche pour l’honnêteté, pour la justice et surtout pour la sincérité dans notre vie politique. Notre cher pays avant tout, n’est-ce pas ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">___________________________________________</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Passons maintenant, à l’adresse de tous nos lectrices et lecteurs, à quelque chose de nettement plus propre, professionnel et réjouissant.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Plusieurs nouveaux partis ont émergé durant les derniers mois dans le cadre des consultations à venir. De ce lot d’initiatives, une a retenu notre attention de par son approche, son discours, sa sincérité, et la qualité de son programme : 100 % CITOYENS.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’approche et l’exécution des représentants de ce parti méritent bien notre considération. Il est l’une des rares formations qui donne véritablement des lettres de noblesse à l’action politique et qui nous offre la bouffée de fraîcheur dont nous avons besoin dans ce monde pouilleux de notre politique locale. Il prône le libéralisme, sa tendance est centriste et son programme est équilibré, novateur et réaliste.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous n’exagérons en rien en affirmant que jamais, dans l’histoire de la politique à Maurice, un tel parti s’est préparé et présenté à l’élection avec un tel professionnalisme et un tel sérieux. Ses exercices de communication sont des modèles du genre, et si ce n’est rien que pour cela, nous les saluons bien bas. De plus, différemment des autres partis – à l’exception, faut-il le dire, de Ralliement citoyen pour la patrie, dont le programme est très bien construit – ils nous tiennent des propos mesurés, pleins de bon sens et présentés avec sobriété. Enfin, ils préconisent un politique qui est soutenue par des mesures de financement en accompagnement, ce qui est exceptionnellement positif et courageux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Réfléchissez, chères lectrices et chers lecteurs !  Il nous faut prendre un peu de recul et être pleinement conscients de ce qui est en train de se produire autour de nous. Notre pays est véritablement à un tournant de son histoire, si ce n’est qu’à cause du fait qu’il s’enfonce de plus en plus dans la déchéance morale, politique, économique, sécuritaire et environnementale. Si un véritable revirement ne se produit pas, nous continuerons à nous enfoncer, et notre beau pays deviendra une véritable île-foutoir dans quelques années.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Assez avec ces politiciens de toujours, ces authentiques dinosaures qui nous abreuvent de leurs mensonges, de leurs surenchères incessantes (qui montrent à quel point ils nous utilisent sans vergogne pour leurs besoins électoraux), de leurs sombres desseins et révélations, et de la puanteur qui accompagne leurs actes et leur hargne. Nous méritons nettement mieux que les Jugnauth, Ramgoolam, Bérenger et autres Duval qui nous roulent depuis des décennies.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ce n’est pas de ‘renouveau’ dont nous avons besoin, mais simplement de ‘nouveau’. C’est ce que nous propose l’équipe de100 % CITOYENS menée par José Moirt, Dev Sunassy et Ivor Tan Yan. Pour notre propre avenir, il est de notre devoir d’encourager ce type de parti à émerger, à s’affirmer et à arriver au pouvoir sinon demain, mais bien après-demain. Ses représentants nous montrent comment une activité politique digne de ce nom doit être menée, et il constitue un exemple par nous et pour ceux et celles qui viendront après nous. Nos vifs encouragements doivent les accompagner !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pensez donc sérieusement à leur accorder votre soutien et votre vote le 7 novembre prochain. C’est sans aucun doute celui qui aura le plus de poids dans l’urne.</span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio                <br /></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p></div>
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		<title>PONTES, LE MOMENT EST VENU DE PONDRE : PONDEZ !!</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/pontes-le-moment-est-venu-de-pondre-pondez/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Oct 2019 03:45:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[donateurs]]></category>
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		<category><![CDATA[représentation démocratique]]></category>
		<category><![CDATA[secteur privé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Notre chronique de cette semaine, qui paraît ci-dessous, est adressée à un groupe de patriotes dont on n’a pas encore entendu parler jusqu’ici au cours de cette campagne électorale. Ces oubliés, qu’on n’a aucune raison de laisser dans l’ombre avant le 7 novembre, ce sont ces grands Mauriciens qui assurent, depuis maintenant très longtemps, le financement des partis politiques, et qui sont particulièrement actifs dans les semaines précédant les élections générales. C’est deviner qu’à quelques rares exceptions, ils sont très occupés actuellement.</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Chères citoyennes et chers citoyens,</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Notre chronique de cette semaine, qui paraît ci-dessous, est adressée à un groupe de patriotes dont on n’a pas encore entendu parler jusqu’ici au cours de cette campagne électorale. Ces oubliés, qu’on n’a aucune raison de laisser dans l’ombre avant le 7 novembre, ce sont ces grands Mauriciens qui assurent, depuis maintenant très longtemps, le financement des partis politiques, et qui sont particulièrement actifs dans les semaines précédant les élections générales. C’est deviner qu’à quelques rares exceptions, ils sont très occupés actuellement.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Leur groupe est constitué de personnes dites ‘friquées’. Dans notre vocabulaire local, on s’y réfère en les appelant ‘les gros paletots’. Têtes des grands groupes sucriers, industriels, commerciaux, touristiques et financiers, banquiers et assureurs, gros bookmakers et autres privilégiés à qui le dynamisme personnel, les fortes compétences et le mérite ont apporté beaucoup de moyens, ils assurent juste avant le début de chaque quinquennat une subsistance confortable aux politiciens de notre pays afin que ces derniers aient les moyens d’organiser pour nous des consultations que nous qualifions de « démocratiques ».  </span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Vous nous excuserez : une fois n’est pas coutume, nous allons nous adresser à eux cette fois-ci directement, sans utiliser le ‘nous’ habituel et, vous le verrez, dans un style un peu particulier. Nous les appelons pour la circonstance des ‘pontes’, ce qui signifie en bon français et sur un ton familier « celui qui fait autorité dans sa profession ».</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Très chers pontes,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le moment tant attendu est arrivé !  Avec ces élections tout proches, vous allez encore une fois avoir l’occasion de montrer votre générosité, grâce à un geste financier de grande sincérité et de noblesse dans la préservation et les progrès de notre démocratie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ne perdez pas de temps ! La consultation populaire, comme vous savez, va avoir lieu dans un peu moins de deux semaines. Votre sens aigu de l’anticipation vous aura permis, sans aucun doute, de mettre de côté les fonds que vous réservez à la classe politique, du moins à sa partie et à ses partis qui, selon vous, auront des chances de nous montrer ce qu’est la bonne gouvernance pour un nouveau quinquennat.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Grâce à vos gestes spontanés envers les partis politiques qui comptent vraiment chez nous, vous allez pouvoir « financer les élections en partie, pour aider la démocratie », comme le disait de manière si juste et appropriée l’un des vôtres à Port-Louis, début juillet 2014. Nous le savons bien, ce 33ème degré de l’expertise comptable n’est pas le seul à avoir choisi d’afficher son aide à l’épanouissement de la démocratie locale. Nombreux sont ceux d’entre vous qui avez depuis longtemps contribué à faire évoluer la politique dans une direction qui honore « la partie de nos concitoyens dont la vive intelligence joue un rôle électoral décisif », soit ces nombreux électeurs qui, comme vous savez, manifestent dans leur vote un sens très aigu de ce qu’est la dignité et le respect de soi. Encore une fois, votre apport sera crucial dans ce processus.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Grâce à vos injections déterminantes en faveur notre évolution politique et au bon usage que les chefs de partis ont fait d’elles, notamment en éduquant le peuple et en l’initiant au civisme, au sens critique, à ses devoirs et ses responsabilités, tout le système politique et social a fortement changé à Maurice, la manipulation des masses n’a plus cours et nous avons maintenant la chance et le privilège de vivre dans une île ordonnée, propre, belle, solidaire, développée et en progrès continu. Grâce à vous, du moins en partie !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En effet, que serait-il advenu de nous, peuple de Maurice, si vous n’aviez pas décidé depuis de nombreuses décennies de participer au financement des activités de nos grands partis, et permettre ainsi à toute la communauté de mûrir et de devenir ce symbole de perspicacité, d’intelligence, de patriotisme et de persévérance qui force l’admiration pour notre île, tant localement qu’à l’étranger ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Au nom de Dieu, du moins de ce Dieu pour ceux d’entre vous qui êtes croyants et religieux et qui pratiquez votre foi, nous vous en remercions.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme vous savez, la tradition des dons généreux aux politiques est ancienne chez nous. Nous pensons en particulier à ces fonds qui ont régulièrement été versés au Ralliement mauricien, puis au PSMD, dans les années 1960, puis aux autres partis politiques depuis 1976 !  Pensez que, lorsque les temps étaient durs et qu’un ‘export duty’ de 20 % frappait nos exportations de sucre, Seewoosagur Ramgoolam vous a compensés pour votre stoïcité et votre abnégation avec des décorations ‘Kt.’, ‘CBE’ et autres ‘CMG’ !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pensez aussi à ces initiateurs de gestes donateurs au grand cœur (suivis après par d’autres) qui, pour pallier les manques de fonds de S. Ramgoolam, ont accepté de jouer le jeu et de permettre à Air Mauritius, société d’État en 1978, de devenir en quelque sorte l’ancêtre de la communauté des donateurs réguliers d’aide financière au Ptr, au MSM et au MMM, et donc de passer ce cap difficile de notre histoire où même le PIB du pays avait reculé. Que serions-nous devenus sans ces apports, qui ont augmenté en nombre et en volume au fil des ans, dans l’organisation et la tenue d’élections au travers desquelles la démocratie a tant progressé chez nous ?  </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et grâce à vous, du moins en partie, les résultats sont là, probants et éclatants !  Grand merci, pontes !  Voyez vous-mêmes, nous sommes maintenant fermement installés dans un système qui se distingue par certains aspects particulièrement positifs et favorables de la vie politique : nos leaders, ceux des grands partis traditionnels du moins, sont intègres, honnêtes, sincères, compétents et dynamiques ! Notre pays s’affiche comme un modèle de moralité publique, de sécurité (notamment physique et routière), de comportements responsables, de discipline, de sobriété et de développement économique soutenu. Le pays ne peut donc que vous dire : continuez ainsi !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il y a bien des informations qui nous parviennent de l’étranger, entre autres de magazines sérieux comme <em>The Economist</em>, qui font état de toutes sortes d’analyses passant à côté de la réalité de notre île. Ainsi, ils qualifient ces donateurs qui font tant de bien chez nous du qualificatif odieux de ‘crony capitalists’ (un capitalisme de réseau incontrôlé, en quelque sorte), et ils disent que ceux qui effectuent ces dons ‘undermine trust in the state, misallocate resources and stop countries and true entrepreneurs from getting rich’.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Faux, disons-nous, bien fermement !  Grâce, en partie du moins, à vos dons, les politiciens de tous bords ont appris à rester objectifs et modérés, à préserver le fair-play que sous-tend notre Constitution, à nous débarrasser de la corruption, de la drogue, de l’indiscipline, de la laideur, des atteintes à l’environnement et à bien d’autres éléments qui nous pénalisaient tant au départ. Les Mauriciens vous doivent cette vérité, au moins !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avez-vous déjà réfléchi aux montants que vous allez pouvoir offrir cette fois-ci aux leaders politiques ? Avez-vous pensé à la répartition de votre bourse entre les différents partis que vous avez sélectionnés ?  Vous allez donner plus à qui ?  À la réflexion, je vous prie de m’excuser pour ces questions indiscrètes. Je vous sais suffisamment perspicaces et avertis pour vous rendre compte de mon impertinence et ne pas y donner suite. J’ai manqué de délicatesse…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Je sais bien que vous prendrez grand soin de vous assurer que vos dons équilibrés et adéquats promeuvent des élections bien organisées, dans l’ordre et la tolérance entre les partis, et que notre électorat maintenant très éclairé saura faire des choix judicieux et avisés qui garantiront la pérennité de nos grandes avancées depuis l’indépendance.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Je pense même que la patrie doit vous démontrer sa reconnaissance et son appréciation. Et c’est la raison pour laquelle j’ai en tête une idée : celle de procéder à une collecte dans le but de faire ériger dans un avenir pas très lointain, à la Place d’Armes à Port-Louis, une stèle en votre mémoire et celle de vos ascendants, afin que ceux qui viendront après nous sachent se rappeler ce que la patrie vous doit dans son éloquent cheminement. Sur le fronton de cette stèle pourrait être gravée une belle inscription, comme suit :</span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>À nos valeureux pontes du secteur privé</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>pour leur contribution déterminante apportée</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>aux instances politiques de notre cher pays</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>dans le développement et le raffermissement</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>toujours plus prononcés de notre démocratie</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>dans la sensibilisation de la communauté entière</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>à ses devoirs envers la mère-patrie bien-aimée</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>ainsi que dans leur participation significative</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>à notre développement économique et matériel.</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>Qu’ils en soient remerciés et honorés à jamais !</em></span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em> </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Vous, nos valeureux capitaines d’industrie, vous reconnaîtrez aisément dans ces mots qui traduiront toute notre sympathie, notre affection et notre profonde reconnaissance.<em>  </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour l’avenir de notre chère île Maurice, donnez donc aussi généreusement que possible ! Comme toujours, nos grands leaders sauront se servir judicieusement de vos abondantes ressources, gagnées grâce à vos grandes compétences, votre ingéniosité, vos initiatives astucieuses, votre dévouement pleinement désintéressé et votre comportement exemplaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’île Maurice et tous ses habitants vous signifient leur pleine gratitude pour votre inestimable aide à leur marche en avant continue. Ils vous doivent beaucoup, tout compte fait et additionné !  Vivent vous tous !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio           <br /></span></p>
<p style="text-align: justify;"></div>
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		<title>CITOYENS MORISS, ANOU FORCE POLITICIENS PRAN LANGAZMAN AR NOU…</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/citoyens-moriss-anou-force-politiciens-pran-langazman-ar-nou/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Oct 2019 09:37:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[declaration]]></category>
		<category><![CDATA[democracy]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[pledge]]></category>
		<category><![CDATA[term of office]]></category>
		<category><![CDATA[transparency]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nos élections générales auront lieu dans trois semaines et, à l'exception d’un ou deux petits partis politiques, aucun n'a présenté de propositions de gouvernement concrètes concernant notre prochaine législature. Jusqu'à présent, les meetings politiques ont été passés à écouter les politiciens se détruire les uns les autres, sans beaucoup de propositions concrètes en termes de programmes, de mesures réfléchies ou d'autres éléments capables de nous aider à nous faire une idée précise de leurs intentions en cas d’élection.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_11 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><table style="width: 100%; border-collapse: collapse;" cellpadding="5">
<tbody>
<tr>
<td style="width: 50%;">
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Chers compatriotes,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Nos élections générales auront lieu dans trois semaines et, à l&rsquo;exception d’un ou deux petits partis politiques, aucun n&rsquo;a présenté de propositions de gouvernement concrètes concernant notre prochaine législature.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Jusqu&rsquo;à présent, les meetings politiques ont été passés à écouter les politiciens se détruire les uns les autres, sans beaucoup de propositions concrètes en termes de programmes, de mesures réfléchies ou d&rsquo;autres éléments capables de nous aider à nous faire une idée précise de leurs intentions en cas d’élection.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Cette fois-ci encore, à moins que nous ne fassions très attention, la campagne sera l&rsquo;occasion pour les électeurs dans les circonscriptions de discuter des votes à accorder, mais de laisser les grands Seigneurs qui nous gouvernent décider seuls quel programme ils appliqueront. Le surlendemain de l&rsquo;élection, ce sera du « business as usual ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Nous vous invitons à prendre connaissance du message et du texte d&rsquo;une « DÉCLARATION » formelle que nous avons l&rsquo;intention de transmettre à tous les partis politiques de l&rsquo;île, en leur demandant de nous fournir des engagements et des assurances quant à la manière dont ils entendent utiliser nos votes pendant leur mandat (au cas où ils seraient élus) pour promouvoir nos intérêts et le développement du pays de la manière la plus appropriée possible.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Veuillez lire ce texte, ci-joint. La manière dont les politiciens la traiteront est de la plus haute importance, car elle révélera dans quelle mesure les partis politiques et leurs candidats ont l&rsquo;intention de « jouer le jeu politique » correctement envers nous.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">La publication de leurs manifestes électoraux est attendue le prochain week-end. Voyons donc quelle importance exacte ils accorderont à la présente proposition.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Sans aucun doute, ce sera très révélateur !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Avec nos meilleures salutations,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">L&rsquo;équipe d’ « Allo-Maurice »</span></p>
</td>
<td style="width: 50%;">
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Dear fellow countrymen and countrywomen,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Our general elections will be taking place in 3 weeks’ time, and apart from a couple of small political parties, none of the main ones has come forward yet with concrete proposals pertaining to their programme.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">So far, political rallies have been spent listening to politicians hitting at each other, without much coming forward in terms of outlook, programmes, sensible measures and such other elements that would help us find our way within the usual discourse of criticism of opponents and camouflage of intentions, if any.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Thus, as in the past, unless we are dead careful, the campaign will provide an opportunity for entertainment, fun, exchanges of views, and not much else, and 48 hours after election day, “business as usual” will resume, and the people of Mauritius will have missed yet another chance of stating clearly to those seeking election what <u>THEY</u> want.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">We are inviting you to peruse the short message and the text of the formal « DECLARATION » that we intend to forward to every political party in Mauritius, asking them to take a pledge on the use of our votes during their term of office (in case they are elected) in the furtherance of our interests only, not of theirs.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Please check this text, as attached. The way politicians will deal with it is of the highest importance, as it will reveal the extent to which political parties and their candidates intend to “play the political game fairly” with us.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">They are expected to come out with their manifesto this coming week-end. Let us see what importance exactly they will give to our proposal and whether they will sign and publish it or not.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">All this will be highly revealing indeed!</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">With our best regards,</span></p>
<p><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">The “Allo-Maurice” team</span></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"> </span></p>
<table style="border-collapse: collapse; border-style: solid; border-color: #000000;" border="1" cellpadding="75">
<tbody>
<tr>
<td style="width: 100%; border-style: solid; border-color: #000000;">
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: large;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;"><strong>MESSAGE AUX REPRÉSENTANTS ATTITRÉS DE TOUS LES PARTIS POLITIQUES DE MAURICE…</strong></span></em></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: large;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;"><strong>…présentant des candidats à l’élection pour les consultations du 7 novembre 2019</strong></span></em></span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Veuillez trouver ci-dessous le texte d’une proposition d’engagement (téléchargeable) de votre parti en vue des prochaines élections intitulé « DECLARATION OF PORT-LOUIS 2019 ».</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Si vous estimez que cette « DECLARATION » mérite de recevoir votre attention et votre considération, nous vous invitons à la faire signer par votre représentant / fondé de pouvoir / décisionnaire et à en donner publication en la joignant à votre prochain manifeste électoral.</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Au cas où vous ne le faites pas, nous en tirerons les conséquences, et nous en ferons part aux dizaines de milliers de personnes que nous touchons lors de la publication de chacune de nos chroniques.</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Merci d’avance pour l’attention que vous déciderez d’apporter (ou pas) à notre proposition.</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong><span style="color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio </span>        </strong></span></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"> </span></p>
<table style="width: 100%; border-collapse: collapse; border-style: solid; border-color: #000000; background-color: #f5f5f5;" border="1" cellpadding="5">
<tbody>
<tr>
<td style="width: 100%; border-style: solid; border-color: #000000;">
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: large;"><strong>DECLARATION OF PORT-LOUIS 2019</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong> </strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong><em>Pledge of the individual political parties of Mauritius to serve the motherland </em></strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong><em>with honour, pride, integrity and transparency </em></strong></span></p>
<p><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong> </strong></span></p>
<p><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong>We, ………………………………………………………. (full name of proxy), acting on behalf and through delegation of authority from ………………………………………………. (full name of political party / alliance / coalition) hereby pledge and take the engagement, in case of election of our candidates to the National Assembly, to exercise power and/or contribute to the exercise of power in the course of the next legislature in a responsible and fair manner. Our elected representatives will follow closely and uphold the following values, principles and initiatives throughout the duration of the mandate entrusted to them by the people of Mauritius, following the exercise by the latter of their full rights and privileges as citizens of our motherland in the coming election, as follows :</strong></span></p>
<ol>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><strong>Act at all times in favour of the enhancement of human rights and freedoms and the adoption of appropriate legislation, and endeavour to promote and safeguard democracy and good governance, through the setting of good example, appropriate measures and proper and effective application of decisions.</strong></span><span style="color: #000000;"><strong><br /></strong></span></span></li>
</ol>
<ol start="2">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><strong>Register our political party, its Rules and Bye-Laws with the Registrar of Associations no later than 31<sup>st</sup>. January 2020. Give publication to such registration, duly confirmed, no later than 15 days after confirmation of same by the relevant authority. Have the political party’s accounts duly audited and published no later than 3 months after the end of our fiscal year. Release publicly 15 days after our AGM the names of our office bearers and their respective functions for the ensuing year.  </strong></span><span style="color: #000000;"><strong><br /></strong></span></span></li>
</ol>
<ol start="3">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><strong>Put up structures throughout the country meant to provide citizens with an understanding of all aspects of political life (including political systems, party politics, programmes and participation), of economic development, of appropriate behaviour towards self and others, of civic spirit, of rights and duties of citizens as a group and of attainment of personal endeavours.</strong></span><span style="color: #000000;"><strong><br /></strong></span></span></li>
</ol>
<ol start="4">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><strong>Participate in the organisation of a national campaign aimed at getting all citizens of our motherland to contribute to a country-wide debate on our present Constitution and amend its text in a manner conducive to fairness, equality, equal opportunities, full separation of the three powers – the legislative, the executive and the judiciary &#8211; from each other, full independence of the judiciary and of the public institutions participating in the administration of the country, strongly enhanced prerogatives of ordinary citizens to question and debate over matters sensitive to the common good, to the ‘living together’ and to the furtherance of progress and development of all public fields in Mauritius. Aim at the completion of such exercise, by way of a referendum, before the end of the regular parliamentary term starting in November 2019.</strong></span><span style="color: #000000;"><strong><br /></strong></span></span></li>
</ol>
<ol start="5">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><strong>In the process of amending our Constitution, study and include as appropriate in its text provisions pertaining to the maintaining or not of the classification of Mauritian citizens along separate so-called ‘ethnic’ lines, to new checks and balances aimed at reducing the prerogatives of elected politicians enjoying the unwarranted advantage of deciding without any constraint and opposition, to the possible appropriateness of the separation of the legislative and executive powers and the taking of steps in relation thereto, to redefining certain aspects of our electoral system, including the regular defining of judicious constituency boundaries, meant to ensure equitable representation of the people.</strong></span><span style="color: #000000;"><strong><br /></strong></span></span></li>
</ol>
<ol start="6">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><strong>Additionally, review the process of financing of political parties at any point in time in between mandates, ensuring that financing, if at all eventually allowed by law, cannot prompt in any manner whatsoever political parties and individual politicians funded by private interests to entertain moral obligations vis-à-vis individual donors when considering requests and dossiers submitted by the aforesaid donors and deciding thereon.</strong></span><span style="color: #000000;"><strong><br /></strong></span></span></li>
</ol>
<ol start="7">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><strong>Refrain from initiating and/or taking part in a debate in the National Assembly pertaining to our own salaries and other such remuneration, in whatever sort and form, as well as in other debates where we would be called upon to appreciate proposals both as judges and parties. We take the engagement to always entrust such matters to perfectly independent bodies composed of persons enjoying a reputation for their moral integrity, neutrality and fairness in their reasoning and behaviour.</strong></span><span style="color: #000000;"><strong><br /></strong></span></span></li>
</ol>
<ol start="8">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><strong>In the field of communications and broadcasting, refrain from using, at any time during a legislature, undue prerogatives leading to the control and presentation by ministries, public bodies and public medias of information in a biased and subjective manner, or to the withholding of information voluntarily meant to misguide and influence public opinion.</strong></span><span style="color: #000000;"><strong><br /></strong></span></span></li>
</ol>
<ol start="9">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><strong>Uphold at all times the public values of patriotism, democracy, merit, responsibility, accountability, compliance with law, rigour, sincerity and honesty. Entertain and promote a clearly defined vision of the future of Mauritius conducive to its development in the short and long terms, through appropriate and balanced measures pertaining to the economy, education, the environment, public health, town and country planning, communications, external relations and all other aspects of government that are conducive to the furtherance of the interests and well-being of the entire community of citizens.</strong></span><span style="color: #000000;"><strong><br /></strong></span></span></li>
</ol>
<ol start="10">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><strong>Refrain from appointing, under any circumstances whatsoever, the same member of our political party to the status of Prime Minister of Mauritius for more than two terms of office in such capacity, even though circumstances make such appointment possible in principle.</strong></span><span style="color: #000000;"><strong><br /></strong></span></span></li>
</ol>
<ol start="11">
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong>Abstain from discriminating, in any situation and against any local party whatsoever (be it a moral or physical person), on grounds of ethnic and religious status and other considerations, notably differences in political opinion, utterance of fair criticism, sympathy for opponents, personal ideas, beliefs and engagements. Cast at all times a favourable image of our party and of its representatives, whether in Mauritius or abroad.</strong></span></li>
</ol>
<p><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong> </strong></span></p>
<p><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong>In Mauritius, on this ………………… day of October 2019</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong> </strong></span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><strong> </strong></span><span style="color: #000000;"><strong>……………………………………….(Signature)</strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong>for  ………………………………………………. (name of party / alliance / coalition)</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><strong> </strong></span><span style="color: #000000;"><strong> </strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong>Stamp, if available:  </strong></span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><strong> </strong></span><span style="color: #000000;"><strong> </strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong>Printed and published alongside the electoral manifesto of our party on</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong>………………………. </strong></span></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"> </span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"> </span></p>
<p><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong>Fichier à télécharger pour signature / File to download for signature:   </strong> <a style="color: #000000;" href="https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/DECLARATION-OF-PORT-LOUIS-2019.pdf" target="" rel="noopener noreferrer"><span style="color: #000000;">DECLARATION OF PORT LOUIS 2019</span></a></span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"> </span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"> </span></p></div>
			</div>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>QUEL VOTE LE 7 NOVEMBRE, POUR QUELLE ILE MAURICE ?</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/quel-vote-le-7-novembre-pour-quelle-ile-maurice/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Oct 2019 17:53:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[7 novembre 2019]]></category>
		<category><![CDATA[autoritaire]]></category>
		<category><![CDATA[candidat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La législature se termine… La date des élections générales est maintenant fixée… La liste des candidats et les manifestes électoraux seront bientôt publiés… C’est la moment pour chaque citoyen/ne de prendre un peu de recul (ce qui n’a jamais été facile à Maurice) et de décider, selon sa circonscription, pour qui et pour quel parti il/elle veut accorder son vote. Nous vous invitons à vous livrer, avec nous, à un examen de la situation dans laquelle se trouve notre pays, et de tenter d’établir quel choix électoral sera le plus opportun pour nous-mêmes, pour notre pays et pour son avenir. Nous ne prendrons pas la liberté, pour ce faire, de vous conseiller pour quels candidats spécifiques voter, mais seulement de faire ressortir des questions qui pourront contribuer à vous faire choisir le plus judicieusement possible.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_12 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chers compatriotes,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La législature se termine… La date des élections générales est maintenant fixée… La liste des candidats et les manifestes électoraux seront bientôt publiés…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">C’est la moment pour chaque citoyen/ne de prendre un peu de recul (ce qui n’a jamais été facile à Maurice) et de décider, selon sa circonscription, pour qui et pour quel parti il/elle veut accorder son vote.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous vous invitons à vous livrer, avec nous, à un examen de la situation dans laquelle se trouve notre pays, et de tenter d’établir quel choix électoral sera le plus opportun pour nous-mêmes, pour notre pays et pour son avenir. Nous ne prendrons pas la liberté, pour ce faire, de vous conseiller pour quels candidats spécifiques voter, mais seulement de faire ressortir des questions qui pourront contribuer à vous faire choisir le plus judicieusement possible.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les événements de cette semaine nous montrent maintenant très clairement que Maurice, sans un vote vraiment opportun de votre part, se dirige droit vers un régime autoritaire, confiscateur de nos libertés élémentaires, qui finira sans aucun doute dans une dictature et un État complètement dégénéré.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Si c’est ce que, inconsciemment, vous voulez laisser se produire, alors que ceux d’entre vous qui votent depuis 50 ans pour les candidats bénéficiant de vos préférences communales continuent à le faire. Laissez de côté votre raison, votre sens critique, votre mémoire de la façon que les hommes politiques qui vous demandent votre voix se sont comportés envers vous dans le passé, et leur vraies compétences, s’ils en ont. Laissez aussi de côté l’attitude qu’ils ont adoptée envers leurs adversaires, leur renoncement à servir les intérêts supérieurs du pays en bien des circonstances, leurs comportements opaques, pervers et immoraux (du moins pour certains d’entre eux) ainsi que tout ce qu’ils n’ont pas entrepris qui aurait pu faire avancer le pays, non seulement sur le plan économique, mais aussi sur le plan social, politique, moral, environnemental et sanitaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Par contre, si vous estimez que nous, les Mauriciens, nous méritons bien mieux que la façon dont nous traitent les politiciens locaux depuis 1968, alors il faut que vous compreniez que rien ne changera sans certaines décisions et certains choix bien précis de notre part. Il faut que vous compreniez que, sans un réel changement sur le plan politique à Maurice, notre avenir va s’assombrir davantage, et que nous en serons les grands perdants.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour un pays en développement comme le nôtre, le système politique reste élémentaire et peu évolué. Commençons donc, si vous voulez bien, par faire ressortir certains éléments qui caractérisent le contexte politique local.</span></p>
<ol style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>Maurice n’est pas un bon exemple de démocratie représentative</u></strong><u>.</u> Le gros du peuple ne possède pas la maturité nécessaire capable d’assurer des élections et des alternances basées sur les meilleurs choix de développement. Les politiciens ont une marge de manœuvre considérable, et les contre-pouvoirs sont d’une grande faiblesse. Les médias traditionnels sont supposés représenter un quatrième pouvoir, mais à Maurice ceci est un leurre. Ainsi, la quasi-totalité des organes de presse sont entre les mains de « pouvoirs occultes », dont les représentants se retrouvent à la direction de ces journaux. Il serait facile de les identifier nommément : ils se livrent à de la censure, à de l’auto-censure, et ils ménagent systématiquement ceux qui défont la méritocratie à Maurice (jamais critiqués, ceux-là).</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>Dans le pays, le jeu démocratique est faussé au départ</u></strong> par un multiculturalisme qui accorde la priorité de la représentation dans les instances parlementaires du pays non pas aux idées et aux programmes politiques, mais à l’élection de représentants des différents groupes composant la communauté, quelles que soient leurs compétences intrinsèques. Les élections sont l’occasion de montrer son appartenance à tel parti et à tel candidat plutôt que pour d’autres, et elles se résument à des « matchs », ou des vendettas, si vous préférez. Voilà notre style de démocratie à nous.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>Les politiques suivies manquent totalement de cohérence, quel que soit le parti concerné.</u></strong> La nature de la politique menée et des mesures prises s’étale sur la gamme complète des possibilités : socialistes, sociaux-démocrates, libérales, conservatrices et réactionnaires. Et le personnel politique en profite depuis toujours pour laisser « le bon peuple » ignorant des notions, des références et des comportements élémentaires indispensables à la conduite de politiques efficaces, honnêtes et sincères bénéficiant à tous. De toute façon, que comprendrait-il à tout cela, avec le niveau d’éducation qu’il a reçu ? Consultez les posts courants de Facebook : ils en disent bien long sur le niveau intellectuel moyen qui prévaut dans le pays. Ainsi, tout esprit objectif, neutre et avisé ne peut manquer de constater combien <strong><u>notre communauté nationale s’est appauvrie intellectuellement, à presque tous les points de vue, depuis l’indépendance.</u></strong> Le désordre mental que continuent à afficher de nombreux Mauriciens est tout simplement effarant.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>L’éducation politique d’une majorité de l’électorat reste à faire</u></strong>: elle n’a pratiquement aucune connaissance de tout ce qui compte vraiment en termes de structures, de fonctionnement et de garde-fous d’une démocratie représentative, et elle ne comprend pas quelles mesures il faudrait prendre pour provoquer un assainissement de notre vie publique. De plus, cette majorité de l’électorat pèche par son incapacité à déterminer la valeur exacte des candidats qui lui demandent son vote. À chaque consultation, la majorité des votants montre combien il lui manque une juste appréciation des hommes/femmes politiques et de leurs actions, un sens critique, une bonne mémoire des faits passés et l’utilisation de la raison plutôt que de l’émotion dans ses choix. Très peu d’examens critiques ont lieu chez les électeurs de notre grand village national : ils sont dépourvus du recul nécessaire à la juste appréciation des hommes et des situations.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>Les conséquences de cette situation, qui s’affiche en permanence, sont extrêmement graves et pénalisent lourdement notre développement politique, économique, social et intellectuel.</u></strong> À Maurice, 50 ans après l’indépendance, nous évoluons toujours dans le pays à un niveau élémentaire : ainsi, dans l’île, l’immoralité, la lâcheté, la léthargie, l’incivisme, la violence, les trafics de toutes sortes, le désordre et la saleté sont de plus en plus visibles et ont libre cours. Les décisions courageuses nécessaires au redressement sont rares et les besoins de changement dans tous les domaines de notre vie en commun restent immenses.</span></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous sommes en 2019, et les meetings publics se passent toujours à critiquer les adversaires, plutôt que formuler des propositions de gouvernement à venir précises. Les politiciens le savent : les programmes n’intéressent pas l’électeur moyen, alors qu’ils sont de loin la plus importante considération qui devrait permettre au votant de faire son choix. Pourquoi les politiciens passent leur temps à critiquer leurs adversaires : le peuple n’est-il pas assez intelligent pour évaluer les performances de ses représentants lui-même ? Est-il à ce point imbécile ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La triste réalité, c’est que tous les politiciens depuis 70 ans ont systématiquement refusé d’éclairer la communauté et de lui donner une éducation, fût-elle élémentaire, sur le civisme, le devoir citoyen, la contribution à la vie de la Cité et l’égalité devant la loi. Pour des raisons claires, d’ailleurs : ça fait perdre des voix ! Le politicien ne demande jamais d’efforts à sa clientèle. Il la flatte et (surtout à Maurice) il se montre généreux à son égard. Ainsi donc, aujourd’hui encore, il reste encore à un grand nombre de Mauriciens de découvrir ce que sont le respect de soi et des autres, la dignité, le sens des responsabilités, la sincérité et l’honnêteté, en somme beaucoup de qualités toujours absentes non seulement chez nombre d’entre eux, mais aussi chez la plupart des politiciens eux-mêmes et de ceux chargés d’une fonction publique quelconque.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Passons maintenant au jugement que l’on peut porter sur les principaux hommes politiques dirigeants de partis qui expriment le souhait de se faire élire ou réélire pour représenter le peuple à l’Assemblée.</span></p>
<ol style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>Pravind Jugnauth, une catastrophe nationale</u></strong></span></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À l’exception des Mauriciens obnubilés par la personnalité de ce triste individu, qui ont la ferme intention de lui exprimer leur vote (et avec lesquels ce n’est même pas la peine de discuter), tous les citoyens tant soit peu avertis savent bien que la législature qui se termine actuellement est la pire et la plus néfaste que nous ayons connue depuis toujours.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le père et le fils Jugnauth terminent leurs mandats respectifs sur un bilan des plus négatifs qui soit, tant sur le plan de l’immoralité, de l’indécence, du gaspillage, de l’abus de fonds publics, de l’augmentation de la dette nationale, de l’insécurité, de la vente des drogues dures, de la restriction de plusieurs libertés et de la disparition des quelques rares références qui nous restaient en matière de gouvernement et de justesse dans les comportements.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">De plus, comme chacun sait, la personnalité du fils Jugnauth n’est pas très affirmée, comme il l’a montré dans beaucoup de circonstances. Sa capacité à gérer certaines situations délicates a été quasiment nulle. Sa faiblesse comme Premier ministre et leader de parti est patente.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Refaire de cet individu très moyen encore une fois un Premier ministre serait condamner irrémédiablement notre pays à poursuivre la voie décadente des abus de pouvoir, du népotisme, de l’autoritarisme, du trafic d’influence et du laxisme complet. Nous avons le devoir moral de faire partir ce petit opportuniste qui exploite le manque de discernement d’un grand nombre de nos compatriotes pour nous imposer sa démagogie, ses promesses non tenues, ses contradictions (inspirées de son père), ses projets populistes extrêmement coûteux, sa censure inquiétante et ses financements et transactions obscurs. Nous avons le strict devoir de ne jamais l’élire encore à la tête de notre pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En somme, le père et le fils Jugnauth ont sapé &#8211; encore plus que ne l’avait fait auparavant Navin Ramgoolam &#8211; les fondements de nos institutions, ils ont bâti un système parfaitement indécent constitué de népotisme, d’opacité et d’usurpation de leurs rôles, de l’imposition renforcée du langage politiquement correct et d’un autoritarisme insidieux qui restreint les libertés fondamentales, dorénavant encore mieux installé qu’avant dans l’île grâce à eux. Ils sont maintenant devenus clairement deux dangers pour la survie de notre démocratie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avec eux, notre pays s’enfonce de plus en plus. Avec eux, de nouveaux sommets de la défiance sont régulièrement atteints et tout cela devient dangereux pour notre vivre-ensemble et la perpétuation de notre stabilité sociale. Songez un instant combien plus rapidement nous aurions pu avancer si nous n’avions pas à composer avec des politiciens de troisième division, des décideurs prenant des mesures incohérentes, des sous-fifres sans dignité, des lèche-bottes léthargiques et des truands de tous bords qui profitent du laxisme ambiant.</span></p>
<ol style="text-align: justify;" start="2">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>Navin Ramgoolam, l’homme autoritaire et immoral, un petit parvenu dilettante</u></strong></span></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous avons eu l’occasion de qualifier Navin Ramgoolam et ses (in)actions au cours des trois mandats que le peuple lui a confiés depuis 25 ans. Cet individu est un narcissique, toujours très content de lui, qu’entourent des sous-fifres, des sbires et des videurs. Dans un pays normal, avec une politique fonctionnant normalement, il aurait été renvoyé de son parti depuis bientôt cinq ans. Mais voilà, nous sommes à Maurice, et ce pédant s’est permis d’insulter les électeurs de Triolet en 2015, pour avoir mal voté, comprenez pour n’avoir pas voté pour lui en nombre suffisant.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comment peut-on refuser de voter pour ce grand Seigneur ? Intolérable, inacceptable, n’est-ce pas ?  Voilà, chers lecteurs et lectrices, la conception que se fait ce cher fils de S. Ramgoolam de la démocratie et des élections. On n’a pas le droit de ne pas voter pour lui ! C’est un homme tout à fait indispensable pour le pays, point à la ligne.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Passons quand même aux choses qui comptent pour l’avenir du pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais avant, posons-lui une question qui nous taraude depuis 4 ans et plus. La voici ! Si au début de 2015, il se trouvait l’équivalent de 220 millions de roupies dans son coffre-fort, quel est le montant exact des différentes devises qui s’y trouvaient juste <u>AVANT</u> les élections de décembre 2014, vu qu’une élection coûte des centaines de millions de roupies ?  Rs 500 millions ?  Rs 600 millions ?  Ou peut-être Rs 800 millions ?  Aurons-nous jamais cette information ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et si, d’après son dire, le Parti travailliste n’était pas dûment enregistré en 2014 en tant qu’association (un parti fantôme donc, du point de vue juridique), combien M. Ramgoolam doit-il donc personnellement à la MRA ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Navin Ramgoolam est connu à Maurice comme l’homme aux nombreux visages et comportements condamnables :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’homme politique, qui passe son temps à critiquer ses adversaires sans venir de l’avant avec un programme exhaustif, leader d’un parti d’où la collégialité inexistante (« Moi ki décidé ! »),</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’homme réel, c’est-à-dire l’orgueilleux, le parvenu, le jouisseur, l’autoritaire et l’abuseur de ses fonctions. De la part d’un homme qui n’est pas une personnalité publique, ce n’est pas grave. D’un individu ambitionnant de redevenir Premier ministre, sa réelle personnalité et ses comportements renseignent sur son compte et doivent être surveillés.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le franc-maçon, qui s’entoure et privilégie autour de lui ses « frères » et « sœurs » francs-maçons et franc-maçonnes au détriment de la méritocratie. Comme nous l’avons indiqué récemment, il a contourné les intérêts supérieurs de notre pays pour favoriser l’un de ses frères dans l’allocation d’un contrat portant sur l’acquisition d’équipements destinés à un bien de l’État.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le rejet du principe immuable de la propriété privée : l’octroi de terres de l’État pour le bénéfice d’un religieux, en trahissant le système de base de la propriété foncière dans le pays.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le favoritisme montré envers sa maîtresse dans l’allocation d’un espace à l’aéroport de Plaisance, en renonçant à soumettre cette allocation à un processus de soumission d’offres ouvertes au plus offrant, reniant ainsi le principe sacro-saint de la saine compétition dans le secteur des affaires.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’obligation faite à un membre du corps judiciaire de venir enregistrer son ‘gagging order’ (l’obligation de silence) un samedi matin en Cour, craignant que la presse ne révèle un aspect fondamental de sa vie privée démontrant son infidélité et ses dérives morales.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’individu a une grande réputation (confirmée par les faits) comme dilettante spécialisé dans les tergiversations, l’attentisme, l’indécision et les remises à plus tard. En cela, il est le digne fils de son père. Les décisions qui pourraient prendre 5 minutes à d’autres prennent 5 mois avec lui, et parfois il n’y a aucune décision de prise. Ainsi, l’on ne sait toujours pas dans quelle circonscription il sera candidat. Typique !</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Enfin et encore plus important que tout le reste, à cause de ses comportements immoraux, <strong><u>Navin Ramgoolam n’a plus d’autorité morale et ne peut plus prétendre occuper un poste public important à Maurice.</u></strong> Dans un pays où le comportement des hommes publics doit être exemplaire à tout instant, vu que le peuple doit s’en inspirer pour sa propre conduite, il a failli lamentablement à sa mission. Il doit s’en aller, définitivement, car il est devenu un poids lourd pour le Ptr, un handicap qui risque de coûter bien cher à TOUTE l’île Maurice en permettant au MSM de traverser !  C’est Arvin Boolell qui doit prendre le leadership du parti pour battre Pravind Jugnauth.</span></p>
<ol style="text-align: justify;" start="3">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>Paul Bérenger, ou la pureté virginale subitement retrouvée</u></strong></span></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Aux dernières nouvelles, depuis peu, Paul Bérenger et son MMM sont redevenus le choix parfait pour la prochaine consultation populaire. Rien que ça !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Peuple de Maurice, où est donc ta mémoire ? Comment ne te souviens-tu donc pas que les intentions des politiciens ne valent pas grand-chose à Maurice ? Comment peux-tu oublier que c’est à cause de cet individu que nous avons dû nous soumettre aux règnes d’un Aneerood Jugnauth, d’un Navin Ramgoolam et d’un Pravind Jugnauth ? Comment peux-tu ne pas te rappeler que nous avons failli passer fin 2014 à un système semi-présidentiel qui aurait été catastrophique pour nous, avec Navin Ramgoolam comme président muni de pouvoirs étendus, afin que Paul Bérenger devienne Premier ministre ? Quand allons-nous mettre fin à toutes les mascarades de ce genre, de véritables hontes pour notre pays et extrêmement dangereuses pour notre bien commun et notre avenir ?</span></p>
<ol style="text-align: justify;" start="4">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>Xavier Duval, ou l’essence de l’insignifiance</u></strong></span></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous n’aurons pas beaucoup à dire sur le dernier de la « Bande des Quatre » : nous estimons, en effet, que lui et son parti n’ont plus aucun rôle significatif à jouer à Maurice à l’avenir. Il aura seulement servi à montrer à quel point Navin Ramgoolam, leader d’un parti qu’il qualifie de « national » peut se tromper dans le réveil des partis agonisants. À Dieu va, petit prince, fils du Roi !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En conclusion, nous estimons que pour faire sortir Maurice de cette voie appauvrissante que nous subissons depuis si longtemps, il nous faut nous débarrasser de ceux des politiciens qui ont symbolisé la déchéance graduelle que nous subissons et la déliquescence à laquelle nous sommes confrontés aujourd’hui.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Quatre politiciens doivent être renvoyés sans hésitation de notre vie publique, pour toujours : Pravind Jugnauth, Navin Ramgoolam, Paul Bérenger et Xavier Duval. Pour nous, ils représentent un monde qu’il faut faire disparaître le mois prochain. Leurs partis resteront, évidemment, mais eux-mêmes doivent être battus, sans pitié ! Ils ont été trop décevants, depuis trop longtemps, à beaucoup trop de points de vue ! Le peuple doit les exclure de la communauté nationale.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Confions notre avenir à d’autres politiciens qui paraissent sincères et compétents, et qui méritent notre confiance. Nous en avons désespérément besoin !</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio</span></p>
<p style="text-align: justify;"></div>
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		<title>PARTI TRAVAILLISTE : MILLE FOIS ARVIN BOOLELL !!!</title>
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		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Sep 2019 11:41:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Appel à Arvin Boolell – to ler finn arrivé ! Cher Arvin, J’espère que tu vas bien ! Long time no see… La situation dans laquelle se trouve notre pays sur le plan politique, social et moral me pousse à m’adresser à toi et te présenter ce message concernant notre avenir. J’ai adressé une lettre la semaine dernière sur ma page ‘Allo Maurice’ à ton leader - pour lui rappeler son passé et l’inviter à se retirer et te laisser prendre les rênes du Parti travailliste, avant que n’arrivent les prochaines élections. Il ne le fera évidemment pas, bien que son maintien sur la scène politique de Maurice fera sans aucun doute beaucoup de tort au parti, et qu’il pourrait même affecter négativement sa performance dans ces élections.</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Appel à Arvin Boolell – to ler finn arrivé !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cher Arvin,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">J’espère que tu vas bien ! Long time no see…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La situation dans laquelle se trouve notre pays sur le plan politique, social et moral me pousse à m’adresser à toi et te présenter ce message concernant notre avenir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">J’ai adressé une lettre la semaine dernière sur ma page ‘Allo Maurice’ à ton leader &#8211; pour lui rappeler son passé et l’inviter à se retirer et te laisser prendre les rênes du Parti travailliste, avant que n’arrivent les prochaines élections. Il ne le fera évidemment pas, bien que son maintien sur la scène politique de Maurice fera sans aucun doute beaucoup de tort au parti, et qu’il pourrait même affecter négativement sa performance dans ces élections.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Je prends pour acquis le fait que tu as lu ce texte, qui constitue un vrai réquisitoire contre la politique que Navin Ramgoolam a menée durant 3 mandats, ainsi que contre le comportement qu’il a adopté envers l’État, son gouvernement, son parti, ses mandants et sa propre personne pendant la période en question (1995-2000, 2005-2014).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Beaucoup de Mauriciens pensent que c’est toi qui, en toute décence, aurais dû prendre le leadership du Ptr après le piteux revers électoral – un désaveu complet – subi par Navin Ramgoolam dans la circonscription de Triolet en décembre 2014, du moins si ce dernier avait eu un peu de dignité et d’amour-propre. Mais l’individu étant qui il est, il t’a écarté de la manière que nous savons au début de 2015, et depuis il continue à régner sans partage sur le parti (qui n’est même pas dûment enregistré, si l’on en croit son interview sur ION News en 2015 !)</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Bien que la majorité des citoyens de Maurice ne s’en rende pas compte, nous sommes arrivés aujourd’hui à la croisée des chemins. Nous possédons maintenant une expérience de 50 ans et plus sur la façon dont nous nous gouvernons, et ceux d’entre nous qui avons développé une certaine objectivité et un sens critique savent où se trouvent les nombreuses failles de notre système, qu’exploitent pour leur bénéfice personnel Navin Ramgoolam et ses suiveurs, ainsi que les membres de la famille Jugnauth et tous les parasites qui gravitent autour d’eux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour le redire une nouvelle fois, la principale contrainte de notre pays tient au fait que (trop) peu de nos électeurs possèdent une formation politique, une éducation et un sens critique leur permettant de ne pas se laisser exploiter intellectuellement, sans qu’ils ne se rendent compte, par des politiciens dont le but principal est de garder ou revenir au pouvoir. Et dans une situation comme celle-là, le moyen le plus efficace pour faire évoluer le pays dans un sens positif, du moins dans le court terme, est de finir par imposer des politiciens munis de suffisamment d’intégrité, de compétences et de dynamisme (si tant est qu’ils existent) pour prendre la direction du pays et l’orienter vers un développement économique, moral, intellectuel et politique capable d’assurer une rupture – une vraie – dans sa marche en avant dans des conditions favorables vers l’avenir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Je me suis livré à beaucoup de réflexions ces derniers temps, en tentant de conserver une neutralité et une objectivité aussi fortes que possible. Je suis quelque peu chanceux à cet égard : depuis la formation du « gouvernement d’unité nationale » de décembre 1969 par Duval et Ramgoolam, je ne me suis jamais identifié à quelque parti politique que ce soit à Maurice et, depuis la cassure de 1983 jusqu’à mon départ du pays en 2000, je ne me suis toujours fait un devoir de déposer lors des élections législatives successives un bulletin sans aucune croix dans l’urne, ce dont je n’ai jamais cessé de me féliciter.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>L’approche donc la proposition qui va suivre sans aucune sympathie pour quelque parti ou homme/femme politique que ce soit, toi compris</u>. Si je la fais, c’est uniquement en réaction à une situation locale qui continue à se dégrader, aux nombreuses attaques envers notre démocratie et l’intérêt supérieur de notre pays et au maintien d’un style de gouvernance dépassé, en somme à tout un ensemble de graves dangers qui doivent recevoir une attention urgente et prioritaire, avant bien d’autres considérations, notamment celle de la politique partisane et des affrontements entre rivaux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Suite à mes réflexions, et tenant compte d’un ensemble de facteurs bien précis qu’il serait long à énumérer ici, je suis parvenu à la conclusion que la seule chance pour Maurice de commencer à s’en sortir, c’est que le Parti travailliste gagne les prochaines élections générales avec une majorité aussi confortable que possible, <u>mais que Navin Ramgoolam soit battu dans la circonscription où il sera candidat.</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans un tel cas, vu que Shakeel Mohamed a signifié son intention de ne pas briguer de suffrages après les prochaines élections, tu deviendrais de facto le Premier ministre du pays. Ton heure est arrivée, Arvin. Le temps est venu pour toi de montrer &#8211; enfin – que, comme tu le dis toi-même, ton humilité n’est pas un signe de faiblesse, et que tu es prêt à t’affirmer en tant que chef politique d’une île Maurice autre que celle que nous avons connue depuis plusieurs décennies.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Tu es aujourd’hui le seul homme politique à Maurice à posséder l’expérience, les compétences, le respect et l’estime nécessaires pour t’imposer au sommet de l’État et prendre charge d’une double mission de la plus haute importance : ARRÊTER LA DÉCHÉANCE ET LA DÉSINTÉGRATION PLUS AVANT DE NOTRE PAYS, ENCORE EN SOUS-DÉVELOPPEMENT À BIEN DES ÉGARDS, ET ASSURER SON INDISPENSABLE TRANSITION VERS UN ÉTAT MODERNE, NETTOYÉ DE TOUT LE DÉSORDRE, L’INSÉCURITÉ, LE LAISSER-ALLER, LA LÉTHARGIE ET LES INÉGALITÉS QUI LE PÉNALISENT, ET DÉBARRASSÉ DE TOUS CES HOMMES POLITIQUES DÉSESPÉRANTS QUI ONT &#8211; OU ONT EU &#8211; LA CHARGE DE NOTRE GOUVERNANCE ET QUI CONTINUENT À NOUS MONTRER LEUR VANTARDISE, LEUR ARROGANCE, LEUR IMPUDEUR, LEURS LÂCHETÉS ET LEUR AMATEURISME.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les deux immenses dangers qui nous guettent à Maurice aujourd’hui s’appellent Pravind Jugnauth et Navin Ramgoolam. J’ai dressé le bilan désastreux de ce dernier dans ma dernière chronique. Quant à Pravind Jugnauth, il n’y a que ses inconditionnels qui ne comprennent pas combien son retour au pouvoir serait une vraie catastrophe et un recul extrêmement dangereux pour notre démocratie. Avec lui, nous avons affaire à un individu qui montre régulièrement combien il a une faible personnalité et est incapable d’agir en vrai leader.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais il y a bien pire. Avec lui, l’autorité de l’État recule : les Mauriciens font les frais de l’incompétence, de la corruption, de l’insécurité, de la délinquance, des trafics de toutes sortes et du népotisme qui, tels des contre-pouvoirs, limitent l’action de l’État et l’empêchent d’agir sur la vie des gens. Les libertés reculent, les valeurs disparaissent, ses interventions-spectacle se résument à la critique de l’adversaire, certaines de ses déclarations sont tout simplement risibles, surtout lorsqu’il se pose en modèle. Et à part le match à venir Jugnauth-Ramgoolam à l’occasion des prochaines élections, bien peu de questions concernant notre avenir – les seules qui devraient compter – sont évoquées.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Tu te doutes bien qu’il existe beaucoup de Mauriciens qui sont disposés et même anxieux de te soutenir dans ton accession au poste de leader et, si Navin Ramgoolam persiste à se maintenir à la tête du Parti travailliste, dans une structure où il n’est même pas possible de tester sa légitimité et sa vraie popularité, tous ceux qui sont favorables à ton accession à la tête de ton parti (dont je fais partie) vont initier un mouvement pour provoquer ton accession au leadership. Comme mentionné ci-dessus, des moyens pour te porter à la tête du pays existent, et ils seront utilisés à fond le moment venu, sois-en certain !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La mission qui t’attend est immense. J’en vois plusieurs aspects déterminants :</span></p>
<ul>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>Redonner à la politique ses titres de noblesse</u>. La politique a été énormément dévaluée à Maurice au fil des ans par les comportements infects de beaucoup d’hommes politiques, et pas des moindres. Dans un pays où l’éducation politique reste à faire, l’exemple est une dimension fondamentale de notre comportement, car il inspire. Nous en avons cruellement manqué, à cause de politiciens incapables de prendre conscience de leurs responsabilités exactes à cet égard ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>Réconcilier le désespoir de nombreux Mauriciens envers la politique locale en mettant en place un gouvernement des affaires publiques digne de ce nom</u> ; c’est un objectif qui reste réalisable si les Mauriciens avisés font corps pour provoquer l’évacuation de la scène politique aussi bien les dinosaures &#8211; « la bande des quatre » &#8211; que les petits êtres, traîtres compris, qui tournent autour d’eux ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>Structurer l’organisation et la gestion de l’activité politique dans le pays par une législation appropriée</u>. C’est là une démarche qui n’a jamais été entreprise et est tout à fait essentielle, pour limiter les libertés que prennent les leaders politiques sans considération pour leur électorat ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>Commencer à imprimer de véritables lignes politiques dans les partis,</u> pour les forcer à maintenir une cohérence décisionnelle et abandonner les interventions à la petite semaine, au fil des circonstances et des occasions ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans un premier temps, en prévision d’une profonde modification de notre Constitution, <u>mettre sur pied un Conseil économique, social et environnemental indépendant, composé de membres reconnus pour leurs compétences, leur neutralité et leur indépendance</u>, loin des lèche-bottes et des trafiquants d’influence, capables de constituer l’un des piliers de nos structures politiques (aux côtés de l’État et du secteur privé) et servir en tant qu’organisme consultatif actif et force de proposition objective et respectée en matière de développement. En seront exclus les « yes-man » et les « yes-woman ».</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour réaliser une telle mission, il est impératif pour toi de t’adjoindre la collaboration de jeunes ayant montré des aptitudes et des capacités à participer à l’administration de la Cité dans l’avenir. Je me permets de te conseiller fortement de tenter de t’assurer la collaboration de personnes du calibre d’Avinaash Munohur, de Padma Utchanah, de Parvèz Dookhy, d’Alexandre Pougnet et d’autres jeunes Mauriciens de la même trempe. C’est avec la coopération des personnes de ce type que pourra survenir l’élimination rapide des autocrates, des politiciens-croupions, et des élus (nombreux) incapables d’être à la hauteur des situations engageant l’avenir proche ou lointain de notre pays. La transition vers une vraie démocratie en dépend fortement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme tu le disais si bien lors de ton intervention sur le samadhi de ton père il y a quelques jours, le développement est une aspiration à long terme qui se prépare patiemment à force d’idées, d’initiatives, d’efforts et de vision. Ce développement requiert des compétences, de la foi, de la sincérité, et de l’humilité en face de l’ampleur d’une telle mission. Tu pourras compter sur beaucoup de Mauriciens dans cette entreprise. Tu seras soutenu, parce qu’à travers toi, les Mauriciens recommenceront à comprendre l’intérêt précis d’une contribution commune et désintéressée au bien commun.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Au moment de voter, la bataille que nous allons devoir mener sera surtout contre nous-mêmes : encore trop d’électeurs de notre pays votent par sympathie pour le représentant d’un groupe particulier, en se laissant dominer par leur sentiment d’appartenance à ce groupe, sans même examiner les capacités du candidat à les représenter de manière compétente ; encore trop d’électeurs de notre pays se laissent emporter par la sympathie qu’ils éprouvent pour un leader par rapport à son passé, sans se soucier de ses grossières erreurs ou de ses démissions, comme le témoigne l’insertion de nombreuses photos du Paul Bérenger des années 1970 sur Facebook actuellement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans certaines circonstances particulières, comme celle dans laquelle nous nous trouvons, un vote responsable doit prendre à titre exceptionnel la forme d’un vote utile, détaché de toute subjectivité, et destiné à faire son résultat servir à la réalisation d’un projet politique précis. À cet égard, les prochains votants auront la lourde responsabilité de faire pencher la balance en faveur de ceux des candidats capables de faire avancer Maurice, plutôt que de la faire piétiner en faisant élire ceux qui ont prouvé qu’ils ne savent pas ou ne sont pas assez courageux pour faire le pays évoluer vers un développement sur tous les plans.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avant de terminer, Arvin, je prends la liberté de saisir la présente chronique pour adresser un message franc et sincère à tous les membres de la communauté hindoue de Maurice.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les Mauriciens de tous bords qui sont un peu éclairés savent bien que le pouvoir à Maurice sera représenté à sa tête par un Hindou pendant encore longtemps. Les membres des autres communautés et ceux qui se considèrent déjà comme des Mauriciens à part entière, sans plus de sentiment d’appartenance à une communauté particulière, en sont conscients. La seule chose que demandent les non-Hindous motivés et vraiment désireux de voir Maurice progresser, c’est que le leader du parti au pouvoir soit quelqu’un de sincère, de compétent, d’éclairé, de mûr et de dynamique, quelle que soit sa caste ! Il faut que nous soyons fiers de notre leadership. Espérons que l’ensemble de la communauté non-hindoue sera pleinement entendu par tous les votants lors des prochaines élections générales…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ton heure est arrivée, Arvin !  Mais je ne souhaite en aucune manière que la présente chronique te cause des ennuis auprès de ton leader ou de ton parti. Ce n’est pas mon but. Je veux seulement exprimer le désir de voir les résultats de la consultation à venir t’ouvrir la voie vers un destin national, qui te permettra d’emmener tout le pays vers des jours meilleurs. Nous te faisons confiance. Bonne chance !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">CODE POUR LA PROCHAINE CAMPAGNE ÉLECTORALE : <strong>#AB4PM</strong></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio           <br /></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p></div>
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		<title>NAVIN RAMGOOLAM, LER FINN ARRIVÉ POU OU LEV OU PAKÉ, OU ALLÉ</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/navin-ramgoolam-ler-finn-arrive-pou-ou-lev-ou-pake-ou-alle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Sep 2019 18:16:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[boolell]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Monsieur l’ancien Premier ministre, une nuit cette semaine-ci, j’ai fait un mauvais rêve, un vrai cauchemar en fait. Je me voyais à Maurice un mois après des élections que votre parti avait remportées, avec vous-même comme nouveau Premier ministre, pour un quatrième mandat de cinq ans !!!  Vous aviez beaucoup fait en quatre semaines à la tête du pays, comme après chacune de vos arrivées au pouvoir, avant que votre dilettantisme, votre pusillanimité et votre léthargie ne reprennent le dessus et que vous redeveniez ce que vous avez toujours été, soit un adepte de la continuité dans l’inaction, alors qu’il y a dans notre pays des montagnes de changements à apporter, du moins pour les courageux et les déterminés… </p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Monsieur l’ancien Premier ministre,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Une nuit cette semaine-ci, j’ai fait un mauvais rêve, un vrai cauchemar en fait. Je me voyais à Maurice un mois après des élections que votre parti avait remportées, avec vous-même comme nouveau Premier ministre, pour un quatrième mandat de cinq ans !!!</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Vous aviez beaucoup fait en quatre semaines à la tête du pays, comme après chacune de vos arrivées au pouvoir, avant que votre dilettantisme, votre pusillanimité et votre léthargie ne reprennent le dessus et que vous redeveniez ce que vous avez toujours été, soit un adepte de la continuité dans l’inaction, alors qu’il y a dans notre pays des montagnes de changements à apporter, du moins pour les courageux et les déterminés… </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme on aurait pu le prévoir, vous aviez passé ces quatre semaines à procéder à un grand nettoyage dans l’île, surtout dans la haute administration, pour vous défaire de tous ceux qui avaient servi Pravind Jugnauth de (trop) près, et à les remplacer par vos fidèles serviteurs ainsi que par les <em>roder boutte</em> acquis à votre personne et par tous ceux dont vous auriez besoin durant votre mandat.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Vous aviez déjà remplacé celui qu’on était arrivé à appeler ‘Marionnette’ sur les réseaux sociaux, en mettant à sa place quelqu’un de parfaitement dévoué à votre cause. Comme le peuple le sait déjà, chaque Premier ministre a son Commissaire de police particulier, comme quoi ce dernier sert d’abord la Primature avant de tenter d’assurer objectivement les tâches qui lui sont propres (pour ainsi dire !) concernant l’ordre, la discipline, la sécurité et la libre circulation des personnes dans le pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Vous aviez déjà montré que vous maintiendriez fermement l’optique de vos prédécesseurs et de vous-même selon laquelle, dans les hiérarchies de l’administration de Maurice, la soumission et l’obéissance, voire la dévotion, restent des qualités plus importantes chez les fonctionnaires que la neutralité, l’impartialité et la compétence. Tous les habitants auraient pu le deviner !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Tous ces changements allaient se faire à grands frais et allaient coûter « un pognon de dingue », comme aurait dit Emmanuel Macron, mais ce serait bien là le cadet de vos soucis. Chacun a son propre sens des priorités dans l’utilisation des ressources publiques à Maurice, comme votre prédécesseur l’avait si bien fait voir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Vous aviez aussi déjà commencé à adopter des mesures pour ‘casser/refaire’ ce que votre prédécesseur avait institué, question de vous venger de tout ce qu’il avait entrepris pour vous faire du mal et pour assurer son maintien au pouvoir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Votre manifeste électoral n’avait contenu, comme précédemment, aucun renseignement précis sur les mesures que vous comptiez prendre pour vous attaquer à la situation économique préoccupante du pays, au déficit de notre balance commerciale, à la corruption, au trafic d’influence, à la circulation de la drogue, au manque de civisme, à l’insécurité, à l’urbanisation sauvage, et au traitement dévoyé de notre environnement, de notre patrimoine et de nos ressources marines.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous le savons bien : toutes ces ‘ruptures’ (comme vous les appelez vous-même dans votre parler ‘marketing’) nécessitent du courage de la part des gouvernants, l’imposition de mesures fermes ainsi que des prises de conscience chez les Mauriciens ordinaires, eux qui sont habitués depuis 50 ans à faire comme il leur plaît, du moins dans la quasi-totalité des situations dans lesquelles ils se trouvent dans leur vie courante. Vous n’aviez rien évoqué sous ces différents chapitres depuis votre élection. Des dossiers sensibles, n’est-ce pas, susceptibles de vous mettre déjà à dos une clientèle d’électeurs devenue de plus en plus tyrannique au cours du dernier demi-siècle. Nous ne sommes pas dans le royaume du ‘Less li all kumsa mem’ pour rien.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">D’autres signes encore laissaient entrevoir que ce nouveau mandat serait du pareil au même : dans mon rêve, vous vous étiez déjà débarrassé des tenants de la cuisine, généralement anglophones, pour les remplacer par vos ‘frères’ et ‘sœurs’ francophones habituels, sachant qu’avec eux et elles, vous auriez affaire à des gens que j’appelle des « Philips », soit les dignes représentants du ‘c’est plus sûr’ ! Leur présence autour de vous allait leur donner accès à des informations circulant au plus haut niveau de l’État, eux dont les vénérables ascendants ont compris depuis des siècles combien la possession d’informations est cruciale et confère du pouvoir et de l’influence…</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">&#8212;   &#8212;   &#8212;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et puis, me réveillant brusquement, je suis devenu nerveux et j’ai éprouvé des difficultés à me rendormir. Mon esprit a divagué, et je me suis surpris à passer en revue les faits qui ont marqué vos trois mandats précédents, tout en essayant d’en tirer un bilan.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Sous certains rapports, vous ressemblez beaucoup à votre père, vous savez ?  Pour les observateurs attentifs, même sensation d’immobilisme, même sentiment d’hésitation à prendre des décisions et à défendre des dossiers de manière ouverte, énergique et clairement déclarée. Même refus de se soumettre, comme on peut le faire ailleurs, à des rencontres régulières avec les différents médias pour répondre spontanément à des questions dont les électeurs avisés attendent des éclairages précis, sans ambiguïté.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous sommes avec vous en plein dans le flou, le vague, le secret, l’indécis, le possible et l’éventuel. Sous vos trois mandats, la situation concernant l’immoralité, le manque de civisme, le désordre, les marchandages et l’irresponsabilité a continué à s’empirer. Dans un pays aussi en retard dans la formation du peuple à la vie politique et grâce à l’utilisation à fond du ‘jeu’ communaliste, vous avez gardé les électeurs dans une certaine ignorance des véritables considérations qui comptent pour notre avancement, car elles n’auraient pas été favorables à votre élection et/ou votre réélection.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Notre peuple a besoin de repères, d’exemples à émuler, de valeurs morales à absorber et d’orientations à considérer en matière d’avancement personnel, afin qu’il se situe et qu’il se retrouve dans son parcours de la vie. Au lieu de cela, il est constamment soumis aux violentes critiques que débitent les politiciens sur leurs adversaires sur les estrades. Voilà ce qui tient jusqu’à aujourd’hui la place de programmes politiques sur les estrades. Pire encore dans votre propre cas, nous avons eu en primeur une série de mauvais exemples que vous avez donnés au peuple depuis 1995 : l’épisode Macarena, votre infidélité, votre accumulation d’espèces et de devises chez vous pour le financement d’élections selon vos convenances, le maintien de votre parti politique dans l’informalité juridique la plus totale, votre autoritarisme, votre narcissisme, votre égocentrisme et votre amour déraisonnable du pouvoir politique, hérité de votre père.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La liste de vos comportements et de vos absences de décisions avisées et courageuses est très longue, Navin Ramgoolam. Aux éléments énumérés ci-dessus, l’on pourrait en ajouter bien d’autres, dont certains nécessitant une mention spécifique. En voilà cinq.</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour des raisons éminemment électoralistes, vous avez endossé le retrait des dispositions que Rama Sithanen avait courageusement réussi à faire adopter en 2006 à propos de la ‘National Residential Property Tax’, et ce faisant vous avez perpétué le sentiment injuste qui prévaut (comme dans bon nombre d’autres pays où prévaut le multiculturalisme) à l’effet que ce sont les membres des autres communautés qui doivent payer l’impôt et les autres charges publiques plutôt que soi-même et les autres membres de la communauté à laquelle on appartient. Bien peu de gens à Maurice comprennent jusqu’à maintenant qu’il est juste et normal que l’État prenne une partie raisonnable de ce que l’on reçoit comme revenus pour financer les dépenses publiques dont bénéficie l’ensemble des citoyens. Avec vous, une application de la taxe rurale peut attendre encore longtemps ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme l’aurait fait votre père, vous avez mis dans un tiroir le rapport de l’Electoral Supervisory Commission en 2009. Avec vous, le découpage approprié des circonscriptions de Maurice peut attendre ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Depuis 2005, vous avez roulé le peuple avec l’annonce dans votre manifeste électoral d’un Freedom of Information Act, qui n’a jamais vu le jour jusqu’à fin 2014. Il n’y a pas de meilleur exemple pour démontrer combien vous vous fichez de votre électorat. Il n’y a pas de plus forte démonstration du fait que les contre-pouvoirs sont d’une extrême faiblesse à Maurice ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Au cours de votre mandat de 1995 à 2000, il est arrivé un moment où vous avez voulu climatiser Clarisse House à Vacoas. Et votre « frère » B.G-D., qui est un excellent commercial (revenu à l’époque de l’Afrique du Sud, et reparti dans ce pays depuis maintenant une quinzaine d’années), a réussi à vous convaincre de placer la commande pour les équipements de climatisation de cette magnifique demeure directement auprès de lui, sans passer par un appel d’offres en bonne et due forme. Ce faisant, vous avez commis deux graves erreurs : vous avez placé les intérêts personnels de votre « frère » au-dessus des intérêts supérieurs du pays ; et vous avez porté atteinte au principe de la libre concurrence dans le pays, un principe que vous êtes supposé valoriser et faire respecter à tout instant comme Premier ministre. Le dossier « Airway Coffee » est d’ailleurs de la même veine.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais la plus grave tentative d’atteinte à notre démocratie a été votre alliance électorale avec Paul Bérenger avant les élections de décembre 2014, dont les termes prévoyaient que vous deviendriez président de notre République avec des pouvoirs nettement accrus au cas où vos deux partis remporteraient suffisamment de sièges lors de cette même élection pour permettre un apport de changements y relatifs dans notre Constitution.</span></li>
</ul>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Vous connaissant et connaissant ce dont vous êtes capable, je suis de ceux qui sont intimement convaincus que nous sommes passés, avec cette alliance politique heureusement défaite, bien près d’une gouvernance proche d’un système autoritaire, voire même d’une autocratie ‘soft’. En politique, les petits parvenus comme vous, dont l’impulsivité à montrer qui l’on est supposé être est viscérale, peuvent être une source de déliquescence très grave pour un pays.        </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour résumer, vous êtes devenu pour un grand nombre d’électeurs une vraie contrainte. Vous êtes directement responsable de l’affrontement violent qui vous oppose à la famille Jugnauth depuis cinq ans, vous continuez à donner des signes que votre laxisme et vos indécisions en matière de gouvernance continueront de plus belle au cas où vous retournez au pouvoir, vous flouez la communauté hindoue de Maurice en vous présentant comme son « guide » lors d’une présence à Grand Bassin, sans même savoir ce que signifie et implique réellement ce terme, et sans posséder la moindre disposition à servir de « guide » à une communauté particulière du pays, ce qui aurait laissé les autres en retrait, le cas échéant.</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">&#8212;   &#8212;   &#8212;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Notre pays est dans une situation difficile et délicate, Navin Ramgoolam, et vous en êtes en partie directement responsable. Il nous faut à tout prix faire partir la famille Jugnauth et ses acolytes du pouvoir, afin qu’il soit possible d’imprimer un nouveau départ à notre mère patrie, malgré les immenses obstacles qui se dressent devant nous et l’énergie considérable qu’une telle initiative demandera. Et l’un de ces plus gros obstacles à ce renouveau, c’est vous.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Vous êtes un fort obstacle à la défaite du MSM aux prochaines élections, car beaucoup de votants ne veulent pas donner leur voix à un Parti travailliste &#8211; pour lequel ils éprouvent par ailleurs beaucoup de sympathie &#8211; si vous restez à sa tête. Les réseaux sociaux montrent clairement que cette considération a beaucoup d’importance dans le contexte politique actuel. Vous êtes perçu comme un dinosaure et un poids lourd, et vous pourriez bien contribuer, en maintenant votre présence dans la liste de candidats aux prochaines élections, à la défaite de votre parti et par contrecoup au maintien au pouvoir de Pravind Jugnauth, ce qui serait une immense catastrophe pour notre pays et son avenir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Partez, pendant qu’il est encore temps. Sinon, vous finirez comme votre père en 1982, avec une sortie par la petite porte et le déshonneur…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Au début de 2015, vous avez agi de manière abjecte envers Arvin Boolell qui aurait dû, si vous aviez montré que vous savez ce qu’est la dignité et l’amour-propre, vous remplacer. Vous vous êtes servi de videurs (tapeurs) pour lui faire comprendre à l’entrée du siège de votre parti que, malgré tout, vous alliez bien rester son leader, malgré la défaite déshonorante à laquelle vous aviez conduit le PTr fin 2014. Mais, comme vous le dites couramment à qui veut l’entendre : « Moi qui décidé ! ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Après avoir beaucoup réfléchi aux différents scénarios qui se présentent à nous en vue de la prochaine consultation populaire et après les avoir comparés, je suis arrivé à l’intime conviction que c’est bien un Parti travailliste mené par Arvin Boolell qui a les meilleures chances de faire élire une équipe capable d’arrêter notre descente aux enfers et la réhabilitation politique et morale dont Maurice a tant besoin.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cet homme est ouvert, sincère, décidé et certainement bien plus compétent que vous. Je viens de relire la longue interview qu’il a accordée le 22 février 2016 à un quotidien. L’intitulé « Ne prenez pas mon humilité pour de la faiblesse » traduit bien une détermination, une assurance et une vision de l’avenir qui le placent en première position dans le vrai leadership du pays et l’animation avisée de notre cadre de vie. Sa vision de l’avenir, sa sobriété et la maturité dont il fait montre sont un vrai atout pour nous, loin des tractations mesquines, des coups de poignard dans le dos et de la navigation à vue.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour votre information, dans ma prochaine chronique, je m’adresserai directement à lui à travers une lettre ouverte, en premier lieu pour lui indiquer le soutien dont il pourra bénéficier de la part de nombreux Mauriciens dans une éventuelle démarche visant pour lui de s’imposer au sein de son parti. Il sera aidé, mais ce sera à certaines conditions. Car dites-vous bien que, pour ceux des électeurs qui réfléchissent un peu à Maurice, le « free hand » qui a été accordé jusqu’ici à ceux qui briguent les suffrages de l’électorat, c’est terminé. Vous aurez l’occasion de le constater dans les semaines à venir.</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">&#8212;   &#8212;   &#8212;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avant de terminer, j’ai pensé à vous offrir quelque chose. À travers les réseaux sociaux mauriciens circule actuellement une bande vidéo qui montre « Le retour du Roi Lion », c’est-à-dire votre éventuelle reprise en main des rênes du pouvoir dans l’île.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">J’oppose à cette bande vidéo une autre, bien plus sympathique, empreinte de fraîcheur, de spontanéité et d’optimisme. C’est une bande vidéo tournée en Suisse, une œuvre de « Kids United &#8211; Nouvelle Génération » avec un financement de l’UNICEF. Regardez-la bien. Elle inspire, car elle dit « Dans la jungle, la terrible jungle, le lion est mort ce soir… »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Allez, ça dure moins de 3 minutes… Cliquez sur le lien ci-dessous :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><a href="https://www.dailymotion.com/video/x6qfiz8" style="color: #000000;">https://www.dailymotion.com/video/x6qfiz8</a></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Je vous transmets, Monsieur l’ancien Premier ministre, mon souvenir le tout meilleur.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio         <br /></span></p></div>
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		<title>ANEEROOD JUGNAUTH : UN HOMME DES CAVERNES ÉGARÉ DANS LE XXIe SIÈCLE</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/aneerood-jugnauth-un-homme-des-cavernes-egare-dans-le-xxie-siecle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Aug 2019 13:30:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[aneerood jugnauth]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La situation politique et sociale qui prévaut à Maurice actuellement – que nous avons constatée de visu lors d’un séjour récent dans l’île – est vraiment préoccupante. Tous ceux qui sont munis d'une indépendance intellectuelle se rendent bien compte que Maurice se trouve aujourd’hui dans un état de délabrement moral, social, politique, sécuritaire et environnemental sans précédent. Plus que jamais, les comportements d’une partie non négligeable de la population traduisent un dérèglement des rares valeurs que nous avions péniblement conservées jusqu’à l’indépendance, ainsi qu’une léthargie, un laisser-aller et un égocentrisme qui signent la disparition de toute réelle volonté, au niveau national, de faire avancer le pays sur des bases saines favorisant le vrai respect de l’autre, l’initiative, la discipline, l’effort et le mérite.</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La situation politique et sociale qui prévaut à Maurice actuellement – que nous avons constatée <em>de visu</em> lors d’un séjour récent dans l’île – est vraiment préoccupante.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Tous ceux qui sont munis d&rsquo;une indépendance intellectuelle se rendent bien compte que Maurice se trouve aujourd’hui dans un état de délabrement moral, social, politique, sécuritaire et environnemental sans précédent. Plus que jamais, les comportements d’une partie non négligeable de la population traduisent un dérèglement des rares valeurs que nous avions péniblement conservées jusqu’à l’indépendance, ainsi qu’une léthargie, un laisser-aller et un égocentrisme qui signent la disparition de toute réelle volonté, au niveau national, de faire avancer le pays sur des bases saines favorisant le vrai respect de l’autre, l’initiative, la discipline, l’effort et le mérite.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Par ailleurs, malgré ce que les réseaux sociaux ont pu apporter en termes de prise de conscience depuis les dernières élections générales, l’inconscience de la partie des votants qui font généralement aboutir une élection générale dans un sens ou dans l’autre ne semble pas avoir évolué sensiblement. En questionnant un certain nombre de Mauriciens dans l’île récemment, nous nous sommes aperçus que « l’achat anticipé » des voix d’un nombre non négligeables de futurs votants à travers des distributions indirectes de ressources financières de l’État ainsi que des subventions par Pravind Jugnauth dans l’île auront sans aucun doute une incidence sur les résultats du scrutin.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais, passé la déchéance morale et le désordre intellectuel plus vifs que jamais auxquels l’on assiste actuellement, surtout au niveau du transfugisme et des adhésions partisanes tous azimuts, la préoccupation la plus forte que l’on peut ressentir a trait à l’utilisation à venir des caméras de la honte du projet Safe City, qui porteront directement atteinte aux libertés civiles et confirmeront notre entrée dans l’ère de l’autoritarisme et même très probablement d’un État policier.  </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans le cadre de ce tableau affligeant pour notre démocratie, les prochaines élections générales seront, sans aucun doute, les plus importantes auxquelles le pays aura à faire face depuis 1968. Sous Seewoosagur Ramgoolam, le début des années 1970 avait bien été marqué par des mesures autoritaires – censure de la presse, enfermement de politiciens et renvoi d’élections législatives, entre autres atteintes aux libertés – mais la société mauricienne n’était pas confrontée à l’époque à l’accaparement et l’emprise de tout l’appareil gouvernemental et administratif par un seul parti dans le pays, comme c’est le cas actuellement, et les pressions sur les individus étaient nettement moindres.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comment en est-on arrivé là ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les raisons de cette déliquescence sont évidemment nombreuses, et pas toujours faciles à cerner et analyser avec incision et objectivité, mais nous en mettrons cinq en avant, prises parmi celles qui nous semblent les plus importantes :</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">a. Des dirigeants dont la culture ne comporte pas des dispositions mentales favorisant un comportement guidé par la raison, l’ordre, la rigueur et la morale personnelle. Pour autant que chaque culture au monde n’est ni supérieure ou inférieure à une autre, les cultures ne se valent pas toutes au niveau de leurs composantes. Il en va ainsi, par exemple, pour le sens du bien et du mal, dont l’importance pour la bonne marche de la communauté n’est pas perçue de la même façon dans la culture occidentale et dans la culture hindoue. Si l’on ne comprend pas ces différences et si l’on ne les jauge pas tant soit peu précisément, surtout lorsqu’on vit dans une société multiculturelle, l’on peut ressentir beaucoup de frustrations, à moins que l’on appartienne au groupe principal qui oriente la marche de la communauté dans son ensemble, ou que l’on soit une éponge sur le plan identitaire.</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans les contextes de cohabitation, la situation peut devenir vraiment difficile si les représentants des différents groupes ne s’entendent pas sur un minimum de valeurs, de règles non écrites et d’efforts en faveur d’une compréhension mutuelle.</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">C’est la principale contrainte que doivent affronter les Mauriciens dans leur vie de tous les jours. Il est encore heureux que les relations intercommunales soient empreintes à ce jour de tolérance, de pacifisme et d’une faculté d’encaissement assez développé.</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">b. </span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le décret unilatéral d’une constitution, la nôtre, dont les faiblesses dès le départ ont été évidentes : entre autres, un système électoral favorisant des résultats extrêmes traduisant rarement le rapport des forces respectives sur le terrain, des contre-pouvoirs d’une grande faiblesse, un amalgame du législatif et de l’exécutif défavorable à l’examen sérieux et approfondi des projets de loi et à l’application rigoureuse des législations adoptées, une concentration extrême et malsaine des pouvoirs entre les mains d’un seul individu, ainsi qu’une dimension « to même papa, to même mama » dans les rapports de hiérarchie qui est éloignée des principes occidentaux de réciprocité sur lesquels sont bâties nos règles constitutionnelles.</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">c. </span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Un corpus électoral constitué d’électeurs dont la majorité, depuis avant même l’indépendance, vote essentiellement sur la base de considérations communales, loin de toute considération relative à des idées et des politiques cohérentes sous-tendant des objectifs, des stratégies de développement et des programmes concrets à exécuter. Les manifestes électoraux des partis politiques sont chez nous une partie intégrante du folklore national.</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">d. </span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Une grande naïveté chez les électeurs qui non seulement avalent sans en être conscients beaucoup de couleuvres, mais pour qui une élection est avant tout une source de divertissement majeure. L’on se trouve là dans une situation où la subjectivité, l’irrationnel et l’ignorance des dimensions essentielles de la vie de la Cité font des ravages dans l’envoi d’individus médiocres, opportunistes et immoraux à notre Assemblée nationale. Il faut y ajouter la facilité avec laquelle le gros des électeurs oublie ce que les politiciens nous ont infligé dans un passé pas si lointain, et combien ils sont imperméables à des alternatives en termes de nouveaux partis politiques qui surgissent de temps en temps et ne sont pas dénuées d’intérêt.</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">e. </span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Peut-être que la pire cause de ce bilan catastrophique tient au fait que les politiciens qui hantent notre gouvernement depuis 1968 ne sont nullement disposés à prendre des dispositions pour instaurer une prise de conscience de la façon dont est supposée fonctionner une démocratie, de l’ordre et de la discipline dans le pays. Il existe bien entendu divers moyens que l’on peut utiliser pour responsabiliser les citoyens à leurs devoirs et leur inculquer un minimum de civisme, mais rien n’a été tenté dans ce sens à Maurice à ce jour.</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Évidemment, l’on devine sans peine que le refus traditionnel des politiciens à prendre de telles mesures tient au fait qu’elles ne seraient pas bien vues par des votants habitués au laxisme, au non-respect des lois, à la corruption et à tout ce qui nous fait honte dans le pays. Le sentiment du « fer dominer » ne manquerait pas de surgir. En matière de propreté, d’ordre et de discipline, l’on est très loin du compte dans notre foutu pays.</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">f. Enfin, nous avons eu la malchance d’avoir eu comme Premiers ministres depuis 1968 des hommes du calibre de Seewoosagur Ramgoolam, Aneerood Jugnauth, Navin Ramgoolam Paul Bérenger et Pravind Jugnauth, et des seconds couteaux de la dimension de Xavier Duval. À part Gaëtan Duval, uniquement d’ailleurs pour la communauté créole, aucun vrai leader, aucun rassembleur, aucun homme d’une dimension susceptible d’inspirer, de motiver et de guider l’ensemble du peuple ne s’est présenté sur le plan national. Tant pis pour nous !</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> *    *    *<br /></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Après cette longue mise en situation, nous passons en revue ci-après l’œuvre d’Aneerood Jugnauth et notre souhait de le voir quitter définitivement ses fonctions, à cause du danger de plus en plus grand qu’il représente pour notre République. Nous poursuivrons la semaine prochaine notre rédaction hebdomadaire avec une critique du passé politique de Navin Ramgoolam et de son devoir de passer la main. D’autres propos sur « la bande des cinq » (soit les deux susmentionnés et les trois restants) suivront.    </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>Aneerood Jugnauth, l’individu</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’homme est d’une vulgarité avérée. Il est bourru, et ne tolère aucune contradiction. Pur produit de Paul Bérenger (comme d’ailleurs Navin Ramgoolam), il a provoqué une cassure dans sa relation avec le MMM, avec l’aide d’Harish Boodhoo, qui lui a donné l’occasion de s’imposer dans le pays à travers les élections de 1983.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Son comportement, basé souvent sur la navigation à vue et la réaction inattendue, a donné lieu à un parcours sinueux dont l’autoritarisme constitue la principale dimension.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Enfin, sa perception de certaines bienséances est quasiment inexistante. Sa décision de faire imprimer des billets de banque à l’effigie de son épouse illustre parfaitement cette considération.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>Le politicien</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme souvent chez les politiciens qui arrivent jusqu’à la tête d’un pays, il a été favorisé par les circonstances et la conjoncture qui a prévalu sur le plan économique à partir de 1984. Les deux dévaluations de 1979 et 1981, l’abandon de la politique économique funeste entraînée par la demande menée par Ramgoolam de 1977 à 1982, une politique fiscale enfin réaliste et un faible coût de la main-d’œuvre ont grandement contribué à relancer les activités industrielles et l’emploi.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ceci étant dit, il reste qu’il traîne depuis l’origine une perception de la politique qui est simpliste, incohérente et superficielle. Ses initiatives ne sont pas réfléchies, elles surgissent au fil des propositions qui lui sont faites et il est incapable de les analyser de manière approfondie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>Le communaliste</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Tout comme Seewoosagur Ramgoolam, il a poursuivi une politique sociale qui s’est traduite par des « arrangements » avec des représentants des communautés non-hindoues locales jamais basées sur des ententes susceptibles d’instaurer une confiance dans les relations avec celles-ci.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme son fils, et comme Navin Ramgoolam, il a été incapable de mettre sur pied un climat de confiance et de participation de tous au bien commun. Mais rien n’est plus abject que sa dernière déclaration du 20 août dernier, à la cérémonie de clôture de la 11e édition de la World Hindi Conference, au centre Swami Vivekananda, à Pailles. Voici sa déclaration : « Si on fait référence à l’Inde comme Bharat Mata (mère), Maurice est le fils. Et ce dernier connaît bien son devoir. »   </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Puisque les politiciens mauriciens jouent sur le facteur du nombre depuis 1948, nous ne pouvons pas nous retenir pour lui répondre : « L’Inde ne peut pas être la mère d’un pays où les Hindous sont en minorité. Vous insultez la majorité des citoyens mauriciens, Aneerood Jugnauth ! Eux pensent que la mère patrie, c’est l’île Maurice et non pas l’Inde, ou la France, ou la Chine, ou encore un pays africain quelconque ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Si vous considérez que l’Inde est la mère de Maurice, il ne vous reste plus qu’à retourner au Bihar pour aller rejoindre vos frères et vos sœurs. Un gros travail reste à faire chez vous en Inde. Exemple : d’après <em>The Economist</em>, l’Inde est le pays au monde où l’on trouve le aujourd’hui plus grand nombre d’esclaves – rien que 14 millions !  Il faut les libérer d’urgence ! Vous constaterez par vous-même ce que la presse internationale raconte régulièrement : combien la place de la femme, ses droits et son autonomie sont difficiles dans ce pays. Vous pourriez même, si vous avez un grand cœur, combattre la pratique de la défécation à l’air libre sur la voie publique que pratiquent encore plus de 400 millions de vos concitoyens vivant sur le sous-continent indien. Chacun sait combien cette pratique est pénalisante pour la santé là où elle a cours. Rejoignez votre mère patrie, Aneerood Jugnauth : elle a vraiment besoin d’un homme comme vous ! »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>Une contradiction ambulante</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le parcours politique d’Aneerood Jugnauth est parsemé de contradictions, de négations et de voltes-faces. À titre d’exemple, on peut évoquer ses traitements successifs contradictoires du dossier du « Muslim Personal Law », celui des Chagos ainsi que celui du métro léger, qui illustrent l’attitude qu’il a adoptée, au fil de ses humeurs, pour appréhender de nombreux dossiers à caractère social et économique qu’il a traités.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>Un danger pour nos libertés civiles</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais la mesure la plus dangereuse pour la démocratie et les libertés civiles des Mauriciens qu’aura prise Aneerood Jugnauth, en capacité de ministre de l’Intérieur, restera l’installation de milliers de caméras dans tout le pays pour des motifs de surveillance des citoyens en temps réel.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Au prix payé pour l’acquisition des équipements nécessaires à cette surveillance et en fonction de leur origine, nous devinons sans peine que les images des mouvements de personnes qui seront captées feront l’objet de traitements de reconnaissance faciale au moyen de l’intelligence artificielle. Si tel est vraiment le cas, les Mauriciens auront des soucis à se faire, surtout dans un pays où l’on est automatiquement perçu comme étant contre X, même si l’on n’est pas nécessairement pour Y. Chez nous, la bêtise ne faiblit jamais.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous consacrerons une chronique entière bientôt à ce désastreux projet dit du « Safe City » pour nos libertés. Nous prendrons surtout un soin particulier à montrer qui sont ceux qui sont responsables du fait que nous avons aujourd’hui à dépendre, en dernier ressort, de caméras de surveillance pour assurer les défaillances de plus en plus grandes de notre sécurité.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>Futur président <em>bis repetita</em></u><u> ? </u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Un dernier danger pourrait bien se présenter avec cet individu : un retour à une présidence de l’État dont il a malmené le décorum il y a quelques années, ce malgré sa récente annonce de départ de la politique et de retour à La Caverne !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En effet, l’on peut spéculer et penser que si jamais le MSM revenait au pouvoir, il serait tout à fait possible que le fils parachute son père dans cette fonction. Un juste retour de l’ascenseur, pourra-t-on dire alors, avec toutes les conséquences que cela comportera. Au point où on en est…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Rappelons quand même qu’en mars 2012, il n’avait même pas attendu d’avoir officiellement quitté sa fonction de président de la République au Réduit pour faire des déclarations à caractère partisan. Ce faisant, il avait sapé son image et porté sérieusement atteinte à la neutralité à laquelle il était astreint. Digne du personnage !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et c’est bien de cette éventualité de retour au Réduit que le peuple de Maurice doit se prévenir. En prenant des dispositions bien précises, dont nous parlerons la semaine prochaine.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> <br /></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. </span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Jean-Claude Montocchio              <br /></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p></div>
			</div>
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<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/aneerood-jugnauth-un-homme-des-cavernes-egare-dans-le-xxie-siecle/">ANEEROOD JUGNAUTH : UN HOMME DES CAVERNES ÉGARÉ DANS LE XXIe SIÈCLE</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>GIANDEV MOTEEA, DESTRUCTEUR DE LA PHILATÉLIE DE MAURICE</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/giandev-moteea-destructeur-de-la-philatelie-de-maurice/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Aug 2019 15:37:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous reprenons nos chroniques après quelques semaines d’absence pour cause de vacances avec une chronique un peu particulière. Pour une fois, nous nous tournons vers un domaine spécialisé, celui de la philatélie de Maurice, pour vous exposer les problèmes majeurs que nous – c’est-à-dire tous les philatélistes collectionneurs de timbres et de papèterie postale de Maurice – rencontrons avec un sombre individu, directeur du Mauritius Post Ltd, Giandev Moteea de son nom, dont l’incompétence en matière de philatélie est prononcée, ce qui a eu pour résultat de mettre sur la touche un aspect majeur de notre patrimoine.</p>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/giandev-moteea-destructeur-de-la-philatelie-de-maurice/">GIANDEV MOTEEA, DESTRUCTEUR DE LA PHILATÉLIE DE MAURICE</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_16 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chers compatriotes,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous reprenons nos chroniques après quelques semaines d’absence pour cause de vacances avec une chronique un peu particulière. Pour une fois, nous nous tournons vers un domaine spécialisé, celui de la philatélie de Maurice, pour vous exposer les problèmes majeurs que nous – c’est-à-dire tous les philatélistes collectionneurs de timbres et de papèterie postale de Maurice – rencontrons avec un sombre individu, directeur du Mauritius Post Ltd, Giandev Moteea de son nom, dont l’incompétence en matière de philatélie est prononcée, ce qui a eu pour résultat de mettre sur la touche un aspect majeur de notre patrimoine.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais commençons d’abord, pour l’information de nos lecteurs, à présenter brièvement les traits majeurs de nos timbres. En eux, nous avons un héritage majeur qui a établi pour notre compte une renommée dans le monde dont nous mesurons difficilement les bienfaits tant pour notre philatélie que pour d’autres secteurs, notamment le tourisme.</span></p>
<table style="border-collapse: collapse; width: 100%;">
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<td style="width: 50%;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-1129 alignnone size-medium aligncenter" title="" src="https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/1-260x300.png" alt="Allo Maurice ! La diaspora appelle..." width="260" height="300" srcset="https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/1-260x300.png 260w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/1.png 404w" sizes="(max-width: 260px) 100vw, 260px" /></span></td>
<td style="width: 50%;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-1128 alignnone size-medium" title="" src="https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/2-300x264.png" alt="Allo Maurice ! La diaspora appelle..." width="300" height="264" srcset="https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/2-300x264.png 300w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/2.png 576w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nos deux ‘Post Office’ émis le 21 septembre 1847 en sont la clé. Cinquième pays à émettre des timbres dans le monde et première colonie de l’empire britannique à le faire, nous avons bénéficié depuis d’un intérêt soutenu de la part de philatélistes du monde entier qui n’a cessé de se manifester. Mais les atouts de Maurice en matière de philatélie ne s’arrêtent pas à ces deux timbres, dont des exemplaires sont exposés au Blue Penny Museum. Nous avons l’avantage, pour ainsi dire, d’avoir dans la liste de nos émissions successives d’autres joyaux, tel les changements intervenus dans la dénomination de nos timbres lors de l’adoption du système métrique dans le pays en 1878, les shillings et les pence étant remplacés par une nouvelle monnaie, la roupie et les sous indiens.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">De plus, Maurice jouit d’un autre atout majeur. Pendant une grande partie de son histoire, la philatélie du pays s’est manifestée à travers une cinquantaine de bureaux de poste seulement, une manne à cause de ce nombre relativement restreint, tout à fait gérable aux yeux des collectionneurs pour qu’ils en fassent des ensembles complets, avant qu’il n’augmente jusqu’à la centaine, et même un peu davantage, aujourd’hui.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Enfin, faut-il signaler l’intérêt que constituent nos chers timbres pour la compréhension de notre histoire, de nos communications avec l’étranger par voie maritime, par câble sous-marin et par voie des airs. Les enveloppés préimprimées et prétimbrées (vendues dans les bureaux de poste à partir de 1862), et surtout les cartes postales prétimbrées émises à partir de 1898, viennent compléter un tableau flatteur de nos rapports et de nos échanges, tant entre nous à Maurice qu’avec l’étranger.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il est difficile de se figurer comment l’on vivait à Maurice entre 1898 et 1945 sans posséder une collection de ces cartes postales. Différemment des enveloppes prétimbrées, elles ont presque toujours été expédiées sans avoir été mises dans des enveloppes, ce qui a rendu leur contenu accessible. Ce qu’elles illustrent est tout simplement inestimable pour la petite histoire de notre île. Toute les facettes de la vie locale sont illustrées, depuis celles montrant la rapidité extraordinaire de l’expédition et de la livraison du courrier dans l’île jusqu’aux décès, aux souhaits de rétablissement, et même jusqu’à l’annonce de la prochaine arrivée à Curepipe du train venant de Beau-Bassin avec un cageot de poules, à récupérer à la gare.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Porteurs d’enseignements au monde entier en matière de philatélie, les Britanniques ont constamment attribué toute l’importance voulue à la conception, au design, à l’impression et à la diffusion des émissions successives de nos timbres jusqu’en 1967. Puis est arrivée l’indépendance, et avec elle sont apparus graduellement l’à peu près, le manque de rigueur, l’amateurisme et les erreurs.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi, le plus grand scandale de notre philatélie est survenu avec l’émission des deux timbres de la « Lufthansa » en mai 1970. Œuvre de trois francs-maçons d’une des loges francophones locales et d’un triste individu en Allemagne, la philatélie de Maurice a été utilisée de façon vile et odieuse dans la circonstance pour la promotion d’un événement purement commercial. Ces trois maçons étaient deux pontes du secteur privé, dont le représentant d’Harel Mallac &amp; Co. Ltd., agents désignés de la compagnie aérienne et un dirigeant très haut placé de Rogers &amp; Co. Ltd., ainsi que le ministre des Postes de l’époque, soit Seewoosagur Ramgoolam lui-même<a style="color: #000000;" href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais notre philatélie a quand même pu résister pendant de longues années à un contexte défavorable grâce à la présence d’acteurs, tels que l’irremplaçable Mico Antoine dans son passage au gouvernement et son infatigable action au sein de la Mauritius Philatelic Society, et le compétent et dévoué Krishna Gunnoo au Bureau philatélique.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les problèmes majeurs ont commencé lors du départ à la retraite de ce dernier, ainsi qu’avec la nomination, à l’époque où Paul Bérenger était Premier ministre, de Giandev Moteea à la direction de Mauritius Post Ltd., supposément pour introduire un système d’émission de cartes bancaires à la poste.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avant de continuer à vous expliquer la déchéance depuis dans le design, l’émission, la diffusion et l’oblitération des timbres dans les bureaux de poste à Maurice et leur répercussion sur l’image de la philatélie de Maurice, portons quelques instants notre regard sur la philatélie en général.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ce domaine est très spécialisé, et demande pour sa bonne marche de nombreuses compétences bien précises. Collectionner des timbres est facile : on les trouve, et on les met dans des albums selon des classifications ordinaires, soit par pays, par thème ou par préférences particulières. Devenir philatéliste est une autre paire de manches : il faut restreindre ses choix, trouver les moyens financiers de faire l’acquisition des pièces à garder, suivre assidument les ventes ayant lieu dans le monde entier pour chiner et dénicher les perles, savoir évaluer l’intérêt des timbres individuels pour ce qui concerne leur état, leur filigrane et leur éventuelle oblitération, entre autres, et surtout, se munir d’une documentation aussi complète que possible sur la collection que l’on veut constituer. C’est dire que le premier venu au sein d’une administration postale qui ne possède pas des connaissances élémentaires et dont la culture et l’esthétique ne font pas partie de la personnalité peut créer des difficultés insurmontables et même des dégâts irréparables à sa philatélie, les timbres étant une partie intégrante de l’histoire d’un pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le triste sire Moteea est de ceux-là. Il est dans le domaine de la philatélie de Maurice ce que certains politiciens sont dans la gouvernance de notre République : un désastre. Jugez plutôt !  Ça commence par la composition des membres du Stamp Advisory Committee, cet organisme mis sur pied en 1969 (composé alors de certains philatélistes de valeur) pour conseiller le directeur général des postes sur les émissions et la gestion de nouveaux timbres. Son choix s’est porté – nous avons envie de dire « en priorité et naturellement » &#8211; sur ses « frères » francs-maçons, dans un but très précis : comme il est défendu aux maçons de se critiquer entre eux – solidarité absolue oblige – il s’assurait par là de leur soutien indéfectible et de leur endos de ses actes. Quelques noms nous viennent à l’esprit à ce propos. Le terrain des initiatives était libre, pour ainsi dire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Puis, la descente aux enfers a pris forme et s’est poursuivie sans relâche jusqu’à ce jour. Elle a pris la forme d’erreurs dans les émissions, de la transgression de droits de reproduction sans hésitation, de retards dans les émissions, de non-coïncidence de la date des émissions avec les événements y relatifs et, surtout et plus que tout, de la banalisation des thèmes retenus pour les « plis premier jour » (first day covers) et d’une qualité des oblitérations dans les bureaux de poste de Maurice depuis 2012 qui frise l’indécence. Nous sommes intervenu personnellement à son bureau pour sensibiliser cette bourrique à ses erreurs et manquements, le président de la Mauritius Philatelic Society lui a adressé » des propos très durs, de manière répétée, dans les Newsletters de la MPS, mais rien n’y a fait à ce jour. Giandev Moteea s’en fiche et s’en contrefiche de la qualité des objets philatéliques que son bureau émet et de l’abjecte qualité des oblitérations dans les bureaux de poste de Maurice : la mauvaise image que projette notre pays en matière de philatélie dans le monde n’est de toute évidence pas son problème. Et notre glorieux passé philatélique ne l’émeut même pas ! Voilà le calibre d’un de ces nombreux individus que l’on nomme dans notre foutu pays à des postes qu’ils ne méritent absolument pas. Et voilà la qualité de certaines oblitérations effectuées dans des bureaux de poste de Maurice :</span></p>
<table style="border-collapse: collapse; width: 100%;">
<tbody>
<tr>
<td style="width: 50%; text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-1127 alignnone size-medium" title="" src="https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/3-300x219.png" alt="Allo Maurice ! La diaspora appelle..." width="300" height="219" srcset="https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/3-300x219.png 300w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/3.png 376w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></span></td>
<td style="width: 50%;">
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> <img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-1126 alignnone size-medium" title="" src="https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/4-300x166.png" alt="Allo Maurice ! La diaspora appelle..." width="300" height="166" srcset="https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/4-300x166.png 300w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/4.png 524w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></span></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Par ailleurs, les First Day Covers et les cachets qui y paraissent depuis quelques années n’ont plus aucune originalité, les timbres sont constitués de photos retouchées d’une affligeante banalité, les prix des timbres ont pris l’ascenseur (la Mauritius Post Ltd. commence à faire face à des performances financières médiocres), les thèmes « Anniversaries &amp; Events » ont presque envahi tout ce qui s’émet et se succèdent sans grand-chose d’original entre leur parution, et notre philatélie s’enfonce dans l’inintéressant et la laideur.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais, voyez-vous, chers lecteurs, ce n’est pas tout. Cet individu incompétent, indigne de se voir confier un des joyaux de notre patrimoine, a décidé il y a quelques années de changer tout simplement le nom d’un bureau de poste de Maurice, ce qui constitue une véritable infamie aux yeux des philatélistes sérieux : ainsi, le bureau de poste dont les timbres portent l’oblitération ‘FLACQ’, situé depuis son ouverture au 19<sup>e</sup> siècle au village de Poste de Flacq (avant que Centre de Flacq ne devienne le principal chef-lieu du district et qu’un bureau de poste n’y soit ouvert) a été renommé au début de la présente décennie « Poste de Flacq ». Rien que ça ! Voilà un fait qui démontre clairement que l’on a à faire avec Giandev Moteea à un rustre bourru et inculte, qui aurait dû depuis longtemps être renvoyé, avec un coup de pied bien placé… Mais nous sommes avec lui bien à Maurice, terre peuplée d’un nombre élevé de cons, de petits opportunistes de tous poils, de léthargiques, d’incultes et de trafiquants d’influence.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Vous remarquerez que jamais les organes de presse ne font paraître un article critique sur le compte de cet individu. Nous vous laissons deviner pourquoi… Au fait, la raison est simple : il est incritiquable !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le bilan de la gestion de Giandev Moteea au Mauritius Post Ltd. est catastrophique, surtout pour notre philatélie. En voici les principaux aspects :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans la vaste majorité des cas, les oblitérations des postes de Maurice ne peuvent plus permettre l’utilisation de l’expression « le cachet de la poste faisant foi ». La portée légale de ces cachets a été réduite à presque zéro ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les timbres courants de Maurice, tant neufs qu’oblitérés, ne se vendent plus. La preuve par un exemple : pendant des années, le nombre de timbres en vente sur le site eBay était stable à 3 500. Depuis 5 ans, ce chiffre augmente régulièrement – 5 000, puis 6 500, puis 8 500 et, depuis peu, plus de 9 000. L’image de la philatélie de Maurice se dégrade, surtout à l’étranger où les principaux échanges se produisent, le marché local des objets philatéliques étant très modeste ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les Mauriciens qui se faisaient un pécule en recueillant les timbres déjà oblitérés à Maurice et les expédiant à des revendeurs à l’étranger ont renoncé à collecter les timbres émis depuis le début de la présente décennie : ils sont invendables !</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les philatélistes, tant Mauriciens qu’étrangers, qui sont actifs sur les marchés de la philatélie (principalement en Grande Bretagne et aux États-Unis) constatent que les prix des objets en général baissent depuis 3 ou 4 ans. Seules quelques pièces de collection relativement rares conservent le niveau de leur valeur. Notre propre collection (qui débute à partir du SG 23) a perdu environ 25 % de sa valeur d’achat au cours des dernières années ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La promotion des objets philatéliques de Maurice, qui est un devoir élémentaire de la Mauritius Post Ltd., est au point mort. La présentation de la philatélie de Maurice sur le site de cet organisme tient sur une seule page. Une vraie honte, qui donne une idée du degré d’incompétence de l’individu à sa tête !!!</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Bien que la Mauritius Post Ltd. soit financée avec de l’argent public, on est incapable de savoir comment évolue le nombre de First Day Covers vendus lors chaque émission. Tout comme le dossier d’Agaléga, le dossier est tenu secret.  </span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Giandev Moteea a le devoir d’exprimer un grand merci à tous les francs-maçons qui lui ont apporté leur soutien, spontané et sans réserve, au fil des ans, en commençant par les « frères » directeurs de tous les organes de presse de Maurice. Car, sans eux, aurait-il été nommé à son poste au départ ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">And to you, Giandev Moteea, we are left with shouting loud and clear in your ears:  You have been a real disaster for Mauritian philately ! High time for you to bugger off now, and disappear into thin air… </span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio           <br /></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><a style="color: #000000;" href="#_ftnref1" name="_ftn1"><em>[1]</em></a><em> Nous avons traité de ce scandale in extenso dans un article paru (en anglais et en français) dans le numéro 20, en date de Juin 2017, de la Newsletter de la <strong>Mauritius Philatelic Society</strong>. Il est librement accessible, pour lecture seulement, sur le site de cette dernière, à <a style="color: #000000;" href="http://www.mauritiusphilatelicsociety.com/">http://www.mauritiusphilatelicsociety.com/</a></em></span></p></div>
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<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/giandev-moteea-destructeur-de-la-philatelie-de-maurice/">GIANDEV MOTEEA, DESTRUCTEUR DE LA PHILATÉLIE DE MAURICE</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>MORISIENS, PA LESS BANN-LA DECIDE POU NOU !</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/morisiens-pa-less-bann-la-decide-pou-nou%e2%80%89/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Jul 2019 19:25:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[constitution]]></category>
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		<category><![CDATA[élections]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans cette chronique, nous allons vous entretenir de la tentative de Pravind Jugnauth de nous imposer un système de financement des élections par les pontes du secteur privé et des contributeurs individuels. Notre système démocratique est en jeu… Au moment où nous rédigeons ces lignes, tout indique que cette initiative va aboutir à une double claque bien méritée, administrée par les représentants de l’opposition à l’Assemblée nationale, à l’égard du projet de loi concernant ce financement, que celui de la réforme électorale accompagne.</p>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/morisiens-pa-less-bann-la-decide-pou-nou%e2%80%89/">MORISIENS, PA LESS BANN-LA DECIDE POU NOU !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_17 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chers compatriotes,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans cette chronique, nous allons vous entretenir de la tentative de Pravind Jugnauth de nous imposer un système de financement des élections par les pontes du secteur privé et des contributeurs individuels. Notre système démocratique est en jeu…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Au moment où nous rédigeons ces lignes, tout indique que cette initiative va aboutir à une double claque bien méritée, administrée par les représentants de l’opposition à l’Assemblée nationale, à l’égard du projet de loi concernant ce financement, que celui de la réforme électorale accompagne.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Si le projet de loi est rejeté, l’autre partie qui va aussi prendre sa claque est évidemment Business Mauritius et son président, ce qui sera loin d’être un moindre mal. Le soutien qu’aura manifesté cette institution faîtière du secteur privé, juge et partie ‘donnante’ dans ce cadre, en dit long sur son rôle dans les relations entre le secteur privé et le gouvernement en place, quel qu’il soit, l’argent n’ayant pas d’odeur. Or, il faut à un moment ou un autre poser sur la table la question de principe : l’obligation morale, ça existe ? Et jusqu’à quel degré exactement ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Depuis deux semaines que le Premier ministre, qui est aussi ministre de tant d’autres secteurs, a fait paraître son texte de projet de loi, Maurice a eu droit à de nombreux échanges de qualité à son propos, presque essentiellement sur des plateformes numériques en streaming telles que TOP FM Mauritius, qui montrent clairement que le niveau des débats sur la vie politique locale s’améliore, et que les échanges qui y ont lieu gagnent en qualité et en intérêt (aussi longtemps que ce n’est pas un politicien agressif et pénible à écouter qui occupe l’écran).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Tant mieux pour la démocratie mauricienne ! Nous souhaitons à Murvind Beetun et à ses collègues une bonne continuation réussie de leurs programmes. Les émissions en direct que propose cette plateforme montrent clairement qu’avec peu de moyens, on peut faire nettement mieux que la station de diffusion supposément « nationale » du MSM ainsi que d’autres médias…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour revenir brièvement sur le contenu de ce projet de loi, il n’y a plus grand-chose à démontrer à propos de son caractère malsain et inapproprié : son adoption ne ferait que perpétuer un trafic d’influence qui dure depuis des décennies à Maurice et qui doit être combattu sans pitié, car il symbolise tout ce que Maurice a de pire en termes de copinage, de népotisme et de favoritisme. Comme toujours dans ces cas-là, ce sont ceux qui ne peuvent pas jouer dans la cour des grands (tant mieux d’ailleurs, à ce point de vue) et les gens honnêtes qui sont pénalisés. Et si ceux-ci sont perçus ici ou là comme des naïfs ou des ploucs, eux possèdent au moins deux qualités sans lesquelles l’homme n’est qu’un petit être : la dignité et l’amour propre !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>Trois aspects fondamentaux</u></strong> de cette tentative de modifier pour le pire le financement des élections à Maurice n’ont toutefois pas encore été abordés jusqu’ici et, compte tenu de leur grande importance, nous allons les examiner tour à tour : i) l’attitude indécente de nos parlementaires envers certains changements qu’ils apportent à notre vie politique alors qu’ils sont directement concernés par eux ; ii) l’impérieuse nécessité de confier à l’État tant l’organisation que le financement des consultations électorales ; et iii) le problème du contrôle éventuel des dépenses électorales dans le contexte de laxisme, de léthargie et d’immoralité qui caractérise le pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>I – Les députés peuvent-ils légiférer ou amender une législation existante sans l’aval du peuple</u><u> ?</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Seewoosagur Ramgoolam nous a imposé une constitution en 1967, et il nous a enlevé le droit de décider nous-mêmes du contenu de notre loi fondamentale. Cette année-là, c’est le Conseil législatif qui a adopté notre constitution, et non le peuple. En d’autres mots, on nous a volé ce qui n’appartenait qu’à nous d’adopter ou de rejeter, à travers un référendum à la majorité des votants.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ce viol du principe de la souveraineté du peuple envers ses représentants n’a jamais cessé depuis. Ainsi, nos députés ont voté, de manière parfaitement indécente depuis 1967, diverses réglementations portant sur leurs propres rémunérations, l’emploi contre salaires des députés de la majorité qui ne sont pas l’un de nos bien nombreux ministres (en Suisse, il n’y en a que 7), les modifications de notre Constitution apportées au fil des ans et des circonstances, en ignorant totalement les principes fondamentaux qui régissent tacitement les relations entre le peuple et ses représentants.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Notre démocratie est de type occidental. Elle est appelée ‘démocratie représentative’, et le peuple est donc appelé régulièrement à choisir ses représentants pour gérer l’État à sa place. À la fin de leur mandat, ces représentants sont invités à rendre compte des actions prises pendant la période concernée. S’ils veulent procéder à des changements dans leur propre traitement, dans l’emploi de députés et dans la Constitution, ils doivent avoir l’élémentaire décence de les proposer dans leur manifeste électoral, afin d’obtenir le feu vert de ceux qu’ils souhaitent représenter.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Se servir eux-mêmes, ou changer la loi fondamentale au gré de leurs humeurs relève d’un machiavélisme et d’un paternalisme abjects. Une telle condescendance est condamnable. Si l’une ou l’autre de ces initiatives n’ont pas été prévues au départ, le seul recours témoignant du respect des représentants du peuple auprès de ces derniers est un référendum en cours de mandat. Aucun abus de pouvoir et aucune exception à ces principes fondamentaux ne devraient être tolérés.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La solution de la mise sur pied d’un comité d’élite (Select Committee) n’est qu’un pis-aller à éviter à tout prix, le mot final encore une fois devant revenir au peuple, et il est alors tout à fait fondamental, essentiel et impératif que les membres du public soient invités à venir exprimer leurs points de vue aux membres de cette instance. Les membres de ce Select Committee n’auront aucun droit moral, intellectuel et politique à siéger et à décider entre eux du sort du financement des élections, car ils sont eux-mêmes, ainsi que les partis qu’ils représentent, partie prenante de la décision devant être prise. Ce n’était pas à Pravind Jugnauth de consulter qui il voulait à Maurice sur ses propres idées et de venir en faire état après : c’est là une négation des règles qu’il doit respecter en tant que représentant élu des citoyens. Bien qu’il soit imbu de son importance (toute relative à nos yeux), il est des principes élémentaires qu’il se doit de ne pas perdre de vue durant son mandat.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Députés de Maurice, êtes-vous capables de prendre suffisamment de recul pour analyser les obstacles au développement que vous constituez parfois ? Êtes-vous en mesure de vous livrer à une pensée suffisamment réflexive pour renoncer à celles de vos initiatives qui pénalisent la bonne marche de la démocratie ? Êtes-vous, d’après vous, à la hauteur des véritables enjeux qui se présentent dans la vie de tous les jours à Maurice et dans les îles et qu’il faut affronter ? Avez-vous le courage nécessaire pour répondre à ces questions ? </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>II – Seul l’État est en mesure de neutraliser durablement les agissements des sbires et des coteries locaux et étrangers</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ce n’est que ceux qui y trouvent leur intérêt qui peuvent prétendre que le projet de loi tel que présenté peut garantir la transparence du processus électoral à Maurice. S’ils sont tant soit peu convaincus de la justesse de ce qu’ils disent, ce dont on peut fortement douter, il ne peut alors s’agir que de personnes dont il faut se méfier, car ne comprenant pas ou ne voulant pas comprendre les réels dangers des financements par les pontes locaux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans les systèmes évolués, on sait très bien que la seule et unique façon de garantir la propreté d’une élection consiste à en confier l’organisation à l’État. Même là, la méfiance reste de mise à chaque instant. Prenez le cas de Maurice : nos structures parlementaires et la mentalité très discutable qui domine chez les politiciens aboutissent au fait que notre corps législatif et notre corps exécutif ne bénéficient d’aucune séparation claire. Si l’on ajoute à cela la mentalité « to mem papa », on aboutit à une situation où le Premier ministre contrôle totalement l’exécutif et la partie du législatif constituée des membres de son parti et des partis associés : ils sont tous entièrement à son service en permanence. Est-ce dans un tel cadre flou et indéfini avec un minimum de précision que l’on décide de permettre au secteur privé de financer officiellement les consultations populaires dans le pays, sans préciser ce qui adviendra des apports ‘extérieurs’ ?  Si c’est ça notre démocratie, elle ressemble alors à s’y méprendre au macronisme français, de par lequel le président du pays est le chef politique incontesté d’à peu près toutes les structures importantes du pays et impose même son image sur les affiches pour les élections européennes (Qui a établi en 1961 qu’il devrait être obligatoirement au-dessus des partis ?) Avec ces chefs-là, on est en route sans diversion possible vers la déchéance morale et politique. Seuls les imbéciles ou les insouciants peuvent accepter de telles situations !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi donc, pour nettoyer la politique mauricienne des effets pernicieux des roupies, des jetons et des bakchichs, l’incapacité d’une majorité de citoyens de comprendre les réels enjeux du développement constitue une contrainte majeure. Quelle est la proportion de Mauriciens qui, en votant, évalue même de manière élémentaire la pleine signification du vote qu’elle accorde à un parti ou à un(e) candidat(e) ? Quand commencera-t-on à voter dans ce foutu pays pour des idées plutôt qu’uniquement pour de petits potentats de bas étage qui n’ont que leur propos démagogiques et dangereux à offrir à une population sans aucun sens des exigences d’une vraie démocratie ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et toi, peuple de Maurice, encore combien de temps vas-tu laisser exploiter intellectuellement, mandat après mandat, la majorité de tes membres par des politiciens qui ne te respectent pas et qui ont leurs propres priorités à soigner ? Te rends-tu compte des contraintes que tu infliges à l’île Maurice en élisant au pouvoir des politiciens du calibre de Navin Ramgoolam et de Pravind Jugnauth ? Es-tu conscient des frustrations que tu crées auprès de ces quelques dizaines de milliers de Mauriciens perspicaces qui ont maintenant largement dépassé le stade de l’octroi des faveurs béates que tu accordes à cette poignée d’opportunistes, et qui sont maintenant bien munis pour inspirer et réaliser un mauricianisme digne de ce nom ? As-tu une vague idée de ce que pourraient être tes réponses aux questions susmentionnées ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nota : Avis à ces « konne-tout » locaux qui estiment que l’organisation des élections par l’État en France n’empêche pas la corruption et le trafic d’influence de continuer à prévaloir. Le contrôle des élections par l’État fonctionne tout à fait correctement dans ce pays, d’ailleurs avec toute la rigueur requise. Ce qui vient ensuite pénaliser ce processus réussi, c’est ce qu’en font les élus eux-mêmes ainsi que les instances de contrôle post-élections pourries par l’infiltration dans leurs rangs d’individus biaisés politiquement. Chacun sait qu’en France, les instances judiciaires et constitutionnelles sont divisées par des considérations partisanes.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>III – Dans le cadre mauricien, un éventuel financement des élections par l’État posera un problème aigu de contrôle éventuel des dépenses électorales.</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">On nage constamment à Maurice dans l’opaque, l’à peu près, la politique du ‘lakoz ou’ et celle du ‘less li all kumsa mem’. Le manque de rigueur et de discipline est tellement courant que l’on a pris l’habitude de considérer cela comme une situation normale, ce qu’il n’est évidemment pas.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Si l’on aboutit en temps et lieu à une situation où l’État mauricien (pour ce qu’on peut attribuer à ‘État’ comme signification à Maurice) prend en charge le financement des élections, deux mesures de grande importance devront y être intégrées : i) la constitution d’instances de contrôle composées des personnes rigoureusement compétentes, profondément honnêtes et PARFAITEMENT INDÉPENDANTES ; ii) un contrôle des dépenses mené tant à travers des livres comptables que sur le terrain lors des campagnes par des représentants de haut vol de ces instances indépendantes maîtrisant leurs prérogatives et leurs obligations parfaitement. Peut-on espérer y arriver à Maurice ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’aspect ‘grand village’ du pays où beaucoup de personnes se connaissent conduit souvent à un mélange inséparable entre ce qui est personnel et ce qui est professionnel. La longue tradition qui prévaut dans les bureaux des entreprises, en fonction de laquelle le personnel se sert de temps en temps des biens ou des services de faible valeur appartenant à ses employeurs est là pour en témoigner.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous voulons dire, avant de conclure, que nous continuerons à veiller sans relâche à la bonne marche de nos institutions dans l’île, en dénonçant ceux qui par cupidité, par stupidité et par avidité du pouvoir, empêchent notre démocratie d’avancer vers une situation infiniment plus honorable et satisfaisante qu’elle ne l’est aujourd’hui. Le développement se construit toujours sur ceux qui sont disposés à servir, et jamais sur ceux qui ne cherchent qu’à se servir…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio      </span></p></div>
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		<title>FACEBOOK : ENN BENEDIKSION POU LIBERTÉ LAPAROL DAN MORIS</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/facebook-enn-benediksion-pou-liberte-laparol-dan-moris/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Jun 2019 19:13:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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		<category><![CDATA[censorship]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a encore une quinzaine d’années, la diffusion libre et aisée de l’information par des individus ou des instances quelconques était quasiment impossible à Maurice. L’Internet et les communications par e-mail existaient déjà depuis 1993 dans le pays, mais les messages demandaient du matériel (au moins un PC) et ne pouvaient être adressés qu’à un nombre limité de personnes, d’un internaute à quelques autres. Pour diffuser des éléments d’information à un grand nombre de personnes par voie de presse ou d’imprimerie localement, il fallait s’adresser à au moins deux intermédiaires, qui avaient donc le contrôle total sur les contenus des textes à faire paraître. De plus, il fallait payer les frais de ces diffusions, qui n’étaient pas à la portée de tout le monde.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_18 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il y a encore une quinzaine d’années, la diffusion libre et aisée de l’information par des individus ou des instances quelconques était quasiment impossible à Maurice. L’Internet et les communications par e-mail existaient déjà depuis 1993 dans le pays, mais les messages demandaient du matériel (au moins un PC) et ne pouvaient être adressés qu’à un nombre limité de personnes, d’un internaute à quelques autres.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour diffuser des éléments d’information à un grand nombre de personnes par voie de presse ou d’imprimerie localement, il fallait s’adresser à au moins deux intermédiaires, qui avaient donc le contrôle total sur les contenus des textes à faire paraître. De plus, il fallait payer les frais de ces diffusions, qui n’étaient pas à la portée de tout le monde.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il y a encore dix ans, le rédacteur en chef d’un journal était véritablement un roitelet, avec un pouvoir de décision total sur ce qui pouvait — ou ne pouvait pas — être livré à la considération d’un lectorat généralement peu capable de prendre connaissance de données d’information quelque peu abstraites ou complexes.  </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Aujourd’hui, en 2019, la situation a considérablement évolué : les réseaux sociaux sont devenus incontournables à Maurice, et ont procuré à sa population une liberté d’expression inconnue jusqu’ici. Nous passons en revue dans cette chronique notre appréciation de ce véritable phénomène, de ses atouts, de ses limitations, de son côté carrément décevant, et des perspectives qu’il est susceptible de représenter en matière de raffermissement de la démocratie à Maurice.</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">* * *</span></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Un bref rappel, pour commencer. Quels sont les principaux réseaux auxquels nous pouvons accéder à Maurice ?  À qui servent-ils exactement ?</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">LINKEDIN : l’outil professionnel n° 1 : activer un réseau, trouver des contacts</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">PÉRISCOPE : pour créer un événement live. Option : Snapchat (pour les jeunes)</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">INSTAGRAM : opérations marketing et pub en images</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">FACEBOOK : pour soi-même ou des contacts professionnels. Échanges tout-terrain. Mélange poussé de contenus les plus divers, avec la Terre entière</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">TWITTER : partage rapide de l’information, et établissement de nouvelles relations. Contenus assez relevés par rapport à ce que l’on trouve sur Facebook.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous avons bien compris que, dans l’île Maurice, c’est bien Facebook qui est le réseau social de loin le plus populaire, et que le nombre de facebookers mauriciens y possédant une page frise le chiffre de 770 000, ce qui est tout simplement considérable pour une population s’élevant à 1,3 million d’habitants.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À notre sens, ce véritable engouement est dû dans une grande mesure à des raisons psychologiques propres aux petites sociétés émergentes :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le besoin pour l’individu de se situer et de se montrer sur le plan social et même professionnel ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La réponse à un mimétisme social assez prononcé à Maurice ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La satisfaction d’un ego présent chez chacun de nous, à satisfaire par une identification au groupe et à la reconnaissance par celui-ci ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’entretien de relations marquées dans l’île par leur chaleur spontanée de toujours.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ces raisons prennent différentes formes, et constituent le témoignage de la physionomie et de la psychologie des Mauriciens. Ils se présentent dans leur diversité, dans leur perception des êtres et des choses, ils balancent les éléments les plus intéressants comme les plus abjects sur leur page, et ils offrent à ceux férus d’observation des informations extrêmement intéressantes sur ce que nous appelons faussement notre « nation arc-en-ciel » : chaleur humaine, préoccupations du jour, critiques, candeur, naïveté, prétention, pédanterie et condescendance, inimitié, analyses de grande finesse, simplisme, cynisme, opportunisme, tromperie, flatterie, la quasi-totalité des sentiments de nos compatriotes s’affiche sur leurs pages. Shakespeare aurait trouvé encore plus d’inspiration dans notre île sur les très nombreuses facettes de l’âme humaine que dans son île à lui.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais peu de Mauriciens se rendent compte pleinement combien cette « libération » par Facebook a été utile pour la liberté d’expression et, de manière générale, pour les libertés civiles dans l’île. Car sans la liberté d’accéder à des informations autres que celles que les médias traditionnels nous servent depuis toujours, sans la possibilité d’analyser les événements locaux et internationaux de divers angles, sans les textes qui peuvent nous guider dans l’étoffement et l’affinement de notre pensée, et sans les circuits nous permettant de nous exprimer et de mettre en avant nos points de vue (pour ce qu’ils peuvent valoir), la démocratie reste faible, et le peuple reste bradé pour son inspiration et dans le développement de ses capacités intellectuelles par ce qu’on lui propose.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Facebook nous libère de l’emprise de la télévision, des radios (publiques et privées), des journaux et des informations, dont certaines sont biaisées ou incomplètes ou censurées ou autocensurées (sans même que les lecteurs ne s’en rendent compte) en matière d’informations, de dossiers et de critiques.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Facebook (et l’Internet sur PC) nous permet d’accéder à des questions et des événements qui ne paraissent jamais sur ces médias locaux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Facebook nous donne la faculté de nous exprimer et de dire notre sentiment sur à peu près tout ce qui existe et se passe dans le monde sans que nous ayons à subir le contrôle de ces médias locaux (nous avons une expérience personnelle à ce sujet).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Facebook nous libère du langage politiquement correct, qui constitue une lourde entrave à la participation des citoyens à la vie politique du pays. L’Economic Intelligence Unit (EIU) a fait ressortir il y a quelques semaines que dans notre supposée « pleine démocratie », la participation à la vie politique et à l’exercice des droits civiques est faible, même par rapport à des pays comme Madagascar, la Sierra Leone et le Lesotho, ce qui est très significatif.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Facebook nous offre la possibilité de lancer une discussion constructive sur les questions les plus diverses et à prendre conscience de la valeur de certaines questions pour notre mieux-être.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Facebook nous permet à Maurice de prendre une part très étroite à un événement politique comme des élections générales. Vous verrez que le rôle que jouera ce réseau social dans la prochaine campagne électorale sera au moins aussi importante que celui que joueront les estrades et les caisses de savon.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et avec Facebook, le monde entier nous est accessible. Nous sommes désenclavés en permanence, pour ainsi dire.  </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Pourquoi est-il impératif pour nous de nous libérer des médias traditionnels</strong><strong> ?    </strong></span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La télévision nationale est utilisée comme paillasson par le parti au pouvoir, pour son propre bénéfice. Cela s’apparente à un lavage de cerveau ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les radios publiques sont contrôlées par les serviteurs attitrés du gouvernement</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Certaines radios privées ont dans leur personnel de sombres individus qui fréquentent des alcôves et qui savent à quel niveau faire stopper les interventions des membres du public lorsque la diffusion en direct de leurs propos est en cause ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La quasi-totalité des organes de presse sont sous la domination évidente de trois parties concernées par leurs activités : les annonceurs, les actionnaires et ceux que nous appellerons pudiquement les pouvoirs occultes, ces derniers contrôlant et filtrant les informations de près du haut de leur mirador ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour faire bonne mesure, il faudrait aussi ajouter les sympathies non déclarées de certains chroniqueurs pour des partis politiques précis ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">… ainsi que les imprimeurs, tels des cerbères, gardant le contenu de l’imprimé.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voilà, chers compatriotes, où nous en sommes exactement avec le traitement de l’information à Maurice. Si vous estimez qu’il n’y a rien à redire à cette situation et que vous pouvez continuer à dormir tous les soirs du sommeil du juste, finissez quand même la lecture de cet article, qui pourrait vous surprendre un peu.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais avant d’y venir, faut-il que nous vous fassions part d’une ou deux considérations. Un système autoritaire est assez facile à mettre en place, dans les pays où le peuple est soumis, qu’il n’est pas sensibilisé aux conséquences des mesures et des actions que prennent ceux qui agissent pour leur compte, et que son espérance d’une vie meilleure se résume à gagner quelques roupies de plus. Lorsque les moyens nécessaires à la jouissance des libertés sont réduits, les occasions de s’exprimer et de jouir de ces mêmes libertés n’ont pas d’intérêt majeur. Pour être vraiment libre, faut-il être d’abord conscient de ce que la liberté nous apporte.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il se passe, semble-t-il, des choses très graves à Maurice actuellement. Un correspondant actif de Facebook a balancé sur sa page ce matin (29 juin 2019) deux nouvelles préoccupantes concernant notre avenir politique et le comportement d&rsquo;un organe de presse :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">D’après ce facebooker qui ne souhaite pas révéler son identité et qui anime sa page régulièrement sous le pseudo « Paul Lismore », il se trouve actuellement à Maurice une petite équipe d’Israéliens « venus à Maurice à titre privé, sous contrat », spécialistes des services de renseignement, pour exécuter un plan qui consisterait à utiliser des équipements hypersophistiqués pour enregistrer des conversations confidentielles d’hommes de loi localisés dans un endroit précis de Maurice. Ces gens circulent dans un fourgon de couleur blanche, et sont logés par un haut fonctionnaire à Vacoas. Ledit plan consisterait aussi à utiliser des messages et des vidéos obtenus de manière illégale et criminelle et les faire sortir une semaine avant la date des élections générales pour « couler » un leader politique.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Des informations très précises concernant la présence à Maurice de ces Israéliens ont été communiquées à un quotidien, <strong><u>qui refuse d’en faire état</u></strong>.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mauriciennes et Mauriciens, si ce que nous avançons ci-dessus est exact, nous pouvons sans aucun risque de nous tromper commencer à redouter une dérive de notre pays vers un système autoritaire dans un proche avenir. Nous sommes déjà, avec le projet de « Safe City » entrés dans un régime de surveillance. Nous consacrerons notre prochaine chronique à cette question.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Tenant compte du fait que vous êtes libre de choisir ceux que vous souhaitez accepter comme « Amis » sur Facebook, et que l’inverse est également vrai, nous vous suggérons instamment aux facebookers se trouvant dans la liste suivante d’accepter que vous deveniez leurs amis, ce qui vous permettra de lire les textes très instructifs qu’ils balancent régulièrement sur Facebook : Sedley Assonne, Raj Ramlugun, Ploum Ploum (et sa chatte), Prakash Neerohoo, ainsi que quelques autres esprits libres et indépendants.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Vous ne serez peut-être pas d’accord avec ce que ces facebookers disent, ni aussi avec le style qu’ils utilisent pour passer leurs messages. Mais avec eux, nous sommes à un niveau d’informations nettement plus direct et révélateur par rapport à celui que propose la quasi-totalité des quotidiens. Avec eux, nous sommes dans la « réalité réelle » de l’île Maurice et de ce qui compte pour nous. Nous avons là affaire à des gens dont le courage pour trouver, décortiquer, affiner et traiter l’information est dix fois plus fort que celui qu’affichent les journalistes soucieux de ne pas déplaire aux quatre premiers groupes que nous avons mentionnés ci-dessus.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Méfiez-vous toujours des journalistes haut placés et qui vous déclarent que leur organe de presse est libre et indépendant, leurs préoccupations courantes ou celles de leurs maîtres étant si souvent bien éloignées du bien commun.   </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avant de terminer, nous réitérons notre suggestion que vous développiez vos relations sur Facebook : il y a ‘posts’ sur ce réseau qui valent leur pesant d’or et qui sont susceptibles de nous faire prendre conscience de beaucoup de choses sur notre île natale ainsi que d’animer notre désir de les faire évoluer. Qui plus est, nous pouvons répondre à ces ‘posts’ et mettre en avant nos propres points de vue. C’est peut-être là en fait que se situe le réel intérêt du dialogue et des échanges entre citoyens.</span></p>
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<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio      </span></p></div>
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<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/facebook-enn-benediksion-pou-liberte-laparol-dan-moris/">FACEBOOK : ENN BENEDIKSION POU LIBERTÉ LAPAROL DAN MORIS</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
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		<title>COMMENT FAIRE LE PEUPLE DE MAURICE GAGNER EN MATURITÉ…</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/comment-faire-le-peuple-de-maurice-gagner-en-maturite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Jun 2019 18:42:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le bilan comptable de cinquante années d’indépendance, il y a deux ou trois « postes » qui illustrent la défaite de la démocratie chez nous. L’une de nos grandes défaites est celle de la moralité personnelle et publique. La dégradation des faibles et peu nombreuses valeurs que nous entretenions avant l’indépendance a été constante depuis 1968, et nous sommes maintenant arrivés au stade où les politiciens en vue n’essayent même plus de cacher certaines de leurs actions, mesures et abus de pouvoir. </p>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/comment-faire-le-peuple-de-maurice-gagner-en-maturite/">COMMENT FAIRE LE PEUPLE DE MAURICE GAGNER EN MATURITÉ…</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chers compatriotes,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans le bilan comptable de cinquante années d’indépendance, il y a deux ou trois « postes » qui illustrent la défaite de la démocratie chez nous. C’est Platon qui disait que « la démocratie n’est possible que dans un État peuplé de dieux » (« dieux » voulant dire des personnes très bien munies sur le plan intellectuel). C’est la raison pour laquelle il préférait le système politique de « l’aristocratie » (où le savoir et la raison de l’élite dominent »).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’une de nos grandes défaites à Maurice est celle de la moralité personnelle et publique. La dégradation des faibles et peu nombreuses valeurs que nous entretenions avant l’indépendance a été constante depuis 1968, et nous sommes maintenant arrivés au stade où les politiciens en vue n’essayent même plus de cacher certaines de leurs actions, mesures et abus de pouvoir. Pour obtenir une liste non exhaustive de ces actes qui devraient, dans un pays normal, conduire à des sanctions, consultez les écrits de Touria Prayag, l’une des rares journalistes de la presse écrite qui semble bien être capable et résolue de s’exprimer avec courage et lucidité, sans se courber aux exigences du langage politiquement correct, dont la contribution à notre déchéance a été majeure.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cette faiblesse de notre démocratie est évidemment due à des facteurs bien précis. Examinons-les :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’origine modeste de la majeure partie de ceux venus s’installer à Maurice. Lorsqu’on n’a pas beaucoup de moyens ou si la culture à laquelle on appartient ne favorise pas nécessairement l’introspection, la pensée réflexive et le sens critique, il est difficile de sortir de la dépendance morale et intellectuelle de ceux qui agencent leur comportement précisément pour tirer parti de cette faiblesse ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les valeurs morales n’ont pas le même poids dans les différentes cultures. Les études, par exemple, montrent clairement que la mentalité du « to mem papa, to mem mama » est encore très présente dans la classe laborieuses à Maurice. Dans de tels contextes, prendre du recul et se bâtir un sens critique est difficile ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous vivons dans une société fortement inégalitaire, dans laquelle les moyens nécessaires à une éducation personnelle voulue par soi-même sont souvent inexistants ou très faibles ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et de loin le facteur le plus important a été depuis l’origine la démission des politiciens envers la prise de conscience des citoyens vis-à-vis de leurs libertés et de leurs responsabilités. Aucun des Premiers ministres de Maurice depuis l’indépendance n’a soulevé le petit doigt pour mettre sur pied des instances de sensibilisation, de responsabilité et de devoir de contribution du peuple à ses devoirs envers le pays. Tout n’a tourné qu’autour de considérations bassement matérielles et, si elles sont importantes, elles sont bien loin d’être les seules qui peuvent œuvrer au devenir d’une communauté, comme nous l’avons indiqué récemment.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nos politiciens ont été soit parfaitement inconscients de la nécessité de prendre des mesures pour éduquer nos citoyens au civisme, à la citoyenneté, à la contribution de chacun au bien commun, dans lequel cas ils ont été des irresponsables, soit alors (ce qui est plus probable) ils ont estimé que rendre un peuple un peu plus avisé et critique ne servirait pas leur agenda politique. Nous avons eu droit à des renoncements dès le départ : « Ou kapav anpess devlopman coquin, ou ? » et le fameux « Moralite napa ranpli vent ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le seul organisme qui a été mis sur pied – l’ICAC – est comme ailleurs sous la férule du parti au pouvoir, et il n’intervient qu’<strong><u>après les délits</u>. </strong>Il n’a aucune fonction préventive, alors que c’est la seule qui soit capable de donner des résultats à terme.</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le développement industriel des années 1980, pas préparé et prévu par les gouvernements en place, a rompu l’ordre ancien de « l’épouse en charge des soins et des travaux domestiques », a créé une séparation prolongée entre les enfants et leurs parents et a pénalisé la stabilité de très nombreux foyers. On en voit les résultats aujourd’hui dans la violence sexuelle, les séparations, la prostitution et le drogue. Il s’agissait évidemment de pallier ces contraintes notamment par le biais de crèches et de garderies répondant aux besoins des ouvrières, mais nos politiciens n’en ont eu cure ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Encore une autre raison, et pas des moindres, explique cette démission envers l’accompagnement des jeunes vers le monde adulte : l’absence d’une véritable structure réunissant ce qu’on appelle déjà presque partout en Afrique « les organisations de la société civile » (OSC). Une telle structure, forcément cohérente et tant soit peu unie, serait la seule à pouvoir faire pendant aux deux autres pouvoirs (du moins ceux comptant parmi les pouvoirs non opaques) et interpeller énergiquement et ouvertement les politiciens et les pontes du privé sur un ensemble de questions relatives à la marche du pays et au bien commun, telles que la transparence (ou son manque), les libertés civiles, les vides juridiques, la corruption, les abus de pouvoir, les contre-pouvoirs, le trafic d’influence, la bonne marche des institutions, les problèmes de passe-droits et la discrimination sous ses différentes formes. En d’autres mots, les représentants de ces OSC dépasseraient largement le cadre de leur mission immédiate pour se mettre ensemble et s’attaquer aux contraintes du développement au niveau national en se constituant en une force critique et de proposition.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le cloisonnement des communautés et l’auto-censure individuelle et collective expliquent cette absence dans une grande mesure. Et c’est vraiment dommage !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En face d’une telle situation, quelles sont les mesures à prendre ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Commençons d’abord par définir, forcément schématiquement, la nature et les contraintes courantes du problème à résoudre. Pour le dire crûment, il s’agit de vaincre l’inconscience et de mettre le peuple en face de ses droits et l’éduquer à ses devoirs. En d’autres mots, il faut lui faire prendre conscience de son rôle dans la Cité et de sa contribution à sa bonne marche.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À travers l’Histoire, on a procédé à cette éducation, là où elle a été estimée judicieuse, en en confiant la responsabilité à trois parties : l’école, le foyer et les autorités. Les efforts doivent être persistants, et les résultats positifs ne se manifestent généralement qu’au bout de plusieurs décennies. Mais l’investissement est payant, car un comportement responsable à un niveau national est générateur de productivité, d’ascension sociale, de relations intercommunautaires fructueuses, de perspicacité dans le raisonnement et les analyses et, en fin de compte, de l’acquisition du sentiment d’une vie satisfaisante et remplie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À Maurice, les temps où les enseignants apportaient à leurs élèves non seulement des connaissances dans certains domaines, mais aussi des principes et des valeurs à chérir dans leur vie ne sont plus. Ce que rapportent des sources d’information sur ce qui se passe dans des institutions scolaires et sur le comportement des élèves en public est stupéfiant. Ce qui l’est davantage, c’est la passivité et la démission des autorités. Singapour est moins mal loti à ce propos que notre île, ne trouvez-vous pas ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Passé l’école, il y a le foyer. La tâche des parents est probablement la plus importante et la plus nécessaire qui soit pour l’éducation des enfants à la vie, à l’échelle des valeurs, à l’importance des sentiments à porter aux siens, à la communauté et à la nation, ainsi qu’à la dignité de son être et au respect de soi-même et des autres. Le problème, qui explique pourquoi les membres des classes populaires sont presque toujours condamnés à subir le même sort, génération après génération (excepté lorsque le hasard de la génétique fait émerger un être brillant qui réussit à s’extraire à sa condition) tient au fait que les parents dans les foyers pauvres ne sont pas eux-mêmes toujours munis des dispositions et des connaissances leur permettant de stimuler intellectuellement leur progéniture.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Passé l’école et le foyer, il reste les autorités, et parfois ce qu’on peut appeler « les bonnes volontés ». De l’État, nous n’avons rien obtenu depuis toujours. On ne stimule pas publiquement à Maurice les qualités susceptibles de rendre les citoyens conscients de ce qu’ils sont capables d’apporter à la société et de la façon de se comporter envers eux-mêmes, les autres et le pays. Électoralement, ça a non seulement aucun intérêt, mais ça peut être pénalisant par rapport au discours d’un concurrent qui harangue la foule en promettant le maximum, même au détriment de l’ordre, de la rigueur, de la responsabilité individuelle et du sens de l’effort. Le laxisme, l’à-peu-près, les trucages, la déliquescence et la lâcheté se perpétuent. Le désordre moral, le flou dans la perception que l’on a du monde et l’absence de toute échelle de valeurs se maintiennent. C’est le fameux « Less li all kumsa mem, do ! » qui prévaut encore dans de nombreux cas.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous voyons bien et nous félicitons même les initiatives extrêmement louables prises par des groupes comme « Projet de société » de Malenn Oodiah ou comme YUVA qui visent à promouvoir une prise de conscience de nos obligations dans notre vie courante, mais nous craignons que sans une volonté politique, des moyens beaucoup plus importants, surtout au niveau des établissements scolaires, et une forte détermination, les résultats ne se manifesteront que très (trop) lentement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">C’est à cette aune que nous mesurons pleinement l’impérative nécessité pour Maurice de se débarrasser dès que possible de ces piètres politiciens qui encombrent notre scène politique et nous font, somme toute, plus de mal que de bien. Quelqu’un comme Pravind Jugnauth ne se rend même pas compte de l’immense tort qu’il fait au pays en donnant régulièrement le mauvais exemple à nos concitoyens à travers la prise de décisions que la morale élémentaire condamne. À ce titre, il est partiellement responsable de la vaste immoralité qui règne dans la société mauricienne. Si nous avons eu à subir ce type de politiciens jusqu’à maintenant, c’est parce que le peuple, dans sa majorité, ignore jusqu’à aujourd’hui le tort qu’il cause <strong><u>au pays et à lui-même</u></strong> en les maintenant dans leurs fonctions. Quant à ces politiciens, se rendent-ils seulement compte que si le peuple mauricien était un peu plus averti, ils auraient été renvoyés dans « lacaze mama » avec un coup de pied bien placé depuis très longtemps ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’exemple le plus édifiant que nous puissions mettre en avant à ce propos tient à la décision du Jugnauth du jour de faire émettre un décret portant fixation de l’échéance au 19 août 2019 pour la soumission de candidatures pour l’élection de remplacement dans la circonscription n° 7 en novembre prochain. Avec son budget, il était sur le terrain de l’irresponsabilité envers nos finances, en utilisant nos fonds publics pour se payer une popularité ; il se trouve maintenant sur le terrain de l’indécence, dans son comportement envers l’électorat de Piton-Rivière du Rempart. Mais, combien de nos compatriotes sont conscients du fait que cette fois-ci, l’individu dépasse nettement les bornes et se sert littéralement des électeurs de Piton-Rivière du Rempart, et du peuple de Maurice en général, comme des pions pour se livrer à un jeu infect, de par lequel un individu quelconque se ferait élire éventuellement pour trois ou quatre semaines avant la procédure suivante relative aux élections générales ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Que l’individu décide finalement de ne pas faire tenir une élection partielle en novembre n’a aucune importance ici. Ce que nous mettons en avant, c’est le fait qu’il manipule les électeurs comme de petits toutous à sa disposition pour se livrer à sa stratégie abjecte dans le cadre des élections à venir. Dit crûment, il montre aux électeurs du n° 7 que ce qui l’intéresse consiste uniquement à se servir d’eux pour des objectifs personnels bassement électoralistes, n’ayant aucun rapport avec leur représentation et leurs intérêts. De plus, il montre clairement son manque de respect pour les institutions.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Devant ce piteux processus, des Mauriciens pour qui la dignité signifie quelque chose réagiraient de la manière suivante :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Aucun candidat ne se manifesterait, pour bien signifier à l’individu que personne ne se laissera prendre à son sale petit jeu, susceptible de coûter au contribuable des dizaines de millions de roupies si jamais un scrutin avait effectivement lieu ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Afin que l’individu comprenne qu’il est en train de vouloir se payer la tête des Mauriciens et que, cette fois-ci, enough is enough (comme dirait le spéculateur en euros), une journée de débrayage pacifique à travers tout Maurice serait organisée le lundi 19 août, afin qu’il retienne bien une chose : c’est nous qui sommes souverains, et c’est nous qui déciderons de l’avenir de ses initiatives.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mauriciens : retournons cette situation en notre faveur, reprenons l’initiative et emmenons l’individu directement aux élections générales en jetant la feuille du « writ » mal rédigé par son président par intérim dans la poubelle de l’Histoire !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et sachons nous montrer solidaires avec l’électorat du numéro 7, en lui apportant notre soutien moral et en le lui faisant savoir !</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio       <br /></span></p></div>
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		<title>MISSIÉ GUIBERT, MORIS ÈNE PÉI DÉZORD</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/missie-guibert-moris-ene-pei-dezord/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Jun 2019 19:00:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[CCI]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[développement]]></category>
		<category><![CDATA[dynamisme]]></category>
		<category><![CDATA[Economic Development Board]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comme vous vous en souvenez peut-être, certains politiciens et économistes locaux nous ont régulièrement servi dans le passé leurs désirs, ambitions et formules pour émuler Singapour. Pour qui connaît cette île, l’exercice démontre de la candeur, de la naïveté et de l’ignorance. Singapour est, en effet, à des années-lumière au-devant de Maurice, et ce n’est ni demain, ni même dans très longtemps, que nous arriverons à sa cheville. Pourquoi cette différence ? À quoi tient-elle véritablement ? L’occasion nous est donnée de le faire après l’interview que M. François Guibert, le directeur général de notre Economic Development Board, a donnée à un magazine tout récemment. Nous avons donc choisi, pour nous situer par rapport à Singapour, d’écrire un courrier fictif à M. Guibert, qui connaît intimement cette île pour y avoir vécu, si nous comprenons bien ses antécédents. Le voici…</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chères lectrices et chers lecteurs,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme vous vous en souvenez peut-être, certains politiciens et économistes locaux nous ont régulièrement servi dans le passé leurs désirs, ambitions et formules pour émuler Singapour. Pour qui connaît cette île, l’exercice démontre de la candeur, de la naïveté et de l’ignorance. Singapour est, en effet, à des années-lumière au-devant de Maurice, et ce n’est ni demain, ni même dans très longtemps, que nous arriverons à sa cheville.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pourquoi cette différence ? À quoi tient-elle véritablement ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’occasion nous est donnée de le faire après l’interview que M. François Guibert, le directeur général de notre Economic Development Board, a donnée à un magazine tout récemment. Nous avons donc choisi, pour nous situer par rapport à Singapour, d’écrire un courrier fictif à M. Guibert, qui connaît intimement cette île pour y avoir vécu, si nous comprenons bien ses antécédents. Le voici…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Le Chesnay en Yvelines, le 9 juin 2019</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Bonjour Monsieur Guibert,</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Je me permets de vous adresser le présent courrier sans vous connaître et sans préavis, convaincu que vous ne m’en voudrez pas. Mais, je ne peux résister à l’occasion que vos récentes déclarations à un magazine me procurent pour évoquer avec vous l’impressionnante performance de Singapour depuis son retrait de la « Federation of Malaya » en 1965 pour voler de ses propres ailes, des raisons exactes de son succès (qui pour beaucoup  de gens, même éduqués, se résume à ses seules performances économiques), et à faire une comparaison avec notre propre île, que vous venez aider depuis quelques mois à progresser, du moins dans le domaine de la promotion des investissements.  </span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Je me permets de vous adresser ces quelques mots, car ce que vous venez tenter de faire chez nous, je l’ai fait moi-même, de 1972 à 2000, à la CCI de Maurice. C’est à ce poste que j’ai eu l’occasion – et le privilège – de visiter Singapour en juin 1977, en visite « officielle » du secteur privé mauricien, et de commencer à découvrir les raisons de sa spectaculaire réussite.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">J’y suis subséquemment allé en de nombreuses fois, toujours pour promouvoir l’investissement à Maurice, en ne manquant jamais à chaque fois d’étudier les raisons profondes plutôt que superficielles des clés du succès de cet État. J’accompagnais lors de ces déplacements l’équipe de la Mauritius Export Development &amp; Investment Authority, l’ancêtre en quelque sorte de votre Economic Development Board. C’est dire que ce à quoi vous vous livrez couramment à Maurice est pour moi un terrain connu.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Dans l’avion qui me ramenait de Singapour lors de la première visite susmentionnée, je me suis mis à réfléchir. À part la propreté remarquable, une efficacité qui force l’admiration, des interlocuteurs tous proprement formés, ce fameux « Hainanese Chicken Rice » et ces autres plats toujours impeccablement préparés, qu’y avait-il de particulier dans cette île minuscule qui pouvait vraiment expliquer sa réussite en si peu de temps ?</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Une première réponse s’est imposée : la communauté majoritaire représentait alors 76 % de la population totale (elle est de 88 % aujourd’hui). Les différences culturelles, qui à Maurice constituent bien des contraintes, étaient et sont toujours minimes, et c’est là un gros atout. Je me souviens même me disant qu’il aurait peut-être mieux valu pour Maurice qu’elle soit constituée de 80 % d’Hindous, car la cause aurait alors été bien entendue, sans problème, frustration ou espoirs aucuns pour la petite minorité restante.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Aujourd’hui, je sais que le succès de Singapour tient surtout et avant tout à d’autres facteurs, nettement moins visibles, mais tout à fait indispensables à la vraie réussite d’un pays. La poignée de pays qui ont véritablement atteint un stade de développement avancé – pays germaniques, pays d’Europe du Nord, Australie, Japon et Canada &#8211; ont à peu près tous plusieurs caractéristiques communes – rigueur, civisme, patriotisme, sens des responsabilités, éducation (le modèle éducatif singapourien est devenu une référence mondiale, n’est-ce pas ?) et formation, perception du sens de l’effort &#8211; et ce n’est vraiment pas accidentel.    </span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Mais au-delà, Singapour a pleinement réussi pour d’autres raisons qui lui sont particulières.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Ainsi, ce n’est pas souvent que l’on a l’insigne chance d’avoir à la tête de son pays un homme de la dimension de Lee Kwan Yew. Cette grande personnalité a imprimé (de manière assez autoritaire, mais nécessaire) au peuple singapourien une motivation, une direction, des qualités morales, une discipline, un sens poussé de l’épargne (par des prélèvements obligatoires sur les salaires), et une détermination qui lui ont énormément servi à faire face courageusement à des situations extrêmement difficiles. Exemple : quand Singapour a pris son indépendance en 1965, l’île dépendait totalement de la Malaisie en eau et son armée était faible. Elle craignait une invasion de Kuala Lumpur, qui ne s’est heureusement pas produite.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">La situation géographique de Singapour sur le détroit de Malacca a été un facteur déterminant de sa réussite. Le spectacle des navires stationnant sur rade en face de l’île est assez impressionnant.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">L’île de Singapour est entourée de pays avec lesquels elle est en concurrence directe sur de nombreux plans. Si elle baisse les bras, elle sait qu’elle en sortira perdante. Mais cette situation lui apporte un atout supplémentaire : les données desdits pays, aussi dynamiques qu’elle, lui fournissent les données qui lui sont nécessaires pour lui permettre de se situer et d’ajuster ses orientations politiques, économiques, militaires et environnementales, entre autres, ainsi que sa productivité, ses objectifs et ses ambitions, par rapport à eux.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Plus que tout peut-être, les Singapouriens éprouvent un sentiment de fierté vis-à-vis de leur pays et de ce qu’il a accompli en un demi-siècle.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">L’enseignement que l’on tire de Singapour et de quelques autres rares États au monde est d’une importance fondamentale : les progrès d’un pays ne se récoltent que si des progrès sont réalisés simultanément dans tous les domaines, soit sur les plans politique, économique, social, moral, culturel, éducatif, sanitaire et environnemental, pour ne citer que ceux-là.  </span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Rien ne m’amuse plus, et ne me navre davantage, que d’entendre de grands économistes mauriciens nous annoncer avec candeur et naïveté, que nous allons devenir dans les prochaines années un « high-income country ». Est-ce que ces gens se rendent compte un seul instant de leur niaiserie et du tort qu’ils font au pays en mettant en avant des vœux pieux, sapant ainsi le vrai sens de l’effort à consentir pour un tel avènement ?</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Osons maintenant comparer ce tableau des pays avancés avec celui de Maurice.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Peut-être devrais-je commencer par vous dire qu’à mon sens, la contribution d’étrangers d’expérience au (long et lent) cheminement de Maurice est indispensable. Il en faudrait d’ailleurs bien davantage d’experts comme vous, surtout dans des domaines comme celui de l’administration, où la sous-performance est notoire et cause un tort immense au pays. Je vous parle en toute connaissance de cause.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Vous avez en quelque sorte de la chance : d’après votre contrat, vous évoluez dans l’île dans un secteur où votre présence ne gêne personne, ou si peu. Allez donc dialoguer avec ceux des étrangers qui ont occupé des postes cruciaux à Maurice dans le passé – exemple : un Canadien au poste de receveur des douanes – et ils vous expliqueront combien on a tenté de torpiller leur mission, pour des raisons que vous ne pouvez plus ne pas deviner après neuf mois passés dans notre cher paradis. Ils dérangeaient. Un bon nombre de ces experts dont le comportement tranchait avec l’esprit tortueux de tout un nombre de mes compatriotes est reparti dépité. Je ne peux que formuler le souhait qu’il ne sera pas ainsi pour vous. Espérons-le du moins !</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Mais revenons à notre chère île et dépassons encore une fois ce que nous pouvons constater de visu sur le compte de ce qu’il faut bien appeler notre « île-foutoir », tant le laisser-aller, la cupidité et le désordre mental, physique et intellectuel sont manifestes.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Premier facteur de limitation : notre isolement géographique. Maurice est au beau milieu de l’océan, « au milieu de nulle part ». Toute son importance stratégique a disparu en peu de temps avec l’ouverture du canal de Suez. Reine sans conteste de l’océan Indien au milieu du XIXe siècle, exportant ses produits, son savoir et usant de ses prérogatives dans de grands pays du bassin de cet océan comme l’Australie, elle n’a survécu que comme fabricante de sucre de la meilleure qualité qui soit parmi les pays du Commonwealth, jusqu’à ce que l’explosion démographique la réduise en « baraque surpeuplée », comme disait V.S. Naipaul, dans les années 1960.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Cet isolement lui a été funeste. Privée d’éléments de comparaison avec les pays autour, qu’elle dominait assez largement, elle s’est laissée aller à la pusillanimité, aidée en cela par les dispositions (ou leur manque) de certains groupes locaux. Les Mauriciens ont ainsi eu le sentiment, qui prévaut toujours, d’être devenus le centre du monde, n’ayant pas à se soucier de considérations sécuritaires, alimentaires, stratégiques (adieu, Diégo et Agaléga !), politiques, économiques et environnementales. Le nombrilisme total !</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Deuxième facteur de limitation : l’accès aux marchés de destination. Son statut de pays membre du Commonwealth et en développement lui a procuré jusqu’à récemment, par le biais de protocoles et d’accords commerciaux, des entrées privilégiées pour ses produits dans les marchés occidentaux. J’ai toujours estimé, dans mes fonctions à la CCI, que sans ces avantages, le pays aurait eu de grandes difficultés à continuer à s’imposer sur les marchés de destination. J’ai bien peur que cette considération commence à jouer pleinement. Je mets en cause la distance avec lesdits marchés, la productivité relativement faible de la productivité de la main-d’œuvre mauricienne, la libéralisation des marchés dans les pays de destination et l’arrêt des relations artificielles que nous avons entretenues avec l’Inde dans l’offshore financier.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Troisième facteur de limitation : notre parfaite incapacité à innover. Différemment de ce que vous pensez, M. Guibert, à part deux inventions dans le secteur sucrier en deux cents ans (technique de fabrication du sucre blanc et système de caisse de remorquage amovible pour les camions), les Mauriciens ont toujours brillé comme des copieurs, pas comme des esprits innovateurs. Une institution bancaire nous a gratifiés récemment d’un rapport simpliste émanant de consultants ne connaissant pas le contexte mauricien qui contenait des propositions de projets dont les Mauriciens pourraient s’inspirer. Tout un programme !</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Quatrième facteur de limitation : le barrage à la méritocratie dans l’île. Comme vous ne pouvez pas l’ignorer maintenant, si Maurice est un paradis (du moins pour certains), ce n’est pas à cause de ce qui s’y passe allègrement en termes de corruption, de trafic d’influence, de passe-droits, d’abus de biens, de drogue, d’insécurité ainsi que tout le reste, mais surtout à cause du fait que tous ces comportements et toutes ces pratiques ne semblent pas pénaliser le moindrement – avant tout sur le plan politique &#8211; ceux qui s’y adonnent pleinement. Curieux, n’est-ce pas, pour qui ne connaît pas la vraie mentalité de X pour cent (impossible à quantifier) des Mauriciens.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Cinquième facteur de limitation : l’absence d’anonymat. Ce facteur est consubstantiel à la place minime qu’occupe la méritocratie dans l’île. Maurice est un grand village, dans lequel non seulement on échappe difficilement au regard, à l’inquisition, à l’envie et à la pression des autres, mais où on subit aussi la conséquence du petit esprit « communalisant » qui prévaut encore chez la majorité des Mauriciens : on est classé d’office, quelles que soient les contingences qui y sont associées et dont on cherche à s’affranchir. Singapour est loin !   </span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Mais Singapour est encore bien plus loin de Maurice en ce qui concerne le deuxième effet de l’absence d’anonymat. Si l’on veut se cacher dans notre île, il faut le faire avec beaucoup de détermination, pour ne pas parler d’ingéniosité. C’est la raison pour laquelle l’influence des sociétés secrètes dans le pays est si bien cachée. Et pourtant, en parallèle avec l’influence politique, l’influence maçonnique est très forte et invasive. Une proportion élevée de « l’élite » intellectuelle, financière et professionnelle du pays se trouve dans les loges, avec le résultat que l’espace laissé à ceux, peu nombreux ou simplement ignorants, qui veulent progresser par eux-mêmes et par leur seul mérite est très étroit.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Sixième facteur de limitation : la culture des dirigeants et des dirigés. Merci de ne pas me méprendre, M. Guibert : ce que je vais dire maintenant est une simple constatation, et non pas une critique à l’endroit de qui ou quoi que ce soit. Mais, comme vous ne pouvez pas ne pas le savoir, vous qui avez vécu au milieu de plusieurs cultures, chacune d’elles a ses atouts et ses limitations, que l’on se place sur le terrain de la politique, de l’économie ou de la morale publique. Ainsi, l’origine et le bagage mental de ceux qui arrivent dans un pays donné, disons Maurice, sous un contrat de travail donné portent avec eux de nombreuses caractéristiques de leur pays et de leur culture d’origine.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Les Hindous venus à Maurice ont donc porté avec eux – comme d’ailleurs tous les autres groupes &#8211; des traits psychosociologiques, des comportements et des signes distinctifs qui les caractérisent facilement par rapport aux autres groupes, pour peu que l’on fasse l’effort de les observer avec attention. Ils sont des pacifistes et ont été jusqu’à récemment des frugaux, deux comportements dont Maurice leur est reconnaissante, car ils nous ont de toute évidence protégés de bien des malheurs que d’autres n’auraient très probablement pas pu éviter. Ils sont aussi très portés pour l’agriculture, dont le processus de plantation est lent.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">La contrainte, c’est qu’ils sont aussi porteurs (assez naturellement, quand on y pense) de dispositions qui ne cadrent pas avec certains aspects cruciaux du développement de Maurice, les activités industrielles en particulier. Leur bilan à cet égard reste très limité. En fait, dans les années 1970, trois d’entre eux ont réussi dans une activité de fabrication (les lames de rasoir, la pâte dentifrice et certains produits pharmaceutiques de base), mais le prix à payer pour ces succès a été assez particulier : tous trois francs-maçons, ils bénéficiaient de la « solidarité » de leur « frère » Premier ministre d’alors, qui avait tout simplement interdit l’importation de produits concurrents ou la fabrication de produits identique localement. En d’autres mots, ils étaient condamnés à réussir, n’est-ce pas ?</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Enfin, la dernière limitation de base à ce titre tient au fait que le sens du bien et du mal et la dignité ne sont pas très présents dans le groupe. L’on voit clairement que l’influence qu’ont pu avoir les Grecs sur l’Occident n’ait pas effleuré le sous-continent indien, et qu’il en résulte un désordre mental à cet égard, du moins à titre comparatif. Les comportements courants d’un nombre élevé de nos supposés « notables », politiciens et officiels compris, le montre très clairement. En d’autres mots, l’importance que l’on attache aux comportements corrects varie d’une culture à l’autre, qu’on soit disposé à l’accepter ou pas.      </span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Faisons ressortir quand même, pour faire bonne mesure, la présence et la contribution de plus en plus édifiante au débat intellectuel et au développement du pays d’une vraie élite hindoue, éduquée, socialement élevée, intelligente, dynamique et objective, qui s’est ralliée sinon depuis l’origine, du moins depuis plusieurs générations, à ce que Maurice peut produire de plus valable en tant que fils et filles du sol. Le problème, s’il en est un, tient au fait que leur émergence continue est constamment entravée par des éléments défavorables qui entraînent, entre autres, leur départ de Maurice pour d’autres cieux.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Dans un tel contexte, votre tâche ne sera pas facile, Monsieur Guibert, d’autant plus que le secteur privé local est un modèle de conservatisme et de pédanterie, dont la quasi-totalité des membres n’aime pas que des étrangers viennent marcher sur leurs plates-bandes. Vous réussirez dans votre tâche, je pense, mais votre bilan sera bien en deçà de ce qu’il aurait pu être si 90 % des habitants de notre île étaient aussi efficaces, performants, consciencieux, motivés et responsables que les Chinois de Singapour, encouragés en permanence par un leader, un vrai ! </span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Je crains que nous ne restions à la traîne sur de nombreux plans pendant encore très longtemps, tant en termes de bilans absolus que relatifs, à cause d’un manque de vision, de fermeté et de perception aiguë de nos vrais impératifs. Le courage qu’il faudrait pour imposer un nouveau départ à notre pays, encore une fois pour faire évoluer l’ensemble des éléments qui compteront vraiment dans son avancement, n’existe pas ou se heurte au sale jeu que jouent ceux qui exploitent, intellectuellement ou autrement, une part toujours majoritaire de nos citoyens.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;"></span></em></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">A. </span></em></span><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Jean-Claude Montocchio      <br /></span></em></span></p></div>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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		<title>DANS QUELQUES JOURS, PETIT PRA-PRA NOËL VA PASSER…</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/dans-quelques-jours-petit-pra-pra-noel-va-passer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 May 2019 16:15:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[budget]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La présentation annuelle du budget est proche : comme vous savez, elle se fera dans une semaine, le 10 juin… C’est l’occasion pour nous de jeter un œil à un exercice qui, pour beaucoup de Mauriciens, se résumera à se mettre devant un poste de télévision et attendre la partie du discours du ministre des Finances qui comportera, possiblement, un allègement ou un cadeau fiscal quelconque pour eux. À l’intention de ceux qui n’ont pas été formés aux sciences économiques, nous disons qu’un budget est un volet de la politique économique d’un pays dont l’importance est très grande et dont les mesures peuvent donc être positives, simplement neutres, mais aussi négatives et pénalisantes, selon les situations et, surtout, selon les hommes qui la mènent.</p>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/dans-quelques-jours-petit-pra-pra-noel-va-passer/">DANS QUELQUES JOURS, PETIT PRA-PRA NOËL VA PASSER…</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_21 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Chers lecteurs et lectrices, chers contribuables,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">La présentation annuelle du budget est proche : comme vous savez, elle se fera dans une semaine, le 10 juin…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">C’est l’occasion pour nous de jeter un œil à un exercice qui, pour beaucoup de Mauriciens, se résumera à se mettre devant un poste de télévision et attendre la partie du discours du ministre des Finances qui comportera, possiblement, un allègement ou un cadeau fiscal quelconque pour eux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">À l’intention de ceux qui n’ont pas été formés aux sciences économiques, nous disons qu’un budget est un volet de la politique économique d’un pays dont l’importance est très grande et dont les mesures peuvent donc être positives, simplement neutres, mais aussi négatives et pénalisantes, selon les situations et, surtout, selon les hommes qui la mènent.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Jetons quelques notions et quelques principes de base à la lecture des non-initiés…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">La politique économique d’un pays est constituée de deux volets : sa politique monétaire, et sa politique budgétaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">A &#8211; La politique monétaire. Celle-ci est menée par la banque centrale, en toute autonomie, dans les pays démocratiques. Elle concerne la gestion des réserves de monnaies, tant locales qu’étrangères, la fixation des taux de change, la réglementation du secteur bancaire et le contrôle des institutions qui y mènent des activités, le suivi constant de la masse monétaire, le contrôle de l’inflation, l’imposition des taux d’intérêts que se chargent les banques entre elles (qui ont une répercussion directe sur les taux d’intérêts pratiqués par les banques envers leur clientèle). Enfin, la banque centrale représente ce qu’on appelle « le prêteur de dernier recours », celui auquel les banques commerciales s’adressent lorsqu’elles sont à court de fonds.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Particularité de cet organisme : il est considéré dans de nombreux pays comme totalement libre de mener la politique monétaire la plus prudente et favorable pour le pays et, de ce fait, les interventions des politiciens dans ses prérogatives sont très mal considérées (surtout si le gouverneur de la banque centrale en question est une forte personnalité, reconnue pour ses compétences). Demandez à Xavier Duval ce qui lui est arrivé lorsqu’il a voulu contraindre la direction de la ‘Bank of Mauritius’, il y a quelques années…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">B – La politique budgétaire. Elle est beaucoup plus complexe et, pour la mener, il s’agit de prendre en compte un nombre considérable de facteurs, tant comptables qu’humains, dans beaucoup de domaines d’intervention.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Comme vous devinez, le budget d’un État ressemble au niveau de son principe au budget d’un foyer. Essentiellement, il faut lever les fonds permettant de financer les dépenses à faire. Mais, différemment du foyer, la politique à mener ici est délicate, car il s’agit de s’assurer que les prélèvements sont justes et ne pénalisent pas les plus démunis, que les fonds alloués sont dépensés à bon escient et efficacement, que les dépenses soient équitablement réparties et contrôlées, et que les ressources allouées servent véritablement à stimuler la croissance et le renforcement des capacités des « agents économiques », car c’est le moyen le plus courant de relever le niveau de vie d’une population.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Le budget de l’État comporte donc généralement une multitude de mesures, dont les principales portent, du côté des revenus, sur trois sources principales – les droits de douane, la TVA et les impôts – et du côté des dépenses sur le financement des besoins des différents ministères et des infrastructures. En agissant sur les revenus et les dépenses ainsi que sur leurs ampleurs respectives, un ministre des Finances peut utiliser un budget pour stimuler la croissance de l’économie, le pouvoir d’achat de la population et les moyens à dégager pour garantir un développement constant et appréciable.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Dans un budget, disons celui de Maurice, il y a toujours un équilibre à trouver entre les revenus, les dépenses et ce qu’on appelle « la formation de capital », ce qui signifie, dans ce dernier cas, que suffisamment de fonds doivent être mis de côté pour que l’État mauricien puisse investir dans une perspective de long terme dans des infrastructures et divers éléments dits sociaux.</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Si l’État ne dépense pas assez, la croissance peut s’en ressentir ;</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Si l’État dépense trop, il endette les contribuables pour longtemps ;</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Si l’État dépense trop dans le social et la consommation, il pénalise l’investissement et les activités de production ;</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Si l’État ne mène pas une politique fiscale (de taxation) appropriée, il crée des inégalités dans le système ;</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Si l’État intervient trop dans l’économie, il pénalise les activités du secteur privé, qui est réputé utiliser les ressources disponibles de manière plus efficiente que ne peuvent le faire les pouvoirs publics ;</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Si l’État est trop généreux envers les citoyens de manière générale, il fabrique alors des parias qui deviennent de plus en plus dépendants de lui, avec des conséquences désastreuses pour l’initiative personnelle, l’effort et la dignité des individus ;</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Si l’État favorise trop la consommation dans notre pays, qui dépend énormément de l’étranger pour son approvisionnement en marchandises et en certains services, nous devons compter de plus en plus sur le tourisme, secteur qui aujourd’hui génère des montants importants de devises étrangères, pour payer pour nos importations selon les réserves disponibles.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Dans certaines circonstances, les politiques au pouvoir pensent que le peuple est capable d’accepter une fiscalité de plus en plus lourde. En France, ça donne les « gilets jaunes ». À Maurice, pendant la deuxième partie des années 1970, la fiscalité directe et indirecte a très lourde. Par ailleurs, les autorités fiscales ont fermé les yeux sur le grand nombre de citoyens taxables qui ne payaient aucun impôt sur leur revenu. Ceci a abouti en 1976 et en 1979 à des journées de désobéissance civile, que nous avons personnellement organisées à Port-Louis. En deux fois, la ville est restée morte pendant toute une journée. Deux dévaluations de la roupie ont suivi, avec des conséquences très douloureuses pour le peuple mauricien.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">De nos jours, la discrimination envers l’impôt se perpétue à Maurice entre régions urbaines et régions rurales (bien que la connotation communale de ces deux géographies soit aujourd’hui moins forte). Rama Sithanen, d’assez loin le plus compétent ministre des Finances qu’ait jamais connu notre pays, avait eu le courage (alors que Paul Bérenger avait tellement hésité, avant de renoncer) d’imposer à l’issue des élections de 2005, une taxation des biens immobiliers dans les régions rurales, ce qui n’était que justice et équité dans un pays républicain. Et comme il fallait s’y attendre, sa mesure a été (très) mal reçue, ce qui signifie en clair que même ceux qui, dans les régions rurales, habitent des demeures suffisamment cossues pour être taxées estiment qu’ils ne devraient pas l’être.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">C’est le ministre des Finances actuel qui, occupant ce portefeuille quelques années plus tard, n’a pas hésité une seconde à abolir cette taxe. Comme chacun sait, à Maurice, les humains des villes et les humains des campagnes, ce ne sont pas les mêmes humains !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Fâcheuse mentalité, qui a prévalu dans toutes les sphères de la société mauricienne à une certaine époque, à l’effet que, dans un pays multiculturel, payer l’impôt est inutile car cela revient à payer pour ce que d’autres peuvent bien payer. Nous en sommes toujours là d’ailleurs avec la « taxe rurale ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Pravind Jugnauth a, de son côté, pratiqué depuis plus d’une décennie, une politique laxiste en matière de fiscalité, à l’inverse de Seewoosagur Ramgoolam. Abolition de la « taxe rurale », abolition de la taxation des plus-values, exonération totale des sommes héritées issues des successions, droits de douane toujours plus bas visant le « duty-free island », imposition très légère des individus et des sociétés, le pays est devenu un paradis fiscal tant pour les Mauriciens que pour les touristes et les étrangers acquéreurs de biens immobiliers très intéressés à venir vivre à Maurice.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Cette politique, pour (très) favorable qu’elle puisse être pour les contribuables de tous bords, conduit aussi à des situations dangereuses. Premièrement, le manque à recevoir, sur le plan fiscal, doit obligatoirement être recueilli ailleurs. Il n’y a qu’à regarder la façon dont la dette du pays s’est accrue depuis 5 ans pour comprendre où les fonds ont été trouvés pour les dépenses publiques. Si on veut comprendre où les dettes de l’État toujours plus fortes peuvent mener, il faut tout simplement jeter un coup d’œil sur la situation sociale actuelle en France.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Deuxièmement, la forme de fiscalité que pratique Maurice est profondément injuste, et conduit à des inégalités fortement perverses en matière d’équité. Au vu des énormes besoins du pays pour son avancement (dont beaucoup ne sont même pas conscients) le « flat rate » de l’impôt sur le revenu pour l’ensemble des contribuables est inacceptable d’un point de vue moral, si tant est qu’une politique budgétaire comporte aussi sa part de moralité. Au risque de se tromper, l’on ne peut s’empêcher de penser que, là encore, c’est bien la dimension électoraliste qui a poussé le gouvernement actuel à se montrer aussi généreux envers les contribuables locaux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Ceux qui ont le mérite ou la chance de bénéficier de gros revenus dans le pays ne peuvent pas ne pas comprendre qu’une telle politique fiscale n’est pas tenable à long terme, d’abord et avant tout dans leur propre intérêt.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Signalons enfin combien, sur le plan politique, il est difficile, pour ne pas dire presque impossible, de faire remonter le niveau de certaines impositions après qu’elles aient été baissées de manière déraisonnable et opportuniste par les autorités. Les contribuables individuels refusent que l’on touche à leurs acquis et comprennent difficilement les raisons exactes de retours en arrière.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Voilà où nous en sommes actuellement à Maurice. Le toujours plus d’exemptions et de subventions et le toujours plus de prestations publiques a été abondamment commenté ces dernières semaines, et il nous est possible de caractériser la conjoncture économique du pays comme suit :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Les étalons généralement utilisés pour jauger notre situation économique ne sont pas très favorables : la dette du pays continue à augmenter, la croissance reste modeste et le chômage ne se résorbe pas ;</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">D’autres tendances notées sur une longue période traduisent des contraintes plus fondamentales, à caractère structurel. Dans la liste, l’on trouve : i) le profond déficit commercial du pays, qui dénote une incapacité à faire progresser nos exportations ; ii) un régime douanier favorisant la consommation de produits importés au détriment des produits fabriqués localement, la valeur globale des premiers continuant résolument à représenter environ le double de nos exportations de marchandises ; iii) le fort biais de la fiscalité se maintient et creuse des inégalités de plus en plus profondes entre les différents groupes de contribuables ; iv) le « deal » entre un groupe particulier de contribuables/votants et les politiciens du même bord se maintient, à travers l’accord tacite, voire explicite, que traduit le « nous sommes généreux, fiscalement parlant, envers vous, gratifiez-nous de votre vote le moment venu ». Tant pis si à Maurice l’agencement de la relation entre les politiciens et leur clientèle continue à dominer largement l’engagement courageux dans des politiques cohérentes clairement définies, des programmes structurés et des manifestes électoraux à respecter impérativement, qui restent largement secondaires. La subjectivité et la préférence donnée à ceux qui sont du même groupe (nou kalite) reste prédominante, du moins dans une partie de notre communauté nationale encore majoritaire.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Devant une telle situation, il nous faudrait comme ministre des Finances un homme (ou une femme) suffisamment courageux(se) pour inverser les situations et les tendances qui se présentent actuellement. Concrètement, cela reviendrait à adopter les politiques suivantes :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">A – Mener une politique budgétaire rigoureuse, avec un programme de recettes et de dépenses en équilibre ;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">B – Adopter un budget qui limite les interventions de l’État dans les activités économiques à une proportion raisonnable, afin qu’il n’évince pas les ressources dont ont besoin les entreprises pour se développer ;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">C &#8211; Dégager une politique favorisant la production locale à travers une protection douanière raisonnable, afin que se maintiennent des activités agricoles, industrielles et des services mauriciens dignes de nos capacités ;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">D – Au lieu de dilapider des ressources financières, pour des motifs purement électoralistes, dans des allocations qui iront vers la consommation plutôt que vers l’épargne et l’investissement, consacrer ces mêmes ressources au lancement de projets indispensables pour notre développement, surtout dans les domaines de l’éducation et de la formation, de la protection de l’environnement, de l’éradication des fléaux qui détruisent notre société et de la promotion de la transparence, du civisme et de la citoyenneté, des considérations qui n’ont toujours aucun sens pour la vaste majorité des politiciens en place ;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">E – Inciter fiscalement les entrepreneurs à découvrir et à se livrer à des activités dégageant nettement plus de valeur ajoutée, dans de nouveaux secteurs, que celles qui sont déjà maîtrisées ;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">F – Enfin, et c’est là que le courage politique se manifestera ou pas, il faudra impérativement relever sensiblement, avec des barèmes progressifs, l’imposition des contribuables et des sociétés à partir d’un certain seuil de revenus. Sans ces mesures éminemment pertinentes, il sera difficile de commencer à inverser les tendances et à rembourser les dettes publiques, à trouver les moyens de financer le développement, qui est un vaste chantier, et à pourvoir à des améliorations dans les infrastructures et les secteurs requérant une profonde modernisation.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">De loin, le pire qui puisse arriver à notre pays sera de voir les politiciens continuer à mener leur politique de toujours – « less li al kumsa mem, do ! » envers et contre tout. Plus que tout, ce qui a fait Maurice péricliter au cours des 50 dernières années, c’est le laxisme, la léthargie, le manque de courage et d’ambition, et la démission (morale, s’entend).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Si l’on veut vraiment favoriser et privilégier l’avancement de Maurice, notre ministre des Finances a l’impératif devoir de privilégier les défis plutôt que les solutions de facilité, les initiatives d’investissement plutôt que la consommation, la sincérité plutôt que l’opportunisme, la franchise plutôt que les déguisements, le concret plutôt que les rêves et les fausses espérances, l’honnêteté plutôt que la fourberie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Dans quelques jours, nous verrons bien si le pays, son développement économique dans la durée et l’avenir de ses habitants comptent plus pour Pravind Jugnauth que l’utilisation de notre politique budgétaire à des fins électoralistes. Dans la conjoncture difficile que nous savons, nous comprendrons bien où il place ses priorités. Nul doute que son discours sera très instructif à cet égard.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Ah ! Nous avons failli oublier de vous donner un conseil : écoutez et lisez les déclarations que feront beaucoup de représentants de tel ou tel autre secteur du pays à la presse juste après le discours du budget ! À part quelques rares propos judicieux et objectifs, le reste de ces déclarations sera truffé de langage politiquement correct ou excessif. Nous savons déjà que pour les partis d’opposition, par exemple, le budget sera forcément mauvais, voire infect.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Attendons-nous donc à entendre et lire la semaine prochaine de nombreux propos traduisant surtout de la soumission, de l’opportunisme et de la candeur, mais aussi un peu de perspicacité, d’esprit rationnel et d’intelligence.</span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: right;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">A. Jean-Claude Montocchio      </span></p></div>
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			</item>
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		<title>PEUPLE DE MAURICE, LE SOUVERAIN C’EST TOI, PAS LA COUR SUPRÊME…</title>
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		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 May 2019 17:41:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[constitution]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Notre chronique de la semaine dernière nous ayant valu quelques critiques acerbes, nous pensons qu’il est utile que nous y revenions brièvement, avant de continuer à traiter la question déterminante pour notre avenir, en tant que société multiculturelle, de la déclaration ou non du groupe auquel on appartient lorsqu’on se porte candidat à une élection dans l’une des circonscriptions de Maurice. Depuis les quatre mois que nous animons cette chronique hebdomadaire, nous tentons d’analyser la situation sociopolitique de notre pays en mettant en avant les considérations fondamentales du vivre-ensemble. Ainsi, nous avons couvert, entre autres, les thèmes de la place de la femme dans notre vie politique, notre combat contre la corruption et le trafic d’influence, les attaques contre la démocratie et le traitement différencié qu’accordent les autorités aux communautés de l’île. Plus que tout, nous avons condamné le jeu infect auquel se livrent les têtes de partis depuis 50 ans : non-responsabilisation des Mauriciens « laissés pour compte intellectuellement », car pas favorable électoralement.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_22 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #e00b00;">Recevez nos chroniques dès qu’elles paraissent ! Dans la rubrique « ABONNEZ-VOUS À CE SITE PAR E-MAIL » (menu de droite), communiquez-nous votre adresse e-mail, puis cliquez sur « ABONNEZ-VOUS ». Nous ferons le reste ! Et nous vous garantissons que nous n&rsquo;utiliserons en aucun cas votre adresse à d&rsquo;autres fins.</span></em></span></p></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chères Mauriciennes, Chers Mauriciens,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Notre chronique de la semaine dernière nous ayant valu quelques critiques acerbes, nous pensons qu’il est utile que nous y revenions brièvement, avant de continuer à traiter la question déterminante pour notre avenir, en tant que société multiculturelle, de la déclaration ou non du groupe auquel on appartient lorsqu’on se porte candidat à une élection dans l’une des circonscriptions de Maurice.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Depuis les quatre mois que nous animons cette chronique hebdomadaire, nous tentons d’analyser la situation sociopolitique de notre pays en mettant en avant les considérations fondamentales du vivre-ensemble. Ainsi, nous avons couvert, entre autres, les thèmes de la place de la femme dans notre vie politique, notre combat contre la corruption et le trafic d’influence, les attaques contre la démocratie et le traitement différencié qu’accordent les autorités aux communautés de l’île. Plus que tout, nous avons condamné le jeu infect auquel se livrent les têtes de partis depuis 50 ans : non-responsabilisation des Mauriciens « laissés pour compte intellectuellement », car pas favorable électoralement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La semaine dernière, nous avons mis en avant deux points de vue :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le bilan des politiciens qui nous dirigent depuis 1968 est largement négatif, et il devient impératif de procéder au renouvellement de notre personnel politique ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>Rezistans ek Alternativ</em> n’a pas le droit moral d’inviter la Cour Suprême à prendre une décision sur la déclaration d’appartenance (ou pas) des candidats à une communauté précise lors d’élections, car cela débouchera inévitablement sur une situation sur laquelle ce mouvement n’a et n’aura aucun contrôle. La définition de « Mauricien » pour des besoins de recensement, de découpage des circonscriptions, de la tenue des élections, de l’allocation des 8 sièges additionnels juste après, du processus législatif, du gouvernement ainsi que des droits et devoirs de la population est une question beaucoup trop délicate pour être traitée par morceaux, comme on tente de le faire actuellement. Elle doit être prise dans son ensemble et traitée en une seule fois, et non pas par « chiquettes ».</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour avoir fait ressortir ces deux considérations, nous avons été traités de réactionnaire et de nouveau NMU, et l’on nous a accusé de « rejeter les autres » et de « stigmatiser ». On retrouve là cette vieille habitude de beaucoup de Mauriciens de classer les gens selon leur identité plutôt que par rapport à ce qu’ils ont dans la tête.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À tous ceux qui sont passés loin de ce que nous avons tenté de mettre en avant comme message, nous disons simplement ceci : il y a maintenant des décennies que nous avons placé notre sentiment d’appartenance au pays et de respect pour nos concitoyens bien au-dessus d’une quelconque identification de notre part avec des groupes ou des individus particuliers. Notre erreur aura probablement été de n’avoir pas utilisé, pour nous exprimer, le langage politiquement correct qui depuis si longtemps empêche de nombreux Mauriciens de dire ouvertement ce qu’ils pensent tout bas et d’en discuter. Mais nous ne baisserons pas les bras ! Nous continuerons à plaider pour une île Maurice plus juste, plus égalitaire, plus dynamique et davantage guidée par l’intelligence, la raison et le mérite que par les faux-fuyants et la démission à l’égard de nos obligations et des impératifs de notre développement. </span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">* * *</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Reprenons donc chers lecteurs, si vous voulez bien, nos propos de la semaine dernière relatifs à l’affaire judiciaire actuellement soumise à la Cour suprême. Faut-il ou pas que les candidats à une élection au législatif aient la prérogative de décider s’ils doivent s’enregistrer auprès du commissaire électoral comme de simples Mauriciens ? Ou faut-il plutôt que les candidats déclinent leur appartenance à l’un des quatre groupes particuliers mentionnés dans le paragraphe 3 (Communities) du First Schedule [Section 31 (2)] de notre Constitution ?  Ou encore, pourraient-ils choisir entre les deux propositions ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour comprendre pleinement l’existence de cette disposition concernant les quatre groupes communautaires de notre pays dans notre Constitution, il s’agit de la considérer sous son angle historique.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A &#8211; En 1967, les leaders politiques de Maurice ont invité le peuple à choisir entre une association avec la Grande-Bretagne (PMSD et partis associés) et l’indépendance du pays (PTr et partis associés). Aujourd’hui, avec le recul, on se rend compte que le deuxième choix – l’indépendance – était le meilleur ;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">B – Avant les élections générales d’août 1967 qui ont décidé de l’indépendance de Maurice, les représentants du PMSD ont proposé à Seewoosagur Ramgoolam de faire tenir un référendum pour laisser le peuple souverain décider lui-même de l’adoption de notre Constitution, plutôt que de lui enlever cette tâche et d’en faire voter le texte seulement par des députés. Non seulement le Premier ministre d’alors a refusé ce référendum, mais il a demandé au Professeur De Smith de rédiger une Constitution où le processus du référendum pour le traitement des questions de grande importance pour le pays a été réduit à deux uniques « sections » (1 et 57 (e)) de celle-ci, dont l’une relative à la durée des législatures.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Si le PMSD a eu tort de mettre en avant une proposition d’association avec la puissance colonisatrice, il a par contre eu parfaitement raison de demander qu’un référendum pour l’adoption de notre Constitution se tienne. Cela n’aurait évidemment pas changé grand-chose à la suite des événements, mais il s’en allait d’une question de principe fondamental pour toute démocratie de type occidental.  </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il faut savoir, en effet, que les systèmes politiques européens – dont est issu notre propre système – qui étaient basés sur le droit divin ont été graduellement remplacés aux 17e et 18e siècles en Europe par d’autres fondés – tacitement, mais fondés quand même – sur un accord entre le peuple et ses représentants, dans lequel ces derniers s’engagent à gouverner le pays pour lui. Il existe toutefois dans beaucoup de systèmes des dispositions qui permettent au peuple de décider lui-même directement, par référendum, dans des circonstances exceptionnelles.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Aujourd’hui, en 2019, nous payons les conséquences de ce refus de S. Ramgoolam en 1967 d’accepter la requête du PMSD de faire endosser notre Constitution par le peuple. Au lieu de décider nous-mêmes, nous sommes dans une situation où quelques citoyens mauriciens ont soumis aux juges de notre Cour suprême une requête que ces derniers s’apprêtent à examiner, afin d’en décider, et pour communiquer ensuite leur opinion (sous quelle forme juridique ?) aux membres de notre appareil législatif pour leur « further consideration ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour traiter de cette requête, le chef juge de la Cour suprême fait ressortir que l’île Maurice est signataire (depuis 1973) du « Pacte international relatif aux droits civils et politiques », un traité des Nations Unies par le biais duquel l’État mauricien s’est engagé à respecter et à garantir à tous les citoyens du pays des droits énumérés dans ledit pacte. Quels sont ces droits ?  Il s’agit essentiellement de ceux figurant dans la Charte des Nations Unies, soit la reconnaissance de la dignité humaine, des droits égaux mentionnés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, ainsi que des libertés civiles et politiques auxquelles a droit chaque humain.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme stipulé dans le pacte, l’humain doit pouvoir jouir de ces droits « sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d&rsquo;opinion politique ou de toute autre opinion, d&rsquo;origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous posons simplement une question : la Cour suprême de Maurice est-elle compétente en matière d’interprétation de la Constitution du pays ?  A-t-elle le droit moral d’émettre un avis sur une question qui relève de la souveraineté du peuple ?  Dans la meilleure des circonstances, ne faudrait-il pas que ce soit lui (le peuple) qui décide en toute conscience d’une question aussi fondamentale, averti au préalable des conséquences de son vote pour notre pays, sur le plan international, de toute éventuelle modification de la Constitution ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous estimons qu’un peuple mûr doit avoir les moyens de décider, de lui-même et pour son propre compte, de la formulation de certaines dispositions de sa loi fondamentale, et non pas avoir à se soumettre aux points de vue d’une instance judiciaire ne siégeant même pas à titre d’instance constitutionnelle.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le peuple doit pouvoir s’exprimer dans deux circonstances :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">1.  à l’occasion d’élections générales, en votant pour confier à ses représentants la gouvernance de son pays, et</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">2.  lors d’un changement de sa loi fondamentale. Il doit être capable d’utiliser le référendum, seule forme de démocratie directe à sa disposition, pour décider de manière souveraine de questions ayant trait à son identité et son avenir. Car c’est bien le contrat démocratique qu’il conclut avec ses représentants qui met en place et oriente l’exercice du pouvoir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Si les députés qui nous dirigent voulaient faire preuve d’un vrai sens des responsabilités à notre égard, ils procéderaient comme suit :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À l’Assemblée nationale, ils voteraient à l’unanimité et dans les meilleurs délais une modification de notre Constitution permettant au peuple de décider lors d’un référendum de la question qui a été soumise à la Cour par Rezistans ek Alternativ ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ils prendraient des dispositions pour que ce référendum se tienne en même temps que les prochaines élections générales, ce qui serait d’une grande commodité.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">C’est Jean-Jacques Rousseau qui disait, à propos de la démocratie représentative, que le peuple n’est souverain qu’un seul jour : le jour de l’élection. Dès le lendemain de cette élection, il n’est plus titulaire de sa souveraineté puisqu’il s’en est dessaisi au profit des représentants qu’il a élus. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Devant si peu de pouvoir, faut-il qu’on enlève aussi au peuple souverain la prérogative de statuer dans quelles conditions exactes doit se dérouler la vie politique de son pays ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Terminons avec une information qui intéressera nos lecteurs. L’application des droits de l’homme dans le monde est supposée être assurée par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, soit l’instance mise sur pied à la suite de la signature du Pacte international relatif aux droits civils et politiques en 1973 (voir ci-dessus). Ce Pacte international a servi de référence à la Cour suprême dans le passé, toujours pour le traitement de cette requête d’abolition de l’appartenance à une communauté particulière à Maurice.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Parmi les pays-membres qui siègent à ce Conseil pour l’année civile 2019 figurent des pays comme l’Arabie Saoudite, Bahreïn, la Chine, Cuba, la République du Congo, la Somalie et le Cameroun, qui piétinent allègrement les droits de l’homme et de la femme chez eux. À vous, lectrices et lecteurs, d’apprécier la valeur qu’attribuent ces chères Nations Unies aux droits de l’homme et du citoyen dans certaines de ses propres instances et dans certains de ses pays-membres !  Si cette situation n’est pas une farce, elle lui ressemble drôlement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio       </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p></div>
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		<title>RÉSISTER À REZISTANS EK ALTERNATIV &#8211; GROUPUSCULE DANGEREUX</title>
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		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 May 2019 09:35:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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		<category><![CDATA[discrimination]]></category>
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		<category><![CDATA[représentation démocratique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>WAZAAAAA ! Détendez-vous, nous sommes dans ce pays où il fait bon vivre et où tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. Ne sommes-nous pas vraiment chanceux ? Ici, à Maurice, ne sommes-nous pas vraiment gâtés ?Tu parles ! Plus sérieusement et nettement moins naïvement, faisons le point sur la situation de Maurice après 50 ans de gouvernement par des politiciens hindous chez qui le pouvoir, ou même enn boutt de celui-ci, est beaucoup plus important que la promotion des intérêts supérieurs du pays.Faisons rapidement le point sur leur bilan...</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #e00b00;">Recevez nos chroniques dès qu’elles paraissent ! Dans la rubrique « ABONNEZ-VOUS À CE SITE PAR E-MAIL » (menu de droite), communiquez-nous votre adresse e-mail, puis cliquez sur « ABONNEZ-VOUS ». Nous ferons le reste ! Et nous vous garantissons que nous n&rsquo;utiliserons en aucun cas votre adresse à d&rsquo;autres fins.</span></em></span></p></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chères Mauriciennes, chers Mauriciens,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">WAZAAAAA ! Détendez-vous, nous sommes dans ce pays où il fait bon vivre et où tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. Ne sommes-nous pas vraiment chanceux ? Ici, à Maurice, ne sommes-nous pas vraiment gâtés ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Tu parles ! Plus sérieusement et nettement moins naïvement, faisons le point sur la situation de Maurice après 50 ans de gouvernement par des politiciens hindous chez qui le pouvoir, ou même <em>enn boutt</em> de celui-ci, est beaucoup plus important que la promotion des intérêts supérieurs du pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Faisons rapidement le point sur leur bilan :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voilà plus de cinquante ans que deux familles nous mènent en bateau sans véritablement encourager les citoyens à se discipliner, à devenir intègres, à apporter au pays au moins autant qu’ils ne reçoivent de lui, à apprendre ce qu’est le civisme et le sens du respect envers soi-même et les autres, à acquérir une échelle de quelques valeurs de base communes à toutes les composantes de la société, et à œuvrer — fût-ce de temps en temps — pour le développement et l’avenir du pays plutôt que pour leur propre poche ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pendant cinquante ans et plus, nous avons vécu avec une constitution bancale qui nous a été imposée, en tant que peuple, et qui est tellement déséquilibrée que les minorités autres que celle des Hindous ne peuvent participer au pouvoir qu’en s’engageant dans une coalition forcément temporaire avec un parti pro-hindou, dans lequel leur mot à dire ne peut s’exprimer pleinement ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous sommes maintenant arrivés, avec le régime des Jugnauth, dans une situation caractérisée par une corruption et un trafic d’influence abjects, une consommation de drogues dures qui détruit nos jeunes, un népotisme qui crève les yeux, une rivalité stérile et très coûteuse entre deux politiciens hindous, une insécurité qui ne cesse de grandir, une anarchie totale en matière d’aménagement de nos terres, des services publics défaillants, un discours politique d’un niveau déplorable et dégoûtant, un degré d’endormissement de la population au point où ce qui se passe dans l’île ne semble pas susciter de grandes préoccupations, les quelques voix qui s’élèvent prêchant manifestement dans le désert ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Depuis quelques mois et de plus en plus, Pravind Jugnauth pratique une politique axée sur la demande qui est économiquement désastreuse mais politiquement payante. C’est très exactement la politique qu’avaient suivie S. Ramgoolam et V. Ringadoo il y a 40 ans et qui a conduit le pays à la fin des années 1970 à deux dévaluations successives. Pravind Jugnauth utilise impunément depuis plusieurs mois l’argent du contribuable pour se refaire une virginité auprès de ses sympathisants potentiels, sans que grand monde ne trouve à y redire. En ce faisant, il vise encore une fois SA clientèle, en laissant pour compte ceux qui n’ont aucun intérêt pour lui sur le plan électoral.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Moralement, physiquement et intellectuellement, la déchéance de l’île Maurice est maintenant patente.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">* * *</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">C’est dans ce climat délétère qui prévaut dans le pays que surgit actuellement un fait extrêmement préoccupant, qui pourrait aboutir à la disparition de l’identité et des intérêts durement acquis des minorités non hindoues à Maurice.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais avant de l’aborder, nous prévenons en toute simplicité ceux qui pensent que les Mauriciens des différentes communautés sont maintenant prêts et disposés à perdre leurs identités respectives pour les faire fusionner dans un mauricianisme encore indéfini : ce qui suit ne leur conviendra pas ! Il y a bien sûr de plus en plus de Mauriciens, dont le nombre reste quand même encore peu élevé, qui ont voulu et su transcender leur appartenance à un groupe précis pour s’identifier et vivre en harmonie, bonne entente et proximité avec d’autres pas issus du même groupe qu’eux. C’est tout à leur honneur !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais le mauricianisme, le vrai, n’existe pas et n’est pas encore apparu chez nous : notre histoire est trop brève et une fusion culturelle trop complexe au stade actuel pour que quiconque puisse prétendre symboliser, de par son comportement, sa culture, sa psychologie et ses convictions un vrai mauricianisme. La nation ne se décrète pas, elle émerge à son heure. À notre sens, pas avant trois, quatre, voire cinq générations, et encore… Laissons donc les rêveurs rêver à leur aise.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">C’est dans un tel contexte qu’un groupuscule qui s’affiche « de gauche », <em>Rezistans ek Alternativ</em>, revient à la charge avec une nouvelle requête au judiciaire d’une décision portant sur l’abolition de la nécessité de déclarer son appartenance à l’une des quatre composantes communautaires de la société mauricienne lorsqu’on se porte candidat à une consultation populaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avant d’exprimer nos plus fortes réserves envers ce dangereux plaidoyer, revenons à la situation qui prévaut dans notre pays depuis l’indépendance sur le traitement fortement discriminatoire réservé aux membres de certains groupes qui composent la communauté de l’île par les politiciens qui se sont succédé à la tête du pays depuis 1968, Bérenger compris.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ce pitoyable tableau est le suivant :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Depuis avant 1968 jusqu’à aujourd’hui, les Premiers ministres successifs ont favorisé leur clientèle électorale de manière abjecte, à un tel point que les postes dans les différents organismes du secteur public sont occupés, sans l’ombre d’un doute et dans une proportion d’au moins 80 %, par les membres de cette même clientèle, alors qu’elle ne représente au maximum que 45 % de notre population. Une des principales conséquences indirectes de cette politique est celle que l’on a appelée « le malaise créole »<a href="#_ftn1" name="_ftnref1" style="color: #000000;">[1]</a>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Par ailleurs, dans notre supposée république, une discrimination prévaut sur le plan fiscal à l’avantage de ceux vivant hors des régions couvertes par les municipalités du pays. Nous y reviendrons bientôt.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Tout Maurice sait que les politiciens hindous, depuis avant même l’inoubliable « nou pou protez nou montagn » de Harish Boodhoo en 1982, ne travaillent, pour ce qui concerne les postes à pourvoir dans la fonction publique, que pour leurs soutiens électoraux. Les autres membres de la population ne les intéressent pas beaucoup. S’il y en a quelques-uns dans des emplois publics, c’est pour que l’on puisse montrer et dire que l’exercice n’est pas favorable à une seule communauté.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">C’est bien à cause de cela qu’avec l’aide du lèche-bottes Bérenger les recensements ont cessé, tant pour retarder les changements dans les délimitations des circonscriptions que pour ne pas montrer ouvertement l’évolution du nombre de membres des différentes communautés les unes par rapport aux autres. Ceci a si bien arrangé électoralement les leaders politiques hindous que Ramgoolam a mis dans un tiroir (habitude héritée de son père) le rapport de l’Electoral Boundaries Commission en 2010, avec la complicité tacite de tous les partis politiques, quels qu’ils soient, tant au pouvoir que dans l’opposition.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>Rezistans ek Alternativ</em> est un mouvement qui mène, de toute évidence, une politique de gauche, l’unique formation de ce type dans l’île, à part LALIT de Ram Seegobin. Les gauchistes en France et ailleurs dans le monde sont connus pour être des idéalistes chez qui fait totalement défaut un sens adéquat de la réalité. En France, lorsqu’on veut être cynique envers la gauche, on l’appelle « le Camp du Bien ». Le gauchiste a toujours eu de bien nobles ambitions, mais il a toujours failli dans leur accomplissement. La disparition quasi totale du socialisme en Europe de l’Ouest n’est pas un accident.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans le climat délétère qui règne à Maurice actuellement, <em>Rezistans ek Alternativ</em> veut jouer au valeureux preux. Pensez-vous, si sa nouvelle initiative aboutit, ne restera plus qu’à convaincre notre assemblée nationale, et les candidats aux élections n’auront plus alors à décliner leur identité. Sur papier, ça donne « élévation morale, ouverture d’esprit, regroupement communautaire, non-identification avec le séparatisme communal, etc.)</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais dans la pratique, l’adoption d’une telle mesure serait catastrophique, excepté pour les politiciens hindous, qu’elle ravirait au plus haut point. Pensez-vous : plus de recensements à relent supposément communaliste, plus de différences entre les différents groupes de Mauriciens, tous pareils !  Pravind Jugnauth et Navin Ramgoolam seraient enchantés, car ils pourraient continuer à offrir des postes, des emplois, des avantages à leur clientèle traditionnelle composée d’Hindous dans une proportion bien supérieure à leur poids réel dans la population, car non différentiable du reste de la population, celle-ci devenant subitement composée de Mauriciens, tout simplement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À notre avis, le moment est venu pour les minorités autres que celle des Hindous de faire comprendre aux leaders politiques composant “la bande des quatre” qu’ils vont dorénavant un peu trop loin. Il arrive un point où l’abus d’une situation privilégiée devient tellement manifeste et envahissant que ceux qui en sont les gros perdants pourraient estimer qu’un boycott actif de l’action gouvernementale devient nécessaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous sommes intimement convaincus que la paix publique dans un pays multiculturel comme Maurice doit être préservée à tout prix. Mais nous pensons tout autant que le langage politiquement correct a maintenant beaucoup trop envahi l’espace public, et que nous devons clairement faire ressortir tant à Jugnauth qu’à Ramgoolam (ainsi d’ailleurs qu’à Bérenger et à Duval, des “<em>roder coalition”</em> dans le cadre des élections à venir), que les minorités non hindoues vont devoir s’exprimer beaucoup plus fermement dans l’avenir s’ils continuent à privilégier ouvertement leurs sympathisants et à flouer les principes élémentaires d’une démocratie représentative supposément égalitaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Disons aussi clairement <strong>aux politiciens hindous au pouvoir ou souhaitant y accéder de nouveau</strong> quelque chose que nous n’avons jamais osé dire ouvertement à ce jour, mais que nous ainsi que beaucoup d’autres gardent quand même en tête : depuis 1968, ceux qui à Maurice pensent et agissent à partir d’une culture et des comportements occidentaux-types privilégiant l’ordre, la rigueur, le dynamisme, le professionnalisme et l’ouverture au progrès, ont dû régulièrement avaler beaucoup de couleuvres venant des Ramgoolam et des Jugnauth depuis 50 ans et plus. Ils ont rongé leurs freins et payé le prix fort pour ne pas provoquer des frictions dans le pays. Si ces efforts, qui semblent ne jamais avoir été reconnus, continuent à être pris pour acquis, un virage dans les relations risque d’être pris dans un proche avenir. Trop, c’est trop ! Si deux familles hindoues veulent se bouffer entre elles, libre à elles d’offrir au pays leur piteux spectacle, mais qu’elles ne mêlent pas tous les Mauriciens à ce jeu, et surtout, qu’elles ne fassent pas ceux que leur sale affrontement n’intéresse pas payer le prix de leurs enfantillages de bas étage.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>Rezistans ek Alternativ</em> doit arrêter son jeu infect, qui ne peut que diluer plus avant la perception que l’on se fait des intérêts de chaque communauté du pays. Subron et Cie. sont en train de saper le sentiment d’appartenance à une culture précise et l’attachement à une identité que veut conserver encore longtemps une majorité de la population, Hindous compris. Les Mauriciens ne sont pas disposés à s’engager dans un jeu dont ils ne perçoivent même pas les règles et les éventuelles contraintes pour faire plaisir à quelques rêveurs.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Faisons aussi ressortir que l’approche du mouvement <em>Rezistans ek Alternativ</em> est simpliste. S’il veut montrer sa détermination à œuvrer en faveur d’une fusion à terme des différentes composantes de la société mauricienne, qu’il soit cohérent avec lui-même et qu’il commence par donner la preuve de la sincérité de sa démarche : qu’il initie un vrai combat, dans une transparence totale, contre le communalisme infect que pratiquent les politiciens hindous et qui retarde l’intégration ; qu’il combatte ouvertement et fermement la corruption et le trafic d’influence qui minent la méritocratie à Maurice ; qu’il s’engage à divulguer comment il va mobiliser la population contre la dilapidation des fonds publics à des fins bassement électoralistes ; qu’il nous dise comment il compte s’y prendre pour inculquer un minimum de respect à l’environnement ainsi que du civisme aux Mauriciens qui en manquent, y compris les Créoles susceptibles d’en bénéficier ; et enfin, qu’il nous dise quel type de politique il souhaitera instaurer et imposer dans le pays s’il arrive au pouvoir : communiste, socialiste, social-démocrate, ou peut-être alors un “pot-pourri — fouillis”, comme celui qui prévaut actuellement ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">De plus, nous nous attendons à ce que leurs déclarations d’intention, si jamais ils le font, soient suivies de prises d’action bien visibles et concrètes, en totale cohérence avec les objectifs clairs que le groupuscule aura annoncés au départ. À l’œuvre ! Du courage, et des explications franches et précises… ! On n’en attend pas moins de la part des membres d’un groupe qui prône haut et fort l’abolition de la déclaration relative à l’appartenance ethnique ainsi que les grands principes irréalistes d’une gauche par ailleurs en disparition accélérée dans le monde entier.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Du paradis où il faisait bon vivre avant l’indépendance, les politiciens hindous ainsi que Bérenger et Duval ont réussi à en faire un enfer où règnent dorénavant l’indécence, l’opportunisme, la saleté, la laideur, la corruption, le trafic d’influence, la drogue, l’insécurité, des services publics défaillants, la léthargie, les passe-droits, les abus de pouvoir et de biens sociaux, un énorme gaspillage, une incapacité à planifier et la conduite d’une politique incohérente et contradictoire à la petite semaine. Un énorme fatras à l’état pur, loin d’un État civilisé et moderne !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mauriciennes et Mauriciens de tous bords et de toutes communautés qui êtes conscients des gabegies, des manquements et des comportements indécents constamment répétés venant des politiciens qui ont charge de notre pays et qui sont en train de le paupériser avant de le faire sombrer, joignez-vous à nous pour leur dire : nous en avons marre ! Et pour leur dire en pleine figure : dégagez et laissez la place à des politiciens autrement plus capables et dynamiques que vous !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Suivons donc le dossier de<em> Rezistans ek Alternativ </em>de très près : comme vous savez, il est actuellement soumis à l’examen de notre plus haute instance judiciaire. Tenons-nous prêts à défendre nos cultures et nos identités respectives ainsi que notre vivre-ensemble actuel, afin de les mettre à l’abri des politiciens qui voudraient bien profiter d’une dissolution forcée de nos composantes dans un magma informe d’où les minorités non hindoues sortiront perdantes. Et à <em>Rezistans ek Alternativ</em>, disons fermement : Allez porter votre syncrétisme et vos lubies chez les naïfs et les petits idéologues à votre image !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous nous adressons aux Mauriciens éclairés et courageux : notre patrie est en danger. Il nous faut nous réveiller ! Certains veulent continuer à nous endormir. Nous devons lever la tête pour nous opposer à l’exploitation intellectuelle à laquelle nous sommes soumis et à la résignation forcée que nous subissons depuis trop longtemps.</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio       <br /></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: small; color: #000000;">[1] Voir en particulier l’excellent ouvrage de l’anthropologue Rosabelle Boswell, d’origine mauricienne, intitulé « Le Malaise Créole — Ethnic Identity in Mauritius » (texte en anglais) — Berghahn Books, New York, Oxford, 2006.</span></p></div>
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		<title>ÉLECTIONS GÉNÉRALES : RENFORÇONS LE RÔLE DES FEMMES DANS NOTRE DÉMOCRATIE !</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/elections-generales-renforcons-le-role-des-femmes-dans-notre-democratie%e2%80%89/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 May 2019 14:51:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[autonomisation]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous sommes maintenant à peu près fixés : sauf circonstances exceptionnelles, des élections générales auront lieu à Maurice et à Rodrigues avant la fin de l’année en cours. Bien davantage qu’aux échéances précédentes, notre pays se trouve à la croisée des chemins : soit nous remettons au pouvoir des politiciens qui nous ont montré ce dont ils sont capables – et incapables – de faire en se servant de nous, soit nous arrivons à provoquer une rupture, et imprimer une direction résolument nouvelle et digne de nos attentes pour assurer la gestion sérieuse et efficace – on a envie de dire : enfin ! – de notre vie politique et de notre développement.</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #e00b00;">Recevez nos chroniques dès qu’elles paraissent ! Dans la rubrique « ABONNEZ-VOUS À CE SITE PAR E-MAIL » (menu de droite), communiquez-nous votre adresse e-mail, puis cliquez sur « ABONNEZ-VOUS ». Nous ferons le reste ! Et nous vous garantissons que nous n&rsquo;utiliserons en aucun cas votre adresse à d&rsquo;autres fins.</span></em></span></p></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chères Mauriciennes, chers Mauriciens,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi, nous sommes maintenant à peu près fixés : sauf circonstances exceptionnelles, des élections générales auront lieu à Maurice et à Rodrigues avant la fin de l’année en cours. Bien davantage qu’aux échéances précédentes, notre pays se trouve à la croisée des chemins : soit nous remettons au pouvoir des politiciens qui nous ont montré ce dont ils sont capables – et incapables – de faire en se servant de nous, soit nous arrivons à provoquer une rupture, et imprimer une direction résolument nouvelle et digne de nos attentes pour assurer la gestion sérieuse et efficace – on a envie de dire : enfin ! – de notre vie politique et de notre développement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les derniers jours ont été révélateurs à bien des égards : encore une fois, les politiciens passéistes ont accaparé pour leur compte, le 1er mai, la fête des travailleurs. S’imposant à la place des représentants syndicaux, ils ont saisi l’occasion pour promouvoir leurs intérêts traditionnels et déverser les habituelles critiques de leurs adversaires à des groupes de Mauriciens chez lesquels l’émotion domine toujours la raison.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les quelques propositions de programme aux petites foules respectives ont brillé, encore une fois, par leur caractère électoraliste et populiste, la palme revenant à cet égard à Navin Ramgoolam qui, de manière honteuse, a assuré à ceux qui l’écoutaient qu’une fois revenu au pouvoir, il limiterait la latitude d’action du MRA, dont le traitement deviendrait discriminatoire pour certaines impositions, tant d’entreprises que de personnes physiques. Nous sommes avertis ! Voilà encore un de ces vieux politiciens qui ne comprend toujours pas ce qu’implique véritablement le système républicain qui est le nôtre et le traitement des contribuables dans un tel système.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais ce 1<sup>er</sup> mai nous amène aussi de l’espoir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À constater le nombre réduit de partisans des partis politiques qui étaient présents aux meetings et à comparer ce nombre à celui bien plus élevé de ceux qui ont acquiescé et salué les posts des représentants des nouveaux partis politiques sur Facebook, on se met à se dire que les votants de toujours animés par de l’émotion purement partisane, par une faible capacité d’analyse de la vie politique et par une incompréhension des enjeux que comporte la prochaine consultation électorale perdent peu à peu de leur poids électoral.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En effet, à l’aide depuis quelque temps de certains nouveaux réseaux sociaux locaux, dont les sites de web télévision, on éprouve de la satisfaction à prendre acte des réflexions et des propositions autrement plus valables et novatrices venant des représentants des nouveaux partis qui émergent que de ceux des partis de toujours, et l’on voit aussi nettement s’accroître la visibilité de mouvements apolitiques tout à fait intéressants, tel que « Projet de société », dont le message et la réflexion sont empreints de pertinence, d’à-propos et de réalisme.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi, il semble bien que graduellement, mais sûrement, se dessinent à Maurice deux phénomènes : l’apparition d’un discours politique mûr, avisé, réfléchi et inspirateur, et l’arrivée de jeunes dont les perceptions et les propos incisifs augurent pour Maurice un avenir nettement moins « folklorique » qu’il n’a pu l’être jusqu’ici.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous vous invitons à vous joindre à cette tendance, à y former partie, du moins moralement, et à contribuer ainsi à renforcer et moderniser notre démocratie. Pour notre part, nous nous proposons de mettre en avant au fil des prochains mois quelques initiatives bien précises, avant la prochaine consultation populaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avant de vous en présenter la première aujourd’hui, merci de garder à l’esprit les deux considérations suivantes :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Jusqu’ici, tout le long de notre histoire depuis 1948 et à l’exception de bien rares moments, le peuple a été un acteur bien passif pendant les campagnes électorales de notre pays. Nous avons laissé faire les politiciens comme ils voulaient avant chaque élection, leur donnant la pleine latitude de nous balancer le contenu de programmes politiques de leur choix, sans que nous n’ayons l’occasion ni la volonté d’exprimer nos vues et à prendre part à leur élaboration ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous avons ainsi eu le tort de renoncer à utiliser nos prérogatives vis-à-vis des politiciens. Or, s’ils légifèrent et gouvernent, c’est pour nous représenter, et c’est nous qui leur permettons de le faire en votant pour eux. C’est à nous, le peuple, qu’il revient donc d’agencer, autant que faire se peut, les programmes de partis que nous avaliserons le moment venu par notre vote pour leurs candidats, les élus étant tenus de les exécuter subséquemment pour notre compte.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour nous y prendre, nous vous proposons une première initiative destinée à provoquer une réelle rupture d’avec ce à quoi nous avons été habitués depuis toujours, afin de faire évoluer notre système et d’imprimer une direction novatrice à notre pays :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000; text-decoration: underline;"><strong>DONNONS AUX FEMMES LA PLACE HONORABLE ET MÉRITANTE QUI LEUR REVIENT DANS NOTRE VIE POLITIQUE</strong><strong>.</strong></span></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À bien y voir, nous vivons depuis toujours dans une société patriarcale, paternaliste et machiste, qui est même parfois semi-féodale, concernant le rôle et les prérogatives qui reviennent à la femme. Ce comportement se manifeste de manière spectaculaire dans le domaine de la politique, où la présence et l’action de l’élément féminin restent encore très limitées.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi, <strong>le nombre de femmes siégeant à notre assemblée nationale est extrêmement faible, à un niveau nettement plus bas que celui de nombreux pays africains</strong> beaucoup moins évolués politiquement et économiquement que notre pays. Voici des exemples édifiants : Rwanda : 61,3 % (pays champion mondial) ; Namibie : 46,2 % ; Afrique du Sud : 42,7 % ; Sénégal : 41,8 % ; Mozambique : 39,6 % ; [suivent 35 autres pays africains] ; île Maurice : 11,6 %, placé au 156<sup>e</sup> rang mondial. Édifiant et révélateur !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La reconnaissance de la part revenant aux femmes dans l’animation des activités politiques de notre pays doit donc s’accroître sensiblement. Et à cela, il existe plusieurs raisons, la principale tenant au fait qu’il est impératif de leur donner la possibilité de se mettre en avant pour défendre et promouvoir leurs droits, leur autonomisation et le respect qui leur est dû.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme les Mauriciennes sont supposées disposer des mêmes droits – et d’ailleurs des mêmes devoirs &#8211; que tous les autres citoyens, il est nécessaire qu’elles prennent et assument dorénavant la juste part qui leur revient dans la gouvernance de notre pays. Et pour qu’elles puissent y arriver, l’accès à leur mission de gouvernance de l’île doit leur être facilité. Et ce sont précisément les partis politiques qui auront une grande responsabilité à cette fin dans les prochains mois.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour information, il existe aujourd’hui un organisme des Nations Unies, ONU Femmes, qui propose aux femmes une formation à la vie politique couvrant le champ entier de cette activité, depuis des cours destinés à leur apprendre comment s’adresser à leur auditoire avec le maximum d’efficacité jusqu’à leur pleine participation aux travaux d’un parlement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous vous formulons donc la proposition suivante : que nous utilisions une plateforme de pétitions (<a href="http://www.change.org" style="color: #000000;">Change.org</a> par exemple) une fois la date des élections annoncée pour balancer une pétition sur ce site et recueillir le sentiment de nos compatriotes (des deux sexes) sur la proposition suivante, dont le résultat sera communiqué à tous les partis politiques de Maurice et de Rodrigues, sans distinction aucune :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><em><u>«</u></em></strong><strong><em><u> </u></em></strong><strong><em><u>Inclure au moins UNE femme candidate par parti et par circonscription aux prochaines élections de Maurice</u></em></strong><strong><em><u> </u></em></strong><strong><em><u>»</u></em></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les partis politiques réagiront comme ils voudront et prendront (ou pas) les décisions appropriées à cet égard. Il va sans dire que le peuple tirera les conclusions qui s’imposent dans le cas de ceux d’entre eux qui n’accepteront pas cette requête. Nous invitons avec beaucoup d’insistance les représentants des nouveaux partis à s’engager dans le sens susmentionné, au moins verbalement et au plus tôt, sans attendre les échéances à venir. Ces nouveaux partis ont déjà montré leur intention de rompre avec l’ordre ancien, et nous leur demandons de s’engager très clairement <u>en déclarant publiquement dès que possible qu’ils nommeront pour les élections à venir au moins une femme dans chaque liste de trois candidats de leur parti dans chaque circonscription de Maurice et de Rodrigues où ils seront présents. </u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il nous semble qu’il y a bien suffisamment de femmes éduquées, compétentes et munies d’excellentes connaissances qui seront disposées à figurer dans les listes électorales pour garantir leur présence adéquate dans le corps législatif de la prochaine législature et apporter une contribution significative aux activités de nos principales instances nationales.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour rester objectif et équilibrer notre propos, il nous reste encore à faire ressortir que le choix des candidates éventuelles revêtira une dimension importante. Il faudra s’assurer à tout prix que celles qui se mettront en avant honorent leur personne, les capacités dont leur genre peut faire montre et les accomplissements qu’elles peuvent afficher. Là encore, Maurice ne peut faire état de femmes qui ont réussi à s’exprimer pleinement, bridées qu’elles l’ont été par leurs leaders masculins.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Des exemples de femmes s’étant bâti une solide réputation sur le plan politique en Afrique viennent à l’esprit : Ellen Johnson Sirleaf, première présidente dûment élue du continent ; Graça Machel, Première ministre de l’Éducation et de la Culture du Mozambique ; Leymah Roberta Gbowee, co-lauréate du prix Nobel de la paix 2011, du Libéria.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi donc, il s’agira pour les partis d’éviter impérativement de choisir des candidatures péchant par un manque de personnalité, d’aisance, de rigueur et d’intégrité, car elles pénalisent la bonne image et la crédibilité des femmes intelligentes et dignes, capables d’accomplir pleinement les missions qui leur sont confiées.   </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous estimons que si, des ±910 000 électeurs inscrits sur les listes électorales de Maurice, environ 150 000 d’entre eux acceptent éventuellement de signer la pétition, les partis présentant des candidats des deux sexes à l’élection devront obligatoirement tenir compte de notre proposition, car ce nombre sera suffisant pour influencer les résultats dans les différentes circonscriptions. Il sera donc impératif que tous les citoyennes et citoyens qui considèrent favorablement notre proposition participent à la signature de la pétition.  </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’occasion que nous offrent les prochaines élections de faire avancer notre démocratie ne peut être manquée. Pour les intérêts supérieurs de notre pays, pour notre vivre-ensemble et pour notre bien commun, négligés depuis si longtemps, nous devons tenter d’utiliser les faibles moyens dont nous disposons dans notre système, en tant qu’électeurs, pour jouer le rôle qui nous revient et orienter le cours des événements, ce qui nous permettra éventuellement de limiter l’influence du simplisme et de l’infantilisme d’électeurs encore (trop) nombreux et de celle de politiciens dont la performance décevante, l’attitude opportuniste et le manque de courage politique pénalisent et retardent notre avancement depuis plusieurs décennies.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Certains politiciens nous ont harangués, dans le passé, pour nous assurer avec leur paternalisme béat habituel qu’ils allaient changer notre vie. Ils parlent maintenant de « rupture ». Est-ce le slogan à venir ? Montrons-leur que, pour ce qui relève de nos conditions d’existence et de nos choix pour un avenir meilleur, c’est nous qui en déciderons à la base, et pas eux !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio     </span></p></div>
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		<item>
		<title>LA GESTION DE LA POLITIQUE TOURISTIQUE DE MAURICE POUR LES NULS</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/la-gestion-de-la-politique-touristique-de-maurice-pour-les-nuls/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Apr 2019 20:33:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[aéroport]]></category>
		<category><![CDATA[aménagement du territoire]]></category>
		<category><![CDATA[gestion des déchêts]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous nous en souvenons… L’île Maurice a été un vrai paradis : accueillant, authentique, spontané et agréable. Jusqu’à la fin des années 1960. Les quelques étrangers qui arrivaient alors jusqu’à Maurice, une île où vivaient un peu plus de 600 000 habitants, effectuaient ce que l’on appelle un « voyage », soit un séjour où ils apprenaient à véritablement découvrir le pays, avec ses communautés, ses cultures, son folklore, ses paysages, ses plages propres, ainsi qu’une dimension de l’île disparue à tout jamais : l’espace !!! Mais le baby boom d’après-guerre et le « overcrowded barracoon » de V.S. Naipaul pointait déjà à l’horizon…</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_25 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #e00b00;">Recevez nos chroniques dès qu’elles paraissent ! Dans la rubrique « ABONNEZ-VOUS À CE SITE PAR E-MAIL » (menu de droite), communiquez-nous votre adresse e-mail, puis cliquez sur « ABONNEZ-VOUS ». Nous ferons le reste ! Et nous vous garantissons que nous n&rsquo;utiliserons en aucun cas votre adresse à d&rsquo;autres fins.</span></em></span></p></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_29  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous nous en souvenons…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’île Maurice a été un vrai paradis : accueillant, authentique, spontané et agréable. Jusqu’à la fin des années 1960.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les quelques étrangers qui arrivaient alors jusqu’à Maurice, une île où vivaient un peu plus de 600 000 habitants, effectuaient ce que l’on appelle un « voyage », soit un séjour où ils apprenaient à véritablement découvrir le pays, avec ses communautés, ses cultures, son folklore, ses paysages, ses plages propres, ainsi qu’une dimension de l’île disparue à tout jamais : l’espace !!! Mais le baby boom d’après-guerre et le « overcrowded barracoon » de V.S. Naipaul pointait déjà à l’horizon….</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pierre-Edmond Pulvenis avait tourné, quelques années auparavant, le tout premier documentaire (en technicolor) de découverte et de promotion du pays pour les Européens</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>(«</em><em> L’île Maurice, miracle de la coexistence pacifique</em><em> ») </em>dans lequel l’on découvrait la beauté des paysages du pays, mais aussi ses traditions et ses cultures.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Si une bonne partie de la population restait encore démunie, ses membres avaient une perception précise du sens de l’effort, les exigences de l’immédiateté étaient inconnues et la conformité aux comportements du groupe auquel on appartenait, pour contraignants qu’ils aient pu être, donnait un sens assez prononcé à un ordre établi et aux règles à ne pas transgresser.  </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La bonne marche de l’économie de l’île reposait alors dans une grande mesure sur une classe moyenne, qui savait vivre avec des ressources somme toute assez modestes, dans un contexte économique où l’inflation était nulle et dans une société où le désir d’aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte se réveillait.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’accueil et l’hébergement des étrangers étaient à l’époque des plus élémentaires. Le petit hôtel du Chaland offrait un confort modeste et accueillait surtout les équipages des compagnies aériennes, et celui du Morne était principalement occupé par des clients locaux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À cette époque, comme la circulation des véhicules était encore faible, l’on conseillait aux touristes qui voulaient circuler en voiture eux-mêmes sur les routes de Maurice de conduire au milieu de la chaussée, ce afin d’éviter les cyclistes, les chiens, les poules et autres cabris qui peuplaient assez intensément les voies. Par « l’ancienne route » (celle qui en venant de Curepipe passait par Rose-Hill, Beau-Bassin et Grande Rivière Nord-Ouest), on atteignait Port-Louis en 20 minutes, 22 au maximum).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et dans les voitures entièrement mécaniques, l’on profitait de toute descente, si faible soit-elle, pour rouler systématiquement au point mort, afin d’économiser de l’essence…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ce temps d’abondance de la langouste que l’on mangeait en toutes sauces, même en curry, n’est plus !</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">  * * *</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ce temps des voyages a été remplacé, il y a tout juste cinquante ans, par le tourisme, soit des séjours dans l’île organisés par des tour-opérateurs au départ et par des « réceptifs » à l’arrivée, avec des séjours fixés à l’avance. L’aventure du tourisme a véritablement débuté chez nous à la fin de 1969. La promotion de la destination, qui nécessitait un démarchage organisé et systématique, a commencé avec la construction du Trou-aux-Biches Village Hôtel, dont la grande capacité demandait, pour la première fois, que l’on se livre à du marketing, que l’on s’assure de capacités en termes de sièges d’avion et d’accueil à l’arrivée, des transports internes, des excursions et des circuits, etc.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Bien malheureusement, à part les exercices de promotion de notre destination à l’étranger par de véritables professionnels tels que Régis Fanchette et Cyril Vadamootoo, le gouvernement mauricien n’a jamais compris ce qu’allait réellement impliquer une mise en avant réussie de Maurice comme destination touristique de choix. Ses membres n’ont jamais compris, ou n’ont jamais voulu comprendre, dès le départ jusqu’à aujourd’hui, un fait essentiel : la réussite d’une politique touristique ne consiste pas seulement à mettre sur pied des structures répondant au développement des services de promotion, de transport aérien, d’accueil, d’hébergement et de « divertissement » des touristes, mais aussi à s’assurer que ce qu’ils vont voir partout dans l’île, la qualité de l’hébergement, le cadre, le type d’accueil et le contact qu’ils vont avoir avec la population, la cuisine, les comportements à leur égard, l’esthétique générale, la propreté, le civisme, les divertissements et les points d’intérêt correspondent à leurs attentes.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Tôt ou tard, les manquements dans ce domaine se payent.</span></p>
<table style="border-style: solid; border-color: #000000; background-color: #e6e6e6;" cellpadding="10">
<tbody>
<tr>
<td width="614">
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>L’accueil à Plaisance</u></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">&#8211;  Les chauffeurs de taxi de l’aéroport ont régné en maîtres pendant des années, jusqu’à ce que les navettes des « réceptifs » prennent le relais. Nombreux sont ceux qui ont extorqué des sommes déraisonnables des visiteurs pour leur transport jusqu’à leurs hôtels respectifs.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">&#8211;  Nous avons personnellement insisté, dans nos fonctions à la CCI de Maurice, pour que des taximètres soient installés dans les véhicules. Ils l’ont été effectivement, mais ils n’ont pour ainsi dire jamais servi, les chauffeurs refusant de les faire fonctionner et donnant une raison « bidon » à leurs passagers pour leur non-utilisation. L’image du pays en a beaucoup souffert à une certaine époque.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">&#8211;  Lesdits chauffeurs avaient en fait la situation bien en main. Avant les élections de 1982, nous sommes allés demander instamment au ministre du Tourisme, Harold Walter pour ne pas le nommer, de ne pas délivrer de licences de taxis supplémentaires pour la station de Plaisance, leur nombre étant déjà élevé et étant la source des majorations abusives des tarifs réclamés aux touristes. Après qu’il ait refusé catégoriquement, nous avons appris que ces licences supplémentaires étaient le pot-de-vin à payer pour bénéficier du vote des musulmans de la circonscription de Mahébourg (comme chacun sait, la présence musulmane est très forte chez les taximen du pays). Pas de commentaires : cette pratique est courante dans l’île à l’époque des consultations électorales !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">&#8211;  Certains responsables à l’arrivée, particulièrement ceux des services de santé situés avant la livraison des bagages, n’ont reçu aucune formation. Leur attitude envers les touristes à l’arrivée donne une première impression défavorable du pays.</span></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Or, depuis 1969 (voire avant), les gouvernants de notre pays ont adopté de nombreux comportements et de nombreuses décisions envers le tourisme qui allaient à l’encontre d’un développement harmonieux du secteur. Dans quelles circonstances et pour quelles raisons l’ont-ils fait ? Presque toujours, dans les situations où leur élection et leur popularité sur le plan politique étaient en jeu. Les Ramgoolam et les Jugnauth, ainsi que certains membres de leurs équipes respectives, ont toujours placé leur poste et ses privilèges avant même les intérêts essentiels du tourisme. La priorité a toujours consisté à ne pas prendre le risque de déplaire, ne fût-ce qu’à un nombre restreint des membres de leur communauté, en prenant des décisions courageuses favorables au pays plutôt qu’à les sacrifier pour des raisons bassement électoralistes.  </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Vous comprenez, chère lectrice, cher lecteur, que Ramgoolam père a été confronté pendant toutes les années 1970 à Bérenger et au MMM, et qu’il a même failli perdre son pouvoir fin 1976. De leur côté, les Jugnauth ont voulu imposer leur <em>juggernaut, </em>littéralement parlant, à Ramgoolam fils depuis 1990. La priorité des priorités, dans notre pauvre pays qui piétine dans son développement, est d’accéder, de jouir et de conserver son pouvoir et ses privilèges à tout prix, le plus longtemps possible, et de manière héréditaire. Dans cet objectif et les affrontements auxquels il donne lieu, les intérêts en matière de développement sont des considérations de deuxième ordre.</span></p>
<table style="border-style: solid; background-color: #e6e6e6; border-color: #000000;" cellpadding="10">
<tbody>
<tr>
<td width="604">
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>Les droits de trafic aérien</u></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ce dossier a donné lieu à des affrontements épiques dans les années 1970 et 1980 entre Harry Tirvengadum et Herbert Couacaud. Le second se plaignait du fait que le transporteur national n’offrait pas suffisamment de sièges dans ses avions pour lui permettre de remplir les chambres de ses établissements hôteliers. Le premier estimait quant à lui que, s’il devait pourvoir à de plus nombreux sièges, il fallait encore que les hôteliers lui donnent la garantie qu’il pourraient les vendre, ce à quoi répondait le second que ce ne serait pas possible pour lui de garantir une augmentation du nombre de touristes aussi longtemps qu’il ne pouvait être sûr que les sièges supplémentaires deviendraient effectivement disponibles. Score nul ! </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les capacités accrues avec l’arrivée des nouvelles compagnies aériennes du Moyen-Orient ont heureusement transformé cette situation dans une grande mesure.</span></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pendant la vingtaine d’années qui a suivi, disons jusqu’à la fin des années 1980, les manquements, les erreurs et les omissions à l’intérieur même du secteur du tourisme au niveau local, ainsi que de manière plus générale envers la politique afférente à ce même secteur, n’ont pas revêtu une grande importance, pour la simple raison que le poids du tourisme dans les activités économiques de l’île était relativement faible. On s’occupait encore beaucoup du dossier du sucre, et les zones franches industrielles résolvaient dans une grande mesure notre éternel problème de chômage.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme chacun sait, la situation n’est aujourd’hui plus la même. Le crépuscule des dieux a sonné dans le domaine sucrier, et les manufactures pâtissent de plus en plus d’une productivité en décroissance et de coûts de production qui pénalisent grandement la compétitivité des produits et des services à l’exportation. Seul semble résister le tourisme, avec ses contributions substantielles tant économiques que sociales, ce qui revient à dire que sa bonne santé devient une considération primordiale pour l’avancement du pays.</span></p>
<table style="border-style: solid; border-color: #000000; background-color: #e6e6e6;" cellpadding="10">
<tbody>
<tr>
<td width="604">
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>L’île fouillis, l’île dépotoir, l’île sale</u></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ce devait être en 1975, ou possiblement en 1976. Le gouvernement mauricien avait accepté une proposition de la France consistant à l’établissement d’un plan-cadre pour Maurice en matière d’aménagement du territoire, de programme d’urbanisation, de développement urbain, de règles concernant l’habitat avec entre autres celles portant sur les coefficients d’occupation des sols, tant dans les régions urbaines que rurales.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Seewoosagur Ramgoolam a lu le document et, pour refaire le geste qu’il avait fait en de nombreuses occasions précédemment, il a enfoui le document au fond d’un tiroir, estimant sans aucun doute qu’il serait politiquement pénalisant de l’appliquer au sein de son électorat. Depuis lors, l’île Maurice est graduellement devenue un vaste gâchis où l’anarchie en matière d’urbanisation, de constructions, de non-respect d’esthétique minimale et de manque d’entretien règne en maître.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Hormis la région Tamarin/Rivière Noire, les complexes hôteliers et les regroupements d’habitants dans des résidences clôturées dans lesquelles les différents propriétaires s’imposent volontairement des normes de construction et d’entretien, Maurice offre un spectacle désolant en matière d’habitat caractérisé par le n’importe quoi, la laideur, le décrépit (l’air marin qui balaye Maurice aidant) et le manque total de goût élémentaire. Disons-le sans ambages : dans l’île, on construit où et quand on veut, de la manière que l’on veut, par les moyens dont on dispose et sans contrainte aucune.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi, lorsqu’on atterrit à Maurice et qu’on quitte l’aéroport de Plaisance, on arrive 200 mètres plus loin à un premier rond-point. Et lorsqu’on fait le tour de ce rond-point en deux fois en regardant ce qu’il y a autour, on a vite compris que l’on va séjourner dans un supposé paradis qui sera au mieux un purgatoire sur le plan visuel. </span></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’île Maurice est à la croisée des chemins en matière d’accueil et d’hébergement de visiteurs étrangers.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme il en a été fait état dans plusieurs médias au cours de la dernière semaine, les arrivées à Maurice chutent, alors que d’autres destinations progressent. Peut-être faudrait-il que les responsables du secteur et des autres services touchant au tourisme, d’une manière ou d’une autre, se réunissent et initient un vrai dialogue capable d’orienter la promotion et les conditions de tourisme dans l’île dans un sens répondant davantage aux aspirations des touristes.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À considérer le comportement de ceux dans les services publics qui sont supposés assurer la réussite des séjours d’étrangers chez nous, il semble bien qu’un réveil soit nécessaire. Le secteur touristique privé fait le maximum, mais il est confronté à une situation qu’il ne maîtrise pas entièrement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Un signe chez eux ne trompe pas : dans tous les hôtels du monde, il est disposé sur un présentoir généralement placé près du comptoir d’accueil différents feuillets avec des propositions de circuits, de visites de lieux intéressants, de spectacles, etc.  À Maurice, ces présentoirs n’existent pas : est-ce que cela indique que les hôteliers préfèrent retenir leur clientèle dans leurs établissements, ou alors qu’ils veulent ne leur proposer que des circuits bien précis qu’ils co-organisent avec des agences spécialisées dans les visites de lieux précis ?  Le contact avec les Mauriciens est-il redouté ?    </span></p>
<table style="border-style: solid; border-color: #000000; background-color: #e6e6e6;" cellpadding="10">
<tbody>
<tr>
<td width="604">
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>L’île incivique, l’île immorale, l’île dangereuse</u></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À force de laxisme, de léthargie et de passe-droits, avec l’absence totale de modèles de rôles venant d’en haut, vu le manque quasi total de fermeté devant le non-respect des libertés des autres, beaucoup de Mauriciens sont devenus inciviques et immoraux, voire agressifs.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les sollicitations des démarcheurs ambulants sur les plages, les abus de prix au marché central et dans certaines boutiques de l’île, et les risques pour les touristes de se faire détrousser dans certains endroits contribuent sans aucun doute aux déceptions que rencontrent les visiteurs.   </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ce n’est pas tout. Ceux qui lisent régulièrement les nouvelles savent que nous nous enfonçons irrémédiablement dans la drogue et dans la destruction de l’environnement et du patrimoine.</span></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans ces difficultés que doivent affronter tant ceux qui accueillent les touristes que ceux-ci, l’on se rend compte que, comme d’habitude, les réactions des autorités ne sont pas à la hauteur des espérances.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Une nouvelle contrainte vient s’ajouter dorénavant à une situation déjà inacceptable : le refus des Mauriciens de voir leurs plages disparaître au profit des investisseurs étrangers, pour des motifs de développement du tourisme dont on voit mal les perspectives. Cela est d’ailleurs relayé par plusieurs associations dont AKNL (Arrete kokin nu laplaz) est l’acteur le plus actif. Il semble bien, en effet, qu’un point de saturation soit dorénavant atteint, et que toute poursuite de projets, notamment sur la côte Ouest, ne peuvent que déboucher sur une stagnation en matière de taux d’occupation des chambres d’hôtel.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">On connaît la réponse de certains hôteliers à cette situation : ils ont les moyens suffisants pour promouvoir tous leurs établissements et assurer le succès de leurs nouveaux hôtels. Mais, dans une conjoncture de stagnation, qu’adviendra-t-il alors des établissements qui feront les frais de situations où le nombre total des arrivées n’augmente pas ?  </span></p>
<table style="border-style: solid; border-color: #000000; background-color: #e6e6e6;" cellpadding="10">
<tbody>
<tr>
<td width="604">
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>L’absence de politique du tourisme intelligente  </u></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous l’avons vu ci-dessus : une politique du tourisme nécessite une concertation des autorités allant bien au-delà de l’unique ministère du Tourisme, vu que le nombre de domaines autres qui sont concernés est relativement élevé. Cette concertation existe-t-elle ? Est-elle institutionnalisée ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comment faut-il qualifier l’attitude d’un ministre qui va passer deux heures dans le lagon de Grand-Gaube et qui en revient en déclarant qu’il n’y a pas de requins dans ce lagon ? Faut-il en rire, ou désespérer ? Ce ministre a-t-il un conseiller, un chef de cabinet qui peut lui faire comprendre qu’il doit éviter de se ridiculiser aux yeux du public ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans quelles conditions attribue-t-on de nouveaux permis de construction de nouveaux établissements hôteliers dans l’île ? Dispose-t-on d’un relevé complet de tous les lieux d’hébergement des touristes à Maurice ? Contrôle-t-on les normes et les conditions de logement qui prévalent dans ces lieux ?</span></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Terminons avec cette observation pertinente et assez alarmante de Malenn Oodiah relevée il y a deux jours sur un réseau social et concernant la situation dans notre secteur hôtelier :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">« Quand les arrivées baissent de même que les “forward bookings” et qu’il y a une douzaine d’hôtels pour une valeur de Rs 11 milliards en vente, nous n’avons tout simplement pas le droit de continuera jouer à l’autruche. Sinon le réveil va être brutal pour un secteur qui concerne directement et indirectement 100 000 personnes. » </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il semble bien que nous n’allons pas tarder à payer les conséquences de nos trois plus grands défauts à l’échelle nationale : l’irresponsabilité, la léthargie et l’amateurisme.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio      </span></p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/la-gestion-de-la-politique-touristique-de-maurice-pour-les-nuls/">LA GESTION DE LA POLITIQUE TOURISTIQUE DE MAURICE POUR LES NULS</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>LA CONSTITUTION DE MAURICE ET SES GRAVES LIMITATIONS</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/la-constitution-de-maurice-et-ses-graves-limitations/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Apr 2019 12:28:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[assemblée nationale]]></category>
		<category><![CDATA[bérenger]]></category>
		<category><![CDATA[circonscription]]></category>
		<category><![CDATA[constitution]]></category>
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		<category><![CDATA[jugnauth]]></category>
		<category><![CDATA[ramgoolam]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.allo-maurice.com/?p=818</guid>

					<description><![CDATA[<p>La constitution d’un pays est appelée sa loi fondamentale. Son importance est capitale pour la direction qu’elle imprime à un peuple, car c’est elle qui comporte les éléments politique, institutionnel, social et électoral dont dépend la marche de la démocratie dans ce même pays. Droits et libertés du peuple, fonctionnement de l’Assemblée nationale, des ministères, de la justice, de la police, de l’administration, circonscriptions électorales, mode de scrutin et organisation des élections, à peu près toute la structure institutionnelle du pays s’y trouve. Cette loi fondamentale a une profonde incidence sur la vie des citoyens, et l’on ne peut généralement juger de sa pertinence qu’après plusieurs décennies. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_26 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #e00b00;">Recevez nos chroniques dès qu’elles paraissent ! Dans la rubrique « ABONNEZ-VOUS À CE SITE PAR E-MAIL » (menu de droite), communiquez-nous votre adresse e-mail, puis cliquez sur « ABONNEZ-VOUS ». Nous ferons le reste ! Et nous vous garantissons que nous n&rsquo;utiliserons en aucun cas votre adresse à d&rsquo;autres fins.</span></em></span></p></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_31  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La constitution d’un pays est appelée sa loi fondamentale. Son importance est capitale pour la direction qu’elle imprime à un peuple, car c’est elle qui comporte les éléments politique, institutionnel, social et électoral dont dépend la marche de la démocratie dans ce même pays. Droits et libertés du peuple, fonctionnement de l’Assemblée nationale, des ministères, de la justice, de la police, de l’administration, circonscriptions électorales, mode de scrutin et organisation des élections, à peu près toute la structure institutionnelle du pays s’y trouve.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cette loi fondamentale a une profonde incidence sur la vie des citoyens, et l’on ne peut généralement juger de sa pertinence qu’après plusieurs décennies. Il appartient alors au peuple, si son pouvoir n’a pas dans l’intervalle été confisqué par ceux qu’il a élus, de l’ajuster et de modifier son fonctionnement pour garantir et valoriser le bien commun.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi donc, après plus d’un demi-siècle d’application, le moment est venu d’évaluer si la constitution de Maurice a assuré le mieux possible le bien-être physique, mental, moral et intellectuel de ses habitants, et s’il se présente une nécessité de pallier ses éventuelles lacunes et d’agencer certaines de ses dispositions dans l’intérêt de tous.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme il ne serait pas possible pour nous de passer en revue l’intégralité du texte concerné, nous allons traiter dans cette chronique uniquement les aspects de notre vie politique qui nous semblent nécessiter un véritable réexamen, à savoir :</span></p>
<ul>
<li style="padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le processus démocratique de base</span></li>
<li style="padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La représentation des composantes individuelles de la population du pays</span></li>
<li style="padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le découpage des circonscriptions</span></li>
<li style="padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La séparation des pouvoirs</span></li>
<li style="padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le besoin de réels contre-pouvoirs et de transparence</span></li>
<li style="padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les réformes globales à une démocratie devenue pratiquement illibérale à Maurice</span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></li>
</ul>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>A – Le processus démocratique de base</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous utilisons la méthode la plus neutre et objective qui soit pour examiner la marche de la démocratie locale, en suivant les différentes étapes de son processus de base : délibération, élection, décision, contrôle.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>La délibération.</strong> Comme chacun sait, il n’y a pas de véritable délibération réunissant l’ensemble des citoyens sur le plan politique à Maurice. Depuis longtemps déjà, le « politiquement correct » empêche la libre et franche expression des opinions et des points de vue, et les débats publics sont quasi inexistants dans l’île. Télévision et radios sont les moyens habituels utilisés dans les pays véritablement démocratiques, mais pas à Maurice. Les politiciens au pouvoir évitent soigneusement de se laisser questionner de manière spontanée sur la politique générale du pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>L’élection. </strong> À Maurice, comme chacun sait, une consultation de la population revêt un caractère de grand divertissement. La ou les circonscriptions concernées deviennent encore plus laides que d’habitude et sont même défigurées, mais l’occasion est considérée comme trop belle pour ne pas s’y engager pendant la campagne. Les critiques vont crescendo, les discussions entre votants à venir deviennent de plus en plus animées, l’identification totale à un parti politique s’étale, l’insécurité monte et le communalisme se montre sous son plus mauvais jour. En quelque sorte, le peuple s’amuse et organise ses paris sur les résultats à venir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Reconnaissons toutefois que les élections, telles que les prévoit la constitution du pays, se déroulent selon les règles et que les bourrages d’urnes n’existent pas chez nous. Il y a bien des usurpations d’identité ici et là, mais les scrutins se déroulent généralement correctement. C’est probablement l’atout le plus concret que puisse offrir Maurice quant au respect des règles de la démocratie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Les décisions de l’assemblée.</strong> Rien de très stimulant à ce niveau. Les travaux en commission, si tant est qu’ils se déroulent comme prévu, ne semblent avoir aucune incidence sur des décisions pour ainsi dire connues d’avance, car la discipline de vote – signe certain d’une soumission aveugle au Premier ministre, être tout puissant – est de rigueur en toute circonstance. C’est ce qu’on appelle bêtement à Maurice le système westminstérien.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Le contrôle.</strong> C’est là que se situe l’une des plus grandes faillites du processus démocratique à Maurice : le suivi de la bonne marche du système et de l’exécution sans faille des décisions prises. Les exemples pleuvent : le rapport annuel du directeur de l’audit et le non-respect des mesures annoncées dans le discours du budget constituent des exemples significatifs, mais les failles, les omissions et les parachutages sont très nombreux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>B – La représentation des composantes de la population du pays</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cette question, dont le caractère est d’une extrême sensibilité dans un contexte multiculturel, est le trou béant de notre constitution depuis 1968. Nous le montrerons clairement dans une prochaine chronique : Seewoosagur Ramgoolam a kidnappé notre constitution à son profit, en pas moins de deux fois, en 1967, d’abord par son contenu, puis par le processus de son adoption.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le résultat, c’est que notre constitution provoque des déséquilibres en termes de représentation des partis, de résultats des élections, et de la représentation des composantes de la société mauricienne. Le système de scrutin dont nous disposons, celui d’élections trinominales (trois candidats à élire par circonscription) à la majorité relative à un seul tour, aboutit aux situations antidémocratiques suivantes :</span></p>
<ul>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Des résultats où un parti politique donné rafle toute la mise, sans représenter la majorité des électeurs</span></li>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La liberté laissée aux politiciens de viser à une représentation du peuple à l’Assemblée nationale basée sur le nombre de représentants de chaque communauté et sous-communauté, les programmes politiques revêtant une importance relative. Chez nous, la représentation des communautés et des sous-communautés respectives passe bien avant les idées et les programmes</span></li>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Une représentation de la population générale dépendant dans une grande mesure de coalitions, avec des députés entièrement soumis aux décisions d’un seul homme, le Premier ministre, dans le processus législatif. Ces coalitions ne servent en fait qu’à allouer des prérogatives ministérielles à un leader de parti inférieur en importance et à son équipe restreinte pendant un certain temps au cours d’une mandature</span></li>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Un système patriarcal, dépassé, qui aboutit au fait qu’un seul homme concentre entre ses mains les prérogatives de chef de parti politique, de décideur inattaquable d’à peu près toutes les décisions à l’Assemblée nationale, de chef de l’exécutif et de distributeur de faveurs à ses proches et soutiens</span></li>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Une concentration extrême de pouvoirs sans contre-pouvoirs correspondants</span></li>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Un corps administratif soumis</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avec une telle constitution, qui a presque toujours garanti une longue carrière politique au sommet sans grande opposition, il a été extrêmement difficile à une opposition, qu’elle quelle soit, de faire valoir son optique sur des questions d’importance pour le pays, notamment en termes de représentation égale des communautés dans une île composée uniquement de minorités. Tant que la majorité gouvernementale ne joindra pas ses efforts à ceux de l’opposition, le développement d’un sentiment d’appartenance à une nation en devenir, l’exemple à donner en matière de respect des règles du jeu pour des postes à occuper dans le secteur public, l’ordre et la discipline dans la sphère publique, la bataille contre les dérives de toutes sortes (corruption, trafic d’influence, financements occultes, drogue, etc.) resteront quasiment impossibles à réaliser.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Quoi qu’il en soit, même avec de telles limitations presque insurmontables, il n’y a jamais eu de bonne raison politique et morale pour Bérenger et Duval fils, les principaux chefs de l’opposition des dernières décennies, de baisser les bras et de ne pas relever systématiquement les grossières manipulations de certains Premiers ministres, non seulement pour relever et combattre les traitements discriminatoires, mais aussi pour aborder des dossiers susceptibles d’assurer une représentation et un traitement égal aux membres des minorités faiblement représentées à l’Assemblée nationale.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chacun d’eux a failli spectaculairement dans cette mission.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Bérenger, cet éternel Poulidor du circuit politique mauricien, est devenu après son adoration pour Marx et Mao un faiseur de Premiers ministres de la principale communauté du pays, et a préféré ne pas manifester de soutien visible, pour des raisons purement électoralistes, à la population générale. Quant à Duval, il a montré que son principal objectif consistait à trouver <em>enn bout</em> dans une forme de coalition quelconque au fil des occasions. Quelle plus évidente illustration de ses détentes différées pour la cause de la représentation adéquate des Créoles à l’Assemblée que son réveil subit aux propositions de la Electoral Boundaries Commission (EBC) quant au redécoupage des circonscriptions de Maurice ! Qu’a-t-il fait exactement à ce propos au cours des vingt dernières années, avant de se réveiller subitement ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>C – Le découpage des circonscriptions</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Navin Ramgoolam, dont le père était spécialiste du rangement de multiples rapports au fond des tiroirs de son bureau, a fait disparaître les propositions de la EBC en 2009. Elles ne lui convenaient pas. Qui s’est élevé alors contre lui pour tenter de lui faire présenter lesdites propositions pour des débats à l’Assemblée ?  Même pas Xavier Duval !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et pourtant, la constitution stipule clairement que ces propositions doivent être soumises à l’Assemblée nationale (article 39, paragraphe 4), suite à quoi « <em>The Assembly may, by resolution, approve or reject the recommendations of the Electoral Boundaries Commission but may not vary them.</em><em> »</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En 2014, Bérenger voulait donner un coup de main à Ramgoolam pour changer notre système constitutionnel et le faire devenir semi-présidentiel. Aux dernières nouvelles, il semblerait qu’il ne soit pas favorable au fait que les dernières recommandations de la ECB soient prises en considération et adoptées, voire rejetées, avant les prochaines élections, ce qui a évidemment la faculté de ravir Jugnauth et Ramgoolam. Toujours égal à lui-même, ce vieux caméléon !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans les années 1970, en Irlande du Nord, des citoyens se sont heurtés et se sont fait tuer pour s’opposer au <em>gerrymandering</em>, c’est-à-dire au découpage arbitraire des circonscriptions électorales ou au refus de les faire évoluer. À Maurice, il revenait obligatoirement aux chefs de l’opposition successifs depuis des décennies de s’élever contre la non-actualisation des circonscriptions au fil du travail de la EBC. Quand et où les a-t-on entendus, la GG (grande gueule) <em>konn tou</em> en particulier ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>D – La séparation des pouvoirs</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme en Grande-Bretagne, nos ministres sont tous choisis parmi les députés élus (à l’exception parfois d’un seul d’entre eux, celui de la Justice). Dans le contexte mauricien, où l’on évolue très souvent au ras des pâquerettes, ça donne ce que l’on peut souvent voir par soi-même : des gens qui ne sont de toute évidence pas à la hauteur. C’est ainsi qu’Aneerood Jugnauth a nommé comme ministres de la Culture plusieurs incultes, ce qui renseigne d’ailleurs sur l’intérêt qu’il attache aux gens cultivés.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans beaucoup de démocraties qui fonctionnent convenablement, les ministres sont souvent des personnes capables non élues qui viennent apporter leurs compétences à la bonne marche de l’État par nomination. Chez nous, les médiocres sont nombreux dans le gouvernement, et ils pourraient disparaître rapidement de la scène politique suite à un changement constitutionnel approprié.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>E &#8211; Le besoin de réels contre-pouvoirs et de transparence</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans toute démocratie qui se respecte, le pouvoir est balancé par des contre-pouvoirs, qui s’organisent contre une autorité établie (associations, syndicats, groupes de pression, presse, opinion publique et autres instances). C’est à ce prix que les libertés peuvent s’exercer et différentes règles de la vie en commun peuvent être respectées.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À Maurice, à part la presse (dans une mesure limitée) et – de plus en plus – les réseaux sociaux, les politiciens « bénéficient » d’une absence flagrante de réactions et de critiques à leurs excès. Notre démocratie n’est pas et ne peut être participative, car une majorité de votants continue à montrer, dramatiquement, son infantilisme, son suivisme ainsi que ses manques de maturité politique et de dignité élémentaire !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La concentration des pouvoirs législatif et exécutif s’accélère, et si des contre-pouvoirs solides ne sont pas mis sur pied, nous allons nous enfoncer dans un système autoritaire. La situation se dégrade systématiquement, lentement mais sûrement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À notre sens, Maurice devient un pays dans lequel l’existence d’une deuxième chambre deviendra d’une importance cruciale pour la survie du système, à l’image de la Chambre des Lords en Grande-Bretagne ou du Sénat en France. Instance composée de membres nommés connus et reconnus pour leurs capacités et leur intégrité, elle pourrait avoir ici deux fonctions principales :</span></p>
<ul>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Sans prérogatives de blocage, elle serait un espace d’appréciation et de réaction aux propositions de loi à venir. L’Assemblée nationale resterait l’instance de décision finale, mais aurait à tenir compte des retours reçus de cette deuxième chambre ;</span></li>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Elle détiendrait, par contre, de réelles prérogatives en matière de contrôle de la bonne exécution des lois ainsi – et surtout – pour examiner et mettre en cause les membres de l’exécutif dans leurs fonctions ministérielles.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Quelles sont les chances qu’une réforme dans ce sens se produise effectivement ? Elles sont faibles, car le type de politiciens actuellement actifs sur la scène politique n’auraient aucun intérêt à se faire contrôler. Et pourtant, ce serait si nécessaire…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>F &#8211; Les réformes globales à une démocratie devenant peu à peu illibérale</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’autoritarisme du pouvoir en place devient préoccupant (voyez par exemple la façon dont il est défendu aux habitants de Saint Paul d’exprimer leurs frustrations envers la piteuse gestion des canalisations d’égouts dans leur région). L’île Maurice s’enfonce, petit à petit dans ce qu’on appelle ailleurs la démocratie illibérale.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Elle consiste à reconnaître le caractère « formellement » démocratique d’un pays, mais aussi à constater la nature autoritaire de son pouvoir. La souveraineté du peuple, exprimée par ses représentants dans les instances dirigeantes, se sépare peu à peu de la liberté des individus. Le supposé libéralisme qui prévaut à Maurice devient illibéral.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En face de ces abus de pouvoir et de concentration toujours plus forte d’un nombre considérable de prérogatives aux mains d’un seul homme, dont on connaît bien maintenant les capacités exactes et les penchants, il appartient au peuple de réagir. Et lorsqu’on voit comment l’opposition parlementaire à cette situation agit et réagit, on parvient à la conclusion qu’il faut se débarrasser, lors des prochaines élections, de « la bande des quatre », soit le Premier ministre actuel, deux anciens Premiers ministres, et Monsieur le Prince, fils du Roi créole.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ce n’est donc que par un nettoyage par le vide et la création d’un nouvel espace politique moderne, ouvert, transparent et dynamique que Maurice peut dorénavant se réinventer et progresser.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio     <br /></span></p></div>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>LES BLOCAGES PERSISTANTS DE LA VIE POLITIQUE À MAURICE</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/les-blocages-persistants-de-la-vie-politique-a-maurice/</link>
					<comments>https://www.allo-maurice.com/les-blocages-persistants-de-la-vie-politique-a-maurice/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Apr 2019 15:55:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[archaïsme]]></category>
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		<category><![CDATA[Tamouls]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.allo-maurice.com/?p=790</guid>

					<description><![CDATA[<p>Nous traitons cette semaine de l’archaïsme de la vie politique à Maurice, de ses causes et de ses conséquences néfastes pour le développement surtout moral, intellectuel et économique de la communauté dans son ensemble.<br />
Commençons, si vous voulez bien, par délaisser pour une fois ce que nous voyons de la vie politique du pays tous les jours autour de nous, et tentons de voir ce qui peut se trouver derrière, en examinant le contexte et les événements courants sous l’angle culturel de notre vie communautaire.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_27 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #e00b00;">Recevez nos chroniques dès qu’elles paraissent ! Dans la rubrique « ABONNEZ-VOUS À CE SITE PAR E-MAIL » (menu de droite), communiquez-nous votre adresse e-mail, puis cliquez sur « ABONNEZ-VOUS ». Nous ferons le reste ! Et nous vous garantissons que nous n&rsquo;utiliserons en aucun cas votre adresse à d&rsquo;autres fins.</span></em></span></p></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chères lectrices, chers lecteurs,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous allons traiter cette semaine de l’archaïsme de la vie politique à Maurice, de ses causes et de ses conséquences néfastes pour le développement surtout moral, intellectuel et économique de la communauté dans son ensemble.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Commençons, si vous voulez bien, par délaisser pour une fois ce que nous voyons de la vie politique du pays tous les jours autour de nous, et tentons de voir ce qui peut se trouver derrière, en examinant le contexte et les événements courants sous l’angle culturel de notre vie communautaire. Cet exercice est fondamental, car c’est lui qui peut expliquer, dans une grande mesure, pourquoi plus de cinquante ans après notre indépendance, nous sommes toujours confrontés à des difficultés d’un autre âge et que notre pays continue à sombrer, implacablement, dans le désordre, le laxisme, la saleté, la laideur, la léthargie, l’insécurité, l’immoralité et beaucoup d’indifférence. Le degré atteint est même devenu préoccupant, car toutes les manifestations tangibles de ces points négatifs ne semblent plus nous interpeller.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il en résulte une société qui projette une situation de blocage, qu’arrivent encore à sauver une coexistence et une tolérance surtout dues au pacifisme qu’inspire la culture hindoue, faut-il le reconnaître, malgré les contraintes qu’elle impose en même temps. Une légère émergence d’une culture typiquement locale, une fusion en quelque sorte, semble prendre forme graduellement, mais en cette année 2019, nous sommes encore loin du compte. En fait, les côtés contraignants de notre vie en commun deviennent de plus en plus apparents : en effet, une île multiculturelle ne vit pas seulement de coexistence, mais aussi et probablement surtout de compréhension réciproque, de tolérance, de respect mutuel et de civisme, sans lesquels les valeurs, les objectifs et le bien commun ne sont qu’un simple concept abstrait. La plupart des politiciens mauriciens ne les favorisent pas.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Disons-le sans ambages : la « cohabitation » de nos deux principales cultures – l’orientale et l’occidentale – est encore et toujours une source d’incompréhension, de difficultés et de retard dans l’avancement de notre vie politique. Examinons donc ce qu’il en est, avec franchise, discernement et transparence (des qualités qui nous manquent souvent), afin que nous en devenions vraiment conscients.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour ce faire, commençons par déterminer aussi précisément que possible les caractéristiques des principales cultures du monde. Rendez-vous pris avec l’institution considérée comme la plus étoffée en données dégagées d’évaluations régulières sur l’évolution des coutumes, des valeurs, et des croyances dans plus de 100 pays, la <em>World Values Survey Association</em>, basée à Stockholm (<a href="http://www.worldvaluessurvey.org" style="color: #000000;">www.worldvaluessurvey.org</a>).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En deux mots, elle nous montre qu’en Chine, en Inde et dans les pays musulmans, les populations adhèrent massivement aux « valeurs traditionnelles » (domination de l’homme, verticalité du pouvoir, hiérarchie dans la structure familiale et préséance de la communauté sur l’individu). De plus, la loyauté envers le groupe est considérée comme plus importante que la tolérance.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans les sociétés occidentales, les caractéristiques dominantes sont différentes : la raison s’est définitivement imposée il y a deux siècles, chaque personne doit s’accomplir à travers l’acquisition de valeurs individualistes et progressistes, et le relativisme et le pluralisme moral dominent de plus en plus largement la croyance ou l’idéologie. À Maurice, tenant compte du poids relatif de chaque communauté, admettons que les valeurs traditionnelles dominent toujours, du moins à première vue.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour les besoins de notre étude (qui ne résulte que de l’observation directe pendant plusieurs décennies), nous assimilons tous les membres de la « population générale » à la culture occidentale, si ce n’est qu’à cause de la forte perception qu’ont les membres de ce groupe de la place déterminante du sens du bien et du mal et du développement individuel, affirmé chez lui. Nous tenons aussi à l’esprit le fait que beaucoup de membres des communautés d’origine non-occidentale de Maurice sont maintenant acquis aux valeurs de la réalisation de soi, du développement d’un sens critique personnel affirmé et de l’appréciation objective de situations et de comportements donnés.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le premier groupe, celui qui s’identifie aux groupes socio-culturels hindous, domine toujours la vie politique dans l’île de par son nombre important. Il est constitué en grande partie par ceux qui sont encore en quête d’une (meilleure) ascension sociale, mais aussi d’une petite partie des autres Mauriciens à optique courtermiste qui estiment qu’ils seront mieux lotis avec Jugnauth et Ramgoolam à la tête du pays qu’avec d’autres. Là se trouve le principal « fonds de commerce » de ces derniers en réserve d’électeurs.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’attitude des leaders hindous envers cette frange de la population est le reflet typique de celle qui prévaut dans le sous-continent indien : le respect s’exprimant dans seul sens ‘bottom-up’, un pouvoir d’encaissement prononcé et une perception diffuse de l’ordre et de la rigueur. Le nombre de ceux qui à Maurice constituent cette réserve de voix semble être en diminution, mais aussi longtemps que leur poids dans un système de vote à majorité relative prévaudra, le pays dépendra de leurs sympathies politiques, que les quatre principaux leaders politiques et d’autres intérêts moins évidents ne veulent pas faire évoluer. Ainsi donc, l’on peut s’attendre que le poids de cet électorat continue à conditionner la vie politique pendant longtemps dans le pays – nous l’estimons à une génération, voire deux ou plus.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">De leur côté, comme on le sait, les politiciens pratiquent le clientélisme à fond, car ils n’ont aucun intérêt à provoquer une évolution. En effet, dans les arcanes du gouvernement – législatif, exécutif, haute administration, direction des organismes para-gouvernementaux, <em>roder boutt</em> et autres parasites – nombreux sont ceux qui y perdraient. Chacun a son sens des priorités dans sa mission de service public.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voyons quelques exemples du comportement de nos politiciens envers les mandants des différents bords culturels.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">18 octobre 2017. Divali Night à Triolet, village où Navin Ramgoolam s’est fait battre à plate couture en décembre 2014. Il y est présent, et il règle ses comptes avec ceux qui l’ont éliminé. Les reproches pleuvent : les votants n’ont pas su se servir de leur « intelligence ». Avec l’éducation qu’ils ont reçue, ils auraient dû voter avec leur « esprit ». Ils sont des couillons, car ils ont en fait voté en quelque sorte contre ceux qui leur ont « donné » l’indépendance. Ils ont commis la grossière erreur de ne pas voter pour lui.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour ceux à Maurice qui se sont frottés aux valeurs occidentales et au respect de l’autre, de tels propos sont tout simplement ahurissants. Disons tout simplement que ce n’est pas le genre de discours qu’aurait pu se permettre aujourd’hui Xavier Duval à Roche-Bois.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Deuxième exemple : les récents comportements des Créoles à la route de La Brasserie, en raison de la non-fourniture d’eau à ceux de cet endroit. Commentaire de Pravind Jugnauth à ce propos : ce n’est pas une façon de faire. Ainsi, ce Premier ministre qui est le nôtre aura montré qu’il ne comprend même pas ce à quoi s’attend une partie de la population dont il a la charge, pour ainsi dire, et comment elle perçoit les choses. Il n’aura pas compris qu’elle s’attend à être traitée sur la base du respect réciproque, propre à la mentalité occidentale : une interruption de la canalisation de l’eau vers Forest-Side est intervenue, et le minimum auquel s’attendent ses habitants est que les responsables de ce service public communiquent comme il convient avec eux, dès le départ. Ils doivent se rendre sur place et expliquer la situation, car c’est ainsi qu’ils peuvent montrer qu’ils sont conscients de leurs devoirs envers ceux qui les font vivre.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Troisième exemple, extrêmement intéressant celui-là. Aujourd’hui, à Mont Choisy, Pravind Jugnauth s’est fait rabrouer à une cérémonie religieuse tamoule par les invités présents, qui ont exprimé leur désaccord au mélange de la religion et de la politique. Les Tamouls sont connus pour leur fierté et la place très ancienne qu’ils occupent dans la société mauricienne. L’objectivité et la mise au pas des politiciens opportunistes progresse dans l’île. Bravo pour ceux qui ne veulent pas que les Premiers ministres les utilisent pour booster leur futurs votes. « Pas fer politik lor ledo la kominoté ». Tout le pays et toutes les communautés, quelles qu’elles soient, devraient s’en inspirer… Et tous les politiciens indistinctement devraient tenir compte de cette considération !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ajoutons une dernière observation. Les discours des politiciens à leurs sympathisants se passent toujours dans un seul sens (<em>one-way</em>, sans possibilité d’échanges) à leurs mandants, et les meetings publics ne consistent qu’à adresser des critiques sans aucune valeur intellectuelle à des opposants. La MBC, qui aurait pu constituer un outil commode pour les débats entre politiciens avertis et le public, ne s’aventurera jamais dans de tels exercices. Ils sont soigneusement évités, car ils montreraient combien certains politiciens sont intellectuellement pauvres. L’ariaz, dirait l’autre.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En tenant compte de la teneur de notre Constitution actuelle, nous reconnaissons et acceptons bien volontiers le fait que les Premiers ministres à venir seront des Hindous. Par contre, ce qu’il sera de plus en plus difficile d’accepter, c’est qu’ils continuent à être du faible calibre et de la modeste envergure de Jugnauth et de Ramgoolam.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi, pour donner un exemple, si le Parti travailliste devait continuer à jouer un rôle dans la vie politique du pays dans les prochaines années, il faudrait impérativement favoriser la présence d’Arvin Boolell à sa tête, et donc s’unir pour faire opposition à celui qui a voulu, avec la perfide aide de Bérenger, modifier notre droit constitutionnel pour s’octroyer d’importants pouvoirs « présidentiels ». En décembre 2014, l’île Maurice a failli verser dans un système éminemment risqué pour son avenir politique, avec un potentat à sa tête.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour résumer, nous n’avons vraiment pas eu de chance depuis 1968 avec nos leaders. Leur faible trempe, leur avidité déraisonnée du pouvoir et leur absence de courage à des moments cruciaux ne leur auront pas permis de donner l’exemple, d’imprimer un minimum de dynamisme et de motiver l’ensemble de la population dans une même direction vers un avenir meilleur. Pour cela, il aurait fallu réformer tout un cadre mental, et de ça, ils n’en ont même pas eu conscience. La communauté majoritaire possède depuis longtemps ses éléments indéniablement intelligents, compétents et éclairés, dont les talents pourraient contribuer valablement au développement national. Mais ils refusent, comme ceux d’autres communautés, de se tremper dans le cloaque de la vie politique de notre pays. C’est triste !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Quoi qu’il en soit, la situation évolue : les contraintes culturelles et morales à de multiples aspects de notre développement sont aujourd’hui de plus en plus apparentes et pénalisantes. Et sur le plan pratique, une prise de conscience grandissante va mettre un frein à des paternalismes d’un autre âge. Tout ce qui pénalise encore une véritable démocratie participative, le développement du sens critique, la sensibilisation aux principes et aux valeurs capables d’inspirer les jeunes et les moins jeunes dans la cité, et surtout et avant tout la méritocratie, va disparaître peu à peu, dépendant de l’évolution de la scène politique et de l’élimination de la « bande des quatre ». Le langage politiquement correct, qui a tant freiné l’acquisition d’une réelle liberté d’expression depuis l’indépendance disparaît déjà&#8230; Les réseaux sociaux à eux seuls en assureront l’élimination définitive.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Unissons nos forces et nos énergies, chères lectrices et chers lecteurs, par nos dispositions et nos efforts visant à apporter notre soutien et nos propositions à certains des nouveaux partis qui, fort heureusement, émergent. Dans ce phénomène de renouvellement du personnel politique se trouve, sans aucun doute, une grande partie d’un avenir meilleur pour nous et ceux qui seront là après nous.</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio       <br /></span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>NOS RICHESSES DE LA MER EN DANGER ! LE CARNAGE DU THON DANS L’OCÉAN INDIEN…</title>
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		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Apr 2019 16:51:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[cash investigation]]></category>
		<category><![CDATA[DCP]]></category>
		<category><![CDATA[elise lucet]]></category>
		<category><![CDATA[ile maurice]]></category>
		<category><![CDATA[seafood hub]]></category>
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		<category><![CDATA[thon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans notre chronique de cette semaine, nous vous présentons un documentaire d’un extrême intérêt sur le pillage du thon albacore (thon jaune) dans l’océan Indien et la pollution de ses eaux, qui semble n’avoir été vu que par un infime nombre de Mauriciens, alors qu’il devrait intéresser tous ceux d’entre nous pour qui la sauvegarde de notre écologie marine et de nos ressources en poisson est une nécessité.</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #e00b00;">Recevez nos chroniques dès qu’elles paraissent ! Dans la rubrique « ABONNEZ-VOUS À CE SITE PAR E-MAIL » (menu de droite), communiquez-nous votre adresse e-mail, puis cliquez sur « ABONNEZ-VOUS ». Nous ferons le reste ! Et nous vous garantissons que nous n&rsquo;utiliserons en aucun cas votre adresse à d&rsquo;autres fins.</span></em></span></p></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans notre chronique de cette semaine, nous vous présentons un documentaire d’un extrême intérêt sur le pillage du thon albacore (thon jaune) dans l’océan Indien et la pollution de ses eaux, qui semble n’avoir été vu que par un infime nombre de Mauriciens, alors qu’il devrait intéresser tous ceux d’entre nous pour qui la sauvegarde de notre écologie marine et de nos ressources en poisson est une nécessité.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ce documentaire est présenté dans ce qui constitue une première pour notre page hebdomadaire : par retransmission vidéo en flux continu (embedded video streaming).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais avant d’y arriver, faisons un aparté pour parler de journalisme. S’il y a une forme de journalisme qui mérite notre intérêt, et même notre admiration, c’est celui portant sur les investigations. Ce type de journalisme joue dans un registre tout à fait différent : il consiste pour l’investigateur à prendre son temps, s’il dispose de moyens suffisants, pour aller fouiller, analyser, suivre, interpréter, questionner des activités et des pratiques qui sont souvent cachées pour des raisons bien précises.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le journalisme d’investigation est un domaine spécialisé qui requiert de ceux qui s’y investissent des qualités assez exceptionnelles : flair, sang-froid, audace, perspicacité, contacts, détermination et grandes connaissances. Cette activité n’est pas à la portée du premier venu, et dépend souvent de cadres et de contextes difficiles qui ont tendance à poser de redoutables contraintes à surmonter.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Demandez à ceux qui ont tenté de s’y adonner à Maurice (au cas où ils sont disposés de vous en parler librement, ce qui n’est pas certain), avec peu de succès au final, et vous comprendrez. Mais au niveau international, certains journalistes y arrivent quand même, et les résultats sont alors édifiants. Exemples : Panama Papers, Wikileaks, Offshore Leaks.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Élise Lucet est membre du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ). </span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Indomptable journaliste travaillant pour France 2 à Paris, elle suscite la gêne mais aussi l’admiration pour les dossiers qu’elle traite. Suprême consécration, elle a reçu en 2017 le prix Pulitzer pour son animation d’un programme télévisé intitulé « Cash Investigation », régulièrement diffusé sur la chaîne France 2.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Son dernier documentaire est consacré au pillage du thon albacore dans l’océan Indien et du thon rouge en Méditerranée. Ce document, qui est de grand intérêt pour les Mauriciens, y compris leur gouvernement, ne semble pas avoir été vu par de nombreuses personnes dans le pays. Personne, médias compris, n’en a parlé, alors qu’il aurait fallu que la population entière prenne conscience d’une question qui les concerne tous.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Programme passant trop tard à Maurice (minuit) ? Même jour qu’un grand match de foot ? Impossibilité pour ceux qui regardent la télévision d’enregistrer un programme précis pour le visionner après ? Inexistence jusqu’à maintenant de téléviseurs reliés à l’Internet à Maurice ? Rétention d’information ? Tentative de noyer le poisson ? Nous n’en savons rien.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Quoi qu’il en soit, voici les faits.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La MBC TV, l’organe officiel de propagande du gouvernement en place, quel qu’il soit, a diffusé en début de semaine un court programme sur le Seafood Hub de Maurice : performance spectaculaire d’un secteur en pleine « mutation », hausse considérable de la « production » de 2015 à ce jour, contribution à hauteur de 24 % de notre économie et exportations d’une valeur annuelle de 11 milliards de roupies. La porte-parole de la MEXA se félicite de ces performances.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">De son côté, Élise Lucet a découvert des choses effarantes sur les « performances » des activités de pêche auxquelles participent et dont dépendent deux conserveries à Maurice. Vous les découvrirez en visionnant le programme de France 2 auquel nous vous offrons l’accès ci-dessous.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour l’essentiel :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les thoniers français et espagnols se livrent à un véritable carnage des ressources marines de l’océan Indien</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">27 thoniers européens, 2 thoniers considérés comme « mauriciens » et 13 thoniers considérés comme « seychellois » se livrent à des campagnes de pêche</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">78 % des poissons sont pris grâce à un dispositif amélioré en permanence, le DCP, qui signifie « dispositif de concentration du poisson »</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Toutes les espèces sont prises, indistinctement. Ce qui n’est pas du thon est appelé « pêche accessoire »</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les « rejets » en mer de poissons morts sont importants</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les DCP, qui dérivent librement dans tout l’océan Indien, ne sont jamais récupérés et sont une source importante de pollution</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La Commission européenne accorde des subventions à ces activités</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous vous laissons découvrir le dossier complet de ce carnage. Vous constaterez ce que fait la Commission thonière de l’océan Indien à propos de cette situation. Vous écouterez l’océanographe V. Kauppaymuthoo nous dire ce qu’il pense des conséquences à long terme des destructions de poissons pélagiques juvéniles dans notre zone économique exclusive, pêchés avant qu’ils n’aient eu le temps de se reproduire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour visionner cette vidéo, nous vous conseillons vivement de ne pas utiliser un smartphone, car vous ne pourrez pas saisir tout l’intérêt de ce document dans les conditions minimums nécessaires. Optez pour une tablette, un ordinateur portable ou, idéalement, un PC. Si vous rencontrez des problèmes, adressez-nous à <a style="color: #000000;" href="mailto:contact@allo-maurice.com">contact@allo-maurice.com</a> votre adresse e-mail, et nous vous ferons parvenir le fichier entier (en format .mp4) que vous pourrez télécharger (prévoir un espace de 600 Mb) et puis visionner à loisir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le programme concerne tant la pêche dans l’océan Indien qu’en Méditerranée (où il a fallu il y a quelques années prévenir l’extinction complète du thon rouge). Temps du défilement de la vidéo : 2 heures et 8 minutes. Mais pour ce qui concerne la partie qui nous intéresse, vous pouvez cesser de visionner la bande après exactement 1 heure et 15 minutes.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe loading="lazy" title="Cash investigation - Pêche industrielle : gros poissons en eaux troubles (Intégrale)" width="1080" height="608" src="https://www.youtube.com/embed/GRvNZ5OqQac?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cette « découverte » appelle à la formulation de plusieurs commentaires et questions :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La Commission européenne finance les infrastructures, la France et l’Espagne (les Espagnols sont de redoutables pêcheurs) possèdent des thoniers qui prennent du poisson de manière indiscriminée, leurs bateaux-usines de Mahé transforment sur place, ils achètent et transportent les produits finis, ils vendent du thon en boîte en grandes quantités en Europe et ailleurs. Que reste-t-il pour les pays du Sud-Ouest de l’océan Indien comme bénéfices provenant de leurs zones économiques exclusives (ZEE) ? Un faible actionnariat dans des conserveries à Maurice. C’est ce qu’on appelle une situation « gagnants-gros perdants ». Pas de quoi en être fier ou satisfait !</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les pêcheurs locaux des Seychelles ne voient rien passer en supposée forme d’aide de l’Union européenne. Leurs prises, ainsi que celles des pêcheurs de la côte Est de Madagascar s’en ressentent. Personne ne s’en soucie…</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le gouvernement de Maurice a signé des accords de « coopération » avec l’Union européenne qui permettent aux Européens de dominer largement les activités de pêche dans l’océan Indien, pour leurs propres intérêts. Se sent-il responsable d’avoir donné, en quelque sorte, le feu vert à ces activités ?</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Que pensent les représentants de la Commission thonière de l’océan Indien de ce qui se passe dans l’océan Indien ? Où en est-elle avec le dossier de lutte contre la pêche illégale ?</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le gouvernement de Maurice a-t-il les moyens de participer à cette lutte, ou est-ce encore une fois le « less li all kumsa mem, do » ? Le gouvernement a-t-il un contrôle des prises des Japonais dans notre ZEE ? Attention, il pourrait exister un risque qu’à terme il n’y ait vraiment plus de « labalenn » dans nos eaux, exterminées pour toujours.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et, pour conclure, tout ce beau monde sait-il qu’à qualité égale, le thon du bassin de l’océan Indien n’est pas compétitif par rapport à celui des Philippines, leader des exportations vers l’Europe, pays qui ne bénéficie même pas d’un traitement préférentiel à l’entrée dans l’Union européenne ?</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Sait-on chez nous que le WWF a mis en place aux Philippines un projet pilote visant à faire évoluer durablement les méthodes de pêche dans la ZEE de ce pays ?</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À quand l’obtention du label MSC, qui distingue les produits issus de méthodes de pêche durables et responsables, sur le thon en boîte provenant de l’océan Indien ?</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Enfin, à quand un « Fridays for Future » contre la disparition programmée de nos ressources marines ?</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Faites part de l’intérêt à visionner ce document autour de vous. Dans ce type de dossier, ce n’est que par une sensibilisation soutenue et un appel à exprimer sa désapprobation que l’on arrive parfois à changer les choses, dans le sens inverse à celui que la MBC appelle une « mutation ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Merci d’avance !</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio</span></p></div>
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<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/nos-richesses-de-la-mer-en-danger-le-carnage-du-thon-dans-locean-indien/">NOS RICHESSES DE LA MER EN DANGER ! LE CARNAGE DU THON DANS L’OCÉAN INDIEN…</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
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		<title>LETTRE OUVERTE À SA SEIGNEURIE LE CHEF JUGE EDDY BALANCY, À LA COUR SUPRÊME</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/lettre-ouverte-a-sa-seigneurie-le-chef-juge-eddy-balancy-a-la-cour-supreme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Mar 2019 21:26:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[balancy]]></category>
		<category><![CDATA[chef juge]]></category>
		<category><![CDATA[chief justice]]></category>
		<category><![CDATA[cour suprême]]></category>
		<category><![CDATA[ile maurice]]></category>
		<category><![CDATA[judiciaire]]></category>
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		<category><![CDATA[loi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>LETTRE OUVERTE À SA SEIGNEURIE LE CHEF JUGE EDDY BALANCY  -  Votre Seigneurie, tout comme la communauté entière, tant à Maurice qu’à l’étranger, j’ai éprouvé beaucoup de plaisir et me suis senti honoré à l’annonce de votre titularisation en capacité de Chef Juge à la Cour suprême et gardien du pouvoir judiciaire de notre pays pour les 13 prochains mois. En écoutant les propos que vous avez tenus dans les médias depuis votre titularisation, j’ai été conquis, comme beaucoup d’autres citoyens, par votre enthousiasme, votre simplicité et votre perception claire des tâches que vous allez entreprendre et des changements que vous vous proposez de faire intervenir dans le fonctionnement du judiciaire à Maurice.</p>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/lettre-ouverte-a-sa-seigneurie-le-chef-juge-eddy-balancy-a-la-cour-supreme/">LETTRE OUVERTE À SA SEIGNEURIE LE CHEF JUGE EDDY BALANCY, À LA COUR SUPRÊME</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_29 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chères lectrices, chers lecteurs,</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voilà deux mois entiers que nous diffusons nos chroniques hebdomadaires sur notre site (<a style="color: #000000;" href="https://www.allo-maurice.com">www.allo-maurice.com</a>) et sur le réseau social Facebook.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous voudrions vous remercier bien sincèrement pour l’accueil que vous réservez à ces chroniques. Nous avons maintenant un demi-millier d’amis qui les reçoivent chaque semaine, tant ceux vivant à Maurice que les membres de la diaspora partout dans le monde, et nous sommes confiants que nous réussirons à au moins doubler ce nombre au cours des deux prochains mois.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À titre exceptionnel, nous adressons la présente chronique à une personne particulière, en l’occurrence Sa Seigneurie Eddy Balancy, nommé cette semaine-ci Chef Juge de la Cour de Maurice, pour le féliciter et lui livrer quelques brèves réflexions portant sur la vie judiciaire dans notre île.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous sommes persuadés que beaucoup d’entre vous percevront dans nos propos des considérations qui vous interpellent aussi. Faites-en les vôtres !</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio</span></p></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_37  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: right;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Le Chesnay, France, le 30 mars 2019<br /></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;"><br /><strong> LETTRE OUVERTE À SA SEIGNEURIE LE CHEF JUGE EDDY BALANCY, GCSK, À LA COUR SUPRÊME</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Votre Seigneurie,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Tout comme la communauté entière, tant à Maurice qu’à l’étranger, j’ai éprouvé beaucoup de plaisir et me suis senti honoré à l’annonce de votre titularisation en capacité de Chef Juge à la Cour suprême et gardien du pouvoir judiciaire de notre pays pour les 13 prochains mois.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">En écoutant les propos que vous avez tenus dans les médias depuis votre titularisation, j’ai été conquis, comme beaucoup d’autres citoyens, par votre enthousiasme, votre simplicité et votre perception claire des tâches que vous allez entreprendre et des changements que vous vous proposez de faire intervenir dans le fonctionnement du judiciaire à Maurice. Vous avez exposé, avec beaucoup de lucidité et de sincérité, le programme que vous entretenez pour votre mandat, et je vous en sais gré.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Si vous me le permettez, je voudrais saisir l’occasion de votre titularisation pour vous présenter quelques remarques, deux suggestions, une requête en matière de fonctionnement interne de la justice chez nous, et exprimer un souhait à propos de vos fonctions futures. Vous déciderez, bien sûr, de l’attention qu’ils méritent ou non, selon le temps dont vous pourrez éventuellement disposer.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Je devine aisément que le management des activités afférentes au judiciaire et aux cours de justice n’est pas de tout repos dans notre pays. La coexistence de deux systèmes légaux, une constitution à mon sens dépassée et un corpus de textes légaux très incomplets (du moins à mon humble sens), le grand nombre de transgressions de la loi (à propos de laquelle manque bien malheureusement une étude comparative sérieuse qui nous permettrait, au minimum, de situer notre pays par rapport à d’autres), les fonctions empreintes de notre passivité habituelle et le comportement déraisonnable de certains hommes de loi (des auxiliaires de la marche de la justice auxquels vous avez fait référence dans vos propos) entraînent vraisemblablement chez les juges et les magistrats des risques d’erreurs, des retards, de laborieuses recherches et des interprétations qui ne sont pas rencontrés dans d’autres juridictions. Autant donc vous exprimer encore une fois mon admiration pour le dynamisme et l’ardeur qu’illustre votre approche envers votre mission.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Avant de passer aux deux suggestions que je souhaiterais vous présenter, je dois vous avouer que mes connaissances du système juridique mauricien ne me permettent pas de déterminer si les représentants du judiciaire, et le Chef Juge en premier lieu, sont habilités d’une manière ou d’une autre à formuler des propositions capables de faire évoluer diverses réglementations contenues dans notre droit, et susceptibles de le compléter et de le moderniser. Je devine que cette prérogative est très probablement réservée aux membres du corps législatif, avec le concours du ministre de la Justice.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Des explications claires à ce sujet seraient bienvenues. Par leurs articles dans les médias, certains membres du barreau aident à la compréhension des fonctions des divers intervenants dans la vie du judiciaire à Maurice, mais nous sommes encore assez loin d’un bon entendement de certains de ses aspects. Tenant compte de cette considération et donc des limitations que votre rôle est susceptible de vous imposer, je me permets de vous soumettre deux propositions que vous pourrez porter (ou pas) auprès de ceux directement concernés par leur teneur.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">D’abord, il serait éminemment souhaitable que le ministère de l’Éducation institue des classes de promotion du civisme et du comportement citoyen dans les institutions scolaires à Maurice. Ceux qui ont eu l’occasion de vivre pendant un certain temps dans des pays à héritage protestant savent combien la formation aux droits, mais aussi aux devoirs, aux libertés mais aussi aux responsabilités – peut apporter de résultats éloquents en termes de savoir-vivre et de vivre-ensemble. Le bien commun en bénéficie directement, et même des éléments comme la forte productivité au travail en sont issus. Je suis convaincu que suite à une telle initiative, le nombre de juges (une vingtaine) que vous mentionniez il y a quelques jours comme étant insuffisant pourrait convenir à terme, si nous présumons que les délits et les plaintes en général seraient appelés à baisser.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Adopter un comportement moral, c’est faire l’État et la société économiser beaucoup de ressources financières, d’énergie humaine, de temps et situations difficiles à supporter.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Il s’agirait, bien évidemment, de faire jouer d’autres facteurs, dont non seulement l’application de la loi, mais aussi un étoffement des dispositions de notre droit, ce qui m’amène à ma deuxième suggestion que je voudrais faire, en illustrant mes propos par un exemple concret. Ministre des Finances du gouvernement MSM en juillet 2015, Vishnu Lutchmeenaraidoo avait sollicité un emprunt de plus d’un million d’euros de la SCB, et les conditions rattachées au prêt qui lui avait été accordé ont mené à une affaire en cour de justice, suite à laquelle il avait été acquitté. L’on ne peut s’empêcher de penser qu’il s’en est sorti à bon compte. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">En effet, dans un cadre juridique différent, et notamment en Europe, il aurait été condamné en raison du fait qu’il avait approché pour son emprunt une institution bancaire à capitaux publics dont il était le ministre de tutelle. J’en déduis, mais là vous êtes de loin le mieux placé pour le savoir, que notre système légal comporte de nombreux vides, qu’il est incomplet et que son étoffement n’évolue pas au même rythme que les besoins de la société mauricienne.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Serait-il possible que vous interveniez dans le comblement de nos déficits sur le plan légal, et que vous puissiez contribuer à une sensibilisation aux besoins – en termes d’actualisation des lois et d’émergence de nouveaux pans de la justice encore inexistants &#8211; du pays ?   </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Pour exposer mon troisième point, en l’occurrence ma requête en matière de fonctionnement interne de la justice chez nous, il est nécessaire que j’évoque notre fameux système westminstérien, auquel se réfèrent nos politiciens locaux de temps en temps pour le présenter comme le garant absolu de notre démocratie.    </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Vous qui avez effectué vos études de droit en Grande-Bretagne savez mieux que quiconque que ce système y perdure parce que règnent dans ce royaume plusieurs atouts dont nous sommes, bien malheureusement, dépourvus. L’un d’eux est la cohabitation géographiquement séparée de communautés – les Anglais, les Gallois, les Écossais et les Irlandais du Nord – qui sont représentées en tant que telles à la Chambre des Communes. Un autre atout tient au fait qu’une deuxième Chambre (sans aucun pouvoir véritable) agit en tant qu’organe de réflexion consultatif et de « caisse de résonance » pour assagir et faire mûrir le contenu des lois avant leur promulgation. Mais, il y a un facteur qui domine tous les autres, à savoir celui que les Britanniques appellent le « fair play ». Sans lui, les députés de la Chambre des Communes se boufferaient entre eux autant que dans une petite île de l’océan Indien. Au Royaume-Uni, les députés se respectent les uns les autres, et ils jouent le jeu politique, pour ainsi dire, selon des règles qui en garantissent l’honorabilité, l’équité et la pérennité.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Ce fair play imprègne et irrigue toutes les relations sociales dans ce système. Mais il va encore plus loin : lorsque les étudiants en droit terminent leurs études (du moins ceux destinés à exercer en Grande-Bretagne même), il leur est demandé de se récuser dans certaines situations précises si, étant devenus membres ou appartenant déjà à une loge maçonnique, ils sont éventuellement appelés à juger d’affaires en cour de justice dont l’accusé est lui-même membre d’une loge maçonnique. Voilà jusqu’à où va le souci de l’équité en matière de justice chez les Britanniques.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Vous êtes très probablement au courant de cette coutume, et j’espère sincèrement qu’elle est aussi pratiquée à Maurice. Les sociétés secrètes se sont beaucoup développées dans notre pays, pour des raisons qu’il n’est pas nécessaire d’évoquer ici, au cours des deux dernières décennies, et il devient donc fort souhaitable que cette pratique, si elle n’existe pas encore, soit introduite aussi rapidement que possible, car les situations susmentionnées pourraient se présenter en plus grand nombre.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Avant de terminer, je voudrais, avec beaucoup de candeur, voire avec une certaine naïveté, souhaiter que les circonstances vous amènent, après votre bref mandat dans le judiciaire, à être pressenti pour devenir le Président de notre République en 2020. Comme vous le savez, les années de 1968 à 1982 au cours desquelles le poste de Gouverneur général a été occupé par un ancien juge ont donné lieu à des fonctions sans heurts ni disgrâce. Comme vous le savez aussi, la période de 1982 à ce jour a été ponctuée par un certain nombre de comportements inacceptables, fort heureusement pas par tous les occupants du Réduit pour cette même période.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Il serait très judicieux, à mon sens, que cette habitude des premières années de notre indépendance soit rétablie, et que les juges de notre Cour suprême deviennent de nouveau nos présidents successifs. De ces juges, deux méritent d’être particulièrement mentionnés : Robert Ahnee, aujourd’hui disparu, pour sa réaction exemplaire et l’amour-propre dont il a fait montre suite à l’interférence déplorable d’un membre de l’exécutif dans une affaire <em>sub judice</em> en Cour suprême en 1992, et votre comportement extrêmement louable et courageux en tant que Juge puîné en 2013, dans l’affaire que chacun sait.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Je formule donc le souhait que vous ayez l’occasion de servir notre cher pays pendant de nombreuses années encore.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Je vous donne l’assurance, Votre Seigneurie, de mon profond respect, et je vous transmets mes vœux de pleine réussite dans vos nouvelles responsabilités.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio      <br /></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Citoyen, patriote et profane      </span></p></div>
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			</item>
		<item>
		<title>LE SCANDALEUX FINANCEMENT DES PARTIS POLITIQUES À MAURICE</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/le-scandaleux-financement-des-partis-politiques-a-maurice/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Mar 2019 12:24:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[business mauritius]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[ile maurice]]></category>
		<category><![CDATA[pravind jugnauth]]></category>
		<category><![CDATA[secteur privé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.allo-maurice.com/?p=717</guid>

					<description><![CDATA[<p>Voici venir le temps des élections… Voici venir le temps du financement des élections… Voici venir le scandale du financement des partis politiques par le « secteur privé » Voici donc venir le temps du laxisme moral et de la négation de la démocratie à Maurice ! À la tête d’une des principales institutions du secteur privé de Maurice pendant près de trente ans, nous avons vu défiler beaucoup de choses en termes de relations entre le public et le privé.</p>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/le-scandaleux-financement-des-partis-politiques-a-maurice/">LE SCANDALEUX FINANCEMENT DES PARTIS POLITIQUES À MAURICE</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_30 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #e00b00;">Recevez nos chroniques dès qu’elles paraissent ! Dans la rubrique « ABONNEZ-VOUS À CE SITE PAR E-MAIL » (menu de droite), communiquez-nous votre adresse e-mail, puis cliquez sur « ABONNEZ-VOUS ». Nous ferons le reste ! Et nous vous garantissons que nous n&rsquo;utiliserons en aucun cas votre adresse à d&rsquo;autres fins.</span></em></span></p></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_39  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voici venir le temps des élections…</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voici venir le temps du financement des élections…</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voici venir le scandale du financement des partis politiques par le « secteur privé »</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voici donc venir le temps du laxisme moral et de la négation de la démocratie à Maurice !</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À la tête d’une des principales institutions du secteur privé de Maurice pendant près de trente ans, nous avons vu défiler beaucoup de choses en termes de relations entre le public et le privé.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Exemple : en 1997, après discussion avec un collègue qui gérait à l’époque une autre instance du privé, et pas des moindres, nous avons décidé de tenter le coup : sensibiliser les pontes des entreprises privées à la nécessité pour elles d’arrêter de financer les partis politiques, au vu des graves conséquences que ces financements avaient sur la marche des activités économiques et de la saine concurrence.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Des approches envers ces messieurs ont été faites en deux occasions. En deux fois, la réponse a été « Niet ! Pas question ! ». Et donc, les arrangements secrets ont continué.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ce financement occulte des partis et des leaders politiques souhaitant accéder au pouvoir ou tentant de le conserver a eu au fil des ans de graves conséquences pour le développement du pays, mais non pas évidemment pour les financeurs, pour les raisons suivantes :</span></p>
<ul>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le capitaliste, pour utile que soit (et doive être reconnu) son rôle dans la promotion des activités économiques, n’est jamais un altruiste. S’il finance un parti politique, il doit retrouver quelque part son « investissement », sinon il n’aurait aucun intérêt à le faire. Ce qu’il obtient comme avantages après, on ne peut pas généralement le savoir : c’est le même principe qui prévaut avec les réseaux secrets traditionnels, avec le résultat que l’on ne peut au mieux que constater (en regardant avec beaucoup d’attention) les résultats concrets de ces ententes discrètes. Ainsi donc, les capitalistes doivent toujours être « encadrés » de près : il s’agit là de la seule façon de restreindre ce qu’on appelle « le capitalisme de connivence » (ou « la recherche de rente ») ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les politiciens, de leur côté, acceptent de l’argent pour se faire élire et développent donc forcément des obligations envers leurs « bienfaiteurs », ce qui signifie qu’il leur est difficile après de refuser d’avaliser des requêtes qui leur sont formulées subséquemment par ces derniers ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Très concrètement, cette « collaboration » dans laquelle le politicien est juge et partie obligée se traduit par l’absence totale de critiques de la part de l’un à l’encontre de l’autre et réciproquement. Demandez à un gros de la place ce qu’il pense d’un dossier ou d’une situation où il y a manifestement des observations négatives à formuler contre le gouvernement en place : il refuse obstinément de le faire. Il détourne sa réponse en invoquant la nécessité de considérer, avec optimisme, le côté positif des choses. Comment voulez-vous qu’il formule une critique contre un individu ou un parti qu’il a financé précédemment ? Meu voyons… ça ne se fait pas ! Et c’est mettre les relations futures sur une tangente risquée.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il en a résulté, depuis une trentaine d’années, une situation extrêmement malsaine issue de ces arrangements, avec pour résultat le fait que les politiciens se considèrent comme des intouchables et refusent aujourd’hui toute critique venant des entrepreneurs. Cela est devenu tout simplement impensable, et le « langage politiquement correct » s’impose en toutes circonstances. Pis, des flatteries doivent être adressées à nos petits potentats de temps en temps, lorsque les circonstances le dictent. Les appréciations adressées l’année dernière au mentor par l’un des représentants importants du secteur hôtelier lors d’une soirée de célébration quelconque étaient d’un grotesque ahurissant et d’un ridicule vraiment achevé. Mais, que voulez-vous, n’est pas opportuniste affirmé ou narcissique coléreux qui veut !</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En raison de cette situation, la méritocratie est pénalisée à Maurice et la concentration des moyens financiers entre les mains d’un nombre restreint de personnes devient de plus en plus forte. L’entrepreneuriat reste très concentré chez nous. De plus, ce qui est tout aussi grave, les tentacules de ces gens vont chercher très loin, notamment du côté de la diffusion d’informations de manière courante. Ils sont tout simplement incritiquables. Autant dire que c’est la perception même des choses par le Mauricien moyen qui est faussée. Tant pis pour le frein au développement du sens critique des Mauriciens et de la démocratie éclairée dans le pays.</span></li>
</ul>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous allons maintenant vous raconter une petite histoire, puis vous livrer notre point de vue catégorique sur deux situations.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>   1. Je me tais, tu te tais, il se tait…</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À cause des raisons que nous avons présentées ci-dessus, tous les présidents du Joint Economic Council depuis le départ de M. Maurice Paturau en 1993 (devenu maintenant Business Mauritius), ont toujours refusé de critiquer les actions du gouvernement publiquement. Tout est toujours OK dans l’ensemble, et le budget présenté chaque année reçoit des propos superficiels ou partiels des principaux représentants du privé. À part quelques timides et brèves nuances parfois, tout est toujours approprié !</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Un seul président du Joint Economic Council s’est différencié du lot. Son nom ?  Jacques de Navacelle. Cet individu d’origine étrangère ayant acquis la nationalité mauricienne, docteur en philosophie, directeur général d’une institution bancaire puis d’une compagnie d’assurance à Maurice, a été le seul et unique président du JEC à poser fermement et publiquement des questions pertinentes et embarrassantes mais ô combien nécessaires à Navin Ramgoolam, lors du mandat de ce dernier entre 1995 et 2000.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Rien que pour cela, nous avions de l’admiration pour ce banquier, d’autant qu’il nous avait invité à nous joindre à lui pour fonder à Maurice une section de Transparency International, l’une des rares instances, sinon l’unique, à tenter localement de s’opposer à la corruption et au trafic d’influence au sein du service civil local.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais il avait l’habitude de chanter   </span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>J’irai revoir ma Normandi-i-e, C’est le pays qui m’a donné le jour… </em></span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">avec le résultat qu’il a fini par repartir pour la France.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais, comme il avait laissé à Maurice un ou des enfants qu’il avait eu(s) avec son épouse mauricienne, il est revenu chez nous et une fois, bien regrettablement, il s’est aventuré à défendre un industriel mauricien indéfendable qui employait à l’époque son fils. Patatras !  Il a perdu beaucoup dans mon estime, ayant montré que la rigueur et l’objectivité s’arrêtent parfois là où commencent les relations privilégiées entre un père et son fils. Dommage !</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Vivre sa vie sans se contredire, voilà ce qui semble impossible pour les humains !</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais Jacques de Navacelle (d’origine étrangère, répétons-le) restera, dans l’histoire du JEC, comme le seul de ses présidents ayant assumé ses fonctions pleinement et correctement, en faisant face ouvertement à ses responsabilités au lieu de se défiler, de peur de déplaire aux petits politiciens de notre île. Il n’aurait certainement pas hésité, s’il avait été à ses fonctions en 2015, de dire ses quatre vérités aux Jugnauth sur le renvoi de Megh Pillay d’Air Mauritius, une compagnie publique cotée en bourse. Il en allait cette fois-là du principe et du sort de l’entreprise libre à Maurice et, pour certains pontes, ce renvoi semblait ne rien signifier ou ne pas valoir le risque de s’élever contre. Trop à perdre !!! C’est ce qu’on appelle en langage clair de la lâcheté et de la démission morale.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La politique et le secteur privé sont figés depuis longtemps à Maurice. Rien ne semble être en mesure de provoquer l’élimination de la corruption douce et dure, des abus de pouvoir, du trafic d’influence et de la concentration extrême des ressources financières dans les mains d’un nombre très restreint d’individus. Par ailleurs, le manque de conscience et le pouvoir d’encaissement de la majorité de la population sont tout simplement désespérants. Une échelle de quelques valeurs fondamentales et un sens du bien commun restent toujours à mettre sur pied dans l’île : c’est dire combien le pays est archaïque et chemin à parcourir est encore long…</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>   2. Le financement des partis politiques</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cette vieille question profondément immorale, longtemps restée confidentielle et ayant gravement pénalisé le pays par ses conséquences désastreuses sur notre système libéral, revient au-devant de l’actualité aujourd’hui.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’on pouvait s’y attendre. Juste après les élections de fin 2014, certains organes de presse en ont brièvement parlé (une grande première !), et il y a eu aussi des déclarations indécentes de certains pontes de temps en temps. Ainsi, le 2 juillet 2014, l’un d’eux n’a pas hésité à faire part à des journalistes que « financer les élections en partie, c’est aider la démocratie… ». Rien que ça !!!</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">On a envie de demander à ce monsieur : « Et quand votre argent sert à bafouer l’équilibre et l’objectivité des informations à Maurice par une MBC contrôlée comme elle l’est par des politiciens que vous avez aidés à faire élire, parlons-nous bien de démocratie ? »  « Et quand la MBC devient un paillasson du pouvoir, est-ce que vous critiquez ouvertement les politiciens en place pour leur infantilisation continue de la population ? » Certains patrons sont de dangereux rigolos.   </span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">De son côté, Navin Ramgoolam, qui déclarait récemment à Grand Bassin qu’il souhaiterait agir comme le guide politique du peuple (excusez son paternalisme et son peu de modestie), a fait savoir, dans l’interview qu’il a accordée à IOC News le 18 décembre 2015, que l’on devait s’attendre à ce que le financement des élections par le secteur privé continue, et qu’il estimait que les fonds dépensés par tous les partis lors d’une élection générale à 800 millions de roupies. Comme vous voyez, chers lecteurs, chacun a ses priorités et l’île Maurice, en tant que pays en développement, n’a aucunement besoin d’économiser un tel montant et le consacrer à des services sociaux.   </span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous en venons maintenant à une situation où on nous annonce que les représentants de l’organisme chapeautant le secteur privé « discute » (si tant est que ce soit le verbe qui convient) avec le parti politique en place de la régularisation de la situation actuelle, et de son remplacement par un arrangement concrétisé par une législation portant règlement de la façon dont ces financements pourraient s’effectuer dans l’avenir, toujours par les entreprises privées. Cette démarche est tout simplement inacceptable, et il faut à tout prix l’arrêter.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il faut l’arrêter, car il n’appartient ni au secteur privé, ni à l’un des partis politiques (celui qui est actuellement au pouvoir) de décider de la façon dont il faut régler une question aussi importante que celle du financement des élections. Chacun d’eux est partie prenante dans cette démarche, et ne peut agir en tant que juge et partie dans les décisions à prendre.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il y a deux ans, le vieux rustre a demandé à Xavier Duval d’aller s’occuper d’une refonte du système électoral à Rodrigues. Il y a quelques mois, Pravind Jugnauth a mis en avant une proposition de réforme de notre système électoral qui était risible. Lorsqu’on permet à des politiciens et à des entrepreneurs de discuter de mesures dont l’incidence pour eux se répercute sur d’autres qui n’ont pas voix au chapitre mais qui devraient quand même être impérativement consultés, on bafoue la démocratie. Dans la circonstance, politiciens et entrepreneurs sont des parties prenantes, des parties directement intéressées, des parties forcément subjectives dans leur approche et leurs points de vue, et ils n’ont aucun droit d’agir seuls.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Aucun parti politique, et aucune instance du privé ne peut s’arroger la prérogative de décider comment financer les candidats aux élections de Maurice. La seule et unique partie qui doit et peut définir une telle politique, c’est le peuple lui-même, qui n’a donné aucune directive au parti au pouvoir, lors des dernières élections, de négocier cette politique pour son compte.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi, la seule initiative que peut prendre le Premier ministre actuel (qui concentre comme on sait dans ses seules mains tous les pouvoirs, à l’exception du judiciaire) est de charger son ministre de la Justice de constituer une commission composée de personnes neutres, capables, objectives et non-engagées politiquement avec le mandat d’étudier et d’élaborer des propositions en matière de financement des élections, notamment en se rendant dans les différents districts, en rencontrant la population et les instances régionales et en dégageant des propositions de mesures au niveau national.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour clore cette question, signalons que depuis longtemps déjà, les autorités compétentes dans les pays développés ont compris qu’il n’est non seulement pas souhaitable que des entreprises financent les partis politiques, pour d’évidentes raisons, mais qu’il est impératif que les dépenses des partis politiques pour les campagnes électorales (ainsi que d’autres considérations comme le temps de parole à l’antenne) soient strictement contrôlées par les autorités, de manière totalement transparente pour tous.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il n’appartient qu’à l’État et à l’État seul, dans un pays aussi décadent que Maurice sur les plans de la dignité et de l’élémentaire moralité, de financer les consultations populaires, sur la base de règles strictes. Toute autre formule ne peut qu’être une basse incitation au trafic d’influence et à ses effets délétères.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour terminer, nous nous permettons, chers lecteurs, de vous donner un conseil : ne vous identifiez jamais à un parti politique, car il y a à prendre et à laisser chez chacun d’eux. Il faut surtout s’assurer qu’un jour, la possibilité du vote blanc existe. C’est le seul outil qui permet d’exprimer clairement le rejet par les votants des candidatures proposées, ce qui est nettement mieux que de déposer un bulletin nul dans l’urne, ce que l’on est obligé jusqu’à présent de faire à Maurice.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">OYEZ !  OYEZ !  BONNES GENS ! Voici les dernières nouvelles de la Macronie en France…</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Son nom commence tout juste à être connu à Maurice. Juan Branco, fils d’immigré espagnol, intelligence supérieure ayant effectué de (très) brillantes études et avec un parcours professionnel exceptionnel malgré ses 30 ans, nous révèle et nous apporte la preuve que Macron a été « placé » à l’Élysée par Bernard Arnault et Xavier Niel, qui sont puissamment riches et contrôlent 80/90 % de la presse et des magazines français.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour votre information, Emmanuel Macron a paru à la « une » des journaux environ dix fois plus en 2017/2018, avant les élections présidentielles, que ses concurrents. Si vous voulez savoir quelle peut être dans certains pays l’influence néfaste de la presse sur l’opinion publique et la façon de voter, alors je vous recommande fortement de dégager du temps et de visionner l’ouvrage et les vidéos suivants :</span></p>
<ul>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Juan Branco, décembre 2018, ‘Crépuscule’ (d’Emmanuel Macron) – ouvrage en téléchargement gratuit sur l’Internet (recherche Google) ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Interview de J. Branco par Daniel Mermet : Émission ‘Là-bas si j’y suis’. Titre de la vidéo « Juan Branco désosse Macron Entretiens ». À trouver à travers Google et visionner en priorité ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À voir aussi deux vidéos sur YouTube intitulés : « L’illusion de la démocratie en France Juan Branco [EN DIRECT-1] et « SUD RADIO &#8211; Emmanuel Macron n’a plus la légitimité suffisante ».</span></li>
</ul>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme le dit Daniel Mermet :</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">« Léché, lâché, lynché. La règle des trois « L » est bien connue parmi ceux qui connaissent gloire et beauté. C’est ce qui arrive à Emmanuel Macron. Hier, le beau monde des médias le léchait avec ravissement, et voilà qu’aujourd’hui le peuple demande sa tête au bout d’une pique. Le petit prodige est devenu le grand exécré.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Rien d’étonnant, les riches l’ont embauché pour ça, il est leur fondé de pouvoir, il est là pour capter toute l’attention et toutes les colères, il est leur paratonnerre, il est leur leurre, en somme. Tandis que la foule hurle <em>« Macron, démission »</em>, ceux du CAC 40 sont à la plage. Un excellent placement, ce Macron. De la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) à la « flat tax » sur les revenus des capitaux, de la baisse de l’impôt sur les sociétés à la loi Travail qui facilite les licenciements, il n’a pas volé son titre de président des riches. »</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio         <br /></span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p></div>
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		<title>DRAME HUMAIN DES CHAGOS : LES VRAIS RESPONSABLES</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/drame-humain-des-chagos-les-vrais-responsables/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Mar 2019 20:02:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[chagos]]></category>
		<category><![CDATA[ile maurice]]></category>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #e00b00;">Recevez nos chroniques dès qu’elles paraissent ! Dans la rubrique « ABONNEZ-VOUS À CE SITE PAR E-MAIL » (menu de droite), communiquez-nous votre adresse e-mail, puis cliquez sur « ABONNEZ-VOUS ». Nous ferons le reste ! Et nous vous garantissons que nous n&rsquo;utiliserons en aucun cas votre adresse à d&rsquo;autres fins.</span></em></span></p></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Certains des lecteurs de cette chronique hebdomadaire ne l’apprécieront pas, mais il faut le dire : il est maintenant temps pour les Chagossiens de clore leur odyssée, la Grande-Bretagne ayant été officiellement reconnue coupable d’avoir provoqué l’excision d’une partie du territoire de Maurice avant son indépendance, en totale contradiction avec les principes élémentaires issu du processus de la décolonisation ayant débuté juste après la fin de la Deuxième guerre mondiale. Poursuivre la lutte, après leur victoire récente à La Haye, ne servira plus à quoi que ce soit.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans ce drame humain qui dure maintenant depuis plus de cinquante ans, autant faut-il admirer la détermination des membres de l’ancienne communauté de l’archipel des Chagos à faire prévaloir leurs droits, autant faut-il que ceux parmi eux qui restent et ont beaucoup souffert se rendent compte qu’il faut cesser le combat et faire d’abord et avant tout à faire la paix avec eux-mêmes. Autrement, ils se feront beaucoup de tort, car ils devront accepter, après leur long combat, que le retour aux Chagos est un leurre. Il est maintenant clair que l’on ne pourra plus avancer sur cette question sur les plans juridique, politique, moral et pratique. Un excellent texte récent de Kris M. Valaydon a fait le point, final à notre avis, sur la question.</span><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-703  aligncenter" title="" src="https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-1-300x192.png" alt="Chagos" width="649" height="415" srcset="https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-1-300x192.png 300w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-1-768x491.png 768w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-1-610x390.png 610w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-1.png 945w" sizes="(max-width: 649px) 100vw, 649px" /></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-weight: normal; color: #000000;">Crédit photo : Arlette de Gersigny/Guy Vielle</span></em></span></p>
<p><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">‘Might is right’ disent les Anglais. Comprenez ‘Les puissants ont toujours raison’. Dorénavant, si les Chagossiens insistent, soutenus par ceux-là même qui ont endossé la « vente » de l’archipel aux Anglais en 1965, il se heurteront à deux puissances contre lesquelles il ne pourront rien.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le temps est venu de clore le dossier, mais avant cela, il reste encore deux choses à faire : i) dresser un bilan de la situation au stade final de l’exode des Chagossiens et, de manière tout aussi importante, ii) assigner devant l’Histoire les vrais responsables de cette tragédie, avec en arrière-plan, les démissions, la lâcheté et l’irresponsabilité qui en ont été la cause.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-704 alignnone  aligncenter" title="" src="https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-2-300x191.png" alt="Chagos" width="679" height="432" srcset="https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-2-300x191.png 300w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-2-1024x651.png 1024w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-2-768x488.png 768w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-2-610x388.png 610w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-2-1080x687.png 1080w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-2.png 1280w" sizes="(max-width: 679px) 100vw, 679px" /></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-weight: normal; color: #000000;">Crédit photo : Arlette de Gersigny/Guy Vielle  Ile Boddam, Groupe de Salomon, l’entrée du camp</span></em></span></p>
<p><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour vraiment connaître le contexte qui a abouti à l’excision des Chagos et aux souffrances qu’ont enduré les Ilois tant aux Seychelles qu’à Maurice, il faut lire l’ouvrage de référence absolue sur le dossier, cet irremplaçable « Island of Shame – The Secret History of the U.S. Military Base on Diego Garcia » de David Vine. Ce texte (plusieurs fois publié entre 1974 et 2010) permet de comprendre énormément de choses sur le compte des Chagos qui n’ont jamais été clairement dits et redits à Maurice. Il est irremplaçable dans le sens où il a été rédigé par un Américain qui avait beaucoup d’entrées dans son pays, était homme de loi et, ce qui était encore plus intéressant, avait pris cause pour les Chagossiens.</span></p>
<p><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-708 alignnone  aligncenter" title="" src="https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-300x169.png" alt="Chagos" width="657" height="370" srcset="https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-300x169.png 300w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-1024x576.png 1024w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-768x432.png 768w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-610x343.png 610w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-1080x607.png 1080w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos.png 1190w" sizes="(max-width: 657px) 100vw, 657px" /></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-weight: normal; color: #000000;">Crédit photo : Arlette de Gersigny/Guy Vielle  Ile du Coin, Peros Banhos, Moulin à extraire l’huile de coprah</span></em></span></p>
<p><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">On apprend énormément de choses de cet auteur : la première fois que les États-Unis se sont intéressés à Diego Garcia (par une brève présence de stratèges militaires arrivés en hydravion), c’était 3 mois après l’entrée en guerre de ce pays, en 1941 ; ce pays a occupé et fait évacuer beaucoup d’îles dans le monde avant de s’intéresser définitivement à Diego Garcia en 1961 ; la destinée désastreuse des occupants évacués de l’île Bikini, dans le Pacifique, dans les années 1950 est encore pire que celle des Chagossiens ; et enfin, le bouquet, pour ainsi dire (citation extraite de l’ouvrage susmentionné, page 117), soit une conversation rapportée par l’auteur avec le responsable aux États-Unis de l’évacuation des habitants de l’archipel vers Maurice et les Seychelles :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>Jonathan « Jock » Stoddart had responsibility at the (US) State Department for much of the implementation of the removals. I asked Stoddart if anyone investigated the embassy’s reports. </em>(Ces “reports” avaient trait à l’éviction forcée des Chagossiens de leurs îles).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>Stoddart replied “My answer would be ‘I don’t think so’.  […]  I doubt if the Navy sent somebody that was interested in human rights out to Diego to look into this. I think the Navy’s attitude was, accept what the British say, and turn a blind eye to whatever was going on.” </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et il ajouta :<em> Still, “that is one of the best deals the United States has ever negotiated,”</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em><u>“For a change,” he said, it came “at a minimal cost.”</u></em> (notre soulignement)</span></p>
<p><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-705 alignnone  aligncenter" title="" src="https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-4-300x189.png" alt="Chagos" width="673" height="424" srcset="https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-4-300x189.png 300w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-4-1024x645.png 1024w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-4-768x484.png 768w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-4-610x384.png 610w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-4-1080x680.png 1080w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-4.png 1280w" sizes="(max-width: 673px) 100vw, 673px" /></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-weight: normal; color: #000000;">Crédit photo : Arlette de Gersigny/Guy Vielle  Ile du Coin, Peros Banhos, La chapelle et la maison principale</span></em></span></p>
<p><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ceux qui ont étudié les relations internationales et le droit international privé auraient pu écrire d’avance la conclusion à laquelle parviendrait la Cour internationale de justice le mois dernier, à travers son avis consultatif, qui n’impose aucune contrainte juridique aux parties en cause. Elle n’a fait qu’exprimer son respect du « droit à l’intégrité territoriale d’un territoire non autonome » (ce qu’étaient les Chagos en 1968), un corollaire du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avant d’identifier les responsables directs de l’anéantissement de la communauté chagossienne en tant que telle, dressons un bilan rétrospectif des cinquante dernières années et esquissons quelques suggestions.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À travers l’avis consultatif de la Cour internationale de justice du mois dernier, les Chagossiens sont parvenus à montrer au monde que la Grande-Bretagne est la première responsable des torts et des souffrances qu’ils ont subis. Les effroyables conséquences de conditions dans lesquelles ont dû vivre les Chagossiens à Maurice, surtout au cours des premières années après leur arrivée, et les souffrances morales qu’ils ont endurées est tout à fait édifiante, établissent l’ampleur de leur lâcheté.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nul ne peut souhaiter du malheur à son prochain, mais l’école de la dureté de l’existence apporte à l’individu qui doit subir beaucoup d’épreuves la conscience aiguë de la valeur la plus sûre à laquelle il puisse prétendre : celle de sa propre dignité. Sans cette leçon, il n’est pas sûr que la communauté chagossienne aurait trouvé les ressources morales nécessaires pour se battre comme elle le fait depuis si longtemps.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il est dommage qu’avant son départ des Chagos, elle n’ait pas été l’objet d’une étude sociologique. Auguste Toussaint relevait dans un de ses écrits les caractéristiques anthropologiques uniques de ce groupe, resté très longtemps isolé sur ses îles. Cette possibilité a disparu à jamais.</span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-706 alignnone  aligncenter" title="" src="https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-5-300x237.png" alt="Chagos" width="587" height="464" srcset="https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-5-300x237.png 300w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-5-1024x808.png 1024w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-5-768x606.png 768w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-5-610x481.png 610w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-5-1080x852.png 1080w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-5.png 1265w" sizes="(max-width: 587px) 100vw, 587px" /></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-weight: normal; color: #000000;">Crédit photo : Marcel Lanier   Années 1950 &#8211; ‘Gran caze’ de l’administrateur, George Lanier, à Pointe Est (Diego Garcia), en face de la jetée d’embarquement du coprah</span></em></span></p>
<p><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais il reste encore le moyen d’établir un bilan du processus d’exil subi, et il est encore possible de déterminer les faits suivants, pour les verser au dossier des Chagos :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le nombre de Chagossiens au départ de leurs îles, leur présence aux Seychelles, au Royaume-Uni, à Maurice et ailleurs ; les natifs restants et leurs lieux de vie.</span></li>
<li><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le patrimoine des îles sur le plan culturel, identitaire, mobilier et mémoriel.</span></li>
<li><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Aspirations : probablement l’aspect le plus important. Quel est le nombre de ceux qui aspirent réellement à repartir vivre aux Chagos ? Il y a gros à parier qu’il est maintenant faible, voire quasiment nul.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il est un fait connu, partout dans le monde, que les émigrants éprouvent de la nostalgie pour leur lieux de vie originelle, mais que ce sentiment est nettement moins présent chez la génération suivante. Et, généralement, après deux générations, il ne reste que des souvenirs, souvent diffus, de ce qu’ont pu raconter les grands-parents.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Venons-en aux responsabilités.</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En première place viennent les Britanniques. Ce sont eux qui ont tout agencé et dit aux Américains spontanément leur acceptation de leur présence ‘East of Suez’. La CIJ a confirmé le mois dernier cette responsabilité des Britanniques, ce qui leur a enlevé quelque chose auquel ils tenaient beaucoup jusqu’à maintenant : leur image. Gageons qu’ils montreront dans l’avenir qu’ils ne sont en aucune manière disposés à revenir sur leur comportements et à céder ‘un pouce de terrain’, littéralement.</span></li>
<li><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Aux Britanniques, il faut ajouter, pour ce qui concerne les ‘mighty’ de ce monde, les Américains, eux qui ont contredit, par leurs actes, le contenu du Cinquième amendement à leur Constitution de 1791 et les articles 9, 12, 13 et 17 de la Déclaration universelle des droits de l’homme des Nations Unies de 1948.</span></li>
<li><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En troisième place, mais tout juste derrière, il faut placer Seewoosagur Ramgoolam qui, entré très imprudemment seul dans le bureau d’Harold Wilson le 23 septembre 1965 au cours de la matinée, a été magistralement roulé par ce dernier. Nous qui l’avons suivi de près pendant 10 ans, de 1972 à 1982, pouvons nous figurer sans peine la teneur de l’entretien. Tous ceux qui ont raconté ou fait état de cette rencontre ont estimé que notre Premier ministre d’alors n’avait aucun choix. C’est faire abstraction du fait que, fin politicien qu’il était, il était un pauvre stratège (et il était même nul en politique économique). Imagine-t-on un Lee Kwan Yew, se trouvant dans la même situation, accepter aussi facilement de se faire dicter une situation ainsi ? De fait, il y avait plus d’une façon de s’en sortir, d’abord en se montrant un interlocuteur à la hauteur, et puis en insistant pour ne pas accepter immédiatement la proposition supposément sans appel d’Harold Wilson, avant d’en avoir discuté avec sa délégation.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme l’ont si bien rapporté plusieurs commentateurs, les Chagos représentaient pour S. Ramgoolam ‘a question of detail’, il se faisait vieux, il voulait à tout prix devenir le père de l’île Maurice indépendante, et les Chagossiens n’avaient pour lui aucun intérêt sur le plan électoral.</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Seewoosagur Ramgoolam porte d’autres responsabilités dans ce dossier. Il n’y a eu aucune structure d’accueil des Chagossiens à leur arrivée à Maurice, la vie ainsi que les souffrances morales qu’ils ont subies pendant de nombreuses années après a été</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">d’une grande pénibilité et les dédommagements n’ont été effectués qu’après avoir subi des pressions de diverses parties conscientes du dénuement moral des <em>Ilois Chagos</em>. La place de ‘Father of the nation’ est toujours inoccupée. Peut-être dans quatre ou cinq générations, au train où évolue la situation…  </span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-707 alignnone  aligncenter" title="" src="https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-6-300x193.png" alt="Chagos" width="648" height="417" srcset="https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-6-300x193.png 300w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-6-1024x660.png 1024w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-6-768x495.png 768w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-6-610x393.png 610w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-6.png 1059w" sizes="(max-width: 648px) 100vw, 648px" /></span></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-weight: normal; color: #000000;">Crédit photo : Marcel Lanier   Années 1955-60 &#8211; George Lanier, à Pointe Est (Diego Garcia). Au fond, le calorifère. Le petit canon sur la photo signalait l’arrivée des bateaux assurant la liaison avec Maurice et les Seychelles</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;">
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Enfin, il faut mentionner Anerood Jugnauth. Il a reçu une formation dans le domaine du droit, et il ne peut ignorer que la cause des Chagossiens est sans issue.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pourquoi alors insiste-t-il ? Ne se rend-il pas compte qu’il n’est pas opportun d’entretenir chez les membres d’un groupe qui a dû affronter énormément de situations pénibles un espoir pour une cause qui ne peut aboutir ?</span></p>
<p><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les îles s’estompent. Seuls les souvenirs restent vivaces, chez ceux qui y vivaient heureux…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: right;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio</span></p></div>
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		<title>‘MA BANQUE À MOI’ ET SES UTOPIES…</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/ma-banque-a-moi-et-ses-utopies/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Mar 2019 12:19:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[économie]]></category>
		<category><![CDATA[ile maurice]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’était en 1975. L’année précédente avait été celle du boom sucrier, provoqué par le premier choc pétrolier d’octobre 1973, et les prix du sucre avaient flambé. Et malgré le contrat et le quota qui nous liaient à la CEE à l’époque, les quantités de sucre supplémentaires disponibles à la vente libre qui avaient été écoulées avaient amené une augmentation sensible des recettes du pays en exportations totales de sucre. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_32 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #e00b00;">Recevez nos chroniques dès qu’elles paraissent ! Dans la rubrique « ABONNEZ-VOUS À CE SITE PAR E-MAIL » (menu de droite), communiquez-nous votre adresse e-mail, puis cliquez sur « ABONNEZ-VOUS ». Nous ferons le reste ! Et nous vous garantissons que nous n&rsquo;utiliserons en aucun cas votre adresse à d&rsquo;autres fins.</span></em></span></p></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_43  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">C’était en 1975.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’année précédente avait été celle du boom sucrier, provoqué par le premier choc pétrolier d’octobre 1973, et les prix du sucre avaient flambé. Et malgré le contrat et le quota qui nous liaient à la CEE à l’époque, les quantités de sucre supplémentaires disponibles à la vente libre qui avaient été écoulées avaient amené une augmentation sensible des recettes du pays en exportations totales de sucre. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Malgré cela, la valeur de nos importations pour l’année 1974 avait tellement grimpé que notre balance commerciale n’avait pas dégagé de surplus, ce qui pour un pays comme le nôtre, si dépendant des importations, n’était pas un bon signe. Comme chacun sait, hormis la main-d’œuvre, nos ressources locales sont dérisoires, avec le résultat que pour chaque roupie gagnée par un agent économique quelconque, environ 80 sous servaient à consommer des produits importés et repartaient donc de Maurice.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">De plus, ces recettes sensiblement augmentées de 1974 provenant du sucre avaient été entièrement distribuées aux planteurs et aux usiniers du secteur sucrier.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Rencontrant un soir Seewoosagur Ramgoolam lors d’un cocktail au City Club de Port-Louis, je me suis avisé de l’approcher pour lui demander si, dans les circonstances, il n’aurait pas été préférable de retenir une partie, si faible soit-elle, desdites recettes sucrières pour investir les fonds ainsi récoltés dans des infrastructures, au lieu de distribuer intégralement des sommes qui serviraient inévitablement à favoriser davantage la consommation de biens de consommation dans le pays, et accroître le déficit commercial du pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il m’a répondu tout simplement : « Less zot amise ! ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La suite, on la connaît. Il a décrété l’éducation gratuite pour le secondaire un mois avant les élections de juin 1976 (ayant dû être informé que les élections seraient difficiles pour lui), et il a tenté de poursuivre, après ces élections, une politique budgétaire désastreuse axée sur la demande qui a abouti à la situation catastrophique que tous les Mauriciens ont dû affronter (impôts exorbitants, 2 dévaluations, baisse du pouvoir d’achat, réduction du PIB, augmentation massive du coût des produits importés, etc.) jusqu’en 1984.   </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il semble bien que nous soyons parvenus une nouvelle fois à cette croisée des chemins, tant elle ressemble à celle d’il y a 40 ans. Examinons-la.</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La situation est loin de paraître préoccupante, du moins à première vue. Les salaires ont augmenté, certains impôts ont baissé, leur niveau général est très faible, le train de vie de la population ne baisse pas et, à part une fermeture d’usine par ci et des pertes d’un milliard par là, tout semble aller bien. C’est le « business as usual », pour ne pas dire « we never had it so good” ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Toutefois, en allant un peu plus dans le détail, on découvre quand même des données assez inquiétantes, non pas pour l’immédiat, mais pour l’avenir ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi, le déficit de notre balance commerciale s’enfonce dans une dimension structurelle : nous importons année après année en valeur le double de ce que nous exportons, notre coût de main-d’œuvre rend certaines de nos exportations très difficiles, notre épargne nationale a nettement baissé et, fait encore plus important, nous semblons avoir atteint une limite dans notre capacité à copier de l’étranger (ce que nous faisons depuis toujours) pour fabriquer chez nous, tant pour le marché local que pour les marchés d’exportation.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans cette conjoncture, nous dépendons de plus en plus du tourisme et des devises qu’il apporte pour payer les factures de nos importations ; sans lui, notre situation aurait été beaucoup plus délicate ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Notre dette nationale approche des 70 % de notre PIB. Notre avenir, mais surtout celui de nos enfants, est ainsi de plus en plus hypothéqué. Car, pour que l’État rembourse ses dettes un jour, c’est le contribuable qui sera, qu’il le veuille ou non, mis à contribution. Mais comme le bon peuple a l’habitude de vivre dans le présent, pourquoi s’en préoccuperait-il ?</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comment en sommes-nous arrivés là ? Voici une série d’explications, par ordre de gravité :</span></p>
<p style="text-align: justify;">
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Trouvez cinq minutes, asseyez-vous en face de vous-mêmes, et essayez de réfléchir à ce que tous les Mauriciens, sans exception, sont obligés de subir à cause de deux représentants de deux sous-castes des Vaish, de leur rivalité sans bornes et de tout ce qu’ils entreprennent, au détriment du pays, pour rester ou revenir au pouvoir ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">De leur part et de leurs parents respectifs, on trouve depuis cinq décennies du trafic d’influence, des abus de pouvoir, de la condescendance, du paternalisme abject, des politiques inappropriées et surtout, des octrois généreux de fonds aux votants pour acheter leurs voix. Ce qui est vraiment dramatique avec la dilapidation de fonds publics pour des gains de votes, c’est qu’il est extrêmement difficile après, d’un point de vue politique, de revenir en arrière ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pravind Jugnauth est devenu le double exact, le petit frère, le jumeau identique de Seewoosagur Ramgoolam : sa politique économique actuelle entraînée par la demande (demand-side economics) est en tous points semblable à celle menée de 1977 à 1982 par la paire S. Ramgoolam/V. Ringadoo ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le fil conducteur qui explique le comportement identique de ces deux individus à 40 ans d’intervalle est le suivant : la réduction d’impôts directs et indirects dans l’unique but de maintenir et/ou de gagner des parts de l’électorat lors des consultations populaires. Comme hier et avant-hier, il apparaît très clairement que c’est de loin la considération la plus importante guidant leurs initiatives et leurs politiques, bien avant la santé économique du pays ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pravind Jugnauth maintient sa politique dite de « duty-free island », accélératrice des importations et destinée à rendre les prix des articles aussi peu chers que possible.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">C’est avec ce contexte en arrière-plan qu’apparaît subitement Père Nouell, précédé comme toujours de sa belle barbe blanche. ‘Ma banque à moi’, elle est vraiment polyvalente : et donc, même si elle est une institution bancaire, elle peut à l’occasion devenir et agir comme service-conseil. Mélange des genres ? Se retrouver comme juge d’une situation et partie prenante de cette même situation en même temps ? C’est possible à Maurice !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Notre institution bancaire s’est donc lancée dans une étude de la situation économique de Maurice, réalisée par des consultants étrangers qui n’ont de toute évidence qu’une connaissance élémentaire de Maurice et de ses habitants, dont le rapport traduit une partialité, une couverture limitée et un caractère spéculatif marquants.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Plusieurs questions se posent à ce propos :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Quelles ont été les réelles intentions de ‘ma banque à moi’ dans cet exercice ? Pouvaient-elles paraître ou être effectivement désintéressées ? Difficilement ! Si elles ne le sont pas, la crédibilité du message n’en est-elle pas affectée ?</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’approche aux analyses sur l’économie mauricienne de cette étude est typique de celle des experts-comptables : rapport à partir d’une photographie de certains aspects de l’économie mauricienne sur un période limitée. Il en résulte une vue de notre situation court-termiste et superficielle. Les causes profondes de notre évolution économique, pour déterminantes qu’elles sont, sont tout simplement absentes du texte.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Venons-en à l’erreur que l’on dénonce de plus en plus aujourd’hui dans ce type d’études : « l’économisme ». Tout n’est qu’économie : on commence avec elle, on s’y limite, et on propose des solutions purement économiques. Tous les autres aspects d’une situation donnée sont invisibles. Il aurait été élémentaire de se livrer à un examen des raisons économiques, sociales, politiques et psychologiques, lointaines et récentes, pour lesquelles la situation actuelle de Maurice est devenue comme elle est ? Une telle base aurait en fait été indispensable dans toute étude supposément solide.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les consultants ne savaient-ils pas que si l’on veut promouvoir l’industrialisation plus avant de Maurice, de ce pays si dépendant des importations, il faut commencer par étudier la politique fiscale du pays, et en tout premier lieu la fiscalité afférente aux tarifs douaniers ? Le leur a-t-on dit ? En ont-ils eu conscience ? Le cas échéant, auraient-ils alors jugé inopportun de prendre le risque de (re)mettre en question la politique douanière pravindienne du pays ?</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Quid de la politique relative à la promotion de l’épargne ? Et, du même coup, quid de celle de ‘ma banque à moi’ relative au niveau des intérêts à afficher pour les prêts aux entrepreneurs, petits et grands ? Le gouverneur de la Banque de Maurice pense-t-il que le ‘spread’ actuel pratiqué par l’une ou l’autre des banques commerciales est favorable à la poursuite du développement industriel du pays ? A-t-il communiqué avec l’Association des banquiers de Maurice à cet égard ? L’étude commanditée par ‘ma banque à moi’, dont le ton et le contenu sont très spéculatifs, n’en pipe pas un mot !</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Maurice s’enfonce doucement, mais sûrement. Pour qu’elle puisse s’en sortir à terme, deux conditions de grande évidence s’imposent :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Elle doit impérativement se débarrasser des politiciens actuellement au pouvoir, qui l’entraînent dans une voie sans issue, sans que la majorité des citoyens en soient conscients. Tous les ténors de la politique locale, sans distinction, doivent être balayés et remplacés par de nouveaux leaders conscients de leur mission et de leurs devoirs envers le peuple, quitte à le faire évoluer dans un système illibéral à la singapourienne pour un certain temps, le temps d’éliminer le laxisme et la déchéance actuelles et de faire les citoyens comprendre comment l’on se comporte de manière disciplinée et responsable. Sans cela, nous continuerons à piétiner avec nos anachronismes, notre mièvrerie, notre candeur et notre amateurisme ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Sur le plan économique, la seule et unique voie pour nous est de nous diriger de plus en plus vers des activités à plus forte valeur ajoutée. Il n’y a aucun autre moyen pour nous de nous en sortir. Ambitieux ? Bien sûr ! Mais ce qui fera le ‘lokal’ devenir beau, ce ne sont pas les activités orientées vers le local, ou si peu. L’avenir de Maurice se trouve dans les services orientés vers l’exportation, avec la contribution déterminante des technologies de l’information et de la communication (TIC). Ce n’est même pas une question de choix. L’avenir sera numérique, ou nous n’en aurons pas.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Aussi longtemps que nous ne réussirons pas dans ces deux tâches, il y aura de fortes chances que Père Nouell continue à apporter régulièrement dans son traîneau des milliards et des milliards de joujoux, toujours plus nombreux, pour les distribuer aux actionnaires locaux. Les bienheureux : pour eux, lokal is indeed beautiful !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Prochaine distribution programmée : celle que contiendra le budget à venir de notre grand ministre des Finances, juste avant les élections générales. Ça promet d’être généreux ! ‘Feel good factor’ garanti ! Comme disent les Anglais : ‘The more, the merrier !’</span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio</span></p></div>
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		<title>POUR LES CATHOLIQUES, LES TEMPS SONT DURS…</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/pour-les-catholiques-les-temps-sont-durs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 Mar 2019 20:50:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[église catholique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.allo-maurice.com/?p=673</guid>

					<description><![CDATA[<p>La religion possède la Vérité absolue… Les politiciens ont toujours raison… Les journalistes n’ont jamais tort… <br />
Tout cela est merveilleux, n’est-ce pas ? Comme le Candide de Voltaire l’affirmait, « tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles ». Il n’y a qu’à « cultiver son jardin ».<br />
Nous nous sommes souvent demandé, quitte à projeter une image d’extrême condescendance de nous-même, s’il serait judicieux de stimuler le débat intellectuel à Maurice et de tenter de sensibiliser ceux de nos concitoyens qui seraient perméables à l’idée d’un développement de leur sens critique et de l’acquisition d’une autonomie intellectuelle.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_33 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #e00b00;">Recevez nos chroniques dès qu’elles paraissent ! Dans la rubrique « ABONNEZ-VOUS À CE SITE PAR E-MAIL » (menu de droite), communiquez-nous votre adresse e-mail, puis cliquez sur « ABONNEZ-VOUS ». Nous ferons le reste ! Et nous vous garantissons que nous n&rsquo;utiliserons en aucun cas votre adresse à d&rsquo;autres fins.</span></em></span></p></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La religion possède la Vérité absolue…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les politiciens ont toujours raison…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les journalistes n’ont jamais tort…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Tout cela est merveilleux, n’est-ce pas ? Comme le Candide de Voltaire l’affirmait, « tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles ». Il n’y a qu’à « cultiver son jardin ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous nous sommes souvent demandé, quitte à projeter une image d’extrême condescendance de nous-même, s’il serait judicieux de stimuler le débat intellectuel à Maurice et de tenter de sensibiliser ceux de nos concitoyens qui seraient perméables à l’idée d’un développement de leur sens critique et de l’acquisition d’une autonomie intellectuelle. Au vu du fait que notre petite île semble offrir à la vaste majorité de ses habitants un confort moral et psychologique où règne en maître une qualité des relations humaines assez exceptionnelle, avons-nous le droit moral de tenter de changer cette situation (si tant est qu’elle ait des chances d’aboutir, ce qui est loin d’être évident) au risque de favoriser un individualisme qui pourrait, in fine, ne pas cadrer avec la solidarité qui a rendu possible et continue à favoriser des rapports empreints de spontanéité et de coexistence pacifique ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Si nous persévérons dans notre entreprise, c’est que nous estimons que la dignité et le respect de soi (avant même celui des autres), auxquels vient s’ajouter l’appréciation pertinente du monde dans lequel nous vivons, sont probablement les acquis des hommes les plus importants au monde, et que sans ceux-ci, ils sont réduits à se soumettre à la pire des exploitations qui puisse exister, celle de l’esprit : elle est dix fois pire à notre sens que l’exploitation économique, qui fait appel très souvent à des efforts physiques plutôt qu’intellectuels. L’exploitation dont parle Marx est encore moins grave que celle qui prévaut dans « La ferme des animaux » d’Orwell.   </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il s’en dégage une question fondamentale : peut-on ou doit-on accélérer l’épanouissement de nos semblables, ou est-il préférable de le laisser arriver à son propre rythme ? Et quel comportement devons-nous adopter envers ceux qui, délibérément, retardent ou freinent l’avènement de la sensibilisation aux comportements susceptibles de nous « grandir » ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avec le sens d’objectivité et de neutralité qui nous anime depuis longtemps, nous examinons dans la présente chronique les graves événements qui se sont produits au sein de la religion catholique ces dernières années, car nous avons l’impression que ceux directement concernés à Maurice par ce qui se passe à Rome et ailleurs, au sein somme toute d’une confession d’envergure mondiale, n’en sont pas proprement informés. Peut-être nous trompons-nous. Quoi qu’il en soit, ces événements ont des répercussions qui viennent jusqu’à nos rives, et les pratiquants ne peuvent en être exclus.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Commençons par mentionner, pour rappel, qu’une religion comme l’Église catholique est composée de quatre éléments majeurs : une cosmologie (explication de la création et l’existence de l’univers), des rites, une structure élaborée comportant une hiérarchie, des institutions et même un corpus juridique (le droit canon), et enfin un enseignement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous n’avons rien à dire à propos des deux premiers éléments. Chacun y trouvera son compte, selon ses convictions et son appréhension des choses. Il semble bien que la théorie de la création et celle de l’évolution vont continuer à s’opposer sans espoir de conciliation, tellement que la perception même des choses d’après chacune d’elles est éloignée l’une par rapport à l’autre.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il n’en va pas de même pour le troisième élément, surtout pour ce qui concerne le code de droit canonique de l’Église. Ce code est très élaboré et porte, entre autres, sur les règles et les sanctions que peuvent prendre les autorités religieuses à l’encontre des membres du clergé et des croyants. Consolidé et publié en 1917, il a subi des modifications en 1983 et en 2015, presque essentiellement axées sur le rôle exclusif des évêques dans leurs diocèses locaux et les nullités de mariage.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le réel problème, c’est que les lointains et récents scandales en matière de pédophilie qui portent des coups de boutoir à l’image de l’Église dans le monde montrent à quel point le code de droit canonique est lacunaire et mal adapté à la très grave situation qui se présente. De plus, même avec les dispositions à la disposition du pape et des évêques, faut-il encore que ces derniers veuillent bien les utiliser. Les graves événements relatifs à la pédophilie dans l’Église montrent que ce n’est pas souvent le cas.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Qu’en est-il exactement ? Le pape en exercice a eu deux prédécesseurs qui se sont montrés (à quelques nuances près dans le cas de l’avant-dernier) des traditionalistes conservateurs en matière de religion. François, par contre, s’est manifesté en tant que libéral depuis son intronisation, et a bousculé (ou tenté de bousculer) certains dogmes séculaires de l’Église ainsi que certaines de ses caractéristiques structurelles.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">C’est dans ce cadre de liberté accrue des hiérarchies qu’ont commencé à se manifester des dénonciations et des accusations de pédophilie de membres du clergé dans certains pays venant d’autres membres de leurs congrégations qui sentaient ne pas ou ne plus pouvoir, sur le plan moral, endosser sans réaction tous les scandales qu’ils constataient.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cette situation a eu un retentissement international qui a considérablement rabaissé l’image de l’Église et la crédibilité de son message. Il ne sera pas possible, dans cette chronique, de passer en revue le dossier de la pédophilie dans l’Église, car pour l’examiner de manière exhaustive, il faudrait y consacrer un très long suivi chronologique. Passons donc à l’essentiel, en limitons-nous aux événements des deux dernières semaines dans le monde, en commençant par Rome.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les récriminations et les dénonciations à l’encontre des prêtres pédophiles ont abouti, après de longues années, à la tenue à Rome il y a une dizaine de jours d’un Sommet de l’Église contre la pédophilie, présidé et animé par le pape lui-même. Ceux qui se spécialisent et suivent régulièrement les dossiers des religions en Europe, des journalistes croyants connus pour leur objectivité et leur mesure, ont qualifié ce sommet de « demi-échec ». Deux extraits de la presse écrite en France en disent long sur son bilan.</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comment expliquer le sentiment de « flop » du grand sommet contre la pédophilie, organisé du 21 au 24 février au Vatican ? Le Pape et son entourage avaient certes demandé de « ne pas trop attendre » de cette réunion, mais l’impression de ratage est partagée par toutes les associations de victimes comme par la presse dans son ensemble, toutes sensibilités confondues.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Victime historique de ces affaires, Phil Saviano […] se dit « totalement consterné ». Il s’agit de cet Américain sans qui l’affaire du cardinal Law, archevêque de Boston, qui a tout déclenché en 2001, n’aurait jamais eu lieu. Reçu mercredi dernier au Vatican, il espérait beaucoup mais, constate-t-il, « dans son discours, le Pape François a perdu un temps démesuré à détailler les statistiques sur les abus commis dans d’autres situations comme pour distraire l’attention des horreurs des abus perpétrés par tant de membres du clergé catholique ! ». Pour lui, « rien n’a donc été fait lors de ce sommet. C’est inacceptable ». Dépité, il conclut : « J’ai le sentiment d’avoir été pris pour un idiot. Cette intervention du Pape marque la fin de mon espoir : rien sur des nouvelles règles et réglementations, rien sur la responsabilité des évêques, aucune nouvelle mesure permettant de signaler aux autorités civiles ces crimes sexuels contre des enfants, aucune transparence sur les noms et des dossiers des agresseurs. » Phil Saviano en est certain : « Beaucoup de catholiques de mon pays vont réagir avec colère et consternation. »<a href="#_ftn1" name="_ftnref1" style="color: #000000;">[1]</a></span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le comble dans cette situation est peut-être le comportement du pape François lui-même. En effet, l’un des nombreux cas de perpétuation de cette situation porte sur sa protection d’un prêtre argentin, le père Gustavo Zanchetta (un concitoyen). Ils sont proches : ce fut le premier prêtre qu’il nomma évêque sitôt son élection papale, en 2013. Accusé d’homosexualité active et d’agressions sexuelles par des anciens séminaristes, cet évêque a quitté son diocèse du jour au lendemain en 2017 pour se réfugier en Espagne. Le Pape l’a fait ensuite venir à Rome pour lui confier en 2018 un poste de gestion très important au Vatican. Cette semaine, les accusations d’abus sexuels contre M<sup>gr </sup>Zanchetta ont été juridiquement déposées en Argentine par plusieurs victimes.<a href="#_ftn2" name="_ftnref2" style="color: #000000;">[2]</a></span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour rendre la situation encore plus compliquée, il faut encore signaler la parution, il y a une dizaine de jours, d’un ouvrage de Frédéric Martel intitulé « <em>Sodoma. Enquête au cœur du Vatican</em><em> »</em> qui vient jeter une lumière crue sur les cercles organisés d’homosexuels parmi les religieux au Vatican. Les faits qu’il avance sont avérés.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Finalement, faisons état pour l’information de ceux qui lisent le présent document, des dénonciations de la semaine écoulée venant de religieuses portant sur les abus sexuels dont elles ont été les victimes de la part des prêtres, qui commencent à affluer.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avant de refermer cet aspect de notre analyse portant sur le droit canon, il nous semble utile de nous demander si, à notre sens, nous sommes dignes de recevoir ce type de nouvelles de la part de l’évêché de Port-Louis, ou s’il est préférable que nous n’en recevions que des échos par d’autres voies ?  Peut-on laisser les Mauriciens dans leur ensemble ignorer les précautions que souhaite prendre le clergé catholique sur ce dossier, s’il est éventuellement prévu de le faire, ainsi que sur les mesures que Rome entend prendre pour lutter contre cette déchéance ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le quatrième et dernier élément constitutif de la religion tient à ses enseignements.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Composé d’exemples de comportements et de préceptes venant des apôtres ayant raconté la vie et les enseignements de Jésus, ils ont acquis un caractère permanent et servent à guider les fidèles dans les situations et les relations courantes de la vie. Cet enseignement a sans aucun doute été un facteur de stabilité sociale au fil des siècles, bien que le christianisme en tant que tel ait aussi été une immense source de conflits dont les victimes ont aisément surpassé en nombre ceux des deux conflits mondiaux du XXe siècle.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Relevons quand même une dimension de cet enseignement auquel il n’est presque jamais fait référence, à savoir qu’il était dispensé à l’origine à de petits groupes de personnes, ce qui donnait donc tout son poids à la mise en avant de valeurs telles que l’amour du prochain et le pardon (qui pouvait ainsi servir d’exemple aux membres d’un groupe restreint). Dans les vastes communautés d’aujourd’hui, ces deux valeurs ne peuvent plus s’exprimer : le témoignage du respect d’autrui est nettement moins difficile à exprimer que l’amour (bien que ce respect soit lui-même très difficile à observer au départ), et le pardon dans le monde moderne n’a plus aucun sens.  La sécurité de l’individu passe dorénavant par le besoin de faire l’autre comprendre qu’une limite au comportement ne se dépasse pas, et les cours de justice remplacent adéquatement les invitations à tendre l’autre joue.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Venons-en au pape François. Pour originaux que puissent être son enseignement et sa crédibilité dans le monde, il semble ne pas comprendre une chose : si son action dépasse le cadre habituel de la religion catholique centrée sur le comportement des individus et commence à s’investir dans des questions sociopolitiques, il s’expose à se faire rabrouer.  </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Depuis son intronisation, il s’est permis de s’immiscer dans un certain nombre de dossiers en les interprétant à partir de ce qu’il conçoit comme étant des valeurs absolues, alors qu’elles ne peuvent être que relatives. Il en va ainsi de la question de l’immigration en Europe, qui a culminé avec sa déclaration du 21 août 2017 : pas moins de 21 mesures concrètes en faveur des immigrants, qui transformeraient l’Europe en véritable passoire et viendraient annihiler davantage les souhaits de plus en plus précis de ses habitants de conserver impérativement leur identité.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cette attitude nous rappelle celle des sucriers mauriciens du début du XXe siècle, pour lesquels il ne fallait surtout pas discontinuer l’arrivée de la main-d’œuvre engagée de l’Inde, car ceci ne permettrait plus de garder le coût de cette main-d’œuvre au niveau le plus bas possible. Le pape François ne se rend pas compte que l’arrivée d’immigrants en Europe ne sert que les intérêts de deux groupes bien précis : les capitalistes, heureux de faire venir chez eux de la main-d’œuvre bon marché qui sont simultanément de nouveaux consommateurs, et les politiciens de gauche, heureux de trouver des supporteurs pouvant satisfaire leurs appétits électoralistes.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le pape François oublie une chose, d’importance fondamentale, dans ces propos : la société occidentale, qui est horizontale, ne peut fonctionner que si les éléments qui la composent sont conscients que tout droit entraîne un devoir correspondant. Muni de ce principe permanent de l’humanité, il aurait déjà du travail à faire dans sa propre église.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La déclaration susmentionnée a été très mal ressentie en Europe. Il en a été de même pour le propos qu’il a tenu sur les jeunes homosexuels, qui auraient besoin d’après lui de soins psychiatriques. Le chef de la communauté religieuse la plus importante du monde estime que l’homosexualité se soigne avec lesdits soins. Le propos était tellement gros qu’il a fallu que le Vatican rectifie d’urgence, dès le lendemain.  </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les conséquences de cette perception de l’homme, évidemment désuètes, provoquent des situations, à Maurice même, qui sont la cause de comportements inappropriés sur le plan social envers les personnes concernées. Quand l’Église aura-t-elle le courage élémentaire de se livrer à une introspection à ce propos ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Terminons notre chronique en nous référant à certains propos tenus par le cardinal Piat dans la présentation de sa lettre pastorale au cours des derniers jours. Il a condamné le financement des partis politiques, source de corruption, ainsi que les inégalités qui se manifestent dans la société mauricienne. Nous serions anxieux d’apprendre de lui, passées les déclarations, ce que compte faire exactement l’Église de Maurice contre ces deux fléaux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Si elle voulait devenir un groupe de pression et lancer une initiative pour les combattre, notamment en s’adjoignant le concours de certaines autres ONG et en provoquant un regroupement des bonnes volontés disponibles, la démarche serait éminemment louable. Nous serions même disposés, malgré notre attachement au monde laïque, à lui apporter notre contribution en lui montrant comment se combat la corruption dans certains pays et où identifier exactement la source des inégalités qui prévaut dans le pays (en supposant qu’elle ne le sache pas déjà, ce qui serait étonnant).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La spiritualité est nécessaire, mais la morale sociale l’est au moins tout autant dans le contexte mauricien.</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio</span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td width="604">
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous nous sommes constitué, depuis une dizaine d’années, une bibliothèque numérique répartie par thèmes et sous-thèmes et comportant des milliers de textes ayant été considérés comme méritant d’être archivés. Ils se présentent sous forme de fichiers Word et de bandes vidéo, surtout au format mp3 et mp4. Les sources sont diverses : presse, magazines, programmes de télévision enregistrés et réseaux sociaux vidéo.</span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous tenons à la disposition de nos lecteurs un dossier des questions traitées ci-dessus composé d’articles de presse (5) et d’enregistrements d’émissions réalisées par un grand journal français. Pour les recevoir, merci de nous envoyer votre adresse de courriel à <a href="mailto:contact@allo-maurice.com" style="color: #000000;">contact@allo-maurice.com</a>.  </span></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><a href="#_ftnref1" name="_ftn1" style="color: #000000;"><span style="font-size: small;">[1]</span></a><span style="font-size: small;"> Jean-Marie Guénois. Extraits d’un article paru dans <em>Le Figaro</em> du 24 février 2019.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: small; color: #000000;"><a href="#_ftnref2" name="_ftn2" style="color: #000000;">[2]</a> <em>Idem.</em></span></p></div>
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<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/pour-les-catholiques-les-temps-sont-durs/">POUR LES CATHOLIQUES, LES TEMPS SONT DURS…</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
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		<title>MAURICIENS, QUI SOMMES-NOUS VRAIMENT ?</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/mauriciens-qui-sommes-nous-vraiment/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Feb 2019 14:19:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[cultures mauriciennes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.allo-maurice.com/vivre-sur-une-petite-ile-excentree-copy/</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/mauriciens-qui-sommes-nous-vraiment/">MAURICIENS, QUI SOMMES-NOUS VRAIMENT ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_34 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #e00b00;">Recevez nos chroniques dès qu’elles paraissent ! Dans la rubrique « ABONNEZ-VOUS À CE SITE PAR E-MAIL » (menu de droite), communiquez-nous votre adresse e-mail, puis cliquez sur « ABONNEZ-VOUS ». Nous ferons le reste ! Et nous vous garantissons que nous n&rsquo;utiliserons en aucun cas votre adresse à d&rsquo;autres fins.</span></em></span></p></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_47  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Chacun des groupes qui constituent la communauté mauricienne est arrivé dans l’île en y apportant sa propre culture : signes matériels, psychologiques, comportementaux (langage, gestes, vêtements) et idéologiques (religions, panthéisme et croyances), en cela différente de celle des autres groupes. Y sont venus s’ajouter en même temps des considérations de classe, de ressources et de traditions familiales qui ont produit, ensemble, une société d’une grande complexité.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Essayons, si vous voulez bien, de dénouer l’écheveau et d’y voir un peu clair. Il est indispensable de le faire, car la compréhension des membres des groupes autres que le nôtre reste encore superficielle dans l’île, et ce n’est pourtant qu’au prix d’une meilleure compréhension et de certains efforts précis que l’on pourra aboutir, dans un futur que l’on devine assez lointain (du moins à la cadence à laquelle la société évolue actuellement), à un vivre-ensemble susceptible de répondre aux aspirations de l’ensemble de la communauté de manière satisfaisante.</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">______________________</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Nous sommes à Maurice, au sortir de la Seconde guerre mondiale, à une époque où le compartimentage communautaire des Mauriciens était encore plus prononcé qu’il ne l’est aujourd’hui. Les Britanniques colonisateurs réussissaient encore, à ce moment-là, à imposer à une population de 400 000 habitants, un semblant de moralité publique et une stabilité sociale relative. Le langage politiquement correct n’existait pas encore, et n’avait pas de réelle raison d’être tenu.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Certains Mauriciens caractérisaient donc librement, dans cette situation, l’attitude et le comportement des membres des autres groupes, du moins tel qu’ils les percevaient. Et lorsqu’ils avaient l’occasion d’y faire référence, ils disaient en créole :</span></p>
<p style="text-align: justify;">
<table style="width: 346px;">
<tbody>
<tr>
<td style="width: 148.767px; text-align: center;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><u>Phénotype</u></span></td>
<td style="width: 181.233px; text-align: center;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><u>Signification du qualificatif</u></span></td>
</tr>
<tr>
<td style="width: 148.767px; text-align: center;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><em>Blanc  =  dominer</em></span></td>
<td style="width: 181.233px; text-align: center;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">autoritaire</span></td>
</tr>
<tr>
<td style="width: 148.767px; text-align: center;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><em>Lascar  =  fanatik</em></span></td>
<td style="width: 181.233px; text-align: center;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">fanatique</span></td>
</tr>
<tr>
<td style="width: 148.767px; text-align: center;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><em>Sinoi  =  coquin</em></span></td>
<td style="width: 181.233px; text-align: center;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">filou</span></td>
</tr>
<tr>
<td style="width: 148.767px; text-align: center;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><em>Créole  =  fezer</em></span></td>
<td style="width: 181.233px; text-align: center;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">se donnant de grands airs, vantard</span></td>
</tr>
<tr>
<td style="width: 148.767px; text-align: center;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><em>Malbar  =  gopia</em></span></td>
<td style="width: 181.233px; text-align: center;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">plouc</span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Ils le disaient dans le contexte d’alors, avec effronterie, sans contrainte et sans risque d’être rabroués.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Cette façon de présenter les caractéristiques des cinq groupes de Mauriciens d’avant l’indépendance est instructive, sur le plan sociologique, à plus d’un titre. Analysons-la.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Le fait même que cette énonciation ait été faite couramment et librement renseigne sur la perception que l’on avait il y a deux générations de l’attitude et du comportement des différents groupes de l’île et de leurs vues, chacun, à propos des autres ;</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Comme aujourd’hui encore, on avait un regard assez négatif sur le compte de ceux qui composaient la population. Personne n’aurait eu l’idée à l’époque de présenter le côté positif de ces comportements et de dire quelque chose du genre : <em>Blanc = rigoureux et organisé</em><em> ; Lascar  =  déterminé et discipliné</em><em> ; Sinoi  =  gros travailleur et ambitieux</em><em> ; Créole  =  généreux et solidaire</em><em> ; Malbar  =  frugal et pacifique</em><em> ;</em></span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Le terme ‘Malbar’ n’avait pas alors le sens péjoratif qu’on lui attribuerait aujourd’hui, victime qu’il a été de son usage abusif dans les années précédant l’indépendance, où les heurts verbaux étaient fréquents ;</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Un ami musulman m’assurait, lors de mon dernier passage dans l’île, que les Musulmans n’éprouvent, par contre, aucune gêne jusqu’à aujourd’hui lorsqu’on se réfère à leur groupe en utilisant le terme ‘lascars’.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">En rétrospective, ces qualifications de la fin des années 1940 mettent en évidence l’évolution de la société mauricienne, sous plusieurs rapports. Les groupes se sont émancipés, beaucoup ont appris à manifester plus de respect envers les autres, l’empathie est devenue plus spontanée et l’impératif d’une coexistence s’est imposé grâce, faut-il le reconnaître, au pacifisme du groupe majoritaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Mais des problèmes majeurs subsistent. Sur le plan social, pour se limiter à lui seul, le ‘malaise créole’ perdure, la communauté de Sino-Mauriciens s’amenuise, car ses membres vont s’établir sous des cieux plus favorables, la méfiance entre les individus appartenant à des groupes différents ne faiblit pas, le matérialisme gagne énormément de terrain et les faibles valeurs qui ont pu nous animer s’épuisent.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Posons les questions suivantes : en quoi sommes-nous encore véritablement différents les uns des autres, selon notre origine et notre culture ? Comment se traduisent ces différences concrètement ? Quelle est l’incidence que peuvent avoir ces différences d’ordre culturel sur notre développement et notre disposition à œuvrer pour un avenir meilleur ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Partons du principe que les cultures se valent toutes, et qu’aucun facteur déterministe connu n’attribue à ce jour une supériorité quelconque à un groupe par rapport à d’autres en raison de sa culture. Reconnaissons toutefois que certaines cultures et les optiques qui l’accompagnent comportent des traits qui semblent être plus favorables que d’autres au développement économique, social et politique. Et retenons que divers facteurs externes à l’individu, tel l’environnement, peuvent également jouer.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong><u>Culture occidentale.</u> </strong>Toute la civilisation de l’Occident repose sur un fait religieux, la supposée remise des ‘Dix Commandements’ à Moïse sur le mont Sinaï. Selon la tradition biblique, ces commandements étaient inscrits sur deux tables de la loi : sur la première se trouvait la loi (4 commandements) relative à Dieu, et sur l’autre celle (6 commandements) relative au prochain. Cette deuxième table comportait 5 interdits et un devoir. À noter : aucune référence à des droits. En 83 mots, le premier texte dans l’histoire de l’humanité d’une droit positif, élémentaire soit, mais contenant déjà l’essentiel des fondements de toute la civilisation occidentale, est apparu.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Le Sermon sur la montagne de Jésus est supposé être complémentaire, mais les bases étaient déjà jetées : respect de soi-même, respect de l’autre, respect des biens d’autrui, monothéisme et devoirs. Ces instructions morales ont transité d’abord chez les Grecs, puis chez les Romains, qui les ont substantiellement développées et codifiées.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Ces préceptes, affinés au fil des âges, se traduisent aujourd’hui principalement sous forme de démocratie, de tolérance religieuse, de libéralisme économique, d’égalité homme/femme de plus en plus forte (bien qu’encore incomplète), d’esprit rationnel (depuis le XVIIIe siècle) et du constant souhait à explorer, défricher et découvrir. Les règles de conduite, longtemps axées sur le bien et le mal, en mode moral, reposent désormais sur le juste et l’injuste, plus proches des règles de droit.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Les Mauriciens ayant hérité, pour ainsi dire, de la culture européenne ont conservé ces traits, ainsi qu’à divers degrés des vieilles traditions d’une Europe occidentale pré-1789 qui expliquent dans une certaine mesure leur conservatisme, leur individualisme nettement moins poussé que celui des Français actuels, et leur capacité de gestion de différentes structures économiques. Ils ont aussi absorbé des autres groupes, mais probablement surtout des Britanniques, des attitudes qui illustrent leurs facultés d’adaptation ainsi que leur perméabilité et leur entregent.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong><u>Culture moyen-orientale.</u></strong> Elle a contribué de manière déterminante à l’avancement de l’humanité : c’est bien au Moyen-Orient que s’est opérée la sédentarité de l’homme, qu’est née l’écriture, qu’a eu lieu la domestication des animaux et des plantes, et qu’a surgi le monothéisme (avec Zoroaster).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">La région, comme l’on sait, a généré l’islamisme, croyance qui dépasse largement la sphère strictement religieuse pour englober la politique, l’économie et les mœurs, et qui impose des règles pour la vie courante qui sont extrêmement détaillées.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Il en résulte une réticence à l’ouverture, qui ne rejoint pas la perception que s’en font d’autres cultures à cet égard. Ainsi, du point de vue musulman, la culture occidentale permet une débauche dans les différentes branches de la vie que l’Islam rejette entièrement. Mais certains aspects du comportement du musulman – affirmation de soi, ambition et rigueur – sont assez proches de celle-ci.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">L</span><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">’attitude du musulman à Maurice ressemble à celle que l’on trouve dans les pays islamiques : acceptation d’une limitation de certaines libertés personnelles contre la conformité à la discipline du groupe, pression de l’entourage et de la communauté sur l’individu pour empêcher toute déviation, forte cohésion des croyants et imperméabilité à des idées pas conformes aux enseignements du Coran.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong><u>Culture chinoise.</u></strong> Elle est fondée sur les trois piliers que sont le taoïsme, le confucianisme et le bouddhisme. Pas de vie après la mort, mais des modes de vie, un sens des équilibres et de très nombreuses réalisations, d’ordre pratique, dans divers domaines. Le système de mandarinat qui a prévalu pendant des millénaires en Chine a imprimé une grande méfiance du peuple envers l’État et son autorité, qui subsiste toujours.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">À Maurice, le Chinois a démontré ses facultés d’adaptation remarquables, son abnégation en faveur de sa descendance et sa grande productivité. Il a amené avec lui, en héritage de sa culture, sa nature très conservatrice, son refus de montrer ses sentiments et de discuter de relations sentimentales. La famille reste sacrée, bien que le principe ancestral de vie en collectivité se soit dilué dans une certaine mesure.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">L’apport de cette communauté au développement de l’île, d’abord sur le plan du commerce de détail, puis surtout dans le secteur tertiaire, a été substantiel. L’émigration de ses membres illustre avant tout leur grande détermination à toujours améliorer leur sort.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong><u>Culture africaine<a style="color: #000000;" href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>.</u></strong> Si la raison est centrale dans la philosophie occidentale, surtout depuis cinq siècles, celle de l’Afrique fonde son éthique sur la relation interpersonnelle et communautaire. On est un être humain dans la mesure où on est apparenté aux autres. Et cette relation de parenté a un caractère universel.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Nelson Mandela a activement promu après sa libération la philosophie d’« Ubuntu », un terme provenant des langues bantoues de l’Afrique australe qui désigne l’attitude d’humanité et de fraternité envers les autres. La solidarité envers tous les membres de la communauté est primordiale : elle condamne radicalement l’égoïsme et toute forme d’individualisme prononcé.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Une réception de mariage entre deux membres de familles pauvres de la communauté créole à Maurice illustre bien l’esprit d’Ubuntu transmis par les ancêtres venus d’Afrique : des emprunts ont été contractés, les invitations sont très nombreuses, les aliments et boissons offerts pendant la soirée sont modestes, mais personne n’a été oublié ou exclu.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Il est souvent reproché aux Créoles leur indiscipline et leur manque de tempérance, que l’on attribue à leur passé, à leurs origines diverses et aux multiples ségrégations qu’ils ont dû affronter depuis toujours dans l’île. Si nous estimons que ces facteurs ont joué un rôle dans leur destinée, il est par ailleurs nécessaire de reconnaître qu’un soutien et un encadrement solide et approprié ont toujours fait défaut.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Que nos dirigeants politiques se rendent aux Seychelles, au Botswana et surtout au Rwanda, et ils constateront <em>de visu</em> comment on peut faire avancer des communautés africaines ou d’origine africaine, pour peu que l’on sache vers quoi l’on s’oriente exactement et que l’on conscientise les membres de ces communautés aux opportunités qui peuvent se présenter et aux conditions qui y sont attachées.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong><u>Culture hindoue.</u></strong> Terminons avec les caractéristiques de la communauté qui gouverne Maurice depuis maintenant plus de 70 ans. Comme les autres groupes, elle a apporté dans l’île sa culture, ses attitudes et une perception des choses typiques de son origine.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">La civilisation indienne repose sur un panthéisme (et non pas une religion) qui, décrit succinctement, signifie que toute la nature est divine. C’est une doctrine philosophique qui minimise, voire rejette carrément, l’idée d’un dieu créateur et transcendant. Par extension, elle a tendance à représenter la nature comme un être divin auquel on rend un culte.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">L’Inde, c’est 35 siècles d’une histoire qui donne le vertige à l’historien et à l’anthropologue. C’est une diversité de régions, de climats, de langues et de coutumes, auxquels s’ajoute une société de castes presque impossibles à décrire précisément. Par ailleurs, tout au long de son histoire, elle a reçu des coups de boutoir venant du monde extérieur.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Panthéisme, castéisme et constants envahissements et occupations ont donné un caractère unique aux Indiens : une conception diffuse de la morale, orientée vers les vertus plutôt que les valeurs (à cet égard, lire le Bhagavad-Gita, le texte hindou le plus célèbre), une condamnation à demeurer toute sa vie dans la même caste, sans possibilité d’ascension sociale, et une éventuelle réincarnation ont façonné le comportement – aspirations modestes, éthique superficielle (du moins selon la perception des Occidentaux), rythme lent de l’existence et forte capacité d’« encaissement » – de ses habitants.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Ces comportements et attitudes peuvent s’observer assez clairement à Maurice. Comme ceux des autres groupes, ils comportent des faiblesses, mais aussi des atouts, dont le pacifisme susmentionné, la tolérance et l’abnégation. Il demeure qu’une comparaison rapide entre ce pays et la Chine au cours des trente dernières années permet de conclure que ces attitudes ne sont probablement pas les plus favorables à maintenir face à un développement soutenu.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Ainsi, en 1990, le PNB des deux pays était à peu près le même, à quelque 2 000 milliards d’USD (en parité de pouvoir d’achat). En 2015, le PNB de la Chine avait atteint environ 17 000 milliards d’USD, alors que celui de l’Inde était encore tout juste au-dessus de 7 000 milliards d’USD. Et depuis 2007, le PIB par tête de la Chine s’est accru de 85,3 %, contre 52,3 % pour l’Inde.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">La conclusion globale à laquelle nous parvenons est que, maintenant que le groupe hindou a fait à peu près le plein en termes d’occupation de postes en politique, dans l’administration, les instances paragouvernementales, la police et les forces d’intervention, et qu’il contrôle donc pleinement le pays, il serait peut-être temps qu’il accepte de manifester de la perméabilité et qu’il dialogue bien davantage avec les autres éléments de la communauté nationale, sans que cela ne soit perçu comme menaçant pour ses prérogatives. L’adoption ferme de quelques valeurs à observer en commun aux niveaux national et individuel constituerait déjà un grand pas en avant, et le pays en sortirait grand gagnant. Entre ce qui doit être impérativement respecté (le droit) et ce qui est permis (les libertés) existe dans chaque société une « zone grise » où interviennent les valeurs morales et sociales communes, et l’île Maurice est très en retard sous ce rapport.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Habitués que nous sommes à la vie de tous les jours à Maurice, nous ne nous apercevons pas que notre société souffre beaucoup d’immobilisme. Le Mauricien moyen évolue dans un contexte laxiste, léthargique et peu stimulant, et tout le pays est soumis à l’attitude de la grosse partie des habitants qu’une sociologue étrangère, qui connaît extrêmement bien le cadre local, appelle le « Pas kass latet ! ». Nous pourrions en rajouter nous-même avec un « Less li all kumsa mem, do ! ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Pour nous, l’émergence d’une île Maurice moderne, dynamique, réellement soucieuse de son image, animée par des citoyens responsables et compétents, ne se produira qu’après trois processus successifs :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">L’élimination de la scène politique de tous les politiciens qui symbolisent le monde ancien et dépassé, en commençant par le vieux rustre, son petit, le parvenu, la grande gueule et Monsieur le Prince ;</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Un magistral ‘met lord’, tant sur le plan physique qu’intellectuel, afin de faire advenir une situation saine en matière d’éthique, de sens des responsabilités et de discipline ;</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Une prise en charge par le peuple lui-même, hors de toute intervention des politiciens, quels qu’ils soient, de l’élaboration d’une nouvelle constitution inclusive, garante de la préservation des prérogatives de l’élément hindou dans la direction du pays et avec la préservation de l’identité de chaque groupe.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Ce n’est qu’après que l’on pourra commencer à rêver de mauricianisme, pour l’avènement duquel il faudra compter encore plusieurs générations.</span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: right;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><a style="color: #000000;" href="#_ftnref1" name="_ftn1">A. Jean-Claude Montocchio</a></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: small;"><a style="color: #000000;" href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Culture africaine et développement : un dialogue nécessaire, 2007. Bénézet Bujo, <em>in</em> Finance &amp; Bien commun, n° 28-29.</span></p></div>
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		<title>VIVRE SUR UNE PETITE ÎLE EXCENTRÉE…</title>
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		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Feb 2019 20:42:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[ile maurice]]></category>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #e00b00;">Recevez nos chroniques dès qu’elles paraissent ! Dans la rubrique « ABONNEZ-VOUS À CE SITE PAR E-MAIL » (menu de droite), communiquez-nous votre adresse e-mail, puis cliquez sur « ABONNEZ-VOUS ». Nous ferons le reste ! Et nous vous garantissons que nous n&rsquo;utiliserons en aucun cas votre adresse à d&rsquo;autres fins.</span></em></span></p></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Après deux textes consacrés à la politique politicienne de Maurice et à ses contraintes, nous nous tournons cette fois-ci vers une question plus terre-à-terre de notre existence : la vie sur une île de moins de 2 000 km<sup>2</sup>, loin des prochaines terres habitées, surpeuplée et située à 20° de latitude Sud.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Commençons par faire ressortir que, s’il existe de nombreux ouvrages et différents textes sur l’histoire, lointaine et récente, de notre mère patrie, ceux présentant un tableau général de notre communauté nationale sous ses différentes composantes, de notre psychologie, de nos comportements et de nos aspirations, en tant qu’îliens, sont très rares. Le sujet est difficile, délicat dans un contexte multiculturel, et complexe.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">La psychologie sociale est un domaine d’études où les bases de réflexion sont encore mal définies et assez rares, et notre propos d’aujourd’hui se veut donc modeste. Hormis les bribes sur notre comportement qui reviennent au fil des chroniques courantes et d’autres types d’information, quatre auteurs seulement se sont hasardés dans le passé à tenter de décrire qui nous sommes, comment nous vivons (notamment au sein de groupes donnés) et quels rapports nous entretenons les uns avec les autres, dans les œuvres suivantes :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">une très intéressante et complète description de Maurice et de la vie dans l’île en 1948, par Michael MALIM intitulée « Island of the Swan ». Il s’agit là d’un tableau d’une grande valeur sur le plan social et culturel ;</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">l’ouvrage nettement plus récent (1986) de Toni ARNO et de Claude ORIAN intitulé « ÎLE MAURICE : Une société multiraciale », axé sur la dimension sociologique de notre communauté.</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">enfin, « Le bal du Dodo », une histoire inventée à partir de lieux, de personnages et de situations bien réels. Ouvrage empreint d’un certain cynisme à propos d’un groupe particulier du pays.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">En schématisant dans une certaine mesure, l’on peut affirmer que la société mauricienne a été « conditionnée » par pas moins de six cultures qui ont dû cohabiter, grâce à des vagues successives, depuis un demi-millénaire. Tout individu qui s’établit sur une île y arrive avec sa culture, ses coutumes et sinon ses valeurs, du moins ses vertus. Les apports ont commencé avec la présence définitive de la communauté conduite de force hors d’Afrique et laissée derrière (on pourrait ajouter « et pour compte ») par les Hollandais à leur départ de Maurice au début du XVIIIe siècle.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Cinq autres cultures ont suivi et ont laissé des influences et d’autres traces permanentes dans l’île : la française, celle des immigrants du sous-continent indien au fil du XVIIIe siècle (d’origine principalement tamoule), l’anglaise, celles venant de l’Inde (Hindous et Musulmans) et la chinoise (avec une période des arrivées accélérée à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">L’aboutissement de ce côtoiement s’observe à loisir, sous ses différents aspects, aujourd’hui.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Mais revenons aux caractéristiques de départ de notre île, pour en dire les atouts et les inconvénients, dont nous ne sommes pas toujours conscients.</span></p>
<ol style="text-align: justify;">
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong> Isolement </strong></span></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Maurice est une île isolée au milieu d’un vaste océan. Il en résulte chez ses habitants, subconsciemment, le sentiment que notre terre est le centre du monde. La frontière, c’est l’horizon, et le passage d’entrée et de sortie est généralement Plaisance, après avoir été pendant très longtemps les ‘Bell buoys’, ces deux bouées lumineuses qui guident les navires dans le passage de la haute mer vers la rade de Port-Louis, et hors de celle-ci.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Vivre dans une petite île sans danger venant de l’extérieur (les seules deux invasions – réussies sans combats – du territoire sont celles des Bourbonnais en 1721 et des troupes de la British East India Company (et pas de la Couronne d’Angleterre) en décembre 1810) donne un sentiment de sécurité, surtout psychologique, et l’impression que l’on vit dans un cocon. Pour bien d’autres petites îles dans le monde, il en va autrement. Allez demander aux Singapouriens s’ils sont à l’aise avec leur proche situation de la Malaisie voisine, dont ils ne sont séparés que par un bras de mer. Heurs et malheurs, atouts et inconvénients caractérisent chaque situation.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Par ailleurs, certains îliens perçoivent leur existence à Maurice de manière négative, un peu comme un enfermement. Quoi qu’il en soit, il en résulte pour tous un (ré)confort qui pousse à une certaine nonchalance, une mise sur la touche de l’esprit critique et, peut-être surtout, une qualité des relations humaines qui rend souvent verts d’envie les visiteurs originaires de sociétés dont les membres se distinguent par leur égocentrisme. Nous y reviendrons.</span></p>
<ol start="2" style="text-align: justify;">
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong> Société </strong></span></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Avec un arc-en-ciel culturel qui comporte, du moins officiellement, quatre groupes, nous nous en sortons relativement bien sur les plans économique et relationnel. Allez donc demander aux Malgaches pourquoi ils n’arrivent toujours pas à progresser, et ce depuis si longtemps. Dans cette (grande) île, il existe pas moins de 18 groupes ethniques qui possèdent, chacun d’eux, leurs particularités mais aussi – fort heureusement – leurs points communs, dont une langue unique n’est pas des moindres. Cette cohabitation forcée se répète dans un grand nombre de pays d’Afrique, les pires exemples étant probablement ceux de la Somalie, du Mali, du Niger et de la République démocratique du Congo.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Dans notre propre société, il s’avère impératif de ménager certains comportements laxistes, voire violents, le risque d’une perception de ‘fer dominer’ étant toujours présente. Le dosage des interventions des autorités dans la répression de certains comportements tant soit peu répréhensibles est nécessaire, mais toujours délicat, et les politiciens que nous avons passent souvent à côté, occupés qu’ils sont à soigner leur électorat. À chaque fois que l’on tente de ‘met lord’ et d’inculquer un brin de civisme (pour des comportements qui se situent dans la fameuse ‘zone grise’ indéfinie entre les libertés et la loi, entre ce qui est condamnable et les libertés individuelles), il en résulte, entre autres conséquences, une réaction des personnes visées qui traduisent une susceptibilité poussée. Souvent, la parade est simple : elles se posent en martyres et font ressortir, comme argument, que l’intervention n’aurait pas eu lieu s’il s’était agi de personnes autres qu’elles (comprenez « pas de leur communauté »).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Dans les sociétés multiculturelles, il faut constamment ménager l’autre, et ce n’est évidemment pas ainsi que l’ordre et la rigueur peuvent finir par prévaloir. Bienheureuses sont les communautés fortement homogènes !</span></p>
<ol start="3" style="text-align: justify;">
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong> Ouverture, transparence et opacité </strong></span></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Maurice est un grand village, d’autant que la population est composée de plusieurs groupes vivant entre eux, même jusqu’à aujourd’hui, de façon compartimentée. Les gens se connaissent et se situent aisément, sur tous les plans, mais une telle situation présente de sérieux inconvénients, ce pour plusieurs raisons :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">&#8211; la pression de la communauté sur les individus est parfois très forte, selon les coutumes et les croyances. Elle entretient le conformisme et freine l’ouverture aux autres. Qu’on le veuille ou non, la société doit en payer le prix ;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">&#8211; ainsi, cette contrainte peut inhiber l’émergence du sens critique et de l’analyse, et bloquer les tentatives d’émancipation chez les personnes souhaitant développer leur personnalité selon une conception strictement personnelle ;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">&#8211; enfin, la discrétion que souhaitent entretenir certaines personnes autour de leurs agissements, avouables ou pas, ou leur appartenance à des groupuscules occultes doit être érigée en opacité féroce et totale, ce qui dessert du même coup le mérite et la transparence.</span></p>
<ol start="4" style="text-align: justify;">
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong> Mouvements de personnes </strong></span></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Lorsque le prix Nobel de littérature 2001, V.S. Naipaul, a visité notre île en 1972, il en a résulté un ouvrage relativement bref intitulé « The Overcrowded Barracoon »<a href="#_ftn1" name="_ftnref1" style="color: #000000;">[1]</a> qui a eu la faculté de rendre Seewoosagur Ramgoolam furieux. L’écrivain décrivait dans son texte, relativement objectif par ailleurs, un tableau forcément pessimiste de l’île, qui comportait à l’époque 680 000 habitants, et de ses perspectives de développement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">On sourit : si avec ce nombre d’habitants, l’île subissait les conséquences directes du baby-boom d’après-guerre et avait à cette époque l’une des cinq densités de population les plus élevées au monde, qu’aurait dit V.S. Naipaul de la situation présente, dans laquelle le nombre de Mauriciens est près du double de ce qu’il était lors de sa visite ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">L’un des problèmes les plus aigus que nous avons dû affronter depuis l’indépendance a été sans conteste le départ continu des éléments les plus dynamiques de la société mauricienne. C’est une tendance qui se maintient. La classe moyenne de Maurice est en perpétuel renouvellement, et sa place dans la communauté reste donc à un niveau relativement modeste, surtout si on l’évalue en termes de compétences, de dynamisme et de fiabilité globaux, plutôt que de moyens ou de revenus par tête. Véritable contributrice de toujours à la stabilité sociale et au développement du pays, ses membres quittent nos rives régulièrement, et avec elle partent les cerveaux et les compétences les plus utiles dont nous avons besoin.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">De statistiques pour illustrer ce phénomène de manière tant soit peu précise, il n’en existe que sous forme élémentaire. Et pourtant, ces départs dans une seule direction se produisent sans arrêt et mériteraient d’être jaugés précisément, si ce n’est que pour la compréhension précise du phénomène. Ceux qui sont intellectuellement bien équipés ne sont généralement pas disposés à revenir vivre à Maurice, préférant leur nouvelle vie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">De ceux qui restent, nous en percevons trois groupes.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Le premier est celui des gros possédants. Leur statut et leur confort matériel comptent pour beaucoup à leurs yeux, et ils ne voient pas de raisons de les perdre. L’un de nos ascendants disait jadis (et il n’était probablement pas le seul) : « À Maurice, je suis quelqu’un !  En Europe, je suis un quelqu’un ! ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Le deuxième groupe est celui des personnes qui ne peuvent se permettre d’envisager une vie ailleurs qu’à Maurice, à cause de la faiblesse de leurs moyens, souvent tant sur le plan financier que sur celui des compétences. Lorsqu’on vit modestement sans perspectives d’avenir solides devant soi, l’on n’opte pas pour le risque de devenir paria à l’étranger. Ça peut se comprendre.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Il y a enfin ceux qui ne se sont jamais posé la question de savoir s’ils aimeraient tenter l’aventure de l’expatriation ou pas, et qui resteront dans l’île Maurice de demain et d’après-demain, quoi qu’il arrive.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Ajoutons à ces trois groupes, quand même, quelques Mauriciens qui, après avoir vécu à l’étranger, décident de rentrer au pays pour diverses raisons, notamment sentimentales. Ils constituent, comme l’on sait, une infime minorité, probablement la plus avertie sur les pour et les contre d’une expérience d’émigration.</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">___________________________</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Dans cette analyse de la société mauricienne, il nous reste encore à aborder l’aspect qui compte le plus, à savoir la cohabitation de plusieurs groupes culturels dans un espace restreint. Depuis leur arrivée, leurs membres affichent des croyances, des comportements et des aspirations hérités de leur culture d’origine, mais le temps joue contre eux et ils finiront bien, quoiqu’ils puissent en penser, par fusionner à terme dans un mauricianisme véritable.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Pour tenter de compléter notre compréhension de l’île Maurice, nous examinerons dans notre prochain article les caractéristiques et les expressions des différentes cultures qui se rencontrent dans l’île. L’exercice est d’importance fondamentale pour la coexistence et la compréhension toujours améliorée des autres.</span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: right;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><a href="#_ftnref1" name="_ftn1" style="color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio</a></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"></span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><a href="#_ftnref1" name="_ftn1" style="color: #000000;">[1]</a> Le « barracoon » est un terme d’origine catalane désignant un enclos utilisé à l’époque de l’esclavage pour la détention d’esclaves et de criminels.</span></p></div>
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		<title>NUAGES SUR LA DÉMOCRATIE À l’ÎLE MAURICE…</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/nuages-sur-la-democratie-a-lile-maurice/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Feb 2019 15:25:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #e00b00;">Recevez nos chroniques dès qu’elles paraissent ! Dans la rubrique « ABONNEZ-VOUS À CE SITE PAR E-MAIL » (menu de droite), communiquez-nous votre adresse e-mail, puis cliquez sur « ABONNEZ-VOUS ». Nous ferons le reste ! Et nous vous garantissons que nous n&rsquo;utiliserons en aucun cas votre adresse à d&rsquo;autres fins.</span></em></span></p></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Vivons-nous à Maurice sous un régime politique démocratique ou autoritaire ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">À notre sens, par les temps qui courent, la question mérite pleinement d’être posée.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">En effet, nous avons appris il y a quelques jours par le Economist Intelligence Unit (EIU) de Londres, émanation de <em>The Economist</em> chargé d’études et de recherche pour le compte de ce magazine, que l’île Maurice est le seul pays d’Afrique classé comme « full democracy ». </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Si tel est bien le cas, l’on peut affirmer sans aucun risque de se tromper que ce supposé « full democracy » comporte bien des lacunes, dont certaines sont très graves.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Essayons donc de caractériser le visage politique que présente Maurice aujourd’hui, en nous penchant sur les différents aspects de la vie de la société, soit les domaines constitutionnel, politique, économique, social, moral, juridique, culturel, éducatif, environnemental, sécuritaire et des médias, entre autres.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Avant de commencer, rappelons toutefois au lecteur que la recherche à dimension sociologie et les enquêtes ne sont pas courantes dans l’île, ce qui est vraiment pénalisant, et que l’appréciation que l’on peut avoir des changements intervenus depuis 1948 (élections à l’issue desquelles le groupe hindou s’est imposé sur le plan législatif et, rapidement après, sur le plan exécutif) ne provient souvent que de l’observation directe des faits et des comportements, ce qui constitue parfois un risque de subjectivité.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Ceci étant dit, pour ceux d’entre nous qui avons eu pour ainsi dire le privilège de voir évoluer la société mauricienne depuis le début des années 1950, l’attestation des changements sociaux intervenus au cours des 70 dernières années peut s’effectuer avec un certain degré de précision.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Rappelons quand même, avant de le faire, un élément important et vérifié qui se manifeste chez les composantes de toute société multiculturelle : la perception qu’un observateur donné peut avoir des situations qu’il analyse et des comportements des membres des groupes autres que le sien est fortement tributaire et dépendante de son origine et du groupe dans lequel il évolue habituellement. Ce fait sociologique est connu : nos perceptions, nos comportements et nos valeurs sont toujours liés à la culture à laquelle on appartient, ainsi qu’au passé dont on est issu.   </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Dans nos chroniques à venir, nous nous livrerons à un examen détaillé des composantes de notre société, ainsi que nous les avons listées ci-dessus. Nous nous limitons pour la présente chronique à un rapide survol de la situation, que nous synthétisons pour un confort de lecture.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Commençons par une remarque brève concernant notre Constitution, notre loi suprême. Celle-ci a maintenant montré ses énormes lacunes et ses profonds déséquilibres, et peut-être avant tout la possibilité qu’elle donne aux deux familles qui nous gouvernent, de la manière qu’elles le font, depuis la fin des années 1940, de cadenasser tout le système, tant les contre-pouvoirs sont faibles.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Par ailleurs, si l’on prend les progrès de Maurice dans leur globalité, l’on peut faire remarquer que le secteur économique est à peu près la seule composante de la société mauricienne pour laquelle on peut prétendre à établir un bilan positif, et encore… Tous les autres secteurs montrent soit des résultats nuancés pour un ou deux d’entre eux, soit une nette dégradation.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Analysons maintenant les résultats sur le plan sectoriel, en commençant par l’économie. En guise d’introduction, faisons les remarques suivantes. En Europe, l’on a créé depuis quelques décennies le terme « économisme », qui désigne un système de pensée et d’analyse qui a tendance à expliquer l’évolution d’une société (même les idées et les valeurs qui y prévalent) uniquement à partir de facteurs économiques. Il est souvent employé pour illustrer une vision purement économique de la société, dans une perspective forcément réductionniste, avec une présentation tout à fait artificielle des hommes et de la société. La performance d’<em>homo economicus</em> explique tout, semble-t-il. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Pour ceux qui vantent Maurice, l’économisme est à l’œuvre, alors même que le bilan économique est mitigé (que l’on examine la balance commerciale du pays et la dette nationale pour s’en convaincre). De plus, ce bilan se situe largement au-dessous de ce qu’il aurait pu être si la gestion de ce secteur avait été faite de manière courageuse et intelligente. Cela, personne ne le fait jamais ressortir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Ce qui est encore plus préoccupant, c’est qu’avec l’économisme, qui est envahissant, l’on peine à attirer l’attention et à examiner les graves problèmes qui se présentent ailleurs dans la société mauricienne.</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Sur le plan politique, les limites ont été atteintes. Le par-devant de la scène est encore et toujours occupé par une génération de politiciens qui la sature sans arrêt. Pas d’orientations précises en matière de développement, pas de stratégies clairement définies et suivies (par ex., pour ‘monter’, faut-il 3, 4 ou 5 ‘credits’ ? – le saura-t-on un jour ?), pas de débats d’idées, pas de véritables débats tout court, pas de tentatives déclarées et officielles d’éradiquer la corruption, le trafic d’influence et les différents trafics, concentration du pouvoir (domination du parti politique, du groupe législatif et de l’exécutif par une seule personne physique), opacité des dossiers, etc.</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Sur le plan social, malgré une légère progression des comportements traduisant un rapprochement entre les communautés et une certaine perméabilité aux autres, les groupes de pression sont toujours à l’œuvre. Ainsi, les politiciens continuent à se mêler du fait religieux : le financement des religions force les têtes de plusieurs croyances et panthéismes à se taire devant le maintien des intérêts que défendent fortement les représentants de certaines communautés. Le bien commun est un concept encore parfaitement abstrait à Maurice.</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Quant à la moralité publique, elle est en état de décomposition avancée. À quoi s’attendre, de toute façon, de la part de leaders connus pour leur renoncement de toujours à tenter de restreindre l’immoralité, sous ses différentes formes. L’un demandait à l’époque à ses interlocuteurs, pour se disculper de ses propres agissements condamnables « Ou capav ampess dévlopmen coquin, ou ? ». L’autre a avoué une fois que « les valeurs morales ne permettent pas à l’homme de se nourrir ». L’histoire veut même qu’un ancien ministre des Finances ait dit un jour à un membre du public qui sollicitait son aide ‘Alle gagne to lavie dans la douane ». Tout est dit, n’est-ce pas ?</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">La gestion de l’environnement est un véritable désastre à Maurice. Lorsqu’on est bourru et que l’on n’a pas une idée, même élémentaire, de ce qu’est la propreté, l’esthétique, la protection des espaces naturels aménagés et la sauvegarde ainsi que l’entretien des lieux publics et des composantes du patrimoine, l’on transforme l’île en dépotoir, comme le disait récemment un Mauricien retourné au pays, ce qui est malheureusement vrai. Les Mauriciens qui ont encore le souci – et les moyens – de vivre dans un entourage propre sont obligés de se regrouper dans des « poches » d’habitations, et sont presque toujours confrontés à de la crasse dès qu’ils quittent l’enceinte de leur complexe résidentiel.</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Nous reviendrons bientôt sur les autres secteurs que nous avons évoqués, un à un. Dans l’intervalle, nous souhaitons bonne chance aux promoteurs du tourisme mauricien et aux gestionnaires des différents services afférents à l’accueil d’étrangers en séjour à Maurice. L’avenir s’annonce difficile avec une destination qui s’enlaidit continuellement et qui, disons-le franchement, n’a pas beaucoup d’attractions à offrir au départ (et à l’arrivée).</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Qui est responsable de cette situation globale pénible que doit affronter l’île Maurice ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">À notre avis, fondamentalement pas les politiciens, mais bien ceux qui les portent au pouvoir, en d’autres mots l’électorat. Une simple analyse comparative des démocraties (supposées et réelles) que l’on trouve ailleurs dans le monde montre très clairement que leur niveau dépend étroitement de la capacité des populations qui les composent à s’éduquer, à développer un esprit critique, à agir de manière éthique et équilibrée, et à réagir en face des atteintes à leur système.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">En prenant du recul par rapport à la situation courante à Maurice, l’on ne peut s’empêcher de penser que nous sommes encore bloqués dans une société de type moyenâgeux. Pour utiliser la dérision à titre exceptionnel (comme le fait un chroniqueur dans une revue connue en France), disons qu’une partie encore majoritaire de l’électorat mauricien reste composée d’ ’analphacons’ et d’ ’analphabêtes’ (vous remarquerez l’utilisation de l’accent circonflexe et non pas de l’accent grave sur le ‘e’ d’analphabête).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Selon ce même chroniqueur, l’analphacon est un cas désespéré : il est né con, et il n’a aucune possibilité d’évoluer. Par contre, il est possible de faire s’améliorer l’analphabête en l’exposant à certains éléments pouvant l’aider à prendre conscience et à voir ce qui doit être vu, de développer ses facultés d’analyse et d’agir de manière responsable et tant soi peu éclairée.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">L’électorat de Maurice a certes évolué quelque peu au cours des dernières décennies, mais dans sa majorité il est toujours enfermé dans des conceptions et des absences de réactions qui font stagner toute la société mauricienne. Est-il exagéré ou impertinent de prétendre et de faire remarquer que les politiciens locaux ne font pas grand-chose pour aider les habitants de l’île à voir ce qui doit être vu, notamment par l’acquisition de plus de dignité, d’amour-propre, d’ambitions et de valeurs ? Est-ce que le gouvernement actuel ou le prochain serait disposé à mettre sur pied dans le pays un organisme doté de pleins pouvoirs pour faire avancer la transparence dans le pays, composé d’une équipe de personnes capables, intègres et (surtout) neutres ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">De retour au pays après un déplacement en Europe accompagné de son épouse, devenue pour l’occasion membre de la délégation officielle de Maurice avec des frais de voyage payés par le contribuable mauricien à partir de de fonds publics, Aneerood Jugnauth a déclaré avec cynisme, lors d’une interview avec la presse qui le questionnait à ce sujet, que « Sa, se mo problem ». Son fils, Premier ministre de l’île Maurice, a endossé tout de suite après la dépense de son père « mentor ». Et tous les politiciens autour du mentor ont alors ri, et le spectacle est devenu ubuesque. Voilà Maurice, dans son indicible laideur !!</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Un tel agissement doit être condamné, juridiquement. Aneerood Jugnauth peut être traduit devant une cour de justice à Maurice pour <strong><u>abus de pouvoir</u></strong> et <strong><u>abus de biens publics</u></strong>. Mais, qui oserait se constituer partie civile et présenter cette affaire à un tribunal ? Même pas ceux qui prétendent représenter le quatrième pouvoir dans le pays. À ce train, l’autoritarisme est derrière la porte, car la voie est laissée totalement libre pour ces gens qui se considèrent « enn tigit plis pitit ki bondie » !  </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Cet exemple de décadence de la démocratie est peut-être un cas extrême, mais l’on sait que les atteintes au mérite, aux efforts, à l’intégrité, au respect de l’autre, aux valeurs communes (pour essentielles qu’elles soient), à la bonne marche des institutions, à la prise des responsabilités et aux actions désintéressées sont devenues courantes à Maurice, et qu’elles sont certainement beaucoup plus nombreuses, toutes proportions gardées, qu’elles ne l’étaient au moment de l’indépendance. Certains qualifieront cela de progrès !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Avant de terminer, revenons au rapport du Economic Intelligence Unit. Il explique en détail la façon dont cette instance a procédé pour établir un indice, avant de fixer des seuils et des plafonds de performance pour classer les pays en différents groupes. Comme toujours dans ce genre d’exercice, le résultat est assez schématique, et il faut en prendre et en laisser.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Le ‘bottom line’, c’est que parmi les cinq composantes de l’indice se trouve le critère ‘political culture’ (qui « assesses the population’s perceptions of democracy »), et que Maurice se voit attribuer une note de 8,75 sur 10,00 pour ce même critère. C’est tellement faux que ça ne mérite même pas un commentaire. Heureusement que le rapport ajoute de manière appropriée : « A culture of passivity and apathy – an obedient and docile citizenry – is not consistent with democracy ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Un juriste mauricien bien connu a déclaré il n’y a pas longtemps que la démocratie fait partie de l’ADN des Mauriciens. Il a oublié d’ajouter que cet ADN est assez particulier, et qu’on peut le décrire simplement comme « to mem papa, to mem mama ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Pour les gens objectifs, l’île est au mieux un « flawed democracy » (un système démocratique vicié). Et au train où vont les choses, la forme d’autoritarisme qui a prévalu au début des années 1970 suite aux actions conjointes de Seewoosagur Ramgoolam et de Gaëtan Duval – renvoi d’élections, censure de la presse et mesures arbitraires – risque bien de faire sa réapparition sous d’autres formes.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"> </span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">A. Jean-Claude Montocchio</span></p></div>
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		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 Feb 2019 17:15:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[bls]]></category>
		<category><![CDATA[constitution]]></category>
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		<category><![CDATA[ramgoolam]]></category>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #e00b00;">Recevez nos chroniques dès qu’elles paraissent ! Dans la rubrique « ABONNEZ-VOUS À CE SITE PAR E-MAIL » (menu de droite), communiquez-nous votre adresse e-mail, puis cliquez sur « ABONNEZ-VOUS ». Nous ferons le reste ! Et nous vous garantissons que nous n&rsquo;utiliserons en aucun cas votre adresse à d&rsquo;autres fins.</span></em></span></p></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mauriciens non-Hindous, réveillez-vous !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Si vous ne vous opposez pas à la tentative annoncée de Pravin Jugnauth de rechercher un vote majoritaire suffisant au Parlement pour éliminer de la Constitution la disposition de notre système électoral relative au « meilleur perdant » (Best Loser System), c’est la protection de votre identité et de vos intérêts qui disparaîtra à tout jamais !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Jusqu’à ce jour, la quasi-totalité des Mauriciens pensent que ce fameux BLS se résume à une simple disposition à caractère électoral, dont le but est de compenser les résultats d’élections conçues pour compenser les déséquilibres dans les résultats des consultations électorales donnant un avantage à la communauté dite majoritaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais il s’agit en fait de beaucoup plus que cela. En effet, cette disposition reconnaît explicitement l’existence de quatre communautés à Maurice, et implicitement la nécessité d’assurer et de maintenir un équilibre en matière de représentation dans la gouvernance du pays pour chacun d’eux. Sans BLS, le principe de la représentation tant soit peu juste au sein du corps législatif ne serait pas garanti et, par conséquent, la représentation au sein du corps exécutif serait elle aussi déséquilibrée, les ministères étant occupés de par notre Constitution par des députés issus du Parlement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme vous le savez, Seewoosagur Ramgoolam a opté en 1967 pour un scrutin dit « à la majorité simple à un tour » (First Past The Post), système électoral basé sur la configuration du nombre des membres des différentes communautés de Maurice qui lui garantissait, à l’époque, une victoire facile lors des scrutins successifs. Il n’a pas seulement usé de ce système pour imposer son parti, mais il a aussi profité abusivement des privilèges qu’il lui offrait pour octroyer aux Hindous un nombre de sièges au Parlement et des postes dans la fonction publique, dans les organismes paragouvernementaux, dans la police et dans la Mobile Force très largement supérieurs au pourcentage de la population qu’ils représentaient. Ses trois successeurs ont perpétué cette tendance, qui s’est même accentuée&#8230;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et depuis le début de 2015, ce mouvement est devenu tel que la quasi-totalité des secteurs précités est dorénavant entre les mains de cette communauté. Il suffit de regarder autour de soi pour constater cette situation. Par ailleurs, comme chacun sait aussi, le régime du <em>piti-la</em> devient autoritaire, les libertés se restreignent et le népotisme s’impose de plus en plus dans le pays. En outre, tous les citoyens de Maurice, sans distinction, sont en train de payer le prix très élevé et les conséquences de la rivalité toujours plus féroce entre le Ramgoolam et les Jugnauth. L’île entière doit affronter sans possibilité de contestation l’irresponsabilité de ces politiciens et le dévoiement accéléré de la morale publique.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Or, il semble bien que le facteur « nombre » de la population soit en train d’évoluer. D’environ 50 % que représentait la communauté hindoue sur le territoire durant les deux premières décennies qui ont suivi l’indépendance, les départs et les chutes de natalité ont apparemment ramené ce pourcentage autour de 42-43 %, transformant ainsi la majorité absolue que détenait cette communauté dans le pays en majorité relative. Si tel est bien le cas, l’on comprend mieux la réticence qui s’exprime chez les gouvernants depuis le début des années 1980 à maintenir l’organisation de recensements, qui seraient évidemment susceptibles de confirmer cette tendance.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En combinaison avec les redécoupages réguliers des circonscriptions prévus dans la Constitution mais pas effectués depuis de nombreuses décennies, ils seraient à même d’apporter un début de changements dans la représentation des différents groupes au Parlement, et la population générale en premier.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avec le BLS, les minorités autres que la minorité hindoue ont encore une pleine identité sur le plan du recensement et de l’emploi dans la fonction publique, et elles peuvent donc exprimer sans réserve leurs aspirations et leurs revendications concernant leur juste représentation dans les circonscriptions à l’occasion d’élections ainsi que les postes auxquels ils pourraient prétendre dans le service civil.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Sans BLS, les minorités non hindoues perdront leur identité, et les hommes politiques au pouvoir pourront faire ressortir, tout à fait justement, qu’il n’existe plus de critères permettant de différencier les Mauriciens entre eux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et si, avec le BLS, la place des minorités non hindoues dans les postes publics a pu se réduire dans la proportion que l’on sait (ou que l’on pourrait savoir si on le voulait vraiment), nous vous laissons deviner ce qui se passera le jour où, supposément, les Mauriciens n’auront plus en commun que leur citoyenneté. L’on devine assez aisément que la domination hindoue sera encore plus prononcée qu’avant.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous tenons quand même, devant cette situation, à faire ressortir plusieurs choses de grande importance :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En premier lieu, nul ne peut contester le fait que l’élimination d’un système qui répartit les Mauriciens en plusieurs groupes pourrait favoriser un meilleur sens de l’appartenance à la communauté nationale. Mais sans l’apport de changements préalables à la Constitution, dégagés par des instances parfaitement neutres (et non pas par des politiciens espérant en tirer des gains, surtout pour eux-mêmes), une telle élimination sera parfaitement inutile et éminemment dangereuse. Dédaignons donc l’expression d’idées supposément nobles sur le compte d’une élimination du BLS – y compris celles exprimées par les représentants de <em>Resistans ek Alternativ</em> et celles du cardinal Piat – jusqu’au jour, forcément lointain, ou chaque groupe aura accepté que lui-même et les autres participent pleinement et équitablement au développement du pays et que tous les Mauriciens, quels qu’ils puissent être, œuvrent sincèrement en faveur de l’intérêt national et du bien commun.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans toute tentative de radiation du BLS, non seulement tous les politiciens qui saturent et minent notre espace démocratique depuis des décennies ne pourront pas nous aider, mais il s’agira même de s’en méfier. Les Ramgoolam, les Jugnauth, Bérenger, Duval et tutti quanti ont prouvé en maintes fois, chacun de son côté, mais aussi en paires, que des coalitions et des postes ministériels peuvent passer avant les intérêts essentiels de certains groupes défavorisés.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La Constitution de Maurice a maintenant montré, du moins aux yeux de ceux qui prennent la peine de voir, qu’elle comporte de nombreuses faiblesses, dont la quasi complète absence de contre-pouvoirs n’est pas la moindre. Elle pourrait sans aucun doute être sensiblement améliorée, au bénéfice de tous, aussi longtemps que l’exercice est impérativement enlevé des mains des politiciens, de quelque bord qu’ils soient.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voyons maintenant ce qui pourrait être fait, avec un peu d’efforts et de détermination, pour arrêter toute tentative de radiation du BLS dans un proche avenir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans toute démarche dans le sens que nous allons indiquer, ce qui frappe toujours à l’île Maurice (même par rapport aux pays africains sous-développés), c’est l’absence d’organisation solide et de cohésion de la société civile (employés, ONG, groupes confessionnels et communautaires, associations sans but lucratif de divers domaines, universitaires, etc.). Sans regroupement, sans plate-forme, sans liberté d’action et sans initiatives suivies, les actions concertées sont difficiles à prendre et à mener.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voici nos propositions. Pour les maintenir succincts, elles sont essentiellement axées sur la communauté créole.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">De la récente interview de Gaëtan Jacquette, porte-parole du Mouvement des organisations créoles (ROC), l’on peut relever la conscience aiguë d’un malaise des Créoles qui perdure, et le souhait non éteint d’œuvrer pour son élimination. Il s’agira donc, dans un premier temps, de convoquer un rassemblement des principales organisations représentatives et fédératrices de cette communauté, au cours duquel la façon d’approcher la défense et le maintien du système du BLS sera arrêtée. Dans cette optique, au moins quatre démarches devront alors suivre :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Faire jouer la communication, en s’adjoignant la collaboration des médias, et de la presse en particulier.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Approcher non pas le cardinal Piat en s’écriant « Piat lux ! », celui-ci étant en faveur de l’élimination du BLS (ce qui n’est guère étonnant), mais plutôt Jean-Maurice Labour. Celui-ci a récemment fait état avec beaucoup de perspicacité et d’incision de sa connaissance du dossier des minorités à Maurice, et sa clairvoyance est édifiante ! À notre sens, il est donc bien celui qui, parmi les religieux de son groupe spirituel, devrait être sollicité pour apporter son concours à la sensibilisation au dossier du BLS parmi les Créoles, dans la mesure où la latitude d’action dont il dispose le lui permettra.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les politiciens devront être approchés, pour que les représentants de la composante créole du pays leur signifient leur fermeté à l’égard du maintien du BLS, et ce, aussi longtemps qu’un réel équilibre des éléments composant la communauté nationale (on ne peut même pas parler de nation mauricienne, car elle n’existe toujours pas) n’aura pas été assuré. Bérenger, Duval et Collendavelloo en particulier devront être prévenus : s’ils entrent dans le jeu de Pravin Jugnauth pour faire disparaître le BLS, ils en paieront le prix, tant devant l’électorat que devant l’Histoire !</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Enfin et surtout, la communauté créole dans son ensemble devra être sensibilisée aux pleins enjeux que comporte le BLS pour elle, beaucoup plus sur le plan identitaire qu’électoral, et le soutien actif de ses membres à cette cause devra être recueilli.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans la situation qui prévaut, le BLS doit être perçu comme un véritable outil de négociation, à ne pas confier à quelque politicien que ce soit car, à bien voir, leurs agendas et ceux de leurs mandants ne sont pas souvent les mêmes. Il reviendra aux membres de la communauté eux-mêmes d’assurer, à travers leur solidarité, la pérennité de leur identité et de leurs valeurs. Nul autre ne peut s’en charger pour leur compte.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le défi est ambitieux, mais il est tout à fait à la portée d’un groupe courageux et motivé, et déterminé à atteindre avant la prochaine rentrée parlementaire la préparation d’un dossier solide en faveur du maintien du BLS.</span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio</span></p></div>
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