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	<title>Archives des ile maurice - Allo Maurice</title>
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	<description>Allo Maurice !  La diaspora appelle...</description>
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	<title>Archives des ile maurice - Allo Maurice</title>
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		<title>AU SECOURS !  La CCI de Maurice coule…</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/au-secours-la-cci-de-maurice-coule/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Dec 2021 11:00:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après une longue absence, je reprends mon clavier pour commenter l’acte proprement scandaleux, honteux et empreint de lâcheté auquel se sont livrés le président en exercice et les membres du Conseil de direction de la Chambre de Commerce la semaine dernière. Comme vous savez, ils ont décidé de maintenir à son poste le triste individu en charge du Secrétariat de la Chambre, après que celui-ci a paru en Cour de Curepipe pour répondre à une accusation de l’ICAC pour s’être livré, dans ses précédentes fonctions à la CWA, à « using office for gratification ».</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Lettre ouverte à tous les membres de la CCI de Maurice (à l’exception de ceux siégeant au Conseil de l’institution et de ses anciens présidents)</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chers membres,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Après une longue absence, je reprends mon clavier pour commenter l’acte proprement scandaleux, honteux et empreint de lâcheté auquel se sont livrés le président en exercice et les membres du Conseil de direction de la Chambre de Commerce la semaine dernière. Comme vous savez, ils ont décidé de maintenir à son poste le triste individu en charge du Secrétariat de la Chambre, après que celui-ci a paru en Cour de Curepipe pour répondre à une accusation de l’ICAC pour s’être livré, dans ses précédentes fonctions à la CWA, à « using office for gratification ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Durant sa longue histoire, notre institution a su porter correctement la flamme de la défense et de la promotion tant de ses adhérents individuels que des secteurs d’activités qu’elle représente. Par expérience, je sais bien qu’il n’a jamais été facile de le faire, tant les contraintes ont été nombreuses. Moins « chanceuse » que notre institution-sœur, la Chambre d’agriculture (pour qui l’homogénéité des intérêts de ses membres autour du seul secteur agricole aura, semble-t-il, rendu la mission plus linéaire), elle a dû composer au fil de son histoire avec des contraintes majeures : élitisme, conservatisme, orientations étroites, manque de moyens financiers, conflits d’intérêts entre ses membres (parfois même entre ceux d’un même secteur d’activités), contournement des « gros » de l’institution s’étant créé des liens discrets avec de hauts fonctionnaires à travers des loges maçonniques, luttes contre des comportements de politiciens choisissant délibérément leur popularité au détriment de l’intérêt général, etc., etc.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais jamais au cours de son histoire, la CCI de Maurice n’a dû subir de la part de son instance directrice – son Conseil – un comportement susceptible de porter atteinte à la protection et la stricte préservation de son image, et jamais ses membres n’ont pris des décisions susceptibles d’affecter sa crédibilité et son intégrité par des manquements au sens de la dignité et du respect de soi au cours de leur mandat. L’absence de dignité, on ne la retrouvait jusqu’ici qu’au niveau des institutions publiques, que des politiciens du calibre du ‘Couard’ Jugnauth ont peuplé de lèche-bottes pour servir leurs propres besoins et intérêts. Mais jamais les grandes institutions multisectorielles du secteur privé n’ont porté volontairement atteinte jusqu’ici au caractère sérieux, décent et respectable de leur mission, malgré d’abord le déclin, puis la décadence, et enfin la déliquescence qui ont prévalu dans le pays depuis le départ des Anglais. Pas jusqu’à la semaine dernière !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La Chambre de Commerce et d’Industrie a été torpillée, de l’intérieur même et sans aucune pression (du moins à première vue) par un travail de sape qui a commencé avec Marday Venkatasamy, qui n’a trouvé aucune bonne raison de s’abstenir de nommer l’individu en question pour remplacer Barlen Pillay. Nous en avons déjà parlé dans une chronique. Ce que ce geste montre, c’est que ce triste être de petite dimension, président de l’institution de nombreuses fois, a fait passer l’année dernière une nomination parfaitement incompatible avant les intérêts fondamentaux de l’institution. Malgré son appartenance probable à une société secrète dont le but essentiel consiste apparemment à se livrer à un travail sur soi-même pour s’améliorer, il a montré que la dignité et le respect de soi sont pour lui de vains mots, sans signification ou importance quelconque. En effet, l’individu nommé par lui qui se trouve (toujours !) à la tête du Secrétariat de la CCI est peut-être bien muni sur le plan des sciences économiques, mais il est nul sur le plan moral et de la décence. Et, de par sa présence continue, il pénalise tout simplement le rôle de l’institution et la confiance des adhérents.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avec un peu de décence, l’individu en poste au Secrétariat aurait dû comprendre par lui-même, dès le départ, qu’il était inconvenant pour lui de postuler à la CCI, puis d’accepter un poste. Convoqué par l’ICAC la semaine dernière pour répondre à une accusation de non-respect des dispositions d’un contrat portant sur des travaux publics dans lequel des fonds de l’État sont engagés, il aurait dû se rendre compte que le moment de se mettre en retrait (voire de démissionner) était arrivé. Non seulement il est resté en poste, mais il a complaisamment accepté (tacitement ou pas) de conserver ses fonctions, avec la bénédiction du Conseil de la Chambre.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">J’accuse !  J’accuse Marday Venkatasamy et Guillaume Hugnin, ainsi que les membres du Conseil en place, d’avoir torpillé l’image, la crédibilité et le respect dus à l’institution, un torpillage effectué de l’intérieur même, pour des raisons uniquement internes, alors que la mise en retrait était la seule voie possible. Par ailleurs, j’accuse le groupe des anciens présidents de l’institution d’avoir laissé approuver cette odieuse opération sans réagir. Que ce triste individu à la tête du Secrétariat de la Chambre doive être considéré, d’un point de vue légal, comme innocent jusqu’au verdict de la Cour, soit !  Mais qu’il ne lui soit pas demandé de se mettre en retrait en attendant le verdict de cette Cour relève soit de l’incompétence, soit d’une grave perte des valeurs essentielles à la base du fonctionnement de notre société, ou soit encore d’un trafic d’influence ou d’une grande inconscience. Ou, allez le savoir, peut-être même de tous ces éléments abjects à la fois. Honte à vous, hommes et femmes indécents et indignes !  Vous serez dorénavant considérés comme les parias de la CCI, les « perdi-banne » du secteur privé, pour le dire en bon créole.</span></p>
<p><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span><strong style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-size: medium; color: #000000;">Chers membres de la Chambre,</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cette scandaleuse circonstance ne doit pas rester sans réaction de votre part, car cela signifierait que vous endossez par votre inaction la décision inacceptable prise par le Conseil de la semaine dernière. Et celui-ci pourrait être amené à penser que sa décision n’a rencontré aucun désaveu, alors qu’elle comporte de graves implications pour notre institution, tant pour le présent que pour l’avenir : non seulement notre image est entachée, mais à cause d’elle l’avenir pourrait bien être bien plus disqualifiant.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En effet, figurez-vous un instant une situation à venir où la Cour décide, après délibérations, d’inculper définitivement le triste sire. Malgré la présomption d’innocence qu’il faut lui accorder présentement, cette issue est bien possible. Si jamais cette éventualité se produisait, cela voudra dire, en langage clair, que le Secrétariat de notre CCI aura été géré, pendant xx années et mois, par un potentiel condamnable. Est-ce que notre Conseil, dans son immense sagesse, y a pensé ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pire encore : au train où va la dégradation des mentalités à Maurice, est-il impossible de se figurer une situation où ce triste individu resterait en poste après sa condamnation ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chers membres, si vous ne réagissez pas, le président et le Conseil de la Chambre pourraient considérer que la décision qu’ils ont prise est acceptable sur le plan de la moralité. Ils pourraient penser ainsi que la présidence et la gestion du Secrétariat, telle qu’elles se présentent dorénavant, n’aura aucune incidence sur sa mission. Or, la confiance des adhérents dans le travail du Secrétariat repose non seulement sur son efficacité, mais aussi et peut-être surtout sur les relations de confiance entre eux et son personnel. La fourniture et les échanges d’information ainsi que la participation à certaines activités dépendent en effet d’une confiance réciproque et du respect de certaines règles du jeu. Il est à craindre que celles-ci ne soient plus comme avant. Merci Marday, merci Guillaume !  Avec votre vision très particulière des choses, la CCI a du souci à se faire. Car conjointement avec Pravind ‘Couard’ Jugnauth, vous partagez quelque chose d’évident : le « paletot » que vous portez est trop grand pour vous. L’étoffe manque cruellement…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voyez ci-après, membres de la Chambre, ce que je vous propose comme réaction.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il existe en fait diverses possibilités qui se présentent. L’on pourrait, par exemple, se figurer une situation où un certain nombre d’adhérents approcheraient formellement le président pour demander que soit convoquée une assemblée générale extraordinaire, pour réexaminer tout le dossier. Ce serait la solution la plus percutante, mais elle exposerait au grand jour une attaque contre le Conseil et une division entre les membres, alors que la cohésion, voire l’unité, est fondamentale pour la crédibilité de l’institution. L’on pourrait autrement se figurer une situation où quelques membres prendraient l’initiative de solliciter autant des leurs que possible pour adresser une pétition signée comportant un reproche et une opposition à la décision prise, accompagnée d’une demande formelle de la revoir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ou enfin, et à elle va ma préférence, la prise par les membres de la Chambre d’une action passive et calmement menée, presque de manière anodine, qui prendrait les formes suivantes :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Un arrêt de toute participation aux activités de l’institution (pour le travail des comités, dans la participation à des rencontres avec des visiteurs, dans d’éventuels déplacements à l’étranger, dans la réponse à des propositions du Secrétariat, etc.) ;</span></li>
<li><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Un refus de payer leur quotité annuelle jusqu’au verdict de la Cour de Curepipe ;</span></li>
<li><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et, plus que tout, un refus de participer à la prochaine assemblée générale annuelle, car autrement cela signifierait qu’ils endossent et approuvent, par leur présence, le bilan de l’institution pour l’année précédente, dont sa honteuse décision de la semaine dernière.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cette dernière solution, si elle se traduisait suffisamment dans les faits, montrera à ce Conseil indigne qu’il reste encore dans la CCI quelques entrepreneurs mauriciens méritant le plein respect et prêts à réagir aux démissions morales inacceptables de ceux à qui ils confient un mandat pour les représenter.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Je vois passer sous mes yeux, en ce moment, certaines réactions et observations sur l’inacceptable décision du président Hugnin et des membres du Conseil. Elles viennent montrer que, fort heureusement, un certain nombre de personnes continuent à chérir la dignité et le respect de soi. Ce comportement est d’autant plus édifiant que la quasi-totalité des valeurs essentielles qui donnent un vrai sens à la vie, si difficile soit-elle, est en voie de disparition rapide chez nous.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La CCI est une institution responsable, affirme son président, dans un communiqué illustrant son irresponsabilité. Mais qu’est-ce qu’avait alors ce sacré dictionnaire Larousse à définir l’adjectif ‘responsable’ comme suit : « Qui est réfléchi, sérieux, qui prend en considération les conséquences de ses actes ». Le Conseil de la Chambre a-t-il pris en considération la conséquence de ses actes en ne mettant pas l’individu du Secrétariat temporairement en retrait ?  Guillaume Hugnin tente de défendre l’indéfendable !  Dans cette démarche, il est tout simplement minable. Pour sauver la face de la CCI et sa présidence, il lui reste encore la possibilité de démissionner. Mais, pour cela, il faudrait encore qu’il sache ce qu’est le courage !  Les paris sont ouverts…</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio           </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p></div>
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		<title>Bruneau Laurette : Tansion !  Ramgoolam pé rod servi nou !</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/bruneau-lorette-tansion-ramgoolam-pe-rod-servi-nou/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Jan 2021 18:00:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[13 février 2021]]></category>
		<category><![CDATA[aneerood jugnauth]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bonjour Bruneau Laurette, GRAN BÉZÉ PÉ VINI !  Nou ti kwar ki ziss piti-la qui enn danzé pou la démokrati et nou l’avenir politik, mé nou trouvé ki l’opposition oussi kapav vinn enn véritab ménass pou nou société sivil ! Bann-la pé sey servi nou asterr !  Nou bien bizin réazir et litté pou pas less zot pran tou kapital et tou krédibilité ki la société sivil Moris fin arrive gagné avec bann actions ki ou finn pran dépi nofraz Wakashio. Mo lanss ou enn lapel. Nou bizin réazir asterr ! Li bien important ! Gett propositions konkrett ki mo pé fer dans sé ki mo ékrir ici…</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Bonjour Bruneau Laurette,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">GRAN BÉZÉ PÉ VINI !  Nou ti kwar ki ziss piti-la qui enn danzé pou la démokrati et nou l’avenir politik, mé nou trouvé ki l’opposition oussi kapav vinn enn véritab ménass pou nou société sivil !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Bann-la pé sey servi nou asterr !  Nou bien bizin réazir et litté pou pas less zot pran tou kapital et tou krédibilité ki la société sivil Moris fin arrive gagné avec bann actions ki ou finn pran dépi nofraz Wakashio.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mo lanss ou enn lapel. Nou bizin réazir asterr ! Li bien important ! Gett propositions konkrett ki mo pé fer dans sé ki mo ékrir ici…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ce qui s’est passé durant les deux derniers jours à Maurice est extrêmement décevant et préoccupant. L’opposition parlementaire, l’impayable Navin Ramgoolam en tête, veut clairement maintenant récupérer à son compte toute la crédibilité et surtout la forte identité que la société civile a acquise dans l’île au cours des derniers mois.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il est fondamentalement important qu’elle résiste aux efforts de certains politiciens de diluer son identité !  Mieux encore : il faut que nous utilisions les circonstances pour consolider notre action et faire comprendre aux politiciens-dinosaures de notre pays (il y en a encore tellement !) que leur style de politique des 52 dernières années, c’est comme Capri, c’est fini…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Récapitulons, pour mieux saisir la situation dramatique dans laquelle se trouve l’île Maurice !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>I – La catastrophe ‘Couard’ Jugnauth</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Depuis quinze mois que Pravind Jugnauth est à la tête du pays, n’importe quel Mauricien intellectuellement neutre peut constater à quel point notre pays s’est enfoncé encore plus avec lui.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La déchéance est visible partout dans notre vie. Avec l’absence quasi totale de vrais contre-pouvoirs dans notre constitution et la lâcheté de ses lèche-bottes patentés, piti-la a réussi à contrôler la presque totalité des structures de gestion du pays. Mais, comme nous savons, il a aussi imposé sa sulfureuse « paternité » sur toute l’administration du pays, et pire encore, il a laissé se répandre une insécurité et une instabilité et il a rétréci certaines de nos libertés avec une arrogance rare.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il est le danger public n°1 à faire expulser de la scène politique, et il ne faut surtout pas diminuer la pression sur lui, afin que l’on continue à démolir son image et « cut him down to his real size ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En quinze mois seulement, le tort qu’il a fait au pays est immense. Il nous a confirmé beaucoup de choses sur son compte : c’est un politicien très moyen qui n’a pas les capacités minimum pour être Premier ministre, même d’un petit pays comme Maurice. Ses actes traduisent, sans l’ombre d’un doute, de l’immaturité, de l’irresponsabilité, de l’immoralité, du mensonge, du racisme (ou du communalisme le plus abject, si l’on préfère) et de l’anti-patriotisme primaire (en tant que serviteur attitré de ce maudit Modi).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chaque nouveau jour qui passera, le pays s’enfoncera un peu plus avec lui. Et ce qui est le plus dangereux, c’est que c’est un homme faible et que l’histoire nous apprend combien il est risqué de confier un pouvoir quasi absolu à ce type d’individus. En effet, ils sont incapables de mesurer la portée exacte de bien de leurs décisions, surtout lorsqu’ils sont entourés d’opportunistes et de membres de réseaux secrets.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi, avec Jugnauth, nous sommes forcés d’évoluer dans une société bloquée, de style féodal, sans espoir de voir changer, se développer et évoluer notre patrie et d’œuvrer en faveur de l’intérêt général et le bien commun.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>II – L’émergence d’une société civile munie d’une forte identité</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Jamais, dans la longue histoire de notre pays, la société civile de Maurice n’a pu émerger et se manifester en tant que telle avant votre arrivée sur la scène sociale, Bruneau Laurette ! Ce que vous avez accompli en six mois est unique, et ceux qui viendront après nous auront à le reconnaître et… saluer votre réussite exceptionnelle.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Par votre courage, votre présence, vos interventions et votre capacité à rassembler, vous avez réussi à faire comprendre aux différentes composantes de la société civile – employés, gens d’affaires, ONG, syndicats, professionnels, académiques, et bien d’autres – combien il est crucial dans toute société de faire front commun vis-à-vis des deux autres éléments (souvent praticiens du népotisme) qui composent toute société, à savoir le monde politique et les capitalistes.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avec vous, le 29 août dernier, ce sont les politiciens qui se sont joints à la foule, et pas le contraire. Ce jour-là a eu lieu un changement fondamental : le peuple a compris que ce sont les politiciens qui doivent les écouter, et les suivre. Ce jour-là, le peuple s’est affranchi de la domination des politiciens dans sa vie !  Symboliquement, nous avons pour la première fois pris le contrôle de notre destin ! Cet acquis doit être conservé et préservé de toute tentative de le diluer ou de retourner à l’esprit « peuple mouton » qui a toujours prévalu à Maurice.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Félicitations donc, Bruneau Laurette ! Si l’on continuait à élire, comme avant, un Mauricien de l’année tous les ans à la fin du mois de décembre, vous auriez été le candidat idéal, sans l’ombre d’un doute. Qui à Maurice peut comprendre la vraie valeur et la portée exacte de vos initiatives, et exprimer ouvertement une vive reconnaissance pour tout ce que vous avez entrepris ?  Pas grand monde, malheureusement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Soyez assuré de notre appui sans faille !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais pour renforcer votre action, comme vous le savez, il va falloir structurer votre mouvement, formaliser votre présence en créant une association et la faisant enregistrer auprès du Registrar of Associations, vous entourer de quelques compétences susceptibles d’assurer une permanence en termes de secrétariat et de diffusion de communications.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Allez de l’avant, Bruneau Laurette !  Et si les moyens font défaut, alors faites nous signe, et nous procéderons à un financement communautaire en sensibilisant la diaspora, dont nous sommes membres. La seule chose que nous demanderons (et qui, avec vous, est déjà acquise) est la transparence de gestion des fonds éventuellement recueillis.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>III – Quand l’opposition parlementaire déçoit…</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’autre chose importante que nous savons aujourd’hui, c’est qu’une opposition extra-parlementaire peut animer la vie politique mieux que celle se trouvant à l’assemblée nationale. Grâce à l’Internet et aux plates-formes numériques… !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Réfléchissons un moment : malgré tous les excès qu’on doit reconnaître à ces nouveaux moyens électroniques, où en serions-nous dans ce pays aujourd’hui sans la possibilité de suivre l’actualité dans l’île en temps réel, les émissions de Top FM, les déclarations de Roshi Bhadain, les études pertinentes de Dev Sunnasy, l’humour décapant de Rachna Seenauth et les analyses opportunes de Prakash Neerohoo ?  Et de bien d’autres Facebookers encore ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il ne nous resterait que la MBC, cette savate du pouvoir, et certains organes de presse, qui manquent souvent d’intérêt dans leurs articles d’opinions et dans les chroniques, et dont les investigations font gravement défaut dans un pays qui n’est autre qu’un grand village et donc où les informations devraient être faciles à obtenir… Ah ! Cette opacité, quand elle nous tient…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Que l’opposition ait mené des actions timides en face des scandales qui se produisent avec une telle régularité est assez décevant. À part les conférences de presse et les interviews, il n’y a pas grand-chose qui se passe, alors que le pays va à vau-l’eau.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En fait, le comportement de cette opposition parlementaire est exactement celui auquel on peut s’attendre de politiciens décidés à faire de la politique comme il y a 50 ans, et de continuer à caresser les citoyens-votants dans le sens du poil : taper systématiquement sur les rivaux, mais surtout ne pas s’engager soi-même pour l’avenir, ne surtout pas débattre d’idées et de mesures en profondeur qui seraient susceptibles de faire évoluer notre monde politique et la façon de favoriser une vraie démocratie et accélérer notre développement, combattre et dénoncer l’opacité et les trafics d’influence, formaliser les structures des partis politiques et nos dépenses politiques une fois pour toutes, interdire les financements d’activités politiques venant de personnes morales et physiques, neutraliser les atteintes à la méritocratie en contrebalançant véritablement les pouvoirs sans limites des politiciens.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il y aurait tellement à faire pour quitter une fois pour toutes ce carcan rétrograde qui caractérise notre paysage politique et les sales mentalités qui y règnent depuis si longtemps. Et c’est précisément une approche à la Bruneau Laurette qui pourrait faire aboutir un projet de modernisation devenu indispensable pour nous sortir de l’ornière.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>IV – Morisiens, pas less sa bann-la servi nous ! Nous bizin réazir… </strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le changement dans notre vie politique doit commencer avec quelques mesures bien précises. D’abord et avant tout pour nous protéger contre toute récupération par des politiciens.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voyons la situation actuelle.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Au train où vont les choses, et pour être réalistes, nous devrons composer avec ce piti abject pendant encore environ quatre ans. C’est là une réalité effrayante. Comment cette constante dégradation de notre vie sociale va-t-elle se terminer, s’il faut la subir jusqu’en 2024 ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ce qui est certain, c’est que, forts de notre identité et de notre crédibilité, nous, la société civile, devons saisit cette situation pour imprimer notre vision de l’avenir à ceux qui prétendent nous représenter à partir de la prochaine échéance électorale. L’occasion qui s’offre à nous doit être exploitée à fond.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Or, à quoi assistons-nous depuis le 16 janvier ?  À rien de moins qu’une tentative sournoise de Ramgoolam et consorts d’utiliser les circonstances du moment et de se trouver une nouvelle virginité à nos yeux. Rien de moins ! Zot éna toupé !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><em>Bruneau Laurette, nou kont lor ou pou azir. Sé ki pé arrivé la, li bien grav et li inakseptab !</em></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">D’après Ramgoolam, l’opposition parlementaire se regroupe pour provoquer un départ du gouvernement en place : il tient donc une conférence de presse en solo le samedi 16 janvier et annonce – au nom de toute l’opposition, semble-t-il – une « manifestation monstre » pour le samedi 13 février pour éjecter le gouvernement en place.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">On est donc en droit de demander à Ramgoolam :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A-t-il parlé, lui un non-élu uniquement leader d’un parti politique, au nom de l’opposition parlementaire, au nom de celle-ci ? A-t-il été dûment mandaté à cet effet ? Devine-t-on correctement que Arvin Boolell, le leader de l’opposition à l’Assemblée, Paul Bérenger et Xavier Duval sont d’accord avec cette déclaration effectuée en ‘solo’, hors de leur présence, et l’avalisent ?</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Si tant est que cela soit possible, Ramgoolam peut-il nous dire quel est le but exact de cette manifestation, et quel est le résultat précis qu’il espère en obtenir ?</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme un grand nombre de partisans du Parti travailliste sont contre sa présence continue et ses interventions sur la scène politique – en estimant (justement à notre avis) qu’il fait plus de tort que de bien à l’île Maurice – peut-il nous dire s’il souhaite continuer à se livrer à de la politique active dans le pays et être candidat aux prochaines élections (dès que l’occasion se présente). Qu’il se le dise : sans réponse et engagement clair de sa part, nous continuerons à le combattre, car nous estimons qu’il est aussi dangereux que le ‘couard’ Jugnauth, si ce n’est qu’en raison de sa tentative fin 2014 d’établir un système présidentiel à Maurice, évidemment avec lui comme président, avec des pouvoirs largement étendus, une tentative qui a abouti à l’installation du régime Jugnauth que nous devons subir aujourd’hui.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>Bruneau Laurette, nou bizin défann nou statut de société sivil avec ou led. Nou compte lor ou, ou bizin kontinié anim nou mouvma, et nou dir ou : siouplé, zamé na pa fer politique, parski lerla, sé la fin pou nou l’espoir dans enn société meillerr, kot politisiens azir kouma bizin et, sirtou, respecté nou. Resté, pa less bann-la fer nous retourn en arrierr. Sé nous qui responsab sanzman manierr fer politique dans Moris, et sa lokazion qui p présenté la, nou pou diffisilman gagn enn lott. Nou dépann lor ou !</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>V – Anou tester sinsérité bann-la…</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voici mes propositions, Bruneau Laurette. Analysez-les, et voyez si elles peuvent être adoptées.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Annoncer une manifestation, inviter tout le monde verbalement, de manière vague, et tenter de motiver une population qui ne veut pas de lui dans sa majorité, et à propos duquel l’anglais dirait « Pull yourself out and be damned ! ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Hé bien, non ! Je suggère fortement que nous testions si Ramgoolam, Boolell, Bérenger, Duval et les proches conseillers de ce beau monde sont vraiment sincères ou si nous sommes toujours en plein dans le monde ancien.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Je suggère que vous adressiez un courrier individuel à ces gens, Bruneau Laurette, et que vous leur fassiez comprendre que la société civile de Maurice est à présent unie et solidaire, et que vous déciderez de mobiliser vos troupes – ou peut-être pas – en fonction des assurances par retour de courrier, par écrit aussi, que vous recevrez de chacun d’eux par rapport à vos questions. Pas de réponse commune et d’assurances verbales de leur part, tout doit être fait de manière formelle.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À mon avis, trois questions essentielles devraient leur être posées, comme suit :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La dégénérescence de Maurice a atteint un tel point que la mobilisation de politiciens ne peut s’arrêter aux seuls membres de l’opposition parlementaire, d’autant que ceux qui agissent autrement font montre d’un grand dynamisme. Dites-nous donc : allez-vous inviter des politiciens tels que Dev Sunnasy, Roshi Bhadain et les candidats indépendants au rassemblement ? Comment allez-vous procéder pour le faire ? Et à quel titre : comme organisateurs ou comme membres d’un regroupement de tous les intervenants dans le monde politique ?</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Puisque vous visez à un « nettoyage » du régime du piti-la, comment voyez-vous exactement la suite des choses ? Forcément par une consultation électorale générale, n’est-ce pas ? Merci de nous le confirmer.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Si tel était éventuellement le cas, que comptez-vous proposer le moment venu comme mesures spécifiques pour transformer et faire évoluer les structures et le fonctionnement de la politique à Maurice, très spécifiquement en termes de</span>
<ul>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">préservation et de rétablissement des libertés publiques, notamment de la liberté de l’information (avec un « Freedom of Information Act »),</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">formalisation du statut des partis politiques en associations dûment enregistrées et de leur fonctionnement,</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">révision de la Constitution du pays, référendum et mise sur pied de la Deuxième République.</span></li>
</ul>
</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Répondez très clairement et précisément à ces questions, sans les contourner comme font d’habitude les carriéristes en politique, et prenez l’engagement formel de traduire ces mesures dans la réalité dès la prochaine consultation populaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><strong><span style="font-family: Open Sans; color: #000000;"><em>BRUNEAU LAURETTE, nou pa kapav ratt sa lokazion-la pou fer zot kompran ki nou pa pou less zot kontinié ek zot badinaz enkor lontan. Si zot pas sanzé, nou pou bizin fou zot déor enn par enn.</em></span></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><strong><span style="font-family: Open Sans; color: #000000;"><em>Soi politisien kompran ki ler finn arrivé pour zot fer politik enn lott manierr, ou soi nou pou fer zot allé, avec enn bon kutpié…</em></span></strong></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-size: medium;"><strong><span style="font-family: Open Sans; color: #000000;"> </span></strong></span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> A. Jean-Claude Montocchio      <br /></span></p></div>
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		<title>AU DOCTEUR GUJADHUR, POUR L&#8217;AIDE AUX COCOVID&#8230;</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/au-docteur-gujadhur-pour-laide-aux-cocovid/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Apr 2020 09:02:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[arvin boolell]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lettre ouverte au Docteur Vasantrao Gujadhur. Bonjour cher Docteur, ainsi donc, lors d’une déclaration récente, vous avez déploré le comportement des Mauriciens dans la situation difficile actuelle, un comportement qui selon vous est « inexplicable ». Inexplicable, dites-vous ? Allons, Docteur ! L’explication est simple, en fait : après plus d’un demi-siècle de laisser-aller, de démissions morales, de collusions, de renoncements et de lâcheté de la part de nos Premiers ministres successifs et de nos autres grands politiciens, à quoi peut-on s’attendre d’autre ? Que les Mauriciens, dans leur vaste majorité, sortent de leur incivisme, de leur indiscipline, de leur "foupamalisme', de leurs égocentrismes et de leur débilité de longue date pour devenir du jour au lendemain des gens responsables, disciplinés et solidaires ?</p>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/au-docteur-gujadhur-pour-laide-aux-cocovid/">AU DOCTEUR GUJADHUR, POUR L&rsquo;AIDE AUX COCOVID&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_2 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><strong><em><span style="font-family: Open Sans; color: #000000;"></span></em></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><strong><em><span style="font-family: Open Sans; color: #000000;"></span></em></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><strong><em><span style="font-family: Open Sans; color: #000000;">IN VIRUS VERITAS…</span></em></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>Lettre ouverte au Docteur Vasantrao Gujadhur</u></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Bonjour cher Docteur,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi donc, lors d’une déclaration récente, vous avez déploré le comportement des Mauriciens dans la situation difficile actuelle, un comportement qui selon vous est « <em>inexplicable</em> ». Inexplicable, dites-vous ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Allons, Docteur ! L’explication est simple, en fait : après plus d’un demi-siècle de laisser-aller, de démissions morales, de collusions, de renoncements et de lâcheté de la part de nos Premiers ministres successifs et de nos autres grands politiciens, à quoi peut-on s’attendre d’autre ? Que les Mauriciens, dans leur vaste majorité, sortent de leur incivisme, de leur indiscipline, de leur « foupamalisme », de leurs égocentrismes et de leur débilité de longue date pour devenir du jour au lendemain des gens responsables, disciplinés et solidaires ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Vous êtes un scientifique, et il est normal que certains aspects des sciences humaines et sociales vous échappent. Sachez quand même qu’il n’est vraiment pas facile d’éduquer tout un peuple à un comportement responsable, ordonné, discipliné et réfléchi en moins d’une génération, et plus sûrement deux. Un peuple, ça s’éduque, pour autant que le courage, la détermination et la manière de procéder des gouvernants soient au rendez-vous. Ce qui n’a pas été le cas depuis avant l’indépendance…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">On peut bien obliger les membres de la communauté, à force de les forcer (comme ces jours-ci) de respecter certaines consignes dans leur comportement, mais ce sont là des situations où, les services d’ordre repartis, le naturel reprendra vite ses droits dès la levée de notre période de confinement ou, éventuellement, de nos confinements successifs. L’influence de la culture d’origine, l’absence de valeurs, de dignité et d’amour-propre et le laisser-aller omniprésent reprendront rapidement le dessus et nous nous immergerons dans notre désordre et notre léthargie de toujours bien rapidement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Des cinq Premiers ministres que nous nous sommes donnés avec notre constitution bancale depuis 1968, aucun n’a voulu « met lord », soit instaurer un minimum de rigueur (avec tout ce que cela implique) dans le pays, sans lequel aucun réel développement, dans le plein sens du mot, n’est possible. Ceux des Mauriciens qui ont réussi à sortir de cette ornière physique et mentale – en d’autres mots, ceux d’entre les Mauriciens qui ont développé une autonomie intellectuelle et un sens critique – sont obligés bien malgré eux de subir tous les jours de leur vie les nombreux inconvénients que cette situation bordélique leur cause.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il n’y a qu’à consulter les pages Facebook des Mauriciens avertis pour constater combien est vive la frustration que provoque la vision d’un pays dépérissant moralement et devenant de plus en plus sale physiquement, ainsi que la tristesse et l’impuissance éprouvées en face d’une gestion truffée d’incompétence, de combines et de démission de la part de ceux en charge de notre foutu pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voyez-vous, cher Docteur, ceux chez nous supposément « responsables » de l’orientation de notre destin ont toujours renoncé – par inconscience et/ou par calcul – à instaurer une véritable discipline dans notre île, très probablement, pour ne pas dire sûrement, à cause du fait qu’un peuple dont la communauté principale est culturellement adepte du « chaos organisé » reçoit mal le combat que peut mener un gouvernement contre les comportements desservant l’intérêt et le bien-être général.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Toute tentative de « met lord » dans notre pays est vouée à l’échec, car il y a maintenant longtemps que le Mauricien lambda ne souffre plus que l’on puisse lui interdire de continuer à se comporter comme cela lui convient, qu’un tel comportement aille contre le civisme élémentaire et l’intérêt général ou pas. À Maurice, la liberté des uns ne s’arrête très souvent pas là où commence celle des autres. À ce point de vue, notre société est encore moyenâgeuse, pour ne pas dire archaïque, et ce qu’il faudrait accomplir pour faire émerger une société moderne à Maurice est tout simplement gigantesque.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Au succès de Singapour, il y a une seule explication : Lee Kwan Yew, en vrai leader, a motivé son peuple et l’a guidé dans une seule direction, celle de l’ordre, de la discipline et du progrès. Ce qui l’a aidé, de toute évidence, est l’héritage culturel reçu à travers le confucianisme. Si on veut facilement savoir quel est l’avenir d’un peuple, il suffit de regarder son passé, ses comportements et son optique courante.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chez nous, à ce point de vue, l’optimisme n’est de mise que si l’on se munit de détermination, de patience et de dépassement de soi pour dégager des résultats qui, encore une fois, n’arriveront qu’à terme. La situation dans laquelle nous nous trouvons traduit tout simplement le renoncement de nos politiciens &#8211; pour des raisons éminemment électoralistes – à imposer un minimum de discipline et de comportement de responsabilité aux Mauriciens, sans distinction.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ils ont en fait bien saisi (inconsciemment, s’entend) que les hommes, même dans les sociétés modernes, sont davantage des êtres culturels que des agents économiques. Pour eux, il est nettement moins risqué, en termes de (maintien de) leur popularité, de voter des lois que de s’assurer qu’elles soient subséquemment respectées, surtout lorsqu’ils ne sont pas très exigeants sur le plan moral envers eux-mêmes. Nous en savons quelque chose …</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais il y a plus grave encore, Docteur !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Premièrement</strong>, tout observateur objectif de la politique mauricienne voit bien que le bilan de Pravind Jugnauth depuis le 8 novembre 2019 est désastreux. Depuis cinq mois, son parcours n’est qu’exclusivement parsemé de décisions autoritaires, déjà nombreuses. En voici des exemples : interruptions du débat démocratique (renvoi des sessions et suspension de l’Assemblée nationale), retards (le rapport du CP sur l’accident de Wootton est toujours en attente), refus de prendre action (failles dans la comptabilité nationale), choix de personnes non judicieux, emprise quasi-totale sur les contre-pouvoirs, trafic d’influence, népotisme et, surtout, refus de rectifier la déclaration d’un maudit socio-culturel local l’associant, dans une certaine mesure, à un nationaliste du sous-continent indien.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les bévues dans la fermeture des supermarchés, la saga des boulangeries, le refus des autorités de divulguer un minimum d’informations à propos des mesures (tardivement) prises concernant le Covid-19, une communication défaillante et approximative et la pénalisation inacceptable d’une plate-forme numérique (Top FM) par la suspension temporaire de ses émissions en disent beaucoup sur le niveau lamentable de la capacité de Pravind Jugnauth à diriger le pays avec l’autorité, le leadership et la compétence que mérite impérativement la situation que nous affrontons.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Deuxièmement,</strong> le peuple de Maurice paye, bien malgré lui, les conséquences pratiques des rapports extrêmement tendus entre les Jugnauth et Navin Ramgoolam depuis une dizaine d’années. Pravind Jugnauth et Navin Ramgoolam se haïssent, comme chacun sait. Ce n’est pas un combat pour le pouvoir qu’ils mènent, mais une véritable guerre de destruction de l’ennemi d’en face. Or, une démocratie représentative, une vraie, qu’elle soit westminstérienne ou autre, présuppose l’existence de rapports tant soit peu civilisés entre ceux qui détiennent le pouvoir à un moment donné et l’opposition. Des débats sains, une collaboration consentie et des relations souples en sont la garantie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À Maurice, cette dimension a été absente du paysage politique depuis au moins les 30 dernières années : les intérêts supérieurs du pays passent au second (voire au troisième) plan. Le bon peuple doit en subir les conséquences : coups bas, mesquineries, non-respect délibéré à la réglementation, accaparement des prérogatives et des compétences, utilisation irresponsable des fonds publics ainsi qu’un intense trafic d’influence sont ce qui s’offre à nous, même en période d’urgence nationale. Le vrai drame, c’est qu’il existe encore suffisamment de débilité et d’inculture dans notre pays pour faire pencher les résultats des élections en faveur de ces dangers publics.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le seul politicien en fonction à prôner une mise en commun des idées et des initiatives entre hommes publics pour lutter ensemble contre la pandémie est Arvin Boolell. Il est le seul, semble-t-il, à avoir compris que la situation est tellement grave que les rapports infects entre les gouvernement et l’opposition doivent être mis de côté temporairement, et que la priorité absolue est et doit rester la forme de combat à mener ensemble contre la pandémie jusqu’à sa disparition. Il a parfaitement compris que la solidarité, la confiance et un minimum de rapports civilisés sont essentiels dans le comportement de la communauté entière vers le sauvetage du pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pravind Jugnauth ne l’a-t-il pas compris ? Faut-il en déduire qu’il place le maintien de ses prérogatives au-dessus du bien-être de la population ? Ne se rend-il pas compte que la situation est telle que la santé doit passer actuellement avant la politique partisane ? Faut-il lui expliquer que la bataille du coronavirus se gagnera quand toutes les forces, les idées, les contributions et les mesures seront réunies et qu’aucun politicien ne tirera profit de ses contributions sur le dos des contaminés du pays ? S’il ne prend aucune action, nous lui jetterons en pleine figure le fait suivant : son comportement est abject et indigne !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Troisièmement</strong>, Docteur, constatons un échec, profond, de notre pays dans sa marche en avant : celui du manque de patriotisme, de cohésion spontanée et de rassemblement des énergies autour d’une épreuve d’une rare intensité. La raison tient au fait que l’île Maurice continue à pratiquer le communalisme de toujours. Mieux encore : depuis 2015, les Jugnauth ont fortement privilégié l’occupation des hauts postes gouvernementaux par « <em>nou bann</em> ». Un tableau comparatif de ceux qui occupaient ces postes jusqu’en 2014 et les changements intervenus depuis le montrent très clairement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans un pays multiculturel, ces prérogatives quasi exclusives sont une pratique néfaste. Le groupe bénéficiaire de ces nominations finit après un certain temps par ne pas comprendre que les politiciens puissent faire appel à d’autres membres de la communauté, largement exclus de ces processus, sans distinction dans ces appels. Comment le politicien peut-il être crédible et convaincant en lançant des appels à tous, après avoir privilégié précédemment une partie de la population seulement ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Retenons enfin le fait qu’arrivé en 2020, le Mauricien lambda n’a toujours aucune formation politique de base, les quelques éléments tangibles d’un vivre-ensemble réussi à l’échelle nationale restent flous à ses yeux, la culture générale si indispensable à un comportement autonome réfléchi est toujours inexistante, et les vides psychologiques qui se manifestent dans la société ne sont pas près d’être comblés. Dans une mesure tout à fait insatisfaisante, nous sommes toujours démunis sur le plan civique, psychologique, sanitaire et politique, et les failles dans les capacités de nos politiciens au pouvoir à anticiper, prévoir, organiser, raffermir et contrôler les différentes situations auxquelles nous avons à faire face dans un laps de temps très court – comme c’est le cas actuellement &#8211; restent béantes.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le confinement du peuple est révélateur de l’incapacité de nombreux Mauriciens à se plier à une discipline requérant une autonomie morale et intellectuelle, des efforts sur soi-même, et une conscience empreinte du sens des responsabilités envers les autres et envers soi-même. Comme le dit avec beaucoup de pertinence Michel Onfray, philosophe français, « <em>le confinement e</em><em>st un terrible révélateur du vide existentiel qui peut habiter certains… Savoir vivre seul est une chose compliquée pour beaucoup. Le silence et la solitude effraient nombre de gens qui veulent vivre dans du bruit, du tintamarre, du mouvement, du bazar…</em> ». À Maurice, nous le savons, le principal divertissement est dans la rue…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il est clair aujourd’hui que nous avons failli à bien des égards, surtout en prenant autant de temps pour nous munir de masques, de gants, d’équipements pour les tests de dépistage et de ventilateurs. L’opacité des autorités centrales dans le traitement des informations vient s’ajouter à l’imprévoyance et ne permet même pas aux Mauriciens de savoir comment évolue la situation exactement. Une enquête sur le déroulement des faits durant la pandémie devrait s’imposer en temps et lieu, mais nous savons d’avance qu’elle n’aura aucune chance d’aboutir. Ceux qui nous gouvernent torpilleront toute initiative dans ce sens.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ne pensez-vous pas quand même, cher Docteur, qu’il faudrait faire comprendre en haut lieu que, dans la situation actuelle, le gouvernement et l&rsquo;administration des services sanitaires ne peuvent agir seuls ? Si l’on estime que le sanitaire doit transcender la politique et l’économie et que la solidarité est d’importance cruciale dans les circonstances, alors les autres forces vives du pays, l’opposition, la société civile et toutes les bonnes volontés ne doivent-elles pas avoir l’occasion de se mettre ensemble et de s’entendre pour contribuer pleinement à notre sortie de cette crise ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio      <br /></span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p></div>
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		<title>MAURICE 2020 : NOTRE DÉCADENCE S’ACCÉLÈRE…</title>
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		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Mar 2020 20:12:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Beaucoup d’entre nous pressentions l’année dernière que la situation à Maurice continuerait à se dégrader si jamais Pravind Jugnauth revenait au pouvoir, à l’issue des élections de novembre dernier. Avant la tenue du scrutin, l’éventualité d’un tel retour de cet individu très moyen à la tête du pays était difficilement envisageable, comme vous vous en souviendrez. Toutefois, apparemment – et seulement apparemment - le MSM et ses alliés ont remporté ledit scrutin. Attendons voir ! Mais, ce que nous craignions avant les élections si jamais Pravind Jugnauth revenait au pouvoir, soit la dégradation plus avant de la situation dans le pays, tant à travers son autoritarisme, ses erreurs et ses omissions répétées que les tractations de certains de ceux qui gravitent autour de lui et l’influencent, les titularisations d’« intellectuels raffinés » dont il a directement ou indirectement la charge, sa démission – le mot n’est pas trop fort – en face de certains graves problèmes que le pays doit affronter, sans la moindre tentative de les combattre, tout cela est en train de se produire à une cadence soutenue, et notre avenir s’assombrit de plus en plus.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_3 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chers compatriotes,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous devons exprimer notre profonde reconnaissance à Pravind Jugnauth pour ses nouvelles illustrations, cette dernière semaine, du fait qu’il n’a pas la dimension voulue pour occuper le poste de Premier ministre de notre pays. Il faut bien finir par en convenir : le hasard d’une naissance et d’un patronyme, même dans un paradis à peine excentré par rapport à celui du «<strong> to mem papa, to mem mama</strong> » ne garantit rien, loin s’en faudrait…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Beaucoup d’entre nous pressentions l’année dernière que la situation à Maurice continuerait à se dégrader si jamais Pravind Jugnauth revenait au pouvoir, à l’issue des élections de novembre dernier. Avant la tenue du scrutin, l’éventualité d’un tel retour de cet individu très moyen à la tête du pays était difficilement envisageable, comme vous vous en souviendrez. Toutefois, apparemment – et seulement apparemment &#8211; le MSM et ses alliés ont remporté ledit scrutin. Attendons voir !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais, ce que nous craignions avant les élections si jamais Pravind Jugnauth revenait au pouvoir, soit la dégradation plus avant de la situation dans le pays, tant à travers son autoritarisme, ses erreurs et ses omissions répétées que les tractations de certains de ceux qui gravitent autour de lui et l’influencent, les titularisations d’« intellectuels raffinés » dont il a directement ou indirectement la charge, sa démission – le mot n’est pas trop fort – en face de certains graves problèmes que le pays doit affronter, sans la moindre tentative de les combattre, tout cela est en train de se produire à une cadence soutenue, et notre avenir s’assombrit de plus en plus.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La liste des manquements de Pravind Jugnauth à ses devoirs élémentaires à la tête d’un système de gouvernement supposément « responsable » de ses actes depuis novembre dernier est déjà longue, et elle s’allonge régulièrement : autoritarisme, manque d’égards envers l’instance législative, incapacité à entreprendre des réformes fondamentales pour la « remise en état » du pays, notamment par rapport à la corruption, la drogue, les atteintes à notre environnement, nominations non dictées par des considérations objectives, indignité totale (participation à une conférence à Londres à l’invitation d’un pays qui a commis des actes de « cruauté envers l’humanité » à notre égard), projection d’une image extrêmement défavorable sur notre compte auprès d’étrangers, etc. Pas une seule semaine ne se passe sans que l’on ait à reprocher à cet individu des agissements qui portent atteinte à notre image, notre crédibilité, notre stabilité sociale et notre développement.   </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Rien qu’au cours de la dernière semaine, deux faits majeurs venus affecter profondément notre pays, sa réputation et sa crédibilité sont directement imputables à Pravind Jugnauth : le premier tient au fait que, en capacité de ministre des Finances (et de beaucoup d’autres choses) jusqu’en novembre 2019, il ne s’est pas assuré pas que les recommandations exigées par le Eastern and Southern Africa Anti-Money Laundering Group (ESAAMLG), qui relève du Groupe d’action financière (GAVI (ou FATF pour son acronyme anglais)), soient intégralement traduites dans les faits à Maurice. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il faut prendre connaissance à cet effet du rapport très explicite du ESAAMLG sur l’île Maurice en date de septembre 2019 (se rendre à <strong><a href="https://esaamlg.org/index.php/Countries/readmore_members/mauritius" style="color: #000000;">https://esaamlg.org/index.php/Countries/readmore_members/mauritius</a></strong>  pour accéder au document). En résumé, cinq des « Recommendations » (24, 25 et 28, puis 32 et 33) du GAVI ne sont pas respectés comme il convient.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Lorsqu’on connaît comment des bandits internationaux arrivent à profiter de notre juridiction laxiste, de notre léthargie et de notre désordre mental pour se livrer à leurs activités abjectes, avec le concours d’individus, d’instances officielles locales et d’entreprises locales que le GAVI (FATF en anglais) appelle pudiquement « les professions non financières désignées », on peut se demander si les conclusions du ESAAMLG sont une surprise ou pas. Ainsi, les Mauriciens seraient choqués s’il leur était révélé le nom de l’entreprise financière s’étant « occupée » du dossier Dos Santos chez nous.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le deuxième fait majeur de la semaine est, bien évidemment, la prestation remarquable (et observée jusqu’au Népal) de notre chou-chou de Speaker de notre auguste assemblée nationale. La journée du 28 février 2020 restera marquée d’une pierre blanche en raison de tout ce que cette journée a représenté d’ensauvagement de notre instance législative suprême. Comme vous savez, notre président de séance et de l’assemblée a détruit tout ce qui restait dans le siège de notre instance législative de dignité, de sobriété, de mesure, de décence et de respect envers le peuple. L’île Maurice de la rectitude et de l’amour-propre saura s’en souvenir. Et ses nombreux citoyens mauriciens et de la diaspora se sentant offensés par un tel manque de retenue, ne pouvant provenir que d’un bien triste sire de bas étage, ou même de sous-sol, sauront lui donner une leçon de tempérance et d’éducation le moment venu.        </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Merci donc bien vivement, et surtout bien sincèrement, à notre Premier ministre pour son choix de ce nouveau Speaker : il indique très clairement que Pravind Jugnauth a une perception très élevée et une incision remarquable des qualités qui doivent prévaloir chez une personne assurant les fonctions de présidence de notre assemblée. <em>With Pravind, we cannot go wrong in any way whatsoever!</em> Maya et le Sieur Phokeer s’inscriront donc dans les archives de notre Assemblée comme deux speakers exceptionnels, grâce à la perspicacité de notre bien-aimé Premier ministre dans ses choix guidés par des critères exigeants, objectifs, neutres et judicieux. L’enregistrement de la prestation du Phokeer est dorénavant inscrit en lettres d’or pour l’histoire tant dans les textes du Hansard que dans les images vidéo ayant été captées.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Souhaitons donc une nouvelle fois longue vie à Sooroojdev Phokeer dans ses fonctions. Nous avons encore près de cinq ans à aller comme ça, et le spectacle, le grand, est donc assuré. Nous, citoyens de Maurice, avons bien de la chance : notre Premier ministre nous respecte profondément, et nous lui devons en retour notre admiration sans défection possible. Avec lui, l’avenir d’une île Maurice digne et respectable est assuré !  </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais, chers lectrices et lecteurs, redevenons un peu cynique et sérieux quand même, si vous voulez bien !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Que notre patrie prenne régulièrement une pente toujours plus dangereuse ne fait aucun doute. Mais nous devons quand même nous demander pourquoi Pravind Jugnauth affiche de manière permanente une aussi belle assurance. Elle n’a d’égal que ce petit sourire moqueur qu’affichait en permanence Navin Ramgoolam <em>‘in the good old days’ </em>(et même jusqu’à récemment dans sa montée à pied, lors de la visite papale, vers Marie Reine de la Paix, se faisant préserver du soleil par un accompagnateur porteur de son parasol, un spectacle d’un ridicule achevé destiné aux demeurés de l’île). </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Par rapport à ce qu’il nous est donné de voir couramment, nous pensons que cette assurance de notre PM bien-aimé provient de deux sources, l’une située <strong>dans le cadre national</strong>, et l’autre <strong>de l’extérieur</strong>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour ce qui est de la source « locale », Pravind Jugnauth envahit littéralement de ses prérogatives et de ses nombreuses faveurs toutes les sphères du pouvoir à l’aide de deux groupes : les lèche-bottes, c’est-à-dire les gens dont la capacité d’épanouissement personnel est généralement limitée ou qui sont d’un opportunisme démesuré, et qui ne peuvent donc prétendre à apporter leur réelle contribution à la société dans la place de la hiérarchie qui leur revient.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Deuxième groupe, autrement plus puissant et sournois : les sociétés secrètes de Maurice !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le fait que l’on n’en parle que très rarement est par lui-même très significatif. Cela est dû à une réalité dont peu de nos compatriotes se rendent compte : les sociétés maçonniques du pays contrôlent toutes les sphères de la vie de la collectivité, et de près ! </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Qu’il s’agisse du monde politique, de celui des affaires, des médias, de l’imprimerie, de tous les domaines de la communication, de l’administration, des ambassades à l’étranger, des instances para-étatiques, de la hiérarchie de nombreuses institutions scolaires, <em>you name it</em>, l’hydre maçonnique est présente et s’arrange pour faire nommer ses membres et pour « agir » afin que les francs-maçons, et maintenant aussi les franc-maçonnes, expriment les uns envers les autres ce qu’il convient d’appeler leur « solidarité ». </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">C’est bien en raison de leur influence sur la société dans son ensemble, influence qu’ils ont initiée et société dont ils ont bafoué les fondements depuis le XVIIIe siècle, et aujourd’hui encore bien plus qu’auparavant, qu’ils ont allègrement torpillé tout ce qui touche au mérite (le vrai s’entend, et non pas le leur), à la libre concurrence dans les affaires, à l’équité et aux chances égales à tous et à toutes, à certaines libertés, à l’effort personnel et, au fond, à la démocratie elle-même. L’une de leurs spécialités chez nous et plus loin tient au « langage politiquement et socialement correct », qui afflige tous ceux qui ne sont pas intellectuellement munis (ou qui ont quelque chose à perdre) pour démasquer leurs perpétuelles combines relatives à la concentration des prérogatives et du pouvoir. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais, voyez-vous, la franc-maçonnerie à Maurice, ce n’est vraiment pas aussi simple que vous pouvez l’espérer. L’existence dans l’île de loges des mouvances française et anglo-saxonne (tant anglaises qu’écossaises), des regroupements « épidermiques » au fil des décennies, des choix entre les loges chrétiennes et athées, des oppositions entre loges au fil de notre histoire pour tout un ensemble de raisons, notamment communales, ont abouti à des jeux d’influences qui nous ont beaucoup pénalisés.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour faire simple dans l’opposition entre les loges de mouvance francophone et britannique, nous allons vous faire part de notre propre expérience. Disons d’abord que, malgré trois occasions qui se sont présentées à nous, nous avons toujours décliné les propositions d’une initiation à la franc-maçonnerie pour des raisons bien précises, ce qui a créé chez nous un sentiment de condescendance envers tous ces individus qui, pour garantir leur avenir – bien souvent bien au-delà de l’âge supposé de la retraite à 60 ans – acceptent inconsciemment une initiation qui équivaut à un réel renoncement à la seule dimension de l’homme lui permettant de s’épanouir et de prendre la place qui lui revient légitimement, et non pas artificiellement, dans la société. Passons !     </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En fait, pour le commun des mortels, il n’est pas possible d’affirmer, sans risque de se tromper, que telle ou telle autre personne appartient à une loge maçonnique. Les rites, les dossiers, les engagements, l’initiation et tous les autres aspects des sociétés secrètes sont férocement protégés, et ne sont accessibles qu’aux seuls frères et sœurs, et encore… Il existe une hiérarchie stricte au sein de ces sociétés, qui s’étale en « degrés », et seuls les hauts placés dans la hiérarchie ont accès aux archives et à certaines « connaissances ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi donc, pour identifier les « initiés », il n’y a que deux moyens : <strong>observer (très)</strong> <strong>discrètement </strong>le comportement de ceux et celles que l’on suspecte d’appartenance à une loge, et <strong>dégager des conclusions</strong> des résultats de leurs interactions avec d’autres suspects. À partir de certains faits indiscutables (ainsi qu’avec l’aide de YouTube qui nous permet de voir des choses autrefois impossibles à constater – par exemple, une séance d’initiation à l’intérieur d’une loge), il devient alors possible de continuer à ajouter 1 à 1 et de s’assurer, sans grand risque de se tromper, que l’opération donne 2.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voici une partie très succincte de notre récit. Nous sommes arrivés à Genève en juillet 2000, pour prendre nos fonctions auprès de la Mission permanente de Maurice auprès de l’OMC. En nous y rendant, nous avons rapidement compris (suite à notre interprétation d’une phrase que nous a adressée un membre de la délégation officielle) que les loges de mouvance francophone y étaient déjà représentées. Deux mois plus tard, en septembre 2000, des élections générales à Maurice ont donné lieu à une importante session de chaises musicales, dont le but caché était de remplacer la dominance des éléments francophones par ceux de la mouvance anglophone.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En apprenant l’identité de ceux qui avaient été nommés dans certaines ambassades de Maurice dans le monde, nous avons deviné sans difficulté ce qui s’était passé à Maurice : Paul Bérenger (ou son représentant) avait avisé le n° 3 du parti (décédé il y a 15 mois, à la fin de 2018), et ce dernier avait donc approché plusieurs de ses frères pour les postes en question. Voilà ce qu’on appelle en mots simples une « atteinte directe à la méritocratie » : plusieurs de ces « nommés » n’avaient aucune compétence de départ dans le domaine des affaires étrangères de notre pays, mais ils étaient des francs-maçons, c’est-à-dire des personnes « coincées » sur lesquelles on pouvait compter absolument !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Attention ! Nous ne sommes pas en train d’insinuer en quelque façon que ce soit que ces individus ont fait montre d’une incompétence quelconque dans leurs fonctions. Nous insistons uniquement sur le fait qu’ils ont été nommés alors qu’un choix effectif existait forcément, et que ce choix n’a pas eu lieu. Ces gens ont ainsi bénéficié d’un traitement privilégié, auquel personne d’autre n’a pu se prévaloir. C’est bien l’histoire du « Pile je gagne, face tu perds ! » qui s’appliquait, et qui continue à s’appliquer jusqu’à aujourd’hui, sans aucune possibilité de s’y opposer.  </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Depuis 2000, suite à chaque élection générale, les séances de « musical chairs » et l’organisation de bals masqués se sont poursuivies. Les loges francophones ont régulièrement affronté les loges anglophones pour le « placement » (à quelques exceptions près) des frères et des sœurs (Ramgoolam a ses sœurs francophones depuis une quinzaine d’années, mais les Jugnauth n’en avaient pas encore jusqu’à récemment, et c’est cela qui explique le fait qu’il a été nécessaire de prévoir depuis 2015 un espace dans la cuisine pour préparer les amuse-gueule, les plats de résistance et les garnitures mijotées allant assurer la sérénité – ainsi d’ailleurs que la servitude &#8211; des joyeux lurons opportunistes de notre Éden).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les nouvelles à propos de ces scandales dont sont passés maîtres nos chers politiciens de tous bords peuvent se trouver, sous forme fortement concentrée, dans le numéro de Week-End du 22 mars 2015, dans deux articles de ce dimanche-là intitulés respectivement « <strong>Organismes d’État – Des nominations de plus en plus scandaleuses</strong> » et « <strong>Le remue-ménage au MMM – La révélation de la connexion maçonnique crée une certaine panique</strong> ». L’un des sous-titres de ce dernier article se lisait ainsi : « Jayen Cuttaree se défend d’être un «recruteur» ou un «parrain»… » Édifiant, n’est-ce pas ? Et évidemment jamais démenti !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Actuellement se déroule encore un bal des masqués du même cru. Certains ont été casés, mais il y a d’autres cas qui sont en suspens. Nominations à suivre et, sait-on jamais, à démasquer ! Quoiqu’il en soit, pour Pravind Jugnauth, la présence de la fille du père ainsi celle de ses compères à ses côtés assurera sa survie à court terme en politique. N’oublions quand même pas le soutien indéfectible que lui apportent, en outre, les nombreux frères des secteurs hors gouvernementaux dans ce grand carnaval. Leur caution et leur absolution morale et intellectuelle lui sont acquises. De bien braves humains, en somme ! Comme disent les Anglais <em>‘The more, the merrier…’</em> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La deuxième raison de la sérénité de Pravind Jugnauth tient, nous l’avons mentionné, à un fait extérieur : la caution, de bien des façons, de ‘mère poule’ l’Inde à l’égard de Maurice. L’histoire (que nous n’avons quand même pas pu vérifier) veut qu’Aneerood Jugnauth ait failli faire appel à l’armée indienne chez nous lors des événements politiques et les élections de 1983. Quoi qu’il en soit, nous sommes aujourd’hui devenus hyperdépendants de ce pays sur les plans (au moins) militaire et financier, et notre vassalité semble convenir sans problème aucun à Aneerood Jugnauth et à son fils. Excepté pour la déportation des personnes physiques, pas prévue qu’on nous dit, l’île Maurice semble larguer Agaléga exactement comme la Grande-Bretagne a largué les Chagos. Question de souveraineté nationale, n’est-ce pas ? Difficile d’expliquer à certaines personnes d’origine modeste de chez nous occupant des postes importants ce que sont l’honneur, la vraie indépendance, la dignité et la décence.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chers compatriotes, nous vous invitons instamment à vous intéresser de près à tous les manquements et toutes les lâchetés qui nous sont imposés de manière courante. L’avenir nous paraît sombre, et nous avons le devoir envers nous-mêmes d’en être conscients et de résister, si ce n’est que psychologiquement, à toutes les bassesses que les pouvoirs actuels nous infligent. Une résistance au moins morale, c’est le geste minimum que nous nous devons, tant à nous-mêmes qu’à ceux qui viendront après nous. Croire que nous allons continuer ainsi et que rien ne pourra être plus préoccupant que ce que nous constatons actuellement est un leurre. Au train soutenu où vont les choses, le pire est encore à venir et, que nous le voulions ou non, nous aurons à y faire face. Autant s’y préparer…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"> A. </span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Jean-Claude Montocchio        </span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"> <br /></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p></div>
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		<title>SOCIÉTÉ CIVILE DE MAURICE, RÉVEILLE-TOI !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Dec 2019 19:03:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[14 décembre 2019]]></category>
		<category><![CDATA[force de]]></category>
		<category><![CDATA[ile maurice]]></category>
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		<category><![CDATA[pravind jugnauth]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comme nous savons, toute société supposément libre repose sur trois piliers : ses acteurs du monde politique, ceux du monde des affaires et les différentes composantes de la société civile. Et ce sont les capacités respectives et le dynamisme de chacun de ces trois piliers, ainsi que l’interaction et le bon équilibre entre eux qui déterminent la faculté de l’ensemble de la société de progresser harmonieusement et d’œuvrer vers un véritable bien commun. L’île Maurice est encore assez mal lotie à cet égard. Située au milieu de l’océan, densément peuplée de communautés de cultures différentes et assez frappante par le conservatisme de leurs membres, le manque de rigueur et d’allant d’une majorité d’entre eux et une morale sociale toujours défaillante, elle tente d’affronter ses difficultés avec un manque de conscience fréquent des impératifs qu’impose son cheminement vers le meilleur. Vu de loin, le pays n’offre pas un panorama très réjouissant.</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chers compatriotes,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme nous savons, toute société supposément libre repose sur trois piliers : ses acteurs du monde politique, ceux du monde des affaires et les différentes composantes de la société civile. Et ce sont les capacités respectives et le dynamisme de chacun de ces trois piliers, ainsi que l’interaction et le bon équilibre entre eux qui déterminent la faculté de l’ensemble de la société de progresser harmonieusement et d’œuvrer vers un véritable bien commun.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’île Maurice est encore assez mal lotie à cet égard. Située au milieu de l’océan, densément peuplée de communautés de cultures différentes et assez frappante par le conservatisme de leurs membres, le manque de rigueur et d’allant d’une majorité d’entre eux et une morale sociale toujours défaillante, elle tente d’affronter ses difficultés avec un manque de conscience fréquent des impératifs qu’impose son cheminement vers le meilleur.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Vu de loin, le pays n’offre pas un panorama très réjouissant.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Concernant son monde politique, le multiculturalisme et la part de chaque groupe aidant, nous sommes en présence de politiciens qui continuent à baser leurs discours et leurs actions sur des interventions incohérentes, ponctuelles et opportunistes susceptibles de convaincre une majorité de Mauriciens composée d’« analphabêtes » et d’« analphacons », dont le sens critique et la faculté de prendre du recul font cruellement défaut.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Si ces politiciens constituaient une équipe de foot, elle pourrait tout juste évoluer en troisième division d’une ligue quelconque. Il n’y a à notre sens pas plus de quatre ou cinq hommes politiques de Maurice suffisamment dotés intellectuellement et moralement, et munis d’une personnalité suffisamment forte pour assurer éventuellement la direction du pays. Arvin Boolell, Paul Bérenger, Shakeel Mohamed et de bien rares autres (Navin Ramgoolam et Pravind Jugnauth étant systématiquement sur la touche dans une telle équipe).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le monde des affaires est, de son côté, l’un de plus archaïques qui soient. La division de ce monde est claire : d’un côté, les « gros » et ceux évoluant avec eux dans « les réseaux » d’inspiration anglophone et francophone, véritables fossoyeurs de la méritocratie (qu’il refusent évidemment de voir, et encore moins d’accepter) ; de l’autre, les PME tentant de se trouver une voie, forcément modeste, dans ce monde sans beaucoup de règles du jeu. Entre eux se situent ces fameuses « barrières à l’entrée », comme disent les économistes, pour signifier les difficultés à entreprendre et à réussir dans un tel contexte.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ces gros bonnets constituent le pilier le plus pénalisant de la communauté mauricienne. Non pas à cause de leur contribution à l’économie du pays, tout à fait valable en tant que telle, mais pour le contrôle (direct ou indirect) qu’ils exercent sur le reste du monde des affaires, les institutions du privé et la politicaille locale. Ils symbolisent ce qu’on peut appeler le ‘crony capitalism’. Le journal <em>The Economist</em> dresse parfois une mesure du pourcentage de sa part dans le PIB de différentes économies : en d’autres mots, il mesure la part des affaires sous le contrôle de ce « capitalisme de connivence » par rapport au reste. Elle est très importante dans certains pays, notamment en Asie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Considérons en troisième lieu la société civile de Maurice. Elle est, sans surprise, la grosse perdante des trois piliers. Morcelée en communautés, en cultures, en groupes confessionnels, en castes, en clans, en classes sociales et en phénotypes épidermiques divers, elle ne cesse de désespérer par ses très nombreux cloisonnements.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Soyons clairs ! Nous ne considérons pas que cette vie en silos, pour ainsi dire, est répréhensible. Les gens se regroupent dans le pays selon leurs affinités, leurs cultures et leurs mentalités respectives. Notre histoire est encore trop récente pour que nous puissions prétendre à une réelle fusion de tous ceux qui composent notre communauté. Mais des rapprochements qui n’existaient pas il y a encore une génération se manifestent de plus en plus, signe qu’un début de perméabilité entre les différentes composantes de notre société a bien démarré. De toute façon, des classes sociales subsisteront dans l’île, comme partout ailleurs dans les pays libéraux du monde.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le problème est ailleurs. En fait, la (trop) faible cohésion des composantes de ce troisième pilier tient au manque d’éducation politique et de civisme d’une majorité de ses membres pour des raisons historiques. C’est bien là le plus gros handicap auquel nous devons faire face. Ceux qui en profitent le plus sont les politiciens : conscients de ces limitations de ce peuple supposément « admirable », non seulement la plupart d’entre eux se mettent à son niveau et n’entreprennent aucun effort pour le faire prendre conscience de ses responsabilités et de ses devoirs envers les autres membres de la communauté et du pays. Bien au contraire !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En somme, le véritable problème de Maurice, c’est que les politiciens refusent, même semble-t-il s’ils en sont pleinement conscients, de promouvoir l’établissement des quelques éléments essentiels que comporte toute république digne de ce nom : le respect de l’autre, la stricte égalité des chances, l’ordre public, quelques valeurs fondamentales et le sens, sinon du patriotisme, du moins de l’intérêt général.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il s’agit là de choses dont les Premiers ministres successifs depuis 1968 se sont refusé de promouvoir, sans rencontrer beaucoup de résistance, faut-il l’avouer, pour des raisons bassement électoralistes. Les derniers agissements de Pravind Jugnauth en matière de nomination du Président et du Vice-président de la République en sont des témoignages éloquents.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Peuple de Maurice, membres de la société civile conscients de votre place et de votre rôle dans la vie publique de notre pays, il est devenu impératif que nous nos mobilisions.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Saisissons l’occasion que nous ont donné les dernières élections générales : elles ont mis en lumière plusieurs faits qui interpellent et qui poussent les bonnes volontés à considérer sérieusement la prise de certaines initiatives orientées vers une structuration des forces que nous représentons et notre participation nettement accrue au développement économique, politique, moral et social du pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous avons l’impérieux devoir de mieux comprendre notre statut et notre rôle, de commencer à nous structurer, à nous manifester (et à manifester) pour nous faire respecter, à défendre nos droits, à prendre conscience de nos devoirs, pour consolider la civilité mauricienne et pour devenir une force active prenant la part qui nous revient dans la gouvernance et le développement de notre pays et notre mieux-être.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À notre sens, la seule initiative qui pourrait aboutir à une structuration de ce pilier qui nous revient, notre société civile, consisterait à mettre sur pied une association politiquement neutre qui agirait en tant que force de défense des intérêts des citoyens, force de proposition en faveur du progrès national, force d’opposition à toutes les mesures susceptibles de l’entraver, et enfin, force de communication de nos réflexions et de nos analyses ponctuelles, dans un style capable d’avoir le maximum d’impact dans le pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cette petite structure à créer et à enregistrer pour la faire devenir une personne morale, pourrait jouer un rôle très intéressant dans notre société, pour autant que les bonnes volontés arrivent à s’entendre, à définir leur cadre d’action et les types d’intervention auxquelles elle pourrait s’adonner, et à se financer à travers un léger secrétariat à temps partiel.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour nous, ses adhérents devraient provenir de représentants des composantes suivantes de la société civile : les groupes de réflexion (‘Think Mauritius’, par exemple), les ONG à but social, les ONG à but caritatif, les organisations promouvant la cause féminine et celle des enfants, le monde académique, les confessions, les syndicats, les regroupements de mouvements servant l’écologie, les spécialistes de l’aménagement du territoire, ainsi que quelques individus ayant démontré une connaissance intime de notre contexte et déjà fait état de réflexions pertinentes sur notre devenir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le mouvement social ‘<strong>Nou lavwa nou dignite</strong>’ serait bien placé pour assurer le secrétariat de ce point focal, dont l’animation sera d’importance cruciale pour ses interventions. De notre côté, nous serions disposés à nous occuper des démarches afférentes au financement de cette structure et de son maintien, selon nos disponibilités. À cette fin, les Mauriciens de la diaspora seraient sensibilisés aux égards à témoigner envers la lointaine patrie d’origine et aux marques d’attachement qu’ils pourraient ainsi exprimer, à travers une contribution annuelle minime.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous n’entretenons aucun optimisme béat envers cette initiative, car les difficultés seront nombreuses. Il faudra éventuellement lutter sans arrêt contre l’indifférence, l’incompréhension de certains, le souci d’anonymat, la crainte de manifester ouvertement son soutien envers un organisme qui ne recueillera pas la sympathie des deux autres piliers du système, les conséquences désastreuses du lèche-bottisme local, le manque de temps, etc. Mais nous sommes convaincu que là se trouve, au moins en partie, la solution à l’affirmation de notre identité et de notre contribution à la mère patrie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ceux choisis pour siéger à un éventuel comité de cette instance devront comprendre dès le premier jour qu’ils devront laisser derrière eux toutes les considérations immédiates qui les intéressent d’habitude pour penser ‘national’ et ‘intérêts supérieurs du pays’. Par ailleurs, certains sous-marins torpilleurs devront être identifiés et tenus à l’écart. N’oublions jamais que des groupements évoluant à l’international ont compris depuis très longtemps que l’information est indispensable à l’acquisition et la détention de prérogatives et du pouvoir. Ils voudront les obtenir pour entraver certaines orientations de la structure.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Un programme d’action pourrait reposer sur les dimensions suivantes de cette structure :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Sa force de défense et de promotion des intérêts de la société civile locale :</strong> elle interviendrait ponctuellement à chaque fois que les intérêts des citoyens sont en cause ou affectés, tant en raison de lois, de mesures et d’actions du secteur public et du secteur privé portant atteinte directement ou indirectement à ses intérêts</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Sa force de dénonciation des agissements et des comportements contraires à l’intérêt général :</strong> grâce à des activités de veille, elle dénoncerait systématiquement le favoritisme, l’opacité, l’inaction, la léthargie, l’irresponsabilité, l’indécence, les contradictions et les manquements et, de manière générale, tout ce qui porte atteinte à un comportement respectable et à la morale publique ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Sa force de proposition : </strong>elle interviendrait régulièrement sur la scène publique pour présenter des propositions afférentes aux divers aspects de notre mieux-être ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Sa force de sensibilisation des citoyens à leur contribution pour faire advenir une société avertie, pleinement consciente de ses droits et de ses devoirs et de son rôle dans l’émergence d’une île Maurice débarrassée de ce qui freine sa marche</strong><strong> ;</strong></span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Son relèvement de tous autres comportements et faits, d’où qu’ils viennent</strong>, ne s’inscrivant pas dans un sens favorable à l’épanouissement des personnes et de la société civile à Maurice.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi, l’un des rôles majeurs que le mouvement pourra être appelé à remplir dès le départ aurait trait aux résultats des dernières élections et au fait que Pravind Jugnauth ne semble pas mesurer la faiblesse de son parti politique et de sa place dans le pays après cette consultation. Il sera indispensable de le lui rappeler constamment et de maintenir une pression sans faille sur lui jusqu’en 2024, s’il est toujours au pouvoir jusque-là, pour le ramener sur terre et lui rappeler la part réelle de sa représentation sur la scène politique locale. De son dernier passage à la tête du pays pendant deux ans, il laisse un piètre bilan.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ne laissons pas les politiciens nous dicter la voie, souvent discutable, qu’ils nous imposent en avançant des raisons et/ou en adoptant des mesures qui ne servent pas notre cause. Relevons leurs égarements sans faillir. Nos buts sont différents des leurs ainsi que de ceux qui, dans les affaires, concentrent souvent entre leurs mains des moyens hors de proportion avec leurs capacités intellectuelles et morales. Sachons donc prendre du recul, faire émerger nos propres vues par rapport au contexte local et occuper pleinement la place qui nous revient.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Une suggestion, en dernier lieu. Au cas où vous ne pouvez ou ne voulez pas vous joindre à la manifestation du 14 décembre prochain à Port-Louis, rendez vous dans ce cas sur la page Facebook de « <strong>Nou lavwa nou dignite </strong>» et envoyez deux mots de soutien à ce mouvement à travers Messenger. Ils seront appréciés, et ils serviront notre cause.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> A. </span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Jean-Claude Montocchio        <br /></span></p></div>
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		<title>LES GRANDES LEÇONS DES DERNIÈRES ÉLECTIONS</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/les-grandes-lecons-des-dernieres-elections/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Dec 2019 15:53:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[ile maurice]]></category>
		<category><![CDATA[navin ramgoolam]]></category>
		<category><![CDATA[pravind jugnauth]]></category>
		<category><![CDATA[secteur privé]]></category>
		<category><![CDATA[société civile]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec nos plages et nos cadres magnifiques, nous sommes un paradis ! Avec nos aménagements urbains sauvages, nous sommes un purgatoire, au mieux ! Tant pis pour les touristes qui constatent, arrivés sur place, que la pièce qu’on leur propose a deux faces, bien distinctes l’une de l’autre. Et il y a enfin, pour être complet, les comportements de cette partie assez importante de la communauté locale toujours ancrée dans sa naïveté, son laxisme, sa passivité et sa subjectivité. Les nerfs de ceux qui ont réussi à prendre conscience de toutes les failles et les entraves du système et à s’en extraire sont mis à rude épreuve – Facebook en porte témoignage tous les jours -, mais le choix est simple : s’adapter et subir, ou dégager.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_5 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avec nos plages et nos cadres magnifiques, nous sommes un paradis ! Avec nos aménagements urbains sauvages, nous sommes un purgatoire, au mieux ! Tant pis pour les touristes qui constatent, arrivés sur place, que la pièce qu’on leur propose a deux faces, bien distinctes l’une de l’autre.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et il y a enfin, pour être complet, les comportements de cette partie assez importante de la communauté locale toujours ancrée dans sa naïveté, son laxisme, sa passivité et sa subjectivité. Les nerfs de ceux qui ont réussi à prendre conscience de toutes les failles et les entraves du système et à s’en extraire sont mis à rude épreuve – Facebook en porte témoignage tous les jours -, mais le choix est simple : s’adapter et subir, ou dégager.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Sur cette toile de fond très contrastée, les récentes élections générales ont mis en évidence le fait qu’une consultation du peuple vient y rajouter tout un nombre de contraintes à affronter, de parti-pris à prendre ou à subir, et d’émotions à absorber sans retenue ou à mettre à l’épreuve de notre raison et de notre sens critique, si faible soit-il.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Oui, cette circonstance exceptionnelle nous en met plein la vue, assez brutalement, avec certains comportements et des situations dont nous ne sommes pas conscients en temps normal ou que nous voulons ignorer. Passons-les en revue.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>I – Opacité et absence d’informations</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’ensemble des Mauriciens pensent que sur un rocher densément peuplé situé au milieu de l’océan, l’anonymat n’existe pas et que tout finit par se savoir si l’on est en quête d’informations précises. En fait, cela est vrai dans une certaine mesure seulement, pour la raison que ceux qui veulent se cacher ou cacher quelque chose savent pertinemment bien que, dans un tel cadre, la dissimulation n’est possible que lorsqu’on y attache une importance particulière et qu’on la soigne en permanence. Allez donc tenter de vous le faire confirmer par celles et ceux qui évoluent dans des alcôves sombres où il est difficile de deviner leur identité. Vous perdrez votre temps !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il en va de même pour des informations à caractère public sans lesquelles il est difficile pour toute société d’identifier ses contraintes et ses préoccupations, et de tenter d’avancer. L’île Maurice est un pays où les sondages d’opinion et les enquêtes sont extrêmement rares, et il est donc presque impossible d’anticiper des politiques susceptibles de contribuer à la prise de conscience des différents aspects de notre société et des tendances qui s’y manifestent.</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le seul sondage d’opinion réalisé pendant la période précédent les dernières élections (montrant assez clairement la victoire du parti déjà au pouvoir) n’a été rendu public qu’après leur déroulement. Tant d’autres auraient été possibles !</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi, quel est le profil type du sympathisant d’un parti politique donné à Maurice ? On l’ignore. Dans une telle situation, comment peut-on suivre l’évolution et les tendances dans l’opinion publique et agencer des actions de sensibilisation par rapport aux observations recueillies ? Impossible de le savoir !</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Déterminer les raisons exactes pour lesquelles ces informations ne font pas l’objet d’un intérêt plus précis serait sûrement très révélateur de tout un comportement dans le pays. Nous avons bien notre petite idée sur cette question, mais sans preuves, nous ne pouvons que conjecturer.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>II – Absence de tout débat contradictoire pendant la campagne électorale</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La candeur d’une partie substantielle de l’électorat de Maurice (et de Rodrigues) est assez désespérante. On a bien entrevu un affrontement à la télévision entre deux chefs de partis, qui n’a pas abouti. C’est tout, et c’est tout simplement risible ! Avec un électorat plus averti, on aurait commencé par organiser des débats non seulement en période électorale, mais aussi en cours de mandat, et régulièrement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous devinons sans peine que des débats télévisés ouverts, avec des ministres répondant à des questions ne leur ayant pas été communiquées d’avance, et donnant la possibilité à ceux les questionnant de revenir à la charge avec au moins une question supplémentaire, auraient montré la vacuité intellectuelle et la superficialité dans la connaissance des dossiers de ces mêmes ministres de manière assez spectaculaire, ce qui aurait au moins permis de jauger de leur maîtrise ou la superficialité de leurs connaissances de nos dossiers régaliens. Impossible à Maurice ! Ils ont vraiment de la chance, nos gouvernants, vu le faible niveau intellectuel de nombre de nos électeurs, au ras des pâquerettes !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>III – Amateurisme et désordre dans la gestion des centres de votes et des bulletins</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Là, il est bien question d’une situation en pleine dégradation, aussi prononcée que la décadence morale moyenne des Mauriciens. Les événements des trois dernières semaines montrent de manière spectaculaire combien le désordre mental ambiant dans l’île se traduit par un désordre et une absence de rigueur dans les comportements et les tâches à accomplir par des personnes à qui des missions spécifiques, sans réelle complication, ont été confiées. Et nous sommes en pleine année de grâce 2019, munis pour ainsi dire d’un Commissaire électoral qui s’est supposément bâti une grande réputation à l’international, en agissant dans un cadre local où les règles flexibles règnent en maîtres !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous avons eu l’occasion en 1959 de participer, malgré notre jeune âge, à un dépouillement de votes le lendemain des élections générales qui se sont déroulées cette année-là, en tant que représentant et scrutateur d’un parti politique. Ce dépouillement a eu lieu à l’école du gouvernement de La Louise. Autant qu’il nous en souvienne, il s’est déroulé avec simplicité et rigueur, la circulation des votes individuels empruntant un circuit autour d’une grande table garantissant rigueur, rapidité et précision.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">C’est lors de cette même élection que la Grande-Bretagne a accepté d’octroyer à nos gouvernants la prérogative d’exercer en tant que « gouvernement responsable ». Il semble bien que le sens de la « responsabilité » des « responsables » a donc évolué quelque peu depuis soixante ans.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>IV – L’inapplicabilité de plus en plus grande de notre système électoral</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous l’avons dit ci-dessus : l’absence d’informations sur les choix des votants et des facteurs qui régissent ces choix ne nous permet que d’émettre des points de vue à caractère approximatif et spéculatif sur l’évolution des préférences partisanes dans l’électorat. Il est d’autant plus difficile de le faire que les largesses pré-électorales, qui représentent concrètement des achats de sympathie par les politiciens juste avant les consultations, viennent biaiser leurs résultats. Dans ces cas, quelles sont les motivations et le degré d’asservissement à l’argent de la partie de l’électorat concernée. Est-elle composée uniquement de citoyens nécessiteux ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avec cette considération à l’esprit, avançons une tentative d’explication, malheureusement basée uniquement sur l’observation, et donc ne se rapportant pas entièrement à la réalité du terrain : nous semblons nous avancer de plus en plus à Maurice vers ce qu’on pourrait appeler, forcément de manière simpliste, un affrontement entre deux camps sociologiques. En effet, à notre sens, la perte de vitesse d’une partie traditionnellement majeure de notre électorat dit rural, surtout « villageois », encore rapproché du secteur primaire, peu éduqué en général et nullement gêné de confier un mandat à un parti dont le chef n’affiche aucune sensibilité à un minimum de valeurs morales, est assez manifeste.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Si l’on fait abstraction des vrais nécessiteux parmi cet électorat, pas uniquement composé d’ailleurs de membres de la communauté majoritaire, pour qui le choix véritablement politique n’a qu’une importance toute relative, on peut déduire schématiquement que c’est la partie de notre communauté nationale la plus conservatrice et surtout la plus faible, celle qui dépend grandement du soutien des organisations dites « socio-culturelles » ainsi que de la générosité et de l’appui du gouvernement, qui est concernée ici. Elle constitue la base politique et sociologique du régime nouvellement élu. Et les tendances dégagées le mois dernier démontrent assez clairement que la diminution plus avant du nombre de ceux constituant cette partie de l’électorat &#8211; jusqu’au jour où il ne sera plus possible pour elle de continuer à influencer les résultats des consultations &#8211; est inéluctable. Le réveil à cette réalité pourrait bien être très douloureux pour elle le moment venu.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">D’ailleurs, ce bouleversement aurait bien pu déjà se produire sans la « contribution » du système électoral actuel, et sans l’indécence de Navin Ramgoolam à vouloir maintenir sa présence au sein du Ptr à tout prix. Il paraît maintenant évident que l’éviction d’un Pravind Jugnauth de plus en plus autoritaire et de tout ce qu’il représente de nocif et de dangereux pour notre démocratie passera obligatoirement, entre autres, par le retrait à court terme de Navin Ramgoolam et de Paul Bérenger en tant que leaders de leurs partis respectifs. Quelque part, ce sont bien l’immense et bien déraisonnable soif du pouvoir de ces deux politiciens qui ont donné une nouvelle vie aux Jugnauth en 2014, avec toutes les conséquences que l’on sait aujourd’hui en termes de qualité médiocre et approximative de la gouvernance de notre pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et les premiers signes du nouveau mandat du MSM ne sont guère encourageants !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>V – La difficulté des petits partis à émerger</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Sans représentation proportionnelle, il était anticipé que les nouveaux partis émergents auraient de grosses difficultés à se faire une place, tant soit peu modeste, au sein du législatif. Et c’est bien ce qui a été constaté, d’autant que les plus valables d’entre eux avaient misé sur des programmes relativement cohérents, fouillés et incisifs.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voilà une preuve supplémentaire que les idées et les propositions ponctuelles, accompagnées du traditionnel sentiment d’appartenance à un groupe précis et à l’identification à un parti politique précis, continuent à prendre le dessus sur d’autres considérations nettement plus importantes qui auraient certainement permis au pays de progresser plus rapidement. Le chemin à parcourir est encore bien long…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>VI – Le rôle des financements vagues et indéfinis </u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Au dire de certains politiciens, beaucoup d’argent a circulé pendant les dernières élections. On n’en saura pas davantage. Nous estimons, pour notre part, qu’il est tout à fait possible que certains partis dépendent moins, voire de moins en moins, de leurs sources de financement traditionnelles. Certaines indications, si faibles soient-elles, nous poussent à le penser. Si cette tendance se confirmait, un autoritarisme déjà manifeste se précisera sans le moindre doute. Cette possibilité bien réelle nous permet donc d’affirmer, une nouvelle fois, combien un financement neutre de l’organisation et de la tenue des élections à Maurice devient une véritable urgence. Autrement, la situation actuelle sera insoutenable.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais nous devons aussi prendre conscience du fait qu’une neutralisation des financements des partis politiques par les petits et les gros pontes du privé ne résoudra pas de manière définitive le problème du trafic d’influence entre certains gens d’affaires et certains hauts fonctionnaires, si tant est qu’il existe toujours. Pour avoir observé discrètement certains agissements sous nos yeux dans un passé un peu lointain maintenant, nous pouvons affirmer que des « gros » de la place avaient leurs antennes (leurs répondants, pourrait-on dire) dans certains ministères, et nous devinons que ces dernières considéraient alors certains dossiers avec bienveillance. Birds of the same feather… Est-ce toujours le cas ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>VII – Une structure représentant une «</u><u> </u><u>société civile de vigilance</u><u> </u><u>» s’impose</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Peu de temps après le début de nos activités sur Facebook, nous avons évoqué de manière succincte dans l’une de nos chroniques la nécessité de la mise sur pied à Maurice d’une structure légère de la société civile, capable de faire pendant et d’agir comme chien de garde par rapport au monde politique (y compris le judiciaire et l’administration) et à celui de l’entreprise.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">J’indiquais que certains pays africains plus sous-développés que nous avaient déjà mis sur pied ce type de structure, pour défendre et promouvoir les composantes de la société civile et la défendre contre l’opportunisme et la mégalomanie des politiciens et des gens d’affaires.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Son apparition s’est en fait produite samedi dernier, le 30 novembre, à travers la manifestation du mouvement « Nou lavwa nou dignite » à Port-Louis. Comme l’a dit l’un de ceux qui ont pris la parole au Jardin de la Compagnie, c’est bien un fait historique qui s’est produit. Jamais auparavant à Maurice, un mouvement à caractère social et non politique ne s’est produit jusqu’ici, et c’est dire son intérêt.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À notre avis, il s’agira maintenant de le structurer et d’assurer sa mission de chien de garde de la société civile et le maintien de ses activités à travers une plateforme légère et souple. Notre société civile doit tirer sa tête hors des profondeurs et maintenir une constante pression sur le monde politique, et sur Pravind Jugnauth en premier, pour balancer l’influence trop importante qu’ont certains politiciens et gens d’affaires dans notre société.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il est crucial que « Nou lavwa nou dignite » assume et joue pleinement son rôle dans le pays. Nous consacrerons l’intégralité de notre prochaine chronique à formuler des propositions de mission et d’actions concrètes à ce mouvement, au cas où il pourrait en tirer profit. Nous prévoyons enfin de sensibiliser les membres de la diaspora à exprimer leur sympathie et apporter leur précieuse aide à l’édification et la réussite de ce mouvement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio       <br /></span></p></div>
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		<title>FACEBOOK : ENN BENEDIKSION POU LIBERTÉ LAPAROL DAN MORIS</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/facebook-enn-benediksion-pou-liberte-laparol-dan-moris/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Jun 2019 19:13:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[amis]]></category>
		<category><![CDATA[censorship]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a encore une quinzaine d’années, la diffusion libre et aisée de l’information par des individus ou des instances quelconques était quasiment impossible à Maurice. L’Internet et les communications par e-mail existaient déjà depuis 1993 dans le pays, mais les messages demandaient du matériel (au moins un PC) et ne pouvaient être adressés qu’à un nombre limité de personnes, d’un internaute à quelques autres. Pour diffuser des éléments d’information à un grand nombre de personnes par voie de presse ou d’imprimerie localement, il fallait s’adresser à au moins deux intermédiaires, qui avaient donc le contrôle total sur les contenus des textes à faire paraître. De plus, il fallait payer les frais de ces diffusions, qui n’étaient pas à la portée de tout le monde.</p>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/facebook-enn-benediksion-pou-liberte-laparol-dan-moris/">FACEBOOK : ENN BENEDIKSION POU LIBERTÉ LAPAROL DAN MORIS</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il y a encore une quinzaine d’années, la diffusion libre et aisée de l’information par des individus ou des instances quelconques était quasiment impossible à Maurice. L’Internet et les communications par e-mail existaient déjà depuis 1993 dans le pays, mais les messages demandaient du matériel (au moins un PC) et ne pouvaient être adressés qu’à un nombre limité de personnes, d’un internaute à quelques autres.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour diffuser des éléments d’information à un grand nombre de personnes par voie de presse ou d’imprimerie localement, il fallait s’adresser à au moins deux intermédiaires, qui avaient donc le contrôle total sur les contenus des textes à faire paraître. De plus, il fallait payer les frais de ces diffusions, qui n’étaient pas à la portée de tout le monde.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il y a encore dix ans, le rédacteur en chef d’un journal était véritablement un roitelet, avec un pouvoir de décision total sur ce qui pouvait — ou ne pouvait pas — être livré à la considération d’un lectorat généralement peu capable de prendre connaissance de données d’information quelque peu abstraites ou complexes.  </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Aujourd’hui, en 2019, la situation a considérablement évolué : les réseaux sociaux sont devenus incontournables à Maurice, et ont procuré à sa population une liberté d’expression inconnue jusqu’ici. Nous passons en revue dans cette chronique notre appréciation de ce véritable phénomène, de ses atouts, de ses limitations, de son côté carrément décevant, et des perspectives qu’il est susceptible de représenter en matière de raffermissement de la démocratie à Maurice.</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">* * *</span></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Un bref rappel, pour commencer. Quels sont les principaux réseaux auxquels nous pouvons accéder à Maurice ?  À qui servent-ils exactement ?</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">LINKEDIN : l’outil professionnel n° 1 : activer un réseau, trouver des contacts</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">PÉRISCOPE : pour créer un événement live. Option : Snapchat (pour les jeunes)</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">INSTAGRAM : opérations marketing et pub en images</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">FACEBOOK : pour soi-même ou des contacts professionnels. Échanges tout-terrain. Mélange poussé de contenus les plus divers, avec la Terre entière</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">TWITTER : partage rapide de l’information, et établissement de nouvelles relations. Contenus assez relevés par rapport à ce que l’on trouve sur Facebook.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous avons bien compris que, dans l’île Maurice, c’est bien Facebook qui est le réseau social de loin le plus populaire, et que le nombre de facebookers mauriciens y possédant une page frise le chiffre de 770 000, ce qui est tout simplement considérable pour une population s’élevant à 1,3 million d’habitants.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À notre sens, ce véritable engouement est dû dans une grande mesure à des raisons psychologiques propres aux petites sociétés émergentes :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le besoin pour l’individu de se situer et de se montrer sur le plan social et même professionnel ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La réponse à un mimétisme social assez prononcé à Maurice ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La satisfaction d’un ego présent chez chacun de nous, à satisfaire par une identification au groupe et à la reconnaissance par celui-ci ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’entretien de relations marquées dans l’île par leur chaleur spontanée de toujours.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ces raisons prennent différentes formes, et constituent le témoignage de la physionomie et de la psychologie des Mauriciens. Ils se présentent dans leur diversité, dans leur perception des êtres et des choses, ils balancent les éléments les plus intéressants comme les plus abjects sur leur page, et ils offrent à ceux férus d’observation des informations extrêmement intéressantes sur ce que nous appelons faussement notre « nation arc-en-ciel » : chaleur humaine, préoccupations du jour, critiques, candeur, naïveté, prétention, pédanterie et condescendance, inimitié, analyses de grande finesse, simplisme, cynisme, opportunisme, tromperie, flatterie, la quasi-totalité des sentiments de nos compatriotes s’affiche sur leurs pages. Shakespeare aurait trouvé encore plus d’inspiration dans notre île sur les très nombreuses facettes de l’âme humaine que dans son île à lui.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais peu de Mauriciens se rendent compte pleinement combien cette « libération » par Facebook a été utile pour la liberté d’expression et, de manière générale, pour les libertés civiles dans l’île. Car sans la liberté d’accéder à des informations autres que celles que les médias traditionnels nous servent depuis toujours, sans la possibilité d’analyser les événements locaux et internationaux de divers angles, sans les textes qui peuvent nous guider dans l’étoffement et l’affinement de notre pensée, et sans les circuits nous permettant de nous exprimer et de mettre en avant nos points de vue (pour ce qu’ils peuvent valoir), la démocratie reste faible, et le peuple reste bradé pour son inspiration et dans le développement de ses capacités intellectuelles par ce qu’on lui propose.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Facebook nous libère de l’emprise de la télévision, des radios (publiques et privées), des journaux et des informations, dont certaines sont biaisées ou incomplètes ou censurées ou autocensurées (sans même que les lecteurs ne s’en rendent compte) en matière d’informations, de dossiers et de critiques.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Facebook (et l’Internet sur PC) nous permet d’accéder à des questions et des événements qui ne paraissent jamais sur ces médias locaux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Facebook nous donne la faculté de nous exprimer et de dire notre sentiment sur à peu près tout ce qui existe et se passe dans le monde sans que nous ayons à subir le contrôle de ces médias locaux (nous avons une expérience personnelle à ce sujet).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Facebook nous libère du langage politiquement correct, qui constitue une lourde entrave à la participation des citoyens à la vie politique du pays. L’Economic Intelligence Unit (EIU) a fait ressortir il y a quelques semaines que dans notre supposée « pleine démocratie », la participation à la vie politique et à l’exercice des droits civiques est faible, même par rapport à des pays comme Madagascar, la Sierra Leone et le Lesotho, ce qui est très significatif.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Facebook nous offre la possibilité de lancer une discussion constructive sur les questions les plus diverses et à prendre conscience de la valeur de certaines questions pour notre mieux-être.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Facebook nous permet à Maurice de prendre une part très étroite à un événement politique comme des élections générales. Vous verrez que le rôle que jouera ce réseau social dans la prochaine campagne électorale sera au moins aussi importante que celui que joueront les estrades et les caisses de savon.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et avec Facebook, le monde entier nous est accessible. Nous sommes désenclavés en permanence, pour ainsi dire.  </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Pourquoi est-il impératif pour nous de nous libérer des médias traditionnels</strong><strong> ?    </strong></span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La télévision nationale est utilisée comme paillasson par le parti au pouvoir, pour son propre bénéfice. Cela s’apparente à un lavage de cerveau ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les radios publiques sont contrôlées par les serviteurs attitrés du gouvernement</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Certaines radios privées ont dans leur personnel de sombres individus qui fréquentent des alcôves et qui savent à quel niveau faire stopper les interventions des membres du public lorsque la diffusion en direct de leurs propos est en cause ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La quasi-totalité des organes de presse sont sous la domination évidente de trois parties concernées par leurs activités : les annonceurs, les actionnaires et ceux que nous appellerons pudiquement les pouvoirs occultes, ces derniers contrôlant et filtrant les informations de près du haut de leur mirador ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour faire bonne mesure, il faudrait aussi ajouter les sympathies non déclarées de certains chroniqueurs pour des partis politiques précis ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">… ainsi que les imprimeurs, tels des cerbères, gardant le contenu de l’imprimé.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voilà, chers compatriotes, où nous en sommes exactement avec le traitement de l’information à Maurice. Si vous estimez qu’il n’y a rien à redire à cette situation et que vous pouvez continuer à dormir tous les soirs du sommeil du juste, finissez quand même la lecture de cet article, qui pourrait vous surprendre un peu.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais avant d’y venir, faut-il que nous vous fassions part d’une ou deux considérations. Un système autoritaire est assez facile à mettre en place, dans les pays où le peuple est soumis, qu’il n’est pas sensibilisé aux conséquences des mesures et des actions que prennent ceux qui agissent pour leur compte, et que son espérance d’une vie meilleure se résume à gagner quelques roupies de plus. Lorsque les moyens nécessaires à la jouissance des libertés sont réduits, les occasions de s’exprimer et de jouir de ces mêmes libertés n’ont pas d’intérêt majeur. Pour être vraiment libre, faut-il être d’abord conscient de ce que la liberté nous apporte.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il se passe, semble-t-il, des choses très graves à Maurice actuellement. Un correspondant actif de Facebook a balancé sur sa page ce matin (29 juin 2019) deux nouvelles préoccupantes concernant notre avenir politique et le comportement d&rsquo;un organe de presse :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">D’après ce facebooker qui ne souhaite pas révéler son identité et qui anime sa page régulièrement sous le pseudo « Paul Lismore », il se trouve actuellement à Maurice une petite équipe d’Israéliens « venus à Maurice à titre privé, sous contrat », spécialistes des services de renseignement, pour exécuter un plan qui consisterait à utiliser des équipements hypersophistiqués pour enregistrer des conversations confidentielles d’hommes de loi localisés dans un endroit précis de Maurice. Ces gens circulent dans un fourgon de couleur blanche, et sont logés par un haut fonctionnaire à Vacoas. Ledit plan consisterait aussi à utiliser des messages et des vidéos obtenus de manière illégale et criminelle et les faire sortir une semaine avant la date des élections générales pour « couler » un leader politique.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Des informations très précises concernant la présence à Maurice de ces Israéliens ont été communiquées à un quotidien, <strong><u>qui refuse d’en faire état</u></strong>.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mauriciennes et Mauriciens, si ce que nous avançons ci-dessus est exact, nous pouvons sans aucun risque de nous tromper commencer à redouter une dérive de notre pays vers un système autoritaire dans un proche avenir. Nous sommes déjà, avec le projet de « Safe City » entrés dans un régime de surveillance. Nous consacrerons notre prochaine chronique à cette question.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Tenant compte du fait que vous êtes libre de choisir ceux que vous souhaitez accepter comme « Amis » sur Facebook, et que l’inverse est également vrai, nous vous suggérons instamment aux facebookers se trouvant dans la liste suivante d’accepter que vous deveniez leurs amis, ce qui vous permettra de lire les textes très instructifs qu’ils balancent régulièrement sur Facebook : Sedley Assonne, Raj Ramlugun, Ploum Ploum (et sa chatte), Prakash Neerohoo, ainsi que quelques autres esprits libres et indépendants.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Vous ne serez peut-être pas d’accord avec ce que ces facebookers disent, ni aussi avec le style qu’ils utilisent pour passer leurs messages. Mais avec eux, nous sommes à un niveau d’informations nettement plus direct et révélateur par rapport à celui que propose la quasi-totalité des quotidiens. Avec eux, nous sommes dans la « réalité réelle » de l’île Maurice et de ce qui compte pour nous. Nous avons là affaire à des gens dont le courage pour trouver, décortiquer, affiner et traiter l’information est dix fois plus fort que celui qu’affichent les journalistes soucieux de ne pas déplaire aux quatre premiers groupes que nous avons mentionnés ci-dessus.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Méfiez-vous toujours des journalistes haut placés et qui vous déclarent que leur organe de presse est libre et indépendant, leurs préoccupations courantes ou celles de leurs maîtres étant si souvent bien éloignées du bien commun.   </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avant de terminer, nous réitérons notre suggestion que vous développiez vos relations sur Facebook : il y a ‘posts’ sur ce réseau qui valent leur pesant d’or et qui sont susceptibles de nous faire prendre conscience de beaucoup de choses sur notre île natale ainsi que d’animer notre désir de les faire évoluer. Qui plus est, nous pouvons répondre à ces ‘posts’ et mettre en avant nos propres points de vue. C’est peut-être là en fait que se situe le réel intérêt du dialogue et des échanges entre citoyens.</span></p>
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<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio      </span></p></div>
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<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/facebook-enn-benediksion-pou-liberte-laparol-dan-moris/">FACEBOOK : ENN BENEDIKSION POU LIBERTÉ LAPAROL DAN MORIS</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>COMMENT FAIRE LE PEUPLE DE MAURICE GAGNER EN MATURITÉ…</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/comment-faire-le-peuple-de-maurice-gagner-en-maturite/</link>
					<comments>https://www.allo-maurice.com/comment-faire-le-peuple-de-maurice-gagner-en-maturite/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Jun 2019 18:42:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[19 août]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le bilan comptable de cinquante années d’indépendance, il y a deux ou trois « postes » qui illustrent la défaite de la démocratie chez nous. L’une de nos grandes défaites est celle de la moralité personnelle et publique. La dégradation des faibles et peu nombreuses valeurs que nous entretenions avant l’indépendance a été constante depuis 1968, et nous sommes maintenant arrivés au stade où les politiciens en vue n’essayent même plus de cacher certaines de leurs actions, mesures et abus de pouvoir. </p>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/comment-faire-le-peuple-de-maurice-gagner-en-maturite/">COMMENT FAIRE LE PEUPLE DE MAURICE GAGNER EN MATURITÉ…</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_7 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chers compatriotes,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans le bilan comptable de cinquante années d’indépendance, il y a deux ou trois « postes » qui illustrent la défaite de la démocratie chez nous. C’est Platon qui disait que « la démocratie n’est possible que dans un État peuplé de dieux » (« dieux » voulant dire des personnes très bien munies sur le plan intellectuel). C’est la raison pour laquelle il préférait le système politique de « l’aristocratie » (où le savoir et la raison de l’élite dominent »).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’une de nos grandes défaites à Maurice est celle de la moralité personnelle et publique. La dégradation des faibles et peu nombreuses valeurs que nous entretenions avant l’indépendance a été constante depuis 1968, et nous sommes maintenant arrivés au stade où les politiciens en vue n’essayent même plus de cacher certaines de leurs actions, mesures et abus de pouvoir. Pour obtenir une liste non exhaustive de ces actes qui devraient, dans un pays normal, conduire à des sanctions, consultez les écrits de Touria Prayag, l’une des rares journalistes de la presse écrite qui semble bien être capable et résolue de s’exprimer avec courage et lucidité, sans se courber aux exigences du langage politiquement correct, dont la contribution à notre déchéance a été majeure.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cette faiblesse de notre démocratie est évidemment due à des facteurs bien précis. Examinons-les :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’origine modeste de la majeure partie de ceux venus s’installer à Maurice. Lorsqu’on n’a pas beaucoup de moyens ou si la culture à laquelle on appartient ne favorise pas nécessairement l’introspection, la pensée réflexive et le sens critique, il est difficile de sortir de la dépendance morale et intellectuelle de ceux qui agencent leur comportement précisément pour tirer parti de cette faiblesse ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les valeurs morales n’ont pas le même poids dans les différentes cultures. Les études, par exemple, montrent clairement que la mentalité du « to mem papa, to mem mama » est encore très présente dans la classe laborieuses à Maurice. Dans de tels contextes, prendre du recul et se bâtir un sens critique est difficile ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous vivons dans une société fortement inégalitaire, dans laquelle les moyens nécessaires à une éducation personnelle voulue par soi-même sont souvent inexistants ou très faibles ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et de loin le facteur le plus important a été depuis l’origine la démission des politiciens envers la prise de conscience des citoyens vis-à-vis de leurs libertés et de leurs responsabilités. Aucun des Premiers ministres de Maurice depuis l’indépendance n’a soulevé le petit doigt pour mettre sur pied des instances de sensibilisation, de responsabilité et de devoir de contribution du peuple à ses devoirs envers le pays. Tout n’a tourné qu’autour de considérations bassement matérielles et, si elles sont importantes, elles sont bien loin d’être les seules qui peuvent œuvrer au devenir d’une communauté, comme nous l’avons indiqué récemment.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nos politiciens ont été soit parfaitement inconscients de la nécessité de prendre des mesures pour éduquer nos citoyens au civisme, à la citoyenneté, à la contribution de chacun au bien commun, dans lequel cas ils ont été des irresponsables, soit alors (ce qui est plus probable) ils ont estimé que rendre un peuple un peu plus avisé et critique ne servirait pas leur agenda politique. Nous avons eu droit à des renoncements dès le départ : « Ou kapav anpess devlopman coquin, ou ? » et le fameux « Moralite napa ranpli vent ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le seul organisme qui a été mis sur pied – l’ICAC – est comme ailleurs sous la férule du parti au pouvoir, et il n’intervient qu’<strong><u>après les délits</u>. </strong>Il n’a aucune fonction préventive, alors que c’est la seule qui soit capable de donner des résultats à terme.</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le développement industriel des années 1980, pas préparé et prévu par les gouvernements en place, a rompu l’ordre ancien de « l’épouse en charge des soins et des travaux domestiques », a créé une séparation prolongée entre les enfants et leurs parents et a pénalisé la stabilité de très nombreux foyers. On en voit les résultats aujourd’hui dans la violence sexuelle, les séparations, la prostitution et le drogue. Il s’agissait évidemment de pallier ces contraintes notamment par le biais de crèches et de garderies répondant aux besoins des ouvrières, mais nos politiciens n’en ont eu cure ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Encore une autre raison, et pas des moindres, explique cette démission envers l’accompagnement des jeunes vers le monde adulte : l’absence d’une véritable structure réunissant ce qu’on appelle déjà presque partout en Afrique « les organisations de la société civile » (OSC). Une telle structure, forcément cohérente et tant soit peu unie, serait la seule à pouvoir faire pendant aux deux autres pouvoirs (du moins ceux comptant parmi les pouvoirs non opaques) et interpeller énergiquement et ouvertement les politiciens et les pontes du privé sur un ensemble de questions relatives à la marche du pays et au bien commun, telles que la transparence (ou son manque), les libertés civiles, les vides juridiques, la corruption, les abus de pouvoir, les contre-pouvoirs, le trafic d’influence, la bonne marche des institutions, les problèmes de passe-droits et la discrimination sous ses différentes formes. En d’autres mots, les représentants de ces OSC dépasseraient largement le cadre de leur mission immédiate pour se mettre ensemble et s’attaquer aux contraintes du développement au niveau national en se constituant en une force critique et de proposition.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le cloisonnement des communautés et l’auto-censure individuelle et collective expliquent cette absence dans une grande mesure. Et c’est vraiment dommage !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En face d’une telle situation, quelles sont les mesures à prendre ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Commençons d’abord par définir, forcément schématiquement, la nature et les contraintes courantes du problème à résoudre. Pour le dire crûment, il s’agit de vaincre l’inconscience et de mettre le peuple en face de ses droits et l’éduquer à ses devoirs. En d’autres mots, il faut lui faire prendre conscience de son rôle dans la Cité et de sa contribution à sa bonne marche.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À travers l’Histoire, on a procédé à cette éducation, là où elle a été estimée judicieuse, en en confiant la responsabilité à trois parties : l’école, le foyer et les autorités. Les efforts doivent être persistants, et les résultats positifs ne se manifestent généralement qu’au bout de plusieurs décennies. Mais l’investissement est payant, car un comportement responsable à un niveau national est générateur de productivité, d’ascension sociale, de relations intercommunautaires fructueuses, de perspicacité dans le raisonnement et les analyses et, en fin de compte, de l’acquisition du sentiment d’une vie satisfaisante et remplie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À Maurice, les temps où les enseignants apportaient à leurs élèves non seulement des connaissances dans certains domaines, mais aussi des principes et des valeurs à chérir dans leur vie ne sont plus. Ce que rapportent des sources d’information sur ce qui se passe dans des institutions scolaires et sur le comportement des élèves en public est stupéfiant. Ce qui l’est davantage, c’est la passivité et la démission des autorités. Singapour est moins mal loti à ce propos que notre île, ne trouvez-vous pas ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Passé l’école, il y a le foyer. La tâche des parents est probablement la plus importante et la plus nécessaire qui soit pour l’éducation des enfants à la vie, à l’échelle des valeurs, à l’importance des sentiments à porter aux siens, à la communauté et à la nation, ainsi qu’à la dignité de son être et au respect de soi-même et des autres. Le problème, qui explique pourquoi les membres des classes populaires sont presque toujours condamnés à subir le même sort, génération après génération (excepté lorsque le hasard de la génétique fait émerger un être brillant qui réussit à s’extraire à sa condition) tient au fait que les parents dans les foyers pauvres ne sont pas eux-mêmes toujours munis des dispositions et des connaissances leur permettant de stimuler intellectuellement leur progéniture.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Passé l’école et le foyer, il reste les autorités, et parfois ce qu’on peut appeler « les bonnes volontés ». De l’État, nous n’avons rien obtenu depuis toujours. On ne stimule pas publiquement à Maurice les qualités susceptibles de rendre les citoyens conscients de ce qu’ils sont capables d’apporter à la société et de la façon de se comporter envers eux-mêmes, les autres et le pays. Électoralement, ça a non seulement aucun intérêt, mais ça peut être pénalisant par rapport au discours d’un concurrent qui harangue la foule en promettant le maximum, même au détriment de l’ordre, de la rigueur, de la responsabilité individuelle et du sens de l’effort. Le laxisme, l’à-peu-près, les trucages, la déliquescence et la lâcheté se perpétuent. Le désordre moral, le flou dans la perception que l’on a du monde et l’absence de toute échelle de valeurs se maintiennent. C’est le fameux « Less li all kumsa mem, do ! » qui prévaut encore dans de nombreux cas.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous voyons bien et nous félicitons même les initiatives extrêmement louables prises par des groupes comme « Projet de société » de Malenn Oodiah ou comme YUVA qui visent à promouvoir une prise de conscience de nos obligations dans notre vie courante, mais nous craignons que sans une volonté politique, des moyens beaucoup plus importants, surtout au niveau des établissements scolaires, et une forte détermination, les résultats ne se manifesteront que très (trop) lentement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">C’est à cette aune que nous mesurons pleinement l’impérative nécessité pour Maurice de se débarrasser dès que possible de ces piètres politiciens qui encombrent notre scène politique et nous font, somme toute, plus de mal que de bien. Quelqu’un comme Pravind Jugnauth ne se rend même pas compte de l’immense tort qu’il fait au pays en donnant régulièrement le mauvais exemple à nos concitoyens à travers la prise de décisions que la morale élémentaire condamne. À ce titre, il est partiellement responsable de la vaste immoralité qui règne dans la société mauricienne. Si nous avons eu à subir ce type de politiciens jusqu’à maintenant, c’est parce que le peuple, dans sa majorité, ignore jusqu’à aujourd’hui le tort qu’il cause <strong><u>au pays et à lui-même</u></strong> en les maintenant dans leurs fonctions. Quant à ces politiciens, se rendent-ils seulement compte que si le peuple mauricien était un peu plus averti, ils auraient été renvoyés dans « lacaze mama » avec un coup de pied bien placé depuis très longtemps ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’exemple le plus édifiant que nous puissions mettre en avant à ce propos tient à la décision du Jugnauth du jour de faire émettre un décret portant fixation de l’échéance au 19 août 2019 pour la soumission de candidatures pour l’élection de remplacement dans la circonscription n° 7 en novembre prochain. Avec son budget, il était sur le terrain de l’irresponsabilité envers nos finances, en utilisant nos fonds publics pour se payer une popularité ; il se trouve maintenant sur le terrain de l’indécence, dans son comportement envers l’électorat de Piton-Rivière du Rempart. Mais, combien de nos compatriotes sont conscients du fait que cette fois-ci, l’individu dépasse nettement les bornes et se sert littéralement des électeurs de Piton-Rivière du Rempart, et du peuple de Maurice en général, comme des pions pour se livrer à un jeu infect, de par lequel un individu quelconque se ferait élire éventuellement pour trois ou quatre semaines avant la procédure suivante relative aux élections générales ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Que l’individu décide finalement de ne pas faire tenir une élection partielle en novembre n’a aucune importance ici. Ce que nous mettons en avant, c’est le fait qu’il manipule les électeurs comme de petits toutous à sa disposition pour se livrer à sa stratégie abjecte dans le cadre des élections à venir. Dit crûment, il montre aux électeurs du n° 7 que ce qui l’intéresse consiste uniquement à se servir d’eux pour des objectifs personnels bassement électoralistes, n’ayant aucun rapport avec leur représentation et leurs intérêts. De plus, il montre clairement son manque de respect pour les institutions.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Devant ce piteux processus, des Mauriciens pour qui la dignité signifie quelque chose réagiraient de la manière suivante :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Aucun candidat ne se manifesterait, pour bien signifier à l’individu que personne ne se laissera prendre à son sale petit jeu, susceptible de coûter au contribuable des dizaines de millions de roupies si jamais un scrutin avait effectivement lieu ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Afin que l’individu comprenne qu’il est en train de vouloir se payer la tête des Mauriciens et que, cette fois-ci, enough is enough (comme dirait le spéculateur en euros), une journée de débrayage pacifique à travers tout Maurice serait organisée le lundi 19 août, afin qu’il retienne bien une chose : c’est nous qui sommes souverains, et c’est nous qui déciderons de l’avenir de ses initiatives.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mauriciens : retournons cette situation en notre faveur, reprenons l’initiative et emmenons l’individu directement aux élections générales en jetant la feuille du « writ » mal rédigé par son président par intérim dans la poubelle de l’Histoire !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et sachons nous montrer solidaires avec l’électorat du numéro 7, en lui apportant notre soutien moral et en le lui faisant savoir !</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio       <br /></span></p></div>
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		<title>MISSIÉ GUIBERT, MORIS ÈNE PÉI DÉZORD</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/missie-guibert-moris-ene-pei-dezord/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Jun 2019 19:00:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comme vous vous en souvenez peut-être, certains politiciens et économistes locaux nous ont régulièrement servi dans le passé leurs désirs, ambitions et formules pour émuler Singapour. Pour qui connaît cette île, l’exercice démontre de la candeur, de la naïveté et de l’ignorance. Singapour est, en effet, à des années-lumière au-devant de Maurice, et ce n’est ni demain, ni même dans très longtemps, que nous arriverons à sa cheville. Pourquoi cette différence ? À quoi tient-elle véritablement ? L’occasion nous est donnée de le faire après l’interview que M. François Guibert, le directeur général de notre Economic Development Board, a donnée à un magazine tout récemment. Nous avons donc choisi, pour nous situer par rapport à Singapour, d’écrire un courrier fictif à M. Guibert, qui connaît intimement cette île pour y avoir vécu, si nous comprenons bien ses antécédents. Le voici…</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_8 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chères lectrices et chers lecteurs,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme vous vous en souvenez peut-être, certains politiciens et économistes locaux nous ont régulièrement servi dans le passé leurs désirs, ambitions et formules pour émuler Singapour. Pour qui connaît cette île, l’exercice démontre de la candeur, de la naïveté et de l’ignorance. Singapour est, en effet, à des années-lumière au-devant de Maurice, et ce n’est ni demain, ni même dans très longtemps, que nous arriverons à sa cheville.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pourquoi cette différence ? À quoi tient-elle véritablement ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’occasion nous est donnée de le faire après l’interview que M. François Guibert, le directeur général de notre Economic Development Board, a donnée à un magazine tout récemment. Nous avons donc choisi, pour nous situer par rapport à Singapour, d’écrire un courrier fictif à M. Guibert, qui connaît intimement cette île pour y avoir vécu, si nous comprenons bien ses antécédents. Le voici…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Le Chesnay en Yvelines, le 9 juin 2019</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Bonjour Monsieur Guibert,</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Je me permets de vous adresser le présent courrier sans vous connaître et sans préavis, convaincu que vous ne m’en voudrez pas. Mais, je ne peux résister à l’occasion que vos récentes déclarations à un magazine me procurent pour évoquer avec vous l’impressionnante performance de Singapour depuis son retrait de la « Federation of Malaya » en 1965 pour voler de ses propres ailes, des raisons exactes de son succès (qui pour beaucoup  de gens, même éduqués, se résume à ses seules performances économiques), et à faire une comparaison avec notre propre île, que vous venez aider depuis quelques mois à progresser, du moins dans le domaine de la promotion des investissements.  </span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Je me permets de vous adresser ces quelques mots, car ce que vous venez tenter de faire chez nous, je l’ai fait moi-même, de 1972 à 2000, à la CCI de Maurice. C’est à ce poste que j’ai eu l’occasion – et le privilège – de visiter Singapour en juin 1977, en visite « officielle » du secteur privé mauricien, et de commencer à découvrir les raisons de sa spectaculaire réussite.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">J’y suis subséquemment allé en de nombreuses fois, toujours pour promouvoir l’investissement à Maurice, en ne manquant jamais à chaque fois d’étudier les raisons profondes plutôt que superficielles des clés du succès de cet État. J’accompagnais lors de ces déplacements l’équipe de la Mauritius Export Development &amp; Investment Authority, l’ancêtre en quelque sorte de votre Economic Development Board. C’est dire que ce à quoi vous vous livrez couramment à Maurice est pour moi un terrain connu.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Dans l’avion qui me ramenait de Singapour lors de la première visite susmentionnée, je me suis mis à réfléchir. À part la propreté remarquable, une efficacité qui force l’admiration, des interlocuteurs tous proprement formés, ce fameux « Hainanese Chicken Rice » et ces autres plats toujours impeccablement préparés, qu’y avait-il de particulier dans cette île minuscule qui pouvait vraiment expliquer sa réussite en si peu de temps ?</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Une première réponse s’est imposée : la communauté majoritaire représentait alors 76 % de la population totale (elle est de 88 % aujourd’hui). Les différences culturelles, qui à Maurice constituent bien des contraintes, étaient et sont toujours minimes, et c’est là un gros atout. Je me souviens même me disant qu’il aurait peut-être mieux valu pour Maurice qu’elle soit constituée de 80 % d’Hindous, car la cause aurait alors été bien entendue, sans problème, frustration ou espoirs aucuns pour la petite minorité restante.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Aujourd’hui, je sais que le succès de Singapour tient surtout et avant tout à d’autres facteurs, nettement moins visibles, mais tout à fait indispensables à la vraie réussite d’un pays. La poignée de pays qui ont véritablement atteint un stade de développement avancé – pays germaniques, pays d’Europe du Nord, Australie, Japon et Canada &#8211; ont à peu près tous plusieurs caractéristiques communes – rigueur, civisme, patriotisme, sens des responsabilités, éducation (le modèle éducatif singapourien est devenu une référence mondiale, n’est-ce pas ?) et formation, perception du sens de l’effort &#8211; et ce n’est vraiment pas accidentel.    </span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Mais au-delà, Singapour a pleinement réussi pour d’autres raisons qui lui sont particulières.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Ainsi, ce n’est pas souvent que l’on a l’insigne chance d’avoir à la tête de son pays un homme de la dimension de Lee Kwan Yew. Cette grande personnalité a imprimé (de manière assez autoritaire, mais nécessaire) au peuple singapourien une motivation, une direction, des qualités morales, une discipline, un sens poussé de l’épargne (par des prélèvements obligatoires sur les salaires), et une détermination qui lui ont énormément servi à faire face courageusement à des situations extrêmement difficiles. Exemple : quand Singapour a pris son indépendance en 1965, l’île dépendait totalement de la Malaisie en eau et son armée était faible. Elle craignait une invasion de Kuala Lumpur, qui ne s’est heureusement pas produite.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">La situation géographique de Singapour sur le détroit de Malacca a été un facteur déterminant de sa réussite. Le spectacle des navires stationnant sur rade en face de l’île est assez impressionnant.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">L’île de Singapour est entourée de pays avec lesquels elle est en concurrence directe sur de nombreux plans. Si elle baisse les bras, elle sait qu’elle en sortira perdante. Mais cette situation lui apporte un atout supplémentaire : les données desdits pays, aussi dynamiques qu’elle, lui fournissent les données qui lui sont nécessaires pour lui permettre de se situer et d’ajuster ses orientations politiques, économiques, militaires et environnementales, entre autres, ainsi que sa productivité, ses objectifs et ses ambitions, par rapport à eux.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Plus que tout peut-être, les Singapouriens éprouvent un sentiment de fierté vis-à-vis de leur pays et de ce qu’il a accompli en un demi-siècle.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">L’enseignement que l’on tire de Singapour et de quelques autres rares États au monde est d’une importance fondamentale : les progrès d’un pays ne se récoltent que si des progrès sont réalisés simultanément dans tous les domaines, soit sur les plans politique, économique, social, moral, culturel, éducatif, sanitaire et environnemental, pour ne citer que ceux-là.  </span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Rien ne m’amuse plus, et ne me navre davantage, que d’entendre de grands économistes mauriciens nous annoncer avec candeur et naïveté, que nous allons devenir dans les prochaines années un « high-income country ». Est-ce que ces gens se rendent compte un seul instant de leur niaiserie et du tort qu’ils font au pays en mettant en avant des vœux pieux, sapant ainsi le vrai sens de l’effort à consentir pour un tel avènement ?</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Osons maintenant comparer ce tableau des pays avancés avec celui de Maurice.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Peut-être devrais-je commencer par vous dire qu’à mon sens, la contribution d’étrangers d’expérience au (long et lent) cheminement de Maurice est indispensable. Il en faudrait d’ailleurs bien davantage d’experts comme vous, surtout dans des domaines comme celui de l’administration, où la sous-performance est notoire et cause un tort immense au pays. Je vous parle en toute connaissance de cause.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Vous avez en quelque sorte de la chance : d’après votre contrat, vous évoluez dans l’île dans un secteur où votre présence ne gêne personne, ou si peu. Allez donc dialoguer avec ceux des étrangers qui ont occupé des postes cruciaux à Maurice dans le passé – exemple : un Canadien au poste de receveur des douanes – et ils vous expliqueront combien on a tenté de torpiller leur mission, pour des raisons que vous ne pouvez plus ne pas deviner après neuf mois passés dans notre cher paradis. Ils dérangeaient. Un bon nombre de ces experts dont le comportement tranchait avec l’esprit tortueux de tout un nombre de mes compatriotes est reparti dépité. Je ne peux que formuler le souhait qu’il ne sera pas ainsi pour vous. Espérons-le du moins !</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Mais revenons à notre chère île et dépassons encore une fois ce que nous pouvons constater de visu sur le compte de ce qu’il faut bien appeler notre « île-foutoir », tant le laisser-aller, la cupidité et le désordre mental, physique et intellectuel sont manifestes.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Premier facteur de limitation : notre isolement géographique. Maurice est au beau milieu de l’océan, « au milieu de nulle part ». Toute son importance stratégique a disparu en peu de temps avec l’ouverture du canal de Suez. Reine sans conteste de l’océan Indien au milieu du XIXe siècle, exportant ses produits, son savoir et usant de ses prérogatives dans de grands pays du bassin de cet océan comme l’Australie, elle n’a survécu que comme fabricante de sucre de la meilleure qualité qui soit parmi les pays du Commonwealth, jusqu’à ce que l’explosion démographique la réduise en « baraque surpeuplée », comme disait V.S. Naipaul, dans les années 1960.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Cet isolement lui a été funeste. Privée d’éléments de comparaison avec les pays autour, qu’elle dominait assez largement, elle s’est laissée aller à la pusillanimité, aidée en cela par les dispositions (ou leur manque) de certains groupes locaux. Les Mauriciens ont ainsi eu le sentiment, qui prévaut toujours, d’être devenus le centre du monde, n’ayant pas à se soucier de considérations sécuritaires, alimentaires, stratégiques (adieu, Diégo et Agaléga !), politiques, économiques et environnementales. Le nombrilisme total !</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Deuxième facteur de limitation : l’accès aux marchés de destination. Son statut de pays membre du Commonwealth et en développement lui a procuré jusqu’à récemment, par le biais de protocoles et d’accords commerciaux, des entrées privilégiées pour ses produits dans les marchés occidentaux. J’ai toujours estimé, dans mes fonctions à la CCI, que sans ces avantages, le pays aurait eu de grandes difficultés à continuer à s’imposer sur les marchés de destination. J’ai bien peur que cette considération commence à jouer pleinement. Je mets en cause la distance avec lesdits marchés, la productivité relativement faible de la productivité de la main-d’œuvre mauricienne, la libéralisation des marchés dans les pays de destination et l’arrêt des relations artificielles que nous avons entretenues avec l’Inde dans l’offshore financier.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Troisième facteur de limitation : notre parfaite incapacité à innover. Différemment de ce que vous pensez, M. Guibert, à part deux inventions dans le secteur sucrier en deux cents ans (technique de fabrication du sucre blanc et système de caisse de remorquage amovible pour les camions), les Mauriciens ont toujours brillé comme des copieurs, pas comme des esprits innovateurs. Une institution bancaire nous a gratifiés récemment d’un rapport simpliste émanant de consultants ne connaissant pas le contexte mauricien qui contenait des propositions de projets dont les Mauriciens pourraient s’inspirer. Tout un programme !</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Quatrième facteur de limitation : le barrage à la méritocratie dans l’île. Comme vous ne pouvez pas l’ignorer maintenant, si Maurice est un paradis (du moins pour certains), ce n’est pas à cause de ce qui s’y passe allègrement en termes de corruption, de trafic d’influence, de passe-droits, d’abus de biens, de drogue, d’insécurité ainsi que tout le reste, mais surtout à cause du fait que tous ces comportements et toutes ces pratiques ne semblent pas pénaliser le moindrement – avant tout sur le plan politique &#8211; ceux qui s’y adonnent pleinement. Curieux, n’est-ce pas, pour qui ne connaît pas la vraie mentalité de X pour cent (impossible à quantifier) des Mauriciens.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Cinquième facteur de limitation : l’absence d’anonymat. Ce facteur est consubstantiel à la place minime qu’occupe la méritocratie dans l’île. Maurice est un grand village, dans lequel non seulement on échappe difficilement au regard, à l’inquisition, à l’envie et à la pression des autres, mais où on subit aussi la conséquence du petit esprit « communalisant » qui prévaut encore chez la majorité des Mauriciens : on est classé d’office, quelles que soient les contingences qui y sont associées et dont on cherche à s’affranchir. Singapour est loin !   </span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Mais Singapour est encore bien plus loin de Maurice en ce qui concerne le deuxième effet de l’absence d’anonymat. Si l’on veut se cacher dans notre île, il faut le faire avec beaucoup de détermination, pour ne pas parler d’ingéniosité. C’est la raison pour laquelle l’influence des sociétés secrètes dans le pays est si bien cachée. Et pourtant, en parallèle avec l’influence politique, l’influence maçonnique est très forte et invasive. Une proportion élevée de « l’élite » intellectuelle, financière et professionnelle du pays se trouve dans les loges, avec le résultat que l’espace laissé à ceux, peu nombreux ou simplement ignorants, qui veulent progresser par eux-mêmes et par leur seul mérite est très étroit.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Sixième facteur de limitation : la culture des dirigeants et des dirigés. Merci de ne pas me méprendre, M. Guibert : ce que je vais dire maintenant est une simple constatation, et non pas une critique à l’endroit de qui ou quoi que ce soit. Mais, comme vous ne pouvez pas ne pas le savoir, vous qui avez vécu au milieu de plusieurs cultures, chacune d’elles a ses atouts et ses limitations, que l’on se place sur le terrain de la politique, de l’économie ou de la morale publique. Ainsi, l’origine et le bagage mental de ceux qui arrivent dans un pays donné, disons Maurice, sous un contrat de travail donné portent avec eux de nombreuses caractéristiques de leur pays et de leur culture d’origine.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Les Hindous venus à Maurice ont donc porté avec eux – comme d’ailleurs tous les autres groupes &#8211; des traits psychosociologiques, des comportements et des signes distinctifs qui les caractérisent facilement par rapport aux autres groupes, pour peu que l’on fasse l’effort de les observer avec attention. Ils sont des pacifistes et ont été jusqu’à récemment des frugaux, deux comportements dont Maurice leur est reconnaissante, car ils nous ont de toute évidence protégés de bien des malheurs que d’autres n’auraient très probablement pas pu éviter. Ils sont aussi très portés pour l’agriculture, dont le processus de plantation est lent.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">La contrainte, c’est qu’ils sont aussi porteurs (assez naturellement, quand on y pense) de dispositions qui ne cadrent pas avec certains aspects cruciaux du développement de Maurice, les activités industrielles en particulier. Leur bilan à cet égard reste très limité. En fait, dans les années 1970, trois d’entre eux ont réussi dans une activité de fabrication (les lames de rasoir, la pâte dentifrice et certains produits pharmaceutiques de base), mais le prix à payer pour ces succès a été assez particulier : tous trois francs-maçons, ils bénéficiaient de la « solidarité » de leur « frère » Premier ministre d’alors, qui avait tout simplement interdit l’importation de produits concurrents ou la fabrication de produits identique localement. En d’autres mots, ils étaient condamnés à réussir, n’est-ce pas ?</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Enfin, la dernière limitation de base à ce titre tient au fait que le sens du bien et du mal et la dignité ne sont pas très présents dans le groupe. L’on voit clairement que l’influence qu’ont pu avoir les Grecs sur l’Occident n’ait pas effleuré le sous-continent indien, et qu’il en résulte un désordre mental à cet égard, du moins à titre comparatif. Les comportements courants d’un nombre élevé de nos supposés « notables », politiciens et officiels compris, le montre très clairement. En d’autres mots, l’importance que l’on attache aux comportements corrects varie d’une culture à l’autre, qu’on soit disposé à l’accepter ou pas.      </span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Faisons ressortir quand même, pour faire bonne mesure, la présence et la contribution de plus en plus édifiante au débat intellectuel et au développement du pays d’une vraie élite hindoue, éduquée, socialement élevée, intelligente, dynamique et objective, qui s’est ralliée sinon depuis l’origine, du moins depuis plusieurs générations, à ce que Maurice peut produire de plus valable en tant que fils et filles du sol. Le problème, s’il en est un, tient au fait que leur émergence continue est constamment entravée par des éléments défavorables qui entraînent, entre autres, leur départ de Maurice pour d’autres cieux.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Dans un tel contexte, votre tâche ne sera pas facile, Monsieur Guibert, d’autant plus que le secteur privé local est un modèle de conservatisme et de pédanterie, dont la quasi-totalité des membres n’aime pas que des étrangers viennent marcher sur leurs plates-bandes. Vous réussirez dans votre tâche, je pense, mais votre bilan sera bien en deçà de ce qu’il aurait pu être si 90 % des habitants de notre île étaient aussi efficaces, performants, consciencieux, motivés et responsables que les Chinois de Singapour, encouragés en permanence par un leader, un vrai ! </span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Je crains que nous ne restions à la traîne sur de nombreux plans pendant encore très longtemps, tant en termes de bilans absolus que relatifs, à cause d’un manque de vision, de fermeté et de perception aiguë de nos vrais impératifs. Le courage qu’il faudrait pour imposer un nouveau départ à notre pays, encore une fois pour faire évoluer l’ensemble des éléments qui compteront vraiment dans son avancement, n’existe pas ou se heurte au sale jeu que jouent ceux qui exploitent, intellectuellement ou autrement, une part toujours majoritaire de nos citoyens.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;"></span></em></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">A. </span></em></span><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Jean-Claude Montocchio      <br /></span></em></span></p></div>
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		<title>DANS QUELQUES JOURS, PETIT PRA-PRA NOËL VA PASSER…</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/dans-quelques-jours-petit-pra-pra-noel-va-passer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 May 2019 16:15:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[budget]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[déficit]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La présentation annuelle du budget est proche : comme vous savez, elle se fera dans une semaine, le 10 juin… C’est l’occasion pour nous de jeter un œil à un exercice qui, pour beaucoup de Mauriciens, se résumera à se mettre devant un poste de télévision et attendre la partie du discours du ministre des Finances qui comportera, possiblement, un allègement ou un cadeau fiscal quelconque pour eux. À l’intention de ceux qui n’ont pas été formés aux sciences économiques, nous disons qu’un budget est un volet de la politique économique d’un pays dont l’importance est très grande et dont les mesures peuvent donc être positives, simplement neutres, mais aussi négatives et pénalisantes, selon les situations et, surtout, selon les hommes qui la mènent.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_9 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Chers lecteurs et lectrices, chers contribuables,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">La présentation annuelle du budget est proche : comme vous savez, elle se fera dans une semaine, le 10 juin…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">C’est l’occasion pour nous de jeter un œil à un exercice qui, pour beaucoup de Mauriciens, se résumera à se mettre devant un poste de télévision et attendre la partie du discours du ministre des Finances qui comportera, possiblement, un allègement ou un cadeau fiscal quelconque pour eux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">À l’intention de ceux qui n’ont pas été formés aux sciences économiques, nous disons qu’un budget est un volet de la politique économique d’un pays dont l’importance est très grande et dont les mesures peuvent donc être positives, simplement neutres, mais aussi négatives et pénalisantes, selon les situations et, surtout, selon les hommes qui la mènent.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Jetons quelques notions et quelques principes de base à la lecture des non-initiés…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">La politique économique d’un pays est constituée de deux volets : sa politique monétaire, et sa politique budgétaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">A &#8211; La politique monétaire. Celle-ci est menée par la banque centrale, en toute autonomie, dans les pays démocratiques. Elle concerne la gestion des réserves de monnaies, tant locales qu’étrangères, la fixation des taux de change, la réglementation du secteur bancaire et le contrôle des institutions qui y mènent des activités, le suivi constant de la masse monétaire, le contrôle de l’inflation, l’imposition des taux d’intérêts que se chargent les banques entre elles (qui ont une répercussion directe sur les taux d’intérêts pratiqués par les banques envers leur clientèle). Enfin, la banque centrale représente ce qu’on appelle « le prêteur de dernier recours », celui auquel les banques commerciales s’adressent lorsqu’elles sont à court de fonds.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Particularité de cet organisme : il est considéré dans de nombreux pays comme totalement libre de mener la politique monétaire la plus prudente et favorable pour le pays et, de ce fait, les interventions des politiciens dans ses prérogatives sont très mal considérées (surtout si le gouverneur de la banque centrale en question est une forte personnalité, reconnue pour ses compétences). Demandez à Xavier Duval ce qui lui est arrivé lorsqu’il a voulu contraindre la direction de la ‘Bank of Mauritius’, il y a quelques années…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">B – La politique budgétaire. Elle est beaucoup plus complexe et, pour la mener, il s’agit de prendre en compte un nombre considérable de facteurs, tant comptables qu’humains, dans beaucoup de domaines d’intervention.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Comme vous devinez, le budget d’un État ressemble au niveau de son principe au budget d’un foyer. Essentiellement, il faut lever les fonds permettant de financer les dépenses à faire. Mais, différemment du foyer, la politique à mener ici est délicate, car il s’agit de s’assurer que les prélèvements sont justes et ne pénalisent pas les plus démunis, que les fonds alloués sont dépensés à bon escient et efficacement, que les dépenses soient équitablement réparties et contrôlées, et que les ressources allouées servent véritablement à stimuler la croissance et le renforcement des capacités des « agents économiques », car c’est le moyen le plus courant de relever le niveau de vie d’une population.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Le budget de l’État comporte donc généralement une multitude de mesures, dont les principales portent, du côté des revenus, sur trois sources principales – les droits de douane, la TVA et les impôts – et du côté des dépenses sur le financement des besoins des différents ministères et des infrastructures. En agissant sur les revenus et les dépenses ainsi que sur leurs ampleurs respectives, un ministre des Finances peut utiliser un budget pour stimuler la croissance de l’économie, le pouvoir d’achat de la population et les moyens à dégager pour garantir un développement constant et appréciable.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Dans un budget, disons celui de Maurice, il y a toujours un équilibre à trouver entre les revenus, les dépenses et ce qu’on appelle « la formation de capital », ce qui signifie, dans ce dernier cas, que suffisamment de fonds doivent être mis de côté pour que l’État mauricien puisse investir dans une perspective de long terme dans des infrastructures et divers éléments dits sociaux.</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Si l’État ne dépense pas assez, la croissance peut s’en ressentir ;</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Si l’État dépense trop, il endette les contribuables pour longtemps ;</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Si l’État dépense trop dans le social et la consommation, il pénalise l’investissement et les activités de production ;</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Si l’État ne mène pas une politique fiscale (de taxation) appropriée, il crée des inégalités dans le système ;</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Si l’État intervient trop dans l’économie, il pénalise les activités du secteur privé, qui est réputé utiliser les ressources disponibles de manière plus efficiente que ne peuvent le faire les pouvoirs publics ;</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Si l’État est trop généreux envers les citoyens de manière générale, il fabrique alors des parias qui deviennent de plus en plus dépendants de lui, avec des conséquences désastreuses pour l’initiative personnelle, l’effort et la dignité des individus ;</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Si l’État favorise trop la consommation dans notre pays, qui dépend énormément de l’étranger pour son approvisionnement en marchandises et en certains services, nous devons compter de plus en plus sur le tourisme, secteur qui aujourd’hui génère des montants importants de devises étrangères, pour payer pour nos importations selon les réserves disponibles.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Dans certaines circonstances, les politiques au pouvoir pensent que le peuple est capable d’accepter une fiscalité de plus en plus lourde. En France, ça donne les « gilets jaunes ». À Maurice, pendant la deuxième partie des années 1970, la fiscalité directe et indirecte a très lourde. Par ailleurs, les autorités fiscales ont fermé les yeux sur le grand nombre de citoyens taxables qui ne payaient aucun impôt sur leur revenu. Ceci a abouti en 1976 et en 1979 à des journées de désobéissance civile, que nous avons personnellement organisées à Port-Louis. En deux fois, la ville est restée morte pendant toute une journée. Deux dévaluations de la roupie ont suivi, avec des conséquences très douloureuses pour le peuple mauricien.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">De nos jours, la discrimination envers l’impôt se perpétue à Maurice entre régions urbaines et régions rurales (bien que la connotation communale de ces deux géographies soit aujourd’hui moins forte). Rama Sithanen, d’assez loin le plus compétent ministre des Finances qu’ait jamais connu notre pays, avait eu le courage (alors que Paul Bérenger avait tellement hésité, avant de renoncer) d’imposer à l’issue des élections de 2005, une taxation des biens immobiliers dans les régions rurales, ce qui n’était que justice et équité dans un pays républicain. Et comme il fallait s’y attendre, sa mesure a été (très) mal reçue, ce qui signifie en clair que même ceux qui, dans les régions rurales, habitent des demeures suffisamment cossues pour être taxées estiment qu’ils ne devraient pas l’être.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">C’est le ministre des Finances actuel qui, occupant ce portefeuille quelques années plus tard, n’a pas hésité une seconde à abolir cette taxe. Comme chacun sait, à Maurice, les humains des villes et les humains des campagnes, ce ne sont pas les mêmes humains !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Fâcheuse mentalité, qui a prévalu dans toutes les sphères de la société mauricienne à une certaine époque, à l’effet que, dans un pays multiculturel, payer l’impôt est inutile car cela revient à payer pour ce que d’autres peuvent bien payer. Nous en sommes toujours là d’ailleurs avec la « taxe rurale ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Pravind Jugnauth a, de son côté, pratiqué depuis plus d’une décennie, une politique laxiste en matière de fiscalité, à l’inverse de Seewoosagur Ramgoolam. Abolition de la « taxe rurale », abolition de la taxation des plus-values, exonération totale des sommes héritées issues des successions, droits de douane toujours plus bas visant le « duty-free island », imposition très légère des individus et des sociétés, le pays est devenu un paradis fiscal tant pour les Mauriciens que pour les touristes et les étrangers acquéreurs de biens immobiliers très intéressés à venir vivre à Maurice.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Cette politique, pour (très) favorable qu’elle puisse être pour les contribuables de tous bords, conduit aussi à des situations dangereuses. Premièrement, le manque à recevoir, sur le plan fiscal, doit obligatoirement être recueilli ailleurs. Il n’y a qu’à regarder la façon dont la dette du pays s’est accrue depuis 5 ans pour comprendre où les fonds ont été trouvés pour les dépenses publiques. Si on veut comprendre où les dettes de l’État toujours plus fortes peuvent mener, il faut tout simplement jeter un coup d’œil sur la situation sociale actuelle en France.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Deuxièmement, la forme de fiscalité que pratique Maurice est profondément injuste, et conduit à des inégalités fortement perverses en matière d’équité. Au vu des énormes besoins du pays pour son avancement (dont beaucoup ne sont même pas conscients) le « flat rate » de l’impôt sur le revenu pour l’ensemble des contribuables est inacceptable d’un point de vue moral, si tant est qu’une politique budgétaire comporte aussi sa part de moralité. Au risque de se tromper, l’on ne peut s’empêcher de penser que, là encore, c’est bien la dimension électoraliste qui a poussé le gouvernement actuel à se montrer aussi généreux envers les contribuables locaux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Ceux qui ont le mérite ou la chance de bénéficier de gros revenus dans le pays ne peuvent pas ne pas comprendre qu’une telle politique fiscale n’est pas tenable à long terme, d’abord et avant tout dans leur propre intérêt.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Signalons enfin combien, sur le plan politique, il est difficile, pour ne pas dire presque impossible, de faire remonter le niveau de certaines impositions après qu’elles aient été baissées de manière déraisonnable et opportuniste par les autorités. Les contribuables individuels refusent que l’on touche à leurs acquis et comprennent difficilement les raisons exactes de retours en arrière.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Voilà où nous en sommes actuellement à Maurice. Le toujours plus d’exemptions et de subventions et le toujours plus de prestations publiques a été abondamment commenté ces dernières semaines, et il nous est possible de caractériser la conjoncture économique du pays comme suit :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Les étalons généralement utilisés pour jauger notre situation économique ne sont pas très favorables : la dette du pays continue à augmenter, la croissance reste modeste et le chômage ne se résorbe pas ;</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">D’autres tendances notées sur une longue période traduisent des contraintes plus fondamentales, à caractère structurel. Dans la liste, l’on trouve : i) le profond déficit commercial du pays, qui dénote une incapacité à faire progresser nos exportations ; ii) un régime douanier favorisant la consommation de produits importés au détriment des produits fabriqués localement, la valeur globale des premiers continuant résolument à représenter environ le double de nos exportations de marchandises ; iii) le fort biais de la fiscalité se maintient et creuse des inégalités de plus en plus profondes entre les différents groupes de contribuables ; iv) le « deal » entre un groupe particulier de contribuables/votants et les politiciens du même bord se maintient, à travers l’accord tacite, voire explicite, que traduit le « nous sommes généreux, fiscalement parlant, envers vous, gratifiez-nous de votre vote le moment venu ». Tant pis si à Maurice l’agencement de la relation entre les politiciens et leur clientèle continue à dominer largement l’engagement courageux dans des politiques cohérentes clairement définies, des programmes structurés et des manifestes électoraux à respecter impérativement, qui restent largement secondaires. La subjectivité et la préférence donnée à ceux qui sont du même groupe (nou kalite) reste prédominante, du moins dans une partie de notre communauté nationale encore majoritaire.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Devant une telle situation, il nous faudrait comme ministre des Finances un homme (ou une femme) suffisamment courageux(se) pour inverser les situations et les tendances qui se présentent actuellement. Concrètement, cela reviendrait à adopter les politiques suivantes :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">A – Mener une politique budgétaire rigoureuse, avec un programme de recettes et de dépenses en équilibre ;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">B – Adopter un budget qui limite les interventions de l’État dans les activités économiques à une proportion raisonnable, afin qu’il n’évince pas les ressources dont ont besoin les entreprises pour se développer ;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">C &#8211; Dégager une politique favorisant la production locale à travers une protection douanière raisonnable, afin que se maintiennent des activités agricoles, industrielles et des services mauriciens dignes de nos capacités ;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">D – Au lieu de dilapider des ressources financières, pour des motifs purement électoralistes, dans des allocations qui iront vers la consommation plutôt que vers l’épargne et l’investissement, consacrer ces mêmes ressources au lancement de projets indispensables pour notre développement, surtout dans les domaines de l’éducation et de la formation, de la protection de l’environnement, de l’éradication des fléaux qui détruisent notre société et de la promotion de la transparence, du civisme et de la citoyenneté, des considérations qui n’ont toujours aucun sens pour la vaste majorité des politiciens en place ;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">E – Inciter fiscalement les entrepreneurs à découvrir et à se livrer à des activités dégageant nettement plus de valeur ajoutée, dans de nouveaux secteurs, que celles qui sont déjà maîtrisées ;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">F – Enfin, et c’est là que le courage politique se manifestera ou pas, il faudra impérativement relever sensiblement, avec des barèmes progressifs, l’imposition des contribuables et des sociétés à partir d’un certain seuil de revenus. Sans ces mesures éminemment pertinentes, il sera difficile de commencer à inverser les tendances et à rembourser les dettes publiques, à trouver les moyens de financer le développement, qui est un vaste chantier, et à pourvoir à des améliorations dans les infrastructures et les secteurs requérant une profonde modernisation.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">De loin, le pire qui puisse arriver à notre pays sera de voir les politiciens continuer à mener leur politique de toujours – « less li al kumsa mem, do ! » envers et contre tout. Plus que tout, ce qui a fait Maurice péricliter au cours des 50 dernières années, c’est le laxisme, la léthargie, le manque de courage et d’ambition, et la démission (morale, s’entend).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Si l’on veut vraiment favoriser et privilégier l’avancement de Maurice, notre ministre des Finances a l’impératif devoir de privilégier les défis plutôt que les solutions de facilité, les initiatives d’investissement plutôt que la consommation, la sincérité plutôt que l’opportunisme, la franchise plutôt que les déguisements, le concret plutôt que les rêves et les fausses espérances, l’honnêteté plutôt que la fourberie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Dans quelques jours, nous verrons bien si le pays, son développement économique dans la durée et l’avenir de ses habitants comptent plus pour Pravind Jugnauth que l’utilisation de notre politique budgétaire à des fins électoralistes. Dans la conjoncture difficile que nous savons, nous comprendrons bien où il place ses priorités. Nul doute que son discours sera très instructif à cet égard.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Ah ! Nous avons failli oublier de vous donner un conseil : écoutez et lisez les déclarations que feront beaucoup de représentants de tel ou tel autre secteur du pays à la presse juste après le discours du budget ! À part quelques rares propos judicieux et objectifs, le reste de ces déclarations sera truffé de langage politiquement correct ou excessif. Nous savons déjà que pour les partis d’opposition, par exemple, le budget sera forcément mauvais, voire infect.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Attendons-nous donc à entendre et lire la semaine prochaine de nombreux propos traduisant surtout de la soumission, de l’opportunisme et de la candeur, mais aussi un peu de perspicacité, d’esprit rationnel et d’intelligence.</span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: right;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">A. Jean-Claude Montocchio      </span></p></div>
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		<title>PEUPLE DE MAURICE, LE SOUVERAIN C’EST TOI, PAS LA COUR SUPRÊME…</title>
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		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 May 2019 17:41:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[constitution]]></category>
		<category><![CDATA[cour suprême]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
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		<category><![CDATA[indépendance]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Notre chronique de la semaine dernière nous ayant valu quelques critiques acerbes, nous pensons qu’il est utile que nous y revenions brièvement, avant de continuer à traiter la question déterminante pour notre avenir, en tant que société multiculturelle, de la déclaration ou non du groupe auquel on appartient lorsqu’on se porte candidat à une élection dans l’une des circonscriptions de Maurice. Depuis les quatre mois que nous animons cette chronique hebdomadaire, nous tentons d’analyser la situation sociopolitique de notre pays en mettant en avant les considérations fondamentales du vivre-ensemble. Ainsi, nous avons couvert, entre autres, les thèmes de la place de la femme dans notre vie politique, notre combat contre la corruption et le trafic d’influence, les attaques contre la démocratie et le traitement différencié qu’accordent les autorités aux communautés de l’île. Plus que tout, nous avons condamné le jeu infect auquel se livrent les têtes de partis depuis 50 ans : non-responsabilisation des Mauriciens « laissés pour compte intellectuellement », car pas favorable électoralement.</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #e00b00;">Recevez nos chroniques dès qu’elles paraissent ! Dans la rubrique « ABONNEZ-VOUS À CE SITE PAR E-MAIL » (menu de droite), communiquez-nous votre adresse e-mail, puis cliquez sur « ABONNEZ-VOUS ». Nous ferons le reste ! Et nous vous garantissons que nous n&rsquo;utiliserons en aucun cas votre adresse à d&rsquo;autres fins.</span></em></span></p></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chères Mauriciennes, Chers Mauriciens,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Notre chronique de la semaine dernière nous ayant valu quelques critiques acerbes, nous pensons qu’il est utile que nous y revenions brièvement, avant de continuer à traiter la question déterminante pour notre avenir, en tant que société multiculturelle, de la déclaration ou non du groupe auquel on appartient lorsqu’on se porte candidat à une élection dans l’une des circonscriptions de Maurice.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Depuis les quatre mois que nous animons cette chronique hebdomadaire, nous tentons d’analyser la situation sociopolitique de notre pays en mettant en avant les considérations fondamentales du vivre-ensemble. Ainsi, nous avons couvert, entre autres, les thèmes de la place de la femme dans notre vie politique, notre combat contre la corruption et le trafic d’influence, les attaques contre la démocratie et le traitement différencié qu’accordent les autorités aux communautés de l’île. Plus que tout, nous avons condamné le jeu infect auquel se livrent les têtes de partis depuis 50 ans : non-responsabilisation des Mauriciens « laissés pour compte intellectuellement », car pas favorable électoralement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La semaine dernière, nous avons mis en avant deux points de vue :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le bilan des politiciens qui nous dirigent depuis 1968 est largement négatif, et il devient impératif de procéder au renouvellement de notre personnel politique ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>Rezistans ek Alternativ</em> n’a pas le droit moral d’inviter la Cour Suprême à prendre une décision sur la déclaration d’appartenance (ou pas) des candidats à une communauté précise lors d’élections, car cela débouchera inévitablement sur une situation sur laquelle ce mouvement n’a et n’aura aucun contrôle. La définition de « Mauricien » pour des besoins de recensement, de découpage des circonscriptions, de la tenue des élections, de l’allocation des 8 sièges additionnels juste après, du processus législatif, du gouvernement ainsi que des droits et devoirs de la population est une question beaucoup trop délicate pour être traitée par morceaux, comme on tente de le faire actuellement. Elle doit être prise dans son ensemble et traitée en une seule fois, et non pas par « chiquettes ».</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour avoir fait ressortir ces deux considérations, nous avons été traités de réactionnaire et de nouveau NMU, et l’on nous a accusé de « rejeter les autres » et de « stigmatiser ». On retrouve là cette vieille habitude de beaucoup de Mauriciens de classer les gens selon leur identité plutôt que par rapport à ce qu’ils ont dans la tête.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À tous ceux qui sont passés loin de ce que nous avons tenté de mettre en avant comme message, nous disons simplement ceci : il y a maintenant des décennies que nous avons placé notre sentiment d’appartenance au pays et de respect pour nos concitoyens bien au-dessus d’une quelconque identification de notre part avec des groupes ou des individus particuliers. Notre erreur aura probablement été de n’avoir pas utilisé, pour nous exprimer, le langage politiquement correct qui depuis si longtemps empêche de nombreux Mauriciens de dire ouvertement ce qu’ils pensent tout bas et d’en discuter. Mais nous ne baisserons pas les bras ! Nous continuerons à plaider pour une île Maurice plus juste, plus égalitaire, plus dynamique et davantage guidée par l’intelligence, la raison et le mérite que par les faux-fuyants et la démission à l’égard de nos obligations et des impératifs de notre développement. </span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">* * *</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Reprenons donc chers lecteurs, si vous voulez bien, nos propos de la semaine dernière relatifs à l’affaire judiciaire actuellement soumise à la Cour suprême. Faut-il ou pas que les candidats à une élection au législatif aient la prérogative de décider s’ils doivent s’enregistrer auprès du commissaire électoral comme de simples Mauriciens ? Ou faut-il plutôt que les candidats déclinent leur appartenance à l’un des quatre groupes particuliers mentionnés dans le paragraphe 3 (Communities) du First Schedule [Section 31 (2)] de notre Constitution ?  Ou encore, pourraient-ils choisir entre les deux propositions ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour comprendre pleinement l’existence de cette disposition concernant les quatre groupes communautaires de notre pays dans notre Constitution, il s’agit de la considérer sous son angle historique.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A &#8211; En 1967, les leaders politiques de Maurice ont invité le peuple à choisir entre une association avec la Grande-Bretagne (PMSD et partis associés) et l’indépendance du pays (PTr et partis associés). Aujourd’hui, avec le recul, on se rend compte que le deuxième choix – l’indépendance – était le meilleur ;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">B – Avant les élections générales d’août 1967 qui ont décidé de l’indépendance de Maurice, les représentants du PMSD ont proposé à Seewoosagur Ramgoolam de faire tenir un référendum pour laisser le peuple souverain décider lui-même de l’adoption de notre Constitution, plutôt que de lui enlever cette tâche et d’en faire voter le texte seulement par des députés. Non seulement le Premier ministre d’alors a refusé ce référendum, mais il a demandé au Professeur De Smith de rédiger une Constitution où le processus du référendum pour le traitement des questions de grande importance pour le pays a été réduit à deux uniques « sections » (1 et 57 (e)) de celle-ci, dont l’une relative à la durée des législatures.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Si le PMSD a eu tort de mettre en avant une proposition d’association avec la puissance colonisatrice, il a par contre eu parfaitement raison de demander qu’un référendum pour l’adoption de notre Constitution se tienne. Cela n’aurait évidemment pas changé grand-chose à la suite des événements, mais il s’en allait d’une question de principe fondamental pour toute démocratie de type occidental.  </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il faut savoir, en effet, que les systèmes politiques européens – dont est issu notre propre système – qui étaient basés sur le droit divin ont été graduellement remplacés aux 17e et 18e siècles en Europe par d’autres fondés – tacitement, mais fondés quand même – sur un accord entre le peuple et ses représentants, dans lequel ces derniers s’engagent à gouverner le pays pour lui. Il existe toutefois dans beaucoup de systèmes des dispositions qui permettent au peuple de décider lui-même directement, par référendum, dans des circonstances exceptionnelles.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Aujourd’hui, en 2019, nous payons les conséquences de ce refus de S. Ramgoolam en 1967 d’accepter la requête du PMSD de faire endosser notre Constitution par le peuple. Au lieu de décider nous-mêmes, nous sommes dans une situation où quelques citoyens mauriciens ont soumis aux juges de notre Cour suprême une requête que ces derniers s’apprêtent à examiner, afin d’en décider, et pour communiquer ensuite leur opinion (sous quelle forme juridique ?) aux membres de notre appareil législatif pour leur « further consideration ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour traiter de cette requête, le chef juge de la Cour suprême fait ressortir que l’île Maurice est signataire (depuis 1973) du « Pacte international relatif aux droits civils et politiques », un traité des Nations Unies par le biais duquel l’État mauricien s’est engagé à respecter et à garantir à tous les citoyens du pays des droits énumérés dans ledit pacte. Quels sont ces droits ?  Il s’agit essentiellement de ceux figurant dans la Charte des Nations Unies, soit la reconnaissance de la dignité humaine, des droits égaux mentionnés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, ainsi que des libertés civiles et politiques auxquelles a droit chaque humain.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme stipulé dans le pacte, l’humain doit pouvoir jouir de ces droits « sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d&rsquo;opinion politique ou de toute autre opinion, d&rsquo;origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous posons simplement une question : la Cour suprême de Maurice est-elle compétente en matière d’interprétation de la Constitution du pays ?  A-t-elle le droit moral d’émettre un avis sur une question qui relève de la souveraineté du peuple ?  Dans la meilleure des circonstances, ne faudrait-il pas que ce soit lui (le peuple) qui décide en toute conscience d’une question aussi fondamentale, averti au préalable des conséquences de son vote pour notre pays, sur le plan international, de toute éventuelle modification de la Constitution ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous estimons qu’un peuple mûr doit avoir les moyens de décider, de lui-même et pour son propre compte, de la formulation de certaines dispositions de sa loi fondamentale, et non pas avoir à se soumettre aux points de vue d’une instance judiciaire ne siégeant même pas à titre d’instance constitutionnelle.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le peuple doit pouvoir s’exprimer dans deux circonstances :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">1.  à l’occasion d’élections générales, en votant pour confier à ses représentants la gouvernance de son pays, et</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">2.  lors d’un changement de sa loi fondamentale. Il doit être capable d’utiliser le référendum, seule forme de démocratie directe à sa disposition, pour décider de manière souveraine de questions ayant trait à son identité et son avenir. Car c’est bien le contrat démocratique qu’il conclut avec ses représentants qui met en place et oriente l’exercice du pouvoir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Si les députés qui nous dirigent voulaient faire preuve d’un vrai sens des responsabilités à notre égard, ils procéderaient comme suit :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À l’Assemblée nationale, ils voteraient à l’unanimité et dans les meilleurs délais une modification de notre Constitution permettant au peuple de décider lors d’un référendum de la question qui a été soumise à la Cour par Rezistans ek Alternativ ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ils prendraient des dispositions pour que ce référendum se tienne en même temps que les prochaines élections générales, ce qui serait d’une grande commodité.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">C’est Jean-Jacques Rousseau qui disait, à propos de la démocratie représentative, que le peuple n’est souverain qu’un seul jour : le jour de l’élection. Dès le lendemain de cette élection, il n’est plus titulaire de sa souveraineté puisqu’il s’en est dessaisi au profit des représentants qu’il a élus. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Devant si peu de pouvoir, faut-il qu’on enlève aussi au peuple souverain la prérogative de statuer dans quelles conditions exactes doit se dérouler la vie politique de son pays ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Terminons avec une information qui intéressera nos lecteurs. L’application des droits de l’homme dans le monde est supposée être assurée par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, soit l’instance mise sur pied à la suite de la signature du Pacte international relatif aux droits civils et politiques en 1973 (voir ci-dessus). Ce Pacte international a servi de référence à la Cour suprême dans le passé, toujours pour le traitement de cette requête d’abolition de l’appartenance à une communauté particulière à Maurice.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Parmi les pays-membres qui siègent à ce Conseil pour l’année civile 2019 figurent des pays comme l’Arabie Saoudite, Bahreïn, la Chine, Cuba, la République du Congo, la Somalie et le Cameroun, qui piétinent allègrement les droits de l’homme et de la femme chez eux. À vous, lectrices et lecteurs, d’apprécier la valeur qu’attribuent ces chères Nations Unies aux droits de l’homme et du citoyen dans certaines de ses propres instances et dans certains de ses pays-membres !  Si cette situation n’est pas une farce, elle lui ressemble drôlement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio       </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p></div>
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		<item>
		<title>ÉLECTIONS GÉNÉRALES : RENFORÇONS LE RÔLE DES FEMMES DANS NOTRE DÉMOCRATIE !</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/elections-generales-renforcons-le-role-des-femmes-dans-notre-democratie%e2%80%89/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 May 2019 14:51:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[autonomisation]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
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		<category><![CDATA[pétition]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous sommes maintenant à peu près fixés : sauf circonstances exceptionnelles, des élections générales auront lieu à Maurice et à Rodrigues avant la fin de l’année en cours. Bien davantage qu’aux échéances précédentes, notre pays se trouve à la croisée des chemins : soit nous remettons au pouvoir des politiciens qui nous ont montré ce dont ils sont capables – et incapables – de faire en se servant de nous, soit nous arrivons à provoquer une rupture, et imprimer une direction résolument nouvelle et digne de nos attentes pour assurer la gestion sérieuse et efficace – on a envie de dire : enfin ! – de notre vie politique et de notre développement.</p>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/elections-generales-renforcons-le-role-des-femmes-dans-notre-democratie%e2%80%89/">ÉLECTIONS GÉNÉRALES : RENFORÇONS LE RÔLE DES FEMMES DANS NOTRE DÉMOCRATIE !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #e00b00;">Recevez nos chroniques dès qu’elles paraissent ! Dans la rubrique « ABONNEZ-VOUS À CE SITE PAR E-MAIL » (menu de droite), communiquez-nous votre adresse e-mail, puis cliquez sur « ABONNEZ-VOUS ». Nous ferons le reste ! Et nous vous garantissons que nous n&rsquo;utiliserons en aucun cas votre adresse à d&rsquo;autres fins.</span></em></span></p></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chères Mauriciennes, chers Mauriciens,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi, nous sommes maintenant à peu près fixés : sauf circonstances exceptionnelles, des élections générales auront lieu à Maurice et à Rodrigues avant la fin de l’année en cours. Bien davantage qu’aux échéances précédentes, notre pays se trouve à la croisée des chemins : soit nous remettons au pouvoir des politiciens qui nous ont montré ce dont ils sont capables – et incapables – de faire en se servant de nous, soit nous arrivons à provoquer une rupture, et imprimer une direction résolument nouvelle et digne de nos attentes pour assurer la gestion sérieuse et efficace – on a envie de dire : enfin ! – de notre vie politique et de notre développement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les derniers jours ont été révélateurs à bien des égards : encore une fois, les politiciens passéistes ont accaparé pour leur compte, le 1er mai, la fête des travailleurs. S’imposant à la place des représentants syndicaux, ils ont saisi l’occasion pour promouvoir leurs intérêts traditionnels et déverser les habituelles critiques de leurs adversaires à des groupes de Mauriciens chez lesquels l’émotion domine toujours la raison.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les quelques propositions de programme aux petites foules respectives ont brillé, encore une fois, par leur caractère électoraliste et populiste, la palme revenant à cet égard à Navin Ramgoolam qui, de manière honteuse, a assuré à ceux qui l’écoutaient qu’une fois revenu au pouvoir, il limiterait la latitude d’action du MRA, dont le traitement deviendrait discriminatoire pour certaines impositions, tant d’entreprises que de personnes physiques. Nous sommes avertis ! Voilà encore un de ces vieux politiciens qui ne comprend toujours pas ce qu’implique véritablement le système républicain qui est le nôtre et le traitement des contribuables dans un tel système.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais ce 1<sup>er</sup> mai nous amène aussi de l’espoir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À constater le nombre réduit de partisans des partis politiques qui étaient présents aux meetings et à comparer ce nombre à celui bien plus élevé de ceux qui ont acquiescé et salué les posts des représentants des nouveaux partis politiques sur Facebook, on se met à se dire que les votants de toujours animés par de l’émotion purement partisane, par une faible capacité d’analyse de la vie politique et par une incompréhension des enjeux que comporte la prochaine consultation électorale perdent peu à peu de leur poids électoral.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En effet, à l’aide depuis quelque temps de certains nouveaux réseaux sociaux locaux, dont les sites de web télévision, on éprouve de la satisfaction à prendre acte des réflexions et des propositions autrement plus valables et novatrices venant des représentants des nouveaux partis qui émergent que de ceux des partis de toujours, et l’on voit aussi nettement s’accroître la visibilité de mouvements apolitiques tout à fait intéressants, tel que « Projet de société », dont le message et la réflexion sont empreints de pertinence, d’à-propos et de réalisme.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi, il semble bien que graduellement, mais sûrement, se dessinent à Maurice deux phénomènes : l’apparition d’un discours politique mûr, avisé, réfléchi et inspirateur, et l’arrivée de jeunes dont les perceptions et les propos incisifs augurent pour Maurice un avenir nettement moins « folklorique » qu’il n’a pu l’être jusqu’ici.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous vous invitons à vous joindre à cette tendance, à y former partie, du moins moralement, et à contribuer ainsi à renforcer et moderniser notre démocratie. Pour notre part, nous nous proposons de mettre en avant au fil des prochains mois quelques initiatives bien précises, avant la prochaine consultation populaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avant de vous en présenter la première aujourd’hui, merci de garder à l’esprit les deux considérations suivantes :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Jusqu’ici, tout le long de notre histoire depuis 1948 et à l’exception de bien rares moments, le peuple a été un acteur bien passif pendant les campagnes électorales de notre pays. Nous avons laissé faire les politiciens comme ils voulaient avant chaque élection, leur donnant la pleine latitude de nous balancer le contenu de programmes politiques de leur choix, sans que nous n’ayons l’occasion ni la volonté d’exprimer nos vues et à prendre part à leur élaboration ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous avons ainsi eu le tort de renoncer à utiliser nos prérogatives vis-à-vis des politiciens. Or, s’ils légifèrent et gouvernent, c’est pour nous représenter, et c’est nous qui leur permettons de le faire en votant pour eux. C’est à nous, le peuple, qu’il revient donc d’agencer, autant que faire se peut, les programmes de partis que nous avaliserons le moment venu par notre vote pour leurs candidats, les élus étant tenus de les exécuter subséquemment pour notre compte.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour nous y prendre, nous vous proposons une première initiative destinée à provoquer une réelle rupture d’avec ce à quoi nous avons été habitués depuis toujours, afin de faire évoluer notre système et d’imprimer une direction novatrice à notre pays :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000; text-decoration: underline;"><strong>DONNONS AUX FEMMES LA PLACE HONORABLE ET MÉRITANTE QUI LEUR REVIENT DANS NOTRE VIE POLITIQUE</strong><strong>.</strong></span></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À bien y voir, nous vivons depuis toujours dans une société patriarcale, paternaliste et machiste, qui est même parfois semi-féodale, concernant le rôle et les prérogatives qui reviennent à la femme. Ce comportement se manifeste de manière spectaculaire dans le domaine de la politique, où la présence et l’action de l’élément féminin restent encore très limitées.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi, <strong>le nombre de femmes siégeant à notre assemblée nationale est extrêmement faible, à un niveau nettement plus bas que celui de nombreux pays africains</strong> beaucoup moins évolués politiquement et économiquement que notre pays. Voici des exemples édifiants : Rwanda : 61,3 % (pays champion mondial) ; Namibie : 46,2 % ; Afrique du Sud : 42,7 % ; Sénégal : 41,8 % ; Mozambique : 39,6 % ; [suivent 35 autres pays africains] ; île Maurice : 11,6 %, placé au 156<sup>e</sup> rang mondial. Édifiant et révélateur !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La reconnaissance de la part revenant aux femmes dans l’animation des activités politiques de notre pays doit donc s’accroître sensiblement. Et à cela, il existe plusieurs raisons, la principale tenant au fait qu’il est impératif de leur donner la possibilité de se mettre en avant pour défendre et promouvoir leurs droits, leur autonomisation et le respect qui leur est dû.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme les Mauriciennes sont supposées disposer des mêmes droits – et d’ailleurs des mêmes devoirs &#8211; que tous les autres citoyens, il est nécessaire qu’elles prennent et assument dorénavant la juste part qui leur revient dans la gouvernance de notre pays. Et pour qu’elles puissent y arriver, l’accès à leur mission de gouvernance de l’île doit leur être facilité. Et ce sont précisément les partis politiques qui auront une grande responsabilité à cette fin dans les prochains mois.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour information, il existe aujourd’hui un organisme des Nations Unies, ONU Femmes, qui propose aux femmes une formation à la vie politique couvrant le champ entier de cette activité, depuis des cours destinés à leur apprendre comment s’adresser à leur auditoire avec le maximum d’efficacité jusqu’à leur pleine participation aux travaux d’un parlement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous vous formulons donc la proposition suivante : que nous utilisions une plateforme de pétitions (<a href="http://www.change.org" style="color: #000000;">Change.org</a> par exemple) une fois la date des élections annoncée pour balancer une pétition sur ce site et recueillir le sentiment de nos compatriotes (des deux sexes) sur la proposition suivante, dont le résultat sera communiqué à tous les partis politiques de Maurice et de Rodrigues, sans distinction aucune :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><em><u>«</u></em></strong><strong><em><u> </u></em></strong><strong><em><u>Inclure au moins UNE femme candidate par parti et par circonscription aux prochaines élections de Maurice</u></em></strong><strong><em><u> </u></em></strong><strong><em><u>»</u></em></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les partis politiques réagiront comme ils voudront et prendront (ou pas) les décisions appropriées à cet égard. Il va sans dire que le peuple tirera les conclusions qui s’imposent dans le cas de ceux d’entre eux qui n’accepteront pas cette requête. Nous invitons avec beaucoup d’insistance les représentants des nouveaux partis à s’engager dans le sens susmentionné, au moins verbalement et au plus tôt, sans attendre les échéances à venir. Ces nouveaux partis ont déjà montré leur intention de rompre avec l’ordre ancien, et nous leur demandons de s’engager très clairement <u>en déclarant publiquement dès que possible qu’ils nommeront pour les élections à venir au moins une femme dans chaque liste de trois candidats de leur parti dans chaque circonscription de Maurice et de Rodrigues où ils seront présents. </u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il nous semble qu’il y a bien suffisamment de femmes éduquées, compétentes et munies d’excellentes connaissances qui seront disposées à figurer dans les listes électorales pour garantir leur présence adéquate dans le corps législatif de la prochaine législature et apporter une contribution significative aux activités de nos principales instances nationales.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour rester objectif et équilibrer notre propos, il nous reste encore à faire ressortir que le choix des candidates éventuelles revêtira une dimension importante. Il faudra s’assurer à tout prix que celles qui se mettront en avant honorent leur personne, les capacités dont leur genre peut faire montre et les accomplissements qu’elles peuvent afficher. Là encore, Maurice ne peut faire état de femmes qui ont réussi à s’exprimer pleinement, bridées qu’elles l’ont été par leurs leaders masculins.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Des exemples de femmes s’étant bâti une solide réputation sur le plan politique en Afrique viennent à l’esprit : Ellen Johnson Sirleaf, première présidente dûment élue du continent ; Graça Machel, Première ministre de l’Éducation et de la Culture du Mozambique ; Leymah Roberta Gbowee, co-lauréate du prix Nobel de la paix 2011, du Libéria.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi donc, il s’agira pour les partis d’éviter impérativement de choisir des candidatures péchant par un manque de personnalité, d’aisance, de rigueur et d’intégrité, car elles pénalisent la bonne image et la crédibilité des femmes intelligentes et dignes, capables d’accomplir pleinement les missions qui leur sont confiées.   </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous estimons que si, des ±910 000 électeurs inscrits sur les listes électorales de Maurice, environ 150 000 d’entre eux acceptent éventuellement de signer la pétition, les partis présentant des candidats des deux sexes à l’élection devront obligatoirement tenir compte de notre proposition, car ce nombre sera suffisant pour influencer les résultats dans les différentes circonscriptions. Il sera donc impératif que tous les citoyennes et citoyens qui considèrent favorablement notre proposition participent à la signature de la pétition.  </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’occasion que nous offrent les prochaines élections de faire avancer notre démocratie ne peut être manquée. Pour les intérêts supérieurs de notre pays, pour notre vivre-ensemble et pour notre bien commun, négligés depuis si longtemps, nous devons tenter d’utiliser les faibles moyens dont nous disposons dans notre système, en tant qu’électeurs, pour jouer le rôle qui nous revient et orienter le cours des événements, ce qui nous permettra éventuellement de limiter l’influence du simplisme et de l’infantilisme d’électeurs encore (trop) nombreux et de celle de politiciens dont la performance décevante, l’attitude opportuniste et le manque de courage politique pénalisent et retardent notre avancement depuis plusieurs décennies.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Certains politiciens nous ont harangués, dans le passé, pour nous assurer avec leur paternalisme béat habituel qu’ils allaient changer notre vie. Ils parlent maintenant de « rupture ». Est-ce le slogan à venir ? Montrons-leur que, pour ce qui relève de nos conditions d’existence et de nos choix pour un avenir meilleur, c’est nous qui en déciderons à la base, et pas eux !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio     </span></p></div>
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		<title>LA GESTION DE LA POLITIQUE TOURISTIQUE DE MAURICE POUR LES NULS</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/la-gestion-de-la-politique-touristique-de-maurice-pour-les-nuls/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Apr 2019 20:33:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous nous en souvenons… L’île Maurice a été un vrai paradis : accueillant, authentique, spontané et agréable. Jusqu’à la fin des années 1960. Les quelques étrangers qui arrivaient alors jusqu’à Maurice, une île où vivaient un peu plus de 600 000 habitants, effectuaient ce que l’on appelle un « voyage », soit un séjour où ils apprenaient à véritablement découvrir le pays, avec ses communautés, ses cultures, son folklore, ses paysages, ses plages propres, ainsi qu’une dimension de l’île disparue à tout jamais : l’espace !!! Mais le baby boom d’après-guerre et le « overcrowded barracoon » de V.S. Naipaul pointait déjà à l’horizon…</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_12 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #e00b00;">Recevez nos chroniques dès qu’elles paraissent ! Dans la rubrique « ABONNEZ-VOUS À CE SITE PAR E-MAIL » (menu de droite), communiquez-nous votre adresse e-mail, puis cliquez sur « ABONNEZ-VOUS ». Nous ferons le reste ! Et nous vous garantissons que nous n&rsquo;utiliserons en aucun cas votre adresse à d&rsquo;autres fins.</span></em></span></p></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous nous en souvenons…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’île Maurice a été un vrai paradis : accueillant, authentique, spontané et agréable. Jusqu’à la fin des années 1960.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les quelques étrangers qui arrivaient alors jusqu’à Maurice, une île où vivaient un peu plus de 600 000 habitants, effectuaient ce que l’on appelle un « voyage », soit un séjour où ils apprenaient à véritablement découvrir le pays, avec ses communautés, ses cultures, son folklore, ses paysages, ses plages propres, ainsi qu’une dimension de l’île disparue à tout jamais : l’espace !!! Mais le baby boom d’après-guerre et le « overcrowded barracoon » de V.S. Naipaul pointait déjà à l’horizon….</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pierre-Edmond Pulvenis avait tourné, quelques années auparavant, le tout premier documentaire (en technicolor) de découverte et de promotion du pays pour les Européens</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>(«</em><em> L’île Maurice, miracle de la coexistence pacifique</em><em> ») </em>dans lequel l’on découvrait la beauté des paysages du pays, mais aussi ses traditions et ses cultures.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Si une bonne partie de la population restait encore démunie, ses membres avaient une perception précise du sens de l’effort, les exigences de l’immédiateté étaient inconnues et la conformité aux comportements du groupe auquel on appartenait, pour contraignants qu’ils aient pu être, donnait un sens assez prononcé à un ordre établi et aux règles à ne pas transgresser.  </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La bonne marche de l’économie de l’île reposait alors dans une grande mesure sur une classe moyenne, qui savait vivre avec des ressources somme toute assez modestes, dans un contexte économique où l’inflation était nulle et dans une société où le désir d’aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte se réveillait.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’accueil et l’hébergement des étrangers étaient à l’époque des plus élémentaires. Le petit hôtel du Chaland offrait un confort modeste et accueillait surtout les équipages des compagnies aériennes, et celui du Morne était principalement occupé par des clients locaux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À cette époque, comme la circulation des véhicules était encore faible, l’on conseillait aux touristes qui voulaient circuler en voiture eux-mêmes sur les routes de Maurice de conduire au milieu de la chaussée, ce afin d’éviter les cyclistes, les chiens, les poules et autres cabris qui peuplaient assez intensément les voies. Par « l’ancienne route » (celle qui en venant de Curepipe passait par Rose-Hill, Beau-Bassin et Grande Rivière Nord-Ouest), on atteignait Port-Louis en 20 minutes, 22 au maximum).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et dans les voitures entièrement mécaniques, l’on profitait de toute descente, si faible soit-elle, pour rouler systématiquement au point mort, afin d’économiser de l’essence…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ce temps d’abondance de la langouste que l’on mangeait en toutes sauces, même en curry, n’est plus !</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">  * * *</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ce temps des voyages a été remplacé, il y a tout juste cinquante ans, par le tourisme, soit des séjours dans l’île organisés par des tour-opérateurs au départ et par des « réceptifs » à l’arrivée, avec des séjours fixés à l’avance. L’aventure du tourisme a véritablement débuté chez nous à la fin de 1969. La promotion de la destination, qui nécessitait un démarchage organisé et systématique, a commencé avec la construction du Trou-aux-Biches Village Hôtel, dont la grande capacité demandait, pour la première fois, que l’on se livre à du marketing, que l’on s’assure de capacités en termes de sièges d’avion et d’accueil à l’arrivée, des transports internes, des excursions et des circuits, etc.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Bien malheureusement, à part les exercices de promotion de notre destination à l’étranger par de véritables professionnels tels que Régis Fanchette et Cyril Vadamootoo, le gouvernement mauricien n’a jamais compris ce qu’allait réellement impliquer une mise en avant réussie de Maurice comme destination touristique de choix. Ses membres n’ont jamais compris, ou n’ont jamais voulu comprendre, dès le départ jusqu’à aujourd’hui, un fait essentiel : la réussite d’une politique touristique ne consiste pas seulement à mettre sur pied des structures répondant au développement des services de promotion, de transport aérien, d’accueil, d’hébergement et de « divertissement » des touristes, mais aussi à s’assurer que ce qu’ils vont voir partout dans l’île, la qualité de l’hébergement, le cadre, le type d’accueil et le contact qu’ils vont avoir avec la population, la cuisine, les comportements à leur égard, l’esthétique générale, la propreté, le civisme, les divertissements et les points d’intérêt correspondent à leurs attentes.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Tôt ou tard, les manquements dans ce domaine se payent.</span></p>
<table style="border-style: solid; border-color: #000000; background-color: #e6e6e6;" cellpadding="10">
<tbody>
<tr>
<td width="614">
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>L’accueil à Plaisance</u></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">&#8211;  Les chauffeurs de taxi de l’aéroport ont régné en maîtres pendant des années, jusqu’à ce que les navettes des « réceptifs » prennent le relais. Nombreux sont ceux qui ont extorqué des sommes déraisonnables des visiteurs pour leur transport jusqu’à leurs hôtels respectifs.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">&#8211;  Nous avons personnellement insisté, dans nos fonctions à la CCI de Maurice, pour que des taximètres soient installés dans les véhicules. Ils l’ont été effectivement, mais ils n’ont pour ainsi dire jamais servi, les chauffeurs refusant de les faire fonctionner et donnant une raison « bidon » à leurs passagers pour leur non-utilisation. L’image du pays en a beaucoup souffert à une certaine époque.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">&#8211;  Lesdits chauffeurs avaient en fait la situation bien en main. Avant les élections de 1982, nous sommes allés demander instamment au ministre du Tourisme, Harold Walter pour ne pas le nommer, de ne pas délivrer de licences de taxis supplémentaires pour la station de Plaisance, leur nombre étant déjà élevé et étant la source des majorations abusives des tarifs réclamés aux touristes. Après qu’il ait refusé catégoriquement, nous avons appris que ces licences supplémentaires étaient le pot-de-vin à payer pour bénéficier du vote des musulmans de la circonscription de Mahébourg (comme chacun sait, la présence musulmane est très forte chez les taximen du pays). Pas de commentaires : cette pratique est courante dans l’île à l’époque des consultations électorales !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">&#8211;  Certains responsables à l’arrivée, particulièrement ceux des services de santé situés avant la livraison des bagages, n’ont reçu aucune formation. Leur attitude envers les touristes à l’arrivée donne une première impression défavorable du pays.</span></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Or, depuis 1969 (voire avant), les gouvernants de notre pays ont adopté de nombreux comportements et de nombreuses décisions envers le tourisme qui allaient à l’encontre d’un développement harmonieux du secteur. Dans quelles circonstances et pour quelles raisons l’ont-ils fait ? Presque toujours, dans les situations où leur élection et leur popularité sur le plan politique étaient en jeu. Les Ramgoolam et les Jugnauth, ainsi que certains membres de leurs équipes respectives, ont toujours placé leur poste et ses privilèges avant même les intérêts essentiels du tourisme. La priorité a toujours consisté à ne pas prendre le risque de déplaire, ne fût-ce qu’à un nombre restreint des membres de leur communauté, en prenant des décisions courageuses favorables au pays plutôt qu’à les sacrifier pour des raisons bassement électoralistes.  </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Vous comprenez, chère lectrice, cher lecteur, que Ramgoolam père a été confronté pendant toutes les années 1970 à Bérenger et au MMM, et qu’il a même failli perdre son pouvoir fin 1976. De leur côté, les Jugnauth ont voulu imposer leur <em>juggernaut, </em>littéralement parlant, à Ramgoolam fils depuis 1990. La priorité des priorités, dans notre pauvre pays qui piétine dans son développement, est d’accéder, de jouir et de conserver son pouvoir et ses privilèges à tout prix, le plus longtemps possible, et de manière héréditaire. Dans cet objectif et les affrontements auxquels il donne lieu, les intérêts en matière de développement sont des considérations de deuxième ordre.</span></p>
<table style="border-style: solid; background-color: #e6e6e6; border-color: #000000;" cellpadding="10">
<tbody>
<tr>
<td width="604">
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>Les droits de trafic aérien</u></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ce dossier a donné lieu à des affrontements épiques dans les années 1970 et 1980 entre Harry Tirvengadum et Herbert Couacaud. Le second se plaignait du fait que le transporteur national n’offrait pas suffisamment de sièges dans ses avions pour lui permettre de remplir les chambres de ses établissements hôteliers. Le premier estimait quant à lui que, s’il devait pourvoir à de plus nombreux sièges, il fallait encore que les hôteliers lui donnent la garantie qu’il pourraient les vendre, ce à quoi répondait le second que ce ne serait pas possible pour lui de garantir une augmentation du nombre de touristes aussi longtemps qu’il ne pouvait être sûr que les sièges supplémentaires deviendraient effectivement disponibles. Score nul ! </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les capacités accrues avec l’arrivée des nouvelles compagnies aériennes du Moyen-Orient ont heureusement transformé cette situation dans une grande mesure.</span></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pendant la vingtaine d’années qui a suivi, disons jusqu’à la fin des années 1980, les manquements, les erreurs et les omissions à l’intérieur même du secteur du tourisme au niveau local, ainsi que de manière plus générale envers la politique afférente à ce même secteur, n’ont pas revêtu une grande importance, pour la simple raison que le poids du tourisme dans les activités économiques de l’île était relativement faible. On s’occupait encore beaucoup du dossier du sucre, et les zones franches industrielles résolvaient dans une grande mesure notre éternel problème de chômage.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme chacun sait, la situation n’est aujourd’hui plus la même. Le crépuscule des dieux a sonné dans le domaine sucrier, et les manufactures pâtissent de plus en plus d’une productivité en décroissance et de coûts de production qui pénalisent grandement la compétitivité des produits et des services à l’exportation. Seul semble résister le tourisme, avec ses contributions substantielles tant économiques que sociales, ce qui revient à dire que sa bonne santé devient une considération primordiale pour l’avancement du pays.</span></p>
<table style="border-style: solid; border-color: #000000; background-color: #e6e6e6;" cellpadding="10">
<tbody>
<tr>
<td width="604">
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>L’île fouillis, l’île dépotoir, l’île sale</u></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ce devait être en 1975, ou possiblement en 1976. Le gouvernement mauricien avait accepté une proposition de la France consistant à l’établissement d’un plan-cadre pour Maurice en matière d’aménagement du territoire, de programme d’urbanisation, de développement urbain, de règles concernant l’habitat avec entre autres celles portant sur les coefficients d’occupation des sols, tant dans les régions urbaines que rurales.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Seewoosagur Ramgoolam a lu le document et, pour refaire le geste qu’il avait fait en de nombreuses occasions précédemment, il a enfoui le document au fond d’un tiroir, estimant sans aucun doute qu’il serait politiquement pénalisant de l’appliquer au sein de son électorat. Depuis lors, l’île Maurice est graduellement devenue un vaste gâchis où l’anarchie en matière d’urbanisation, de constructions, de non-respect d’esthétique minimale et de manque d’entretien règne en maître.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Hormis la région Tamarin/Rivière Noire, les complexes hôteliers et les regroupements d’habitants dans des résidences clôturées dans lesquelles les différents propriétaires s’imposent volontairement des normes de construction et d’entretien, Maurice offre un spectacle désolant en matière d’habitat caractérisé par le n’importe quoi, la laideur, le décrépit (l’air marin qui balaye Maurice aidant) et le manque total de goût élémentaire. Disons-le sans ambages : dans l’île, on construit où et quand on veut, de la manière que l’on veut, par les moyens dont on dispose et sans contrainte aucune.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi, lorsqu’on atterrit à Maurice et qu’on quitte l’aéroport de Plaisance, on arrive 200 mètres plus loin à un premier rond-point. Et lorsqu’on fait le tour de ce rond-point en deux fois en regardant ce qu’il y a autour, on a vite compris que l’on va séjourner dans un supposé paradis qui sera au mieux un purgatoire sur le plan visuel. </span></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’île Maurice est à la croisée des chemins en matière d’accueil et d’hébergement de visiteurs étrangers.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme il en a été fait état dans plusieurs médias au cours de la dernière semaine, les arrivées à Maurice chutent, alors que d’autres destinations progressent. Peut-être faudrait-il que les responsables du secteur et des autres services touchant au tourisme, d’une manière ou d’une autre, se réunissent et initient un vrai dialogue capable d’orienter la promotion et les conditions de tourisme dans l’île dans un sens répondant davantage aux aspirations des touristes.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À considérer le comportement de ceux dans les services publics qui sont supposés assurer la réussite des séjours d’étrangers chez nous, il semble bien qu’un réveil soit nécessaire. Le secteur touristique privé fait le maximum, mais il est confronté à une situation qu’il ne maîtrise pas entièrement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Un signe chez eux ne trompe pas : dans tous les hôtels du monde, il est disposé sur un présentoir généralement placé près du comptoir d’accueil différents feuillets avec des propositions de circuits, de visites de lieux intéressants, de spectacles, etc.  À Maurice, ces présentoirs n’existent pas : est-ce que cela indique que les hôteliers préfèrent retenir leur clientèle dans leurs établissements, ou alors qu’ils veulent ne leur proposer que des circuits bien précis qu’ils co-organisent avec des agences spécialisées dans les visites de lieux précis ?  Le contact avec les Mauriciens est-il redouté ?    </span></p>
<table style="border-style: solid; border-color: #000000; background-color: #e6e6e6;" cellpadding="10">
<tbody>
<tr>
<td width="604">
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>L’île incivique, l’île immorale, l’île dangereuse</u></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À force de laxisme, de léthargie et de passe-droits, avec l’absence totale de modèles de rôles venant d’en haut, vu le manque quasi total de fermeté devant le non-respect des libertés des autres, beaucoup de Mauriciens sont devenus inciviques et immoraux, voire agressifs.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les sollicitations des démarcheurs ambulants sur les plages, les abus de prix au marché central et dans certaines boutiques de l’île, et les risques pour les touristes de se faire détrousser dans certains endroits contribuent sans aucun doute aux déceptions que rencontrent les visiteurs.   </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ce n’est pas tout. Ceux qui lisent régulièrement les nouvelles savent que nous nous enfonçons irrémédiablement dans la drogue et dans la destruction de l’environnement et du patrimoine.</span></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans ces difficultés que doivent affronter tant ceux qui accueillent les touristes que ceux-ci, l’on se rend compte que, comme d’habitude, les réactions des autorités ne sont pas à la hauteur des espérances.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Une nouvelle contrainte vient s’ajouter dorénavant à une situation déjà inacceptable : le refus des Mauriciens de voir leurs plages disparaître au profit des investisseurs étrangers, pour des motifs de développement du tourisme dont on voit mal les perspectives. Cela est d’ailleurs relayé par plusieurs associations dont AKNL (Arrete kokin nu laplaz) est l’acteur le plus actif. Il semble bien, en effet, qu’un point de saturation soit dorénavant atteint, et que toute poursuite de projets, notamment sur la côte Ouest, ne peuvent que déboucher sur une stagnation en matière de taux d’occupation des chambres d’hôtel.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">On connaît la réponse de certains hôteliers à cette situation : ils ont les moyens suffisants pour promouvoir tous leurs établissements et assurer le succès de leurs nouveaux hôtels. Mais, dans une conjoncture de stagnation, qu’adviendra-t-il alors des établissements qui feront les frais de situations où le nombre total des arrivées n’augmente pas ?  </span></p>
<table style="border-style: solid; border-color: #000000; background-color: #e6e6e6;" cellpadding="10">
<tbody>
<tr>
<td width="604">
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>L’absence de politique du tourisme intelligente  </u></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous l’avons vu ci-dessus : une politique du tourisme nécessite une concertation des autorités allant bien au-delà de l’unique ministère du Tourisme, vu que le nombre de domaines autres qui sont concernés est relativement élevé. Cette concertation existe-t-elle ? Est-elle institutionnalisée ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comment faut-il qualifier l’attitude d’un ministre qui va passer deux heures dans le lagon de Grand-Gaube et qui en revient en déclarant qu’il n’y a pas de requins dans ce lagon ? Faut-il en rire, ou désespérer ? Ce ministre a-t-il un conseiller, un chef de cabinet qui peut lui faire comprendre qu’il doit éviter de se ridiculiser aux yeux du public ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans quelles conditions attribue-t-on de nouveaux permis de construction de nouveaux établissements hôteliers dans l’île ? Dispose-t-on d’un relevé complet de tous les lieux d’hébergement des touristes à Maurice ? Contrôle-t-on les normes et les conditions de logement qui prévalent dans ces lieux ?</span></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Terminons avec cette observation pertinente et assez alarmante de Malenn Oodiah relevée il y a deux jours sur un réseau social et concernant la situation dans notre secteur hôtelier :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">« Quand les arrivées baissent de même que les “forward bookings” et qu’il y a une douzaine d’hôtels pour une valeur de Rs 11 milliards en vente, nous n’avons tout simplement pas le droit de continuera jouer à l’autruche. Sinon le réveil va être brutal pour un secteur qui concerne directement et indirectement 100 000 personnes. » </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il semble bien que nous n’allons pas tarder à payer les conséquences de nos trois plus grands défauts à l’échelle nationale : l’irresponsabilité, la léthargie et l’amateurisme.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio      </span></p></div>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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		<title>LA CONSTITUTION DE MAURICE ET SES GRAVES LIMITATIONS</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/la-constitution-de-maurice-et-ses-graves-limitations/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Apr 2019 12:28:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[assemblée nationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La constitution d’un pays est appelée sa loi fondamentale. Son importance est capitale pour la direction qu’elle imprime à un peuple, car c’est elle qui comporte les éléments politique, institutionnel, social et électoral dont dépend la marche de la démocratie dans ce même pays. Droits et libertés du peuple, fonctionnement de l’Assemblée nationale, des ministères, de la justice, de la police, de l’administration, circonscriptions électorales, mode de scrutin et organisation des élections, à peu près toute la structure institutionnelle du pays s’y trouve. Cette loi fondamentale a une profonde incidence sur la vie des citoyens, et l’on ne peut généralement juger de sa pertinence qu’après plusieurs décennies. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_13 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #e00b00;">Recevez nos chroniques dès qu’elles paraissent ! Dans la rubrique « ABONNEZ-VOUS À CE SITE PAR E-MAIL » (menu de droite), communiquez-nous votre adresse e-mail, puis cliquez sur « ABONNEZ-VOUS ». Nous ferons le reste ! Et nous vous garantissons que nous n&rsquo;utiliserons en aucun cas votre adresse à d&rsquo;autres fins.</span></em></span></p></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La constitution d’un pays est appelée sa loi fondamentale. Son importance est capitale pour la direction qu’elle imprime à un peuple, car c’est elle qui comporte les éléments politique, institutionnel, social et électoral dont dépend la marche de la démocratie dans ce même pays. Droits et libertés du peuple, fonctionnement de l’Assemblée nationale, des ministères, de la justice, de la police, de l’administration, circonscriptions électorales, mode de scrutin et organisation des élections, à peu près toute la structure institutionnelle du pays s’y trouve.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cette loi fondamentale a une profonde incidence sur la vie des citoyens, et l’on ne peut généralement juger de sa pertinence qu’après plusieurs décennies. Il appartient alors au peuple, si son pouvoir n’a pas dans l’intervalle été confisqué par ceux qu’il a élus, de l’ajuster et de modifier son fonctionnement pour garantir et valoriser le bien commun.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi donc, après plus d’un demi-siècle d’application, le moment est venu d’évaluer si la constitution de Maurice a assuré le mieux possible le bien-être physique, mental, moral et intellectuel de ses habitants, et s’il se présente une nécessité de pallier ses éventuelles lacunes et d’agencer certaines de ses dispositions dans l’intérêt de tous.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme il ne serait pas possible pour nous de passer en revue l’intégralité du texte concerné, nous allons traiter dans cette chronique uniquement les aspects de notre vie politique qui nous semblent nécessiter un véritable réexamen, à savoir :</span></p>
<ul>
<li style="padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le processus démocratique de base</span></li>
<li style="padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La représentation des composantes individuelles de la population du pays</span></li>
<li style="padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le découpage des circonscriptions</span></li>
<li style="padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La séparation des pouvoirs</span></li>
<li style="padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le besoin de réels contre-pouvoirs et de transparence</span></li>
<li style="padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les réformes globales à une démocratie devenue pratiquement illibérale à Maurice</span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></li>
</ul>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>A – Le processus démocratique de base</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous utilisons la méthode la plus neutre et objective qui soit pour examiner la marche de la démocratie locale, en suivant les différentes étapes de son processus de base : délibération, élection, décision, contrôle.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>La délibération.</strong> Comme chacun sait, il n’y a pas de véritable délibération réunissant l’ensemble des citoyens sur le plan politique à Maurice. Depuis longtemps déjà, le « politiquement correct » empêche la libre et franche expression des opinions et des points de vue, et les débats publics sont quasi inexistants dans l’île. Télévision et radios sont les moyens habituels utilisés dans les pays véritablement démocratiques, mais pas à Maurice. Les politiciens au pouvoir évitent soigneusement de se laisser questionner de manière spontanée sur la politique générale du pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>L’élection. </strong> À Maurice, comme chacun sait, une consultation de la population revêt un caractère de grand divertissement. La ou les circonscriptions concernées deviennent encore plus laides que d’habitude et sont même défigurées, mais l’occasion est considérée comme trop belle pour ne pas s’y engager pendant la campagne. Les critiques vont crescendo, les discussions entre votants à venir deviennent de plus en plus animées, l’identification totale à un parti politique s’étale, l’insécurité monte et le communalisme se montre sous son plus mauvais jour. En quelque sorte, le peuple s’amuse et organise ses paris sur les résultats à venir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Reconnaissons toutefois que les élections, telles que les prévoit la constitution du pays, se déroulent selon les règles et que les bourrages d’urnes n’existent pas chez nous. Il y a bien des usurpations d’identité ici et là, mais les scrutins se déroulent généralement correctement. C’est probablement l’atout le plus concret que puisse offrir Maurice quant au respect des règles de la démocratie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Les décisions de l’assemblée.</strong> Rien de très stimulant à ce niveau. Les travaux en commission, si tant est qu’ils se déroulent comme prévu, ne semblent avoir aucune incidence sur des décisions pour ainsi dire connues d’avance, car la discipline de vote – signe certain d’une soumission aveugle au Premier ministre, être tout puissant – est de rigueur en toute circonstance. C’est ce qu’on appelle bêtement à Maurice le système westminstérien.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Le contrôle.</strong> C’est là que se situe l’une des plus grandes faillites du processus démocratique à Maurice : le suivi de la bonne marche du système et de l’exécution sans faille des décisions prises. Les exemples pleuvent : le rapport annuel du directeur de l’audit et le non-respect des mesures annoncées dans le discours du budget constituent des exemples significatifs, mais les failles, les omissions et les parachutages sont très nombreux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>B – La représentation des composantes de la population du pays</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cette question, dont le caractère est d’une extrême sensibilité dans un contexte multiculturel, est le trou béant de notre constitution depuis 1968. Nous le montrerons clairement dans une prochaine chronique : Seewoosagur Ramgoolam a kidnappé notre constitution à son profit, en pas moins de deux fois, en 1967, d’abord par son contenu, puis par le processus de son adoption.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le résultat, c’est que notre constitution provoque des déséquilibres en termes de représentation des partis, de résultats des élections, et de la représentation des composantes de la société mauricienne. Le système de scrutin dont nous disposons, celui d’élections trinominales (trois candidats à élire par circonscription) à la majorité relative à un seul tour, aboutit aux situations antidémocratiques suivantes :</span></p>
<ul>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Des résultats où un parti politique donné rafle toute la mise, sans représenter la majorité des électeurs</span></li>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La liberté laissée aux politiciens de viser à une représentation du peuple à l’Assemblée nationale basée sur le nombre de représentants de chaque communauté et sous-communauté, les programmes politiques revêtant une importance relative. Chez nous, la représentation des communautés et des sous-communautés respectives passe bien avant les idées et les programmes</span></li>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Une représentation de la population générale dépendant dans une grande mesure de coalitions, avec des députés entièrement soumis aux décisions d’un seul homme, le Premier ministre, dans le processus législatif. Ces coalitions ne servent en fait qu’à allouer des prérogatives ministérielles à un leader de parti inférieur en importance et à son équipe restreinte pendant un certain temps au cours d’une mandature</span></li>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Un système patriarcal, dépassé, qui aboutit au fait qu’un seul homme concentre entre ses mains les prérogatives de chef de parti politique, de décideur inattaquable d’à peu près toutes les décisions à l’Assemblée nationale, de chef de l’exécutif et de distributeur de faveurs à ses proches et soutiens</span></li>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Une concentration extrême de pouvoirs sans contre-pouvoirs correspondants</span></li>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Un corps administratif soumis</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avec une telle constitution, qui a presque toujours garanti une longue carrière politique au sommet sans grande opposition, il a été extrêmement difficile à une opposition, qu’elle quelle soit, de faire valoir son optique sur des questions d’importance pour le pays, notamment en termes de représentation égale des communautés dans une île composée uniquement de minorités. Tant que la majorité gouvernementale ne joindra pas ses efforts à ceux de l’opposition, le développement d’un sentiment d’appartenance à une nation en devenir, l’exemple à donner en matière de respect des règles du jeu pour des postes à occuper dans le secteur public, l’ordre et la discipline dans la sphère publique, la bataille contre les dérives de toutes sortes (corruption, trafic d’influence, financements occultes, drogue, etc.) resteront quasiment impossibles à réaliser.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Quoi qu’il en soit, même avec de telles limitations presque insurmontables, il n’y a jamais eu de bonne raison politique et morale pour Bérenger et Duval fils, les principaux chefs de l’opposition des dernières décennies, de baisser les bras et de ne pas relever systématiquement les grossières manipulations de certains Premiers ministres, non seulement pour relever et combattre les traitements discriminatoires, mais aussi pour aborder des dossiers susceptibles d’assurer une représentation et un traitement égal aux membres des minorités faiblement représentées à l’Assemblée nationale.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chacun d’eux a failli spectaculairement dans cette mission.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Bérenger, cet éternel Poulidor du circuit politique mauricien, est devenu après son adoration pour Marx et Mao un faiseur de Premiers ministres de la principale communauté du pays, et a préféré ne pas manifester de soutien visible, pour des raisons purement électoralistes, à la population générale. Quant à Duval, il a montré que son principal objectif consistait à trouver <em>enn bout</em> dans une forme de coalition quelconque au fil des occasions. Quelle plus évidente illustration de ses détentes différées pour la cause de la représentation adéquate des Créoles à l’Assemblée que son réveil subit aux propositions de la Electoral Boundaries Commission (EBC) quant au redécoupage des circonscriptions de Maurice ! Qu’a-t-il fait exactement à ce propos au cours des vingt dernières années, avant de se réveiller subitement ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>C – Le découpage des circonscriptions</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Navin Ramgoolam, dont le père était spécialiste du rangement de multiples rapports au fond des tiroirs de son bureau, a fait disparaître les propositions de la EBC en 2009. Elles ne lui convenaient pas. Qui s’est élevé alors contre lui pour tenter de lui faire présenter lesdites propositions pour des débats à l’Assemblée ?  Même pas Xavier Duval !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et pourtant, la constitution stipule clairement que ces propositions doivent être soumises à l’Assemblée nationale (article 39, paragraphe 4), suite à quoi « <em>The Assembly may, by resolution, approve or reject the recommendations of the Electoral Boundaries Commission but may not vary them.</em><em> »</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En 2014, Bérenger voulait donner un coup de main à Ramgoolam pour changer notre système constitutionnel et le faire devenir semi-présidentiel. Aux dernières nouvelles, il semblerait qu’il ne soit pas favorable au fait que les dernières recommandations de la ECB soient prises en considération et adoptées, voire rejetées, avant les prochaines élections, ce qui a évidemment la faculté de ravir Jugnauth et Ramgoolam. Toujours égal à lui-même, ce vieux caméléon !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans les années 1970, en Irlande du Nord, des citoyens se sont heurtés et se sont fait tuer pour s’opposer au <em>gerrymandering</em>, c’est-à-dire au découpage arbitraire des circonscriptions électorales ou au refus de les faire évoluer. À Maurice, il revenait obligatoirement aux chefs de l’opposition successifs depuis des décennies de s’élever contre la non-actualisation des circonscriptions au fil du travail de la EBC. Quand et où les a-t-on entendus, la GG (grande gueule) <em>konn tou</em> en particulier ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>D – La séparation des pouvoirs</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme en Grande-Bretagne, nos ministres sont tous choisis parmi les députés élus (à l’exception parfois d’un seul d’entre eux, celui de la Justice). Dans le contexte mauricien, où l’on évolue très souvent au ras des pâquerettes, ça donne ce que l’on peut souvent voir par soi-même : des gens qui ne sont de toute évidence pas à la hauteur. C’est ainsi qu’Aneerood Jugnauth a nommé comme ministres de la Culture plusieurs incultes, ce qui renseigne d’ailleurs sur l’intérêt qu’il attache aux gens cultivés.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans beaucoup de démocraties qui fonctionnent convenablement, les ministres sont souvent des personnes capables non élues qui viennent apporter leurs compétences à la bonne marche de l’État par nomination. Chez nous, les médiocres sont nombreux dans le gouvernement, et ils pourraient disparaître rapidement de la scène politique suite à un changement constitutionnel approprié.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>E &#8211; Le besoin de réels contre-pouvoirs et de transparence</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans toute démocratie qui se respecte, le pouvoir est balancé par des contre-pouvoirs, qui s’organisent contre une autorité établie (associations, syndicats, groupes de pression, presse, opinion publique et autres instances). C’est à ce prix que les libertés peuvent s’exercer et différentes règles de la vie en commun peuvent être respectées.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À Maurice, à part la presse (dans une mesure limitée) et – de plus en plus – les réseaux sociaux, les politiciens « bénéficient » d’une absence flagrante de réactions et de critiques à leurs excès. Notre démocratie n’est pas et ne peut être participative, car une majorité de votants continue à montrer, dramatiquement, son infantilisme, son suivisme ainsi que ses manques de maturité politique et de dignité élémentaire !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La concentration des pouvoirs législatif et exécutif s’accélère, et si des contre-pouvoirs solides ne sont pas mis sur pied, nous allons nous enfoncer dans un système autoritaire. La situation se dégrade systématiquement, lentement mais sûrement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À notre sens, Maurice devient un pays dans lequel l’existence d’une deuxième chambre deviendra d’une importance cruciale pour la survie du système, à l’image de la Chambre des Lords en Grande-Bretagne ou du Sénat en France. Instance composée de membres nommés connus et reconnus pour leurs capacités et leur intégrité, elle pourrait avoir ici deux fonctions principales :</span></p>
<ul>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Sans prérogatives de blocage, elle serait un espace d’appréciation et de réaction aux propositions de loi à venir. L’Assemblée nationale resterait l’instance de décision finale, mais aurait à tenir compte des retours reçus de cette deuxième chambre ;</span></li>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Elle détiendrait, par contre, de réelles prérogatives en matière de contrôle de la bonne exécution des lois ainsi – et surtout – pour examiner et mettre en cause les membres de l’exécutif dans leurs fonctions ministérielles.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Quelles sont les chances qu’une réforme dans ce sens se produise effectivement ? Elles sont faibles, car le type de politiciens actuellement actifs sur la scène politique n’auraient aucun intérêt à se faire contrôler. Et pourtant, ce serait si nécessaire…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>F &#8211; Les réformes globales à une démocratie devenant peu à peu illibérale</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’autoritarisme du pouvoir en place devient préoccupant (voyez par exemple la façon dont il est défendu aux habitants de Saint Paul d’exprimer leurs frustrations envers la piteuse gestion des canalisations d’égouts dans leur région). L’île Maurice s’enfonce, petit à petit dans ce qu’on appelle ailleurs la démocratie illibérale.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Elle consiste à reconnaître le caractère « formellement » démocratique d’un pays, mais aussi à constater la nature autoritaire de son pouvoir. La souveraineté du peuple, exprimée par ses représentants dans les instances dirigeantes, se sépare peu à peu de la liberté des individus. Le supposé libéralisme qui prévaut à Maurice devient illibéral.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En face de ces abus de pouvoir et de concentration toujours plus forte d’un nombre considérable de prérogatives aux mains d’un seul homme, dont on connaît bien maintenant les capacités exactes et les penchants, il appartient au peuple de réagir. Et lorsqu’on voit comment l’opposition parlementaire à cette situation agit et réagit, on parvient à la conclusion qu’il faut se débarrasser, lors des prochaines élections, de « la bande des quatre », soit le Premier ministre actuel, deux anciens Premiers ministres, et Monsieur le Prince, fils du Roi créole.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ce n’est donc que par un nettoyage par le vide et la création d’un nouvel espace politique moderne, ouvert, transparent et dynamique que Maurice peut dorénavant se réinventer et progresser.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio     <br /></span></p></div>
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		<title>LES BLOCAGES PERSISTANTS DE LA VIE POLITIQUE À MAURICE</title>
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		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Apr 2019 15:55:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous traitons cette semaine de l’archaïsme de la vie politique à Maurice, de ses causes et de ses conséquences néfastes pour le développement surtout moral, intellectuel et économique de la communauté dans son ensemble.<br />
Commençons, si vous voulez bien, par délaisser pour une fois ce que nous voyons de la vie politique du pays tous les jours autour de nous, et tentons de voir ce qui peut se trouver derrière, en examinant le contexte et les événements courants sous l’angle culturel de notre vie communautaire.</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #e00b00;">Recevez nos chroniques dès qu’elles paraissent ! Dans la rubrique « ABONNEZ-VOUS À CE SITE PAR E-MAIL » (menu de droite), communiquez-nous votre adresse e-mail, puis cliquez sur « ABONNEZ-VOUS ». Nous ferons le reste ! Et nous vous garantissons que nous n&rsquo;utiliserons en aucun cas votre adresse à d&rsquo;autres fins.</span></em></span></p></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chères lectrices, chers lecteurs,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous allons traiter cette semaine de l’archaïsme de la vie politique à Maurice, de ses causes et de ses conséquences néfastes pour le développement surtout moral, intellectuel et économique de la communauté dans son ensemble.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Commençons, si vous voulez bien, par délaisser pour une fois ce que nous voyons de la vie politique du pays tous les jours autour de nous, et tentons de voir ce qui peut se trouver derrière, en examinant le contexte et les événements courants sous l’angle culturel de notre vie communautaire. Cet exercice est fondamental, car c’est lui qui peut expliquer, dans une grande mesure, pourquoi plus de cinquante ans après notre indépendance, nous sommes toujours confrontés à des difficultés d’un autre âge et que notre pays continue à sombrer, implacablement, dans le désordre, le laxisme, la saleté, la laideur, la léthargie, l’insécurité, l’immoralité et beaucoup d’indifférence. Le degré atteint est même devenu préoccupant, car toutes les manifestations tangibles de ces points négatifs ne semblent plus nous interpeller.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il en résulte une société qui projette une situation de blocage, qu’arrivent encore à sauver une coexistence et une tolérance surtout dues au pacifisme qu’inspire la culture hindoue, faut-il le reconnaître, malgré les contraintes qu’elle impose en même temps. Une légère émergence d’une culture typiquement locale, une fusion en quelque sorte, semble prendre forme graduellement, mais en cette année 2019, nous sommes encore loin du compte. En fait, les côtés contraignants de notre vie en commun deviennent de plus en plus apparents : en effet, une île multiculturelle ne vit pas seulement de coexistence, mais aussi et probablement surtout de compréhension réciproque, de tolérance, de respect mutuel et de civisme, sans lesquels les valeurs, les objectifs et le bien commun ne sont qu’un simple concept abstrait. La plupart des politiciens mauriciens ne les favorisent pas.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Disons-le sans ambages : la « cohabitation » de nos deux principales cultures – l’orientale et l’occidentale – est encore et toujours une source d’incompréhension, de difficultés et de retard dans l’avancement de notre vie politique. Examinons donc ce qu’il en est, avec franchise, discernement et transparence (des qualités qui nous manquent souvent), afin que nous en devenions vraiment conscients.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour ce faire, commençons par déterminer aussi précisément que possible les caractéristiques des principales cultures du monde. Rendez-vous pris avec l’institution considérée comme la plus étoffée en données dégagées d’évaluations régulières sur l’évolution des coutumes, des valeurs, et des croyances dans plus de 100 pays, la <em>World Values Survey Association</em>, basée à Stockholm (<a href="http://www.worldvaluessurvey.org" style="color: #000000;">www.worldvaluessurvey.org</a>).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En deux mots, elle nous montre qu’en Chine, en Inde et dans les pays musulmans, les populations adhèrent massivement aux « valeurs traditionnelles » (domination de l’homme, verticalité du pouvoir, hiérarchie dans la structure familiale et préséance de la communauté sur l’individu). De plus, la loyauté envers le groupe est considérée comme plus importante que la tolérance.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans les sociétés occidentales, les caractéristiques dominantes sont différentes : la raison s’est définitivement imposée il y a deux siècles, chaque personne doit s’accomplir à travers l’acquisition de valeurs individualistes et progressistes, et le relativisme et le pluralisme moral dominent de plus en plus largement la croyance ou l’idéologie. À Maurice, tenant compte du poids relatif de chaque communauté, admettons que les valeurs traditionnelles dominent toujours, du moins à première vue.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour les besoins de notre étude (qui ne résulte que de l’observation directe pendant plusieurs décennies), nous assimilons tous les membres de la « population générale » à la culture occidentale, si ce n’est qu’à cause de la forte perception qu’ont les membres de ce groupe de la place déterminante du sens du bien et du mal et du développement individuel, affirmé chez lui. Nous tenons aussi à l’esprit le fait que beaucoup de membres des communautés d’origine non-occidentale de Maurice sont maintenant acquis aux valeurs de la réalisation de soi, du développement d’un sens critique personnel affirmé et de l’appréciation objective de situations et de comportements donnés.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le premier groupe, celui qui s’identifie aux groupes socio-culturels hindous, domine toujours la vie politique dans l’île de par son nombre important. Il est constitué en grande partie par ceux qui sont encore en quête d’une (meilleure) ascension sociale, mais aussi d’une petite partie des autres Mauriciens à optique courtermiste qui estiment qu’ils seront mieux lotis avec Jugnauth et Ramgoolam à la tête du pays qu’avec d’autres. Là se trouve le principal « fonds de commerce » de ces derniers en réserve d’électeurs.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’attitude des leaders hindous envers cette frange de la population est le reflet typique de celle qui prévaut dans le sous-continent indien : le respect s’exprimant dans seul sens ‘bottom-up’, un pouvoir d’encaissement prononcé et une perception diffuse de l’ordre et de la rigueur. Le nombre de ceux qui à Maurice constituent cette réserve de voix semble être en diminution, mais aussi longtemps que leur poids dans un système de vote à majorité relative prévaudra, le pays dépendra de leurs sympathies politiques, que les quatre principaux leaders politiques et d’autres intérêts moins évidents ne veulent pas faire évoluer. Ainsi donc, l’on peut s’attendre que le poids de cet électorat continue à conditionner la vie politique pendant longtemps dans le pays – nous l’estimons à une génération, voire deux ou plus.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">De leur côté, comme on le sait, les politiciens pratiquent le clientélisme à fond, car ils n’ont aucun intérêt à provoquer une évolution. En effet, dans les arcanes du gouvernement – législatif, exécutif, haute administration, direction des organismes para-gouvernementaux, <em>roder boutt</em> et autres parasites – nombreux sont ceux qui y perdraient. Chacun a son sens des priorités dans sa mission de service public.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voyons quelques exemples du comportement de nos politiciens envers les mandants des différents bords culturels.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">18 octobre 2017. Divali Night à Triolet, village où Navin Ramgoolam s’est fait battre à plate couture en décembre 2014. Il y est présent, et il règle ses comptes avec ceux qui l’ont éliminé. Les reproches pleuvent : les votants n’ont pas su se servir de leur « intelligence ». Avec l’éducation qu’ils ont reçue, ils auraient dû voter avec leur « esprit ». Ils sont des couillons, car ils ont en fait voté en quelque sorte contre ceux qui leur ont « donné » l’indépendance. Ils ont commis la grossière erreur de ne pas voter pour lui.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour ceux à Maurice qui se sont frottés aux valeurs occidentales et au respect de l’autre, de tels propos sont tout simplement ahurissants. Disons tout simplement que ce n’est pas le genre de discours qu’aurait pu se permettre aujourd’hui Xavier Duval à Roche-Bois.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Deuxième exemple : les récents comportements des Créoles à la route de La Brasserie, en raison de la non-fourniture d’eau à ceux de cet endroit. Commentaire de Pravind Jugnauth à ce propos : ce n’est pas une façon de faire. Ainsi, ce Premier ministre qui est le nôtre aura montré qu’il ne comprend même pas ce à quoi s’attend une partie de la population dont il a la charge, pour ainsi dire, et comment elle perçoit les choses. Il n’aura pas compris qu’elle s’attend à être traitée sur la base du respect réciproque, propre à la mentalité occidentale : une interruption de la canalisation de l’eau vers Forest-Side est intervenue, et le minimum auquel s’attendent ses habitants est que les responsables de ce service public communiquent comme il convient avec eux, dès le départ. Ils doivent se rendre sur place et expliquer la situation, car c’est ainsi qu’ils peuvent montrer qu’ils sont conscients de leurs devoirs envers ceux qui les font vivre.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Troisième exemple, extrêmement intéressant celui-là. Aujourd’hui, à Mont Choisy, Pravind Jugnauth s’est fait rabrouer à une cérémonie religieuse tamoule par les invités présents, qui ont exprimé leur désaccord au mélange de la religion et de la politique. Les Tamouls sont connus pour leur fierté et la place très ancienne qu’ils occupent dans la société mauricienne. L’objectivité et la mise au pas des politiciens opportunistes progresse dans l’île. Bravo pour ceux qui ne veulent pas que les Premiers ministres les utilisent pour booster leur futurs votes. « Pas fer politik lor ledo la kominoté ». Tout le pays et toutes les communautés, quelles qu’elles soient, devraient s’en inspirer… Et tous les politiciens indistinctement devraient tenir compte de cette considération !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ajoutons une dernière observation. Les discours des politiciens à leurs sympathisants se passent toujours dans un seul sens (<em>one-way</em>, sans possibilité d’échanges) à leurs mandants, et les meetings publics ne consistent qu’à adresser des critiques sans aucune valeur intellectuelle à des opposants. La MBC, qui aurait pu constituer un outil commode pour les débats entre politiciens avertis et le public, ne s’aventurera jamais dans de tels exercices. Ils sont soigneusement évités, car ils montreraient combien certains politiciens sont intellectuellement pauvres. L’ariaz, dirait l’autre.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En tenant compte de la teneur de notre Constitution actuelle, nous reconnaissons et acceptons bien volontiers le fait que les Premiers ministres à venir seront des Hindous. Par contre, ce qu’il sera de plus en plus difficile d’accepter, c’est qu’ils continuent à être du faible calibre et de la modeste envergure de Jugnauth et de Ramgoolam.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi, pour donner un exemple, si le Parti travailliste devait continuer à jouer un rôle dans la vie politique du pays dans les prochaines années, il faudrait impérativement favoriser la présence d’Arvin Boolell à sa tête, et donc s’unir pour faire opposition à celui qui a voulu, avec la perfide aide de Bérenger, modifier notre droit constitutionnel pour s’octroyer d’importants pouvoirs « présidentiels ». En décembre 2014, l’île Maurice a failli verser dans un système éminemment risqué pour son avenir politique, avec un potentat à sa tête.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour résumer, nous n’avons vraiment pas eu de chance depuis 1968 avec nos leaders. Leur faible trempe, leur avidité déraisonnée du pouvoir et leur absence de courage à des moments cruciaux ne leur auront pas permis de donner l’exemple, d’imprimer un minimum de dynamisme et de motiver l’ensemble de la population dans une même direction vers un avenir meilleur. Pour cela, il aurait fallu réformer tout un cadre mental, et de ça, ils n’en ont même pas eu conscience. La communauté majoritaire possède depuis longtemps ses éléments indéniablement intelligents, compétents et éclairés, dont les talents pourraient contribuer valablement au développement national. Mais ils refusent, comme ceux d’autres communautés, de se tremper dans le cloaque de la vie politique de notre pays. C’est triste !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Quoi qu’il en soit, la situation évolue : les contraintes culturelles et morales à de multiples aspects de notre développement sont aujourd’hui de plus en plus apparentes et pénalisantes. Et sur le plan pratique, une prise de conscience grandissante va mettre un frein à des paternalismes d’un autre âge. Tout ce qui pénalise encore une véritable démocratie participative, le développement du sens critique, la sensibilisation aux principes et aux valeurs capables d’inspirer les jeunes et les moins jeunes dans la cité, et surtout et avant tout la méritocratie, va disparaître peu à peu, dépendant de l’évolution de la scène politique et de l’élimination de la « bande des quatre ». Le langage politiquement correct, qui a tant freiné l’acquisition d’une réelle liberté d’expression depuis l’indépendance disparaît déjà&#8230; Les réseaux sociaux à eux seuls en assureront l’élimination définitive.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Unissons nos forces et nos énergies, chères lectrices et chers lecteurs, par nos dispositions et nos efforts visant à apporter notre soutien et nos propositions à certains des nouveaux partis qui, fort heureusement, émergent. Dans ce phénomène de renouvellement du personnel politique se trouve, sans aucun doute, une grande partie d’un avenir meilleur pour nous et ceux qui seront là après nous.</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio       <br /></span></p>
<p style="text-align: justify;"></div>
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		<title>NOS RICHESSES DE LA MER EN DANGER ! LE CARNAGE DU THON DANS L’OCÉAN INDIEN…</title>
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		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Apr 2019 16:51:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[cash investigation]]></category>
		<category><![CDATA[DCP]]></category>
		<category><![CDATA[elise lucet]]></category>
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		<category><![CDATA[thon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans notre chronique de cette semaine, nous vous présentons un documentaire d’un extrême intérêt sur le pillage du thon albacore (thon jaune) dans l’océan Indien et la pollution de ses eaux, qui semble n’avoir été vu que par un infime nombre de Mauriciens, alors qu’il devrait intéresser tous ceux d’entre nous pour qui la sauvegarde de notre écologie marine et de nos ressources en poisson est une nécessité.</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #e00b00;">Recevez nos chroniques dès qu’elles paraissent ! Dans la rubrique « ABONNEZ-VOUS À CE SITE PAR E-MAIL » (menu de droite), communiquez-nous votre adresse e-mail, puis cliquez sur « ABONNEZ-VOUS ». Nous ferons le reste ! Et nous vous garantissons que nous n&rsquo;utiliserons en aucun cas votre adresse à d&rsquo;autres fins.</span></em></span></p></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans notre chronique de cette semaine, nous vous présentons un documentaire d’un extrême intérêt sur le pillage du thon albacore (thon jaune) dans l’océan Indien et la pollution de ses eaux, qui semble n’avoir été vu que par un infime nombre de Mauriciens, alors qu’il devrait intéresser tous ceux d’entre nous pour qui la sauvegarde de notre écologie marine et de nos ressources en poisson est une nécessité.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ce documentaire est présenté dans ce qui constitue une première pour notre page hebdomadaire : par retransmission vidéo en flux continu (embedded video streaming).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais avant d’y arriver, faisons un aparté pour parler de journalisme. S’il y a une forme de journalisme qui mérite notre intérêt, et même notre admiration, c’est celui portant sur les investigations. Ce type de journalisme joue dans un registre tout à fait différent : il consiste pour l’investigateur à prendre son temps, s’il dispose de moyens suffisants, pour aller fouiller, analyser, suivre, interpréter, questionner des activités et des pratiques qui sont souvent cachées pour des raisons bien précises.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le journalisme d’investigation est un domaine spécialisé qui requiert de ceux qui s’y investissent des qualités assez exceptionnelles : flair, sang-froid, audace, perspicacité, contacts, détermination et grandes connaissances. Cette activité n’est pas à la portée du premier venu, et dépend souvent de cadres et de contextes difficiles qui ont tendance à poser de redoutables contraintes à surmonter.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Demandez à ceux qui ont tenté de s’y adonner à Maurice (au cas où ils sont disposés de vous en parler librement, ce qui n’est pas certain), avec peu de succès au final, et vous comprendrez. Mais au niveau international, certains journalistes y arrivent quand même, et les résultats sont alors édifiants. Exemples : Panama Papers, Wikileaks, Offshore Leaks.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Élise Lucet est membre du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ). </span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Indomptable journaliste travaillant pour France 2 à Paris, elle suscite la gêne mais aussi l’admiration pour les dossiers qu’elle traite. Suprême consécration, elle a reçu en 2017 le prix Pulitzer pour son animation d’un programme télévisé intitulé « Cash Investigation », régulièrement diffusé sur la chaîne France 2.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Son dernier documentaire est consacré au pillage du thon albacore dans l’océan Indien et du thon rouge en Méditerranée. Ce document, qui est de grand intérêt pour les Mauriciens, y compris leur gouvernement, ne semble pas avoir été vu par de nombreuses personnes dans le pays. Personne, médias compris, n’en a parlé, alors qu’il aurait fallu que la population entière prenne conscience d’une question qui les concerne tous.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Programme passant trop tard à Maurice (minuit) ? Même jour qu’un grand match de foot ? Impossibilité pour ceux qui regardent la télévision d’enregistrer un programme précis pour le visionner après ? Inexistence jusqu’à maintenant de téléviseurs reliés à l’Internet à Maurice ? Rétention d’information ? Tentative de noyer le poisson ? Nous n’en savons rien.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Quoi qu’il en soit, voici les faits.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La MBC TV, l’organe officiel de propagande du gouvernement en place, quel qu’il soit, a diffusé en début de semaine un court programme sur le Seafood Hub de Maurice : performance spectaculaire d’un secteur en pleine « mutation », hausse considérable de la « production » de 2015 à ce jour, contribution à hauteur de 24 % de notre économie et exportations d’une valeur annuelle de 11 milliards de roupies. La porte-parole de la MEXA se félicite de ces performances.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">De son côté, Élise Lucet a découvert des choses effarantes sur les « performances » des activités de pêche auxquelles participent et dont dépendent deux conserveries à Maurice. Vous les découvrirez en visionnant le programme de France 2 auquel nous vous offrons l’accès ci-dessous.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour l’essentiel :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les thoniers français et espagnols se livrent à un véritable carnage des ressources marines de l’océan Indien</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">27 thoniers européens, 2 thoniers considérés comme « mauriciens » et 13 thoniers considérés comme « seychellois » se livrent à des campagnes de pêche</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">78 % des poissons sont pris grâce à un dispositif amélioré en permanence, le DCP, qui signifie « dispositif de concentration du poisson »</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Toutes les espèces sont prises, indistinctement. Ce qui n’est pas du thon est appelé « pêche accessoire »</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les « rejets » en mer de poissons morts sont importants</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les DCP, qui dérivent librement dans tout l’océan Indien, ne sont jamais récupérés et sont une source importante de pollution</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La Commission européenne accorde des subventions à ces activités</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous vous laissons découvrir le dossier complet de ce carnage. Vous constaterez ce que fait la Commission thonière de l’océan Indien à propos de cette situation. Vous écouterez l’océanographe V. Kauppaymuthoo nous dire ce qu’il pense des conséquences à long terme des destructions de poissons pélagiques juvéniles dans notre zone économique exclusive, pêchés avant qu’ils n’aient eu le temps de se reproduire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour visionner cette vidéo, nous vous conseillons vivement de ne pas utiliser un smartphone, car vous ne pourrez pas saisir tout l’intérêt de ce document dans les conditions minimums nécessaires. Optez pour une tablette, un ordinateur portable ou, idéalement, un PC. Si vous rencontrez des problèmes, adressez-nous à <a style="color: #000000;" href="mailto:contact@allo-maurice.com">contact@allo-maurice.com</a> votre adresse e-mail, et nous vous ferons parvenir le fichier entier (en format .mp4) que vous pourrez télécharger (prévoir un espace de 600 Mb) et puis visionner à loisir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le programme concerne tant la pêche dans l’océan Indien qu’en Méditerranée (où il a fallu il y a quelques années prévenir l’extinction complète du thon rouge). Temps du défilement de la vidéo : 2 heures et 8 minutes. Mais pour ce qui concerne la partie qui nous intéresse, vous pouvez cesser de visionner la bande après exactement 1 heure et 15 minutes.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe title="Cash investigation - Pêche industrielle : gros poissons en eaux troubles (Intégrale)" width="1080" height="608" src="https://www.youtube.com/embed/GRvNZ5OqQac?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cette « découverte » appelle à la formulation de plusieurs commentaires et questions :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La Commission européenne finance les infrastructures, la France et l’Espagne (les Espagnols sont de redoutables pêcheurs) possèdent des thoniers qui prennent du poisson de manière indiscriminée, leurs bateaux-usines de Mahé transforment sur place, ils achètent et transportent les produits finis, ils vendent du thon en boîte en grandes quantités en Europe et ailleurs. Que reste-t-il pour les pays du Sud-Ouest de l’océan Indien comme bénéfices provenant de leurs zones économiques exclusives (ZEE) ? Un faible actionnariat dans des conserveries à Maurice. C’est ce qu’on appelle une situation « gagnants-gros perdants ». Pas de quoi en être fier ou satisfait !</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les pêcheurs locaux des Seychelles ne voient rien passer en supposée forme d’aide de l’Union européenne. Leurs prises, ainsi que celles des pêcheurs de la côte Est de Madagascar s’en ressentent. Personne ne s’en soucie…</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le gouvernement de Maurice a signé des accords de « coopération » avec l’Union européenne qui permettent aux Européens de dominer largement les activités de pêche dans l’océan Indien, pour leurs propres intérêts. Se sent-il responsable d’avoir donné, en quelque sorte, le feu vert à ces activités ?</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Que pensent les représentants de la Commission thonière de l’océan Indien de ce qui se passe dans l’océan Indien ? Où en est-elle avec le dossier de lutte contre la pêche illégale ?</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le gouvernement de Maurice a-t-il les moyens de participer à cette lutte, ou est-ce encore une fois le « less li all kumsa mem, do » ? Le gouvernement a-t-il un contrôle des prises des Japonais dans notre ZEE ? Attention, il pourrait exister un risque qu’à terme il n’y ait vraiment plus de « labalenn » dans nos eaux, exterminées pour toujours.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et, pour conclure, tout ce beau monde sait-il qu’à qualité égale, le thon du bassin de l’océan Indien n’est pas compétitif par rapport à celui des Philippines, leader des exportations vers l’Europe, pays qui ne bénéficie même pas d’un traitement préférentiel à l’entrée dans l’Union européenne ?</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Sait-on chez nous que le WWF a mis en place aux Philippines un projet pilote visant à faire évoluer durablement les méthodes de pêche dans la ZEE de ce pays ?</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À quand l’obtention du label MSC, qui distingue les produits issus de méthodes de pêche durables et responsables, sur le thon en boîte provenant de l’océan Indien ?</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Enfin, à quand un « Fridays for Future » contre la disparition programmée de nos ressources marines ?</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Faites part de l’intérêt à visionner ce document autour de vous. Dans ce type de dossier, ce n’est que par une sensibilisation soutenue et un appel à exprimer sa désapprobation que l’on arrive parfois à changer les choses, dans le sens inverse à celui que la MBC appelle une « mutation ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Merci d’avance !</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio</span></p></div>
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		<title>LETTRE OUVERTE À SA SEIGNEURIE LE CHEF JUGE EDDY BALANCY, À LA COUR SUPRÊME</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/lettre-ouverte-a-sa-seigneurie-le-chef-juge-eddy-balancy-a-la-cour-supreme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Mar 2019 21:26:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[balancy]]></category>
		<category><![CDATA[chef juge]]></category>
		<category><![CDATA[chief justice]]></category>
		<category><![CDATA[cour suprême]]></category>
		<category><![CDATA[ile maurice]]></category>
		<category><![CDATA[judiciaire]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
		<category><![CDATA[legal]]></category>
		<category><![CDATA[loi]]></category>
		<category><![CDATA[mauritius]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>LETTRE OUVERTE À SA SEIGNEURIE LE CHEF JUGE EDDY BALANCY  -  Votre Seigneurie, tout comme la communauté entière, tant à Maurice qu’à l’étranger, j’ai éprouvé beaucoup de plaisir et me suis senti honoré à l’annonce de votre titularisation en capacité de Chef Juge à la Cour suprême et gardien du pouvoir judiciaire de notre pays pour les 13 prochains mois. En écoutant les propos que vous avez tenus dans les médias depuis votre titularisation, j’ai été conquis, comme beaucoup d’autres citoyens, par votre enthousiasme, votre simplicité et votre perception claire des tâches que vous allez entreprendre et des changements que vous vous proposez de faire intervenir dans le fonctionnement du judiciaire à Maurice.</p>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/lettre-ouverte-a-sa-seigneurie-le-chef-juge-eddy-balancy-a-la-cour-supreme/">LETTRE OUVERTE À SA SEIGNEURIE LE CHEF JUGE EDDY BALANCY, À LA COUR SUPRÊME</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_16 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chères lectrices, chers lecteurs,</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voilà deux mois entiers que nous diffusons nos chroniques hebdomadaires sur notre site (<a style="color: #000000;" href="https://www.allo-maurice.com">www.allo-maurice.com</a>) et sur le réseau social Facebook.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous voudrions vous remercier bien sincèrement pour l’accueil que vous réservez à ces chroniques. Nous avons maintenant un demi-millier d’amis qui les reçoivent chaque semaine, tant ceux vivant à Maurice que les membres de la diaspora partout dans le monde, et nous sommes confiants que nous réussirons à au moins doubler ce nombre au cours des deux prochains mois.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À titre exceptionnel, nous adressons la présente chronique à une personne particulière, en l’occurrence Sa Seigneurie Eddy Balancy, nommé cette semaine-ci Chef Juge de la Cour de Maurice, pour le féliciter et lui livrer quelques brèves réflexions portant sur la vie judiciaire dans notre île.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous sommes persuadés que beaucoup d’entre vous percevront dans nos propos des considérations qui vous interpellent aussi. Faites-en les vôtres !</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio</span></p></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_23  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: right;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Le Chesnay, France, le 30 mars 2019<br /></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;"><br /><strong> LETTRE OUVERTE À SA SEIGNEURIE LE CHEF JUGE EDDY BALANCY, GCSK, À LA COUR SUPRÊME</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Votre Seigneurie,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Tout comme la communauté entière, tant à Maurice qu’à l’étranger, j’ai éprouvé beaucoup de plaisir et me suis senti honoré à l’annonce de votre titularisation en capacité de Chef Juge à la Cour suprême et gardien du pouvoir judiciaire de notre pays pour les 13 prochains mois.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">En écoutant les propos que vous avez tenus dans les médias depuis votre titularisation, j’ai été conquis, comme beaucoup d’autres citoyens, par votre enthousiasme, votre simplicité et votre perception claire des tâches que vous allez entreprendre et des changements que vous vous proposez de faire intervenir dans le fonctionnement du judiciaire à Maurice. Vous avez exposé, avec beaucoup de lucidité et de sincérité, le programme que vous entretenez pour votre mandat, et je vous en sais gré.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Si vous me le permettez, je voudrais saisir l’occasion de votre titularisation pour vous présenter quelques remarques, deux suggestions, une requête en matière de fonctionnement interne de la justice chez nous, et exprimer un souhait à propos de vos fonctions futures. Vous déciderez, bien sûr, de l’attention qu’ils méritent ou non, selon le temps dont vous pourrez éventuellement disposer.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Je devine aisément que le management des activités afférentes au judiciaire et aux cours de justice n’est pas de tout repos dans notre pays. La coexistence de deux systèmes légaux, une constitution à mon sens dépassée et un corpus de textes légaux très incomplets (du moins à mon humble sens), le grand nombre de transgressions de la loi (à propos de laquelle manque bien malheureusement une étude comparative sérieuse qui nous permettrait, au minimum, de situer notre pays par rapport à d’autres), les fonctions empreintes de notre passivité habituelle et le comportement déraisonnable de certains hommes de loi (des auxiliaires de la marche de la justice auxquels vous avez fait référence dans vos propos) entraînent vraisemblablement chez les juges et les magistrats des risques d’erreurs, des retards, de laborieuses recherches et des interprétations qui ne sont pas rencontrés dans d’autres juridictions. Autant donc vous exprimer encore une fois mon admiration pour le dynamisme et l’ardeur qu’illustre votre approche envers votre mission.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Avant de passer aux deux suggestions que je souhaiterais vous présenter, je dois vous avouer que mes connaissances du système juridique mauricien ne me permettent pas de déterminer si les représentants du judiciaire, et le Chef Juge en premier lieu, sont habilités d’une manière ou d’une autre à formuler des propositions capables de faire évoluer diverses réglementations contenues dans notre droit, et susceptibles de le compléter et de le moderniser. Je devine que cette prérogative est très probablement réservée aux membres du corps législatif, avec le concours du ministre de la Justice.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Des explications claires à ce sujet seraient bienvenues. Par leurs articles dans les médias, certains membres du barreau aident à la compréhension des fonctions des divers intervenants dans la vie du judiciaire à Maurice, mais nous sommes encore assez loin d’un bon entendement de certains de ses aspects. Tenant compte de cette considération et donc des limitations que votre rôle est susceptible de vous imposer, je me permets de vous soumettre deux propositions que vous pourrez porter (ou pas) auprès de ceux directement concernés par leur teneur.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">D’abord, il serait éminemment souhaitable que le ministère de l’Éducation institue des classes de promotion du civisme et du comportement citoyen dans les institutions scolaires à Maurice. Ceux qui ont eu l’occasion de vivre pendant un certain temps dans des pays à héritage protestant savent combien la formation aux droits, mais aussi aux devoirs, aux libertés mais aussi aux responsabilités – peut apporter de résultats éloquents en termes de savoir-vivre et de vivre-ensemble. Le bien commun en bénéficie directement, et même des éléments comme la forte productivité au travail en sont issus. Je suis convaincu que suite à une telle initiative, le nombre de juges (une vingtaine) que vous mentionniez il y a quelques jours comme étant insuffisant pourrait convenir à terme, si nous présumons que les délits et les plaintes en général seraient appelés à baisser.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Adopter un comportement moral, c’est faire l’État et la société économiser beaucoup de ressources financières, d’énergie humaine, de temps et situations difficiles à supporter.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Il s’agirait, bien évidemment, de faire jouer d’autres facteurs, dont non seulement l’application de la loi, mais aussi un étoffement des dispositions de notre droit, ce qui m’amène à ma deuxième suggestion que je voudrais faire, en illustrant mes propos par un exemple concret. Ministre des Finances du gouvernement MSM en juillet 2015, Vishnu Lutchmeenaraidoo avait sollicité un emprunt de plus d’un million d’euros de la SCB, et les conditions rattachées au prêt qui lui avait été accordé ont mené à une affaire en cour de justice, suite à laquelle il avait été acquitté. L’on ne peut s’empêcher de penser qu’il s’en est sorti à bon compte. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">En effet, dans un cadre juridique différent, et notamment en Europe, il aurait été condamné en raison du fait qu’il avait approché pour son emprunt une institution bancaire à capitaux publics dont il était le ministre de tutelle. J’en déduis, mais là vous êtes de loin le mieux placé pour le savoir, que notre système légal comporte de nombreux vides, qu’il est incomplet et que son étoffement n’évolue pas au même rythme que les besoins de la société mauricienne.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Serait-il possible que vous interveniez dans le comblement de nos déficits sur le plan légal, et que vous puissiez contribuer à une sensibilisation aux besoins – en termes d’actualisation des lois et d’émergence de nouveaux pans de la justice encore inexistants &#8211; du pays ?   </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Pour exposer mon troisième point, en l’occurrence ma requête en matière de fonctionnement interne de la justice chez nous, il est nécessaire que j’évoque notre fameux système westminstérien, auquel se réfèrent nos politiciens locaux de temps en temps pour le présenter comme le garant absolu de notre démocratie.    </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Vous qui avez effectué vos études de droit en Grande-Bretagne savez mieux que quiconque que ce système y perdure parce que règnent dans ce royaume plusieurs atouts dont nous sommes, bien malheureusement, dépourvus. L’un d’eux est la cohabitation géographiquement séparée de communautés – les Anglais, les Gallois, les Écossais et les Irlandais du Nord – qui sont représentées en tant que telles à la Chambre des Communes. Un autre atout tient au fait qu’une deuxième Chambre (sans aucun pouvoir véritable) agit en tant qu’organe de réflexion consultatif et de « caisse de résonance » pour assagir et faire mûrir le contenu des lois avant leur promulgation. Mais, il y a un facteur qui domine tous les autres, à savoir celui que les Britanniques appellent le « fair play ». Sans lui, les députés de la Chambre des Communes se boufferaient entre eux autant que dans une petite île de l’océan Indien. Au Royaume-Uni, les députés se respectent les uns les autres, et ils jouent le jeu politique, pour ainsi dire, selon des règles qui en garantissent l’honorabilité, l’équité et la pérennité.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Ce fair play imprègne et irrigue toutes les relations sociales dans ce système. Mais il va encore plus loin : lorsque les étudiants en droit terminent leurs études (du moins ceux destinés à exercer en Grande-Bretagne même), il leur est demandé de se récuser dans certaines situations précises si, étant devenus membres ou appartenant déjà à une loge maçonnique, ils sont éventuellement appelés à juger d’affaires en cour de justice dont l’accusé est lui-même membre d’une loge maçonnique. Voilà jusqu’à où va le souci de l’équité en matière de justice chez les Britanniques.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Vous êtes très probablement au courant de cette coutume, et j’espère sincèrement qu’elle est aussi pratiquée à Maurice. Les sociétés secrètes se sont beaucoup développées dans notre pays, pour des raisons qu’il n’est pas nécessaire d’évoquer ici, au cours des deux dernières décennies, et il devient donc fort souhaitable que cette pratique, si elle n’existe pas encore, soit introduite aussi rapidement que possible, car les situations susmentionnées pourraient se présenter en plus grand nombre.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Avant de terminer, je voudrais, avec beaucoup de candeur, voire avec une certaine naïveté, souhaiter que les circonstances vous amènent, après votre bref mandat dans le judiciaire, à être pressenti pour devenir le Président de notre République en 2020. Comme vous le savez, les années de 1968 à 1982 au cours desquelles le poste de Gouverneur général a été occupé par un ancien juge ont donné lieu à des fonctions sans heurts ni disgrâce. Comme vous le savez aussi, la période de 1982 à ce jour a été ponctuée par un certain nombre de comportements inacceptables, fort heureusement pas par tous les occupants du Réduit pour cette même période.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Il serait très judicieux, à mon sens, que cette habitude des premières années de notre indépendance soit rétablie, et que les juges de notre Cour suprême deviennent de nouveau nos présidents successifs. De ces juges, deux méritent d’être particulièrement mentionnés : Robert Ahnee, aujourd’hui disparu, pour sa réaction exemplaire et l’amour-propre dont il a fait montre suite à l’interférence déplorable d’un membre de l’exécutif dans une affaire <em>sub judice</em> en Cour suprême en 1992, et votre comportement extrêmement louable et courageux en tant que Juge puîné en 2013, dans l’affaire que chacun sait.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Je formule donc le souhait que vous ayez l’occasion de servir notre cher pays pendant de nombreuses années encore.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Je vous donne l’assurance, Votre Seigneurie, de mon profond respect, et je vous transmets mes vœux de pleine réussite dans vos nouvelles responsabilités.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio      <br /></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-size: medium; font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Citoyen, patriote et profane      </span></p></div>
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		<title>LE SCANDALEUX FINANCEMENT DES PARTIS POLITIQUES À MAURICE</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/le-scandaleux-financement-des-partis-politiques-a-maurice/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Mar 2019 12:24:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[business mauritius]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[ile maurice]]></category>
		<category><![CDATA[pravind jugnauth]]></category>
		<category><![CDATA[secteur privé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Voici venir le temps des élections… Voici venir le temps du financement des élections… Voici venir le scandale du financement des partis politiques par le « secteur privé » Voici donc venir le temps du laxisme moral et de la négation de la démocratie à Maurice ! À la tête d’une des principales institutions du secteur privé de Maurice pendant près de trente ans, nous avons vu défiler beaucoup de choses en termes de relations entre le public et le privé.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_17 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voici venir le temps des élections…</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voici venir le temps du financement des élections…</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voici venir le scandale du financement des partis politiques par le « secteur privé »</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voici donc venir le temps du laxisme moral et de la négation de la démocratie à Maurice !</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À la tête d’une des principales institutions du secteur privé de Maurice pendant près de trente ans, nous avons vu défiler beaucoup de choses en termes de relations entre le public et le privé.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Exemple : en 1997, après discussion avec un collègue qui gérait à l’époque une autre instance du privé, et pas des moindres, nous avons décidé de tenter le coup : sensibiliser les pontes des entreprises privées à la nécessité pour elles d’arrêter de financer les partis politiques, au vu des graves conséquences que ces financements avaient sur la marche des activités économiques et de la saine concurrence.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Des approches envers ces messieurs ont été faites en deux occasions. En deux fois, la réponse a été « Niet ! Pas question ! ». Et donc, les arrangements secrets ont continué.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ce financement occulte des partis et des leaders politiques souhaitant accéder au pouvoir ou tentant de le conserver a eu au fil des ans de graves conséquences pour le développement du pays, mais non pas évidemment pour les financeurs, pour les raisons suivantes :</span></p>
<ul>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le capitaliste, pour utile que soit (et doive être reconnu) son rôle dans la promotion des activités économiques, n’est jamais un altruiste. S’il finance un parti politique, il doit retrouver quelque part son « investissement », sinon il n’aurait aucun intérêt à le faire. Ce qu’il obtient comme avantages après, on ne peut pas généralement le savoir : c’est le même principe qui prévaut avec les réseaux secrets traditionnels, avec le résultat que l’on ne peut au mieux que constater (en regardant avec beaucoup d’attention) les résultats concrets de ces ententes discrètes. Ainsi donc, les capitalistes doivent toujours être « encadrés » de près : il s’agit là de la seule façon de restreindre ce qu’on appelle « le capitalisme de connivence » (ou « la recherche de rente ») ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les politiciens, de leur côté, acceptent de l’argent pour se faire élire et développent donc forcément des obligations envers leurs « bienfaiteurs », ce qui signifie qu’il leur est difficile après de refuser d’avaliser des requêtes qui leur sont formulées subséquemment par ces derniers ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Très concrètement, cette « collaboration » dans laquelle le politicien est juge et partie obligée se traduit par l’absence totale de critiques de la part de l’un à l’encontre de l’autre et réciproquement. Demandez à un gros de la place ce qu’il pense d’un dossier ou d’une situation où il y a manifestement des observations négatives à formuler contre le gouvernement en place : il refuse obstinément de le faire. Il détourne sa réponse en invoquant la nécessité de considérer, avec optimisme, le côté positif des choses. Comment voulez-vous qu’il formule une critique contre un individu ou un parti qu’il a financé précédemment ? Meu voyons… ça ne se fait pas ! Et c’est mettre les relations futures sur une tangente risquée.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il en a résulté, depuis une trentaine d’années, une situation extrêmement malsaine issue de ces arrangements, avec pour résultat le fait que les politiciens se considèrent comme des intouchables et refusent aujourd’hui toute critique venant des entrepreneurs. Cela est devenu tout simplement impensable, et le « langage politiquement correct » s’impose en toutes circonstances. Pis, des flatteries doivent être adressées à nos petits potentats de temps en temps, lorsque les circonstances le dictent. Les appréciations adressées l’année dernière au mentor par l’un des représentants importants du secteur hôtelier lors d’une soirée de célébration quelconque étaient d’un grotesque ahurissant et d’un ridicule vraiment achevé. Mais, que voulez-vous, n’est pas opportuniste affirmé ou narcissique coléreux qui veut !</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En raison de cette situation, la méritocratie est pénalisée à Maurice et la concentration des moyens financiers entre les mains d’un nombre restreint de personnes devient de plus en plus forte. L’entrepreneuriat reste très concentré chez nous. De plus, ce qui est tout aussi grave, les tentacules de ces gens vont chercher très loin, notamment du côté de la diffusion d’informations de manière courante. Ils sont tout simplement incritiquables. Autant dire que c’est la perception même des choses par le Mauricien moyen qui est faussée. Tant pis pour le frein au développement du sens critique des Mauriciens et de la démocratie éclairée dans le pays.</span></li>
</ul>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous allons maintenant vous raconter une petite histoire, puis vous livrer notre point de vue catégorique sur deux situations.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>   1. Je me tais, tu te tais, il se tait…</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À cause des raisons que nous avons présentées ci-dessus, tous les présidents du Joint Economic Council depuis le départ de M. Maurice Paturau en 1993 (devenu maintenant Business Mauritius), ont toujours refusé de critiquer les actions du gouvernement publiquement. Tout est toujours OK dans l’ensemble, et le budget présenté chaque année reçoit des propos superficiels ou partiels des principaux représentants du privé. À part quelques timides et brèves nuances parfois, tout est toujours approprié !</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Un seul président du Joint Economic Council s’est différencié du lot. Son nom ?  Jacques de Navacelle. Cet individu d’origine étrangère ayant acquis la nationalité mauricienne, docteur en philosophie, directeur général d’une institution bancaire puis d’une compagnie d’assurance à Maurice, a été le seul et unique président du JEC à poser fermement et publiquement des questions pertinentes et embarrassantes mais ô combien nécessaires à Navin Ramgoolam, lors du mandat de ce dernier entre 1995 et 2000.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Rien que pour cela, nous avions de l’admiration pour ce banquier, d’autant qu’il nous avait invité à nous joindre à lui pour fonder à Maurice une section de Transparency International, l’une des rares instances, sinon l’unique, à tenter localement de s’opposer à la corruption et au trafic d’influence au sein du service civil local.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais il avait l’habitude de chanter   </span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>J’irai revoir ma Normandi-i-e, C’est le pays qui m’a donné le jour… </em></span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">avec le résultat qu’il a fini par repartir pour la France.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais, comme il avait laissé à Maurice un ou des enfants qu’il avait eu(s) avec son épouse mauricienne, il est revenu chez nous et une fois, bien regrettablement, il s’est aventuré à défendre un industriel mauricien indéfendable qui employait à l’époque son fils. Patatras !  Il a perdu beaucoup dans mon estime, ayant montré que la rigueur et l’objectivité s’arrêtent parfois là où commencent les relations privilégiées entre un père et son fils. Dommage !</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Vivre sa vie sans se contredire, voilà ce qui semble impossible pour les humains !</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais Jacques de Navacelle (d’origine étrangère, répétons-le) restera, dans l’histoire du JEC, comme le seul de ses présidents ayant assumé ses fonctions pleinement et correctement, en faisant face ouvertement à ses responsabilités au lieu de se défiler, de peur de déplaire aux petits politiciens de notre île. Il n’aurait certainement pas hésité, s’il avait été à ses fonctions en 2015, de dire ses quatre vérités aux Jugnauth sur le renvoi de Megh Pillay d’Air Mauritius, une compagnie publique cotée en bourse. Il en allait cette fois-là du principe et du sort de l’entreprise libre à Maurice et, pour certains pontes, ce renvoi semblait ne rien signifier ou ne pas valoir le risque de s’élever contre. Trop à perdre !!! C’est ce qu’on appelle en langage clair de la lâcheté et de la démission morale.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La politique et le secteur privé sont figés depuis longtemps à Maurice. Rien ne semble être en mesure de provoquer l’élimination de la corruption douce et dure, des abus de pouvoir, du trafic d’influence et de la concentration extrême des ressources financières dans les mains d’un nombre très restreint d’individus. Par ailleurs, le manque de conscience et le pouvoir d’encaissement de la majorité de la population sont tout simplement désespérants. Une échelle de quelques valeurs fondamentales et un sens du bien commun restent toujours à mettre sur pied dans l’île : c’est dire combien le pays est archaïque et chemin à parcourir est encore long…</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>   2. Le financement des partis politiques</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cette vieille question profondément immorale, longtemps restée confidentielle et ayant gravement pénalisé le pays par ses conséquences désastreuses sur notre système libéral, revient au-devant de l’actualité aujourd’hui.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’on pouvait s’y attendre. Juste après les élections de fin 2014, certains organes de presse en ont brièvement parlé (une grande première !), et il y a eu aussi des déclarations indécentes de certains pontes de temps en temps. Ainsi, le 2 juillet 2014, l’un d’eux n’a pas hésité à faire part à des journalistes que « financer les élections en partie, c’est aider la démocratie… ». Rien que ça !!!</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">On a envie de demander à ce monsieur : « Et quand votre argent sert à bafouer l’équilibre et l’objectivité des informations à Maurice par une MBC contrôlée comme elle l’est par des politiciens que vous avez aidés à faire élire, parlons-nous bien de démocratie ? »  « Et quand la MBC devient un paillasson du pouvoir, est-ce que vous critiquez ouvertement les politiciens en place pour leur infantilisation continue de la population ? » Certains patrons sont de dangereux rigolos.   </span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">De son côté, Navin Ramgoolam, qui déclarait récemment à Grand Bassin qu’il souhaiterait agir comme le guide politique du peuple (excusez son paternalisme et son peu de modestie), a fait savoir, dans l’interview qu’il a accordée à IOC News le 18 décembre 2015, que l’on devait s’attendre à ce que le financement des élections par le secteur privé continue, et qu’il estimait que les fonds dépensés par tous les partis lors d’une élection générale à 800 millions de roupies. Comme vous voyez, chers lecteurs, chacun a ses priorités et l’île Maurice, en tant que pays en développement, n’a aucunement besoin d’économiser un tel montant et le consacrer à des services sociaux.   </span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous en venons maintenant à une situation où on nous annonce que les représentants de l’organisme chapeautant le secteur privé « discute » (si tant est que ce soit le verbe qui convient) avec le parti politique en place de la régularisation de la situation actuelle, et de son remplacement par un arrangement concrétisé par une législation portant règlement de la façon dont ces financements pourraient s’effectuer dans l’avenir, toujours par les entreprises privées. Cette démarche est tout simplement inacceptable, et il faut à tout prix l’arrêter.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il faut l’arrêter, car il n’appartient ni au secteur privé, ni à l’un des partis politiques (celui qui est actuellement au pouvoir) de décider de la façon dont il faut régler une question aussi importante que celle du financement des élections. Chacun d’eux est partie prenante dans cette démarche, et ne peut agir en tant que juge et partie dans les décisions à prendre.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il y a deux ans, le vieux rustre a demandé à Xavier Duval d’aller s’occuper d’une refonte du système électoral à Rodrigues. Il y a quelques mois, Pravind Jugnauth a mis en avant une proposition de réforme de notre système électoral qui était risible. Lorsqu’on permet à des politiciens et à des entrepreneurs de discuter de mesures dont l’incidence pour eux se répercute sur d’autres qui n’ont pas voix au chapitre mais qui devraient quand même être impérativement consultés, on bafoue la démocratie. Dans la circonstance, politiciens et entrepreneurs sont des parties prenantes, des parties directement intéressées, des parties forcément subjectives dans leur approche et leurs points de vue, et ils n’ont aucun droit d’agir seuls.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Aucun parti politique, et aucune instance du privé ne peut s’arroger la prérogative de décider comment financer les candidats aux élections de Maurice. La seule et unique partie qui doit et peut définir une telle politique, c’est le peuple lui-même, qui n’a donné aucune directive au parti au pouvoir, lors des dernières élections, de négocier cette politique pour son compte.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi, la seule initiative que peut prendre le Premier ministre actuel (qui concentre comme on sait dans ses seules mains tous les pouvoirs, à l’exception du judiciaire) est de charger son ministre de la Justice de constituer une commission composée de personnes neutres, capables, objectives et non-engagées politiquement avec le mandat d’étudier et d’élaborer des propositions en matière de financement des élections, notamment en se rendant dans les différents districts, en rencontrant la population et les instances régionales et en dégageant des propositions de mesures au niveau national.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour clore cette question, signalons que depuis longtemps déjà, les autorités compétentes dans les pays développés ont compris qu’il n’est non seulement pas souhaitable que des entreprises financent les partis politiques, pour d’évidentes raisons, mais qu’il est impératif que les dépenses des partis politiques pour les campagnes électorales (ainsi que d’autres considérations comme le temps de parole à l’antenne) soient strictement contrôlées par les autorités, de manière totalement transparente pour tous.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il n’appartient qu’à l’État et à l’État seul, dans un pays aussi décadent que Maurice sur les plans de la dignité et de l’élémentaire moralité, de financer les consultations populaires, sur la base de règles strictes. Toute autre formule ne peut qu’être une basse incitation au trafic d’influence et à ses effets délétères.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour terminer, nous nous permettons, chers lecteurs, de vous donner un conseil : ne vous identifiez jamais à un parti politique, car il y a à prendre et à laisser chez chacun d’eux. Il faut surtout s’assurer qu’un jour, la possibilité du vote blanc existe. C’est le seul outil qui permet d’exprimer clairement le rejet par les votants des candidatures proposées, ce qui est nettement mieux que de déposer un bulletin nul dans l’urne, ce que l’on est obligé jusqu’à présent de faire à Maurice.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">OYEZ !  OYEZ !  BONNES GENS ! Voici les dernières nouvelles de la Macronie en France…</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Son nom commence tout juste à être connu à Maurice. Juan Branco, fils d’immigré espagnol, intelligence supérieure ayant effectué de (très) brillantes études et avec un parcours professionnel exceptionnel malgré ses 30 ans, nous révèle et nous apporte la preuve que Macron a été « placé » à l’Élysée par Bernard Arnault et Xavier Niel, qui sont puissamment riches et contrôlent 80/90 % de la presse et des magazines français.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour votre information, Emmanuel Macron a paru à la « une » des journaux environ dix fois plus en 2017/2018, avant les élections présidentielles, que ses concurrents. Si vous voulez savoir quelle peut être dans certains pays l’influence néfaste de la presse sur l’opinion publique et la façon de voter, alors je vous recommande fortement de dégager du temps et de visionner l’ouvrage et les vidéos suivants :</span></p>
<ul>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Juan Branco, décembre 2018, ‘Crépuscule’ (d’Emmanuel Macron) – ouvrage en téléchargement gratuit sur l’Internet (recherche Google) ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Interview de J. Branco par Daniel Mermet : Émission ‘Là-bas si j’y suis’. Titre de la vidéo « Juan Branco désosse Macron Entretiens ». À trouver à travers Google et visionner en priorité ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À voir aussi deux vidéos sur YouTube intitulés : « L’illusion de la démocratie en France Juan Branco [EN DIRECT-1] et « SUD RADIO &#8211; Emmanuel Macron n’a plus la légitimité suffisante ».</span></li>
</ul>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme le dit Daniel Mermet :</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">« Léché, lâché, lynché. La règle des trois « L » est bien connue parmi ceux qui connaissent gloire et beauté. C’est ce qui arrive à Emmanuel Macron. Hier, le beau monde des médias le léchait avec ravissement, et voilà qu’aujourd’hui le peuple demande sa tête au bout d’une pique. Le petit prodige est devenu le grand exécré.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Rien d’étonnant, les riches l’ont embauché pour ça, il est leur fondé de pouvoir, il est là pour capter toute l’attention et toutes les colères, il est leur paratonnerre, il est leur leurre, en somme. Tandis que la foule hurle <em>« Macron, démission »</em>, ceux du CAC 40 sont à la plage. Un excellent placement, ce Macron. De la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) à la « flat tax » sur les revenus des capitaux, de la baisse de l’impôt sur les sociétés à la loi Travail qui facilite les licenciements, il n’a pas volé son titre de président des riches. »</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio         <br /></span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p></div>
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		<title>DRAME HUMAIN DES CHAGOS : LES VRAIS RESPONSABLES</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/drame-humain-des-chagos-les-vrais-responsables/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Mar 2019 20:02:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[chagos]]></category>
		<category><![CDATA[ile maurice]]></category>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #e00b00;">Recevez nos chroniques dès qu’elles paraissent ! Dans la rubrique « ABONNEZ-VOUS À CE SITE PAR E-MAIL » (menu de droite), communiquez-nous votre adresse e-mail, puis cliquez sur « ABONNEZ-VOUS ». Nous ferons le reste ! Et nous vous garantissons que nous n&rsquo;utiliserons en aucun cas votre adresse à d&rsquo;autres fins.</span></em></span></p></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_27  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Certains des lecteurs de cette chronique hebdomadaire ne l’apprécieront pas, mais il faut le dire : il est maintenant temps pour les Chagossiens de clore leur odyssée, la Grande-Bretagne ayant été officiellement reconnue coupable d’avoir provoqué l’excision d’une partie du territoire de Maurice avant son indépendance, en totale contradiction avec les principes élémentaires issu du processus de la décolonisation ayant débuté juste après la fin de la Deuxième guerre mondiale. Poursuivre la lutte, après leur victoire récente à La Haye, ne servira plus à quoi que ce soit.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans ce drame humain qui dure maintenant depuis plus de cinquante ans, autant faut-il admirer la détermination des membres de l’ancienne communauté de l’archipel des Chagos à faire prévaloir leurs droits, autant faut-il que ceux parmi eux qui restent et ont beaucoup souffert se rendent compte qu’il faut cesser le combat et faire d’abord et avant tout à faire la paix avec eux-mêmes. Autrement, ils se feront beaucoup de tort, car ils devront accepter, après leur long combat, que le retour aux Chagos est un leurre. Il est maintenant clair que l’on ne pourra plus avancer sur cette question sur les plans juridique, politique, moral et pratique. Un excellent texte récent de Kris M. Valaydon a fait le point, final à notre avis, sur la question.</span><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-703  aligncenter" title="" src="https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-1-300x192.png" alt="Chagos" width="649" height="415" srcset="https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-1-300x192.png 300w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-1-768x491.png 768w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-1-610x390.png 610w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-1.png 945w" sizes="(max-width: 649px) 100vw, 649px" /></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-weight: normal; color: #000000;">Crédit photo : Arlette de Gersigny/Guy Vielle</span></em></span></p>
<p><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">‘Might is right’ disent les Anglais. Comprenez ‘Les puissants ont toujours raison’. Dorénavant, si les Chagossiens insistent, soutenus par ceux-là même qui ont endossé la « vente » de l’archipel aux Anglais en 1965, il se heurteront à deux puissances contre lesquelles il ne pourront rien.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le temps est venu de clore le dossier, mais avant cela, il reste encore deux choses à faire : i) dresser un bilan de la situation au stade final de l’exode des Chagossiens et, de manière tout aussi importante, ii) assigner devant l’Histoire les vrais responsables de cette tragédie, avec en arrière-plan, les démissions, la lâcheté et l’irresponsabilité qui en ont été la cause.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-704 alignnone  aligncenter" title="" src="https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-2-300x191.png" alt="Chagos" width="679" height="432" srcset="https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-2-300x191.png 300w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-2-1024x651.png 1024w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-2-768x488.png 768w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-2-610x388.png 610w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-2-1080x687.png 1080w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-2.png 1280w" sizes="(max-width: 679px) 100vw, 679px" /></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-weight: normal; color: #000000;">Crédit photo : Arlette de Gersigny/Guy Vielle  Ile Boddam, Groupe de Salomon, l’entrée du camp</span></em></span></p>
<p><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour vraiment connaître le contexte qui a abouti à l’excision des Chagos et aux souffrances qu’ont enduré les Ilois tant aux Seychelles qu’à Maurice, il faut lire l’ouvrage de référence absolue sur le dossier, cet irremplaçable « Island of Shame – The Secret History of the U.S. Military Base on Diego Garcia » de David Vine. Ce texte (plusieurs fois publié entre 1974 et 2010) permet de comprendre énormément de choses sur le compte des Chagos qui n’ont jamais été clairement dits et redits à Maurice. Il est irremplaçable dans le sens où il a été rédigé par un Américain qui avait beaucoup d’entrées dans son pays, était homme de loi et, ce qui était encore plus intéressant, avait pris cause pour les Chagossiens.</span></p>
<p><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-708 alignnone  aligncenter" title="" src="https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-300x169.png" alt="Chagos" width="657" height="370" srcset="https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-300x169.png 300w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-1024x576.png 1024w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-768x432.png 768w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-610x343.png 610w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-1080x607.png 1080w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos.png 1190w" sizes="(max-width: 657px) 100vw, 657px" /></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-weight: normal; color: #000000;">Crédit photo : Arlette de Gersigny/Guy Vielle  Ile du Coin, Peros Banhos, Moulin à extraire l’huile de coprah</span></em></span></p>
<p><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">On apprend énormément de choses de cet auteur : la première fois que les États-Unis se sont intéressés à Diego Garcia (par une brève présence de stratèges militaires arrivés en hydravion), c’était 3 mois après l’entrée en guerre de ce pays, en 1941 ; ce pays a occupé et fait évacuer beaucoup d’îles dans le monde avant de s’intéresser définitivement à Diego Garcia en 1961 ; la destinée désastreuse des occupants évacués de l’île Bikini, dans le Pacifique, dans les années 1950 est encore pire que celle des Chagossiens ; et enfin, le bouquet, pour ainsi dire (citation extraite de l’ouvrage susmentionné, page 117), soit une conversation rapportée par l’auteur avec le responsable aux États-Unis de l’évacuation des habitants de l’archipel vers Maurice et les Seychelles :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>Jonathan « Jock » Stoddart had responsibility at the (US) State Department for much of the implementation of the removals. I asked Stoddart if anyone investigated the embassy’s reports. </em>(Ces “reports” avaient trait à l’éviction forcée des Chagossiens de leurs îles).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>Stoddart replied “My answer would be ‘I don’t think so’.  […]  I doubt if the Navy sent somebody that was interested in human rights out to Diego to look into this. I think the Navy’s attitude was, accept what the British say, and turn a blind eye to whatever was going on.” </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et il ajouta :<em> Still, “that is one of the best deals the United States has ever negotiated,”</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em><u>“For a change,” he said, it came “at a minimal cost.”</u></em> (notre soulignement)</span></p>
<p><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-705 alignnone  aligncenter" title="" src="https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-4-300x189.png" alt="Chagos" width="673" height="424" srcset="https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-4-300x189.png 300w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-4-1024x645.png 1024w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-4-768x484.png 768w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-4-610x384.png 610w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-4-1080x680.png 1080w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-4.png 1280w" sizes="(max-width: 673px) 100vw, 673px" /></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-weight: normal; color: #000000;">Crédit photo : Arlette de Gersigny/Guy Vielle  Ile du Coin, Peros Banhos, La chapelle et la maison principale</span></em></span></p>
<p><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ceux qui ont étudié les relations internationales et le droit international privé auraient pu écrire d’avance la conclusion à laquelle parviendrait la Cour internationale de justice le mois dernier, à travers son avis consultatif, qui n’impose aucune contrainte juridique aux parties en cause. Elle n’a fait qu’exprimer son respect du « droit à l’intégrité territoriale d’un territoire non autonome » (ce qu’étaient les Chagos en 1968), un corollaire du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avant d’identifier les responsables directs de l’anéantissement de la communauté chagossienne en tant que telle, dressons un bilan rétrospectif des cinquante dernières années et esquissons quelques suggestions.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À travers l’avis consultatif de la Cour internationale de justice du mois dernier, les Chagossiens sont parvenus à montrer au monde que la Grande-Bretagne est la première responsable des torts et des souffrances qu’ils ont subis. Les effroyables conséquences de conditions dans lesquelles ont dû vivre les Chagossiens à Maurice, surtout au cours des premières années après leur arrivée, et les souffrances morales qu’ils ont endurées est tout à fait édifiante, établissent l’ampleur de leur lâcheté.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nul ne peut souhaiter du malheur à son prochain, mais l’école de la dureté de l’existence apporte à l’individu qui doit subir beaucoup d’épreuves la conscience aiguë de la valeur la plus sûre à laquelle il puisse prétendre : celle de sa propre dignité. Sans cette leçon, il n’est pas sûr que la communauté chagossienne aurait trouvé les ressources morales nécessaires pour se battre comme elle le fait depuis si longtemps.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il est dommage qu’avant son départ des Chagos, elle n’ait pas été l’objet d’une étude sociologique. Auguste Toussaint relevait dans un de ses écrits les caractéristiques anthropologiques uniques de ce groupe, resté très longtemps isolé sur ses îles. Cette possibilité a disparu à jamais.</span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-706 alignnone  aligncenter" title="" src="https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-5-300x237.png" alt="Chagos" width="587" height="464" srcset="https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-5-300x237.png 300w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-5-1024x808.png 1024w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-5-768x606.png 768w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-5-610x481.png 610w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-5-1080x852.png 1080w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-5.png 1265w" sizes="(max-width: 587px) 100vw, 587px" /></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-weight: normal; color: #000000;">Crédit photo : Marcel Lanier   Années 1950 &#8211; ‘Gran caze’ de l’administrateur, George Lanier, à Pointe Est (Diego Garcia), en face de la jetée d’embarquement du coprah</span></em></span></p>
<p><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais il reste encore le moyen d’établir un bilan du processus d’exil subi, et il est encore possible de déterminer les faits suivants, pour les verser au dossier des Chagos :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le nombre de Chagossiens au départ de leurs îles, leur présence aux Seychelles, au Royaume-Uni, à Maurice et ailleurs ; les natifs restants et leurs lieux de vie.</span></li>
<li><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le patrimoine des îles sur le plan culturel, identitaire, mobilier et mémoriel.</span></li>
<li><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Aspirations : probablement l’aspect le plus important. Quel est le nombre de ceux qui aspirent réellement à repartir vivre aux Chagos ? Il y a gros à parier qu’il est maintenant faible, voire quasiment nul.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il est un fait connu, partout dans le monde, que les émigrants éprouvent de la nostalgie pour leur lieux de vie originelle, mais que ce sentiment est nettement moins présent chez la génération suivante. Et, généralement, après deux générations, il ne reste que des souvenirs, souvent diffus, de ce qu’ont pu raconter les grands-parents.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Venons-en aux responsabilités.</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En première place viennent les Britanniques. Ce sont eux qui ont tout agencé et dit aux Américains spontanément leur acceptation de leur présence ‘East of Suez’. La CIJ a confirmé le mois dernier cette responsabilité des Britanniques, ce qui leur a enlevé quelque chose auquel ils tenaient beaucoup jusqu’à maintenant : leur image. Gageons qu’ils montreront dans l’avenir qu’ils ne sont en aucune manière disposés à revenir sur leur comportements et à céder ‘un pouce de terrain’, littéralement.</span></li>
<li><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Aux Britanniques, il faut ajouter, pour ce qui concerne les ‘mighty’ de ce monde, les Américains, eux qui ont contredit, par leurs actes, le contenu du Cinquième amendement à leur Constitution de 1791 et les articles 9, 12, 13 et 17 de la Déclaration universelle des droits de l’homme des Nations Unies de 1948.</span></li>
<li><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En troisième place, mais tout juste derrière, il faut placer Seewoosagur Ramgoolam qui, entré très imprudemment seul dans le bureau d’Harold Wilson le 23 septembre 1965 au cours de la matinée, a été magistralement roulé par ce dernier. Nous qui l’avons suivi de près pendant 10 ans, de 1972 à 1982, pouvons nous figurer sans peine la teneur de l’entretien. Tous ceux qui ont raconté ou fait état de cette rencontre ont estimé que notre Premier ministre d’alors n’avait aucun choix. C’est faire abstraction du fait que, fin politicien qu’il était, il était un pauvre stratège (et il était même nul en politique économique). Imagine-t-on un Lee Kwan Yew, se trouvant dans la même situation, accepter aussi facilement de se faire dicter une situation ainsi ? De fait, il y avait plus d’une façon de s’en sortir, d’abord en se montrant un interlocuteur à la hauteur, et puis en insistant pour ne pas accepter immédiatement la proposition supposément sans appel d’Harold Wilson, avant d’en avoir discuté avec sa délégation.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme l’ont si bien rapporté plusieurs commentateurs, les Chagos représentaient pour S. Ramgoolam ‘a question of detail’, il se faisait vieux, il voulait à tout prix devenir le père de l’île Maurice indépendante, et les Chagossiens n’avaient pour lui aucun intérêt sur le plan électoral.</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Seewoosagur Ramgoolam porte d’autres responsabilités dans ce dossier. Il n’y a eu aucune structure d’accueil des Chagossiens à leur arrivée à Maurice, la vie ainsi que les souffrances morales qu’ils ont subies pendant de nombreuses années après a été</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">d’une grande pénibilité et les dédommagements n’ont été effectués qu’après avoir subi des pressions de diverses parties conscientes du dénuement moral des <em>Ilois Chagos</em>. La place de ‘Father of the nation’ est toujours inoccupée. Peut-être dans quatre ou cinq générations, au train où évolue la situation…  </span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-707 alignnone  aligncenter" title="" src="https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-6-300x193.png" alt="Chagos" width="648" height="417" srcset="https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-6-300x193.png 300w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-6-1024x660.png 1024w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-6-768x495.png 768w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-6-610x393.png 610w, https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/Chagos-6.png 1059w" sizes="(max-width: 648px) 100vw, 648px" /></span></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-weight: normal; color: #000000;">Crédit photo : Marcel Lanier   Années 1955-60 &#8211; George Lanier, à Pointe Est (Diego Garcia). Au fond, le calorifère. Le petit canon sur la photo signalait l’arrivée des bateaux assurant la liaison avec Maurice et les Seychelles</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;">
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Enfin, il faut mentionner Anerood Jugnauth. Il a reçu une formation dans le domaine du droit, et il ne peut ignorer que la cause des Chagossiens est sans issue.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pourquoi alors insiste-t-il ? Ne se rend-il pas compte qu’il n’est pas opportun d’entretenir chez les membres d’un groupe qui a dû affronter énormément de situations pénibles un espoir pour une cause qui ne peut aboutir ?</span></p>
<p><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les îles s’estompent. Seuls les souvenirs restent vivaces, chez ceux qui y vivaient heureux…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: right;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio</span></p></div>
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		<title>‘MA BANQUE À MOI’ ET SES UTOPIES…</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/ma-banque-a-moi-et-ses-utopies/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Mar 2019 12:19:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[économie]]></category>
		<category><![CDATA[ile maurice]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’était en 1975. L’année précédente avait été celle du boom sucrier, provoqué par le premier choc pétrolier d’octobre 1973, et les prix du sucre avaient flambé. Et malgré le contrat et le quota qui nous liaient à la CEE à l’époque, les quantités de sucre supplémentaires disponibles à la vente libre qui avaient été écoulées avaient amené une augmentation sensible des recettes du pays en exportations totales de sucre. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_19 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #e00b00;">Recevez nos chroniques dès qu’elles paraissent ! Dans la rubrique « ABONNEZ-VOUS À CE SITE PAR E-MAIL » (menu de droite), communiquez-nous votre adresse e-mail, puis cliquez sur « ABONNEZ-VOUS ». Nous ferons le reste ! Et nous vous garantissons que nous n&rsquo;utiliserons en aucun cas votre adresse à d&rsquo;autres fins.</span></em></span></p></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_29  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">C’était en 1975.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’année précédente avait été celle du boom sucrier, provoqué par le premier choc pétrolier d’octobre 1973, et les prix du sucre avaient flambé. Et malgré le contrat et le quota qui nous liaient à la CEE à l’époque, les quantités de sucre supplémentaires disponibles à la vente libre qui avaient été écoulées avaient amené une augmentation sensible des recettes du pays en exportations totales de sucre. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Malgré cela, la valeur de nos importations pour l’année 1974 avait tellement grimpé que notre balance commerciale n’avait pas dégagé de surplus, ce qui pour un pays comme le nôtre, si dépendant des importations, n’était pas un bon signe. Comme chacun sait, hormis la main-d’œuvre, nos ressources locales sont dérisoires, avec le résultat que pour chaque roupie gagnée par un agent économique quelconque, environ 80 sous servaient à consommer des produits importés et repartaient donc de Maurice.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">De plus, ces recettes sensiblement augmentées de 1974 provenant du sucre avaient été entièrement distribuées aux planteurs et aux usiniers du secteur sucrier.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Rencontrant un soir Seewoosagur Ramgoolam lors d’un cocktail au City Club de Port-Louis, je me suis avisé de l’approcher pour lui demander si, dans les circonstances, il n’aurait pas été préférable de retenir une partie, si faible soit-elle, desdites recettes sucrières pour investir les fonds ainsi récoltés dans des infrastructures, au lieu de distribuer intégralement des sommes qui serviraient inévitablement à favoriser davantage la consommation de biens de consommation dans le pays, et accroître le déficit commercial du pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il m’a répondu tout simplement : « Less zot amise ! ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La suite, on la connaît. Il a décrété l’éducation gratuite pour le secondaire un mois avant les élections de juin 1976 (ayant dû être informé que les élections seraient difficiles pour lui), et il a tenté de poursuivre, après ces élections, une politique budgétaire désastreuse axée sur la demande qui a abouti à la situation catastrophique que tous les Mauriciens ont dû affronter (impôts exorbitants, 2 dévaluations, baisse du pouvoir d’achat, réduction du PIB, augmentation massive du coût des produits importés, etc.) jusqu’en 1984.   </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il semble bien que nous soyons parvenus une nouvelle fois à cette croisée des chemins, tant elle ressemble à celle d’il y a 40 ans. Examinons-la.</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La situation est loin de paraître préoccupante, du moins à première vue. Les salaires ont augmenté, certains impôts ont baissé, leur niveau général est très faible, le train de vie de la population ne baisse pas et, à part une fermeture d’usine par ci et des pertes d’un milliard par là, tout semble aller bien. C’est le « business as usual », pour ne pas dire « we never had it so good” ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Toutefois, en allant un peu plus dans le détail, on découvre quand même des données assez inquiétantes, non pas pour l’immédiat, mais pour l’avenir ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi, le déficit de notre balance commerciale s’enfonce dans une dimension structurelle : nous importons année après année en valeur le double de ce que nous exportons, notre coût de main-d’œuvre rend certaines de nos exportations très difficiles, notre épargne nationale a nettement baissé et, fait encore plus important, nous semblons avoir atteint une limite dans notre capacité à copier de l’étranger (ce que nous faisons depuis toujours) pour fabriquer chez nous, tant pour le marché local que pour les marchés d’exportation.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans cette conjoncture, nous dépendons de plus en plus du tourisme et des devises qu’il apporte pour payer les factures de nos importations ; sans lui, notre situation aurait été beaucoup plus délicate ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Notre dette nationale approche des 70 % de notre PIB. Notre avenir, mais surtout celui de nos enfants, est ainsi de plus en plus hypothéqué. Car, pour que l’État rembourse ses dettes un jour, c’est le contribuable qui sera, qu’il le veuille ou non, mis à contribution. Mais comme le bon peuple a l’habitude de vivre dans le présent, pourquoi s’en préoccuperait-il ?</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comment en sommes-nous arrivés là ? Voici une série d’explications, par ordre de gravité :</span></p>
<p style="text-align: justify;">
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Trouvez cinq minutes, asseyez-vous en face de vous-mêmes, et essayez de réfléchir à ce que tous les Mauriciens, sans exception, sont obligés de subir à cause de deux représentants de deux sous-castes des Vaish, de leur rivalité sans bornes et de tout ce qu’ils entreprennent, au détriment du pays, pour rester ou revenir au pouvoir ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">De leur part et de leurs parents respectifs, on trouve depuis cinq décennies du trafic d’influence, des abus de pouvoir, de la condescendance, du paternalisme abject, des politiques inappropriées et surtout, des octrois généreux de fonds aux votants pour acheter leurs voix. Ce qui est vraiment dramatique avec la dilapidation de fonds publics pour des gains de votes, c’est qu’il est extrêmement difficile après, d’un point de vue politique, de revenir en arrière ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pravind Jugnauth est devenu le double exact, le petit frère, le jumeau identique de Seewoosagur Ramgoolam : sa politique économique actuelle entraînée par la demande (demand-side economics) est en tous points semblable à celle menée de 1977 à 1982 par la paire S. Ramgoolam/V. Ringadoo ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le fil conducteur qui explique le comportement identique de ces deux individus à 40 ans d’intervalle est le suivant : la réduction d’impôts directs et indirects dans l’unique but de maintenir et/ou de gagner des parts de l’électorat lors des consultations populaires. Comme hier et avant-hier, il apparaît très clairement que c’est de loin la considération la plus importante guidant leurs initiatives et leurs politiques, bien avant la santé économique du pays ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pravind Jugnauth maintient sa politique dite de « duty-free island », accélératrice des importations et destinée à rendre les prix des articles aussi peu chers que possible.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">C’est avec ce contexte en arrière-plan qu’apparaît subitement Père Nouell, précédé comme toujours de sa belle barbe blanche. ‘Ma banque à moi’, elle est vraiment polyvalente : et donc, même si elle est une institution bancaire, elle peut à l’occasion devenir et agir comme service-conseil. Mélange des genres ? Se retrouver comme juge d’une situation et partie prenante de cette même situation en même temps ? C’est possible à Maurice !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Notre institution bancaire s’est donc lancée dans une étude de la situation économique de Maurice, réalisée par des consultants étrangers qui n’ont de toute évidence qu’une connaissance élémentaire de Maurice et de ses habitants, dont le rapport traduit une partialité, une couverture limitée et un caractère spéculatif marquants.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Plusieurs questions se posent à ce propos :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Quelles ont été les réelles intentions de ‘ma banque à moi’ dans cet exercice ? Pouvaient-elles paraître ou être effectivement désintéressées ? Difficilement ! Si elles ne le sont pas, la crédibilité du message n’en est-elle pas affectée ?</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’approche aux analyses sur l’économie mauricienne de cette étude est typique de celle des experts-comptables : rapport à partir d’une photographie de certains aspects de l’économie mauricienne sur un période limitée. Il en résulte une vue de notre situation court-termiste et superficielle. Les causes profondes de notre évolution économique, pour déterminantes qu’elles sont, sont tout simplement absentes du texte.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Venons-en à l’erreur que l’on dénonce de plus en plus aujourd’hui dans ce type d’études : « l’économisme ». Tout n’est qu’économie : on commence avec elle, on s’y limite, et on propose des solutions purement économiques. Tous les autres aspects d’une situation donnée sont invisibles. Il aurait été élémentaire de se livrer à un examen des raisons économiques, sociales, politiques et psychologiques, lointaines et récentes, pour lesquelles la situation actuelle de Maurice est devenue comme elle est ? Une telle base aurait en fait été indispensable dans toute étude supposément solide.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les consultants ne savaient-ils pas que si l’on veut promouvoir l’industrialisation plus avant de Maurice, de ce pays si dépendant des importations, il faut commencer par étudier la politique fiscale du pays, et en tout premier lieu la fiscalité afférente aux tarifs douaniers ? Le leur a-t-on dit ? En ont-ils eu conscience ? Le cas échéant, auraient-ils alors jugé inopportun de prendre le risque de (re)mettre en question la politique douanière pravindienne du pays ?</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Quid de la politique relative à la promotion de l’épargne ? Et, du même coup, quid de celle de ‘ma banque à moi’ relative au niveau des intérêts à afficher pour les prêts aux entrepreneurs, petits et grands ? Le gouverneur de la Banque de Maurice pense-t-il que le ‘spread’ actuel pratiqué par l’une ou l’autre des banques commerciales est favorable à la poursuite du développement industriel du pays ? A-t-il communiqué avec l’Association des banquiers de Maurice à cet égard ? L’étude commanditée par ‘ma banque à moi’, dont le ton et le contenu sont très spéculatifs, n’en pipe pas un mot !</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Maurice s’enfonce doucement, mais sûrement. Pour qu’elle puisse s’en sortir à terme, deux conditions de grande évidence s’imposent :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Elle doit impérativement se débarrasser des politiciens actuellement au pouvoir, qui l’entraînent dans une voie sans issue, sans que la majorité des citoyens en soient conscients. Tous les ténors de la politique locale, sans distinction, doivent être balayés et remplacés par de nouveaux leaders conscients de leur mission et de leurs devoirs envers le peuple, quitte à le faire évoluer dans un système illibéral à la singapourienne pour un certain temps, le temps d’éliminer le laxisme et la déchéance actuelles et de faire les citoyens comprendre comment l’on se comporte de manière disciplinée et responsable. Sans cela, nous continuerons à piétiner avec nos anachronismes, notre mièvrerie, notre candeur et notre amateurisme ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Sur le plan économique, la seule et unique voie pour nous est de nous diriger de plus en plus vers des activités à plus forte valeur ajoutée. Il n’y a aucun autre moyen pour nous de nous en sortir. Ambitieux ? Bien sûr ! Mais ce qui fera le ‘lokal’ devenir beau, ce ne sont pas les activités orientées vers le local, ou si peu. L’avenir de Maurice se trouve dans les services orientés vers l’exportation, avec la contribution déterminante des technologies de l’information et de la communication (TIC). Ce n’est même pas une question de choix. L’avenir sera numérique, ou nous n’en aurons pas.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Aussi longtemps que nous ne réussirons pas dans ces deux tâches, il y aura de fortes chances que Père Nouell continue à apporter régulièrement dans son traîneau des milliards et des milliards de joujoux, toujours plus nombreux, pour les distribuer aux actionnaires locaux. Les bienheureux : pour eux, lokal is indeed beautiful !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Prochaine distribution programmée : celle que contiendra le budget à venir de notre grand ministre des Finances, juste avant les élections générales. Ça promet d’être généreux ! ‘Feel good factor’ garanti ! Comme disent les Anglais : ‘The more, the merrier !’</span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio</span></p></div>
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		<title>VIVRE SUR UNE PETITE ÎLE EXCENTRÉE…</title>
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					<comments>https://www.allo-maurice.com/vivre-sur-une-petite-ile-excentree/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Feb 2019 20:42:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[ile maurice]]></category>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #e00b00;">Recevez nos chroniques dès qu’elles paraissent ! Dans la rubrique « ABONNEZ-VOUS À CE SITE PAR E-MAIL » (menu de droite), communiquez-nous votre adresse e-mail, puis cliquez sur « ABONNEZ-VOUS ». Nous ferons le reste ! Et nous vous garantissons que nous n&rsquo;utiliserons en aucun cas votre adresse à d&rsquo;autres fins.</span></em></span></p></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Après deux textes consacrés à la politique politicienne de Maurice et à ses contraintes, nous nous tournons cette fois-ci vers une question plus terre-à-terre de notre existence : la vie sur une île de moins de 2 000 km<sup>2</sup>, loin des prochaines terres habitées, surpeuplée et située à 20° de latitude Sud.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Commençons par faire ressortir que, s’il existe de nombreux ouvrages et différents textes sur l’histoire, lointaine et récente, de notre mère patrie, ceux présentant un tableau général de notre communauté nationale sous ses différentes composantes, de notre psychologie, de nos comportements et de nos aspirations, en tant qu’îliens, sont très rares. Le sujet est difficile, délicat dans un contexte multiculturel, et complexe.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">La psychologie sociale est un domaine d’études où les bases de réflexion sont encore mal définies et assez rares, et notre propos d’aujourd’hui se veut donc modeste. Hormis les bribes sur notre comportement qui reviennent au fil des chroniques courantes et d’autres types d’information, quatre auteurs seulement se sont hasardés dans le passé à tenter de décrire qui nous sommes, comment nous vivons (notamment au sein de groupes donnés) et quels rapports nous entretenons les uns avec les autres, dans les œuvres suivantes :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">une très intéressante et complète description de Maurice et de la vie dans l’île en 1948, par Michael MALIM intitulée « Island of the Swan ». Il s’agit là d’un tableau d’une grande valeur sur le plan social et culturel ;</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">l’ouvrage nettement plus récent (1986) de Toni ARNO et de Claude ORIAN intitulé « ÎLE MAURICE : Une société multiraciale », axé sur la dimension sociologique de notre communauté.</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">enfin, « Le bal du Dodo », une histoire inventée à partir de lieux, de personnages et de situations bien réels. Ouvrage empreint d’un certain cynisme à propos d’un groupe particulier du pays.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">En schématisant dans une certaine mesure, l’on peut affirmer que la société mauricienne a été « conditionnée » par pas moins de six cultures qui ont dû cohabiter, grâce à des vagues successives, depuis un demi-millénaire. Tout individu qui s’établit sur une île y arrive avec sa culture, ses coutumes et sinon ses valeurs, du moins ses vertus. Les apports ont commencé avec la présence définitive de la communauté conduite de force hors d’Afrique et laissée derrière (on pourrait ajouter « et pour compte ») par les Hollandais à leur départ de Maurice au début du XVIIIe siècle.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Cinq autres cultures ont suivi et ont laissé des influences et d’autres traces permanentes dans l’île : la française, celle des immigrants du sous-continent indien au fil du XVIIIe siècle (d’origine principalement tamoule), l’anglaise, celles venant de l’Inde (Hindous et Musulmans) et la chinoise (avec une période des arrivées accélérée à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">L’aboutissement de ce côtoiement s’observe à loisir, sous ses différents aspects, aujourd’hui.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Mais revenons aux caractéristiques de départ de notre île, pour en dire les atouts et les inconvénients, dont nous ne sommes pas toujours conscients.</span></p>
<ol style="text-align: justify;">
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong> Isolement </strong></span></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Maurice est une île isolée au milieu d’un vaste océan. Il en résulte chez ses habitants, subconsciemment, le sentiment que notre terre est le centre du monde. La frontière, c’est l’horizon, et le passage d’entrée et de sortie est généralement Plaisance, après avoir été pendant très longtemps les ‘Bell buoys’, ces deux bouées lumineuses qui guident les navires dans le passage de la haute mer vers la rade de Port-Louis, et hors de celle-ci.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Vivre dans une petite île sans danger venant de l’extérieur (les seules deux invasions – réussies sans combats – du territoire sont celles des Bourbonnais en 1721 et des troupes de la British East India Company (et pas de la Couronne d’Angleterre) en décembre 1810) donne un sentiment de sécurité, surtout psychologique, et l’impression que l’on vit dans un cocon. Pour bien d’autres petites îles dans le monde, il en va autrement. Allez demander aux Singapouriens s’ils sont à l’aise avec leur proche situation de la Malaisie voisine, dont ils ne sont séparés que par un bras de mer. Heurs et malheurs, atouts et inconvénients caractérisent chaque situation.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Par ailleurs, certains îliens perçoivent leur existence à Maurice de manière négative, un peu comme un enfermement. Quoi qu’il en soit, il en résulte pour tous un (ré)confort qui pousse à une certaine nonchalance, une mise sur la touche de l’esprit critique et, peut-être surtout, une qualité des relations humaines qui rend souvent verts d’envie les visiteurs originaires de sociétés dont les membres se distinguent par leur égocentrisme. Nous y reviendrons.</span></p>
<ol start="2" style="text-align: justify;">
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong> Société </strong></span></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Avec un arc-en-ciel culturel qui comporte, du moins officiellement, quatre groupes, nous nous en sortons relativement bien sur les plans économique et relationnel. Allez donc demander aux Malgaches pourquoi ils n’arrivent toujours pas à progresser, et ce depuis si longtemps. Dans cette (grande) île, il existe pas moins de 18 groupes ethniques qui possèdent, chacun d’eux, leurs particularités mais aussi – fort heureusement – leurs points communs, dont une langue unique n’est pas des moindres. Cette cohabitation forcée se répète dans un grand nombre de pays d’Afrique, les pires exemples étant probablement ceux de la Somalie, du Mali, du Niger et de la République démocratique du Congo.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Dans notre propre société, il s’avère impératif de ménager certains comportements laxistes, voire violents, le risque d’une perception de ‘fer dominer’ étant toujours présente. Le dosage des interventions des autorités dans la répression de certains comportements tant soit peu répréhensibles est nécessaire, mais toujours délicat, et les politiciens que nous avons passent souvent à côté, occupés qu’ils sont à soigner leur électorat. À chaque fois que l’on tente de ‘met lord’ et d’inculquer un brin de civisme (pour des comportements qui se situent dans la fameuse ‘zone grise’ indéfinie entre les libertés et la loi, entre ce qui est condamnable et les libertés individuelles), il en résulte, entre autres conséquences, une réaction des personnes visées qui traduisent une susceptibilité poussée. Souvent, la parade est simple : elles se posent en martyres et font ressortir, comme argument, que l’intervention n’aurait pas eu lieu s’il s’était agi de personnes autres qu’elles (comprenez « pas de leur communauté »).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Dans les sociétés multiculturelles, il faut constamment ménager l’autre, et ce n’est évidemment pas ainsi que l’ordre et la rigueur peuvent finir par prévaloir. Bienheureuses sont les communautés fortement homogènes !</span></p>
<ol start="3" style="text-align: justify;">
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong> Ouverture, transparence et opacité </strong></span></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Maurice est un grand village, d’autant que la population est composée de plusieurs groupes vivant entre eux, même jusqu’à aujourd’hui, de façon compartimentée. Les gens se connaissent et se situent aisément, sur tous les plans, mais une telle situation présente de sérieux inconvénients, ce pour plusieurs raisons :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">&#8211; la pression de la communauté sur les individus est parfois très forte, selon les coutumes et les croyances. Elle entretient le conformisme et freine l’ouverture aux autres. Qu’on le veuille ou non, la société doit en payer le prix ;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">&#8211; ainsi, cette contrainte peut inhiber l’émergence du sens critique et de l’analyse, et bloquer les tentatives d’émancipation chez les personnes souhaitant développer leur personnalité selon une conception strictement personnelle ;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">&#8211; enfin, la discrétion que souhaitent entretenir certaines personnes autour de leurs agissements, avouables ou pas, ou leur appartenance à des groupuscules occultes doit être érigée en opacité féroce et totale, ce qui dessert du même coup le mérite et la transparence.</span></p>
<ol start="4" style="text-align: justify;">
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong> Mouvements de personnes </strong></span></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Lorsque le prix Nobel de littérature 2001, V.S. Naipaul, a visité notre île en 1972, il en a résulté un ouvrage relativement bref intitulé « The Overcrowded Barracoon »<a href="#_ftn1" name="_ftnref1" style="color: #000000;">[1]</a> qui a eu la faculté de rendre Seewoosagur Ramgoolam furieux. L’écrivain décrivait dans son texte, relativement objectif par ailleurs, un tableau forcément pessimiste de l’île, qui comportait à l’époque 680 000 habitants, et de ses perspectives de développement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">On sourit : si avec ce nombre d’habitants, l’île subissait les conséquences directes du baby-boom d’après-guerre et avait à cette époque l’une des cinq densités de population les plus élevées au monde, qu’aurait dit V.S. Naipaul de la situation présente, dans laquelle le nombre de Mauriciens est près du double de ce qu’il était lors de sa visite ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">L’un des problèmes les plus aigus que nous avons dû affronter depuis l’indépendance a été sans conteste le départ continu des éléments les plus dynamiques de la société mauricienne. C’est une tendance qui se maintient. La classe moyenne de Maurice est en perpétuel renouvellement, et sa place dans la communauté reste donc à un niveau relativement modeste, surtout si on l’évalue en termes de compétences, de dynamisme et de fiabilité globaux, plutôt que de moyens ou de revenus par tête. Véritable contributrice de toujours à la stabilité sociale et au développement du pays, ses membres quittent nos rives régulièrement, et avec elle partent les cerveaux et les compétences les plus utiles dont nous avons besoin.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">De statistiques pour illustrer ce phénomène de manière tant soit peu précise, il n’en existe que sous forme élémentaire. Et pourtant, ces départs dans une seule direction se produisent sans arrêt et mériteraient d’être jaugés précisément, si ce n’est que pour la compréhension précise du phénomène. Ceux qui sont intellectuellement bien équipés ne sont généralement pas disposés à revenir vivre à Maurice, préférant leur nouvelle vie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">De ceux qui restent, nous en percevons trois groupes.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Le premier est celui des gros possédants. Leur statut et leur confort matériel comptent pour beaucoup à leurs yeux, et ils ne voient pas de raisons de les perdre. L’un de nos ascendants disait jadis (et il n’était probablement pas le seul) : « À Maurice, je suis quelqu’un !  En Europe, je suis un quelqu’un ! ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Le deuxième groupe est celui des personnes qui ne peuvent se permettre d’envisager une vie ailleurs qu’à Maurice, à cause de la faiblesse de leurs moyens, souvent tant sur le plan financier que sur celui des compétences. Lorsqu’on vit modestement sans perspectives d’avenir solides devant soi, l’on n’opte pas pour le risque de devenir paria à l’étranger. Ça peut se comprendre.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Il y a enfin ceux qui ne se sont jamais posé la question de savoir s’ils aimeraient tenter l’aventure de l’expatriation ou pas, et qui resteront dans l’île Maurice de demain et d’après-demain, quoi qu’il arrive.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Ajoutons à ces trois groupes, quand même, quelques Mauriciens qui, après avoir vécu à l’étranger, décident de rentrer au pays pour diverses raisons, notamment sentimentales. Ils constituent, comme l’on sait, une infime minorité, probablement la plus avertie sur les pour et les contre d’une expérience d’émigration.</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">___________________________</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Dans cette analyse de la société mauricienne, il nous reste encore à aborder l’aspect qui compte le plus, à savoir la cohabitation de plusieurs groupes culturels dans un espace restreint. Depuis leur arrivée, leurs membres affichent des croyances, des comportements et des aspirations hérités de leur culture d’origine, mais le temps joue contre eux et ils finiront bien, quoiqu’ils puissent en penser, par fusionner à terme dans un mauricianisme véritable.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Pour tenter de compléter notre compréhension de l’île Maurice, nous examinerons dans notre prochain article les caractéristiques et les expressions des différentes cultures qui se rencontrent dans l’île. L’exercice est d’importance fondamentale pour la coexistence et la compréhension toujours améliorée des autres.</span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: right;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><a href="#_ftnref1" name="_ftn1" style="color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio</a></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"></span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><a href="#_ftnref1" name="_ftn1" style="color: #000000;">[1]</a> Le « barracoon » est un terme d’origine catalane désignant un enclos utilisé à l’époque de l’esclavage pour la détention d’esclaves et de criminels.</span></p></div>
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		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 Feb 2019 17:15:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[bls]]></category>
		<category><![CDATA[constitution]]></category>
		<category><![CDATA[creoles]]></category>
		<category><![CDATA[duval]]></category>
		<category><![CDATA[election]]></category>
		<category><![CDATA[ile maurice]]></category>
		<category><![CDATA[jugnauth]]></category>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mauriciens non-Hindous, réveillez-vous !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Si vous ne vous opposez pas à la tentative annoncée de Pravin Jugnauth de rechercher un vote majoritaire suffisant au Parlement pour éliminer de la Constitution la disposition de notre système électoral relative au « meilleur perdant » (Best Loser System), c’est la protection de votre identité et de vos intérêts qui disparaîtra à tout jamais !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Jusqu’à ce jour, la quasi-totalité des Mauriciens pensent que ce fameux BLS se résume à une simple disposition à caractère électoral, dont le but est de compenser les résultats d’élections conçues pour compenser les déséquilibres dans les résultats des consultations électorales donnant un avantage à la communauté dite majoritaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais il s’agit en fait de beaucoup plus que cela. En effet, cette disposition reconnaît explicitement l’existence de quatre communautés à Maurice, et implicitement la nécessité d’assurer et de maintenir un équilibre en matière de représentation dans la gouvernance du pays pour chacun d’eux. Sans BLS, le principe de la représentation tant soit peu juste au sein du corps législatif ne serait pas garanti et, par conséquent, la représentation au sein du corps exécutif serait elle aussi déséquilibrée, les ministères étant occupés de par notre Constitution par des députés issus du Parlement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme vous le savez, Seewoosagur Ramgoolam a opté en 1967 pour un scrutin dit « à la majorité simple à un tour » (First Past The Post), système électoral basé sur la configuration du nombre des membres des différentes communautés de Maurice qui lui garantissait, à l’époque, une victoire facile lors des scrutins successifs. Il n’a pas seulement usé de ce système pour imposer son parti, mais il a aussi profité abusivement des privilèges qu’il lui offrait pour octroyer aux Hindous un nombre de sièges au Parlement et des postes dans la fonction publique, dans les organismes paragouvernementaux, dans la police et dans la Mobile Force très largement supérieurs au pourcentage de la population qu’ils représentaient. Ses trois successeurs ont perpétué cette tendance, qui s’est même accentuée&#8230;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et depuis le début de 2015, ce mouvement est devenu tel que la quasi-totalité des secteurs précités est dorénavant entre les mains de cette communauté. Il suffit de regarder autour de soi pour constater cette situation. Par ailleurs, comme chacun sait aussi, le régime du <em>piti-la</em> devient autoritaire, les libertés se restreignent et le népotisme s’impose de plus en plus dans le pays. En outre, tous les citoyens de Maurice, sans distinction, sont en train de payer le prix très élevé et les conséquences de la rivalité toujours plus féroce entre le Ramgoolam et les Jugnauth. L’île entière doit affronter sans possibilité de contestation l’irresponsabilité de ces politiciens et le dévoiement accéléré de la morale publique.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Or, il semble bien que le facteur « nombre » de la population soit en train d’évoluer. D’environ 50 % que représentait la communauté hindoue sur le territoire durant les deux premières décennies qui ont suivi l’indépendance, les départs et les chutes de natalité ont apparemment ramené ce pourcentage autour de 42-43 %, transformant ainsi la majorité absolue que détenait cette communauté dans le pays en majorité relative. Si tel est bien le cas, l’on comprend mieux la réticence qui s’exprime chez les gouvernants depuis le début des années 1980 à maintenir l’organisation de recensements, qui seraient évidemment susceptibles de confirmer cette tendance.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En combinaison avec les redécoupages réguliers des circonscriptions prévus dans la Constitution mais pas effectués depuis de nombreuses décennies, ils seraient à même d’apporter un début de changements dans la représentation des différents groupes au Parlement, et la population générale en premier.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avec le BLS, les minorités autres que la minorité hindoue ont encore une pleine identité sur le plan du recensement et de l’emploi dans la fonction publique, et elles peuvent donc exprimer sans réserve leurs aspirations et leurs revendications concernant leur juste représentation dans les circonscriptions à l’occasion d’élections ainsi que les postes auxquels ils pourraient prétendre dans le service civil.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Sans BLS, les minorités non hindoues perdront leur identité, et les hommes politiques au pouvoir pourront faire ressortir, tout à fait justement, qu’il n’existe plus de critères permettant de différencier les Mauriciens entre eux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et si, avec le BLS, la place des minorités non hindoues dans les postes publics a pu se réduire dans la proportion que l’on sait (ou que l’on pourrait savoir si on le voulait vraiment), nous vous laissons deviner ce qui se passera le jour où, supposément, les Mauriciens n’auront plus en commun que leur citoyenneté. L’on devine assez aisément que la domination hindoue sera encore plus prononcée qu’avant.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous tenons quand même, devant cette situation, à faire ressortir plusieurs choses de grande importance :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En premier lieu, nul ne peut contester le fait que l’élimination d’un système qui répartit les Mauriciens en plusieurs groupes pourrait favoriser un meilleur sens de l’appartenance à la communauté nationale. Mais sans l’apport de changements préalables à la Constitution, dégagés par des instances parfaitement neutres (et non pas par des politiciens espérant en tirer des gains, surtout pour eux-mêmes), une telle élimination sera parfaitement inutile et éminemment dangereuse. Dédaignons donc l’expression d’idées supposément nobles sur le compte d’une élimination du BLS – y compris celles exprimées par les représentants de <em>Resistans ek Alternativ</em> et celles du cardinal Piat – jusqu’au jour, forcément lointain, ou chaque groupe aura accepté que lui-même et les autres participent pleinement et équitablement au développement du pays et que tous les Mauriciens, quels qu’ils puissent être, œuvrent sincèrement en faveur de l’intérêt national et du bien commun.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans toute tentative de radiation du BLS, non seulement tous les politiciens qui saturent et minent notre espace démocratique depuis des décennies ne pourront pas nous aider, mais il s’agira même de s’en méfier. Les Ramgoolam, les Jugnauth, Bérenger, Duval et tutti quanti ont prouvé en maintes fois, chacun de son côté, mais aussi en paires, que des coalitions et des postes ministériels peuvent passer avant les intérêts essentiels de certains groupes défavorisés.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La Constitution de Maurice a maintenant montré, du moins aux yeux de ceux qui prennent la peine de voir, qu’elle comporte de nombreuses faiblesses, dont la quasi complète absence de contre-pouvoirs n’est pas la moindre. Elle pourrait sans aucun doute être sensiblement améliorée, au bénéfice de tous, aussi longtemps que l’exercice est impérativement enlevé des mains des politiciens, de quelque bord qu’ils soient.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voyons maintenant ce qui pourrait être fait, avec un peu d’efforts et de détermination, pour arrêter toute tentative de radiation du BLS dans un proche avenir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans toute démarche dans le sens que nous allons indiquer, ce qui frappe toujours à l’île Maurice (même par rapport aux pays africains sous-développés), c’est l’absence d’organisation solide et de cohésion de la société civile (employés, ONG, groupes confessionnels et communautaires, associations sans but lucratif de divers domaines, universitaires, etc.). Sans regroupement, sans plate-forme, sans liberté d’action et sans initiatives suivies, les actions concertées sont difficiles à prendre et à mener.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voici nos propositions. Pour les maintenir succincts, elles sont essentiellement axées sur la communauté créole.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">De la récente interview de Gaëtan Jacquette, porte-parole du Mouvement des organisations créoles (ROC), l’on peut relever la conscience aiguë d’un malaise des Créoles qui perdure, et le souhait non éteint d’œuvrer pour son élimination. Il s’agira donc, dans un premier temps, de convoquer un rassemblement des principales organisations représentatives et fédératrices de cette communauté, au cours duquel la façon d’approcher la défense et le maintien du système du BLS sera arrêtée. Dans cette optique, au moins quatre démarches devront alors suivre :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Faire jouer la communication, en s’adjoignant la collaboration des médias, et de la presse en particulier.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Approcher non pas le cardinal Piat en s’écriant « Piat lux ! », celui-ci étant en faveur de l’élimination du BLS (ce qui n’est guère étonnant), mais plutôt Jean-Maurice Labour. Celui-ci a récemment fait état avec beaucoup de perspicacité et d’incision de sa connaissance du dossier des minorités à Maurice, et sa clairvoyance est édifiante ! À notre sens, il est donc bien celui qui, parmi les religieux de son groupe spirituel, devrait être sollicité pour apporter son concours à la sensibilisation au dossier du BLS parmi les Créoles, dans la mesure où la latitude d’action dont il dispose le lui permettra.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les politiciens devront être approchés, pour que les représentants de la composante créole du pays leur signifient leur fermeté à l’égard du maintien du BLS, et ce, aussi longtemps qu’un réel équilibre des éléments composant la communauté nationale (on ne peut même pas parler de nation mauricienne, car elle n’existe toujours pas) n’aura pas été assuré. Bérenger, Duval et Collendavelloo en particulier devront être prévenus : s’ils entrent dans le jeu de Pravin Jugnauth pour faire disparaître le BLS, ils en paieront le prix, tant devant l’électorat que devant l’Histoire !</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Enfin et surtout, la communauté créole dans son ensemble devra être sensibilisée aux pleins enjeux que comporte le BLS pour elle, beaucoup plus sur le plan identitaire qu’électoral, et le soutien actif de ses membres à cette cause devra être recueilli.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans la situation qui prévaut, le BLS doit être perçu comme un véritable outil de négociation, à ne pas confier à quelque politicien que ce soit car, à bien voir, leurs agendas et ceux de leurs mandants ne sont pas souvent les mêmes. Il reviendra aux membres de la communauté eux-mêmes d’assurer, à travers leur solidarité, la pérennité de leur identité et de leurs valeurs. Nul autre ne peut s’en charger pour leur compte.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le défi est ambitieux, mais il est tout à fait à la portée d’un groupe courageux et motivé, et déterminé à atteindre avant la prochaine rentrée parlementaire la préparation d’un dossier solide en faveur du maintien du BLS.</span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio</span></p></div>
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