<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des élections - Allo Maurice</title>
	<atom:link href="https://www.allo-maurice.com/tag/elections/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.allo-maurice.com/tag/elections/</link>
	<description>Allo Maurice !  La diaspora appelle...</description>
	<lastBuildDate>Tue, 03 Dec 2019 16:56:22 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/2019/01/cropped-Mauritius-1-32x32.png</url>
	<title>Archives des élections - Allo Maurice</title>
	<link>https://www.allo-maurice.com/tag/elections/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>LES GRANDES LEÇONS DES DERNIÈRES ÉLECTIONS</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/les-grandes-lecons-des-dernieres-elections/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Dec 2019 15:53:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[ile maurice]]></category>
		<category><![CDATA[navin ramgoolam]]></category>
		<category><![CDATA[pravind jugnauth]]></category>
		<category><![CDATA[secteur privé]]></category>
		<category><![CDATA[société civile]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.allo-maurice.com/?p=1420</guid>

					<description><![CDATA[<p>Avec nos plages et nos cadres magnifiques, nous sommes un paradis ! Avec nos aménagements urbains sauvages, nous sommes un purgatoire, au mieux ! Tant pis pour les touristes qui constatent, arrivés sur place, que la pièce qu’on leur propose a deux faces, bien distinctes l’une de l’autre. Et il y a enfin, pour être complet, les comportements de cette partie assez importante de la communauté locale toujours ancrée dans sa naïveté, son laxisme, sa passivité et sa subjectivité. Les nerfs de ceux qui ont réussi à prendre conscience de toutes les failles et les entraves du système et à s’en extraire sont mis à rude épreuve – Facebook en porte témoignage tous les jours -, mais le choix est simple : s’adapter et subir, ou dégager.</p>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/les-grandes-lecons-des-dernieres-elections/">LES GRANDES LEÇONS DES DERNIÈRES ÉLECTIONS</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_0 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_0">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_0  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_0  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avec nos plages et nos cadres magnifiques, nous sommes un paradis ! Avec nos aménagements urbains sauvages, nous sommes un purgatoire, au mieux ! Tant pis pour les touristes qui constatent, arrivés sur place, que la pièce qu’on leur propose a deux faces, bien distinctes l’une de l’autre.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et il y a enfin, pour être complet, les comportements de cette partie assez importante de la communauté locale toujours ancrée dans sa naïveté, son laxisme, sa passivité et sa subjectivité. Les nerfs de ceux qui ont réussi à prendre conscience de toutes les failles et les entraves du système et à s’en extraire sont mis à rude épreuve – Facebook en porte témoignage tous les jours -, mais le choix est simple : s’adapter et subir, ou dégager.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Sur cette toile de fond très contrastée, les récentes élections générales ont mis en évidence le fait qu’une consultation du peuple vient y rajouter tout un nombre de contraintes à affronter, de parti-pris à prendre ou à subir, et d’émotions à absorber sans retenue ou à mettre à l’épreuve de notre raison et de notre sens critique, si faible soit-il.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Oui, cette circonstance exceptionnelle nous en met plein la vue, assez brutalement, avec certains comportements et des situations dont nous ne sommes pas conscients en temps normal ou que nous voulons ignorer. Passons-les en revue.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>I – Opacité et absence d’informations</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’ensemble des Mauriciens pensent que sur un rocher densément peuplé situé au milieu de l’océan, l’anonymat n’existe pas et que tout finit par se savoir si l’on est en quête d’informations précises. En fait, cela est vrai dans une certaine mesure seulement, pour la raison que ceux qui veulent se cacher ou cacher quelque chose savent pertinemment bien que, dans un tel cadre, la dissimulation n’est possible que lorsqu’on y attache une importance particulière et qu’on la soigne en permanence. Allez donc tenter de vous le faire confirmer par celles et ceux qui évoluent dans des alcôves sombres où il est difficile de deviner leur identité. Vous perdrez votre temps !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il en va de même pour des informations à caractère public sans lesquelles il est difficile pour toute société d’identifier ses contraintes et ses préoccupations, et de tenter d’avancer. L’île Maurice est un pays où les sondages d’opinion et les enquêtes sont extrêmement rares, et il est donc presque impossible d’anticiper des politiques susceptibles de contribuer à la prise de conscience des différents aspects de notre société et des tendances qui s’y manifestent.</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le seul sondage d’opinion réalisé pendant la période précédent les dernières élections (montrant assez clairement la victoire du parti déjà au pouvoir) n’a été rendu public qu’après leur déroulement. Tant d’autres auraient été possibles !</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi, quel est le profil type du sympathisant d’un parti politique donné à Maurice ? On l’ignore. Dans une telle situation, comment peut-on suivre l’évolution et les tendances dans l’opinion publique et agencer des actions de sensibilisation par rapport aux observations recueillies ? Impossible de le savoir !</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Déterminer les raisons exactes pour lesquelles ces informations ne font pas l’objet d’un intérêt plus précis serait sûrement très révélateur de tout un comportement dans le pays. Nous avons bien notre petite idée sur cette question, mais sans preuves, nous ne pouvons que conjecturer.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>II – Absence de tout débat contradictoire pendant la campagne électorale</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La candeur d’une partie substantielle de l’électorat de Maurice (et de Rodrigues) est assez désespérante. On a bien entrevu un affrontement à la télévision entre deux chefs de partis, qui n’a pas abouti. C’est tout, et c’est tout simplement risible ! Avec un électorat plus averti, on aurait commencé par organiser des débats non seulement en période électorale, mais aussi en cours de mandat, et régulièrement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous devinons sans peine que des débats télévisés ouverts, avec des ministres répondant à des questions ne leur ayant pas été communiquées d’avance, et donnant la possibilité à ceux les questionnant de revenir à la charge avec au moins une question supplémentaire, auraient montré la vacuité intellectuelle et la superficialité dans la connaissance des dossiers de ces mêmes ministres de manière assez spectaculaire, ce qui aurait au moins permis de jauger de leur maîtrise ou la superficialité de leurs connaissances de nos dossiers régaliens. Impossible à Maurice ! Ils ont vraiment de la chance, nos gouvernants, vu le faible niveau intellectuel de nombre de nos électeurs, au ras des pâquerettes !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>III – Amateurisme et désordre dans la gestion des centres de votes et des bulletins</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Là, il est bien question d’une situation en pleine dégradation, aussi prononcée que la décadence morale moyenne des Mauriciens. Les événements des trois dernières semaines montrent de manière spectaculaire combien le désordre mental ambiant dans l’île se traduit par un désordre et une absence de rigueur dans les comportements et les tâches à accomplir par des personnes à qui des missions spécifiques, sans réelle complication, ont été confiées. Et nous sommes en pleine année de grâce 2019, munis pour ainsi dire d’un Commissaire électoral qui s’est supposément bâti une grande réputation à l’international, en agissant dans un cadre local où les règles flexibles règnent en maîtres !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous avons eu l’occasion en 1959 de participer, malgré notre jeune âge, à un dépouillement de votes le lendemain des élections générales qui se sont déroulées cette année-là, en tant que représentant et scrutateur d’un parti politique. Ce dépouillement a eu lieu à l’école du gouvernement de La Louise. Autant qu’il nous en souvienne, il s’est déroulé avec simplicité et rigueur, la circulation des votes individuels empruntant un circuit autour d’une grande table garantissant rigueur, rapidité et précision.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">C’est lors de cette même élection que la Grande-Bretagne a accepté d’octroyer à nos gouvernants la prérogative d’exercer en tant que « gouvernement responsable ». Il semble bien que le sens de la « responsabilité » des « responsables » a donc évolué quelque peu depuis soixante ans.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>IV – L’inapplicabilité de plus en plus grande de notre système électoral</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous l’avons dit ci-dessus : l’absence d’informations sur les choix des votants et des facteurs qui régissent ces choix ne nous permet que d’émettre des points de vue à caractère approximatif et spéculatif sur l’évolution des préférences partisanes dans l’électorat. Il est d’autant plus difficile de le faire que les largesses pré-électorales, qui représentent concrètement des achats de sympathie par les politiciens juste avant les consultations, viennent biaiser leurs résultats. Dans ces cas, quelles sont les motivations et le degré d’asservissement à l’argent de la partie de l’électorat concernée. Est-elle composée uniquement de citoyens nécessiteux ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avec cette considération à l’esprit, avançons une tentative d’explication, malheureusement basée uniquement sur l’observation, et donc ne se rapportant pas entièrement à la réalité du terrain : nous semblons nous avancer de plus en plus à Maurice vers ce qu’on pourrait appeler, forcément de manière simpliste, un affrontement entre deux camps sociologiques. En effet, à notre sens, la perte de vitesse d’une partie traditionnellement majeure de notre électorat dit rural, surtout « villageois », encore rapproché du secteur primaire, peu éduqué en général et nullement gêné de confier un mandat à un parti dont le chef n’affiche aucune sensibilité à un minimum de valeurs morales, est assez manifeste.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Si l’on fait abstraction des vrais nécessiteux parmi cet électorat, pas uniquement composé d’ailleurs de membres de la communauté majoritaire, pour qui le choix véritablement politique n’a qu’une importance toute relative, on peut déduire schématiquement que c’est la partie de notre communauté nationale la plus conservatrice et surtout la plus faible, celle qui dépend grandement du soutien des organisations dites « socio-culturelles » ainsi que de la générosité et de l’appui du gouvernement, qui est concernée ici. Elle constitue la base politique et sociologique du régime nouvellement élu. Et les tendances dégagées le mois dernier démontrent assez clairement que la diminution plus avant du nombre de ceux constituant cette partie de l’électorat &#8211; jusqu’au jour où il ne sera plus possible pour elle de continuer à influencer les résultats des consultations &#8211; est inéluctable. Le réveil à cette réalité pourrait bien être très douloureux pour elle le moment venu.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">D’ailleurs, ce bouleversement aurait bien pu déjà se produire sans la « contribution » du système électoral actuel, et sans l’indécence de Navin Ramgoolam à vouloir maintenir sa présence au sein du Ptr à tout prix. Il paraît maintenant évident que l’éviction d’un Pravind Jugnauth de plus en plus autoritaire et de tout ce qu’il représente de nocif et de dangereux pour notre démocratie passera obligatoirement, entre autres, par le retrait à court terme de Navin Ramgoolam et de Paul Bérenger en tant que leaders de leurs partis respectifs. Quelque part, ce sont bien l’immense et bien déraisonnable soif du pouvoir de ces deux politiciens qui ont donné une nouvelle vie aux Jugnauth en 2014, avec toutes les conséquences que l’on sait aujourd’hui en termes de qualité médiocre et approximative de la gouvernance de notre pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et les premiers signes du nouveau mandat du MSM ne sont guère encourageants !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>V – La difficulté des petits partis à émerger</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Sans représentation proportionnelle, il était anticipé que les nouveaux partis émergents auraient de grosses difficultés à se faire une place, tant soit peu modeste, au sein du législatif. Et c’est bien ce qui a été constaté, d’autant que les plus valables d’entre eux avaient misé sur des programmes relativement cohérents, fouillés et incisifs.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voilà une preuve supplémentaire que les idées et les propositions ponctuelles, accompagnées du traditionnel sentiment d’appartenance à un groupe précis et à l’identification à un parti politique précis, continuent à prendre le dessus sur d’autres considérations nettement plus importantes qui auraient certainement permis au pays de progresser plus rapidement. Le chemin à parcourir est encore bien long…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>VI – Le rôle des financements vagues et indéfinis </u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Au dire de certains politiciens, beaucoup d’argent a circulé pendant les dernières élections. On n’en saura pas davantage. Nous estimons, pour notre part, qu’il est tout à fait possible que certains partis dépendent moins, voire de moins en moins, de leurs sources de financement traditionnelles. Certaines indications, si faibles soient-elles, nous poussent à le penser. Si cette tendance se confirmait, un autoritarisme déjà manifeste se précisera sans le moindre doute. Cette possibilité bien réelle nous permet donc d’affirmer, une nouvelle fois, combien un financement neutre de l’organisation et de la tenue des élections à Maurice devient une véritable urgence. Autrement, la situation actuelle sera insoutenable.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais nous devons aussi prendre conscience du fait qu’une neutralisation des financements des partis politiques par les petits et les gros pontes du privé ne résoudra pas de manière définitive le problème du trafic d’influence entre certains gens d’affaires et certains hauts fonctionnaires, si tant est qu’il existe toujours. Pour avoir observé discrètement certains agissements sous nos yeux dans un passé un peu lointain maintenant, nous pouvons affirmer que des « gros » de la place avaient leurs antennes (leurs répondants, pourrait-on dire) dans certains ministères, et nous devinons que ces dernières considéraient alors certains dossiers avec bienveillance. Birds of the same feather… Est-ce toujours le cas ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>VII – Une structure représentant une «</u><u> </u><u>société civile de vigilance</u><u> </u><u>» s’impose</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Peu de temps après le début de nos activités sur Facebook, nous avons évoqué de manière succincte dans l’une de nos chroniques la nécessité de la mise sur pied à Maurice d’une structure légère de la société civile, capable de faire pendant et d’agir comme chien de garde par rapport au monde politique (y compris le judiciaire et l’administration) et à celui de l’entreprise.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">J’indiquais que certains pays africains plus sous-développés que nous avaient déjà mis sur pied ce type de structure, pour défendre et promouvoir les composantes de la société civile et la défendre contre l’opportunisme et la mégalomanie des politiciens et des gens d’affaires.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Son apparition s’est en fait produite samedi dernier, le 30 novembre, à travers la manifestation du mouvement « Nou lavwa nou dignite » à Port-Louis. Comme l’a dit l’un de ceux qui ont pris la parole au Jardin de la Compagnie, c’est bien un fait historique qui s’est produit. Jamais auparavant à Maurice, un mouvement à caractère social et non politique ne s’est produit jusqu’ici, et c’est dire son intérêt.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À notre avis, il s’agira maintenant de le structurer et d’assurer sa mission de chien de garde de la société civile et le maintien de ses activités à travers une plateforme légère et souple. Notre société civile doit tirer sa tête hors des profondeurs et maintenir une constante pression sur le monde politique, et sur Pravind Jugnauth en premier, pour balancer l’influence trop importante qu’ont certains politiciens et gens d’affaires dans notre société.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il est crucial que « Nou lavwa nou dignite » assume et joue pleinement son rôle dans le pays. Nous consacrerons l’intégralité de notre prochaine chronique à formuler des propositions de mission et d’actions concrètes à ce mouvement, au cas où il pourrait en tirer profit. Nous prévoyons enfin de sensibiliser les membres de la diaspora à exprimer leur sympathie et apporter leur précieuse aide à l’édification et la réussite de ce mouvement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio       <br /></span></p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/les-grandes-lecons-des-dernieres-elections/">LES GRANDES LEÇONS DES DERNIÈRES ÉLECTIONS</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>MAURICE, PARADIS DES MAL GRANDIS</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/maurice-paradis-des-mal-grandis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Nov 2019 18:21:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[7 novembre 2019]]></category>
		<category><![CDATA[agalega]]></category>
		<category><![CDATA[arvin boolell]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[financement]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir]]></category>
		<category><![CDATA[pravind jugnauth]]></category>
		<category><![CDATA[premier ministre]]></category>
		<category><![CDATA[prestations sociales]]></category>
		<category><![CDATA[ramgoolam]]></category>
		<category><![CDATA[représentation démocratique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.allo-maurice.com/?p=1363</guid>

					<description><![CDATA[<p>Nous nous devons de l’avouer : le déroulement de la dernière campagne électorale, les élections et les résultats de celles-ci nous ont beaucoup choqué !  Peut-être est-ce dû au fait que, loin de notre île natale, nous n’avons pas pleinement évalué tout un ensemble de facteurs, ou alors nous comprenons et acceptons de moins en moins le comportement naïf et le pouvoir d’encaissement infini d’une partie significative de nos concitoyens… Quoi qu’il en soit, nous subissons aujourd’hui pleinement ce qu’il en coûte de placer trop d’espoir dans l’élémentaire capacité d’un grand nombre de Mauriciens à faire la distinction entre la moralité, l’immoralité et l’amoralité, entre l’amour-propre et l’indignité, entre la juste appréciation des choses et la crédulité, et entre la maturité et l’infantilisme. </p>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/maurice-paradis-des-mal-grandis/">MAURICE, PARADIS DES MAL GRANDIS</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_1 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_1">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_1  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_1  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chers compatriotes,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous nous devons de vous l’avouer : le déroulement de la dernière campagne électorale, les élections et les résultats de celles-ci nous ont beaucoup choqué !  Peut-être est-ce dû au fait que, loin de notre île natale, nous n’avons pas pleinement évalué tout un ensemble de facteurs, ou alors nous comprenons et acceptons de moins en moins le comportement naïf et le pouvoir d’encaissement infini d’une partie significative de nos concitoyens…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Quoi qu’il en soit, nous subissons aujourd’hui pleinement ce qu’il en coûte de placer trop d’espoir dans l’élémentaire capacité d’un grand nombre de Mauriciens à faire la distinction entre la moralité, l’immoralité et l’amoralité, entre l’amour-propre et l’indignité, entre la juste appréciation des choses et la crédulité, et entre la maturité et l’infantilisme. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il est convenu que lorsque plusieurs communautés dont les comportements respectifs issus de leurs cultures d’origine – qui restent jusqu’à aujourd’hui un élément de différenciation assez déterminant, surtout pour ceux au bas de l’échelle intellectuelle, qu’on veuille l’accepter ou pas &#8211; vivent dans un espace restreint, avec une densité de population élevée, on a intérêt à montrer de la compréhension plutôt que de l’antagonisme. La paix sociale et la « coexistence pacifique », des facteurs essentiels de la stabilité politique, en dépendent.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais entre encaisser ou accepter inconsciemment des comportements qui heurtent la morale publique élémentaire en provoquant une lente dégénérescence des mœurs, d’une part, et réprimer d’autre part trop fermement au point de provoquer des réactions susceptibles de créer des ressentiments sur le plan social, il nous semble qu’il existe une marge d’action que l’électorat et les intellectuels de Maurice dignes de ce nom doivent utiliser plus rigoureusement, afin d’imposer chez les politiciens un comportement correspondant à ce à quoi l’on peut s’attendre, même élémentairement, d’un système qui se veut démocrate.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme nous l’avons souligné plusieurs fois précédemment, le vrai drame de notre pays depuis 1948 tient au fait, dont l’évidence est éclatante, qu’il existe un vrai vide mental dans une partie non négligeable de notre électorat capable d’orienter les résultats de nos élections dans un sens bien précis. C’est bien ce que l’élection de la semaine dernière a mis en exergue de manière spectaculaire une fois encore. Et c’est ce de quoi nous allons traitons dans la présente chronique.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais, passons quand même avant de commencer à le faire à certaines conclusions immédiates émanant de cette consultation populaire.</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme prévu, Navin Ramgoolam s’est révélé être un boulet que le Ptr a dû traîner et subir. Il explique à lui seul une part non négligeable de la défaite de son parti, et il faudra impérativement qu’Arvin Boolell trouve les moyens, rapidement, de contourner les rares soutiens indéfectibles élus du cacique qui tournent encore autour de lui pour s’imposer définitivement comme leader du parti. Une belle revanche, en quelque sorte, sur le « moi qui décidé ». L’affront du début de 2015 est lavé !</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le système électoral bancal imposé par Seewoosagur Ramgoolam en 1967 continue à montrer ses limites. Pour un parti politique, gouverner un pays avec une majorité confortable de députés, mais qui représentent seulement 37 % de l’électorat, vient réduire à peu de chose la signification véritable de ce que l’on comprend par « démocratie représentative », surtout dans une société multiculturelle et avec une constitution et une mentalité qui permettent à un seul individu, en l’occurrence le Premier ministre, de jouir d’immenses pouvoirs tant au niveau du législatif que de l’exécutif. Cela serait acceptable à la limite dans un système où le jeu démocratique est mené de manière correcte, comme en Grande-Bretagne, mais le sens du fair-play est inexistant à Maurice pour des raisons culturelles et de mentalité archaïque, et la partie évoluée de la population se retrouve à la merci et doit subir les faits et méfaits des tristes individus au pouvoir. Disons-le une fois pour toutes : la démocratie représentative, c’est un système de représentation d&rsquo;idées et de programmes, et non pas d&rsquo;esprits à différents stades de leur évolution avec comme point de mire des affinités culturelles et des niveaux d’allocation de fonds pour des prestations sociales précises.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Qu’on veuille l’admettre ou pas, nous vivons à Maurice dans une société bloquée. Un minimum de vrai mauricianisme n’a aucune chance de s’imposer dans l’avenir immédiat. Pire encore, la partie du peuple qui fait les élections a été tellement favorisée au fil des récentes décennies qu’elle commence à dégager une attitude assez tyrannique. Elle a compris qu’elle peut imposer sa volonté selon un jeu de « give and take » entre elle et les politiciens opportunistes dont les conséquences sont de plus en plus manifestes et pénalisantes pour le pays.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Venons-en maintenant à notre propos principal : la victoire imprévue du camp des Jugnauth aux élections de la semaine dernière.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cette victoire a été largement non prévue et imprévue par une partie majoritaire de la population locale. Pas seulement par la nature des échanges qui se lisaient sur Facebook et les autres réseaux sociaux, mais aussi par deux autres facteurs de grande importance, du moins à nos yeux emplis de naïveté :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le comportement de Pravind Jugnauth au cours de son bref passage au pouvoir jusqu’à la semaine dernière comme Premier ministre. Comme chacun sait – ou devrait peut-être le savoir – cette période a été caractérisée par des actes et un comportement répréhensibles de sa part et de son équipe. Comme le dit de façon très pertinente Daniella Bastien dans un post récent sur Facebook et que nous prenons la liberté de reproduire : « Des biscuits et de l’eau, une base militaire à Agaléga, un fonds de pension défoncé, un métro express qui n’a toujours pas de certificat de sécurité, de la synthé dans les collèges et dans les rues, les nominations politiques à la famille, [le manque] d’eau 24/7, les logements sociaux non livrés, de la cocaïne dans une tractopelle, pas d’élections villageoises, une partielle qui n’a pas eu lieu, l’affaire BAI, le rapport Lam Shang Leen dans un tiroir&#8230; » Nos lecteurs éclectiques pourront en rajouter à loisir, notamment avec le projet « Safe City », le népotisme flagrant, l’incapacité à ralentir la corruption. La liste peut s’allonger sans difficulté.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les très graves accusations portées contre Pravind Jugnauth et ses proches à travers les différents ‘GATES’, principalement émis par Top FM, ainsi que les tentatives de perversion d’un journaliste de cette plateforme. Nous pensions que le seul fait que cette série d’accusations aient été portées, qu’elles soient vraies ou fausses, aurait suffi pour assurer la défaite du MSM aux élections générales. Après tout, jusqu’à nouvel ordre, nous avons depuis vendredi dernier un Premier ministre sur lequel reposent, de façon présomptueuse peut-être, mais bien concrète tout de même, des accusations de trafic de stupéfiants, de dévoiement de fonds publics, de tractations commerciales douteuses, de comportement opaque total pour certains dossiers, d’entraves à la diffusion de bandes vidéo destinées au public et de censure, de trafics d’influence pervers, d’utilisation de son poids à l’Assemblée nationale pour modifier des dispositions légales à l’avantage de son clan, etc., etc.       </span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi, nous avons été surpris, comme beaucoup d’autres compatriotes, des résultats du vote du 7 novembre dernier. Et depuis, nous avons réfléchi aux raisons de ce vote, en prenant en considération les événements sous leur angle sociologique et culturel, comme d’habitude. Voici nos conclusions.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pravind Jugnauth a acheté une partie de l’électorat avant l’élection en se servant de fonds publics, et en se livrant à une surenchère abjecte avec ses concurrents en matière de distribution de fonds à venir. Puis, avant le scrutin, il s’est lancé dans une opération de chantage auprès de son public, en lui promettant des avantages <em><u>au cas où</u></em> son groupe et lui-même revenaient au pouvoir. Et ça a marché tel qu’il l’espérait.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Faut-il faire ressortir que c’est la première fois dans les annales de la politique à Maurice qu’un parti au pouvoir s’est comporté avec une telle extrême générosité, en mettant manifestement en danger l’équilibre et la capacité de notre système économique – déjà précaire et bien malmené &#8211; à assurer notre développement futur.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et, à notre avis, la seule et unique explication possible à ce comportement éminemment discutable du Premier ministre sortant tient au fait qu’une partie non négligeable de nos citoyens, celle-là même qui est – en l’année de grâce 2019 &#8211; en mesure de faire et de défaire les résultats globaux et ceux des candidats individuels lors d’un scrutin, manque encore et toujours de capacité intellectuelle et de dispositions élémentaires leur permettant d’exprimer un vote sensé, critique, raisonné et raisonnable, traduisant une faculté d’analyse et une maturité conditionnant un choix judicieux et porteur d’avenir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour illustrer nos propos, nous présentons une « distribution » de la population mauricienne en cinq quintiles, schématiquement basée sur la capacité ou non de réfléchir selon la vision (forcément schématisée) que chacun de nous portons sur une situation ou un événement.</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans les deux premiers quintiles du bas, nous trouvons ceux des Mauriciens chez qui les émotions dominent quasi totalement le processus mental. Pas de faculté de recul par rapport aux hommes politiques, grande subjectivité de la perception des choses et du raisonnement, maniement de l’encensoir sur tout ce qui ne convient pas au sentiment entretenu, désordre dans les idées limitées en nombre.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour les populations de ces deux quintiles, les considérations de moralité, de décence, de dignité et d’amour-propre envers soi-même n’ont aucune espèce d’importance. Pravind Jugnauth offre des augmentations de salaires et de pensions, des crédits d’impôt, des molletons et tutti quanti, et il promet encore davantage en cas d’élection, alors pourquoi ne pas voter pour lui ? Son comportement immoral, la façon dont il se sert généreusement des fonds publics pour son propre bénéfice, les entraves qu’il pose aux libertés publiques, son endos du désordre, du laxisme et de l’irresponsabilité qui règnent à Maurice, ces deux quintiles s’en fichent éperdument. Pourquoi pas d’ailleurs ? ‘Moralité napa ranpli vant’, ‘Pas kass latet’ et ‘less li all kumsa mem, do’. C’est ça Maurice, dans toute sa splendeur !</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans les deux quintiles suivants, on trouve pêle-mêle des votants plus ‘instruits’. Nous ne les appelons pas ‘éduqués’, car l’éducation et l’instruction sont deux choses très différentes, que l’on confond spontanément dans notre monde supposément évolué : l’instruction et les connaissances s’acquièrent dans des écoles, des lycées et à l’université, alors que l’éducation, la vraie, celle qui nous munit (ou pas) pour la vie avec des comportements, des valeurs et des principes souvent immuables, est celle que l’on reçoit à des degrés très variables de ses parents, capables qu’ils sont ou pas de nous les inculquer.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ces deux quintiles comprennent les votants qui basent leurs préférences par rapport aux représentants des partis politiques et aux idées que véhiculent ces derniers. Ils se sentent des affinités et expriment ouvertement leurs préférences pour tel ou tel autre parti politique, auquel ils s’identifient, en justifiant leur choix par des arguments qui tiennent souvent la route.</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le problème de ces deux autres quintiles, c’est que leurs populations choisissent pour leur préférence d’un parti politique donné des éléments qui sont favorables à ce même parti, en écartant tous les autres éléments qui ne le sont pas, mais qui restent quand même bien réels. La subjectivité est moindre chez eux que chez les populations des deux premiers quintiles que nous avons qualifiés, mais nous ne sommes pas encore dans le recul, le détachement et l’objectivité.   </span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans le premier quintile du haut, nous plaçons sans réserve ceux des votants qui ont développé, à force de formation aux humanités, de lectures, de réflexions, d’échanges et de sens critique une autonomie intellectuelle qui leur est propre </span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">à chacun et qui permettent de contribuer valablement à l’émission de politiques basées sur des idées et des propositions plutôt que sur des hommes et des femmes. Après tout, c’est bien là ce qui compte le plus. Tel qu’il se présente, le terrain politique de Maurice peut leur réserver beaucoup de frustrations, car ils ne peuvent s’identifier généralement à un parti politique donné.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voilà donc présentées nos réflexions qui nous poussent à penser que la vraie démocratie chez nous n’est ni pour demain, ni pour après-demain. Ces réflexions nous sont évidemment strictement personnelles, et chacun est libre d’y ajouter sa part, sous quelque forme que ce soit, même très critique. Car tel est le prix à payer pour « rester dans le jeu ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Peut-être faut-il que nous ajoutions que l’île Maurice serait parfaitement capable d’accélérer son cheminement vers un minimum de maturité chez ceux de ses électeurs qui votent toujours avec leurs tripes plutôt qu’avec leur tête. Des solutions, jamais envisagées chez nous, existent ailleurs dans le monde. En voilà une, peu digne d’acceptation avec la mentalité qui règne ici : en Suisse, jusqu’à récemment, les jeunes de 4 à 6 ans étaient soumis dans leur établissements scolaires à des cours de civisme et de citoyenneté : c’est cela qui explique en grande partie le comportement remarquablement responsable des citoyens de ce pays. Une autre solution incontournable consisterait à faire régner dans l’île de l’ordre et de la discipline. Mais dans un système où les leaders politiques s’entredéchirent, qui d’entre eux aurait intérêt à introduire des mesures auprès d’un peuple habitué depuis toujours à bafouer les lois et qui réagit systématiquement à de la fermeté avec le fameux ‘Zot fer dominer’ ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous voudrions terminer avec les commentaires suivants sur le compte de Pravind Jugnauth. Comme il l’a annoncé deux jours après le scrutin, il va maintenant prendre les dispositions voulues pour attaquer légalement la plateforme qui a attribué à ses proches, ses amis et lui-même des agissements et des engagements odieux dans les façons et les domaines que nous savons tous aujourd’hui.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous attendons impatiemment la prise et l’issue de ces démarches, car nous sommes très anxieux d’établir à quel point notre Premier ministre est véritablement libre de tout reproche pour des actes profondément immoraux. Il est propre, nous a-t-il dit : à lui de nous le prouver maintenant sans l’ombre d’un doute. C’est de sa moralité tant passée qu’à venir qu’il est question ici. Ainsi que de ce à quoi la population peut s’attendre de sa part durant les 5 années à venir… </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: right;">
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio       </span></p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/maurice-paradis-des-mal-grandis/">MAURICE, PARADIS DES MAL GRANDIS</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>BÉRENGER, TENSION OU SENN KOU LA…</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/berenger-tension-ou-senn-kou-la/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Oct 2019 17:06:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[100 % CITOYENS]]></category>
		<category><![CDATA[7 novembre 2019]]></category>
		<category><![CDATA[aneerood jugnauth]]></category>
		<category><![CDATA[arvin boolell]]></category>
		<category><![CDATA[bloqué]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[general elections]]></category>
		<category><![CDATA[hung parliament]]></category>
		<category><![CDATA[majorité]]></category>
		<category><![CDATA[MMM]]></category>
		<category><![CDATA[MSM]]></category>
		<category><![CDATA[navin ramgoolam]]></category>
		<category><![CDATA[patrie]]></category>
		<category><![CDATA[paul bérenger]]></category>
		<category><![CDATA[pmsd]]></category>
		<category><![CDATA[pravind jugnauth]]></category>
		<category><![CDATA[premier ministre]]></category>
		<category><![CDATA[président]]></category>
		<category><![CDATA[ptr]]></category>
		<category><![CDATA[ralliement]]></category>
		<category><![CDATA[Top FM]]></category>
		<category><![CDATA[xavier duval]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.allo-maurice.com/?p=1341</guid>

					<description><![CDATA[<p>« HONORABLE » BÉRENGER, nous vous adressons quelques mots avant votre consécration, selon vos propres pronostics, en tant que futur Premier ministre de l’Ile Maurice. Commençons avec votre personne, si vous voulez bien, présentée durant cette campagne électorale comme celle de grand leader d’un parti – le MMM – propre ! Nous devons avouer qu’un MMM propre, nous ne savons pas ce que ça signifie et ce que ça indique exactement. En tant que politicien, vous aurez certainement une réponse, et elle sera forcément vraie. Par contre, ce dont nous ne sommes pas convaincus, c’est que vous soyez vous-même un politicien propre, d’un point de vue strictement moral.</p>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/berenger-tension-ou-senn-kou-la/">BÉRENGER, TENSION OU SENN KOU LA…</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_2 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_2">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_2  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_2  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">« HONORABLE » BÉRENGER,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous vous adressons quelques mots avant votre consécration, selon vos propres pronostics, en tant que futur Premier ministre de l’Ile Maurice.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Commençons avec votre personne, si vous voulez bien, présentée durant cette campagne électorale comme celle de grand leader d’un parti – le MMM – propre !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous devons avouer qu’un MMM propre, nous ne savons pas ce que ça signifie et ce que ça indique exactement. En tant que politicien, vous aurez certainement une réponse, et elle sera forcément vraie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Par contre, ce dont nous ne sommes pas convaincus, c’est que vous soyez vous-même un politicien propre, d’un point de vue strictement moral.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Vos mains sont entachées par les financements occultes que vous avez reçus au long de votre carrière. Moins entachées probablement que celles de certains autres politiciens, mais bien entachées quand même. Il faut ajouter à ces transactions opaques et illégales votre caution d’un don parfaitement illégal d’un bien foncier appartenant à l’État à l’un de vos collègues de parti pour le bénéfice de sa maîtresse. Un détail, quoi !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En fait, chez vous, c’est bien l’intellectuel qui est le plus sale !  Mais, lorsqu’on connaît à quel point la déliquescence morale d’une importante partie de notre population est lourde, alors beaucoup de malpropretés que vous avez commises dans le passé sont soit oubliées, soit considérées comme sans gravité par notre bon peuple, et surtout par vos partisans, que vous avez maintes et maintes fois « couillonnés » pour faire passer d’abord vos intérêts personnels et tenter d’assouvir votre soif insatiable du pouvoir avant de promouvoir leurs intérêts !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme ceux qui ont de la mémoire le savent, votre parcours politique est parsemé de vos démissions envers votre électorat pour permettre aux politiciens d’en face d’accéder au pouvoir, pour des raisons éminemment communalistes et électoralistes. Votre comportement à cet égard et votre va-et-vient entre le MSM d’Aneerood Jugnauth et le Ptr de Navin Ramgoolam et votre alliance avec ce dernier avant nos dernières élections générales de 2014, pour prendre cet exemple récent, ont été tout simplement abjects, et ont été fort heureusement sanctionnés par l’électorat.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais la situation a bien évolué depuis 2014 chez nous, vous en conviendrez. Toute l’île Maurice sait aujourd’hui que Pravind Jugnauth et Navin Ramgoolam sont des politiciens de bas étage, d’une vile mentalité, capables des pires coups bas pour se maintenir ou revenir au pouvoir, l’un tentant d’éliminer l’autre, heureusement pas physiquement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Plus encore que Navin Ramgoolam, Pravind Jugnauth a montré à ce jeu malsain conditionné par la haine combien il pouvait être dangereux, autoritaire et fossoyeur de certaines libertés à Maurice. Pour le bien du pays, ces deux hommes (mais pas leurs partis respectifs) doivent donc être écartés de la tête de l’État, car ils nous ont maintenant clairement montré que leur retour au pouvoir pénalisera durablement notre avenir, sans l’ombre d’un doute.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans un tel contexte, vous avez décidé que votre parti irait seul cette fois-ci à l’élection (pour les évidentes raisons que chacun sait) sans faire alliance avec l’un ou l’autre de ces deux êtres infâmes, malpropres, sans dignité et amour-propre, en somme deux escrocs intellectuels. Mais dans ce choix (si tant est que vous avez vraiment pu choisir) se trouve un hic, et ce hic est d’une extrême importance pour l’avenir de tout notre peuple, de notre développement économique à court et long terme, et surtout, pour notre moralité publique, sans laquelle nous n’accomplirons aucun réel progrès.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voyons les faits !  Le lundi 28 octobre dernier, vous avez été interviewé par Habib Mosaheb de Top FM, et l’entretien a été diffusé par cette même plateforme par Top TV.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En pas moins de deux fois durant les échanges entre vous, Habib Mosaheb vous a posé une question sans ambiguïté : au cas où aucune majorité claire ne se dégage de la consultation de la semaine prochaine et que le MMM, de par le nombre de ses députés élus, pourrait aider l’un des deux autres principaux partis à constituer un gouvernement, qu’allez-vous faire ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les deux fois, vous avez de toute évidence esquivé la question et vous avez répondu à côté, de manière totalement insatisfaisante : la question ne se pose pas, avez-vous déclaré, car vous êtes confiant que le MMM remportera suffisamment de sièges pour être en mesure de constituer, SEUL, un gouvernement. Rien que cela !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Or, la question se pose bel et bien, « Honorable » Bérenger !  Elle est même d’une importance fondamentale, car c’est bien elle qui va – possiblement, probablement &#8211; se poser vendredi de la semaine prochaine. C’est une éventualité que vous ne pouvez en aucune façon nier ou écarter, et il est donc indispensable, pour la gouverne des autres candidats du MMM, des partisans du MMM, des adversaires du MMM, de l’électorat de la circonscription n° 19 et de celui de Maurice dans son intégralité, ainsi que de tous les hommes et les femmes de bonne volonté de notre pays, de savoir ce que vous ferez en cas de parlement sans majorité (hung parliament) le 8 novembre prochain.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">RÉPONDEZ, PAUL BÉRENGER !  RÉPONDEZ, PARCE QU’IL EST DE VOTRE DEVOIR ÉLÉMENTAIRE DE FAIRE SAVOIR À TOUTE L’ÎLE MAURICE CE QUI VA ADVENIR D’ELLE DANS UNE TELLE ÉVENTUALITÉ ! EST-CE QU’UN PARTI PROPRE COMME LE MMM VA SE SALIR DANS UNE ALLIANCE HONTEUSE AVEC UN JUGNAUTH OU UN RAMGOOLAM ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Vous êtes averti, Paul Bérenger. Pas menacé, mais averti !  Si jamais les élections mènent à une situation bloquée et que vous rompez l’engagement moral que vous avez pris envers votre électorat en condamnant les ‘galimatias’ et autres pourritures des deux autres partis et de REDONNER UN NOUVEAU SOUFFLE DE VIE À PRAVIND JUGNAUTH OU À NAVIN RAMGOOLAM EN TANT QUE PREMIER MINISTRE DE NOTRE PAYS, VOUS ALLEZ SENTIR PASSER. NOUS VOUS LE PROMETTONS !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Vous ne pouvez pas ne pas savoir que vous aurez, dans le cas d’une situation bloquée, la faculté de refuser de vous allier à ces individus malpropres, ou alors de leur imposer des conditions tellement dures – avec, au minimum, vous comme Premier ministre pendant toute la durée du mandat &#8211; qu’ils ne pourront pas les accepter. Il vous appartiendra alors de les laisser se « démerder » (le mot n’est pas trop fort) pour sortir de leur ornière seuls, quitte à forcer notre Président par intérim à ordonner la tenue de nouvelles élections générales.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous allons vous surveiller de très près au cours des prochains jours, Paul Bérenger. Et si vous nous décevez, nous nous chargerons de vous miner dans vos attributions et vos fonctions et de vous faire intégrer les poubelles de l’histoire politique de notre pays si nécessaire. Vous vous êtes joué et fiché de votre électorat dans le passé, en plusieurs occasions et sans la moindre hésitation. Nous n’allons pas vous laisser le faire une nouvelle fois. Car cette fois-ci, vous n’avez conclu aucune alliance AVANT les élections, de toute évidence dans l’espoir que vous disposerez, comme précédemment, de la latitude – votre latitude personnelle – de vous associer à l’un des deux individus d’une extrême malpropreté qu’il nous faut précisément arriver à éliminer.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Vous êtes prévenu, Paul Bérenger !  Répondez à notre question avant le 7 novembre, si vous en avez le courage, et si l’honneur et la sincérité ont une signification quelconque pour votre personne !  Répondez, puisque, selon vos propres mots, vous aspirez à faire advenir une île Maurice « honnête et propre ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Reconnaissez-le : « un vrai changement, un renouveau », comme vous dîtes, ce n’est ni avec Pravind Jugnauth, ni avec Navin Ramgoolam que ça pourra se faire, n’est-ce pas ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À valeur du jour, la seule et unique personne qui, issue de l’un des trois principaux partis et élue, pourra apporter un réel changement dans le pays, c’est bien Arvin Boolell, et personne d’autre…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous attendons donc impatiemment votre réponse à notre question. Merci d’avance, Ô noble militant ayant œuvré sans relâche pour l’honnêteté, pour la justice et surtout pour la sincérité dans notre vie politique. Notre cher pays avant tout, n’est-ce pas ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">___________________________________________</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Passons maintenant, à l’adresse de tous nos lectrices et lecteurs, à quelque chose de nettement plus propre, professionnel et réjouissant.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Plusieurs nouveaux partis ont émergé durant les derniers mois dans le cadre des consultations à venir. De ce lot d’initiatives, une a retenu notre attention de par son approche, son discours, sa sincérité, et la qualité de son programme : 100 % CITOYENS.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’approche et l’exécution des représentants de ce parti méritent bien notre considération. Il est l’une des rares formations qui donne véritablement des lettres de noblesse à l’action politique et qui nous offre la bouffée de fraîcheur dont nous avons besoin dans ce monde pouilleux de notre politique locale. Il prône le libéralisme, sa tendance est centriste et son programme est équilibré, novateur et réaliste.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous n’exagérons en rien en affirmant que jamais, dans l’histoire de la politique à Maurice, un tel parti s’est préparé et présenté à l’élection avec un tel professionnalisme et un tel sérieux. Ses exercices de communication sont des modèles du genre, et si ce n’est rien que pour cela, nous les saluons bien bas. De plus, différemment des autres partis – à l’exception, faut-il le dire, de Ralliement citoyen pour la patrie, dont le programme est très bien construit – ils nous tiennent des propos mesurés, pleins de bon sens et présentés avec sobriété. Enfin, ils préconisent un politique qui est soutenue par des mesures de financement en accompagnement, ce qui est exceptionnellement positif et courageux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Réfléchissez, chères lectrices et chers lecteurs !  Il nous faut prendre un peu de recul et être pleinement conscients de ce qui est en train de se produire autour de nous. Notre pays est véritablement à un tournant de son histoire, si ce n’est qu’à cause du fait qu’il s’enfonce de plus en plus dans la déchéance morale, politique, économique, sécuritaire et environnementale. Si un véritable revirement ne se produit pas, nous continuerons à nous enfoncer, et notre beau pays deviendra une véritable île-foutoir dans quelques années.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Assez avec ces politiciens de toujours, ces authentiques dinosaures qui nous abreuvent de leurs mensonges, de leurs surenchères incessantes (qui montrent à quel point ils nous utilisent sans vergogne pour leurs besoins électoraux), de leurs sombres desseins et révélations, et de la puanteur qui accompagne leurs actes et leur hargne. Nous méritons nettement mieux que les Jugnauth, Ramgoolam, Bérenger et autres Duval qui nous roulent depuis des décennies.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ce n’est pas de ‘renouveau’ dont nous avons besoin, mais simplement de ‘nouveau’. C’est ce que nous propose l’équipe de100 % CITOYENS menée par José Moirt, Dev Sunassy et Ivor Tan Yan. Pour notre propre avenir, il est de notre devoir d’encourager ce type de parti à émerger, à s’affirmer et à arriver au pouvoir sinon demain, mais bien après-demain. Ses représentants nous montrent comment une activité politique digne de ce nom doit être menée, et il constitue un exemple par nous et pour ceux et celles qui viendront après nous. Nos vifs encouragements doivent les accompagner !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pensez donc sérieusement à leur accorder votre soutien et votre vote le 7 novembre prochain. C’est sans aucun doute celui qui aura le plus de poids dans l’urne.</span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio                <br /></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/berenger-tension-ou-senn-kou-la/">BÉRENGER, TENSION OU SENN KOU LA…</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>PONTES, LE MOMENT EST VENU DE PONDRE : PONDEZ !!</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/pontes-le-moment-est-venu-de-pondre-pondez/</link>
					<comments>https://www.allo-maurice.com/pontes-le-moment-est-venu-de-pondre-pondez/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Oct 2019 03:45:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[donateurs]]></category>
		<category><![CDATA[election]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[financement]]></category>
		<category><![CDATA[leaders]]></category>
		<category><![CDATA[manipulation]]></category>
		<category><![CDATA[patriotisme]]></category>
		<category><![CDATA[pmsd]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir]]></category>
		<category><![CDATA[représentation démocratique]]></category>
		<category><![CDATA[secteur privé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.allo-maurice.com/?p=1320</guid>

					<description><![CDATA[<p>Notre chronique de cette semaine, qui paraît ci-dessous, est adressée à un groupe de patriotes dont on n’a pas encore entendu parler jusqu’ici au cours de cette campagne électorale. Ces oubliés, qu’on n’a aucune raison de laisser dans l’ombre avant le 7 novembre, ce sont ces grands Mauriciens qui assurent, depuis maintenant très longtemps, le financement des partis politiques, et qui sont particulièrement actifs dans les semaines précédant les élections générales. C’est deviner qu’à quelques rares exceptions, ils sont très occupés actuellement.</p>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/pontes-le-moment-est-venu-de-pondre-pondez/">PONTES, LE MOMENT EST VENU DE PONDRE : PONDEZ !!</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_3 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_3">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_3  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_3  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Chères citoyennes et chers citoyens,</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Notre chronique de cette semaine, qui paraît ci-dessous, est adressée à un groupe de patriotes dont on n’a pas encore entendu parler jusqu’ici au cours de cette campagne électorale. Ces oubliés, qu’on n’a aucune raison de laisser dans l’ombre avant le 7 novembre, ce sont ces grands Mauriciens qui assurent, depuis maintenant très longtemps, le financement des partis politiques, et qui sont particulièrement actifs dans les semaines précédant les élections générales. C’est deviner qu’à quelques rares exceptions, ils sont très occupés actuellement.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Leur groupe est constitué de personnes dites ‘friquées’. Dans notre vocabulaire local, on s’y réfère en les appelant ‘les gros paletots’. Têtes des grands groupes sucriers, industriels, commerciaux, touristiques et financiers, banquiers et assureurs, gros bookmakers et autres privilégiés à qui le dynamisme personnel, les fortes compétences et le mérite ont apporté beaucoup de moyens, ils assurent juste avant le début de chaque quinquennat une subsistance confortable aux politiciens de notre pays afin que ces derniers aient les moyens d’organiser pour nous des consultations que nous qualifions de « démocratiques ».  </span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Vous nous excuserez : une fois n’est pas coutume, nous allons nous adresser à eux cette fois-ci directement, sans utiliser le ‘nous’ habituel et, vous le verrez, dans un style un peu particulier. Nous les appelons pour la circonstance des ‘pontes’, ce qui signifie en bon français et sur un ton familier « celui qui fait autorité dans sa profession ».</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Très chers pontes,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le moment tant attendu est arrivé !  Avec ces élections tout proches, vous allez encore une fois avoir l’occasion de montrer votre générosité, grâce à un geste financier de grande sincérité et de noblesse dans la préservation et les progrès de notre démocratie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ne perdez pas de temps ! La consultation populaire, comme vous savez, va avoir lieu dans un peu moins de deux semaines. Votre sens aigu de l’anticipation vous aura permis, sans aucun doute, de mettre de côté les fonds que vous réservez à la classe politique, du moins à sa partie et à ses partis qui, selon vous, auront des chances de nous montrer ce qu’est la bonne gouvernance pour un nouveau quinquennat.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Grâce à vos gestes spontanés envers les partis politiques qui comptent vraiment chez nous, vous allez pouvoir « financer les élections en partie, pour aider la démocratie », comme le disait de manière si juste et appropriée l’un des vôtres à Port-Louis, début juillet 2014. Nous le savons bien, ce 33ème degré de l’expertise comptable n’est pas le seul à avoir choisi d’afficher son aide à l’épanouissement de la démocratie locale. Nombreux sont ceux d’entre vous qui avez depuis longtemps contribué à faire évoluer la politique dans une direction qui honore « la partie de nos concitoyens dont la vive intelligence joue un rôle électoral décisif », soit ces nombreux électeurs qui, comme vous savez, manifestent dans leur vote un sens très aigu de ce qu’est la dignité et le respect de soi. Encore une fois, votre apport sera crucial dans ce processus.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Grâce à vos injections déterminantes en faveur notre évolution politique et au bon usage que les chefs de partis ont fait d’elles, notamment en éduquant le peuple et en l’initiant au civisme, au sens critique, à ses devoirs et ses responsabilités, tout le système politique et social a fortement changé à Maurice, la manipulation des masses n’a plus cours et nous avons maintenant la chance et le privilège de vivre dans une île ordonnée, propre, belle, solidaire, développée et en progrès continu. Grâce à vous, du moins en partie !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En effet, que serait-il advenu de nous, peuple de Maurice, si vous n’aviez pas décidé depuis de nombreuses décennies de participer au financement des activités de nos grands partis, et permettre ainsi à toute la communauté de mûrir et de devenir ce symbole de perspicacité, d’intelligence, de patriotisme et de persévérance qui force l’admiration pour notre île, tant localement qu’à l’étranger ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Au nom de Dieu, du moins de ce Dieu pour ceux d’entre vous qui êtes croyants et religieux et qui pratiquez votre foi, nous vous en remercions.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme vous savez, la tradition des dons généreux aux politiques est ancienne chez nous. Nous pensons en particulier à ces fonds qui ont régulièrement été versés au Ralliement mauricien, puis au PSMD, dans les années 1960, puis aux autres partis politiques depuis 1976 !  Pensez que, lorsque les temps étaient durs et qu’un ‘export duty’ de 20 % frappait nos exportations de sucre, Seewoosagur Ramgoolam vous a compensés pour votre stoïcité et votre abnégation avec des décorations ‘Kt.’, ‘CBE’ et autres ‘CMG’ !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pensez aussi à ces initiateurs de gestes donateurs au grand cœur (suivis après par d’autres) qui, pour pallier les manques de fonds de S. Ramgoolam, ont accepté de jouer le jeu et de permettre à Air Mauritius, société d’État en 1978, de devenir en quelque sorte l’ancêtre de la communauté des donateurs réguliers d’aide financière au Ptr, au MSM et au MMM, et donc de passer ce cap difficile de notre histoire où même le PIB du pays avait reculé. Que serions-nous devenus sans ces apports, qui ont augmenté en nombre et en volume au fil des ans, dans l’organisation et la tenue d’élections au travers desquelles la démocratie a tant progressé chez nous ?  </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et grâce à vous, du moins en partie, les résultats sont là, probants et éclatants !  Grand merci, pontes !  Voyez vous-mêmes, nous sommes maintenant fermement installés dans un système qui se distingue par certains aspects particulièrement positifs et favorables de la vie politique : nos leaders, ceux des grands partis traditionnels du moins, sont intègres, honnêtes, sincères, compétents et dynamiques ! Notre pays s’affiche comme un modèle de moralité publique, de sécurité (notamment physique et routière), de comportements responsables, de discipline, de sobriété et de développement économique soutenu. Le pays ne peut donc que vous dire : continuez ainsi !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il y a bien des informations qui nous parviennent de l’étranger, entre autres de magazines sérieux comme <em>The Economist</em>, qui font état de toutes sortes d’analyses passant à côté de la réalité de notre île. Ainsi, ils qualifient ces donateurs qui font tant de bien chez nous du qualificatif odieux de ‘crony capitalists’ (un capitalisme de réseau incontrôlé, en quelque sorte), et ils disent que ceux qui effectuent ces dons ‘undermine trust in the state, misallocate resources and stop countries and true entrepreneurs from getting rich’.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Faux, disons-nous, bien fermement !  Grâce, en partie du moins, à vos dons, les politiciens de tous bords ont appris à rester objectifs et modérés, à préserver le fair-play que sous-tend notre Constitution, à nous débarrasser de la corruption, de la drogue, de l’indiscipline, de la laideur, des atteintes à l’environnement et à bien d’autres éléments qui nous pénalisaient tant au départ. Les Mauriciens vous doivent cette vérité, au moins !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avez-vous déjà réfléchi aux montants que vous allez pouvoir offrir cette fois-ci aux leaders politiques ? Avez-vous pensé à la répartition de votre bourse entre les différents partis que vous avez sélectionnés ?  Vous allez donner plus à qui ?  À la réflexion, je vous prie de m’excuser pour ces questions indiscrètes. Je vous sais suffisamment perspicaces et avertis pour vous rendre compte de mon impertinence et ne pas y donner suite. J’ai manqué de délicatesse…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Je sais bien que vous prendrez grand soin de vous assurer que vos dons équilibrés et adéquats promeuvent des élections bien organisées, dans l’ordre et la tolérance entre les partis, et que notre électorat maintenant très éclairé saura faire des choix judicieux et avisés qui garantiront la pérennité de nos grandes avancées depuis l’indépendance.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Je pense même que la patrie doit vous démontrer sa reconnaissance et son appréciation. Et c’est la raison pour laquelle j’ai en tête une idée : celle de procéder à une collecte dans le but de faire ériger dans un avenir pas très lointain, à la Place d’Armes à Port-Louis, une stèle en votre mémoire et celle de vos ascendants, afin que ceux qui viendront après nous sachent se rappeler ce que la patrie vous doit dans son éloquent cheminement. Sur le fronton de cette stèle pourrait être gravée une belle inscription, comme suit :</span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>À nos valeureux pontes du secteur privé</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>pour leur contribution déterminante apportée</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>aux instances politiques de notre cher pays</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>dans le développement et le raffermissement</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>toujours plus prononcés de notre démocratie</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>dans la sensibilisation de la communauté entière</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>à ses devoirs envers la mère-patrie bien-aimée</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>ainsi que dans leur participation significative</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>à notre développement économique et matériel.</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>Qu’ils en soient remerciés et honorés à jamais !</em></span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em> </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Vous, nos valeureux capitaines d’industrie, vous reconnaîtrez aisément dans ces mots qui traduiront toute notre sympathie, notre affection et notre profonde reconnaissance.<em>  </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour l’avenir de notre chère île Maurice, donnez donc aussi généreusement que possible ! Comme toujours, nos grands leaders sauront se servir judicieusement de vos abondantes ressources, gagnées grâce à vos grandes compétences, votre ingéniosité, vos initiatives astucieuses, votre dévouement pleinement désintéressé et votre comportement exemplaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’île Maurice et tous ses habitants vous signifient leur pleine gratitude pour votre inestimable aide à leur marche en avant continue. Ils vous doivent beaucoup, tout compte fait et additionné !  Vivent vous tous !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio           <br /></span></p>
<p style="text-align: justify;"></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/pontes-le-moment-est-venu-de-pondre-pondez/">PONTES, LE MOMENT EST VENU DE PONDRE : PONDEZ !!</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.allo-maurice.com/pontes-le-moment-est-venu-de-pondre-pondez/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>CITOYENS MORISS, ANOU FORCE POLITICIENS PRAN LANGAZMAN AR NOU…</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/citoyens-moriss-anou-force-politiciens-pran-langazman-ar-nou/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Oct 2019 09:37:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[declaration]]></category>
		<category><![CDATA[democracy]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[pledge]]></category>
		<category><![CDATA[term of office]]></category>
		<category><![CDATA[transparency]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.allo-maurice.com/?p=1249</guid>

					<description><![CDATA[<p>Nos élections générales auront lieu dans trois semaines et, à l'exception d’un ou deux petits partis politiques, aucun n'a présenté de propositions de gouvernement concrètes concernant notre prochaine législature. Jusqu'à présent, les meetings politiques ont été passés à écouter les politiciens se détruire les uns les autres, sans beaucoup de propositions concrètes en termes de programmes, de mesures réfléchies ou d'autres éléments capables de nous aider à nous faire une idée précise de leurs intentions en cas d’élection.</p>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/citoyens-moriss-anou-force-politiciens-pran-langazman-ar-nou/">CITOYENS MORISS, ANOU FORCE POLITICIENS PRAN LANGAZMAN AR NOU…</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_4 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_4">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_4  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_4  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><table style="width: 100%; border-collapse: collapse;" cellpadding="5">
<tbody>
<tr>
<td style="width: 50%;">
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Chers compatriotes,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Nos élections générales auront lieu dans trois semaines et, à l&rsquo;exception d’un ou deux petits partis politiques, aucun n&rsquo;a présenté de propositions de gouvernement concrètes concernant notre prochaine législature.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Jusqu&rsquo;à présent, les meetings politiques ont été passés à écouter les politiciens se détruire les uns les autres, sans beaucoup de propositions concrètes en termes de programmes, de mesures réfléchies ou d&rsquo;autres éléments capables de nous aider à nous faire une idée précise de leurs intentions en cas d’élection.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Cette fois-ci encore, à moins que nous ne fassions très attention, la campagne sera l&rsquo;occasion pour les électeurs dans les circonscriptions de discuter des votes à accorder, mais de laisser les grands Seigneurs qui nous gouvernent décider seuls quel programme ils appliqueront. Le surlendemain de l&rsquo;élection, ce sera du « business as usual ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Nous vous invitons à prendre connaissance du message et du texte d&rsquo;une « DÉCLARATION » formelle que nous avons l&rsquo;intention de transmettre à tous les partis politiques de l&rsquo;île, en leur demandant de nous fournir des engagements et des assurances quant à la manière dont ils entendent utiliser nos votes pendant leur mandat (au cas où ils seraient élus) pour promouvoir nos intérêts et le développement du pays de la manière la plus appropriée possible.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Veuillez lire ce texte, ci-joint. La manière dont les politiciens la traiteront est de la plus haute importance, car elle révélera dans quelle mesure les partis politiques et leurs candidats ont l&rsquo;intention de « jouer le jeu politique » correctement envers nous.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">La publication de leurs manifestes électoraux est attendue le prochain week-end. Voyons donc quelle importance exacte ils accorderont à la présente proposition.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Sans aucun doute, ce sera très révélateur !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Avec nos meilleures salutations,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">L&rsquo;équipe d’ « Allo-Maurice »</span></p>
</td>
<td style="width: 50%;">
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Dear fellow countrymen and countrywomen,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Our general elections will be taking place in 3 weeks’ time, and apart from a couple of small political parties, none of the main ones has come forward yet with concrete proposals pertaining to their programme.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">So far, political rallies have been spent listening to politicians hitting at each other, without much coming forward in terms of outlook, programmes, sensible measures and such other elements that would help us find our way within the usual discourse of criticism of opponents and camouflage of intentions, if any.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Thus, as in the past, unless we are dead careful, the campaign will provide an opportunity for entertainment, fun, exchanges of views, and not much else, and 48 hours after election day, “business as usual” will resume, and the people of Mauritius will have missed yet another chance of stating clearly to those seeking election what <u>THEY</u> want.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">We are inviting you to peruse the short message and the text of the formal « DECLARATION » that we intend to forward to every political party in Mauritius, asking them to take a pledge on the use of our votes during their term of office (in case they are elected) in the furtherance of our interests only, not of theirs.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Please check this text, as attached. The way politicians will deal with it is of the highest importance, as it will reveal the extent to which political parties and their candidates intend to “play the political game fairly” with us.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">They are expected to come out with their manifesto this coming week-end. Let us see what importance exactly they will give to our proposal and whether they will sign and publish it or not.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">All this will be highly revealing indeed!</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">With our best regards,</span></p>
<p><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">The “Allo-Maurice” team</span></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"> </span></p>
<table style="border-collapse: collapse; border-style: solid; border-color: #000000;" border="1" cellpadding="75">
<tbody>
<tr>
<td style="width: 100%; border-style: solid; border-color: #000000;">
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: large;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;"><strong>MESSAGE AUX REPRÉSENTANTS ATTITRÉS DE TOUS LES PARTIS POLITIQUES DE MAURICE…</strong></span></em></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: large;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;"><strong>…présentant des candidats à l’élection pour les consultations du 7 novembre 2019</strong></span></em></span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Veuillez trouver ci-dessous le texte d’une proposition d’engagement (téléchargeable) de votre parti en vue des prochaines élections intitulé « DECLARATION OF PORT-LOUIS 2019 ».</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Si vous estimez que cette « DECLARATION » mérite de recevoir votre attention et votre considération, nous vous invitons à la faire signer par votre représentant / fondé de pouvoir / décisionnaire et à en donner publication en la joignant à votre prochain manifeste électoral.</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Au cas où vous ne le faites pas, nous en tirerons les conséquences, et nous en ferons part aux dizaines de milliers de personnes que nous touchons lors de la publication de chacune de nos chroniques.</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Merci d’avance pour l’attention que vous déciderez d’apporter (ou pas) à notre proposition.</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong><span style="color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio </span>        </strong></span></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"> </span></p>
<table style="width: 100%; border-collapse: collapse; border-style: solid; border-color: #000000; background-color: #f5f5f5;" border="1" cellpadding="5">
<tbody>
<tr>
<td style="width: 100%; border-style: solid; border-color: #000000;">
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: large;"><strong>DECLARATION OF PORT-LOUIS 2019</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong> </strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong><em>Pledge of the individual political parties of Mauritius to serve the motherland </em></strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong><em>with honour, pride, integrity and transparency </em></strong></span></p>
<p><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong> </strong></span></p>
<p><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong>We, ………………………………………………………. (full name of proxy), acting on behalf and through delegation of authority from ………………………………………………. (full name of political party / alliance / coalition) hereby pledge and take the engagement, in case of election of our candidates to the National Assembly, to exercise power and/or contribute to the exercise of power in the course of the next legislature in a responsible and fair manner. Our elected representatives will follow closely and uphold the following values, principles and initiatives throughout the duration of the mandate entrusted to them by the people of Mauritius, following the exercise by the latter of their full rights and privileges as citizens of our motherland in the coming election, as follows :</strong></span></p>
<ol>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><strong>Act at all times in favour of the enhancement of human rights and freedoms and the adoption of appropriate legislation, and endeavour to promote and safeguard democracy and good governance, through the setting of good example, appropriate measures and proper and effective application of decisions.</strong></span><span style="color: #000000;"><strong><br /></strong></span></span></li>
</ol>
<ol start="2">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><strong>Register our political party, its Rules and Bye-Laws with the Registrar of Associations no later than 31<sup>st</sup>. January 2020. Give publication to such registration, duly confirmed, no later than 15 days after confirmation of same by the relevant authority. Have the political party’s accounts duly audited and published no later than 3 months after the end of our fiscal year. Release publicly 15 days after our AGM the names of our office bearers and their respective functions for the ensuing year.  </strong></span><span style="color: #000000;"><strong><br /></strong></span></span></li>
</ol>
<ol start="3">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><strong>Put up structures throughout the country meant to provide citizens with an understanding of all aspects of political life (including political systems, party politics, programmes and participation), of economic development, of appropriate behaviour towards self and others, of civic spirit, of rights and duties of citizens as a group and of attainment of personal endeavours.</strong></span><span style="color: #000000;"><strong><br /></strong></span></span></li>
</ol>
<ol start="4">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><strong>Participate in the organisation of a national campaign aimed at getting all citizens of our motherland to contribute to a country-wide debate on our present Constitution and amend its text in a manner conducive to fairness, equality, equal opportunities, full separation of the three powers – the legislative, the executive and the judiciary &#8211; from each other, full independence of the judiciary and of the public institutions participating in the administration of the country, strongly enhanced prerogatives of ordinary citizens to question and debate over matters sensitive to the common good, to the ‘living together’ and to the furtherance of progress and development of all public fields in Mauritius. Aim at the completion of such exercise, by way of a referendum, before the end of the regular parliamentary term starting in November 2019.</strong></span><span style="color: #000000;"><strong><br /></strong></span></span></li>
</ol>
<ol start="5">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><strong>In the process of amending our Constitution, study and include as appropriate in its text provisions pertaining to the maintaining or not of the classification of Mauritian citizens along separate so-called ‘ethnic’ lines, to new checks and balances aimed at reducing the prerogatives of elected politicians enjoying the unwarranted advantage of deciding without any constraint and opposition, to the possible appropriateness of the separation of the legislative and executive powers and the taking of steps in relation thereto, to redefining certain aspects of our electoral system, including the regular defining of judicious constituency boundaries, meant to ensure equitable representation of the people.</strong></span><span style="color: #000000;"><strong><br /></strong></span></span></li>
</ol>
<ol start="6">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><strong>Additionally, review the process of financing of political parties at any point in time in between mandates, ensuring that financing, if at all eventually allowed by law, cannot prompt in any manner whatsoever political parties and individual politicians funded by private interests to entertain moral obligations vis-à-vis individual donors when considering requests and dossiers submitted by the aforesaid donors and deciding thereon.</strong></span><span style="color: #000000;"><strong><br /></strong></span></span></li>
</ol>
<ol start="7">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><strong>Refrain from initiating and/or taking part in a debate in the National Assembly pertaining to our own salaries and other such remuneration, in whatever sort and form, as well as in other debates where we would be called upon to appreciate proposals both as judges and parties. We take the engagement to always entrust such matters to perfectly independent bodies composed of persons enjoying a reputation for their moral integrity, neutrality and fairness in their reasoning and behaviour.</strong></span><span style="color: #000000;"><strong><br /></strong></span></span></li>
</ol>
<ol start="8">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><strong>In the field of communications and broadcasting, refrain from using, at any time during a legislature, undue prerogatives leading to the control and presentation by ministries, public bodies and public medias of information in a biased and subjective manner, or to the withholding of information voluntarily meant to misguide and influence public opinion.</strong></span><span style="color: #000000;"><strong><br /></strong></span></span></li>
</ol>
<ol start="9">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><strong>Uphold at all times the public values of patriotism, democracy, merit, responsibility, accountability, compliance with law, rigour, sincerity and honesty. Entertain and promote a clearly defined vision of the future of Mauritius conducive to its development in the short and long terms, through appropriate and balanced measures pertaining to the economy, education, the environment, public health, town and country planning, communications, external relations and all other aspects of government that are conducive to the furtherance of the interests and well-being of the entire community of citizens.</strong></span><span style="color: #000000;"><strong><br /></strong></span></span></li>
</ol>
<ol start="10">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><strong>Refrain from appointing, under any circumstances whatsoever, the same member of our political party to the status of Prime Minister of Mauritius for more than two terms of office in such capacity, even though circumstances make such appointment possible in principle.</strong></span><span style="color: #000000;"><strong><br /></strong></span></span></li>
</ol>
<ol start="11">
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong>Abstain from discriminating, in any situation and against any local party whatsoever (be it a moral or physical person), on grounds of ethnic and religious status and other considerations, notably differences in political opinion, utterance of fair criticism, sympathy for opponents, personal ideas, beliefs and engagements. Cast at all times a favourable image of our party and of its representatives, whether in Mauritius or abroad.</strong></span></li>
</ol>
<p><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong> </strong></span></p>
<p><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong>In Mauritius, on this ………………… day of October 2019</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong> </strong></span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><strong> </strong></span><span style="color: #000000;"><strong>……………………………………….(Signature)</strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong>for  ………………………………………………. (name of party / alliance / coalition)</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><strong> </strong></span><span style="color: #000000;"><strong> </strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong>Stamp, if available:  </strong></span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><strong> </strong></span><span style="color: #000000;"><strong> </strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong>Printed and published alongside the electoral manifesto of our party on</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong>………………………. </strong></span></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"> </span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"> </span></p>
<p><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong>Fichier à télécharger pour signature / File to download for signature:   </strong> <a style="color: #000000;" href="https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/DECLARATION-OF-PORT-LOUIS-2019.pdf" target="" rel="noopener noreferrer"><span style="color: #000000;">DECLARATION OF PORT LOUIS 2019</span></a></span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"> </span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"> </span></p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/citoyens-moriss-anou-force-politiciens-pran-langazman-ar-nou/">CITOYENS MORISS, ANOU FORCE POLITICIENS PRAN LANGAZMAN AR NOU…</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>QUEL VOTE LE 7 NOVEMBRE, POUR QUELLE ILE MAURICE ?</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/quel-vote-le-7-novembre-pour-quelle-ile-maurice/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Oct 2019 17:53:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[7 novembre 2019]]></category>
		<category><![CDATA[autoritaire]]></category>
		<category><![CDATA[candidat]]></category>
		<category><![CDATA[censure]]></category>
		<category><![CDATA[circonscription]]></category>
		<category><![CDATA[constituency]]></category>
		<category><![CDATA[dictature]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[législatives]]></category>
		<category><![CDATA[navin ramgoolam]]></category>
		<category><![CDATA[népotisme]]></category>
		<category><![CDATA[paul bérenger]]></category>
		<category><![CDATA[pravind jugnauth]]></category>
		<category><![CDATA[premier ministre]]></category>
		<category><![CDATA[programme]]></category>
		<category><![CDATA[renouvellement]]></category>
		<category><![CDATA[triolet]]></category>
		<category><![CDATA[vote]]></category>
		<category><![CDATA[xavier duval]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.allo-maurice.com/?p=1233</guid>

					<description><![CDATA[<p>La législature se termine… La date des élections générales est maintenant fixée… La liste des candidats et les manifestes électoraux seront bientôt publiés… C’est la moment pour chaque citoyen/ne de prendre un peu de recul (ce qui n’a jamais été facile à Maurice) et de décider, selon sa circonscription, pour qui et pour quel parti il/elle veut accorder son vote. Nous vous invitons à vous livrer, avec nous, à un examen de la situation dans laquelle se trouve notre pays, et de tenter d’établir quel choix électoral sera le plus opportun pour nous-mêmes, pour notre pays et pour son avenir. Nous ne prendrons pas la liberté, pour ce faire, de vous conseiller pour quels candidats spécifiques voter, mais seulement de faire ressortir des questions qui pourront contribuer à vous faire choisir le plus judicieusement possible.</p>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/quel-vote-le-7-novembre-pour-quelle-ile-maurice/">QUEL VOTE LE 7 NOVEMBRE, POUR QUELLE ILE MAURICE ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_5 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_5">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_5  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_5  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chers compatriotes,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La législature se termine… La date des élections générales est maintenant fixée… La liste des candidats et les manifestes électoraux seront bientôt publiés…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">C’est la moment pour chaque citoyen/ne de prendre un peu de recul (ce qui n’a jamais été facile à Maurice) et de décider, selon sa circonscription, pour qui et pour quel parti il/elle veut accorder son vote.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous vous invitons à vous livrer, avec nous, à un examen de la situation dans laquelle se trouve notre pays, et de tenter d’établir quel choix électoral sera le plus opportun pour nous-mêmes, pour notre pays et pour son avenir. Nous ne prendrons pas la liberté, pour ce faire, de vous conseiller pour quels candidats spécifiques voter, mais seulement de faire ressortir des questions qui pourront contribuer à vous faire choisir le plus judicieusement possible.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les événements de cette semaine nous montrent maintenant très clairement que Maurice, sans un vote vraiment opportun de votre part, se dirige droit vers un régime autoritaire, confiscateur de nos libertés élémentaires, qui finira sans aucun doute dans une dictature et un État complètement dégénéré.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Si c’est ce que, inconsciemment, vous voulez laisser se produire, alors que ceux d’entre vous qui votent depuis 50 ans pour les candidats bénéficiant de vos préférences communales continuent à le faire. Laissez de côté votre raison, votre sens critique, votre mémoire de la façon que les hommes politiques qui vous demandent votre voix se sont comportés envers vous dans le passé, et leur vraies compétences, s’ils en ont. Laissez aussi de côté l’attitude qu’ils ont adoptée envers leurs adversaires, leur renoncement à servir les intérêts supérieurs du pays en bien des circonstances, leurs comportements opaques, pervers et immoraux (du moins pour certains d’entre eux) ainsi que tout ce qu’ils n’ont pas entrepris qui aurait pu faire avancer le pays, non seulement sur le plan économique, mais aussi sur le plan social, politique, moral, environnemental et sanitaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Par contre, si vous estimez que nous, les Mauriciens, nous méritons bien mieux que la façon dont nous traitent les politiciens locaux depuis 1968, alors il faut que vous compreniez que rien ne changera sans certaines décisions et certains choix bien précis de notre part. Il faut que vous compreniez que, sans un réel changement sur le plan politique à Maurice, notre avenir va s’assombrir davantage, et que nous en serons les grands perdants.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour un pays en développement comme le nôtre, le système politique reste élémentaire et peu évolué. Commençons donc, si vous voulez bien, par faire ressortir certains éléments qui caractérisent le contexte politique local.</span></p>
<ol style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>Maurice n’est pas un bon exemple de démocratie représentative</u></strong><u>.</u> Le gros du peuple ne possède pas la maturité nécessaire capable d’assurer des élections et des alternances basées sur les meilleurs choix de développement. Les politiciens ont une marge de manœuvre considérable, et les contre-pouvoirs sont d’une grande faiblesse. Les médias traditionnels sont supposés représenter un quatrième pouvoir, mais à Maurice ceci est un leurre. Ainsi, la quasi-totalité des organes de presse sont entre les mains de « pouvoirs occultes », dont les représentants se retrouvent à la direction de ces journaux. Il serait facile de les identifier nommément : ils se livrent à de la censure, à de l’auto-censure, et ils ménagent systématiquement ceux qui défont la méritocratie à Maurice (jamais critiqués, ceux-là).</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>Dans le pays, le jeu démocratique est faussé au départ</u></strong> par un multiculturalisme qui accorde la priorité de la représentation dans les instances parlementaires du pays non pas aux idées et aux programmes politiques, mais à l’élection de représentants des différents groupes composant la communauté, quelles que soient leurs compétences intrinsèques. Les élections sont l’occasion de montrer son appartenance à tel parti et à tel candidat plutôt que pour d’autres, et elles se résument à des « matchs », ou des vendettas, si vous préférez. Voilà notre style de démocratie à nous.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>Les politiques suivies manquent totalement de cohérence, quel que soit le parti concerné.</u></strong> La nature de la politique menée et des mesures prises s’étale sur la gamme complète des possibilités : socialistes, sociaux-démocrates, libérales, conservatrices et réactionnaires. Et le personnel politique en profite depuis toujours pour laisser « le bon peuple » ignorant des notions, des références et des comportements élémentaires indispensables à la conduite de politiques efficaces, honnêtes et sincères bénéficiant à tous. De toute façon, que comprendrait-il à tout cela, avec le niveau d’éducation qu’il a reçu ? Consultez les posts courants de Facebook : ils en disent bien long sur le niveau intellectuel moyen qui prévaut dans le pays. Ainsi, tout esprit objectif, neutre et avisé ne peut manquer de constater combien <strong><u>notre communauté nationale s’est appauvrie intellectuellement, à presque tous les points de vue, depuis l’indépendance.</u></strong> Le désordre mental que continuent à afficher de nombreux Mauriciens est tout simplement effarant.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>L’éducation politique d’une majorité de l’électorat reste à faire</u></strong>: elle n’a pratiquement aucune connaissance de tout ce qui compte vraiment en termes de structures, de fonctionnement et de garde-fous d’une démocratie représentative, et elle ne comprend pas quelles mesures il faudrait prendre pour provoquer un assainissement de notre vie publique. De plus, cette majorité de l’électorat pèche par son incapacité à déterminer la valeur exacte des candidats qui lui demandent son vote. À chaque consultation, la majorité des votants montre combien il lui manque une juste appréciation des hommes/femmes politiques et de leurs actions, un sens critique, une bonne mémoire des faits passés et l’utilisation de la raison plutôt que de l’émotion dans ses choix. Très peu d’examens critiques ont lieu chez les électeurs de notre grand village national : ils sont dépourvus du recul nécessaire à la juste appréciation des hommes et des situations.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>Les conséquences de cette situation, qui s’affiche en permanence, sont extrêmement graves et pénalisent lourdement notre développement politique, économique, social et intellectuel.</u></strong> À Maurice, 50 ans après l’indépendance, nous évoluons toujours dans le pays à un niveau élémentaire : ainsi, dans l’île, l’immoralité, la lâcheté, la léthargie, l’incivisme, la violence, les trafics de toutes sortes, le désordre et la saleté sont de plus en plus visibles et ont libre cours. Les décisions courageuses nécessaires au redressement sont rares et les besoins de changement dans tous les domaines de notre vie en commun restent immenses.</span></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous sommes en 2019, et les meetings publics se passent toujours à critiquer les adversaires, plutôt que formuler des propositions de gouvernement à venir précises. Les politiciens le savent : les programmes n’intéressent pas l’électeur moyen, alors qu’ils sont de loin la plus importante considération qui devrait permettre au votant de faire son choix. Pourquoi les politiciens passent leur temps à critiquer leurs adversaires : le peuple n’est-il pas assez intelligent pour évaluer les performances de ses représentants lui-même ? Est-il à ce point imbécile ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La triste réalité, c’est que tous les politiciens depuis 70 ans ont systématiquement refusé d’éclairer la communauté et de lui donner une éducation, fût-elle élémentaire, sur le civisme, le devoir citoyen, la contribution à la vie de la Cité et l’égalité devant la loi. Pour des raisons claires, d’ailleurs : ça fait perdre des voix ! Le politicien ne demande jamais d’efforts à sa clientèle. Il la flatte et (surtout à Maurice) il se montre généreux à son égard. Ainsi donc, aujourd’hui encore, il reste encore à un grand nombre de Mauriciens de découvrir ce que sont le respect de soi et des autres, la dignité, le sens des responsabilités, la sincérité et l’honnêteté, en somme beaucoup de qualités toujours absentes non seulement chez nombre d’entre eux, mais aussi chez la plupart des politiciens eux-mêmes et de ceux chargés d’une fonction publique quelconque.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Passons maintenant au jugement que l’on peut porter sur les principaux hommes politiques dirigeants de partis qui expriment le souhait de se faire élire ou réélire pour représenter le peuple à l’Assemblée.</span></p>
<ol style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>Pravind Jugnauth, une catastrophe nationale</u></strong></span></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À l’exception des Mauriciens obnubilés par la personnalité de ce triste individu, qui ont la ferme intention de lui exprimer leur vote (et avec lesquels ce n’est même pas la peine de discuter), tous les citoyens tant soit peu avertis savent bien que la législature qui se termine actuellement est la pire et la plus néfaste que nous ayons connue depuis toujours.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le père et le fils Jugnauth terminent leurs mandats respectifs sur un bilan des plus négatifs qui soit, tant sur le plan de l’immoralité, de l’indécence, du gaspillage, de l’abus de fonds publics, de l’augmentation de la dette nationale, de l’insécurité, de la vente des drogues dures, de la restriction de plusieurs libertés et de la disparition des quelques rares références qui nous restaient en matière de gouvernement et de justesse dans les comportements.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">De plus, comme chacun sait, la personnalité du fils Jugnauth n’est pas très affirmée, comme il l’a montré dans beaucoup de circonstances. Sa capacité à gérer certaines situations délicates a été quasiment nulle. Sa faiblesse comme Premier ministre et leader de parti est patente.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Refaire de cet individu très moyen encore une fois un Premier ministre serait condamner irrémédiablement notre pays à poursuivre la voie décadente des abus de pouvoir, du népotisme, de l’autoritarisme, du trafic d’influence et du laxisme complet. Nous avons le devoir moral de faire partir ce petit opportuniste qui exploite le manque de discernement d’un grand nombre de nos compatriotes pour nous imposer sa démagogie, ses promesses non tenues, ses contradictions (inspirées de son père), ses projets populistes extrêmement coûteux, sa censure inquiétante et ses financements et transactions obscurs. Nous avons le strict devoir de ne jamais l’élire encore à la tête de notre pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En somme, le père et le fils Jugnauth ont sapé &#8211; encore plus que ne l’avait fait auparavant Navin Ramgoolam &#8211; les fondements de nos institutions, ils ont bâti un système parfaitement indécent constitué de népotisme, d’opacité et d’usurpation de leurs rôles, de l’imposition renforcée du langage politiquement correct et d’un autoritarisme insidieux qui restreint les libertés fondamentales, dorénavant encore mieux installé qu’avant dans l’île grâce à eux. Ils sont maintenant devenus clairement deux dangers pour la survie de notre démocratie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avec eux, notre pays s’enfonce de plus en plus. Avec eux, de nouveaux sommets de la défiance sont régulièrement atteints et tout cela devient dangereux pour notre vivre-ensemble et la perpétuation de notre stabilité sociale. Songez un instant combien plus rapidement nous aurions pu avancer si nous n’avions pas à composer avec des politiciens de troisième division, des décideurs prenant des mesures incohérentes, des sous-fifres sans dignité, des lèche-bottes léthargiques et des truands de tous bords qui profitent du laxisme ambiant.</span></p>
<ol style="text-align: justify;" start="2">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>Navin Ramgoolam, l’homme autoritaire et immoral, un petit parvenu dilettante</u></strong></span></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous avons eu l’occasion de qualifier Navin Ramgoolam et ses (in)actions au cours des trois mandats que le peuple lui a confiés depuis 25 ans. Cet individu est un narcissique, toujours très content de lui, qu’entourent des sous-fifres, des sbires et des videurs. Dans un pays normal, avec une politique fonctionnant normalement, il aurait été renvoyé de son parti depuis bientôt cinq ans. Mais voilà, nous sommes à Maurice, et ce pédant s’est permis d’insulter les électeurs de Triolet en 2015, pour avoir mal voté, comprenez pour n’avoir pas voté pour lui en nombre suffisant.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comment peut-on refuser de voter pour ce grand Seigneur ? Intolérable, inacceptable, n’est-ce pas ?  Voilà, chers lecteurs et lectrices, la conception que se fait ce cher fils de S. Ramgoolam de la démocratie et des élections. On n’a pas le droit de ne pas voter pour lui ! C’est un homme tout à fait indispensable pour le pays, point à la ligne.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Passons quand même aux choses qui comptent pour l’avenir du pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais avant, posons-lui une question qui nous taraude depuis 4 ans et plus. La voici ! Si au début de 2015, il se trouvait l’équivalent de 220 millions de roupies dans son coffre-fort, quel est le montant exact des différentes devises qui s’y trouvaient juste <u>AVANT</u> les élections de décembre 2014, vu qu’une élection coûte des centaines de millions de roupies ?  Rs 500 millions ?  Rs 600 millions ?  Ou peut-être Rs 800 millions ?  Aurons-nous jamais cette information ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et si, d’après son dire, le Parti travailliste n’était pas dûment enregistré en 2014 en tant qu’association (un parti fantôme donc, du point de vue juridique), combien M. Ramgoolam doit-il donc personnellement à la MRA ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Navin Ramgoolam est connu à Maurice comme l’homme aux nombreux visages et comportements condamnables :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’homme politique, qui passe son temps à critiquer ses adversaires sans venir de l’avant avec un programme exhaustif, leader d’un parti d’où la collégialité inexistante (« Moi ki décidé ! »),</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’homme réel, c’est-à-dire l’orgueilleux, le parvenu, le jouisseur, l’autoritaire et l’abuseur de ses fonctions. De la part d’un homme qui n’est pas une personnalité publique, ce n’est pas grave. D’un individu ambitionnant de redevenir Premier ministre, sa réelle personnalité et ses comportements renseignent sur son compte et doivent être surveillés.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le franc-maçon, qui s’entoure et privilégie autour de lui ses « frères » et « sœurs » francs-maçons et franc-maçonnes au détriment de la méritocratie. Comme nous l’avons indiqué récemment, il a contourné les intérêts supérieurs de notre pays pour favoriser l’un de ses frères dans l’allocation d’un contrat portant sur l’acquisition d’équipements destinés à un bien de l’État.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le rejet du principe immuable de la propriété privée : l’octroi de terres de l’État pour le bénéfice d’un religieux, en trahissant le système de base de la propriété foncière dans le pays.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le favoritisme montré envers sa maîtresse dans l’allocation d’un espace à l’aéroport de Plaisance, en renonçant à soumettre cette allocation à un processus de soumission d’offres ouvertes au plus offrant, reniant ainsi le principe sacro-saint de la saine compétition dans le secteur des affaires.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’obligation faite à un membre du corps judiciaire de venir enregistrer son ‘gagging order’ (l’obligation de silence) un samedi matin en Cour, craignant que la presse ne révèle un aspect fondamental de sa vie privée démontrant son infidélité et ses dérives morales.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’individu a une grande réputation (confirmée par les faits) comme dilettante spécialisé dans les tergiversations, l’attentisme, l’indécision et les remises à plus tard. En cela, il est le digne fils de son père. Les décisions qui pourraient prendre 5 minutes à d’autres prennent 5 mois avec lui, et parfois il n’y a aucune décision de prise. Ainsi, l’on ne sait toujours pas dans quelle circonscription il sera candidat. Typique !</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Enfin et encore plus important que tout le reste, à cause de ses comportements immoraux, <strong><u>Navin Ramgoolam n’a plus d’autorité morale et ne peut plus prétendre occuper un poste public important à Maurice.</u></strong> Dans un pays où le comportement des hommes publics doit être exemplaire à tout instant, vu que le peuple doit s’en inspirer pour sa propre conduite, il a failli lamentablement à sa mission. Il doit s’en aller, définitivement, car il est devenu un poids lourd pour le Ptr, un handicap qui risque de coûter bien cher à TOUTE l’île Maurice en permettant au MSM de traverser !  C’est Arvin Boolell qui doit prendre le leadership du parti pour battre Pravind Jugnauth.</span></p>
<ol style="text-align: justify;" start="3">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>Paul Bérenger, ou la pureté virginale subitement retrouvée</u></strong></span></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Aux dernières nouvelles, depuis peu, Paul Bérenger et son MMM sont redevenus le choix parfait pour la prochaine consultation populaire. Rien que ça !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Peuple de Maurice, où est donc ta mémoire ? Comment ne te souviens-tu donc pas que les intentions des politiciens ne valent pas grand-chose à Maurice ? Comment peux-tu oublier que c’est à cause de cet individu que nous avons dû nous soumettre aux règnes d’un Aneerood Jugnauth, d’un Navin Ramgoolam et d’un Pravind Jugnauth ? Comment peux-tu ne pas te rappeler que nous avons failli passer fin 2014 à un système semi-présidentiel qui aurait été catastrophique pour nous, avec Navin Ramgoolam comme président muni de pouvoirs étendus, afin que Paul Bérenger devienne Premier ministre ? Quand allons-nous mettre fin à toutes les mascarades de ce genre, de véritables hontes pour notre pays et extrêmement dangereuses pour notre bien commun et notre avenir ?</span></p>
<ol style="text-align: justify;" start="4">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>Xavier Duval, ou l’essence de l’insignifiance</u></strong></span></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous n’aurons pas beaucoup à dire sur le dernier de la « Bande des Quatre » : nous estimons, en effet, que lui et son parti n’ont plus aucun rôle significatif à jouer à Maurice à l’avenir. Il aura seulement servi à montrer à quel point Navin Ramgoolam, leader d’un parti qu’il qualifie de « national » peut se tromper dans le réveil des partis agonisants. À Dieu va, petit prince, fils du Roi !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En conclusion, nous estimons que pour faire sortir Maurice de cette voie appauvrissante que nous subissons depuis si longtemps, il nous faut nous débarrasser de ceux des politiciens qui ont symbolisé la déchéance graduelle que nous subissons et la déliquescence à laquelle nous sommes confrontés aujourd’hui.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Quatre politiciens doivent être renvoyés sans hésitation de notre vie publique, pour toujours : Pravind Jugnauth, Navin Ramgoolam, Paul Bérenger et Xavier Duval. Pour nous, ils représentent un monde qu’il faut faire disparaître le mois prochain. Leurs partis resteront, évidemment, mais eux-mêmes doivent être battus, sans pitié ! Ils ont été trop décevants, depuis trop longtemps, à beaucoup trop de points de vue ! Le peuple doit les exclure de la communauté nationale.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Confions notre avenir à d’autres politiciens qui paraissent sincères et compétents, et qui méritent notre confiance. Nous en avons désespérément besoin !</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio</span></p>
<p style="text-align: justify;"></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/quel-vote-le-7-novembre-pour-quelle-ile-maurice/">QUEL VOTE LE 7 NOVEMBRE, POUR QUELLE ILE MAURICE ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>PARTI TRAVAILLISTE : MILLE FOIS ARVIN BOOLELL !!!</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/parti-travailliste-mille-fois-arvin-boolell%e2%80%89/</link>
					<comments>https://www.allo-maurice.com/parti-travailliste-mille-fois-arvin-boolell%e2%80%89/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Sep 2019 11:41:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[aneerood jugnauth]]></category>
		<category><![CDATA[arvin]]></category>
		<category><![CDATA[arvin boolell]]></category>
		<category><![CDATA[boolell]]></category>
		<category><![CDATA[circonscription]]></category>
		<category><![CDATA[constituency]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[labour party]]></category>
		<category><![CDATA[leader]]></category>
		<category><![CDATA[navin ramgoolam]]></category>
		<category><![CDATA[parti travailliste]]></category>
		<category><![CDATA[PM]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir]]></category>
		<category><![CDATA[premier ministre]]></category>
		<category><![CDATA[prime minister]]></category>
		<category><![CDATA[ptr]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.allo-maurice.com/?p=1203</guid>

					<description><![CDATA[<p>Appel à Arvin Boolell – to ler finn arrivé ! Cher Arvin, J’espère que tu vas bien ! Long time no see… La situation dans laquelle se trouve notre pays sur le plan politique, social et moral me pousse à m’adresser à toi et te présenter ce message concernant notre avenir. J’ai adressé une lettre la semaine dernière sur ma page ‘Allo Maurice’ à ton leader - pour lui rappeler son passé et l’inviter à se retirer et te laisser prendre les rênes du Parti travailliste, avant que n’arrivent les prochaines élections. Il ne le fera évidemment pas, bien que son maintien sur la scène politique de Maurice fera sans aucun doute beaucoup de tort au parti, et qu’il pourrait même affecter négativement sa performance dans ces élections.</p>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/parti-travailliste-mille-fois-arvin-boolell%e2%80%89/">PARTI TRAVAILLISTE : MILLE FOIS ARVIN BOOLELL !!!</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_6 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_6">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_6  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_6  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Appel à Arvin Boolell – to ler finn arrivé !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cher Arvin,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">J’espère que tu vas bien ! Long time no see…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La situation dans laquelle se trouve notre pays sur le plan politique, social et moral me pousse à m’adresser à toi et te présenter ce message concernant notre avenir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">J’ai adressé une lettre la semaine dernière sur ma page ‘Allo Maurice’ à ton leader &#8211; pour lui rappeler son passé et l’inviter à se retirer et te laisser prendre les rênes du Parti travailliste, avant que n’arrivent les prochaines élections. Il ne le fera évidemment pas, bien que son maintien sur la scène politique de Maurice fera sans aucun doute beaucoup de tort au parti, et qu’il pourrait même affecter négativement sa performance dans ces élections.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Je prends pour acquis le fait que tu as lu ce texte, qui constitue un vrai réquisitoire contre la politique que Navin Ramgoolam a menée durant 3 mandats, ainsi que contre le comportement qu’il a adopté envers l’État, son gouvernement, son parti, ses mandants et sa propre personne pendant la période en question (1995-2000, 2005-2014).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Beaucoup de Mauriciens pensent que c’est toi qui, en toute décence, aurais dû prendre le leadership du Ptr après le piteux revers électoral – un désaveu complet – subi par Navin Ramgoolam dans la circonscription de Triolet en décembre 2014, du moins si ce dernier avait eu un peu de dignité et d’amour-propre. Mais l’individu étant qui il est, il t’a écarté de la manière que nous savons au début de 2015, et depuis il continue à régner sans partage sur le parti (qui n’est même pas dûment enregistré, si l’on en croit son interview sur ION News en 2015 !)</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Bien que la majorité des citoyens de Maurice ne s’en rende pas compte, nous sommes arrivés aujourd’hui à la croisée des chemins. Nous possédons maintenant une expérience de 50 ans et plus sur la façon dont nous nous gouvernons, et ceux d’entre nous qui avons développé une certaine objectivité et un sens critique savent où se trouvent les nombreuses failles de notre système, qu’exploitent pour leur bénéfice personnel Navin Ramgoolam et ses suiveurs, ainsi que les membres de la famille Jugnauth et tous les parasites qui gravitent autour d’eux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour le redire une nouvelle fois, la principale contrainte de notre pays tient au fait que (trop) peu de nos électeurs possèdent une formation politique, une éducation et un sens critique leur permettant de ne pas se laisser exploiter intellectuellement, sans qu’ils ne se rendent compte, par des politiciens dont le but principal est de garder ou revenir au pouvoir. Et dans une situation comme celle-là, le moyen le plus efficace pour faire évoluer le pays dans un sens positif, du moins dans le court terme, est de finir par imposer des politiciens munis de suffisamment d’intégrité, de compétences et de dynamisme (si tant est qu’ils existent) pour prendre la direction du pays et l’orienter vers un développement économique, moral, intellectuel et politique capable d’assurer une rupture – une vraie – dans sa marche en avant dans des conditions favorables vers l’avenir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Je me suis livré à beaucoup de réflexions ces derniers temps, en tentant de conserver une neutralité et une objectivité aussi fortes que possible. Je suis quelque peu chanceux à cet égard : depuis la formation du « gouvernement d’unité nationale » de décembre 1969 par Duval et Ramgoolam, je ne me suis jamais identifié à quelque parti politique que ce soit à Maurice et, depuis la cassure de 1983 jusqu’à mon départ du pays en 2000, je ne me suis toujours fait un devoir de déposer lors des élections législatives successives un bulletin sans aucune croix dans l’urne, ce dont je n’ai jamais cessé de me féliciter.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>L’approche donc la proposition qui va suivre sans aucune sympathie pour quelque parti ou homme/femme politique que ce soit, toi compris</u>. Si je la fais, c’est uniquement en réaction à une situation locale qui continue à se dégrader, aux nombreuses attaques envers notre démocratie et l’intérêt supérieur de notre pays et au maintien d’un style de gouvernance dépassé, en somme à tout un ensemble de graves dangers qui doivent recevoir une attention urgente et prioritaire, avant bien d’autres considérations, notamment celle de la politique partisane et des affrontements entre rivaux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Suite à mes réflexions, et tenant compte d’un ensemble de facteurs bien précis qu’il serait long à énumérer ici, je suis parvenu à la conclusion que la seule chance pour Maurice de commencer à s’en sortir, c’est que le Parti travailliste gagne les prochaines élections générales avec une majorité aussi confortable que possible, <u>mais que Navin Ramgoolam soit battu dans la circonscription où il sera candidat.</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans un tel cas, vu que Shakeel Mohamed a signifié son intention de ne pas briguer de suffrages après les prochaines élections, tu deviendrais de facto le Premier ministre du pays. Ton heure est arrivée, Arvin. Le temps est venu pour toi de montrer &#8211; enfin – que, comme tu le dis toi-même, ton humilité n’est pas un signe de faiblesse, et que tu es prêt à t’affirmer en tant que chef politique d’une île Maurice autre que celle que nous avons connue depuis plusieurs décennies.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Tu es aujourd’hui le seul homme politique à Maurice à posséder l’expérience, les compétences, le respect et l’estime nécessaires pour t’imposer au sommet de l’État et prendre charge d’une double mission de la plus haute importance : ARRÊTER LA DÉCHÉANCE ET LA DÉSINTÉGRATION PLUS AVANT DE NOTRE PAYS, ENCORE EN SOUS-DÉVELOPPEMENT À BIEN DES ÉGARDS, ET ASSURER SON INDISPENSABLE TRANSITION VERS UN ÉTAT MODERNE, NETTOYÉ DE TOUT LE DÉSORDRE, L’INSÉCURITÉ, LE LAISSER-ALLER, LA LÉTHARGIE ET LES INÉGALITÉS QUI LE PÉNALISENT, ET DÉBARRASSÉ DE TOUS CES HOMMES POLITIQUES DÉSESPÉRANTS QUI ONT &#8211; OU ONT EU &#8211; LA CHARGE DE NOTRE GOUVERNANCE ET QUI CONTINUENT À NOUS MONTRER LEUR VANTARDISE, LEUR ARROGANCE, LEUR IMPUDEUR, LEURS LÂCHETÉS ET LEUR AMATEURISME.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les deux immenses dangers qui nous guettent à Maurice aujourd’hui s’appellent Pravind Jugnauth et Navin Ramgoolam. J’ai dressé le bilan désastreux de ce dernier dans ma dernière chronique. Quant à Pravind Jugnauth, il n’y a que ses inconditionnels qui ne comprennent pas combien son retour au pouvoir serait une vraie catastrophe et un recul extrêmement dangereux pour notre démocratie. Avec lui, nous avons affaire à un individu qui montre régulièrement combien il a une faible personnalité et est incapable d’agir en vrai leader.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais il y a bien pire. Avec lui, l’autorité de l’État recule : les Mauriciens font les frais de l’incompétence, de la corruption, de l’insécurité, de la délinquance, des trafics de toutes sortes et du népotisme qui, tels des contre-pouvoirs, limitent l’action de l’État et l’empêchent d’agir sur la vie des gens. Les libertés reculent, les valeurs disparaissent, ses interventions-spectacle se résument à la critique de l’adversaire, certaines de ses déclarations sont tout simplement risibles, surtout lorsqu’il se pose en modèle. Et à part le match à venir Jugnauth-Ramgoolam à l’occasion des prochaines élections, bien peu de questions concernant notre avenir – les seules qui devraient compter – sont évoquées.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Tu te doutes bien qu’il existe beaucoup de Mauriciens qui sont disposés et même anxieux de te soutenir dans ton accession au poste de leader et, si Navin Ramgoolam persiste à se maintenir à la tête du Parti travailliste, dans une structure où il n’est même pas possible de tester sa légitimité et sa vraie popularité, tous ceux qui sont favorables à ton accession à la tête de ton parti (dont je fais partie) vont initier un mouvement pour provoquer ton accession au leadership. Comme mentionné ci-dessus, des moyens pour te porter à la tête du pays existent, et ils seront utilisés à fond le moment venu, sois-en certain !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La mission qui t’attend est immense. J’en vois plusieurs aspects déterminants :</span></p>
<ul>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>Redonner à la politique ses titres de noblesse</u>. La politique a été énormément dévaluée à Maurice au fil des ans par les comportements infects de beaucoup d’hommes politiques, et pas des moindres. Dans un pays où l’éducation politique reste à faire, l’exemple est une dimension fondamentale de notre comportement, car il inspire. Nous en avons cruellement manqué, à cause de politiciens incapables de prendre conscience de leurs responsabilités exactes à cet égard ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>Réconcilier le désespoir de nombreux Mauriciens envers la politique locale en mettant en place un gouvernement des affaires publiques digne de ce nom</u> ; c’est un objectif qui reste réalisable si les Mauriciens avisés font corps pour provoquer l’évacuation de la scène politique aussi bien les dinosaures &#8211; « la bande des quatre » &#8211; que les petits êtres, traîtres compris, qui tournent autour d’eux ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>Structurer l’organisation et la gestion de l’activité politique dans le pays par une législation appropriée</u>. C’est là une démarche qui n’a jamais été entreprise et est tout à fait essentielle, pour limiter les libertés que prennent les leaders politiques sans considération pour leur électorat ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>Commencer à imprimer de véritables lignes politiques dans les partis,</u> pour les forcer à maintenir une cohérence décisionnelle et abandonner les interventions à la petite semaine, au fil des circonstances et des occasions ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans un premier temps, en prévision d’une profonde modification de notre Constitution, <u>mettre sur pied un Conseil économique, social et environnemental indépendant, composé de membres reconnus pour leurs compétences, leur neutralité et leur indépendance</u>, loin des lèche-bottes et des trafiquants d’influence, capables de constituer l’un des piliers de nos structures politiques (aux côtés de l’État et du secteur privé) et servir en tant qu’organisme consultatif actif et force de proposition objective et respectée en matière de développement. En seront exclus les « yes-man » et les « yes-woman ».</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour réaliser une telle mission, il est impératif pour toi de t’adjoindre la collaboration de jeunes ayant montré des aptitudes et des capacités à participer à l’administration de la Cité dans l’avenir. Je me permets de te conseiller fortement de tenter de t’assurer la collaboration de personnes du calibre d’Avinaash Munohur, de Padma Utchanah, de Parvèz Dookhy, d’Alexandre Pougnet et d’autres jeunes Mauriciens de la même trempe. C’est avec la coopération des personnes de ce type que pourra survenir l’élimination rapide des autocrates, des politiciens-croupions, et des élus (nombreux) incapables d’être à la hauteur des situations engageant l’avenir proche ou lointain de notre pays. La transition vers une vraie démocratie en dépend fortement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme tu le disais si bien lors de ton intervention sur le samadhi de ton père il y a quelques jours, le développement est une aspiration à long terme qui se prépare patiemment à force d’idées, d’initiatives, d’efforts et de vision. Ce développement requiert des compétences, de la foi, de la sincérité, et de l’humilité en face de l’ampleur d’une telle mission. Tu pourras compter sur beaucoup de Mauriciens dans cette entreprise. Tu seras soutenu, parce qu’à travers toi, les Mauriciens recommenceront à comprendre l’intérêt précis d’une contribution commune et désintéressée au bien commun.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Au moment de voter, la bataille que nous allons devoir mener sera surtout contre nous-mêmes : encore trop d’électeurs de notre pays votent par sympathie pour le représentant d’un groupe particulier, en se laissant dominer par leur sentiment d’appartenance à ce groupe, sans même examiner les capacités du candidat à les représenter de manière compétente ; encore trop d’électeurs de notre pays se laissent emporter par la sympathie qu’ils éprouvent pour un leader par rapport à son passé, sans se soucier de ses grossières erreurs ou de ses démissions, comme le témoigne l’insertion de nombreuses photos du Paul Bérenger des années 1970 sur Facebook actuellement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans certaines circonstances particulières, comme celle dans laquelle nous nous trouvons, un vote responsable doit prendre à titre exceptionnel la forme d’un vote utile, détaché de toute subjectivité, et destiné à faire son résultat servir à la réalisation d’un projet politique précis. À cet égard, les prochains votants auront la lourde responsabilité de faire pencher la balance en faveur de ceux des candidats capables de faire avancer Maurice, plutôt que de la faire piétiner en faisant élire ceux qui ont prouvé qu’ils ne savent pas ou ne sont pas assez courageux pour faire le pays évoluer vers un développement sur tous les plans.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avant de terminer, Arvin, je prends la liberté de saisir la présente chronique pour adresser un message franc et sincère à tous les membres de la communauté hindoue de Maurice.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les Mauriciens de tous bords qui sont un peu éclairés savent bien que le pouvoir à Maurice sera représenté à sa tête par un Hindou pendant encore longtemps. Les membres des autres communautés et ceux qui se considèrent déjà comme des Mauriciens à part entière, sans plus de sentiment d’appartenance à une communauté particulière, en sont conscients. La seule chose que demandent les non-Hindous motivés et vraiment désireux de voir Maurice progresser, c’est que le leader du parti au pouvoir soit quelqu’un de sincère, de compétent, d’éclairé, de mûr et de dynamique, quelle que soit sa caste ! Il faut que nous soyons fiers de notre leadership. Espérons que l’ensemble de la communauté non-hindoue sera pleinement entendu par tous les votants lors des prochaines élections générales…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ton heure est arrivée, Arvin !  Mais je ne souhaite en aucune manière que la présente chronique te cause des ennuis auprès de ton leader ou de ton parti. Ce n’est pas mon but. Je veux seulement exprimer le désir de voir les résultats de la consultation à venir t’ouvrir la voie vers un destin national, qui te permettra d’emmener tout le pays vers des jours meilleurs. Nous te faisons confiance. Bonne chance !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">CODE POUR LA PROCHAINE CAMPAGNE ÉLECTORALE : <strong>#AB4PM</strong></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio           <br /></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/parti-travailliste-mille-fois-arvin-boolell%e2%80%89/">PARTI TRAVAILLISTE : MILLE FOIS ARVIN BOOLELL !!!</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.allo-maurice.com/parti-travailliste-mille-fois-arvin-boolell%e2%80%89/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>NAVIN RAMGOOLAM, LER FINN ARRIVÉ POU OU LEV OU PAKÉ, OU ALLÉ</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/navin-ramgoolam-ler-finn-arrive-pou-ou-lev-ou-pake-ou-alle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Sep 2019 18:16:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[boolell]]></category>
		<category><![CDATA[clarisse house]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[guide]]></category>
		<category><![CDATA[lion]]></category>
		<category><![CDATA[macarena]]></category>
		<category><![CDATA[mandat]]></category>
		<category><![CDATA[navin ramgoolam]]></category>
		<category><![CDATA[parti travailliste]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir]]></category>
		<category><![CDATA[premier ministre]]></category>
		<category><![CDATA[ptr]]></category>
		<category><![CDATA[vénérables]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.allo-maurice.com/?p=1181</guid>

					<description><![CDATA[<p>Monsieur l’ancien Premier ministre, une nuit cette semaine-ci, j’ai fait un mauvais rêve, un vrai cauchemar en fait. Je me voyais à Maurice un mois après des élections que votre parti avait remportées, avec vous-même comme nouveau Premier ministre, pour un quatrième mandat de cinq ans !!!  Vous aviez beaucoup fait en quatre semaines à la tête du pays, comme après chacune de vos arrivées au pouvoir, avant que votre dilettantisme, votre pusillanimité et votre léthargie ne reprennent le dessus et que vous redeveniez ce que vous avez toujours été, soit un adepte de la continuité dans l’inaction, alors qu’il y a dans notre pays des montagnes de changements à apporter, du moins pour les courageux et les déterminés… </p>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/navin-ramgoolam-ler-finn-arrive-pou-ou-lev-ou-pake-ou-alle/">NAVIN RAMGOOLAM, LER FINN ARRIVÉ POU OU LEV OU PAKÉ, OU ALLÉ</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_7 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_7">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_7  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_7  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Monsieur l’ancien Premier ministre,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Une nuit cette semaine-ci, j’ai fait un mauvais rêve, un vrai cauchemar en fait. Je me voyais à Maurice un mois après des élections que votre parti avait remportées, avec vous-même comme nouveau Premier ministre, pour un quatrième mandat de cinq ans !!!</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Vous aviez beaucoup fait en quatre semaines à la tête du pays, comme après chacune de vos arrivées au pouvoir, avant que votre dilettantisme, votre pusillanimité et votre léthargie ne reprennent le dessus et que vous redeveniez ce que vous avez toujours été, soit un adepte de la continuité dans l’inaction, alors qu’il y a dans notre pays des montagnes de changements à apporter, du moins pour les courageux et les déterminés… </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme on aurait pu le prévoir, vous aviez passé ces quatre semaines à procéder à un grand nettoyage dans l’île, surtout dans la haute administration, pour vous défaire de tous ceux qui avaient servi Pravind Jugnauth de (trop) près, et à les remplacer par vos fidèles serviteurs ainsi que par les <em>roder boutte</em> acquis à votre personne et par tous ceux dont vous auriez besoin durant votre mandat.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Vous aviez déjà remplacé celui qu’on était arrivé à appeler ‘Marionnette’ sur les réseaux sociaux, en mettant à sa place quelqu’un de parfaitement dévoué à votre cause. Comme le peuple le sait déjà, chaque Premier ministre a son Commissaire de police particulier, comme quoi ce dernier sert d’abord la Primature avant de tenter d’assurer objectivement les tâches qui lui sont propres (pour ainsi dire !) concernant l’ordre, la discipline, la sécurité et la libre circulation des personnes dans le pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Vous aviez déjà montré que vous maintiendriez fermement l’optique de vos prédécesseurs et de vous-même selon laquelle, dans les hiérarchies de l’administration de Maurice, la soumission et l’obéissance, voire la dévotion, restent des qualités plus importantes chez les fonctionnaires que la neutralité, l’impartialité et la compétence. Tous les habitants auraient pu le deviner !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Tous ces changements allaient se faire à grands frais et allaient coûter « un pognon de dingue », comme aurait dit Emmanuel Macron, mais ce serait bien là le cadet de vos soucis. Chacun a son propre sens des priorités dans l’utilisation des ressources publiques à Maurice, comme votre prédécesseur l’avait si bien fait voir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Vous aviez aussi déjà commencé à adopter des mesures pour ‘casser/refaire’ ce que votre prédécesseur avait institué, question de vous venger de tout ce qu’il avait entrepris pour vous faire du mal et pour assurer son maintien au pouvoir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Votre manifeste électoral n’avait contenu, comme précédemment, aucun renseignement précis sur les mesures que vous comptiez prendre pour vous attaquer à la situation économique préoccupante du pays, au déficit de notre balance commerciale, à la corruption, au trafic d’influence, à la circulation de la drogue, au manque de civisme, à l’insécurité, à l’urbanisation sauvage, et au traitement dévoyé de notre environnement, de notre patrimoine et de nos ressources marines.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous le savons bien : toutes ces ‘ruptures’ (comme vous les appelez vous-même dans votre parler ‘marketing’) nécessitent du courage de la part des gouvernants, l’imposition de mesures fermes ainsi que des prises de conscience chez les Mauriciens ordinaires, eux qui sont habitués depuis 50 ans à faire comme il leur plaît, du moins dans la quasi-totalité des situations dans lesquelles ils se trouvent dans leur vie courante. Vous n’aviez rien évoqué sous ces différents chapitres depuis votre élection. Des dossiers sensibles, n’est-ce pas, susceptibles de vous mettre déjà à dos une clientèle d’électeurs devenue de plus en plus tyrannique au cours du dernier demi-siècle. Nous ne sommes pas dans le royaume du ‘Less li all kumsa mem’ pour rien.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">D’autres signes encore laissaient entrevoir que ce nouveau mandat serait du pareil au même : dans mon rêve, vous vous étiez déjà débarrassé des tenants de la cuisine, généralement anglophones, pour les remplacer par vos ‘frères’ et ‘sœurs’ francophones habituels, sachant qu’avec eux et elles, vous auriez affaire à des gens que j’appelle des « Philips », soit les dignes représentants du ‘c’est plus sûr’ ! Leur présence autour de vous allait leur donner accès à des informations circulant au plus haut niveau de l’État, eux dont les vénérables ascendants ont compris depuis des siècles combien la possession d’informations est cruciale et confère du pouvoir et de l’influence…</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">&#8212;   &#8212;   &#8212;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et puis, me réveillant brusquement, je suis devenu nerveux et j’ai éprouvé des difficultés à me rendormir. Mon esprit a divagué, et je me suis surpris à passer en revue les faits qui ont marqué vos trois mandats précédents, tout en essayant d’en tirer un bilan.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Sous certains rapports, vous ressemblez beaucoup à votre père, vous savez ?  Pour les observateurs attentifs, même sensation d’immobilisme, même sentiment d’hésitation à prendre des décisions et à défendre des dossiers de manière ouverte, énergique et clairement déclarée. Même refus de se soumettre, comme on peut le faire ailleurs, à des rencontres régulières avec les différents médias pour répondre spontanément à des questions dont les électeurs avisés attendent des éclairages précis, sans ambiguïté.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous sommes avec vous en plein dans le flou, le vague, le secret, l’indécis, le possible et l’éventuel. Sous vos trois mandats, la situation concernant l’immoralité, le manque de civisme, le désordre, les marchandages et l’irresponsabilité a continué à s’empirer. Dans un pays aussi en retard dans la formation du peuple à la vie politique et grâce à l’utilisation à fond du ‘jeu’ communaliste, vous avez gardé les électeurs dans une certaine ignorance des véritables considérations qui comptent pour notre avancement, car elles n’auraient pas été favorables à votre élection et/ou votre réélection.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Notre peuple a besoin de repères, d’exemples à émuler, de valeurs morales à absorber et d’orientations à considérer en matière d’avancement personnel, afin qu’il se situe et qu’il se retrouve dans son parcours de la vie. Au lieu de cela, il est constamment soumis aux violentes critiques que débitent les politiciens sur leurs adversaires sur les estrades. Voilà ce qui tient jusqu’à aujourd’hui la place de programmes politiques sur les estrades. Pire encore dans votre propre cas, nous avons eu en primeur une série de mauvais exemples que vous avez donnés au peuple depuis 1995 : l’épisode Macarena, votre infidélité, votre accumulation d’espèces et de devises chez vous pour le financement d’élections selon vos convenances, le maintien de votre parti politique dans l’informalité juridique la plus totale, votre autoritarisme, votre narcissisme, votre égocentrisme et votre amour déraisonnable du pouvoir politique, hérité de votre père.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La liste de vos comportements et de vos absences de décisions avisées et courageuses est très longue, Navin Ramgoolam. Aux éléments énumérés ci-dessus, l’on pourrait en ajouter bien d’autres, dont certains nécessitant une mention spécifique. En voilà cinq.</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour des raisons éminemment électoralistes, vous avez endossé le retrait des dispositions que Rama Sithanen avait courageusement réussi à faire adopter en 2006 à propos de la ‘National Residential Property Tax’, et ce faisant vous avez perpétué le sentiment injuste qui prévaut (comme dans bon nombre d’autres pays où prévaut le multiculturalisme) à l’effet que ce sont les membres des autres communautés qui doivent payer l’impôt et les autres charges publiques plutôt que soi-même et les autres membres de la communauté à laquelle on appartient. Bien peu de gens à Maurice comprennent jusqu’à maintenant qu’il est juste et normal que l’État prenne une partie raisonnable de ce que l’on reçoit comme revenus pour financer les dépenses publiques dont bénéficie l’ensemble des citoyens. Avec vous, une application de la taxe rurale peut attendre encore longtemps ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme l’aurait fait votre père, vous avez mis dans un tiroir le rapport de l’Electoral Supervisory Commission en 2009. Avec vous, le découpage approprié des circonscriptions de Maurice peut attendre ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Depuis 2005, vous avez roulé le peuple avec l’annonce dans votre manifeste électoral d’un Freedom of Information Act, qui n’a jamais vu le jour jusqu’à fin 2014. Il n’y a pas de meilleur exemple pour démontrer combien vous vous fichez de votre électorat. Il n’y a pas de plus forte démonstration du fait que les contre-pouvoirs sont d’une extrême faiblesse à Maurice ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Au cours de votre mandat de 1995 à 2000, il est arrivé un moment où vous avez voulu climatiser Clarisse House à Vacoas. Et votre « frère » B.G-D., qui est un excellent commercial (revenu à l’époque de l’Afrique du Sud, et reparti dans ce pays depuis maintenant une quinzaine d’années), a réussi à vous convaincre de placer la commande pour les équipements de climatisation de cette magnifique demeure directement auprès de lui, sans passer par un appel d’offres en bonne et due forme. Ce faisant, vous avez commis deux graves erreurs : vous avez placé les intérêts personnels de votre « frère » au-dessus des intérêts supérieurs du pays ; et vous avez porté atteinte au principe de la libre concurrence dans le pays, un principe que vous êtes supposé valoriser et faire respecter à tout instant comme Premier ministre. Le dossier « Airway Coffee » est d’ailleurs de la même veine.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais la plus grave tentative d’atteinte à notre démocratie a été votre alliance électorale avec Paul Bérenger avant les élections de décembre 2014, dont les termes prévoyaient que vous deviendriez président de notre République avec des pouvoirs nettement accrus au cas où vos deux partis remporteraient suffisamment de sièges lors de cette même élection pour permettre un apport de changements y relatifs dans notre Constitution.</span></li>
</ul>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Vous connaissant et connaissant ce dont vous êtes capable, je suis de ceux qui sont intimement convaincus que nous sommes passés, avec cette alliance politique heureusement défaite, bien près d’une gouvernance proche d’un système autoritaire, voire même d’une autocratie ‘soft’. En politique, les petits parvenus comme vous, dont l’impulsivité à montrer qui l’on est supposé être est viscérale, peuvent être une source de déliquescence très grave pour un pays.        </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour résumer, vous êtes devenu pour un grand nombre d’électeurs une vraie contrainte. Vous êtes directement responsable de l’affrontement violent qui vous oppose à la famille Jugnauth depuis cinq ans, vous continuez à donner des signes que votre laxisme et vos indécisions en matière de gouvernance continueront de plus belle au cas où vous retournez au pouvoir, vous flouez la communauté hindoue de Maurice en vous présentant comme son « guide » lors d’une présence à Grand Bassin, sans même savoir ce que signifie et implique réellement ce terme, et sans posséder la moindre disposition à servir de « guide » à une communauté particulière du pays, ce qui aurait laissé les autres en retrait, le cas échéant.</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">&#8212;   &#8212;   &#8212;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Notre pays est dans une situation difficile et délicate, Navin Ramgoolam, et vous en êtes en partie directement responsable. Il nous faut à tout prix faire partir la famille Jugnauth et ses acolytes du pouvoir, afin qu’il soit possible d’imprimer un nouveau départ à notre mère patrie, malgré les immenses obstacles qui se dressent devant nous et l’énergie considérable qu’une telle initiative demandera. Et l’un de ces plus gros obstacles à ce renouveau, c’est vous.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Vous êtes un fort obstacle à la défaite du MSM aux prochaines élections, car beaucoup de votants ne veulent pas donner leur voix à un Parti travailliste &#8211; pour lequel ils éprouvent par ailleurs beaucoup de sympathie &#8211; si vous restez à sa tête. Les réseaux sociaux montrent clairement que cette considération a beaucoup d’importance dans le contexte politique actuel. Vous êtes perçu comme un dinosaure et un poids lourd, et vous pourriez bien contribuer, en maintenant votre présence dans la liste de candidats aux prochaines élections, à la défaite de votre parti et par contrecoup au maintien au pouvoir de Pravind Jugnauth, ce qui serait une immense catastrophe pour notre pays et son avenir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Partez, pendant qu’il est encore temps. Sinon, vous finirez comme votre père en 1982, avec une sortie par la petite porte et le déshonneur…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Au début de 2015, vous avez agi de manière abjecte envers Arvin Boolell qui aurait dû, si vous aviez montré que vous savez ce qu’est la dignité et l’amour-propre, vous remplacer. Vous vous êtes servi de videurs (tapeurs) pour lui faire comprendre à l’entrée du siège de votre parti que, malgré tout, vous alliez bien rester son leader, malgré la défaite déshonorante à laquelle vous aviez conduit le PTr fin 2014. Mais, comme vous le dites couramment à qui veut l’entendre : « Moi qui décidé ! ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Après avoir beaucoup réfléchi aux différents scénarios qui se présentent à nous en vue de la prochaine consultation populaire et après les avoir comparés, je suis arrivé à l’intime conviction que c’est bien un Parti travailliste mené par Arvin Boolell qui a les meilleures chances de faire élire une équipe capable d’arrêter notre descente aux enfers et la réhabilitation politique et morale dont Maurice a tant besoin.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cet homme est ouvert, sincère, décidé et certainement bien plus compétent que vous. Je viens de relire la longue interview qu’il a accordée le 22 février 2016 à un quotidien. L’intitulé « Ne prenez pas mon humilité pour de la faiblesse » traduit bien une détermination, une assurance et une vision de l’avenir qui le placent en première position dans le vrai leadership du pays et l’animation avisée de notre cadre de vie. Sa vision de l’avenir, sa sobriété et la maturité dont il fait montre sont un vrai atout pour nous, loin des tractations mesquines, des coups de poignard dans le dos et de la navigation à vue.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour votre information, dans ma prochaine chronique, je m’adresserai directement à lui à travers une lettre ouverte, en premier lieu pour lui indiquer le soutien dont il pourra bénéficier de la part de nombreux Mauriciens dans une éventuelle démarche visant pour lui de s’imposer au sein de son parti. Il sera aidé, mais ce sera à certaines conditions. Car dites-vous bien que, pour ceux des électeurs qui réfléchissent un peu à Maurice, le « free hand » qui a été accordé jusqu’ici à ceux qui briguent les suffrages de l’électorat, c’est terminé. Vous aurez l’occasion de le constater dans les semaines à venir.</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">&#8212;   &#8212;   &#8212;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avant de terminer, j’ai pensé à vous offrir quelque chose. À travers les réseaux sociaux mauriciens circule actuellement une bande vidéo qui montre « Le retour du Roi Lion », c’est-à-dire votre éventuelle reprise en main des rênes du pouvoir dans l’île.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">J’oppose à cette bande vidéo une autre, bien plus sympathique, empreinte de fraîcheur, de spontanéité et d’optimisme. C’est une bande vidéo tournée en Suisse, une œuvre de « Kids United &#8211; Nouvelle Génération » avec un financement de l’UNICEF. Regardez-la bien. Elle inspire, car elle dit « Dans la jungle, la terrible jungle, le lion est mort ce soir… »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Allez, ça dure moins de 3 minutes… Cliquez sur le lien ci-dessous :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><a href="https://www.dailymotion.com/video/x6qfiz8" style="color: #000000;">https://www.dailymotion.com/video/x6qfiz8</a></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Je vous transmets, Monsieur l’ancien Premier ministre, mon souvenir le tout meilleur.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio         <br /></span></p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/navin-ramgoolam-ler-finn-arrive-pou-ou-lev-ou-pake-ou-alle/">NAVIN RAMGOOLAM, LER FINN ARRIVÉ POU OU LEV OU PAKÉ, OU ALLÉ</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>MORISIENS, PA LESS BANN-LA DECIDE POU NOU !</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/morisiens-pa-less-bann-la-decide-pou-nou%e2%80%89/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Jul 2019 19:25:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[constitution]]></category>
		<category><![CDATA[députés]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[exécutif]]></category>
		<category><![CDATA[financement]]></category>
		<category><![CDATA[jugnauth]]></category>
		<category><![CDATA[législatif]]></category>
		<category><![CDATA[ramgoolam]]></category>
		<category><![CDATA[select committee]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.allo-maurice.com/?p=1092</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans cette chronique, nous allons vous entretenir de la tentative de Pravind Jugnauth de nous imposer un système de financement des élections par les pontes du secteur privé et des contributeurs individuels. Notre système démocratique est en jeu… Au moment où nous rédigeons ces lignes, tout indique que cette initiative va aboutir à une double claque bien méritée, administrée par les représentants de l’opposition à l’Assemblée nationale, à l’égard du projet de loi concernant ce financement, que celui de la réforme électorale accompagne.</p>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/morisiens-pa-less-bann-la-decide-pou-nou%e2%80%89/">MORISIENS, PA LESS BANN-LA DECIDE POU NOU !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_8 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_8">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_8  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_8  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chers compatriotes,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans cette chronique, nous allons vous entretenir de la tentative de Pravind Jugnauth de nous imposer un système de financement des élections par les pontes du secteur privé et des contributeurs individuels. Notre système démocratique est en jeu…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Au moment où nous rédigeons ces lignes, tout indique que cette initiative va aboutir à une double claque bien méritée, administrée par les représentants de l’opposition à l’Assemblée nationale, à l’égard du projet de loi concernant ce financement, que celui de la réforme électorale accompagne.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Si le projet de loi est rejeté, l’autre partie qui va aussi prendre sa claque est évidemment Business Mauritius et son président, ce qui sera loin d’être un moindre mal. Le soutien qu’aura manifesté cette institution faîtière du secteur privé, juge et partie ‘donnante’ dans ce cadre, en dit long sur son rôle dans les relations entre le secteur privé et le gouvernement en place, quel qu’il soit, l’argent n’ayant pas d’odeur. Or, il faut à un moment ou un autre poser sur la table la question de principe : l’obligation morale, ça existe ? Et jusqu’à quel degré exactement ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Depuis deux semaines que le Premier ministre, qui est aussi ministre de tant d’autres secteurs, a fait paraître son texte de projet de loi, Maurice a eu droit à de nombreux échanges de qualité à son propos, presque essentiellement sur des plateformes numériques en streaming telles que TOP FM Mauritius, qui montrent clairement que le niveau des débats sur la vie politique locale s’améliore, et que les échanges qui y ont lieu gagnent en qualité et en intérêt (aussi longtemps que ce n’est pas un politicien agressif et pénible à écouter qui occupe l’écran).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Tant mieux pour la démocratie mauricienne ! Nous souhaitons à Murvind Beetun et à ses collègues une bonne continuation réussie de leurs programmes. Les émissions en direct que propose cette plateforme montrent clairement qu’avec peu de moyens, on peut faire nettement mieux que la station de diffusion supposément « nationale » du MSM ainsi que d’autres médias…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour revenir brièvement sur le contenu de ce projet de loi, il n’y a plus grand-chose à démontrer à propos de son caractère malsain et inapproprié : son adoption ne ferait que perpétuer un trafic d’influence qui dure depuis des décennies à Maurice et qui doit être combattu sans pitié, car il symbolise tout ce que Maurice a de pire en termes de copinage, de népotisme et de favoritisme. Comme toujours dans ces cas-là, ce sont ceux qui ne peuvent pas jouer dans la cour des grands (tant mieux d’ailleurs, à ce point de vue) et les gens honnêtes qui sont pénalisés. Et si ceux-ci sont perçus ici ou là comme des naïfs ou des ploucs, eux possèdent au moins deux qualités sans lesquelles l’homme n’est qu’un petit être : la dignité et l’amour propre !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>Trois aspects fondamentaux</u></strong> de cette tentative de modifier pour le pire le financement des élections à Maurice n’ont toutefois pas encore été abordés jusqu’ici et, compte tenu de leur grande importance, nous allons les examiner tour à tour : i) l’attitude indécente de nos parlementaires envers certains changements qu’ils apportent à notre vie politique alors qu’ils sont directement concernés par eux ; ii) l’impérieuse nécessité de confier à l’État tant l’organisation que le financement des consultations électorales ; et iii) le problème du contrôle éventuel des dépenses électorales dans le contexte de laxisme, de léthargie et d’immoralité qui caractérise le pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>I – Les députés peuvent-ils légiférer ou amender une législation existante sans l’aval du peuple</u><u> ?</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Seewoosagur Ramgoolam nous a imposé une constitution en 1967, et il nous a enlevé le droit de décider nous-mêmes du contenu de notre loi fondamentale. Cette année-là, c’est le Conseil législatif qui a adopté notre constitution, et non le peuple. En d’autres mots, on nous a volé ce qui n’appartenait qu’à nous d’adopter ou de rejeter, à travers un référendum à la majorité des votants.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ce viol du principe de la souveraineté du peuple envers ses représentants n’a jamais cessé depuis. Ainsi, nos députés ont voté, de manière parfaitement indécente depuis 1967, diverses réglementations portant sur leurs propres rémunérations, l’emploi contre salaires des députés de la majorité qui ne sont pas l’un de nos bien nombreux ministres (en Suisse, il n’y en a que 7), les modifications de notre Constitution apportées au fil des ans et des circonstances, en ignorant totalement les principes fondamentaux qui régissent tacitement les relations entre le peuple et ses représentants.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Notre démocratie est de type occidental. Elle est appelée ‘démocratie représentative’, et le peuple est donc appelé régulièrement à choisir ses représentants pour gérer l’État à sa place. À la fin de leur mandat, ces représentants sont invités à rendre compte des actions prises pendant la période concernée. S’ils veulent procéder à des changements dans leur propre traitement, dans l’emploi de députés et dans la Constitution, ils doivent avoir l’élémentaire décence de les proposer dans leur manifeste électoral, afin d’obtenir le feu vert de ceux qu’ils souhaitent représenter.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Se servir eux-mêmes, ou changer la loi fondamentale au gré de leurs humeurs relève d’un machiavélisme et d’un paternalisme abjects. Une telle condescendance est condamnable. Si l’une ou l’autre de ces initiatives n’ont pas été prévues au départ, le seul recours témoignant du respect des représentants du peuple auprès de ces derniers est un référendum en cours de mandat. Aucun abus de pouvoir et aucune exception à ces principes fondamentaux ne devraient être tolérés.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La solution de la mise sur pied d’un comité d’élite (Select Committee) n’est qu’un pis-aller à éviter à tout prix, le mot final encore une fois devant revenir au peuple, et il est alors tout à fait fondamental, essentiel et impératif que les membres du public soient invités à venir exprimer leurs points de vue aux membres de cette instance. Les membres de ce Select Committee n’auront aucun droit moral, intellectuel et politique à siéger et à décider entre eux du sort du financement des élections, car ils sont eux-mêmes, ainsi que les partis qu’ils représentent, partie prenante de la décision devant être prise. Ce n’était pas à Pravind Jugnauth de consulter qui il voulait à Maurice sur ses propres idées et de venir en faire état après : c’est là une négation des règles qu’il doit respecter en tant que représentant élu des citoyens. Bien qu’il soit imbu de son importance (toute relative à nos yeux), il est des principes élémentaires qu’il se doit de ne pas perdre de vue durant son mandat.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Députés de Maurice, êtes-vous capables de prendre suffisamment de recul pour analyser les obstacles au développement que vous constituez parfois ? Êtes-vous en mesure de vous livrer à une pensée suffisamment réflexive pour renoncer à celles de vos initiatives qui pénalisent la bonne marche de la démocratie ? Êtes-vous, d’après vous, à la hauteur des véritables enjeux qui se présentent dans la vie de tous les jours à Maurice et dans les îles et qu’il faut affronter ? Avez-vous le courage nécessaire pour répondre à ces questions ? </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>II – Seul l’État est en mesure de neutraliser durablement les agissements des sbires et des coteries locaux et étrangers</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ce n’est que ceux qui y trouvent leur intérêt qui peuvent prétendre que le projet de loi tel que présenté peut garantir la transparence du processus électoral à Maurice. S’ils sont tant soit peu convaincus de la justesse de ce qu’ils disent, ce dont on peut fortement douter, il ne peut alors s’agir que de personnes dont il faut se méfier, car ne comprenant pas ou ne voulant pas comprendre les réels dangers des financements par les pontes locaux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans les systèmes évolués, on sait très bien que la seule et unique façon de garantir la propreté d’une élection consiste à en confier l’organisation à l’État. Même là, la méfiance reste de mise à chaque instant. Prenez le cas de Maurice : nos structures parlementaires et la mentalité très discutable qui domine chez les politiciens aboutissent au fait que notre corps législatif et notre corps exécutif ne bénéficient d’aucune séparation claire. Si l’on ajoute à cela la mentalité « to mem papa », on aboutit à une situation où le Premier ministre contrôle totalement l’exécutif et la partie du législatif constituée des membres de son parti et des partis associés : ils sont tous entièrement à son service en permanence. Est-ce dans un tel cadre flou et indéfini avec un minimum de précision que l’on décide de permettre au secteur privé de financer officiellement les consultations populaires dans le pays, sans préciser ce qui adviendra des apports ‘extérieurs’ ?  Si c’est ça notre démocratie, elle ressemble alors à s’y méprendre au macronisme français, de par lequel le président du pays est le chef politique incontesté d’à peu près toutes les structures importantes du pays et impose même son image sur les affiches pour les élections européennes (Qui a établi en 1961 qu’il devrait être obligatoirement au-dessus des partis ?) Avec ces chefs-là, on est en route sans diversion possible vers la déchéance morale et politique. Seuls les imbéciles ou les insouciants peuvent accepter de telles situations !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi donc, pour nettoyer la politique mauricienne des effets pernicieux des roupies, des jetons et des bakchichs, l’incapacité d’une majorité de citoyens de comprendre les réels enjeux du développement constitue une contrainte majeure. Quelle est la proportion de Mauriciens qui, en votant, évalue même de manière élémentaire la pleine signification du vote qu’elle accorde à un parti ou à un(e) candidat(e) ? Quand commencera-t-on à voter dans ce foutu pays pour des idées plutôt qu’uniquement pour de petits potentats de bas étage qui n’ont que leur propos démagogiques et dangereux à offrir à une population sans aucun sens des exigences d’une vraie démocratie ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et toi, peuple de Maurice, encore combien de temps vas-tu laisser exploiter intellectuellement, mandat après mandat, la majorité de tes membres par des politiciens qui ne te respectent pas et qui ont leurs propres priorités à soigner ? Te rends-tu compte des contraintes que tu infliges à l’île Maurice en élisant au pouvoir des politiciens du calibre de Navin Ramgoolam et de Pravind Jugnauth ? Es-tu conscient des frustrations que tu crées auprès de ces quelques dizaines de milliers de Mauriciens perspicaces qui ont maintenant largement dépassé le stade de l’octroi des faveurs béates que tu accordes à cette poignée d’opportunistes, et qui sont maintenant bien munis pour inspirer et réaliser un mauricianisme digne de ce nom ? As-tu une vague idée de ce que pourraient être tes réponses aux questions susmentionnées ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nota : Avis à ces « konne-tout » locaux qui estiment que l’organisation des élections par l’État en France n’empêche pas la corruption et le trafic d’influence de continuer à prévaloir. Le contrôle des élections par l’État fonctionne tout à fait correctement dans ce pays, d’ailleurs avec toute la rigueur requise. Ce qui vient ensuite pénaliser ce processus réussi, c’est ce qu’en font les élus eux-mêmes ainsi que les instances de contrôle post-élections pourries par l’infiltration dans leurs rangs d’individus biaisés politiquement. Chacun sait qu’en France, les instances judiciaires et constitutionnelles sont divisées par des considérations partisanes.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>III – Dans le cadre mauricien, un éventuel financement des élections par l’État posera un problème aigu de contrôle éventuel des dépenses électorales.</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">On nage constamment à Maurice dans l’opaque, l’à peu près, la politique du ‘lakoz ou’ et celle du ‘less li all kumsa mem’. Le manque de rigueur et de discipline est tellement courant que l’on a pris l’habitude de considérer cela comme une situation normale, ce qu’il n’est évidemment pas.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Si l’on aboutit en temps et lieu à une situation où l’État mauricien (pour ce qu’on peut attribuer à ‘État’ comme signification à Maurice) prend en charge le financement des élections, deux mesures de grande importance devront y être intégrées : i) la constitution d’instances de contrôle composées des personnes rigoureusement compétentes, profondément honnêtes et PARFAITEMENT INDÉPENDANTES ; ii) un contrôle des dépenses mené tant à travers des livres comptables que sur le terrain lors des campagnes par des représentants de haut vol de ces instances indépendantes maîtrisant leurs prérogatives et leurs obligations parfaitement. Peut-on espérer y arriver à Maurice ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’aspect ‘grand village’ du pays où beaucoup de personnes se connaissent conduit souvent à un mélange inséparable entre ce qui est personnel et ce qui est professionnel. La longue tradition qui prévaut dans les bureaux des entreprises, en fonction de laquelle le personnel se sert de temps en temps des biens ou des services de faible valeur appartenant à ses employeurs est là pour en témoigner.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous voulons dire, avant de conclure, que nous continuerons à veiller sans relâche à la bonne marche de nos institutions dans l’île, en dénonçant ceux qui par cupidité, par stupidité et par avidité du pouvoir, empêchent notre démocratie d’avancer vers une situation infiniment plus honorable et satisfaisante qu’elle ne l’est aujourd’hui. Le développement se construit toujours sur ceux qui sont disposés à servir, et jamais sur ceux qui ne cherchent qu’à se servir…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio      </span></p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/morisiens-pa-less-bann-la-decide-pou-nou%e2%80%89/">MORISIENS, PA LESS BANN-LA DECIDE POU NOU !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>COMMENT FAIRE LE PEUPLE DE MAURICE GAGNER EN MATURITÉ…</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/comment-faire-le-peuple-de-maurice-gagner-en-maturite/</link>
					<comments>https://www.allo-maurice.com/comment-faire-le-peuple-de-maurice-gagner-en-maturite/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Jun 2019 18:42:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[19 août]]></category>
		<category><![CDATA[budget]]></category>
		<category><![CDATA[by-election]]></category>
		<category><![CDATA[circonscription]]></category>
		<category><![CDATA[citoyenneté]]></category>
		<category><![CDATA[constitution]]></category>
		<category><![CDATA[décret]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[ile maurice]]></category>
		<category><![CDATA[jugnauth]]></category>
		<category><![CDATA[piton]]></category>
		<category><![CDATA[Platon]]></category>
		<category><![CDATA[Rivière du Rempart]]></category>
		<category><![CDATA[sensibilisation]]></category>
		<category><![CDATA[writ]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.allo-maurice.com/?p=1047</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans le bilan comptable de cinquante années d’indépendance, il y a deux ou trois « postes » qui illustrent la défaite de la démocratie chez nous. L’une de nos grandes défaites est celle de la moralité personnelle et publique. La dégradation des faibles et peu nombreuses valeurs que nous entretenions avant l’indépendance a été constante depuis 1968, et nous sommes maintenant arrivés au stade où les politiciens en vue n’essayent même plus de cacher certaines de leurs actions, mesures et abus de pouvoir. </p>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/comment-faire-le-peuple-de-maurice-gagner-en-maturite/">COMMENT FAIRE LE PEUPLE DE MAURICE GAGNER EN MATURITÉ…</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_9 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_9">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_9  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_9  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chers compatriotes,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans le bilan comptable de cinquante années d’indépendance, il y a deux ou trois « postes » qui illustrent la défaite de la démocratie chez nous. C’est Platon qui disait que « la démocratie n’est possible que dans un État peuplé de dieux » (« dieux » voulant dire des personnes très bien munies sur le plan intellectuel). C’est la raison pour laquelle il préférait le système politique de « l’aristocratie » (où le savoir et la raison de l’élite dominent »).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’une de nos grandes défaites à Maurice est celle de la moralité personnelle et publique. La dégradation des faibles et peu nombreuses valeurs que nous entretenions avant l’indépendance a été constante depuis 1968, et nous sommes maintenant arrivés au stade où les politiciens en vue n’essayent même plus de cacher certaines de leurs actions, mesures et abus de pouvoir. Pour obtenir une liste non exhaustive de ces actes qui devraient, dans un pays normal, conduire à des sanctions, consultez les écrits de Touria Prayag, l’une des rares journalistes de la presse écrite qui semble bien être capable et résolue de s’exprimer avec courage et lucidité, sans se courber aux exigences du langage politiquement correct, dont la contribution à notre déchéance a été majeure.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cette faiblesse de notre démocratie est évidemment due à des facteurs bien précis. Examinons-les :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’origine modeste de la majeure partie de ceux venus s’installer à Maurice. Lorsqu’on n’a pas beaucoup de moyens ou si la culture à laquelle on appartient ne favorise pas nécessairement l’introspection, la pensée réflexive et le sens critique, il est difficile de sortir de la dépendance morale et intellectuelle de ceux qui agencent leur comportement précisément pour tirer parti de cette faiblesse ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les valeurs morales n’ont pas le même poids dans les différentes cultures. Les études, par exemple, montrent clairement que la mentalité du « to mem papa, to mem mama » est encore très présente dans la classe laborieuses à Maurice. Dans de tels contextes, prendre du recul et se bâtir un sens critique est difficile ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous vivons dans une société fortement inégalitaire, dans laquelle les moyens nécessaires à une éducation personnelle voulue par soi-même sont souvent inexistants ou très faibles ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et de loin le facteur le plus important a été depuis l’origine la démission des politiciens envers la prise de conscience des citoyens vis-à-vis de leurs libertés et de leurs responsabilités. Aucun des Premiers ministres de Maurice depuis l’indépendance n’a soulevé le petit doigt pour mettre sur pied des instances de sensibilisation, de responsabilité et de devoir de contribution du peuple à ses devoirs envers le pays. Tout n’a tourné qu’autour de considérations bassement matérielles et, si elles sont importantes, elles sont bien loin d’être les seules qui peuvent œuvrer au devenir d’une communauté, comme nous l’avons indiqué récemment.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nos politiciens ont été soit parfaitement inconscients de la nécessité de prendre des mesures pour éduquer nos citoyens au civisme, à la citoyenneté, à la contribution de chacun au bien commun, dans lequel cas ils ont été des irresponsables, soit alors (ce qui est plus probable) ils ont estimé que rendre un peuple un peu plus avisé et critique ne servirait pas leur agenda politique. Nous avons eu droit à des renoncements dès le départ : « Ou kapav anpess devlopman coquin, ou ? » et le fameux « Moralite napa ranpli vent ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le seul organisme qui a été mis sur pied – l’ICAC – est comme ailleurs sous la férule du parti au pouvoir, et il n’intervient qu’<strong><u>après les délits</u>. </strong>Il n’a aucune fonction préventive, alors que c’est la seule qui soit capable de donner des résultats à terme.</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le développement industriel des années 1980, pas préparé et prévu par les gouvernements en place, a rompu l’ordre ancien de « l’épouse en charge des soins et des travaux domestiques », a créé une séparation prolongée entre les enfants et leurs parents et a pénalisé la stabilité de très nombreux foyers. On en voit les résultats aujourd’hui dans la violence sexuelle, les séparations, la prostitution et le drogue. Il s’agissait évidemment de pallier ces contraintes notamment par le biais de crèches et de garderies répondant aux besoins des ouvrières, mais nos politiciens n’en ont eu cure ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Encore une autre raison, et pas des moindres, explique cette démission envers l’accompagnement des jeunes vers le monde adulte : l’absence d’une véritable structure réunissant ce qu’on appelle déjà presque partout en Afrique « les organisations de la société civile » (OSC). Une telle structure, forcément cohérente et tant soit peu unie, serait la seule à pouvoir faire pendant aux deux autres pouvoirs (du moins ceux comptant parmi les pouvoirs non opaques) et interpeller énergiquement et ouvertement les politiciens et les pontes du privé sur un ensemble de questions relatives à la marche du pays et au bien commun, telles que la transparence (ou son manque), les libertés civiles, les vides juridiques, la corruption, les abus de pouvoir, les contre-pouvoirs, le trafic d’influence, la bonne marche des institutions, les problèmes de passe-droits et la discrimination sous ses différentes formes. En d’autres mots, les représentants de ces OSC dépasseraient largement le cadre de leur mission immédiate pour se mettre ensemble et s’attaquer aux contraintes du développement au niveau national en se constituant en une force critique et de proposition.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le cloisonnement des communautés et l’auto-censure individuelle et collective expliquent cette absence dans une grande mesure. Et c’est vraiment dommage !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En face d’une telle situation, quelles sont les mesures à prendre ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Commençons d’abord par définir, forcément schématiquement, la nature et les contraintes courantes du problème à résoudre. Pour le dire crûment, il s’agit de vaincre l’inconscience et de mettre le peuple en face de ses droits et l’éduquer à ses devoirs. En d’autres mots, il faut lui faire prendre conscience de son rôle dans la Cité et de sa contribution à sa bonne marche.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À travers l’Histoire, on a procédé à cette éducation, là où elle a été estimée judicieuse, en en confiant la responsabilité à trois parties : l’école, le foyer et les autorités. Les efforts doivent être persistants, et les résultats positifs ne se manifestent généralement qu’au bout de plusieurs décennies. Mais l’investissement est payant, car un comportement responsable à un niveau national est générateur de productivité, d’ascension sociale, de relations intercommunautaires fructueuses, de perspicacité dans le raisonnement et les analyses et, en fin de compte, de l’acquisition du sentiment d’une vie satisfaisante et remplie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À Maurice, les temps où les enseignants apportaient à leurs élèves non seulement des connaissances dans certains domaines, mais aussi des principes et des valeurs à chérir dans leur vie ne sont plus. Ce que rapportent des sources d’information sur ce qui se passe dans des institutions scolaires et sur le comportement des élèves en public est stupéfiant. Ce qui l’est davantage, c’est la passivité et la démission des autorités. Singapour est moins mal loti à ce propos que notre île, ne trouvez-vous pas ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Passé l’école, il y a le foyer. La tâche des parents est probablement la plus importante et la plus nécessaire qui soit pour l’éducation des enfants à la vie, à l’échelle des valeurs, à l’importance des sentiments à porter aux siens, à la communauté et à la nation, ainsi qu’à la dignité de son être et au respect de soi-même et des autres. Le problème, qui explique pourquoi les membres des classes populaires sont presque toujours condamnés à subir le même sort, génération après génération (excepté lorsque le hasard de la génétique fait émerger un être brillant qui réussit à s’extraire à sa condition) tient au fait que les parents dans les foyers pauvres ne sont pas eux-mêmes toujours munis des dispositions et des connaissances leur permettant de stimuler intellectuellement leur progéniture.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Passé l’école et le foyer, il reste les autorités, et parfois ce qu’on peut appeler « les bonnes volontés ». De l’État, nous n’avons rien obtenu depuis toujours. On ne stimule pas publiquement à Maurice les qualités susceptibles de rendre les citoyens conscients de ce qu’ils sont capables d’apporter à la société et de la façon de se comporter envers eux-mêmes, les autres et le pays. Électoralement, ça a non seulement aucun intérêt, mais ça peut être pénalisant par rapport au discours d’un concurrent qui harangue la foule en promettant le maximum, même au détriment de l’ordre, de la rigueur, de la responsabilité individuelle et du sens de l’effort. Le laxisme, l’à-peu-près, les trucages, la déliquescence et la lâcheté se perpétuent. Le désordre moral, le flou dans la perception que l’on a du monde et l’absence de toute échelle de valeurs se maintiennent. C’est le fameux « Less li all kumsa mem, do ! » qui prévaut encore dans de nombreux cas.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous voyons bien et nous félicitons même les initiatives extrêmement louables prises par des groupes comme « Projet de société » de Malenn Oodiah ou comme YUVA qui visent à promouvoir une prise de conscience de nos obligations dans notre vie courante, mais nous craignons que sans une volonté politique, des moyens beaucoup plus importants, surtout au niveau des établissements scolaires, et une forte détermination, les résultats ne se manifesteront que très (trop) lentement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">C’est à cette aune que nous mesurons pleinement l’impérative nécessité pour Maurice de se débarrasser dès que possible de ces piètres politiciens qui encombrent notre scène politique et nous font, somme toute, plus de mal que de bien. Quelqu’un comme Pravind Jugnauth ne se rend même pas compte de l’immense tort qu’il fait au pays en donnant régulièrement le mauvais exemple à nos concitoyens à travers la prise de décisions que la morale élémentaire condamne. À ce titre, il est partiellement responsable de la vaste immoralité qui règne dans la société mauricienne. Si nous avons eu à subir ce type de politiciens jusqu’à maintenant, c’est parce que le peuple, dans sa majorité, ignore jusqu’à aujourd’hui le tort qu’il cause <strong><u>au pays et à lui-même</u></strong> en les maintenant dans leurs fonctions. Quant à ces politiciens, se rendent-ils seulement compte que si le peuple mauricien était un peu plus averti, ils auraient été renvoyés dans « lacaze mama » avec un coup de pied bien placé depuis très longtemps ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’exemple le plus édifiant que nous puissions mettre en avant à ce propos tient à la décision du Jugnauth du jour de faire émettre un décret portant fixation de l’échéance au 19 août 2019 pour la soumission de candidatures pour l’élection de remplacement dans la circonscription n° 7 en novembre prochain. Avec son budget, il était sur le terrain de l’irresponsabilité envers nos finances, en utilisant nos fonds publics pour se payer une popularité ; il se trouve maintenant sur le terrain de l’indécence, dans son comportement envers l’électorat de Piton-Rivière du Rempart. Mais, combien de nos compatriotes sont conscients du fait que cette fois-ci, l’individu dépasse nettement les bornes et se sert littéralement des électeurs de Piton-Rivière du Rempart, et du peuple de Maurice en général, comme des pions pour se livrer à un jeu infect, de par lequel un individu quelconque se ferait élire éventuellement pour trois ou quatre semaines avant la procédure suivante relative aux élections générales ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Que l’individu décide finalement de ne pas faire tenir une élection partielle en novembre n’a aucune importance ici. Ce que nous mettons en avant, c’est le fait qu’il manipule les électeurs comme de petits toutous à sa disposition pour se livrer à sa stratégie abjecte dans le cadre des élections à venir. Dit crûment, il montre aux électeurs du n° 7 que ce qui l’intéresse consiste uniquement à se servir d’eux pour des objectifs personnels bassement électoralistes, n’ayant aucun rapport avec leur représentation et leurs intérêts. De plus, il montre clairement son manque de respect pour les institutions.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Devant ce piteux processus, des Mauriciens pour qui la dignité signifie quelque chose réagiraient de la manière suivante :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Aucun candidat ne se manifesterait, pour bien signifier à l’individu que personne ne se laissera prendre à son sale petit jeu, susceptible de coûter au contribuable des dizaines de millions de roupies si jamais un scrutin avait effectivement lieu ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Afin que l’individu comprenne qu’il est en train de vouloir se payer la tête des Mauriciens et que, cette fois-ci, enough is enough (comme dirait le spéculateur en euros), une journée de débrayage pacifique à travers tout Maurice serait organisée le lundi 19 août, afin qu’il retienne bien une chose : c’est nous qui sommes souverains, et c’est nous qui déciderons de l’avenir de ses initiatives.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mauriciens : retournons cette situation en notre faveur, reprenons l’initiative et emmenons l’individu directement aux élections générales en jetant la feuille du « writ » mal rédigé par son président par intérim dans la poubelle de l’Histoire !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et sachons nous montrer solidaires avec l’électorat du numéro 7, en lui apportant notre soutien moral et en le lui faisant savoir !</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio       <br /></span></p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/comment-faire-le-peuple-de-maurice-gagner-en-maturite/">COMMENT FAIRE LE PEUPLE DE MAURICE GAGNER EN MATURITÉ…</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.allo-maurice.com/comment-faire-le-peuple-de-maurice-gagner-en-maturite/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>DANS QUELQUES JOURS, PETIT PRA-PRA NOËL VA PASSER…</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/dans-quelques-jours-petit-pra-pra-noel-va-passer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 May 2019 16:15:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[budget]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[déficit]]></category>
		<category><![CDATA[dette]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[ile maurice]]></category>
		<category><![CDATA[impôts]]></category>
		<category><![CDATA[monétaire]]></category>
		<category><![CDATA[PIB]]></category>
		<category><![CDATA[taxes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.allo-maurice.com/?p=1008</guid>

					<description><![CDATA[<p>La présentation annuelle du budget est proche : comme vous savez, elle se fera dans une semaine, le 10 juin… C’est l’occasion pour nous de jeter un œil à un exercice qui, pour beaucoup de Mauriciens, se résumera à se mettre devant un poste de télévision et attendre la partie du discours du ministre des Finances qui comportera, possiblement, un allègement ou un cadeau fiscal quelconque pour eux. À l’intention de ceux qui n’ont pas été formés aux sciences économiques, nous disons qu’un budget est un volet de la politique économique d’un pays dont l’importance est très grande et dont les mesures peuvent donc être positives, simplement neutres, mais aussi négatives et pénalisantes, selon les situations et, surtout, selon les hommes qui la mènent.</p>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/dans-quelques-jours-petit-pra-pra-noel-va-passer/">DANS QUELQUES JOURS, PETIT PRA-PRA NOËL VA PASSER…</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_10 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_10">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_10  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_10  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Chers lecteurs et lectrices, chers contribuables,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">La présentation annuelle du budget est proche : comme vous savez, elle se fera dans une semaine, le 10 juin…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">C’est l’occasion pour nous de jeter un œil à un exercice qui, pour beaucoup de Mauriciens, se résumera à se mettre devant un poste de télévision et attendre la partie du discours du ministre des Finances qui comportera, possiblement, un allègement ou un cadeau fiscal quelconque pour eux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">À l’intention de ceux qui n’ont pas été formés aux sciences économiques, nous disons qu’un budget est un volet de la politique économique d’un pays dont l’importance est très grande et dont les mesures peuvent donc être positives, simplement neutres, mais aussi négatives et pénalisantes, selon les situations et, surtout, selon les hommes qui la mènent.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Jetons quelques notions et quelques principes de base à la lecture des non-initiés…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">La politique économique d’un pays est constituée de deux volets : sa politique monétaire, et sa politique budgétaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">A &#8211; La politique monétaire. Celle-ci est menée par la banque centrale, en toute autonomie, dans les pays démocratiques. Elle concerne la gestion des réserves de monnaies, tant locales qu’étrangères, la fixation des taux de change, la réglementation du secteur bancaire et le contrôle des institutions qui y mènent des activités, le suivi constant de la masse monétaire, le contrôle de l’inflation, l’imposition des taux d’intérêts que se chargent les banques entre elles (qui ont une répercussion directe sur les taux d’intérêts pratiqués par les banques envers leur clientèle). Enfin, la banque centrale représente ce qu’on appelle « le prêteur de dernier recours », celui auquel les banques commerciales s’adressent lorsqu’elles sont à court de fonds.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Particularité de cet organisme : il est considéré dans de nombreux pays comme totalement libre de mener la politique monétaire la plus prudente et favorable pour le pays et, de ce fait, les interventions des politiciens dans ses prérogatives sont très mal considérées (surtout si le gouverneur de la banque centrale en question est une forte personnalité, reconnue pour ses compétences). Demandez à Xavier Duval ce qui lui est arrivé lorsqu’il a voulu contraindre la direction de la ‘Bank of Mauritius’, il y a quelques années…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">B – La politique budgétaire. Elle est beaucoup plus complexe et, pour la mener, il s’agit de prendre en compte un nombre considérable de facteurs, tant comptables qu’humains, dans beaucoup de domaines d’intervention.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Comme vous devinez, le budget d’un État ressemble au niveau de son principe au budget d’un foyer. Essentiellement, il faut lever les fonds permettant de financer les dépenses à faire. Mais, différemment du foyer, la politique à mener ici est délicate, car il s’agit de s’assurer que les prélèvements sont justes et ne pénalisent pas les plus démunis, que les fonds alloués sont dépensés à bon escient et efficacement, que les dépenses soient équitablement réparties et contrôlées, et que les ressources allouées servent véritablement à stimuler la croissance et le renforcement des capacités des « agents économiques », car c’est le moyen le plus courant de relever le niveau de vie d’une population.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Le budget de l’État comporte donc généralement une multitude de mesures, dont les principales portent, du côté des revenus, sur trois sources principales – les droits de douane, la TVA et les impôts – et du côté des dépenses sur le financement des besoins des différents ministères et des infrastructures. En agissant sur les revenus et les dépenses ainsi que sur leurs ampleurs respectives, un ministre des Finances peut utiliser un budget pour stimuler la croissance de l’économie, le pouvoir d’achat de la population et les moyens à dégager pour garantir un développement constant et appréciable.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Dans un budget, disons celui de Maurice, il y a toujours un équilibre à trouver entre les revenus, les dépenses et ce qu’on appelle « la formation de capital », ce qui signifie, dans ce dernier cas, que suffisamment de fonds doivent être mis de côté pour que l’État mauricien puisse investir dans une perspective de long terme dans des infrastructures et divers éléments dits sociaux.</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Si l’État ne dépense pas assez, la croissance peut s’en ressentir ;</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Si l’État dépense trop, il endette les contribuables pour longtemps ;</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Si l’État dépense trop dans le social et la consommation, il pénalise l’investissement et les activités de production ;</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Si l’État ne mène pas une politique fiscale (de taxation) appropriée, il crée des inégalités dans le système ;</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Si l’État intervient trop dans l’économie, il pénalise les activités du secteur privé, qui est réputé utiliser les ressources disponibles de manière plus efficiente que ne peuvent le faire les pouvoirs publics ;</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Si l’État est trop généreux envers les citoyens de manière générale, il fabrique alors des parias qui deviennent de plus en plus dépendants de lui, avec des conséquences désastreuses pour l’initiative personnelle, l’effort et la dignité des individus ;</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Si l’État favorise trop la consommation dans notre pays, qui dépend énormément de l’étranger pour son approvisionnement en marchandises et en certains services, nous devons compter de plus en plus sur le tourisme, secteur qui aujourd’hui génère des montants importants de devises étrangères, pour payer pour nos importations selon les réserves disponibles.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Dans certaines circonstances, les politiques au pouvoir pensent que le peuple est capable d’accepter une fiscalité de plus en plus lourde. En France, ça donne les « gilets jaunes ». À Maurice, pendant la deuxième partie des années 1970, la fiscalité directe et indirecte a très lourde. Par ailleurs, les autorités fiscales ont fermé les yeux sur le grand nombre de citoyens taxables qui ne payaient aucun impôt sur leur revenu. Ceci a abouti en 1976 et en 1979 à des journées de désobéissance civile, que nous avons personnellement organisées à Port-Louis. En deux fois, la ville est restée morte pendant toute une journée. Deux dévaluations de la roupie ont suivi, avec des conséquences très douloureuses pour le peuple mauricien.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">De nos jours, la discrimination envers l’impôt se perpétue à Maurice entre régions urbaines et régions rurales (bien que la connotation communale de ces deux géographies soit aujourd’hui moins forte). Rama Sithanen, d’assez loin le plus compétent ministre des Finances qu’ait jamais connu notre pays, avait eu le courage (alors que Paul Bérenger avait tellement hésité, avant de renoncer) d’imposer à l’issue des élections de 2005, une taxation des biens immobiliers dans les régions rurales, ce qui n’était que justice et équité dans un pays républicain. Et comme il fallait s’y attendre, sa mesure a été (très) mal reçue, ce qui signifie en clair que même ceux qui, dans les régions rurales, habitent des demeures suffisamment cossues pour être taxées estiment qu’ils ne devraient pas l’être.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">C’est le ministre des Finances actuel qui, occupant ce portefeuille quelques années plus tard, n’a pas hésité une seconde à abolir cette taxe. Comme chacun sait, à Maurice, les humains des villes et les humains des campagnes, ce ne sont pas les mêmes humains !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Fâcheuse mentalité, qui a prévalu dans toutes les sphères de la société mauricienne à une certaine époque, à l’effet que, dans un pays multiculturel, payer l’impôt est inutile car cela revient à payer pour ce que d’autres peuvent bien payer. Nous en sommes toujours là d’ailleurs avec la « taxe rurale ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Pravind Jugnauth a, de son côté, pratiqué depuis plus d’une décennie, une politique laxiste en matière de fiscalité, à l’inverse de Seewoosagur Ramgoolam. Abolition de la « taxe rurale », abolition de la taxation des plus-values, exonération totale des sommes héritées issues des successions, droits de douane toujours plus bas visant le « duty-free island », imposition très légère des individus et des sociétés, le pays est devenu un paradis fiscal tant pour les Mauriciens que pour les touristes et les étrangers acquéreurs de biens immobiliers très intéressés à venir vivre à Maurice.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Cette politique, pour (très) favorable qu’elle puisse être pour les contribuables de tous bords, conduit aussi à des situations dangereuses. Premièrement, le manque à recevoir, sur le plan fiscal, doit obligatoirement être recueilli ailleurs. Il n’y a qu’à regarder la façon dont la dette du pays s’est accrue depuis 5 ans pour comprendre où les fonds ont été trouvés pour les dépenses publiques. Si on veut comprendre où les dettes de l’État toujours plus fortes peuvent mener, il faut tout simplement jeter un coup d’œil sur la situation sociale actuelle en France.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Deuxièmement, la forme de fiscalité que pratique Maurice est profondément injuste, et conduit à des inégalités fortement perverses en matière d’équité. Au vu des énormes besoins du pays pour son avancement (dont beaucoup ne sont même pas conscients) le « flat rate » de l’impôt sur le revenu pour l’ensemble des contribuables est inacceptable d’un point de vue moral, si tant est qu’une politique budgétaire comporte aussi sa part de moralité. Au risque de se tromper, l’on ne peut s’empêcher de penser que, là encore, c’est bien la dimension électoraliste qui a poussé le gouvernement actuel à se montrer aussi généreux envers les contribuables locaux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Ceux qui ont le mérite ou la chance de bénéficier de gros revenus dans le pays ne peuvent pas ne pas comprendre qu’une telle politique fiscale n’est pas tenable à long terme, d’abord et avant tout dans leur propre intérêt.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Signalons enfin combien, sur le plan politique, il est difficile, pour ne pas dire presque impossible, de faire remonter le niveau de certaines impositions après qu’elles aient été baissées de manière déraisonnable et opportuniste par les autorités. Les contribuables individuels refusent que l’on touche à leurs acquis et comprennent difficilement les raisons exactes de retours en arrière.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Voilà où nous en sommes actuellement à Maurice. Le toujours plus d’exemptions et de subventions et le toujours plus de prestations publiques a été abondamment commenté ces dernières semaines, et il nous est possible de caractériser la conjoncture économique du pays comme suit :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Les étalons généralement utilisés pour jauger notre situation économique ne sont pas très favorables : la dette du pays continue à augmenter, la croissance reste modeste et le chômage ne se résorbe pas ;</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">D’autres tendances notées sur une longue période traduisent des contraintes plus fondamentales, à caractère structurel. Dans la liste, l’on trouve : i) le profond déficit commercial du pays, qui dénote une incapacité à faire progresser nos exportations ; ii) un régime douanier favorisant la consommation de produits importés au détriment des produits fabriqués localement, la valeur globale des premiers continuant résolument à représenter environ le double de nos exportations de marchandises ; iii) le fort biais de la fiscalité se maintient et creuse des inégalités de plus en plus profondes entre les différents groupes de contribuables ; iv) le « deal » entre un groupe particulier de contribuables/votants et les politiciens du même bord se maintient, à travers l’accord tacite, voire explicite, que traduit le « nous sommes généreux, fiscalement parlant, envers vous, gratifiez-nous de votre vote le moment venu ». Tant pis si à Maurice l’agencement de la relation entre les politiciens et leur clientèle continue à dominer largement l’engagement courageux dans des politiques cohérentes clairement définies, des programmes structurés et des manifestes électoraux à respecter impérativement, qui restent largement secondaires. La subjectivité et la préférence donnée à ceux qui sont du même groupe (nou kalite) reste prédominante, du moins dans une partie de notre communauté nationale encore majoritaire.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Devant une telle situation, il nous faudrait comme ministre des Finances un homme (ou une femme) suffisamment courageux(se) pour inverser les situations et les tendances qui se présentent actuellement. Concrètement, cela reviendrait à adopter les politiques suivantes :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">A – Mener une politique budgétaire rigoureuse, avec un programme de recettes et de dépenses en équilibre ;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">B – Adopter un budget qui limite les interventions de l’État dans les activités économiques à une proportion raisonnable, afin qu’il n’évince pas les ressources dont ont besoin les entreprises pour se développer ;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">C &#8211; Dégager une politique favorisant la production locale à travers une protection douanière raisonnable, afin que se maintiennent des activités agricoles, industrielles et des services mauriciens dignes de nos capacités ;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">D – Au lieu de dilapider des ressources financières, pour des motifs purement électoralistes, dans des allocations qui iront vers la consommation plutôt que vers l’épargne et l’investissement, consacrer ces mêmes ressources au lancement de projets indispensables pour notre développement, surtout dans les domaines de l’éducation et de la formation, de la protection de l’environnement, de l’éradication des fléaux qui détruisent notre société et de la promotion de la transparence, du civisme et de la citoyenneté, des considérations qui n’ont toujours aucun sens pour la vaste majorité des politiciens en place ;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">E – Inciter fiscalement les entrepreneurs à découvrir et à se livrer à des activités dégageant nettement plus de valeur ajoutée, dans de nouveaux secteurs, que celles qui sont déjà maîtrisées ;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">F – Enfin, et c’est là que le courage politique se manifestera ou pas, il faudra impérativement relever sensiblement, avec des barèmes progressifs, l’imposition des contribuables et des sociétés à partir d’un certain seuil de revenus. Sans ces mesures éminemment pertinentes, il sera difficile de commencer à inverser les tendances et à rembourser les dettes publiques, à trouver les moyens de financer le développement, qui est un vaste chantier, et à pourvoir à des améliorations dans les infrastructures et les secteurs requérant une profonde modernisation.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">De loin, le pire qui puisse arriver à notre pays sera de voir les politiciens continuer à mener leur politique de toujours – « less li al kumsa mem, do ! » envers et contre tout. Plus que tout, ce qui a fait Maurice péricliter au cours des 50 dernières années, c’est le laxisme, la léthargie, le manque de courage et d’ambition, et la démission (morale, s’entend).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Si l’on veut vraiment favoriser et privilégier l’avancement de Maurice, notre ministre des Finances a l’impératif devoir de privilégier les défis plutôt que les solutions de facilité, les initiatives d’investissement plutôt que la consommation, la sincérité plutôt que l’opportunisme, la franchise plutôt que les déguisements, le concret plutôt que les rêves et les fausses espérances, l’honnêteté plutôt que la fourberie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Dans quelques jours, nous verrons bien si le pays, son développement économique dans la durée et l’avenir de ses habitants comptent plus pour Pravind Jugnauth que l’utilisation de notre politique budgétaire à des fins électoralistes. Dans la conjoncture difficile que nous savons, nous comprendrons bien où il place ses priorités. Nul doute que son discours sera très instructif à cet égard.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Ah ! Nous avons failli oublier de vous donner un conseil : écoutez et lisez les déclarations que feront beaucoup de représentants de tel ou tel autre secteur du pays à la presse juste après le discours du budget ! À part quelques rares propos judicieux et objectifs, le reste de ces déclarations sera truffé de langage politiquement correct ou excessif. Nous savons déjà que pour les partis d’opposition, par exemple, le budget sera forcément mauvais, voire infect.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Attendons-nous donc à entendre et lire la semaine prochaine de nombreux propos traduisant surtout de la soumission, de l’opportunisme et de la candeur, mais aussi un peu de perspicacité, d’esprit rationnel et d’intelligence.</span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: right;"><span style="color: #000000; font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">A. Jean-Claude Montocchio      </span></p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/dans-quelques-jours-petit-pra-pra-noel-va-passer/">DANS QUELQUES JOURS, PETIT PRA-PRA NOËL VA PASSER…</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>PEUPLE DE MAURICE, LE SOUVERAIN C’EST TOI, PAS LA COUR SUPRÊME…</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/peuple-de-maurice-le-souverain-cest-toi-pas-la-cour-supreme/</link>
					<comments>https://www.allo-maurice.com/peuple-de-maurice-le-souverain-cest-toi-pas-la-cour-supreme/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 May 2019 17:41:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[constitution]]></category>
		<category><![CDATA[cour suprême]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[ile maurice]]></category>
		<category><![CDATA[indépendance]]></category>
		<category><![CDATA[peuple]]></category>
		<category><![CDATA[représentation démocratique]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.allo-maurice.com/?p=989</guid>

					<description><![CDATA[<p>Notre chronique de la semaine dernière nous ayant valu quelques critiques acerbes, nous pensons qu’il est utile que nous y revenions brièvement, avant de continuer à traiter la question déterminante pour notre avenir, en tant que société multiculturelle, de la déclaration ou non du groupe auquel on appartient lorsqu’on se porte candidat à une élection dans l’une des circonscriptions de Maurice. Depuis les quatre mois que nous animons cette chronique hebdomadaire, nous tentons d’analyser la situation sociopolitique de notre pays en mettant en avant les considérations fondamentales du vivre-ensemble. Ainsi, nous avons couvert, entre autres, les thèmes de la place de la femme dans notre vie politique, notre combat contre la corruption et le trafic d’influence, les attaques contre la démocratie et le traitement différencié qu’accordent les autorités aux communautés de l’île. Plus que tout, nous avons condamné le jeu infect auquel se livrent les têtes de partis depuis 50 ans : non-responsabilisation des Mauriciens « laissés pour compte intellectuellement », car pas favorable électoralement.</p>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/peuple-de-maurice-le-souverain-cest-toi-pas-la-cour-supreme/">PEUPLE DE MAURICE, LE SOUVERAIN C’EST TOI, PAS LA COUR SUPRÊME…</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_11 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_11">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_11  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_with_border et_pb_module et_pb_text et_pb_text_11  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #e00b00;">Recevez nos chroniques dès qu’elles paraissent ! Dans la rubrique « ABONNEZ-VOUS À CE SITE PAR E-MAIL » (menu de droite), communiquez-nous votre adresse e-mail, puis cliquez sur « ABONNEZ-VOUS ». Nous ferons le reste ! Et nous vous garantissons que nous n&rsquo;utiliserons en aucun cas votre adresse à d&rsquo;autres fins.</span></em></span></p></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_12  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chères Mauriciennes, Chers Mauriciens,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Notre chronique de la semaine dernière nous ayant valu quelques critiques acerbes, nous pensons qu’il est utile que nous y revenions brièvement, avant de continuer à traiter la question déterminante pour notre avenir, en tant que société multiculturelle, de la déclaration ou non du groupe auquel on appartient lorsqu’on se porte candidat à une élection dans l’une des circonscriptions de Maurice.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Depuis les quatre mois que nous animons cette chronique hebdomadaire, nous tentons d’analyser la situation sociopolitique de notre pays en mettant en avant les considérations fondamentales du vivre-ensemble. Ainsi, nous avons couvert, entre autres, les thèmes de la place de la femme dans notre vie politique, notre combat contre la corruption et le trafic d’influence, les attaques contre la démocratie et le traitement différencié qu’accordent les autorités aux communautés de l’île. Plus que tout, nous avons condamné le jeu infect auquel se livrent les têtes de partis depuis 50 ans : non-responsabilisation des Mauriciens « laissés pour compte intellectuellement », car pas favorable électoralement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La semaine dernière, nous avons mis en avant deux points de vue :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le bilan des politiciens qui nous dirigent depuis 1968 est largement négatif, et il devient impératif de procéder au renouvellement de notre personnel politique ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>Rezistans ek Alternativ</em> n’a pas le droit moral d’inviter la Cour Suprême à prendre une décision sur la déclaration d’appartenance (ou pas) des candidats à une communauté précise lors d’élections, car cela débouchera inévitablement sur une situation sur laquelle ce mouvement n’a et n’aura aucun contrôle. La définition de « Mauricien » pour des besoins de recensement, de découpage des circonscriptions, de la tenue des élections, de l’allocation des 8 sièges additionnels juste après, du processus législatif, du gouvernement ainsi que des droits et devoirs de la population est une question beaucoup trop délicate pour être traitée par morceaux, comme on tente de le faire actuellement. Elle doit être prise dans son ensemble et traitée en une seule fois, et non pas par « chiquettes ».</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour avoir fait ressortir ces deux considérations, nous avons été traités de réactionnaire et de nouveau NMU, et l’on nous a accusé de « rejeter les autres » et de « stigmatiser ». On retrouve là cette vieille habitude de beaucoup de Mauriciens de classer les gens selon leur identité plutôt que par rapport à ce qu’ils ont dans la tête.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À tous ceux qui sont passés loin de ce que nous avons tenté de mettre en avant comme message, nous disons simplement ceci : il y a maintenant des décennies que nous avons placé notre sentiment d’appartenance au pays et de respect pour nos concitoyens bien au-dessus d’une quelconque identification de notre part avec des groupes ou des individus particuliers. Notre erreur aura probablement été de n’avoir pas utilisé, pour nous exprimer, le langage politiquement correct qui depuis si longtemps empêche de nombreux Mauriciens de dire ouvertement ce qu’ils pensent tout bas et d’en discuter. Mais nous ne baisserons pas les bras ! Nous continuerons à plaider pour une île Maurice plus juste, plus égalitaire, plus dynamique et davantage guidée par l’intelligence, la raison et le mérite que par les faux-fuyants et la démission à l’égard de nos obligations et des impératifs de notre développement. </span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">* * *</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Reprenons donc chers lecteurs, si vous voulez bien, nos propos de la semaine dernière relatifs à l’affaire judiciaire actuellement soumise à la Cour suprême. Faut-il ou pas que les candidats à une élection au législatif aient la prérogative de décider s’ils doivent s’enregistrer auprès du commissaire électoral comme de simples Mauriciens ? Ou faut-il plutôt que les candidats déclinent leur appartenance à l’un des quatre groupes particuliers mentionnés dans le paragraphe 3 (Communities) du First Schedule [Section 31 (2)] de notre Constitution ?  Ou encore, pourraient-ils choisir entre les deux propositions ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour comprendre pleinement l’existence de cette disposition concernant les quatre groupes communautaires de notre pays dans notre Constitution, il s’agit de la considérer sous son angle historique.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A &#8211; En 1967, les leaders politiques de Maurice ont invité le peuple à choisir entre une association avec la Grande-Bretagne (PMSD et partis associés) et l’indépendance du pays (PTr et partis associés). Aujourd’hui, avec le recul, on se rend compte que le deuxième choix – l’indépendance – était le meilleur ;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">B – Avant les élections générales d’août 1967 qui ont décidé de l’indépendance de Maurice, les représentants du PMSD ont proposé à Seewoosagur Ramgoolam de faire tenir un référendum pour laisser le peuple souverain décider lui-même de l’adoption de notre Constitution, plutôt que de lui enlever cette tâche et d’en faire voter le texte seulement par des députés. Non seulement le Premier ministre d’alors a refusé ce référendum, mais il a demandé au Professeur De Smith de rédiger une Constitution où le processus du référendum pour le traitement des questions de grande importance pour le pays a été réduit à deux uniques « sections » (1 et 57 (e)) de celle-ci, dont l’une relative à la durée des législatures.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Si le PMSD a eu tort de mettre en avant une proposition d’association avec la puissance colonisatrice, il a par contre eu parfaitement raison de demander qu’un référendum pour l’adoption de notre Constitution se tienne. Cela n’aurait évidemment pas changé grand-chose à la suite des événements, mais il s’en allait d’une question de principe fondamental pour toute démocratie de type occidental.  </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il faut savoir, en effet, que les systèmes politiques européens – dont est issu notre propre système – qui étaient basés sur le droit divin ont été graduellement remplacés aux 17e et 18e siècles en Europe par d’autres fondés – tacitement, mais fondés quand même – sur un accord entre le peuple et ses représentants, dans lequel ces derniers s’engagent à gouverner le pays pour lui. Il existe toutefois dans beaucoup de systèmes des dispositions qui permettent au peuple de décider lui-même directement, par référendum, dans des circonstances exceptionnelles.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Aujourd’hui, en 2019, nous payons les conséquences de ce refus de S. Ramgoolam en 1967 d’accepter la requête du PMSD de faire endosser notre Constitution par le peuple. Au lieu de décider nous-mêmes, nous sommes dans une situation où quelques citoyens mauriciens ont soumis aux juges de notre Cour suprême une requête que ces derniers s’apprêtent à examiner, afin d’en décider, et pour communiquer ensuite leur opinion (sous quelle forme juridique ?) aux membres de notre appareil législatif pour leur « further consideration ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour traiter de cette requête, le chef juge de la Cour suprême fait ressortir que l’île Maurice est signataire (depuis 1973) du « Pacte international relatif aux droits civils et politiques », un traité des Nations Unies par le biais duquel l’État mauricien s’est engagé à respecter et à garantir à tous les citoyens du pays des droits énumérés dans ledit pacte. Quels sont ces droits ?  Il s’agit essentiellement de ceux figurant dans la Charte des Nations Unies, soit la reconnaissance de la dignité humaine, des droits égaux mentionnés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, ainsi que des libertés civiles et politiques auxquelles a droit chaque humain.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme stipulé dans le pacte, l’humain doit pouvoir jouir de ces droits « sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d&rsquo;opinion politique ou de toute autre opinion, d&rsquo;origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous posons simplement une question : la Cour suprême de Maurice est-elle compétente en matière d’interprétation de la Constitution du pays ?  A-t-elle le droit moral d’émettre un avis sur une question qui relève de la souveraineté du peuple ?  Dans la meilleure des circonstances, ne faudrait-il pas que ce soit lui (le peuple) qui décide en toute conscience d’une question aussi fondamentale, averti au préalable des conséquences de son vote pour notre pays, sur le plan international, de toute éventuelle modification de la Constitution ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous estimons qu’un peuple mûr doit avoir les moyens de décider, de lui-même et pour son propre compte, de la formulation de certaines dispositions de sa loi fondamentale, et non pas avoir à se soumettre aux points de vue d’une instance judiciaire ne siégeant même pas à titre d’instance constitutionnelle.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le peuple doit pouvoir s’exprimer dans deux circonstances :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">1.  à l’occasion d’élections générales, en votant pour confier à ses représentants la gouvernance de son pays, et</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">2.  lors d’un changement de sa loi fondamentale. Il doit être capable d’utiliser le référendum, seule forme de démocratie directe à sa disposition, pour décider de manière souveraine de questions ayant trait à son identité et son avenir. Car c’est bien le contrat démocratique qu’il conclut avec ses représentants qui met en place et oriente l’exercice du pouvoir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Si les députés qui nous dirigent voulaient faire preuve d’un vrai sens des responsabilités à notre égard, ils procéderaient comme suit :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À l’Assemblée nationale, ils voteraient à l’unanimité et dans les meilleurs délais une modification de notre Constitution permettant au peuple de décider lors d’un référendum de la question qui a été soumise à la Cour par Rezistans ek Alternativ ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ils prendraient des dispositions pour que ce référendum se tienne en même temps que les prochaines élections générales, ce qui serait d’une grande commodité.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">C’est Jean-Jacques Rousseau qui disait, à propos de la démocratie représentative, que le peuple n’est souverain qu’un seul jour : le jour de l’élection. Dès le lendemain de cette élection, il n’est plus titulaire de sa souveraineté puisqu’il s’en est dessaisi au profit des représentants qu’il a élus. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Devant si peu de pouvoir, faut-il qu’on enlève aussi au peuple souverain la prérogative de statuer dans quelles conditions exactes doit se dérouler la vie politique de son pays ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Terminons avec une information qui intéressera nos lecteurs. L’application des droits de l’homme dans le monde est supposée être assurée par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, soit l’instance mise sur pied à la suite de la signature du Pacte international relatif aux droits civils et politiques en 1973 (voir ci-dessus). Ce Pacte international a servi de référence à la Cour suprême dans le passé, toujours pour le traitement de cette requête d’abolition de l’appartenance à une communauté particulière à Maurice.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Parmi les pays-membres qui siègent à ce Conseil pour l’année civile 2019 figurent des pays comme l’Arabie Saoudite, Bahreïn, la Chine, Cuba, la République du Congo, la Somalie et le Cameroun, qui piétinent allègrement les droits de l’homme et de la femme chez eux. À vous, lectrices et lecteurs, d’apprécier la valeur qu’attribuent ces chères Nations Unies aux droits de l’homme et du citoyen dans certaines de ses propres instances et dans certains de ses pays-membres !  Si cette situation n’est pas une farce, elle lui ressemble drôlement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio       </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/peuple-de-maurice-le-souverain-cest-toi-pas-la-cour-supreme/">PEUPLE DE MAURICE, LE SOUVERAIN C’EST TOI, PAS LA COUR SUPRÊME…</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.allo-maurice.com/peuple-de-maurice-le-souverain-cest-toi-pas-la-cour-supreme/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>RÉSISTER À REZISTANS EK ALTERNATIV &#8211; GROUPUSCULE DANGEREUX</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/resister-a-rezistans-ek-alternativ-groupuscule-dangereux/</link>
					<comments>https://www.allo-maurice.com/resister-a-rezistans-ek-alternativ-groupuscule-dangereux/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 May 2019 09:35:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[bérenger]]></category>
		<category><![CDATA[candidats]]></category>
		<category><![CDATA[discrimination]]></category>
		<category><![CDATA[duval]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[Electoral]]></category>
		<category><![CDATA[judiciaire]]></category>
		<category><![CDATA[jugnauth]]></category>
		<category><![CDATA[minorités]]></category>
		<category><![CDATA[ramgoolam]]></category>
		<category><![CDATA[représentation démocratique]]></category>
		<category><![CDATA[rezistans ek alternativ]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.allo-maurice.com/?p=968</guid>

					<description><![CDATA[<p>WAZAAAAA ! Détendez-vous, nous sommes dans ce pays où il fait bon vivre et où tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. Ne sommes-nous pas vraiment chanceux ? Ici, à Maurice, ne sommes-nous pas vraiment gâtés ?Tu parles ! Plus sérieusement et nettement moins naïvement, faisons le point sur la situation de Maurice après 50 ans de gouvernement par des politiciens hindous chez qui le pouvoir, ou même enn boutt de celui-ci, est beaucoup plus important que la promotion des intérêts supérieurs du pays.Faisons rapidement le point sur leur bilan...</p>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/resister-a-rezistans-ek-alternativ-groupuscule-dangereux/">RÉSISTER À REZISTANS EK ALTERNATIV &#8211; GROUPUSCULE DANGEREUX</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_12 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_12">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_12  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_with_border et_pb_module et_pb_text et_pb_text_13  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #e00b00;">Recevez nos chroniques dès qu’elles paraissent ! Dans la rubrique « ABONNEZ-VOUS À CE SITE PAR E-MAIL » (menu de droite), communiquez-nous votre adresse e-mail, puis cliquez sur « ABONNEZ-VOUS ». Nous ferons le reste ! Et nous vous garantissons que nous n&rsquo;utiliserons en aucun cas votre adresse à d&rsquo;autres fins.</span></em></span></p></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_14  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chères Mauriciennes, chers Mauriciens,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">WAZAAAAA ! Détendez-vous, nous sommes dans ce pays où il fait bon vivre et où tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. Ne sommes-nous pas vraiment chanceux ? Ici, à Maurice, ne sommes-nous pas vraiment gâtés ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Tu parles ! Plus sérieusement et nettement moins naïvement, faisons le point sur la situation de Maurice après 50 ans de gouvernement par des politiciens hindous chez qui le pouvoir, ou même <em>enn boutt</em> de celui-ci, est beaucoup plus important que la promotion des intérêts supérieurs du pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Faisons rapidement le point sur leur bilan :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voilà plus de cinquante ans que deux familles nous mènent en bateau sans véritablement encourager les citoyens à se discipliner, à devenir intègres, à apporter au pays au moins autant qu’ils ne reçoivent de lui, à apprendre ce qu’est le civisme et le sens du respect envers soi-même et les autres, à acquérir une échelle de quelques valeurs de base communes à toutes les composantes de la société, et à œuvrer — fût-ce de temps en temps — pour le développement et l’avenir du pays plutôt que pour leur propre poche ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pendant cinquante ans et plus, nous avons vécu avec une constitution bancale qui nous a été imposée, en tant que peuple, et qui est tellement déséquilibrée que les minorités autres que celle des Hindous ne peuvent participer au pouvoir qu’en s’engageant dans une coalition forcément temporaire avec un parti pro-hindou, dans lequel leur mot à dire ne peut s’exprimer pleinement ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous sommes maintenant arrivés, avec le régime des Jugnauth, dans une situation caractérisée par une corruption et un trafic d’influence abjects, une consommation de drogues dures qui détruit nos jeunes, un népotisme qui crève les yeux, une rivalité stérile et très coûteuse entre deux politiciens hindous, une insécurité qui ne cesse de grandir, une anarchie totale en matière d’aménagement de nos terres, des services publics défaillants, un discours politique d’un niveau déplorable et dégoûtant, un degré d’endormissement de la population au point où ce qui se passe dans l’île ne semble pas susciter de grandes préoccupations, les quelques voix qui s’élèvent prêchant manifestement dans le désert ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Depuis quelques mois et de plus en plus, Pravind Jugnauth pratique une politique axée sur la demande qui est économiquement désastreuse mais politiquement payante. C’est très exactement la politique qu’avaient suivie S. Ramgoolam et V. Ringadoo il y a 40 ans et qui a conduit le pays à la fin des années 1970 à deux dévaluations successives. Pravind Jugnauth utilise impunément depuis plusieurs mois l’argent du contribuable pour se refaire une virginité auprès de ses sympathisants potentiels, sans que grand monde ne trouve à y redire. En ce faisant, il vise encore une fois SA clientèle, en laissant pour compte ceux qui n’ont aucun intérêt pour lui sur le plan électoral.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Moralement, physiquement et intellectuellement, la déchéance de l’île Maurice est maintenant patente.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">* * *</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">C’est dans ce climat délétère qui prévaut dans le pays que surgit actuellement un fait extrêmement préoccupant, qui pourrait aboutir à la disparition de l’identité et des intérêts durement acquis des minorités non hindoues à Maurice.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais avant de l’aborder, nous prévenons en toute simplicité ceux qui pensent que les Mauriciens des différentes communautés sont maintenant prêts et disposés à perdre leurs identités respectives pour les faire fusionner dans un mauricianisme encore indéfini : ce qui suit ne leur conviendra pas ! Il y a bien sûr de plus en plus de Mauriciens, dont le nombre reste quand même encore peu élevé, qui ont voulu et su transcender leur appartenance à un groupe précis pour s’identifier et vivre en harmonie, bonne entente et proximité avec d’autres pas issus du même groupe qu’eux. C’est tout à leur honneur !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais le mauricianisme, le vrai, n’existe pas et n’est pas encore apparu chez nous : notre histoire est trop brève et une fusion culturelle trop complexe au stade actuel pour que quiconque puisse prétendre symboliser, de par son comportement, sa culture, sa psychologie et ses convictions un vrai mauricianisme. La nation ne se décrète pas, elle émerge à son heure. À notre sens, pas avant trois, quatre, voire cinq générations, et encore… Laissons donc les rêveurs rêver à leur aise.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">C’est dans un tel contexte qu’un groupuscule qui s’affiche « de gauche », <em>Rezistans ek Alternativ</em>, revient à la charge avec une nouvelle requête au judiciaire d’une décision portant sur l’abolition de la nécessité de déclarer son appartenance à l’une des quatre composantes communautaires de la société mauricienne lorsqu’on se porte candidat à une consultation populaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avant d’exprimer nos plus fortes réserves envers ce dangereux plaidoyer, revenons à la situation qui prévaut dans notre pays depuis l’indépendance sur le traitement fortement discriminatoire réservé aux membres de certains groupes qui composent la communauté de l’île par les politiciens qui se sont succédé à la tête du pays depuis 1968, Bérenger compris.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ce pitoyable tableau est le suivant :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Depuis avant 1968 jusqu’à aujourd’hui, les Premiers ministres successifs ont favorisé leur clientèle électorale de manière abjecte, à un tel point que les postes dans les différents organismes du secteur public sont occupés, sans l’ombre d’un doute et dans une proportion d’au moins 80 %, par les membres de cette même clientèle, alors qu’elle ne représente au maximum que 45 % de notre population. Une des principales conséquences indirectes de cette politique est celle que l’on a appelée « le malaise créole »<a href="#_ftn1" name="_ftnref1" style="color: #000000;">[1]</a>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Par ailleurs, dans notre supposée république, une discrimination prévaut sur le plan fiscal à l’avantage de ceux vivant hors des régions couvertes par les municipalités du pays. Nous y reviendrons bientôt.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Tout Maurice sait que les politiciens hindous, depuis avant même l’inoubliable « nou pou protez nou montagn » de Harish Boodhoo en 1982, ne travaillent, pour ce qui concerne les postes à pourvoir dans la fonction publique, que pour leurs soutiens électoraux. Les autres membres de la population ne les intéressent pas beaucoup. S’il y en a quelques-uns dans des emplois publics, c’est pour que l’on puisse montrer et dire que l’exercice n’est pas favorable à une seule communauté.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">C’est bien à cause de cela qu’avec l’aide du lèche-bottes Bérenger les recensements ont cessé, tant pour retarder les changements dans les délimitations des circonscriptions que pour ne pas montrer ouvertement l’évolution du nombre de membres des différentes communautés les unes par rapport aux autres. Ceci a si bien arrangé électoralement les leaders politiques hindous que Ramgoolam a mis dans un tiroir (habitude héritée de son père) le rapport de l’Electoral Boundaries Commission en 2010, avec la complicité tacite de tous les partis politiques, quels qu’ils soient, tant au pouvoir que dans l’opposition.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>Rezistans ek Alternativ</em> est un mouvement qui mène, de toute évidence, une politique de gauche, l’unique formation de ce type dans l’île, à part LALIT de Ram Seegobin. Les gauchistes en France et ailleurs dans le monde sont connus pour être des idéalistes chez qui fait totalement défaut un sens adéquat de la réalité. En France, lorsqu’on veut être cynique envers la gauche, on l’appelle « le Camp du Bien ». Le gauchiste a toujours eu de bien nobles ambitions, mais il a toujours failli dans leur accomplissement. La disparition quasi totale du socialisme en Europe de l’Ouest n’est pas un accident.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans le climat délétère qui règne à Maurice actuellement, <em>Rezistans ek Alternativ</em> veut jouer au valeureux preux. Pensez-vous, si sa nouvelle initiative aboutit, ne restera plus qu’à convaincre notre assemblée nationale, et les candidats aux élections n’auront plus alors à décliner leur identité. Sur papier, ça donne « élévation morale, ouverture d’esprit, regroupement communautaire, non-identification avec le séparatisme communal, etc.)</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais dans la pratique, l’adoption d’une telle mesure serait catastrophique, excepté pour les politiciens hindous, qu’elle ravirait au plus haut point. Pensez-vous : plus de recensements à relent supposément communaliste, plus de différences entre les différents groupes de Mauriciens, tous pareils !  Pravind Jugnauth et Navin Ramgoolam seraient enchantés, car ils pourraient continuer à offrir des postes, des emplois, des avantages à leur clientèle traditionnelle composée d’Hindous dans une proportion bien supérieure à leur poids réel dans la population, car non différentiable du reste de la population, celle-ci devenant subitement composée de Mauriciens, tout simplement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À notre avis, le moment est venu pour les minorités autres que celle des Hindous de faire comprendre aux leaders politiques composant “la bande des quatre” qu’ils vont dorénavant un peu trop loin. Il arrive un point où l’abus d’une situation privilégiée devient tellement manifeste et envahissant que ceux qui en sont les gros perdants pourraient estimer qu’un boycott actif de l’action gouvernementale devient nécessaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous sommes intimement convaincus que la paix publique dans un pays multiculturel comme Maurice doit être préservée à tout prix. Mais nous pensons tout autant que le langage politiquement correct a maintenant beaucoup trop envahi l’espace public, et que nous devons clairement faire ressortir tant à Jugnauth qu’à Ramgoolam (ainsi d’ailleurs qu’à Bérenger et à Duval, des “<em>roder coalition”</em> dans le cadre des élections à venir), que les minorités non hindoues vont devoir s’exprimer beaucoup plus fermement dans l’avenir s’ils continuent à privilégier ouvertement leurs sympathisants et à flouer les principes élémentaires d’une démocratie représentative supposément égalitaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Disons aussi clairement <strong>aux politiciens hindous au pouvoir ou souhaitant y accéder de nouveau</strong> quelque chose que nous n’avons jamais osé dire ouvertement à ce jour, mais que nous ainsi que beaucoup d’autres gardent quand même en tête : depuis 1968, ceux qui à Maurice pensent et agissent à partir d’une culture et des comportements occidentaux-types privilégiant l’ordre, la rigueur, le dynamisme, le professionnalisme et l’ouverture au progrès, ont dû régulièrement avaler beaucoup de couleuvres venant des Ramgoolam et des Jugnauth depuis 50 ans et plus. Ils ont rongé leurs freins et payé le prix fort pour ne pas provoquer des frictions dans le pays. Si ces efforts, qui semblent ne jamais avoir été reconnus, continuent à être pris pour acquis, un virage dans les relations risque d’être pris dans un proche avenir. Trop, c’est trop ! Si deux familles hindoues veulent se bouffer entre elles, libre à elles d’offrir au pays leur piteux spectacle, mais qu’elles ne mêlent pas tous les Mauriciens à ce jeu, et surtout, qu’elles ne fassent pas ceux que leur sale affrontement n’intéresse pas payer le prix de leurs enfantillages de bas étage.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>Rezistans ek Alternativ</em> doit arrêter son jeu infect, qui ne peut que diluer plus avant la perception que l’on se fait des intérêts de chaque communauté du pays. Subron et Cie. sont en train de saper le sentiment d’appartenance à une culture précise et l’attachement à une identité que veut conserver encore longtemps une majorité de la population, Hindous compris. Les Mauriciens ne sont pas disposés à s’engager dans un jeu dont ils ne perçoivent même pas les règles et les éventuelles contraintes pour faire plaisir à quelques rêveurs.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Faisons aussi ressortir que l’approche du mouvement <em>Rezistans ek Alternativ</em> est simpliste. S’il veut montrer sa détermination à œuvrer en faveur d’une fusion à terme des différentes composantes de la société mauricienne, qu’il soit cohérent avec lui-même et qu’il commence par donner la preuve de la sincérité de sa démarche : qu’il initie un vrai combat, dans une transparence totale, contre le communalisme infect que pratiquent les politiciens hindous et qui retarde l’intégration ; qu’il combatte ouvertement et fermement la corruption et le trafic d’influence qui minent la méritocratie à Maurice ; qu’il s’engage à divulguer comment il va mobiliser la population contre la dilapidation des fonds publics à des fins bassement électoralistes ; qu’il nous dise comment il compte s’y prendre pour inculquer un minimum de respect à l’environnement ainsi que du civisme aux Mauriciens qui en manquent, y compris les Créoles susceptibles d’en bénéficier ; et enfin, qu’il nous dise quel type de politique il souhaitera instaurer et imposer dans le pays s’il arrive au pouvoir : communiste, socialiste, social-démocrate, ou peut-être alors un “pot-pourri — fouillis”, comme celui qui prévaut actuellement ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">De plus, nous nous attendons à ce que leurs déclarations d’intention, si jamais ils le font, soient suivies de prises d’action bien visibles et concrètes, en totale cohérence avec les objectifs clairs que le groupuscule aura annoncés au départ. À l’œuvre ! Du courage, et des explications franches et précises… ! On n’en attend pas moins de la part des membres d’un groupe qui prône haut et fort l’abolition de la déclaration relative à l’appartenance ethnique ainsi que les grands principes irréalistes d’une gauche par ailleurs en disparition accélérée dans le monde entier.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Du paradis où il faisait bon vivre avant l’indépendance, les politiciens hindous ainsi que Bérenger et Duval ont réussi à en faire un enfer où règnent dorénavant l’indécence, l’opportunisme, la saleté, la laideur, la corruption, le trafic d’influence, la drogue, l’insécurité, des services publics défaillants, la léthargie, les passe-droits, les abus de pouvoir et de biens sociaux, un énorme gaspillage, une incapacité à planifier et la conduite d’une politique incohérente et contradictoire à la petite semaine. Un énorme fatras à l’état pur, loin d’un État civilisé et moderne !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mauriciennes et Mauriciens de tous bords et de toutes communautés qui êtes conscients des gabegies, des manquements et des comportements indécents constamment répétés venant des politiciens qui ont charge de notre pays et qui sont en train de le paupériser avant de le faire sombrer, joignez-vous à nous pour leur dire : nous en avons marre ! Et pour leur dire en pleine figure : dégagez et laissez la place à des politiciens autrement plus capables et dynamiques que vous !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Suivons donc le dossier de<em> Rezistans ek Alternativ </em>de très près : comme vous savez, il est actuellement soumis à l’examen de notre plus haute instance judiciaire. Tenons-nous prêts à défendre nos cultures et nos identités respectives ainsi que notre vivre-ensemble actuel, afin de les mettre à l’abri des politiciens qui voudraient bien profiter d’une dissolution forcée de nos composantes dans un magma informe d’où les minorités non hindoues sortiront perdantes. Et à <em>Rezistans ek Alternativ</em>, disons fermement : Allez porter votre syncrétisme et vos lubies chez les naïfs et les petits idéologues à votre image !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous nous adressons aux Mauriciens éclairés et courageux : notre patrie est en danger. Il nous faut nous réveiller ! Certains veulent continuer à nous endormir. Nous devons lever la tête pour nous opposer à l’exploitation intellectuelle à laquelle nous sommes soumis et à la résignation forcée que nous subissons depuis trop longtemps.</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio       <br /></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: small; color: #000000;">[1] Voir en particulier l’excellent ouvrage de l’anthropologue Rosabelle Boswell, d’origine mauricienne, intitulé « Le Malaise Créole — Ethnic Identity in Mauritius » (texte en anglais) — Berghahn Books, New York, Oxford, 2006.</span></p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/resister-a-rezistans-ek-alternativ-groupuscule-dangereux/">RÉSISTER À REZISTANS EK ALTERNATIV &#8211; GROUPUSCULE DANGEREUX</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.allo-maurice.com/resister-a-rezistans-ek-alternativ-groupuscule-dangereux/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>4</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>ÉLECTIONS GÉNÉRALES : RENFORÇONS LE RÔLE DES FEMMES DANS NOTRE DÉMOCRATIE !</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/elections-generales-renforcons-le-role-des-femmes-dans-notre-democratie%e2%80%89/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 May 2019 14:51:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[autonomisation]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[députés]]></category>
		<category><![CDATA[droits]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[femmes]]></category>
		<category><![CDATA[ile maurice]]></category>
		<category><![CDATA[parlement]]></category>
		<category><![CDATA[pétition]]></category>
		<category><![CDATA[représentation démocratique]]></category>
		<category><![CDATA[scrutin]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.allo-maurice.com/?p=908</guid>

					<description><![CDATA[<p>Nous sommes maintenant à peu près fixés : sauf circonstances exceptionnelles, des élections générales auront lieu à Maurice et à Rodrigues avant la fin de l’année en cours. Bien davantage qu’aux échéances précédentes, notre pays se trouve à la croisée des chemins : soit nous remettons au pouvoir des politiciens qui nous ont montré ce dont ils sont capables – et incapables – de faire en se servant de nous, soit nous arrivons à provoquer une rupture, et imprimer une direction résolument nouvelle et digne de nos attentes pour assurer la gestion sérieuse et efficace – on a envie de dire : enfin ! – de notre vie politique et de notre développement.</p>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/elections-generales-renforcons-le-role-des-femmes-dans-notre-democratie%e2%80%89/">ÉLECTIONS GÉNÉRALES : RENFORÇONS LE RÔLE DES FEMMES DANS NOTRE DÉMOCRATIE !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_13 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_13">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_13  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_with_border et_pb_module et_pb_text et_pb_text_15  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #e00b00;">Recevez nos chroniques dès qu’elles paraissent ! Dans la rubrique « ABONNEZ-VOUS À CE SITE PAR E-MAIL » (menu de droite), communiquez-nous votre adresse e-mail, puis cliquez sur « ABONNEZ-VOUS ». Nous ferons le reste ! Et nous vous garantissons que nous n&rsquo;utiliserons en aucun cas votre adresse à d&rsquo;autres fins.</span></em></span></p></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_16  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chères Mauriciennes, chers Mauriciens,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi, nous sommes maintenant à peu près fixés : sauf circonstances exceptionnelles, des élections générales auront lieu à Maurice et à Rodrigues avant la fin de l’année en cours. Bien davantage qu’aux échéances précédentes, notre pays se trouve à la croisée des chemins : soit nous remettons au pouvoir des politiciens qui nous ont montré ce dont ils sont capables – et incapables – de faire en se servant de nous, soit nous arrivons à provoquer une rupture, et imprimer une direction résolument nouvelle et digne de nos attentes pour assurer la gestion sérieuse et efficace – on a envie de dire : enfin ! – de notre vie politique et de notre développement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les derniers jours ont été révélateurs à bien des égards : encore une fois, les politiciens passéistes ont accaparé pour leur compte, le 1er mai, la fête des travailleurs. S’imposant à la place des représentants syndicaux, ils ont saisi l’occasion pour promouvoir leurs intérêts traditionnels et déverser les habituelles critiques de leurs adversaires à des groupes de Mauriciens chez lesquels l’émotion domine toujours la raison.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les quelques propositions de programme aux petites foules respectives ont brillé, encore une fois, par leur caractère électoraliste et populiste, la palme revenant à cet égard à Navin Ramgoolam qui, de manière honteuse, a assuré à ceux qui l’écoutaient qu’une fois revenu au pouvoir, il limiterait la latitude d’action du MRA, dont le traitement deviendrait discriminatoire pour certaines impositions, tant d’entreprises que de personnes physiques. Nous sommes avertis ! Voilà encore un de ces vieux politiciens qui ne comprend toujours pas ce qu’implique véritablement le système républicain qui est le nôtre et le traitement des contribuables dans un tel système.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais ce 1<sup>er</sup> mai nous amène aussi de l’espoir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À constater le nombre réduit de partisans des partis politiques qui étaient présents aux meetings et à comparer ce nombre à celui bien plus élevé de ceux qui ont acquiescé et salué les posts des représentants des nouveaux partis politiques sur Facebook, on se met à se dire que les votants de toujours animés par de l’émotion purement partisane, par une faible capacité d’analyse de la vie politique et par une incompréhension des enjeux que comporte la prochaine consultation électorale perdent peu à peu de leur poids électoral.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En effet, à l’aide depuis quelque temps de certains nouveaux réseaux sociaux locaux, dont les sites de web télévision, on éprouve de la satisfaction à prendre acte des réflexions et des propositions autrement plus valables et novatrices venant des représentants des nouveaux partis qui émergent que de ceux des partis de toujours, et l’on voit aussi nettement s’accroître la visibilité de mouvements apolitiques tout à fait intéressants, tel que « Projet de société », dont le message et la réflexion sont empreints de pertinence, d’à-propos et de réalisme.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi, il semble bien que graduellement, mais sûrement, se dessinent à Maurice deux phénomènes : l’apparition d’un discours politique mûr, avisé, réfléchi et inspirateur, et l’arrivée de jeunes dont les perceptions et les propos incisifs augurent pour Maurice un avenir nettement moins « folklorique » qu’il n’a pu l’être jusqu’ici.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous vous invitons à vous joindre à cette tendance, à y former partie, du moins moralement, et à contribuer ainsi à renforcer et moderniser notre démocratie. Pour notre part, nous nous proposons de mettre en avant au fil des prochains mois quelques initiatives bien précises, avant la prochaine consultation populaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avant de vous en présenter la première aujourd’hui, merci de garder à l’esprit les deux considérations suivantes :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Jusqu’ici, tout le long de notre histoire depuis 1948 et à l’exception de bien rares moments, le peuple a été un acteur bien passif pendant les campagnes électorales de notre pays. Nous avons laissé faire les politiciens comme ils voulaient avant chaque élection, leur donnant la pleine latitude de nous balancer le contenu de programmes politiques de leur choix, sans que nous n’ayons l’occasion ni la volonté d’exprimer nos vues et à prendre part à leur élaboration ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous avons ainsi eu le tort de renoncer à utiliser nos prérogatives vis-à-vis des politiciens. Or, s’ils légifèrent et gouvernent, c’est pour nous représenter, et c’est nous qui leur permettons de le faire en votant pour eux. C’est à nous, le peuple, qu’il revient donc d’agencer, autant que faire se peut, les programmes de partis que nous avaliserons le moment venu par notre vote pour leurs candidats, les élus étant tenus de les exécuter subséquemment pour notre compte.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour nous y prendre, nous vous proposons une première initiative destinée à provoquer une réelle rupture d’avec ce à quoi nous avons été habitués depuis toujours, afin de faire évoluer notre système et d’imprimer une direction novatrice à notre pays :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000; text-decoration: underline;"><strong>DONNONS AUX FEMMES LA PLACE HONORABLE ET MÉRITANTE QUI LEUR REVIENT DANS NOTRE VIE POLITIQUE</strong><strong>.</strong></span></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À bien y voir, nous vivons depuis toujours dans une société patriarcale, paternaliste et machiste, qui est même parfois semi-féodale, concernant le rôle et les prérogatives qui reviennent à la femme. Ce comportement se manifeste de manière spectaculaire dans le domaine de la politique, où la présence et l’action de l’élément féminin restent encore très limitées.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi, <strong>le nombre de femmes siégeant à notre assemblée nationale est extrêmement faible, à un niveau nettement plus bas que celui de nombreux pays africains</strong> beaucoup moins évolués politiquement et économiquement que notre pays. Voici des exemples édifiants : Rwanda : 61,3 % (pays champion mondial) ; Namibie : 46,2 % ; Afrique du Sud : 42,7 % ; Sénégal : 41,8 % ; Mozambique : 39,6 % ; [suivent 35 autres pays africains] ; île Maurice : 11,6 %, placé au 156<sup>e</sup> rang mondial. Édifiant et révélateur !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La reconnaissance de la part revenant aux femmes dans l’animation des activités politiques de notre pays doit donc s’accroître sensiblement. Et à cela, il existe plusieurs raisons, la principale tenant au fait qu’il est impératif de leur donner la possibilité de se mettre en avant pour défendre et promouvoir leurs droits, leur autonomisation et le respect qui leur est dû.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme les Mauriciennes sont supposées disposer des mêmes droits – et d’ailleurs des mêmes devoirs &#8211; que tous les autres citoyens, il est nécessaire qu’elles prennent et assument dorénavant la juste part qui leur revient dans la gouvernance de notre pays. Et pour qu’elles puissent y arriver, l’accès à leur mission de gouvernance de l’île doit leur être facilité. Et ce sont précisément les partis politiques qui auront une grande responsabilité à cette fin dans les prochains mois.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour information, il existe aujourd’hui un organisme des Nations Unies, ONU Femmes, qui propose aux femmes une formation à la vie politique couvrant le champ entier de cette activité, depuis des cours destinés à leur apprendre comment s’adresser à leur auditoire avec le maximum d’efficacité jusqu’à leur pleine participation aux travaux d’un parlement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous vous formulons donc la proposition suivante : que nous utilisions une plateforme de pétitions (<a href="http://www.change.org" style="color: #000000;">Change.org</a> par exemple) une fois la date des élections annoncée pour balancer une pétition sur ce site et recueillir le sentiment de nos compatriotes (des deux sexes) sur la proposition suivante, dont le résultat sera communiqué à tous les partis politiques de Maurice et de Rodrigues, sans distinction aucune :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><em><u>«</u></em></strong><strong><em><u> </u></em></strong><strong><em><u>Inclure au moins UNE femme candidate par parti et par circonscription aux prochaines élections de Maurice</u></em></strong><strong><em><u> </u></em></strong><strong><em><u>»</u></em></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les partis politiques réagiront comme ils voudront et prendront (ou pas) les décisions appropriées à cet égard. Il va sans dire que le peuple tirera les conclusions qui s’imposent dans le cas de ceux d’entre eux qui n’accepteront pas cette requête. Nous invitons avec beaucoup d’insistance les représentants des nouveaux partis à s’engager dans le sens susmentionné, au moins verbalement et au plus tôt, sans attendre les échéances à venir. Ces nouveaux partis ont déjà montré leur intention de rompre avec l’ordre ancien, et nous leur demandons de s’engager très clairement <u>en déclarant publiquement dès que possible qu’ils nommeront pour les élections à venir au moins une femme dans chaque liste de trois candidats de leur parti dans chaque circonscription de Maurice et de Rodrigues où ils seront présents. </u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il nous semble qu’il y a bien suffisamment de femmes éduquées, compétentes et munies d’excellentes connaissances qui seront disposées à figurer dans les listes électorales pour garantir leur présence adéquate dans le corps législatif de la prochaine législature et apporter une contribution significative aux activités de nos principales instances nationales.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour rester objectif et équilibrer notre propos, il nous reste encore à faire ressortir que le choix des candidates éventuelles revêtira une dimension importante. Il faudra s’assurer à tout prix que celles qui se mettront en avant honorent leur personne, les capacités dont leur genre peut faire montre et les accomplissements qu’elles peuvent afficher. Là encore, Maurice ne peut faire état de femmes qui ont réussi à s’exprimer pleinement, bridées qu’elles l’ont été par leurs leaders masculins.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Des exemples de femmes s’étant bâti une solide réputation sur le plan politique en Afrique viennent à l’esprit : Ellen Johnson Sirleaf, première présidente dûment élue du continent ; Graça Machel, Première ministre de l’Éducation et de la Culture du Mozambique ; Leymah Roberta Gbowee, co-lauréate du prix Nobel de la paix 2011, du Libéria.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi donc, il s’agira pour les partis d’éviter impérativement de choisir des candidatures péchant par un manque de personnalité, d’aisance, de rigueur et d’intégrité, car elles pénalisent la bonne image et la crédibilité des femmes intelligentes et dignes, capables d’accomplir pleinement les missions qui leur sont confiées.   </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous estimons que si, des ±910 000 électeurs inscrits sur les listes électorales de Maurice, environ 150 000 d’entre eux acceptent éventuellement de signer la pétition, les partis présentant des candidats des deux sexes à l’élection devront obligatoirement tenir compte de notre proposition, car ce nombre sera suffisant pour influencer les résultats dans les différentes circonscriptions. Il sera donc impératif que tous les citoyennes et citoyens qui considèrent favorablement notre proposition participent à la signature de la pétition.  </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’occasion que nous offrent les prochaines élections de faire avancer notre démocratie ne peut être manquée. Pour les intérêts supérieurs de notre pays, pour notre vivre-ensemble et pour notre bien commun, négligés depuis si longtemps, nous devons tenter d’utiliser les faibles moyens dont nous disposons dans notre système, en tant qu’électeurs, pour jouer le rôle qui nous revient et orienter le cours des événements, ce qui nous permettra éventuellement de limiter l’influence du simplisme et de l’infantilisme d’électeurs encore (trop) nombreux et de celle de politiciens dont la performance décevante, l’attitude opportuniste et le manque de courage politique pénalisent et retardent notre avancement depuis plusieurs décennies.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Certains politiciens nous ont harangués, dans le passé, pour nous assurer avec leur paternalisme béat habituel qu’ils allaient changer notre vie. Ils parlent maintenant de « rupture ». Est-ce le slogan à venir ? Montrons-leur que, pour ce qui relève de nos conditions d’existence et de nos choix pour un avenir meilleur, c’est nous qui en déciderons à la base, et pas eux !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio     </span></p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/elections-generales-renforcons-le-role-des-femmes-dans-notre-democratie%e2%80%89/">ÉLECTIONS GÉNÉRALES : RENFORÇONS LE RÔLE DES FEMMES DANS NOTRE DÉMOCRATIE !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>LA CONSTITUTION DE MAURICE ET SES GRAVES LIMITATIONS</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/la-constitution-de-maurice-et-ses-graves-limitations/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Apr 2019 12:28:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[assemblée nationale]]></category>
		<category><![CDATA[bérenger]]></category>
		<category><![CDATA[circonscription]]></category>
		<category><![CDATA[constitution]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[duval]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[ile maurice]]></category>
		<category><![CDATA[jugnauth]]></category>
		<category><![CDATA[ramgoolam]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.allo-maurice.com/?p=818</guid>

					<description><![CDATA[<p>La constitution d’un pays est appelée sa loi fondamentale. Son importance est capitale pour la direction qu’elle imprime à un peuple, car c’est elle qui comporte les éléments politique, institutionnel, social et électoral dont dépend la marche de la démocratie dans ce même pays. Droits et libertés du peuple, fonctionnement de l’Assemblée nationale, des ministères, de la justice, de la police, de l’administration, circonscriptions électorales, mode de scrutin et organisation des élections, à peu près toute la structure institutionnelle du pays s’y trouve. Cette loi fondamentale a une profonde incidence sur la vie des citoyens, et l’on ne peut généralement juger de sa pertinence qu’après plusieurs décennies. </p>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/la-constitution-de-maurice-et-ses-graves-limitations/">LA CONSTITUTION DE MAURICE ET SES GRAVES LIMITATIONS</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_14 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_14">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_14  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_with_border et_pb_module et_pb_text et_pb_text_17  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #e00b00;">Recevez nos chroniques dès qu’elles paraissent ! Dans la rubrique « ABONNEZ-VOUS À CE SITE PAR E-MAIL » (menu de droite), communiquez-nous votre adresse e-mail, puis cliquez sur « ABONNEZ-VOUS ». Nous ferons le reste ! Et nous vous garantissons que nous n&rsquo;utiliserons en aucun cas votre adresse à d&rsquo;autres fins.</span></em></span></p></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_18  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La constitution d’un pays est appelée sa loi fondamentale. Son importance est capitale pour la direction qu’elle imprime à un peuple, car c’est elle qui comporte les éléments politique, institutionnel, social et électoral dont dépend la marche de la démocratie dans ce même pays. Droits et libertés du peuple, fonctionnement de l’Assemblée nationale, des ministères, de la justice, de la police, de l’administration, circonscriptions électorales, mode de scrutin et organisation des élections, à peu près toute la structure institutionnelle du pays s’y trouve.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cette loi fondamentale a une profonde incidence sur la vie des citoyens, et l’on ne peut généralement juger de sa pertinence qu’après plusieurs décennies. Il appartient alors au peuple, si son pouvoir n’a pas dans l’intervalle été confisqué par ceux qu’il a élus, de l’ajuster et de modifier son fonctionnement pour garantir et valoriser le bien commun.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi donc, après plus d’un demi-siècle d’application, le moment est venu d’évaluer si la constitution de Maurice a assuré le mieux possible le bien-être physique, mental, moral et intellectuel de ses habitants, et s’il se présente une nécessité de pallier ses éventuelles lacunes et d’agencer certaines de ses dispositions dans l’intérêt de tous.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme il ne serait pas possible pour nous de passer en revue l’intégralité du texte concerné, nous allons traiter dans cette chronique uniquement les aspects de notre vie politique qui nous semblent nécessiter un véritable réexamen, à savoir :</span></p>
<ul>
<li style="padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le processus démocratique de base</span></li>
<li style="padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La représentation des composantes individuelles de la population du pays</span></li>
<li style="padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le découpage des circonscriptions</span></li>
<li style="padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La séparation des pouvoirs</span></li>
<li style="padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le besoin de réels contre-pouvoirs et de transparence</span></li>
<li style="padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les réformes globales à une démocratie devenue pratiquement illibérale à Maurice</span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></li>
</ul>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>A – Le processus démocratique de base</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous utilisons la méthode la plus neutre et objective qui soit pour examiner la marche de la démocratie locale, en suivant les différentes étapes de son processus de base : délibération, élection, décision, contrôle.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>La délibération.</strong> Comme chacun sait, il n’y a pas de véritable délibération réunissant l’ensemble des citoyens sur le plan politique à Maurice. Depuis longtemps déjà, le « politiquement correct » empêche la libre et franche expression des opinions et des points de vue, et les débats publics sont quasi inexistants dans l’île. Télévision et radios sont les moyens habituels utilisés dans les pays véritablement démocratiques, mais pas à Maurice. Les politiciens au pouvoir évitent soigneusement de se laisser questionner de manière spontanée sur la politique générale du pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>L’élection. </strong> À Maurice, comme chacun sait, une consultation de la population revêt un caractère de grand divertissement. La ou les circonscriptions concernées deviennent encore plus laides que d’habitude et sont même défigurées, mais l’occasion est considérée comme trop belle pour ne pas s’y engager pendant la campagne. Les critiques vont crescendo, les discussions entre votants à venir deviennent de plus en plus animées, l’identification totale à un parti politique s’étale, l’insécurité monte et le communalisme se montre sous son plus mauvais jour. En quelque sorte, le peuple s’amuse et organise ses paris sur les résultats à venir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Reconnaissons toutefois que les élections, telles que les prévoit la constitution du pays, se déroulent selon les règles et que les bourrages d’urnes n’existent pas chez nous. Il y a bien des usurpations d’identité ici et là, mais les scrutins se déroulent généralement correctement. C’est probablement l’atout le plus concret que puisse offrir Maurice quant au respect des règles de la démocratie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Les décisions de l’assemblée.</strong> Rien de très stimulant à ce niveau. Les travaux en commission, si tant est qu’ils se déroulent comme prévu, ne semblent avoir aucune incidence sur des décisions pour ainsi dire connues d’avance, car la discipline de vote – signe certain d’une soumission aveugle au Premier ministre, être tout puissant – est de rigueur en toute circonstance. C’est ce qu’on appelle bêtement à Maurice le système westminstérien.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Le contrôle.</strong> C’est là que se situe l’une des plus grandes faillites du processus démocratique à Maurice : le suivi de la bonne marche du système et de l’exécution sans faille des décisions prises. Les exemples pleuvent : le rapport annuel du directeur de l’audit et le non-respect des mesures annoncées dans le discours du budget constituent des exemples significatifs, mais les failles, les omissions et les parachutages sont très nombreux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>B – La représentation des composantes de la population du pays</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cette question, dont le caractère est d’une extrême sensibilité dans un contexte multiculturel, est le trou béant de notre constitution depuis 1968. Nous le montrerons clairement dans une prochaine chronique : Seewoosagur Ramgoolam a kidnappé notre constitution à son profit, en pas moins de deux fois, en 1967, d’abord par son contenu, puis par le processus de son adoption.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le résultat, c’est que notre constitution provoque des déséquilibres en termes de représentation des partis, de résultats des élections, et de la représentation des composantes de la société mauricienne. Le système de scrutin dont nous disposons, celui d’élections trinominales (trois candidats à élire par circonscription) à la majorité relative à un seul tour, aboutit aux situations antidémocratiques suivantes :</span></p>
<ul>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Des résultats où un parti politique donné rafle toute la mise, sans représenter la majorité des électeurs</span></li>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La liberté laissée aux politiciens de viser à une représentation du peuple à l’Assemblée nationale basée sur le nombre de représentants de chaque communauté et sous-communauté, les programmes politiques revêtant une importance relative. Chez nous, la représentation des communautés et des sous-communautés respectives passe bien avant les idées et les programmes</span></li>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Une représentation de la population générale dépendant dans une grande mesure de coalitions, avec des députés entièrement soumis aux décisions d’un seul homme, le Premier ministre, dans le processus législatif. Ces coalitions ne servent en fait qu’à allouer des prérogatives ministérielles à un leader de parti inférieur en importance et à son équipe restreinte pendant un certain temps au cours d’une mandature</span></li>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Un système patriarcal, dépassé, qui aboutit au fait qu’un seul homme concentre entre ses mains les prérogatives de chef de parti politique, de décideur inattaquable d’à peu près toutes les décisions à l’Assemblée nationale, de chef de l’exécutif et de distributeur de faveurs à ses proches et soutiens</span></li>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Une concentration extrême de pouvoirs sans contre-pouvoirs correspondants</span></li>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Un corps administratif soumis</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avec une telle constitution, qui a presque toujours garanti une longue carrière politique au sommet sans grande opposition, il a été extrêmement difficile à une opposition, qu’elle quelle soit, de faire valoir son optique sur des questions d’importance pour le pays, notamment en termes de représentation égale des communautés dans une île composée uniquement de minorités. Tant que la majorité gouvernementale ne joindra pas ses efforts à ceux de l’opposition, le développement d’un sentiment d’appartenance à une nation en devenir, l’exemple à donner en matière de respect des règles du jeu pour des postes à occuper dans le secteur public, l’ordre et la discipline dans la sphère publique, la bataille contre les dérives de toutes sortes (corruption, trafic d’influence, financements occultes, drogue, etc.) resteront quasiment impossibles à réaliser.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Quoi qu’il en soit, même avec de telles limitations presque insurmontables, il n’y a jamais eu de bonne raison politique et morale pour Bérenger et Duval fils, les principaux chefs de l’opposition des dernières décennies, de baisser les bras et de ne pas relever systématiquement les grossières manipulations de certains Premiers ministres, non seulement pour relever et combattre les traitements discriminatoires, mais aussi pour aborder des dossiers susceptibles d’assurer une représentation et un traitement égal aux membres des minorités faiblement représentées à l’Assemblée nationale.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chacun d’eux a failli spectaculairement dans cette mission.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Bérenger, cet éternel Poulidor du circuit politique mauricien, est devenu après son adoration pour Marx et Mao un faiseur de Premiers ministres de la principale communauté du pays, et a préféré ne pas manifester de soutien visible, pour des raisons purement électoralistes, à la population générale. Quant à Duval, il a montré que son principal objectif consistait à trouver <em>enn bout</em> dans une forme de coalition quelconque au fil des occasions. Quelle plus évidente illustration de ses détentes différées pour la cause de la représentation adéquate des Créoles à l’Assemblée que son réveil subit aux propositions de la Electoral Boundaries Commission (EBC) quant au redécoupage des circonscriptions de Maurice ! Qu’a-t-il fait exactement à ce propos au cours des vingt dernières années, avant de se réveiller subitement ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>C – Le découpage des circonscriptions</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Navin Ramgoolam, dont le père était spécialiste du rangement de multiples rapports au fond des tiroirs de son bureau, a fait disparaître les propositions de la EBC en 2009. Elles ne lui convenaient pas. Qui s’est élevé alors contre lui pour tenter de lui faire présenter lesdites propositions pour des débats à l’Assemblée ?  Même pas Xavier Duval !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et pourtant, la constitution stipule clairement que ces propositions doivent être soumises à l’Assemblée nationale (article 39, paragraphe 4), suite à quoi « <em>The Assembly may, by resolution, approve or reject the recommendations of the Electoral Boundaries Commission but may not vary them.</em><em> »</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En 2014, Bérenger voulait donner un coup de main à Ramgoolam pour changer notre système constitutionnel et le faire devenir semi-présidentiel. Aux dernières nouvelles, il semblerait qu’il ne soit pas favorable au fait que les dernières recommandations de la ECB soient prises en considération et adoptées, voire rejetées, avant les prochaines élections, ce qui a évidemment la faculté de ravir Jugnauth et Ramgoolam. Toujours égal à lui-même, ce vieux caméléon !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans les années 1970, en Irlande du Nord, des citoyens se sont heurtés et se sont fait tuer pour s’opposer au <em>gerrymandering</em>, c’est-à-dire au découpage arbitraire des circonscriptions électorales ou au refus de les faire évoluer. À Maurice, il revenait obligatoirement aux chefs de l’opposition successifs depuis des décennies de s’élever contre la non-actualisation des circonscriptions au fil du travail de la EBC. Quand et où les a-t-on entendus, la GG (grande gueule) <em>konn tou</em> en particulier ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>D – La séparation des pouvoirs</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme en Grande-Bretagne, nos ministres sont tous choisis parmi les députés élus (à l’exception parfois d’un seul d’entre eux, celui de la Justice). Dans le contexte mauricien, où l’on évolue très souvent au ras des pâquerettes, ça donne ce que l’on peut souvent voir par soi-même : des gens qui ne sont de toute évidence pas à la hauteur. C’est ainsi qu’Aneerood Jugnauth a nommé comme ministres de la Culture plusieurs incultes, ce qui renseigne d’ailleurs sur l’intérêt qu’il attache aux gens cultivés.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans beaucoup de démocraties qui fonctionnent convenablement, les ministres sont souvent des personnes capables non élues qui viennent apporter leurs compétences à la bonne marche de l’État par nomination. Chez nous, les médiocres sont nombreux dans le gouvernement, et ils pourraient disparaître rapidement de la scène politique suite à un changement constitutionnel approprié.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>E &#8211; Le besoin de réels contre-pouvoirs et de transparence</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans toute démocratie qui se respecte, le pouvoir est balancé par des contre-pouvoirs, qui s’organisent contre une autorité établie (associations, syndicats, groupes de pression, presse, opinion publique et autres instances). C’est à ce prix que les libertés peuvent s’exercer et différentes règles de la vie en commun peuvent être respectées.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À Maurice, à part la presse (dans une mesure limitée) et – de plus en plus – les réseaux sociaux, les politiciens « bénéficient » d’une absence flagrante de réactions et de critiques à leurs excès. Notre démocratie n’est pas et ne peut être participative, car une majorité de votants continue à montrer, dramatiquement, son infantilisme, son suivisme ainsi que ses manques de maturité politique et de dignité élémentaire !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La concentration des pouvoirs législatif et exécutif s’accélère, et si des contre-pouvoirs solides ne sont pas mis sur pied, nous allons nous enfoncer dans un système autoritaire. La situation se dégrade systématiquement, lentement mais sûrement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À notre sens, Maurice devient un pays dans lequel l’existence d’une deuxième chambre deviendra d’une importance cruciale pour la survie du système, à l’image de la Chambre des Lords en Grande-Bretagne ou du Sénat en France. Instance composée de membres nommés connus et reconnus pour leurs capacités et leur intégrité, elle pourrait avoir ici deux fonctions principales :</span></p>
<ul>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Sans prérogatives de blocage, elle serait un espace d’appréciation et de réaction aux propositions de loi à venir. L’Assemblée nationale resterait l’instance de décision finale, mais aurait à tenir compte des retours reçus de cette deuxième chambre ;</span></li>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Elle détiendrait, par contre, de réelles prérogatives en matière de contrôle de la bonne exécution des lois ainsi – et surtout – pour examiner et mettre en cause les membres de l’exécutif dans leurs fonctions ministérielles.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Quelles sont les chances qu’une réforme dans ce sens se produise effectivement ? Elles sont faibles, car le type de politiciens actuellement actifs sur la scène politique n’auraient aucun intérêt à se faire contrôler. Et pourtant, ce serait si nécessaire…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>F &#8211; Les réformes globales à une démocratie devenant peu à peu illibérale</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’autoritarisme du pouvoir en place devient préoccupant (voyez par exemple la façon dont il est défendu aux habitants de Saint Paul d’exprimer leurs frustrations envers la piteuse gestion des canalisations d’égouts dans leur région). L’île Maurice s’enfonce, petit à petit dans ce qu’on appelle ailleurs la démocratie illibérale.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Elle consiste à reconnaître le caractère « formellement » démocratique d’un pays, mais aussi à constater la nature autoritaire de son pouvoir. La souveraineté du peuple, exprimée par ses représentants dans les instances dirigeantes, se sépare peu à peu de la liberté des individus. Le supposé libéralisme qui prévaut à Maurice devient illibéral.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En face de ces abus de pouvoir et de concentration toujours plus forte d’un nombre considérable de prérogatives aux mains d’un seul homme, dont on connaît bien maintenant les capacités exactes et les penchants, il appartient au peuple de réagir. Et lorsqu’on voit comment l’opposition parlementaire à cette situation agit et réagit, on parvient à la conclusion qu’il faut se débarrasser, lors des prochaines élections, de « la bande des quatre », soit le Premier ministre actuel, deux anciens Premiers ministres, et Monsieur le Prince, fils du Roi créole.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ce n’est donc que par un nettoyage par le vide et la création d’un nouvel espace politique moderne, ouvert, transparent et dynamique que Maurice peut dorénavant se réinventer et progresser.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio     <br /></span></p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/la-constitution-de-maurice-et-ses-graves-limitations/">LA CONSTITUTION DE MAURICE ET SES GRAVES LIMITATIONS</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>LE SCANDALEUX FINANCEMENT DES PARTIS POLITIQUES À MAURICE</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/le-scandaleux-financement-des-partis-politiques-a-maurice/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Mar 2019 12:24:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[business mauritius]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[ile maurice]]></category>
		<category><![CDATA[pravind jugnauth]]></category>
		<category><![CDATA[secteur privé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.allo-maurice.com/?p=717</guid>

					<description><![CDATA[<p>Voici venir le temps des élections… Voici venir le temps du financement des élections… Voici venir le scandale du financement des partis politiques par le « secteur privé » Voici donc venir le temps du laxisme moral et de la négation de la démocratie à Maurice ! À la tête d’une des principales institutions du secteur privé de Maurice pendant près de trente ans, nous avons vu défiler beaucoup de choses en termes de relations entre le public et le privé.</p>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/le-scandaleux-financement-des-partis-politiques-a-maurice/">LE SCANDALEUX FINANCEMENT DES PARTIS POLITIQUES À MAURICE</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_15 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_15">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_15  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_with_border et_pb_module et_pb_text et_pb_text_19  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #e00b00;">Recevez nos chroniques dès qu’elles paraissent ! Dans la rubrique « ABONNEZ-VOUS À CE SITE PAR E-MAIL » (menu de droite), communiquez-nous votre adresse e-mail, puis cliquez sur « ABONNEZ-VOUS ». Nous ferons le reste ! Et nous vous garantissons que nous n&rsquo;utiliserons en aucun cas votre adresse à d&rsquo;autres fins.</span></em></span></p></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_20  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voici venir le temps des élections…</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voici venir le temps du financement des élections…</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voici venir le scandale du financement des partis politiques par le « secteur privé »</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voici donc venir le temps du laxisme moral et de la négation de la démocratie à Maurice !</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À la tête d’une des principales institutions du secteur privé de Maurice pendant près de trente ans, nous avons vu défiler beaucoup de choses en termes de relations entre le public et le privé.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Exemple : en 1997, après discussion avec un collègue qui gérait à l’époque une autre instance du privé, et pas des moindres, nous avons décidé de tenter le coup : sensibiliser les pontes des entreprises privées à la nécessité pour elles d’arrêter de financer les partis politiques, au vu des graves conséquences que ces financements avaient sur la marche des activités économiques et de la saine concurrence.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Des approches envers ces messieurs ont été faites en deux occasions. En deux fois, la réponse a été « Niet ! Pas question ! ». Et donc, les arrangements secrets ont continué.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ce financement occulte des partis et des leaders politiques souhaitant accéder au pouvoir ou tentant de le conserver a eu au fil des ans de graves conséquences pour le développement du pays, mais non pas évidemment pour les financeurs, pour les raisons suivantes :</span></p>
<ul>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le capitaliste, pour utile que soit (et doive être reconnu) son rôle dans la promotion des activités économiques, n’est jamais un altruiste. S’il finance un parti politique, il doit retrouver quelque part son « investissement », sinon il n’aurait aucun intérêt à le faire. Ce qu’il obtient comme avantages après, on ne peut pas généralement le savoir : c’est le même principe qui prévaut avec les réseaux secrets traditionnels, avec le résultat que l’on ne peut au mieux que constater (en regardant avec beaucoup d’attention) les résultats concrets de ces ententes discrètes. Ainsi donc, les capitalistes doivent toujours être « encadrés » de près : il s’agit là de la seule façon de restreindre ce qu’on appelle « le capitalisme de connivence » (ou « la recherche de rente ») ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les politiciens, de leur côté, acceptent de l’argent pour se faire élire et développent donc forcément des obligations envers leurs « bienfaiteurs », ce qui signifie qu’il leur est difficile après de refuser d’avaliser des requêtes qui leur sont formulées subséquemment par ces derniers ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Très concrètement, cette « collaboration » dans laquelle le politicien est juge et partie obligée se traduit par l’absence totale de critiques de la part de l’un à l’encontre de l’autre et réciproquement. Demandez à un gros de la place ce qu’il pense d’un dossier ou d’une situation où il y a manifestement des observations négatives à formuler contre le gouvernement en place : il refuse obstinément de le faire. Il détourne sa réponse en invoquant la nécessité de considérer, avec optimisme, le côté positif des choses. Comment voulez-vous qu’il formule une critique contre un individu ou un parti qu’il a financé précédemment ? Meu voyons… ça ne se fait pas ! Et c’est mettre les relations futures sur une tangente risquée.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il en a résulté, depuis une trentaine d’années, une situation extrêmement malsaine issue de ces arrangements, avec pour résultat le fait que les politiciens se considèrent comme des intouchables et refusent aujourd’hui toute critique venant des entrepreneurs. Cela est devenu tout simplement impensable, et le « langage politiquement correct » s’impose en toutes circonstances. Pis, des flatteries doivent être adressées à nos petits potentats de temps en temps, lorsque les circonstances le dictent. Les appréciations adressées l’année dernière au mentor par l’un des représentants importants du secteur hôtelier lors d’une soirée de célébration quelconque étaient d’un grotesque ahurissant et d’un ridicule vraiment achevé. Mais, que voulez-vous, n’est pas opportuniste affirmé ou narcissique coléreux qui veut !</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En raison de cette situation, la méritocratie est pénalisée à Maurice et la concentration des moyens financiers entre les mains d’un nombre restreint de personnes devient de plus en plus forte. L’entrepreneuriat reste très concentré chez nous. De plus, ce qui est tout aussi grave, les tentacules de ces gens vont chercher très loin, notamment du côté de la diffusion d’informations de manière courante. Ils sont tout simplement incritiquables. Autant dire que c’est la perception même des choses par le Mauricien moyen qui est faussée. Tant pis pour le frein au développement du sens critique des Mauriciens et de la démocratie éclairée dans le pays.</span></li>
</ul>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous allons maintenant vous raconter une petite histoire, puis vous livrer notre point de vue catégorique sur deux situations.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>   1. Je me tais, tu te tais, il se tait…</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À cause des raisons que nous avons présentées ci-dessus, tous les présidents du Joint Economic Council depuis le départ de M. Maurice Paturau en 1993 (devenu maintenant Business Mauritius), ont toujours refusé de critiquer les actions du gouvernement publiquement. Tout est toujours OK dans l’ensemble, et le budget présenté chaque année reçoit des propos superficiels ou partiels des principaux représentants du privé. À part quelques timides et brèves nuances parfois, tout est toujours approprié !</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Un seul président du Joint Economic Council s’est différencié du lot. Son nom ?  Jacques de Navacelle. Cet individu d’origine étrangère ayant acquis la nationalité mauricienne, docteur en philosophie, directeur général d’une institution bancaire puis d’une compagnie d’assurance à Maurice, a été le seul et unique président du JEC à poser fermement et publiquement des questions pertinentes et embarrassantes mais ô combien nécessaires à Navin Ramgoolam, lors du mandat de ce dernier entre 1995 et 2000.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Rien que pour cela, nous avions de l’admiration pour ce banquier, d’autant qu’il nous avait invité à nous joindre à lui pour fonder à Maurice une section de Transparency International, l’une des rares instances, sinon l’unique, à tenter localement de s’opposer à la corruption et au trafic d’influence au sein du service civil local.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais il avait l’habitude de chanter   </span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>J’irai revoir ma Normandi-i-e, C’est le pays qui m’a donné le jour… </em></span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">avec le résultat qu’il a fini par repartir pour la France.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais, comme il avait laissé à Maurice un ou des enfants qu’il avait eu(s) avec son épouse mauricienne, il est revenu chez nous et une fois, bien regrettablement, il s’est aventuré à défendre un industriel mauricien indéfendable qui employait à l’époque son fils. Patatras !  Il a perdu beaucoup dans mon estime, ayant montré que la rigueur et l’objectivité s’arrêtent parfois là où commencent les relations privilégiées entre un père et son fils. Dommage !</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Vivre sa vie sans se contredire, voilà ce qui semble impossible pour les humains !</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais Jacques de Navacelle (d’origine étrangère, répétons-le) restera, dans l’histoire du JEC, comme le seul de ses présidents ayant assumé ses fonctions pleinement et correctement, en faisant face ouvertement à ses responsabilités au lieu de se défiler, de peur de déplaire aux petits politiciens de notre île. Il n’aurait certainement pas hésité, s’il avait été à ses fonctions en 2015, de dire ses quatre vérités aux Jugnauth sur le renvoi de Megh Pillay d’Air Mauritius, une compagnie publique cotée en bourse. Il en allait cette fois-là du principe et du sort de l’entreprise libre à Maurice et, pour certains pontes, ce renvoi semblait ne rien signifier ou ne pas valoir le risque de s’élever contre. Trop à perdre !!! C’est ce qu’on appelle en langage clair de la lâcheté et de la démission morale.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La politique et le secteur privé sont figés depuis longtemps à Maurice. Rien ne semble être en mesure de provoquer l’élimination de la corruption douce et dure, des abus de pouvoir, du trafic d’influence et de la concentration extrême des ressources financières dans les mains d’un nombre très restreint d’individus. Par ailleurs, le manque de conscience et le pouvoir d’encaissement de la majorité de la population sont tout simplement désespérants. Une échelle de quelques valeurs fondamentales et un sens du bien commun restent toujours à mettre sur pied dans l’île : c’est dire combien le pays est archaïque et chemin à parcourir est encore long…</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>   2. Le financement des partis politiques</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cette vieille question profondément immorale, longtemps restée confidentielle et ayant gravement pénalisé le pays par ses conséquences désastreuses sur notre système libéral, revient au-devant de l’actualité aujourd’hui.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’on pouvait s’y attendre. Juste après les élections de fin 2014, certains organes de presse en ont brièvement parlé (une grande première !), et il y a eu aussi des déclarations indécentes de certains pontes de temps en temps. Ainsi, le 2 juillet 2014, l’un d’eux n’a pas hésité à faire part à des journalistes que « financer les élections en partie, c’est aider la démocratie… ». Rien que ça !!!</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">On a envie de demander à ce monsieur : « Et quand votre argent sert à bafouer l’équilibre et l’objectivité des informations à Maurice par une MBC contrôlée comme elle l’est par des politiciens que vous avez aidés à faire élire, parlons-nous bien de démocratie ? »  « Et quand la MBC devient un paillasson du pouvoir, est-ce que vous critiquez ouvertement les politiciens en place pour leur infantilisation continue de la population ? » Certains patrons sont de dangereux rigolos.   </span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">De son côté, Navin Ramgoolam, qui déclarait récemment à Grand Bassin qu’il souhaiterait agir comme le guide politique du peuple (excusez son paternalisme et son peu de modestie), a fait savoir, dans l’interview qu’il a accordée à IOC News le 18 décembre 2015, que l’on devait s’attendre à ce que le financement des élections par le secteur privé continue, et qu’il estimait que les fonds dépensés par tous les partis lors d’une élection générale à 800 millions de roupies. Comme vous voyez, chers lecteurs, chacun a ses priorités et l’île Maurice, en tant que pays en développement, n’a aucunement besoin d’économiser un tel montant et le consacrer à des services sociaux.   </span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous en venons maintenant à une situation où on nous annonce que les représentants de l’organisme chapeautant le secteur privé « discute » (si tant est que ce soit le verbe qui convient) avec le parti politique en place de la régularisation de la situation actuelle, et de son remplacement par un arrangement concrétisé par une législation portant règlement de la façon dont ces financements pourraient s’effectuer dans l’avenir, toujours par les entreprises privées. Cette démarche est tout simplement inacceptable, et il faut à tout prix l’arrêter.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il faut l’arrêter, car il n’appartient ni au secteur privé, ni à l’un des partis politiques (celui qui est actuellement au pouvoir) de décider de la façon dont il faut régler une question aussi importante que celle du financement des élections. Chacun d’eux est partie prenante dans cette démarche, et ne peut agir en tant que juge et partie dans les décisions à prendre.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il y a deux ans, le vieux rustre a demandé à Xavier Duval d’aller s’occuper d’une refonte du système électoral à Rodrigues. Il y a quelques mois, Pravind Jugnauth a mis en avant une proposition de réforme de notre système électoral qui était risible. Lorsqu’on permet à des politiciens et à des entrepreneurs de discuter de mesures dont l’incidence pour eux se répercute sur d’autres qui n’ont pas voix au chapitre mais qui devraient quand même être impérativement consultés, on bafoue la démocratie. Dans la circonstance, politiciens et entrepreneurs sont des parties prenantes, des parties directement intéressées, des parties forcément subjectives dans leur approche et leurs points de vue, et ils n’ont aucun droit d’agir seuls.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Aucun parti politique, et aucune instance du privé ne peut s’arroger la prérogative de décider comment financer les candidats aux élections de Maurice. La seule et unique partie qui doit et peut définir une telle politique, c’est le peuple lui-même, qui n’a donné aucune directive au parti au pouvoir, lors des dernières élections, de négocier cette politique pour son compte.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi, la seule initiative que peut prendre le Premier ministre actuel (qui concentre comme on sait dans ses seules mains tous les pouvoirs, à l’exception du judiciaire) est de charger son ministre de la Justice de constituer une commission composée de personnes neutres, capables, objectives et non-engagées politiquement avec le mandat d’étudier et d’élaborer des propositions en matière de financement des élections, notamment en se rendant dans les différents districts, en rencontrant la population et les instances régionales et en dégageant des propositions de mesures au niveau national.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour clore cette question, signalons que depuis longtemps déjà, les autorités compétentes dans les pays développés ont compris qu’il n’est non seulement pas souhaitable que des entreprises financent les partis politiques, pour d’évidentes raisons, mais qu’il est impératif que les dépenses des partis politiques pour les campagnes électorales (ainsi que d’autres considérations comme le temps de parole à l’antenne) soient strictement contrôlées par les autorités, de manière totalement transparente pour tous.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il n’appartient qu’à l’État et à l’État seul, dans un pays aussi décadent que Maurice sur les plans de la dignité et de l’élémentaire moralité, de financer les consultations populaires, sur la base de règles strictes. Toute autre formule ne peut qu’être une basse incitation au trafic d’influence et à ses effets délétères.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour terminer, nous nous permettons, chers lecteurs, de vous donner un conseil : ne vous identifiez jamais à un parti politique, car il y a à prendre et à laisser chez chacun d’eux. Il faut surtout s’assurer qu’un jour, la possibilité du vote blanc existe. C’est le seul outil qui permet d’exprimer clairement le rejet par les votants des candidatures proposées, ce qui est nettement mieux que de déposer un bulletin nul dans l’urne, ce que l’on est obligé jusqu’à présent de faire à Maurice.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">OYEZ !  OYEZ !  BONNES GENS ! Voici les dernières nouvelles de la Macronie en France…</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Son nom commence tout juste à être connu à Maurice. Juan Branco, fils d’immigré espagnol, intelligence supérieure ayant effectué de (très) brillantes études et avec un parcours professionnel exceptionnel malgré ses 30 ans, nous révèle et nous apporte la preuve que Macron a été « placé » à l’Élysée par Bernard Arnault et Xavier Niel, qui sont puissamment riches et contrôlent 80/90 % de la presse et des magazines français.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour votre information, Emmanuel Macron a paru à la « une » des journaux environ dix fois plus en 2017/2018, avant les élections présidentielles, que ses concurrents. Si vous voulez savoir quelle peut être dans certains pays l’influence néfaste de la presse sur l’opinion publique et la façon de voter, alors je vous recommande fortement de dégager du temps et de visionner l’ouvrage et les vidéos suivants :</span></p>
<ul>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Juan Branco, décembre 2018, ‘Crépuscule’ (d’Emmanuel Macron) – ouvrage en téléchargement gratuit sur l’Internet (recherche Google) ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Interview de J. Branco par Daniel Mermet : Émission ‘Là-bas si j’y suis’. Titre de la vidéo « Juan Branco désosse Macron Entretiens ». À trouver à travers Google et visionner en priorité ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À voir aussi deux vidéos sur YouTube intitulés : « L’illusion de la démocratie en France Juan Branco [EN DIRECT-1] et « SUD RADIO &#8211; Emmanuel Macron n’a plus la légitimité suffisante ».</span></li>
</ul>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme le dit Daniel Mermet :</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">« Léché, lâché, lynché. La règle des trois « L » est bien connue parmi ceux qui connaissent gloire et beauté. C’est ce qui arrive à Emmanuel Macron. Hier, le beau monde des médias le léchait avec ravissement, et voilà qu’aujourd’hui le peuple demande sa tête au bout d’une pique. Le petit prodige est devenu le grand exécré.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Rien d’étonnant, les riches l’ont embauché pour ça, il est leur fondé de pouvoir, il est là pour capter toute l’attention et toutes les colères, il est leur paratonnerre, il est leur leurre, en somme. Tandis que la foule hurle <em>« Macron, démission »</em>, ceux du CAC 40 sont à la plage. Un excellent placement, ce Macron. De la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) à la « flat tax » sur les revenus des capitaux, de la baisse de l’impôt sur les sociétés à la loi Travail qui facilite les licenciements, il n’a pas volé son titre de président des riches. »</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio         <br /></span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/le-scandaleux-financement-des-partis-politiques-a-maurice/">LE SCANDALEUX FINANCEMENT DES PARTIS POLITIQUES À MAURICE</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
