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	<title>Archives des pravind jugnauth - Allo Maurice</title>
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	<description>Allo Maurice !  La diaspora appelle...</description>
	<lastBuildDate>Sun, 13 Mar 2022 12:10:09 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des pravind jugnauth - Allo Maurice</title>
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		<title>CES PETITS TOUTOUS LÂCHES QUI DÉTRUISENT LA CCI DE MAURICE…</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/ces-petits-toutous-laches-qui-detruisent-la-cci-de-maurice/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Mar 2022 09:41:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[assemblée générale]]></category>
		<category><![CDATA[CCI]]></category>
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		<category><![CDATA[pravind jugnauth]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Membres de notre Chambre, l’heure est grave, très grave ! Les dernières nouvelles qui m’arrivent de Maurice révèlent une situation extrêmement préoccupante pour l’avenir de notre institution. Je vous avais signalé, il y a quelques semaines, comment le président et le Conseil avaient sapé l’image et la crédibilité et mis en danger la mission même de celle que l’on appelait encore il y a quelques années « la Grande Dame ». Depuis, un quotidien nous a révélé des choses toujours plus alarmantes sur son compte, témoignant de son inéluctable dégénérescence… Ce que nous ne savions pas, c’est qu’il y a encore des nouvelles bien plus catastrophiques qui se présentent à notre CCI. Lisez…</p>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/ces-petits-toutous-laches-qui-detruisent-la-cci-de-maurice/">CES PETITS TOUTOUS LÂCHES QUI DÉTRUISENT LA CCI DE MAURICE…</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong>Membres de notre Chambre, l’heure est grave, très grave ! Les dernières nouvelles qui m’arrivent de Maurice révèlent une situation extrêmement préoccupante pour l’avenir de notre institution.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong>Je vous avais signalé, il y a quelques semaines, comment le président et le Conseil avaient sapé l’image et la crédibilité et mis en danger la mission même de celle que l’on appelait encore il y a quelques années « la Grande Dame ». Depuis, un quotidien nous a révélé des choses toujours plus alarmantes sur son compte, témoignant de son inéluctable dégénérescence…</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; background-color: #ffff00;"><strong>Ce que nous ne savions pas, c’est qu’il y a encore des nouvelles bien plus catastrophiques qui se présentent à notre CCI. Lisez…</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Permettez-moi tout d’abord de tracer brièvement combien il a fallu de temps, d’efforts et de détermination pour pousser notre Chambre à jouer le rôle qui revient en fait à toute institution nationale du privé dans un système libéral de tradition britannique.</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">En 1935, une requête du secrétaire de la « Chambre de Commerce » à son Conseil à l’effet qu’un téléphone soit installé dans ses (petits) locaux a été rejeté : les moyens faisaient défaut, et l’utilité d’un appareil de communication n’était pas évident. Ce secrétaire était l’employé de pas moins de 4 organismes locaux simultanément.</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">L’histoire de notre institution moderne commence en 1965, avec la titularisation d’un secrétaire à plein temps pour l’animer, ainsi qu’avec le changement de son nom.</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Au milieu des années 1970, il a fallu lutter pendant plusieurs années pour convaincre les autorités de nous permettre de certifier les documents douaniers contre une redevance.</span><br /><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">C’est ainsi qu’avec ces « endorsement fees » et les moyens qu’ils procuraient, il a été possible de développer grandement les activités de promotion de l’entrepreneuriat à Maurice.</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Au cours des 30 dernières années, la mission et le rôle de la CCI de Maurice ont été considérablement étendus : non seulement la défense et la promotion des intérêts des membres ont été amplifiées, mais des activités de formation, un comptoir de remboursement de la TVA à Plaisance et un système de codes-barres ont aussi été lancés. La représentation à l’étranger et l’intégration régionale ont été renforcées et en 1996 une Cour d’arbitrage affiliée à Cour permanente d’arbitrage internationale a vu le jour.</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Enfin, et de manière peut-être encore plus significative, notre institution est devenue auprès des autorités une force de proposition respectée en matière de politiques à suivre et de stratégies à adopter pour le pays, signe que notre mission avait atteint un stade où elle était capable de s’exprimer avec autorité, de manière ferme et indépendante, pour formuler ouvertement des propositions neutres, objectives et pertinentes.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Ce qui était loin d’être prévu, c’est que des forces opaques pénalisant le développement économique se mettraient à l’œuvre de plus en plus fortement (elles avaient toujours existé, mais à un degré non significatif), avec une vigueur et de manière tellement répétée qu’elles allaient condamner notre institution à dépérir et à voir son influence se réduire clairement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Ainsi, à mesure que les politiciens provoquaient petit à petit la dégradation des fondements structurels de notre État de droit (avec une vive accélération depuis 2019), la CCI de Maurice lâchait du lest à travers ses structures dirigeantes : graduellement, pratiquement sans cesse, les membres du Conseil ont accepté, au moins tacitement, de jouer le rôle de toutous et de moutons.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">C’est ainsi que nous sommes parvenus à l’affaiblissement et à la perte de crédibilité et de confiance envers la CCI qui s’expose aujourd’hui ouvertement à nos yeux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Et maintenant, que va-t-il se passer ?  La prochaine assemblée générale de notre CCI aura lieu le 31 mars prochain, et comme c’est elle qui est véritablement souveraine (et qu’elle n’est pas soumise aux renoncements des lèche-bottes du petit calibre de Marday Venkatasamy et Guillaume Hugnin), les membres pourraient, ou devraient même, questionner le maintien de ces deux individus au Conseil de la Chambre. Ils ont, en effet, prouvé qu’ils ont joué un rôle néfaste en son sein et qu’ils sont très dangereux pour son avenir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Pourquoi est-ce nécessaire ?   Parce que de nouveaux faits le démontrent sans ambiguïté.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Oui, des nouvelles fraîches me sont parvenues de Maurice cette semaine, et elles pourraient bien être <span style="background-color: #ff9900;">CATASTROPHIQUES</span> pour notre institution dans un avenir proche.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Jugez plutôt ! Comme vous savez, notre Chambre est actionnaire depuis 1994 de MNS, un système d’émission, de transmission et de soumission de documents import et export aux douanes du pays par voie électronique contre une rétribution, ce qui lui assure chaque année de substantiels dividendes. Ces revenus, qui doivent bien alimenter 30 à 35 % du budget de la CCI, servent non seulement à garantir la poursuite de ses activités, mais aussi à faire vivre dans une mesure appréciable « Business Mauritius », dont le budget annuel dépend notamment des ressources qu’elle lui fournit.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Oui, j’ai appris, sans aucun doute possible, que la Mauritius Network Services Ltd. (MNS) s’est vu enlever par le ministère des Finances – il y a seulement deux mois, en janvier dernier – un contrat de renouvellement de ses services susmentionnés relatifs aux déclarations en douane à Maurice (appelés techniquement « Integrated Single Window for Trade »).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Cette nouvelle est extrêmement préoccupante : en effet, amputer du budget de la Chambre une part de 30-35 %, c’est tout simplement saper les moyens qui lui permettent de maintenir sa présence, ses services, son rôle et la portée de ses actions. Et de ses moyens dépendent aussi la taille et l’efficacité des membres de son personnel, du moins de ceux d’entre eux qui méritent d’en faire partie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Chers membres, notre assemblée générale du 31 mars prochain sera déterminante pour son avenir. Il est plus que temps que vous déterminiez ce qui se fait et se passe très exactement à un certain niveau au sein de notre institution, et il est impératif que vous posiez ce jour-là les questions suivantes au Conseil de notre institution :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">En tant que présidents de la CCI, Marday Venkatasamy et Guillaume Hugnin, ont été les directeurs du « Board » de la MNS, le premier d’avril 2018 à novembre 2020, et le second depuis décembre 2020. En cette capacité, ils ont été intimement mêlés à la gestion de MNS depuis 2 ans. Peuvent-ils confirmer la décision prise par le ministère des Finances en janvier 2022 ?</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Les membres ont-ils été informés de cette décision, qui pourrait mener à brève échéance à la disparition des dividendes reçus de MNS ? Si non, pour quelle raison exacte ne l’ont-ils pas été ?</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">La MNS ayant été la seule instance invitée à soumettre une offre pour le renouvellement de son contrat avec le Gouvernement, comment a-t-elle bien pu faillir dans cet exercice ?</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Il nous revient aussi que le directeur général recruté en 2020 a été « démissionné » après quelques mois de fonctions, à la fin de l’année dernière. Ce départ a-t-il eu une incidence sur d’éventuelles lacunes dans la réponse à l’offre soumise par MNS, et le rejet de son dossier par le ministère des Finances ?</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Il s’agit ni plus ni moins d’une circonstance grave qui pourrait mettre en danger le rôle fondamental qui est assigné à notre institution depuis bientôt 175 ans.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Un conseil, si je peux me permettre : à l&rsquo;assemblée générale à venir, ne laissez pas les deux présidents susnommés vous répondre de manière évasive : insistez pour avoir les réponses les plus complètes au sujet de cette défaillance majeure dont ils portent une part de responsabilité, car il nous semble bien que ce dossier cache des défaillances inacceptables chez une compagnie aussi bien implantée et reconnue pendant bientôt 30 ans comme la MNS.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">La responsabilité et la redevabilité de nos deux présidents devra être clairement établie et… assumée !  Celle des membres de son Conseil aura aussi à l’être, sans aucun doute : ne sont-ils pas ceux qui ont permis la prise et l’aval des décisions qui ont tant affaibli l’institution ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Avant de terminer, voilà une cerise sur le gâteau…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Toujours d’après nos informations de Maurice, il semble bien que la Chambre ait « accepté » (ou en fait ait été silencieusement forcée) récemment de céder au gouvernement son Centre d’arbitrage, une instance qui pendant de nombreuses années a accompagné les acteurs économiques mauriciens dans le règlement de leurs différends tant sur le plan local qu’international.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Le Gouvernement mauricien, instrumentalisé par certains qui n’y ont vu que leur unique intérêt, a décidé en 2017 de créer un second Centre d’arbitrage entièrement financé par de l’argent public, avec des résultats peu probants à ce jour.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Après le départ en 2021 du responsable du Centre d’arbitrage de la Chambre, il semble bien que les discussions déjà entamées se soient accélérées entre les responsables de la Chambre et ceux du deuxième Centre d’arbitrage publique pour « fusionner » les deux entités, par le biais d’une simple absorption de l’instance de la Chambre. Proposition du Gouvernement spontanément acceptée !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Cette disparition semble démontrer, encore une fois, non seulement l’influence directe et malsaine du Gouvernement dans les affaires et les décisions de la Chambre, mais aussi et surtout la « démission » des présidents successifs et du Conseil en tant que fossoyeurs du secteur privé de Maurice. Ainsi, notre secteur privé – hors du secteur agricole – ne peut plus jouer un véritable rôle de contre-pouvoir dans le pays. De plus, sa mission d’appréciation ouverte, voire de critique, de la politique gouvernementale et de contre-propositions à cette dernière se dissout et devient inassumée. Garder le profil bas et encaisser, voilà l’attitude empreinte de lâcheté qui prévaut aujourd’hui.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Faudra-t-il arriver à instaurer, à la CCI de Maurice, des règles déontologiques que ses dirigeants devront s’engager à respecter ? L’irresponsabilité et la lâcheté de certains devient si manifeste…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Ma chère Chambre, ta fonction primordiale de chienne de garde de l’entreprise libre à Maurice est en train de disparaître !  Que les démissionnaires abjects qui peuplent tes couloirs soient évincés, car ils sont en train de détruire ce que tu as patiemment construit depuis plus d’un demi-siècle.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Ma pauvre île Maurice, ne pardonne jamais à ces lâches dépourvus de dignité et de respect pour eux-mêmes, car ils savent très bien ce qu’ils font…</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-size: medium; font-weight: normal;">A. Jean-Claude Montocchio     </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;"><em><span style="background-color: #ffff00;"><strong>Merci d’avance aux membres qui nous liront de transférer le texte ci-dessus rapidement aux autres membres qu’ils connaissent, afin que toute pétition pour l’Assemblée générale à venir puisse être soumise dans les délais</strong></span></em><span style="background-color: #ffff00;"><strong><em>. </em></strong></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"></div>
			</div>
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			</div>
				
				
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			</item>
		<item>
		<title>AU SECOURS !  La CCI de Maurice coule…</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/au-secours-la-cci-de-maurice-coule/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Dec 2021 11:00:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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		<category><![CDATA[pravind jugnauth]]></category>
		<category><![CDATA[secteur privé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après une longue absence, je reprends mon clavier pour commenter l’acte proprement scandaleux, honteux et empreint de lâcheté auquel se sont livrés le président en exercice et les membres du Conseil de direction de la Chambre de Commerce la semaine dernière. Comme vous savez, ils ont décidé de maintenir à son poste le triste individu en charge du Secrétariat de la Chambre, après que celui-ci a paru en Cour de Curepipe pour répondre à une accusation de l’ICAC pour s’être livré, dans ses précédentes fonctions à la CWA, à « using office for gratification ».</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Lettre ouverte à tous les membres de la CCI de Maurice (à l’exception de ceux siégeant au Conseil de l’institution et de ses anciens présidents)</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chers membres,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Après une longue absence, je reprends mon clavier pour commenter l’acte proprement scandaleux, honteux et empreint de lâcheté auquel se sont livrés le président en exercice et les membres du Conseil de direction de la Chambre de Commerce la semaine dernière. Comme vous savez, ils ont décidé de maintenir à son poste le triste individu en charge du Secrétariat de la Chambre, après que celui-ci a paru en Cour de Curepipe pour répondre à une accusation de l’ICAC pour s’être livré, dans ses précédentes fonctions à la CWA, à « using office for gratification ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Durant sa longue histoire, notre institution a su porter correctement la flamme de la défense et de la promotion tant de ses adhérents individuels que des secteurs d’activités qu’elle représente. Par expérience, je sais bien qu’il n’a jamais été facile de le faire, tant les contraintes ont été nombreuses. Moins « chanceuse » que notre institution-sœur, la Chambre d’agriculture (pour qui l’homogénéité des intérêts de ses membres autour du seul secteur agricole aura, semble-t-il, rendu la mission plus linéaire), elle a dû composer au fil de son histoire avec des contraintes majeures : élitisme, conservatisme, orientations étroites, manque de moyens financiers, conflits d’intérêts entre ses membres (parfois même entre ceux d’un même secteur d’activités), contournement des « gros » de l’institution s’étant créé des liens discrets avec de hauts fonctionnaires à travers des loges maçonniques, luttes contre des comportements de politiciens choisissant délibérément leur popularité au détriment de l’intérêt général, etc., etc.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais jamais au cours de son histoire, la CCI de Maurice n’a dû subir de la part de son instance directrice – son Conseil – un comportement susceptible de porter atteinte à la protection et la stricte préservation de son image, et jamais ses membres n’ont pris des décisions susceptibles d’affecter sa crédibilité et son intégrité par des manquements au sens de la dignité et du respect de soi au cours de leur mandat. L’absence de dignité, on ne la retrouvait jusqu’ici qu’au niveau des institutions publiques, que des politiciens du calibre du ‘Couard’ Jugnauth ont peuplé de lèche-bottes pour servir leurs propres besoins et intérêts. Mais jamais les grandes institutions multisectorielles du secteur privé n’ont porté volontairement atteinte jusqu’ici au caractère sérieux, décent et respectable de leur mission, malgré d’abord le déclin, puis la décadence, et enfin la déliquescence qui ont prévalu dans le pays depuis le départ des Anglais. Pas jusqu’à la semaine dernière !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La Chambre de Commerce et d’Industrie a été torpillée, de l’intérieur même et sans aucune pression (du moins à première vue) par un travail de sape qui a commencé avec Marday Venkatasamy, qui n’a trouvé aucune bonne raison de s’abstenir de nommer l’individu en question pour remplacer Barlen Pillay. Nous en avons déjà parlé dans une chronique. Ce que ce geste montre, c’est que ce triste être de petite dimension, président de l’institution de nombreuses fois, a fait passer l’année dernière une nomination parfaitement incompatible avant les intérêts fondamentaux de l’institution. Malgré son appartenance probable à une société secrète dont le but essentiel consiste apparemment à se livrer à un travail sur soi-même pour s’améliorer, il a montré que la dignité et le respect de soi sont pour lui de vains mots, sans signification ou importance quelconque. En effet, l’individu nommé par lui qui se trouve (toujours !) à la tête du Secrétariat de la CCI est peut-être bien muni sur le plan des sciences économiques, mais il est nul sur le plan moral et de la décence. Et, de par sa présence continue, il pénalise tout simplement le rôle de l’institution et la confiance des adhérents.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avec un peu de décence, l’individu en poste au Secrétariat aurait dû comprendre par lui-même, dès le départ, qu’il était inconvenant pour lui de postuler à la CCI, puis d’accepter un poste. Convoqué par l’ICAC la semaine dernière pour répondre à une accusation de non-respect des dispositions d’un contrat portant sur des travaux publics dans lequel des fonds de l’État sont engagés, il aurait dû se rendre compte que le moment de se mettre en retrait (voire de démissionner) était arrivé. Non seulement il est resté en poste, mais il a complaisamment accepté (tacitement ou pas) de conserver ses fonctions, avec la bénédiction du Conseil de la Chambre.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">J’accuse !  J’accuse Marday Venkatasamy et Guillaume Hugnin, ainsi que les membres du Conseil en place, d’avoir torpillé l’image, la crédibilité et le respect dus à l’institution, un torpillage effectué de l’intérieur même, pour des raisons uniquement internes, alors que la mise en retrait était la seule voie possible. Par ailleurs, j’accuse le groupe des anciens présidents de l’institution d’avoir laissé approuver cette odieuse opération sans réagir. Que ce triste individu à la tête du Secrétariat de la Chambre doive être considéré, d’un point de vue légal, comme innocent jusqu’au verdict de la Cour, soit !  Mais qu’il ne lui soit pas demandé de se mettre en retrait en attendant le verdict de cette Cour relève soit de l’incompétence, soit d’une grave perte des valeurs essentielles à la base du fonctionnement de notre société, ou soit encore d’un trafic d’influence ou d’une grande inconscience. Ou, allez le savoir, peut-être même de tous ces éléments abjects à la fois. Honte à vous, hommes et femmes indécents et indignes !  Vous serez dorénavant considérés comme les parias de la CCI, les « perdi-banne » du secteur privé, pour le dire en bon créole.</span></p>
<p><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span><strong style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-size: medium; color: #000000;">Chers membres de la Chambre,</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cette scandaleuse circonstance ne doit pas rester sans réaction de votre part, car cela signifierait que vous endossez par votre inaction la décision inacceptable prise par le Conseil de la semaine dernière. Et celui-ci pourrait être amené à penser que sa décision n’a rencontré aucun désaveu, alors qu’elle comporte de graves implications pour notre institution, tant pour le présent que pour l’avenir : non seulement notre image est entachée, mais à cause d’elle l’avenir pourrait bien être bien plus disqualifiant.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En effet, figurez-vous un instant une situation à venir où la Cour décide, après délibérations, d’inculper définitivement le triste sire. Malgré la présomption d’innocence qu’il faut lui accorder présentement, cette issue est bien possible. Si jamais cette éventualité se produisait, cela voudra dire, en langage clair, que le Secrétariat de notre CCI aura été géré, pendant xx années et mois, par un potentiel condamnable. Est-ce que notre Conseil, dans son immense sagesse, y a pensé ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pire encore : au train où va la dégradation des mentalités à Maurice, est-il impossible de se figurer une situation où ce triste individu resterait en poste après sa condamnation ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chers membres, si vous ne réagissez pas, le président et le Conseil de la Chambre pourraient considérer que la décision qu’ils ont prise est acceptable sur le plan de la moralité. Ils pourraient penser ainsi que la présidence et la gestion du Secrétariat, telle qu’elles se présentent dorénavant, n’aura aucune incidence sur sa mission. Or, la confiance des adhérents dans le travail du Secrétariat repose non seulement sur son efficacité, mais aussi et peut-être surtout sur les relations de confiance entre eux et son personnel. La fourniture et les échanges d’information ainsi que la participation à certaines activités dépendent en effet d’une confiance réciproque et du respect de certaines règles du jeu. Il est à craindre que celles-ci ne soient plus comme avant. Merci Marday, merci Guillaume !  Avec votre vision très particulière des choses, la CCI a du souci à se faire. Car conjointement avec Pravind ‘Couard’ Jugnauth, vous partagez quelque chose d’évident : le « paletot » que vous portez est trop grand pour vous. L’étoffe manque cruellement…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voyez ci-après, membres de la Chambre, ce que je vous propose comme réaction.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il existe en fait diverses possibilités qui se présentent. L’on pourrait, par exemple, se figurer une situation où un certain nombre d’adhérents approcheraient formellement le président pour demander que soit convoquée une assemblée générale extraordinaire, pour réexaminer tout le dossier. Ce serait la solution la plus percutante, mais elle exposerait au grand jour une attaque contre le Conseil et une division entre les membres, alors que la cohésion, voire l’unité, est fondamentale pour la crédibilité de l’institution. L’on pourrait autrement se figurer une situation où quelques membres prendraient l’initiative de solliciter autant des leurs que possible pour adresser une pétition signée comportant un reproche et une opposition à la décision prise, accompagnée d’une demande formelle de la revoir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ou enfin, et à elle va ma préférence, la prise par les membres de la Chambre d’une action passive et calmement menée, presque de manière anodine, qui prendrait les formes suivantes :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Un arrêt de toute participation aux activités de l’institution (pour le travail des comités, dans la participation à des rencontres avec des visiteurs, dans d’éventuels déplacements à l’étranger, dans la réponse à des propositions du Secrétariat, etc.) ;</span></li>
<li><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Un refus de payer leur quotité annuelle jusqu’au verdict de la Cour de Curepipe ;</span></li>
<li><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et, plus que tout, un refus de participer à la prochaine assemblée générale annuelle, car autrement cela signifierait qu’ils endossent et approuvent, par leur présence, le bilan de l’institution pour l’année précédente, dont sa honteuse décision de la semaine dernière.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cette dernière solution, si elle se traduisait suffisamment dans les faits, montrera à ce Conseil indigne qu’il reste encore dans la CCI quelques entrepreneurs mauriciens méritant le plein respect et prêts à réagir aux démissions morales inacceptables de ceux à qui ils confient un mandat pour les représenter.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Je vois passer sous mes yeux, en ce moment, certaines réactions et observations sur l’inacceptable décision du président Hugnin et des membres du Conseil. Elles viennent montrer que, fort heureusement, un certain nombre de personnes continuent à chérir la dignité et le respect de soi. Ce comportement est d’autant plus édifiant que la quasi-totalité des valeurs essentielles qui donnent un vrai sens à la vie, si difficile soit-elle, est en voie de disparition rapide chez nous.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La CCI est une institution responsable, affirme son président, dans un communiqué illustrant son irresponsabilité. Mais qu’est-ce qu’avait alors ce sacré dictionnaire Larousse à définir l’adjectif ‘responsable’ comme suit : « Qui est réfléchi, sérieux, qui prend en considération les conséquences de ses actes ». Le Conseil de la Chambre a-t-il pris en considération la conséquence de ses actes en ne mettant pas l’individu du Secrétariat temporairement en retrait ?  Guillaume Hugnin tente de défendre l’indéfendable !  Dans cette démarche, il est tout simplement minable. Pour sauver la face de la CCI et sa présidence, il lui reste encore la possibilité de démissionner. Mais, pour cela, il faudrait encore qu’il sache ce qu’est le courage !  Les paris sont ouverts…</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio           </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p></div>
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		<title>Bruneau Laurette : Tansion !  Ramgoolam pé rod servi nou !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Jan 2021 18:00:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[13 février 2021]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bonjour Bruneau Laurette, GRAN BÉZÉ PÉ VINI !  Nou ti kwar ki ziss piti-la qui enn danzé pou la démokrati et nou l’avenir politik, mé nou trouvé ki l’opposition oussi kapav vinn enn véritab ménass pou nou société sivil ! Bann-la pé sey servi nou asterr !  Nou bien bizin réazir et litté pou pas less zot pran tou kapital et tou krédibilité ki la société sivil Moris fin arrive gagné avec bann actions ki ou finn pran dépi nofraz Wakashio. Mo lanss ou enn lapel. Nou bizin réazir asterr ! Li bien important ! Gett propositions konkrett ki mo pé fer dans sé ki mo ékrir ici…</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Bonjour Bruneau Laurette,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">GRAN BÉZÉ PÉ VINI !  Nou ti kwar ki ziss piti-la qui enn danzé pou la démokrati et nou l’avenir politik, mé nou trouvé ki l’opposition oussi kapav vinn enn véritab ménass pou nou société sivil !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Bann-la pé sey servi nou asterr !  Nou bien bizin réazir et litté pou pas less zot pran tou kapital et tou krédibilité ki la société sivil Moris fin arrive gagné avec bann actions ki ou finn pran dépi nofraz Wakashio.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mo lanss ou enn lapel. Nou bizin réazir asterr ! Li bien important ! Gett propositions konkrett ki mo pé fer dans sé ki mo ékrir ici…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ce qui s’est passé durant les deux derniers jours à Maurice est extrêmement décevant et préoccupant. L’opposition parlementaire, l’impayable Navin Ramgoolam en tête, veut clairement maintenant récupérer à son compte toute la crédibilité et surtout la forte identité que la société civile a acquise dans l’île au cours des derniers mois.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il est fondamentalement important qu’elle résiste aux efforts de certains politiciens de diluer son identité !  Mieux encore : il faut que nous utilisions les circonstances pour consolider notre action et faire comprendre aux politiciens-dinosaures de notre pays (il y en a encore tellement !) que leur style de politique des 52 dernières années, c’est comme Capri, c’est fini…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Récapitulons, pour mieux saisir la situation dramatique dans laquelle se trouve l’île Maurice !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>I – La catastrophe ‘Couard’ Jugnauth</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Depuis quinze mois que Pravind Jugnauth est à la tête du pays, n’importe quel Mauricien intellectuellement neutre peut constater à quel point notre pays s’est enfoncé encore plus avec lui.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La déchéance est visible partout dans notre vie. Avec l’absence quasi totale de vrais contre-pouvoirs dans notre constitution et la lâcheté de ses lèche-bottes patentés, piti-la a réussi à contrôler la presque totalité des structures de gestion du pays. Mais, comme nous savons, il a aussi imposé sa sulfureuse « paternité » sur toute l’administration du pays, et pire encore, il a laissé se répandre une insécurité et une instabilité et il a rétréci certaines de nos libertés avec une arrogance rare.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il est le danger public n°1 à faire expulser de la scène politique, et il ne faut surtout pas diminuer la pression sur lui, afin que l’on continue à démolir son image et « cut him down to his real size ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En quinze mois seulement, le tort qu’il a fait au pays est immense. Il nous a confirmé beaucoup de choses sur son compte : c’est un politicien très moyen qui n’a pas les capacités minimum pour être Premier ministre, même d’un petit pays comme Maurice. Ses actes traduisent, sans l’ombre d’un doute, de l’immaturité, de l’irresponsabilité, de l’immoralité, du mensonge, du racisme (ou du communalisme le plus abject, si l’on préfère) et de l’anti-patriotisme primaire (en tant que serviteur attitré de ce maudit Modi).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chaque nouveau jour qui passera, le pays s’enfoncera un peu plus avec lui. Et ce qui est le plus dangereux, c’est que c’est un homme faible et que l’histoire nous apprend combien il est risqué de confier un pouvoir quasi absolu à ce type d’individus. En effet, ils sont incapables de mesurer la portée exacte de bien de leurs décisions, surtout lorsqu’ils sont entourés d’opportunistes et de membres de réseaux secrets.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi, avec Jugnauth, nous sommes forcés d’évoluer dans une société bloquée, de style féodal, sans espoir de voir changer, se développer et évoluer notre patrie et d’œuvrer en faveur de l’intérêt général et le bien commun.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>II – L’émergence d’une société civile munie d’une forte identité</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Jamais, dans la longue histoire de notre pays, la société civile de Maurice n’a pu émerger et se manifester en tant que telle avant votre arrivée sur la scène sociale, Bruneau Laurette ! Ce que vous avez accompli en six mois est unique, et ceux qui viendront après nous auront à le reconnaître et… saluer votre réussite exceptionnelle.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Par votre courage, votre présence, vos interventions et votre capacité à rassembler, vous avez réussi à faire comprendre aux différentes composantes de la société civile – employés, gens d’affaires, ONG, syndicats, professionnels, académiques, et bien d’autres – combien il est crucial dans toute société de faire front commun vis-à-vis des deux autres éléments (souvent praticiens du népotisme) qui composent toute société, à savoir le monde politique et les capitalistes.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avec vous, le 29 août dernier, ce sont les politiciens qui se sont joints à la foule, et pas le contraire. Ce jour-là a eu lieu un changement fondamental : le peuple a compris que ce sont les politiciens qui doivent les écouter, et les suivre. Ce jour-là, le peuple s’est affranchi de la domination des politiciens dans sa vie !  Symboliquement, nous avons pour la première fois pris le contrôle de notre destin ! Cet acquis doit être conservé et préservé de toute tentative de le diluer ou de retourner à l’esprit « peuple mouton » qui a toujours prévalu à Maurice.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Félicitations donc, Bruneau Laurette ! Si l’on continuait à élire, comme avant, un Mauricien de l’année tous les ans à la fin du mois de décembre, vous auriez été le candidat idéal, sans l’ombre d’un doute. Qui à Maurice peut comprendre la vraie valeur et la portée exacte de vos initiatives, et exprimer ouvertement une vive reconnaissance pour tout ce que vous avez entrepris ?  Pas grand monde, malheureusement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Soyez assuré de notre appui sans faille !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais pour renforcer votre action, comme vous le savez, il va falloir structurer votre mouvement, formaliser votre présence en créant une association et la faisant enregistrer auprès du Registrar of Associations, vous entourer de quelques compétences susceptibles d’assurer une permanence en termes de secrétariat et de diffusion de communications.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Allez de l’avant, Bruneau Laurette !  Et si les moyens font défaut, alors faites nous signe, et nous procéderons à un financement communautaire en sensibilisant la diaspora, dont nous sommes membres. La seule chose que nous demanderons (et qui, avec vous, est déjà acquise) est la transparence de gestion des fonds éventuellement recueillis.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>III – Quand l’opposition parlementaire déçoit…</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’autre chose importante que nous savons aujourd’hui, c’est qu’une opposition extra-parlementaire peut animer la vie politique mieux que celle se trouvant à l’assemblée nationale. Grâce à l’Internet et aux plates-formes numériques… !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Réfléchissons un moment : malgré tous les excès qu’on doit reconnaître à ces nouveaux moyens électroniques, où en serions-nous dans ce pays aujourd’hui sans la possibilité de suivre l’actualité dans l’île en temps réel, les émissions de Top FM, les déclarations de Roshi Bhadain, les études pertinentes de Dev Sunnasy, l’humour décapant de Rachna Seenauth et les analyses opportunes de Prakash Neerohoo ?  Et de bien d’autres Facebookers encore ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il ne nous resterait que la MBC, cette savate du pouvoir, et certains organes de presse, qui manquent souvent d’intérêt dans leurs articles d’opinions et dans les chroniques, et dont les investigations font gravement défaut dans un pays qui n’est autre qu’un grand village et donc où les informations devraient être faciles à obtenir… Ah ! Cette opacité, quand elle nous tient…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Que l’opposition ait mené des actions timides en face des scandales qui se produisent avec une telle régularité est assez décevant. À part les conférences de presse et les interviews, il n’y a pas grand-chose qui se passe, alors que le pays va à vau-l’eau.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En fait, le comportement de cette opposition parlementaire est exactement celui auquel on peut s’attendre de politiciens décidés à faire de la politique comme il y a 50 ans, et de continuer à caresser les citoyens-votants dans le sens du poil : taper systématiquement sur les rivaux, mais surtout ne pas s’engager soi-même pour l’avenir, ne surtout pas débattre d’idées et de mesures en profondeur qui seraient susceptibles de faire évoluer notre monde politique et la façon de favoriser une vraie démocratie et accélérer notre développement, combattre et dénoncer l’opacité et les trafics d’influence, formaliser les structures des partis politiques et nos dépenses politiques une fois pour toutes, interdire les financements d’activités politiques venant de personnes morales et physiques, neutraliser les atteintes à la méritocratie en contrebalançant véritablement les pouvoirs sans limites des politiciens.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il y aurait tellement à faire pour quitter une fois pour toutes ce carcan rétrograde qui caractérise notre paysage politique et les sales mentalités qui y règnent depuis si longtemps. Et c’est précisément une approche à la Bruneau Laurette qui pourrait faire aboutir un projet de modernisation devenu indispensable pour nous sortir de l’ornière.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>IV – Morisiens, pas less sa bann-la servi nous ! Nous bizin réazir… </strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le changement dans notre vie politique doit commencer avec quelques mesures bien précises. D’abord et avant tout pour nous protéger contre toute récupération par des politiciens.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voyons la situation actuelle.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Au train où vont les choses, et pour être réalistes, nous devrons composer avec ce piti abject pendant encore environ quatre ans. C’est là une réalité effrayante. Comment cette constante dégradation de notre vie sociale va-t-elle se terminer, s’il faut la subir jusqu’en 2024 ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ce qui est certain, c’est que, forts de notre identité et de notre crédibilité, nous, la société civile, devons saisit cette situation pour imprimer notre vision de l’avenir à ceux qui prétendent nous représenter à partir de la prochaine échéance électorale. L’occasion qui s’offre à nous doit être exploitée à fond.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Or, à quoi assistons-nous depuis le 16 janvier ?  À rien de moins qu’une tentative sournoise de Ramgoolam et consorts d’utiliser les circonstances du moment et de se trouver une nouvelle virginité à nos yeux. Rien de moins ! Zot éna toupé !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><em>Bruneau Laurette, nou kont lor ou pou azir. Sé ki pé arrivé la, li bien grav et li inakseptab !</em></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">D’après Ramgoolam, l’opposition parlementaire se regroupe pour provoquer un départ du gouvernement en place : il tient donc une conférence de presse en solo le samedi 16 janvier et annonce – au nom de toute l’opposition, semble-t-il – une « manifestation monstre » pour le samedi 13 février pour éjecter le gouvernement en place.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">On est donc en droit de demander à Ramgoolam :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A-t-il parlé, lui un non-élu uniquement leader d’un parti politique, au nom de l’opposition parlementaire, au nom de celle-ci ? A-t-il été dûment mandaté à cet effet ? Devine-t-on correctement que Arvin Boolell, le leader de l’opposition à l’Assemblée, Paul Bérenger et Xavier Duval sont d’accord avec cette déclaration effectuée en ‘solo’, hors de leur présence, et l’avalisent ?</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Si tant est que cela soit possible, Ramgoolam peut-il nous dire quel est le but exact de cette manifestation, et quel est le résultat précis qu’il espère en obtenir ?</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme un grand nombre de partisans du Parti travailliste sont contre sa présence continue et ses interventions sur la scène politique – en estimant (justement à notre avis) qu’il fait plus de tort que de bien à l’île Maurice – peut-il nous dire s’il souhaite continuer à se livrer à de la politique active dans le pays et être candidat aux prochaines élections (dès que l’occasion se présente). Qu’il se le dise : sans réponse et engagement clair de sa part, nous continuerons à le combattre, car nous estimons qu’il est aussi dangereux que le ‘couard’ Jugnauth, si ce n’est qu’en raison de sa tentative fin 2014 d’établir un système présidentiel à Maurice, évidemment avec lui comme président, avec des pouvoirs largement étendus, une tentative qui a abouti à l’installation du régime Jugnauth que nous devons subir aujourd’hui.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>Bruneau Laurette, nou bizin défann nou statut de société sivil avec ou led. Nou compte lor ou, ou bizin kontinié anim nou mouvma, et nou dir ou : siouplé, zamé na pa fer politique, parski lerla, sé la fin pou nou l’espoir dans enn société meillerr, kot politisiens azir kouma bizin et, sirtou, respecté nou. Resté, pa less bann-la fer nous retourn en arrierr. Sé nous qui responsab sanzman manierr fer politique dans Moris, et sa lokazion qui p présenté la, nou pou diffisilman gagn enn lott. Nou dépann lor ou !</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>V – Anou tester sinsérité bann-la…</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voici mes propositions, Bruneau Laurette. Analysez-les, et voyez si elles peuvent être adoptées.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Annoncer une manifestation, inviter tout le monde verbalement, de manière vague, et tenter de motiver une population qui ne veut pas de lui dans sa majorité, et à propos duquel l’anglais dirait « Pull yourself out and be damned ! ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Hé bien, non ! Je suggère fortement que nous testions si Ramgoolam, Boolell, Bérenger, Duval et les proches conseillers de ce beau monde sont vraiment sincères ou si nous sommes toujours en plein dans le monde ancien.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Je suggère que vous adressiez un courrier individuel à ces gens, Bruneau Laurette, et que vous leur fassiez comprendre que la société civile de Maurice est à présent unie et solidaire, et que vous déciderez de mobiliser vos troupes – ou peut-être pas – en fonction des assurances par retour de courrier, par écrit aussi, que vous recevrez de chacun d’eux par rapport à vos questions. Pas de réponse commune et d’assurances verbales de leur part, tout doit être fait de manière formelle.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À mon avis, trois questions essentielles devraient leur être posées, comme suit :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La dégénérescence de Maurice a atteint un tel point que la mobilisation de politiciens ne peut s’arrêter aux seuls membres de l’opposition parlementaire, d’autant que ceux qui agissent autrement font montre d’un grand dynamisme. Dites-nous donc : allez-vous inviter des politiciens tels que Dev Sunnasy, Roshi Bhadain et les candidats indépendants au rassemblement ? Comment allez-vous procéder pour le faire ? Et à quel titre : comme organisateurs ou comme membres d’un regroupement de tous les intervenants dans le monde politique ?</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Puisque vous visez à un « nettoyage » du régime du piti-la, comment voyez-vous exactement la suite des choses ? Forcément par une consultation électorale générale, n’est-ce pas ? Merci de nous le confirmer.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Si tel était éventuellement le cas, que comptez-vous proposer le moment venu comme mesures spécifiques pour transformer et faire évoluer les structures et le fonctionnement de la politique à Maurice, très spécifiquement en termes de</span>
<ul>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">préservation et de rétablissement des libertés publiques, notamment de la liberté de l’information (avec un « Freedom of Information Act »),</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">formalisation du statut des partis politiques en associations dûment enregistrées et de leur fonctionnement,</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">révision de la Constitution du pays, référendum et mise sur pied de la Deuxième République.</span></li>
</ul>
</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Répondez très clairement et précisément à ces questions, sans les contourner comme font d’habitude les carriéristes en politique, et prenez l’engagement formel de traduire ces mesures dans la réalité dès la prochaine consultation populaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><strong><span style="font-family: Open Sans; color: #000000;"><em>BRUNEAU LAURETTE, nou pa kapav ratt sa lokazion-la pou fer zot kompran ki nou pa pou less zot kontinié ek zot badinaz enkor lontan. Si zot pas sanzé, nou pou bizin fou zot déor enn par enn.</em></span></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><strong><span style="font-family: Open Sans; color: #000000;"><em>Soi politisien kompran ki ler finn arrivé pour zot fer politik enn lott manierr, ou soi nou pou fer zot allé, avec enn bon kutpié…</em></span></strong></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-size: medium;"><strong><span style="font-family: Open Sans; color: #000000;"> </span></strong></span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> A. Jean-Claude Montocchio      <br /></span></p></div>
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		<title>AU DOCTEUR GUJADHUR, POUR L&#8217;AIDE AUX COCOVID&#8230;</title>
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		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Apr 2020 09:02:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lettre ouverte au Docteur Vasantrao Gujadhur. Bonjour cher Docteur, ainsi donc, lors d’une déclaration récente, vous avez déploré le comportement des Mauriciens dans la situation difficile actuelle, un comportement qui selon vous est « inexplicable ». Inexplicable, dites-vous ? Allons, Docteur ! L’explication est simple, en fait : après plus d’un demi-siècle de laisser-aller, de démissions morales, de collusions, de renoncements et de lâcheté de la part de nos Premiers ministres successifs et de nos autres grands politiciens, à quoi peut-on s’attendre d’autre ? Que les Mauriciens, dans leur vaste majorité, sortent de leur incivisme, de leur indiscipline, de leur "foupamalisme', de leurs égocentrismes et de leur débilité de longue date pour devenir du jour au lendemain des gens responsables, disciplinés et solidaires ?</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_3 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><strong><em><span style="font-family: Open Sans; color: #000000;"></span></em></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><strong><em><span style="font-family: Open Sans; color: #000000;"></span></em></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><strong><em><span style="font-family: Open Sans; color: #000000;">IN VIRUS VERITAS…</span></em></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>Lettre ouverte au Docteur Vasantrao Gujadhur</u></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Bonjour cher Docteur,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi donc, lors d’une déclaration récente, vous avez déploré le comportement des Mauriciens dans la situation difficile actuelle, un comportement qui selon vous est « <em>inexplicable</em> ». Inexplicable, dites-vous ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Allons, Docteur ! L’explication est simple, en fait : après plus d’un demi-siècle de laisser-aller, de démissions morales, de collusions, de renoncements et de lâcheté de la part de nos Premiers ministres successifs et de nos autres grands politiciens, à quoi peut-on s’attendre d’autre ? Que les Mauriciens, dans leur vaste majorité, sortent de leur incivisme, de leur indiscipline, de leur « foupamalisme », de leurs égocentrismes et de leur débilité de longue date pour devenir du jour au lendemain des gens responsables, disciplinés et solidaires ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Vous êtes un scientifique, et il est normal que certains aspects des sciences humaines et sociales vous échappent. Sachez quand même qu’il n’est vraiment pas facile d’éduquer tout un peuple à un comportement responsable, ordonné, discipliné et réfléchi en moins d’une génération, et plus sûrement deux. Un peuple, ça s’éduque, pour autant que le courage, la détermination et la manière de procéder des gouvernants soient au rendez-vous. Ce qui n’a pas été le cas depuis avant l’indépendance…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">On peut bien obliger les membres de la communauté, à force de les forcer (comme ces jours-ci) de respecter certaines consignes dans leur comportement, mais ce sont là des situations où, les services d’ordre repartis, le naturel reprendra vite ses droits dès la levée de notre période de confinement ou, éventuellement, de nos confinements successifs. L’influence de la culture d’origine, l’absence de valeurs, de dignité et d’amour-propre et le laisser-aller omniprésent reprendront rapidement le dessus et nous nous immergerons dans notre désordre et notre léthargie de toujours bien rapidement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Des cinq Premiers ministres que nous nous sommes donnés avec notre constitution bancale depuis 1968, aucun n’a voulu « met lord », soit instaurer un minimum de rigueur (avec tout ce que cela implique) dans le pays, sans lequel aucun réel développement, dans le plein sens du mot, n’est possible. Ceux des Mauriciens qui ont réussi à sortir de cette ornière physique et mentale – en d’autres mots, ceux d’entre les Mauriciens qui ont développé une autonomie intellectuelle et un sens critique – sont obligés bien malgré eux de subir tous les jours de leur vie les nombreux inconvénients que cette situation bordélique leur cause.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il n’y a qu’à consulter les pages Facebook des Mauriciens avertis pour constater combien est vive la frustration que provoque la vision d’un pays dépérissant moralement et devenant de plus en plus sale physiquement, ainsi que la tristesse et l’impuissance éprouvées en face d’une gestion truffée d’incompétence, de combines et de démission de la part de ceux en charge de notre foutu pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voyez-vous, cher Docteur, ceux chez nous supposément « responsables » de l’orientation de notre destin ont toujours renoncé – par inconscience et/ou par calcul – à instaurer une véritable discipline dans notre île, très probablement, pour ne pas dire sûrement, à cause du fait qu’un peuple dont la communauté principale est culturellement adepte du « chaos organisé » reçoit mal le combat que peut mener un gouvernement contre les comportements desservant l’intérêt et le bien-être général.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Toute tentative de « met lord » dans notre pays est vouée à l’échec, car il y a maintenant longtemps que le Mauricien lambda ne souffre plus que l’on puisse lui interdire de continuer à se comporter comme cela lui convient, qu’un tel comportement aille contre le civisme élémentaire et l’intérêt général ou pas. À Maurice, la liberté des uns ne s’arrête très souvent pas là où commence celle des autres. À ce point de vue, notre société est encore moyenâgeuse, pour ne pas dire archaïque, et ce qu’il faudrait accomplir pour faire émerger une société moderne à Maurice est tout simplement gigantesque.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Au succès de Singapour, il y a une seule explication : Lee Kwan Yew, en vrai leader, a motivé son peuple et l’a guidé dans une seule direction, celle de l’ordre, de la discipline et du progrès. Ce qui l’a aidé, de toute évidence, est l’héritage culturel reçu à travers le confucianisme. Si on veut facilement savoir quel est l’avenir d’un peuple, il suffit de regarder son passé, ses comportements et son optique courante.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chez nous, à ce point de vue, l’optimisme n’est de mise que si l’on se munit de détermination, de patience et de dépassement de soi pour dégager des résultats qui, encore une fois, n’arriveront qu’à terme. La situation dans laquelle nous nous trouvons traduit tout simplement le renoncement de nos politiciens &#8211; pour des raisons éminemment électoralistes – à imposer un minimum de discipline et de comportement de responsabilité aux Mauriciens, sans distinction.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ils ont en fait bien saisi (inconsciemment, s’entend) que les hommes, même dans les sociétés modernes, sont davantage des êtres culturels que des agents économiques. Pour eux, il est nettement moins risqué, en termes de (maintien de) leur popularité, de voter des lois que de s’assurer qu’elles soient subséquemment respectées, surtout lorsqu’ils ne sont pas très exigeants sur le plan moral envers eux-mêmes. Nous en savons quelque chose …</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais il y a plus grave encore, Docteur !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Premièrement</strong>, tout observateur objectif de la politique mauricienne voit bien que le bilan de Pravind Jugnauth depuis le 8 novembre 2019 est désastreux. Depuis cinq mois, son parcours n’est qu’exclusivement parsemé de décisions autoritaires, déjà nombreuses. En voici des exemples : interruptions du débat démocratique (renvoi des sessions et suspension de l’Assemblée nationale), retards (le rapport du CP sur l’accident de Wootton est toujours en attente), refus de prendre action (failles dans la comptabilité nationale), choix de personnes non judicieux, emprise quasi-totale sur les contre-pouvoirs, trafic d’influence, népotisme et, surtout, refus de rectifier la déclaration d’un maudit socio-culturel local l’associant, dans une certaine mesure, à un nationaliste du sous-continent indien.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les bévues dans la fermeture des supermarchés, la saga des boulangeries, le refus des autorités de divulguer un minimum d’informations à propos des mesures (tardivement) prises concernant le Covid-19, une communication défaillante et approximative et la pénalisation inacceptable d’une plate-forme numérique (Top FM) par la suspension temporaire de ses émissions en disent beaucoup sur le niveau lamentable de la capacité de Pravind Jugnauth à diriger le pays avec l’autorité, le leadership et la compétence que mérite impérativement la situation que nous affrontons.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Deuxièmement,</strong> le peuple de Maurice paye, bien malgré lui, les conséquences pratiques des rapports extrêmement tendus entre les Jugnauth et Navin Ramgoolam depuis une dizaine d’années. Pravind Jugnauth et Navin Ramgoolam se haïssent, comme chacun sait. Ce n’est pas un combat pour le pouvoir qu’ils mènent, mais une véritable guerre de destruction de l’ennemi d’en face. Or, une démocratie représentative, une vraie, qu’elle soit westminstérienne ou autre, présuppose l’existence de rapports tant soit peu civilisés entre ceux qui détiennent le pouvoir à un moment donné et l’opposition. Des débats sains, une collaboration consentie et des relations souples en sont la garantie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À Maurice, cette dimension a été absente du paysage politique depuis au moins les 30 dernières années : les intérêts supérieurs du pays passent au second (voire au troisième) plan. Le bon peuple doit en subir les conséquences : coups bas, mesquineries, non-respect délibéré à la réglementation, accaparement des prérogatives et des compétences, utilisation irresponsable des fonds publics ainsi qu’un intense trafic d’influence sont ce qui s’offre à nous, même en période d’urgence nationale. Le vrai drame, c’est qu’il existe encore suffisamment de débilité et d’inculture dans notre pays pour faire pencher les résultats des élections en faveur de ces dangers publics.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le seul politicien en fonction à prôner une mise en commun des idées et des initiatives entre hommes publics pour lutter ensemble contre la pandémie est Arvin Boolell. Il est le seul, semble-t-il, à avoir compris que la situation est tellement grave que les rapports infects entre les gouvernement et l’opposition doivent être mis de côté temporairement, et que la priorité absolue est et doit rester la forme de combat à mener ensemble contre la pandémie jusqu’à sa disparition. Il a parfaitement compris que la solidarité, la confiance et un minimum de rapports civilisés sont essentiels dans le comportement de la communauté entière vers le sauvetage du pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pravind Jugnauth ne l’a-t-il pas compris ? Faut-il en déduire qu’il place le maintien de ses prérogatives au-dessus du bien-être de la population ? Ne se rend-il pas compte que la situation est telle que la santé doit passer actuellement avant la politique partisane ? Faut-il lui expliquer que la bataille du coronavirus se gagnera quand toutes les forces, les idées, les contributions et les mesures seront réunies et qu’aucun politicien ne tirera profit de ses contributions sur le dos des contaminés du pays ? S’il ne prend aucune action, nous lui jetterons en pleine figure le fait suivant : son comportement est abject et indigne !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Troisièmement</strong>, Docteur, constatons un échec, profond, de notre pays dans sa marche en avant : celui du manque de patriotisme, de cohésion spontanée et de rassemblement des énergies autour d’une épreuve d’une rare intensité. La raison tient au fait que l’île Maurice continue à pratiquer le communalisme de toujours. Mieux encore : depuis 2015, les Jugnauth ont fortement privilégié l’occupation des hauts postes gouvernementaux par « <em>nou bann</em> ». Un tableau comparatif de ceux qui occupaient ces postes jusqu’en 2014 et les changements intervenus depuis le montrent très clairement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans un pays multiculturel, ces prérogatives quasi exclusives sont une pratique néfaste. Le groupe bénéficiaire de ces nominations finit après un certain temps par ne pas comprendre que les politiciens puissent faire appel à d’autres membres de la communauté, largement exclus de ces processus, sans distinction dans ces appels. Comment le politicien peut-il être crédible et convaincant en lançant des appels à tous, après avoir privilégié précédemment une partie de la population seulement ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Retenons enfin le fait qu’arrivé en 2020, le Mauricien lambda n’a toujours aucune formation politique de base, les quelques éléments tangibles d’un vivre-ensemble réussi à l’échelle nationale restent flous à ses yeux, la culture générale si indispensable à un comportement autonome réfléchi est toujours inexistante, et les vides psychologiques qui se manifestent dans la société ne sont pas près d’être comblés. Dans une mesure tout à fait insatisfaisante, nous sommes toujours démunis sur le plan civique, psychologique, sanitaire et politique, et les failles dans les capacités de nos politiciens au pouvoir à anticiper, prévoir, organiser, raffermir et contrôler les différentes situations auxquelles nous avons à faire face dans un laps de temps très court – comme c’est le cas actuellement &#8211; restent béantes.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le confinement du peuple est révélateur de l’incapacité de nombreux Mauriciens à se plier à une discipline requérant une autonomie morale et intellectuelle, des efforts sur soi-même, et une conscience empreinte du sens des responsabilités envers les autres et envers soi-même. Comme le dit avec beaucoup de pertinence Michel Onfray, philosophe français, « <em>le confinement e</em><em>st un terrible révélateur du vide existentiel qui peut habiter certains… Savoir vivre seul est une chose compliquée pour beaucoup. Le silence et la solitude effraient nombre de gens qui veulent vivre dans du bruit, du tintamarre, du mouvement, du bazar…</em> ». À Maurice, nous le savons, le principal divertissement est dans la rue…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il est clair aujourd’hui que nous avons failli à bien des égards, surtout en prenant autant de temps pour nous munir de masques, de gants, d’équipements pour les tests de dépistage et de ventilateurs. L’opacité des autorités centrales dans le traitement des informations vient s’ajouter à l’imprévoyance et ne permet même pas aux Mauriciens de savoir comment évolue la situation exactement. Une enquête sur le déroulement des faits durant la pandémie devrait s’imposer en temps et lieu, mais nous savons d’avance qu’elle n’aura aucune chance d’aboutir. Ceux qui nous gouvernent torpilleront toute initiative dans ce sens.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ne pensez-vous pas quand même, cher Docteur, qu’il faudrait faire comprendre en haut lieu que, dans la situation actuelle, le gouvernement et l&rsquo;administration des services sanitaires ne peuvent agir seuls ? Si l’on estime que le sanitaire doit transcender la politique et l’économie et que la solidarité est d’importance cruciale dans les circonstances, alors les autres forces vives du pays, l’opposition, la société civile et toutes les bonnes volontés ne doivent-elles pas avoir l’occasion de se mettre ensemble et de s’entendre pour contribuer pleinement à notre sortie de cette crise ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio      <br /></span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p></div>
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		<title>MAURICE 2020 : NOTRE DÉCADENCE S’ACCÉLÈRE…</title>
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		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Mar 2020 20:12:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Beaucoup d’entre nous pressentions l’année dernière que la situation à Maurice continuerait à se dégrader si jamais Pravind Jugnauth revenait au pouvoir, à l’issue des élections de novembre dernier. Avant la tenue du scrutin, l’éventualité d’un tel retour de cet individu très moyen à la tête du pays était difficilement envisageable, comme vous vous en souviendrez. Toutefois, apparemment – et seulement apparemment - le MSM et ses alliés ont remporté ledit scrutin. Attendons voir ! Mais, ce que nous craignions avant les élections si jamais Pravind Jugnauth revenait au pouvoir, soit la dégradation plus avant de la situation dans le pays, tant à travers son autoritarisme, ses erreurs et ses omissions répétées que les tractations de certains de ceux qui gravitent autour de lui et l’influencent, les titularisations d’« intellectuels raffinés » dont il a directement ou indirectement la charge, sa démission – le mot n’est pas trop fort – en face de certains graves problèmes que le pays doit affronter, sans la moindre tentative de les combattre, tout cela est en train de se produire à une cadence soutenue, et notre avenir s’assombrit de plus en plus.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_4 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chers compatriotes,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous devons exprimer notre profonde reconnaissance à Pravind Jugnauth pour ses nouvelles illustrations, cette dernière semaine, du fait qu’il n’a pas la dimension voulue pour occuper le poste de Premier ministre de notre pays. Il faut bien finir par en convenir : le hasard d’une naissance et d’un patronyme, même dans un paradis à peine excentré par rapport à celui du «<strong> to mem papa, to mem mama</strong> » ne garantit rien, loin s’en faudrait…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Beaucoup d’entre nous pressentions l’année dernière que la situation à Maurice continuerait à se dégrader si jamais Pravind Jugnauth revenait au pouvoir, à l’issue des élections de novembre dernier. Avant la tenue du scrutin, l’éventualité d’un tel retour de cet individu très moyen à la tête du pays était difficilement envisageable, comme vous vous en souviendrez. Toutefois, apparemment – et seulement apparemment &#8211; le MSM et ses alliés ont remporté ledit scrutin. Attendons voir !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais, ce que nous craignions avant les élections si jamais Pravind Jugnauth revenait au pouvoir, soit la dégradation plus avant de la situation dans le pays, tant à travers son autoritarisme, ses erreurs et ses omissions répétées que les tractations de certains de ceux qui gravitent autour de lui et l’influencent, les titularisations d’« intellectuels raffinés » dont il a directement ou indirectement la charge, sa démission – le mot n’est pas trop fort – en face de certains graves problèmes que le pays doit affronter, sans la moindre tentative de les combattre, tout cela est en train de se produire à une cadence soutenue, et notre avenir s’assombrit de plus en plus.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La liste des manquements de Pravind Jugnauth à ses devoirs élémentaires à la tête d’un système de gouvernement supposément « responsable » de ses actes depuis novembre dernier est déjà longue, et elle s’allonge régulièrement : autoritarisme, manque d’égards envers l’instance législative, incapacité à entreprendre des réformes fondamentales pour la « remise en état » du pays, notamment par rapport à la corruption, la drogue, les atteintes à notre environnement, nominations non dictées par des considérations objectives, indignité totale (participation à une conférence à Londres à l’invitation d’un pays qui a commis des actes de « cruauté envers l’humanité » à notre égard), projection d’une image extrêmement défavorable sur notre compte auprès d’étrangers, etc. Pas une seule semaine ne se passe sans que l’on ait à reprocher à cet individu des agissements qui portent atteinte à notre image, notre crédibilité, notre stabilité sociale et notre développement.   </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Rien qu’au cours de la dernière semaine, deux faits majeurs venus affecter profondément notre pays, sa réputation et sa crédibilité sont directement imputables à Pravind Jugnauth : le premier tient au fait que, en capacité de ministre des Finances (et de beaucoup d’autres choses) jusqu’en novembre 2019, il ne s’est pas assuré pas que les recommandations exigées par le Eastern and Southern Africa Anti-Money Laundering Group (ESAAMLG), qui relève du Groupe d’action financière (GAVI (ou FATF pour son acronyme anglais)), soient intégralement traduites dans les faits à Maurice. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il faut prendre connaissance à cet effet du rapport très explicite du ESAAMLG sur l’île Maurice en date de septembre 2019 (se rendre à <strong><a href="https://esaamlg.org/index.php/Countries/readmore_members/mauritius" style="color: #000000;">https://esaamlg.org/index.php/Countries/readmore_members/mauritius</a></strong>  pour accéder au document). En résumé, cinq des « Recommendations » (24, 25 et 28, puis 32 et 33) du GAVI ne sont pas respectés comme il convient.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Lorsqu’on connaît comment des bandits internationaux arrivent à profiter de notre juridiction laxiste, de notre léthargie et de notre désordre mental pour se livrer à leurs activités abjectes, avec le concours d’individus, d’instances officielles locales et d’entreprises locales que le GAVI (FATF en anglais) appelle pudiquement « les professions non financières désignées », on peut se demander si les conclusions du ESAAMLG sont une surprise ou pas. Ainsi, les Mauriciens seraient choqués s’il leur était révélé le nom de l’entreprise financière s’étant « occupée » du dossier Dos Santos chez nous.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le deuxième fait majeur de la semaine est, bien évidemment, la prestation remarquable (et observée jusqu’au Népal) de notre chou-chou de Speaker de notre auguste assemblée nationale. La journée du 28 février 2020 restera marquée d’une pierre blanche en raison de tout ce que cette journée a représenté d’ensauvagement de notre instance législative suprême. Comme vous savez, notre président de séance et de l’assemblée a détruit tout ce qui restait dans le siège de notre instance législative de dignité, de sobriété, de mesure, de décence et de respect envers le peuple. L’île Maurice de la rectitude et de l’amour-propre saura s’en souvenir. Et ses nombreux citoyens mauriciens et de la diaspora se sentant offensés par un tel manque de retenue, ne pouvant provenir que d’un bien triste sire de bas étage, ou même de sous-sol, sauront lui donner une leçon de tempérance et d’éducation le moment venu.        </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Merci donc bien vivement, et surtout bien sincèrement, à notre Premier ministre pour son choix de ce nouveau Speaker : il indique très clairement que Pravind Jugnauth a une perception très élevée et une incision remarquable des qualités qui doivent prévaloir chez une personne assurant les fonctions de présidence de notre assemblée. <em>With Pravind, we cannot go wrong in any way whatsoever!</em> Maya et le Sieur Phokeer s’inscriront donc dans les archives de notre Assemblée comme deux speakers exceptionnels, grâce à la perspicacité de notre bien-aimé Premier ministre dans ses choix guidés par des critères exigeants, objectifs, neutres et judicieux. L’enregistrement de la prestation du Phokeer est dorénavant inscrit en lettres d’or pour l’histoire tant dans les textes du Hansard que dans les images vidéo ayant été captées.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Souhaitons donc une nouvelle fois longue vie à Sooroojdev Phokeer dans ses fonctions. Nous avons encore près de cinq ans à aller comme ça, et le spectacle, le grand, est donc assuré. Nous, citoyens de Maurice, avons bien de la chance : notre Premier ministre nous respecte profondément, et nous lui devons en retour notre admiration sans défection possible. Avec lui, l’avenir d’une île Maurice digne et respectable est assuré !  </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais, chers lectrices et lecteurs, redevenons un peu cynique et sérieux quand même, si vous voulez bien !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Que notre patrie prenne régulièrement une pente toujours plus dangereuse ne fait aucun doute. Mais nous devons quand même nous demander pourquoi Pravind Jugnauth affiche de manière permanente une aussi belle assurance. Elle n’a d’égal que ce petit sourire moqueur qu’affichait en permanence Navin Ramgoolam <em>‘in the good old days’ </em>(et même jusqu’à récemment dans sa montée à pied, lors de la visite papale, vers Marie Reine de la Paix, se faisant préserver du soleil par un accompagnateur porteur de son parasol, un spectacle d’un ridicule achevé destiné aux demeurés de l’île). </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Par rapport à ce qu’il nous est donné de voir couramment, nous pensons que cette assurance de notre PM bien-aimé provient de deux sources, l’une située <strong>dans le cadre national</strong>, et l’autre <strong>de l’extérieur</strong>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour ce qui est de la source « locale », Pravind Jugnauth envahit littéralement de ses prérogatives et de ses nombreuses faveurs toutes les sphères du pouvoir à l’aide de deux groupes : les lèche-bottes, c’est-à-dire les gens dont la capacité d’épanouissement personnel est généralement limitée ou qui sont d’un opportunisme démesuré, et qui ne peuvent donc prétendre à apporter leur réelle contribution à la société dans la place de la hiérarchie qui leur revient.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Deuxième groupe, autrement plus puissant et sournois : les sociétés secrètes de Maurice !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le fait que l’on n’en parle que très rarement est par lui-même très significatif. Cela est dû à une réalité dont peu de nos compatriotes se rendent compte : les sociétés maçonniques du pays contrôlent toutes les sphères de la vie de la collectivité, et de près ! </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Qu’il s’agisse du monde politique, de celui des affaires, des médias, de l’imprimerie, de tous les domaines de la communication, de l’administration, des ambassades à l’étranger, des instances para-étatiques, de la hiérarchie de nombreuses institutions scolaires, <em>you name it</em>, l’hydre maçonnique est présente et s’arrange pour faire nommer ses membres et pour « agir » afin que les francs-maçons, et maintenant aussi les franc-maçonnes, expriment les uns envers les autres ce qu’il convient d’appeler leur « solidarité ». </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">C’est bien en raison de leur influence sur la société dans son ensemble, influence qu’ils ont initiée et société dont ils ont bafoué les fondements depuis le XVIIIe siècle, et aujourd’hui encore bien plus qu’auparavant, qu’ils ont allègrement torpillé tout ce qui touche au mérite (le vrai s’entend, et non pas le leur), à la libre concurrence dans les affaires, à l’équité et aux chances égales à tous et à toutes, à certaines libertés, à l’effort personnel et, au fond, à la démocratie elle-même. L’une de leurs spécialités chez nous et plus loin tient au « langage politiquement et socialement correct », qui afflige tous ceux qui ne sont pas intellectuellement munis (ou qui ont quelque chose à perdre) pour démasquer leurs perpétuelles combines relatives à la concentration des prérogatives et du pouvoir. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais, voyez-vous, la franc-maçonnerie à Maurice, ce n’est vraiment pas aussi simple que vous pouvez l’espérer. L’existence dans l’île de loges des mouvances française et anglo-saxonne (tant anglaises qu’écossaises), des regroupements « épidermiques » au fil des décennies, des choix entre les loges chrétiennes et athées, des oppositions entre loges au fil de notre histoire pour tout un ensemble de raisons, notamment communales, ont abouti à des jeux d’influences qui nous ont beaucoup pénalisés.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour faire simple dans l’opposition entre les loges de mouvance francophone et britannique, nous allons vous faire part de notre propre expérience. Disons d’abord que, malgré trois occasions qui se sont présentées à nous, nous avons toujours décliné les propositions d’une initiation à la franc-maçonnerie pour des raisons bien précises, ce qui a créé chez nous un sentiment de condescendance envers tous ces individus qui, pour garantir leur avenir – bien souvent bien au-delà de l’âge supposé de la retraite à 60 ans – acceptent inconsciemment une initiation qui équivaut à un réel renoncement à la seule dimension de l’homme lui permettant de s’épanouir et de prendre la place qui lui revient légitimement, et non pas artificiellement, dans la société. Passons !     </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En fait, pour le commun des mortels, il n’est pas possible d’affirmer, sans risque de se tromper, que telle ou telle autre personne appartient à une loge maçonnique. Les rites, les dossiers, les engagements, l’initiation et tous les autres aspects des sociétés secrètes sont férocement protégés, et ne sont accessibles qu’aux seuls frères et sœurs, et encore… Il existe une hiérarchie stricte au sein de ces sociétés, qui s’étale en « degrés », et seuls les hauts placés dans la hiérarchie ont accès aux archives et à certaines « connaissances ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi donc, pour identifier les « initiés », il n’y a que deux moyens : <strong>observer (très)</strong> <strong>discrètement </strong>le comportement de ceux et celles que l’on suspecte d’appartenance à une loge, et <strong>dégager des conclusions</strong> des résultats de leurs interactions avec d’autres suspects. À partir de certains faits indiscutables (ainsi qu’avec l’aide de YouTube qui nous permet de voir des choses autrefois impossibles à constater – par exemple, une séance d’initiation à l’intérieur d’une loge), il devient alors possible de continuer à ajouter 1 à 1 et de s’assurer, sans grand risque de se tromper, que l’opération donne 2.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voici une partie très succincte de notre récit. Nous sommes arrivés à Genève en juillet 2000, pour prendre nos fonctions auprès de la Mission permanente de Maurice auprès de l’OMC. En nous y rendant, nous avons rapidement compris (suite à notre interprétation d’une phrase que nous a adressée un membre de la délégation officielle) que les loges de mouvance francophone y étaient déjà représentées. Deux mois plus tard, en septembre 2000, des élections générales à Maurice ont donné lieu à une importante session de chaises musicales, dont le but caché était de remplacer la dominance des éléments francophones par ceux de la mouvance anglophone.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En apprenant l’identité de ceux qui avaient été nommés dans certaines ambassades de Maurice dans le monde, nous avons deviné sans difficulté ce qui s’était passé à Maurice : Paul Bérenger (ou son représentant) avait avisé le n° 3 du parti (décédé il y a 15 mois, à la fin de 2018), et ce dernier avait donc approché plusieurs de ses frères pour les postes en question. Voilà ce qu’on appelle en mots simples une « atteinte directe à la méritocratie » : plusieurs de ces « nommés » n’avaient aucune compétence de départ dans le domaine des affaires étrangères de notre pays, mais ils étaient des francs-maçons, c’est-à-dire des personnes « coincées » sur lesquelles on pouvait compter absolument !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Attention ! Nous ne sommes pas en train d’insinuer en quelque façon que ce soit que ces individus ont fait montre d’une incompétence quelconque dans leurs fonctions. Nous insistons uniquement sur le fait qu’ils ont été nommés alors qu’un choix effectif existait forcément, et que ce choix n’a pas eu lieu. Ces gens ont ainsi bénéficié d’un traitement privilégié, auquel personne d’autre n’a pu se prévaloir. C’est bien l’histoire du « Pile je gagne, face tu perds ! » qui s’appliquait, et qui continue à s’appliquer jusqu’à aujourd’hui, sans aucune possibilité de s’y opposer.  </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Depuis 2000, suite à chaque élection générale, les séances de « musical chairs » et l’organisation de bals masqués se sont poursuivies. Les loges francophones ont régulièrement affronté les loges anglophones pour le « placement » (à quelques exceptions près) des frères et des sœurs (Ramgoolam a ses sœurs francophones depuis une quinzaine d’années, mais les Jugnauth n’en avaient pas encore jusqu’à récemment, et c’est cela qui explique le fait qu’il a été nécessaire de prévoir depuis 2015 un espace dans la cuisine pour préparer les amuse-gueule, les plats de résistance et les garnitures mijotées allant assurer la sérénité – ainsi d’ailleurs que la servitude &#8211; des joyeux lurons opportunistes de notre Éden).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les nouvelles à propos de ces scandales dont sont passés maîtres nos chers politiciens de tous bords peuvent se trouver, sous forme fortement concentrée, dans le numéro de Week-End du 22 mars 2015, dans deux articles de ce dimanche-là intitulés respectivement « <strong>Organismes d’État – Des nominations de plus en plus scandaleuses</strong> » et « <strong>Le remue-ménage au MMM – La révélation de la connexion maçonnique crée une certaine panique</strong> ». L’un des sous-titres de ce dernier article se lisait ainsi : « Jayen Cuttaree se défend d’être un «recruteur» ou un «parrain»… » Édifiant, n’est-ce pas ? Et évidemment jamais démenti !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Actuellement se déroule encore un bal des masqués du même cru. Certains ont été casés, mais il y a d’autres cas qui sont en suspens. Nominations à suivre et, sait-on jamais, à démasquer ! Quoiqu’il en soit, pour Pravind Jugnauth, la présence de la fille du père ainsi celle de ses compères à ses côtés assurera sa survie à court terme en politique. N’oublions quand même pas le soutien indéfectible que lui apportent, en outre, les nombreux frères des secteurs hors gouvernementaux dans ce grand carnaval. Leur caution et leur absolution morale et intellectuelle lui sont acquises. De bien braves humains, en somme ! Comme disent les Anglais <em>‘The more, the merrier…’</em> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La deuxième raison de la sérénité de Pravind Jugnauth tient, nous l’avons mentionné, à un fait extérieur : la caution, de bien des façons, de ‘mère poule’ l’Inde à l’égard de Maurice. L’histoire (que nous n’avons quand même pas pu vérifier) veut qu’Aneerood Jugnauth ait failli faire appel à l’armée indienne chez nous lors des événements politiques et les élections de 1983. Quoi qu’il en soit, nous sommes aujourd’hui devenus hyperdépendants de ce pays sur les plans (au moins) militaire et financier, et notre vassalité semble convenir sans problème aucun à Aneerood Jugnauth et à son fils. Excepté pour la déportation des personnes physiques, pas prévue qu’on nous dit, l’île Maurice semble larguer Agaléga exactement comme la Grande-Bretagne a largué les Chagos. Question de souveraineté nationale, n’est-ce pas ? Difficile d’expliquer à certaines personnes d’origine modeste de chez nous occupant des postes importants ce que sont l’honneur, la vraie indépendance, la dignité et la décence.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chers compatriotes, nous vous invitons instamment à vous intéresser de près à tous les manquements et toutes les lâchetés qui nous sont imposés de manière courante. L’avenir nous paraît sombre, et nous avons le devoir envers nous-mêmes d’en être conscients et de résister, si ce n’est que psychologiquement, à toutes les bassesses que les pouvoirs actuels nous infligent. Une résistance au moins morale, c’est le geste minimum que nous nous devons, tant à nous-mêmes qu’à ceux qui viendront après nous. Croire que nous allons continuer ainsi et que rien ne pourra être plus préoccupant que ce que nous constatons actuellement est un leurre. Au train soutenu où vont les choses, le pire est encore à venir et, que nous le voulions ou non, nous aurons à y faire face. Autant s’y préparer…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"> A. </span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Jean-Claude Montocchio        </span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"> <br /></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p></div>
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		<title>SOCIÉTÉ CIVILE DE MAURICE, RÉVEILLE-TOI !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Dec 2019 19:03:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[14 décembre 2019]]></category>
		<category><![CDATA[force de]]></category>
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		<category><![CDATA[nou lavwa nou dignite]]></category>
		<category><![CDATA[pravind jugnauth]]></category>
		<category><![CDATA[représentation démocratique]]></category>
		<category><![CDATA[secteur privé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comme nous savons, toute société supposément libre repose sur trois piliers : ses acteurs du monde politique, ceux du monde des affaires et les différentes composantes de la société civile. Et ce sont les capacités respectives et le dynamisme de chacun de ces trois piliers, ainsi que l’interaction et le bon équilibre entre eux qui déterminent la faculté de l’ensemble de la société de progresser harmonieusement et d’œuvrer vers un véritable bien commun. L’île Maurice est encore assez mal lotie à cet égard. Située au milieu de l’océan, densément peuplée de communautés de cultures différentes et assez frappante par le conservatisme de leurs membres, le manque de rigueur et d’allant d’une majorité d’entre eux et une morale sociale toujours défaillante, elle tente d’affronter ses difficultés avec un manque de conscience fréquent des impératifs qu’impose son cheminement vers le meilleur. Vu de loin, le pays n’offre pas un panorama très réjouissant.</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chers compatriotes,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme nous savons, toute société supposément libre repose sur trois piliers : ses acteurs du monde politique, ceux du monde des affaires et les différentes composantes de la société civile. Et ce sont les capacités respectives et le dynamisme de chacun de ces trois piliers, ainsi que l’interaction et le bon équilibre entre eux qui déterminent la faculté de l’ensemble de la société de progresser harmonieusement et d’œuvrer vers un véritable bien commun.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’île Maurice est encore assez mal lotie à cet égard. Située au milieu de l’océan, densément peuplée de communautés de cultures différentes et assez frappante par le conservatisme de leurs membres, le manque de rigueur et d’allant d’une majorité d’entre eux et une morale sociale toujours défaillante, elle tente d’affronter ses difficultés avec un manque de conscience fréquent des impératifs qu’impose son cheminement vers le meilleur.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Vu de loin, le pays n’offre pas un panorama très réjouissant.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Concernant son monde politique, le multiculturalisme et la part de chaque groupe aidant, nous sommes en présence de politiciens qui continuent à baser leurs discours et leurs actions sur des interventions incohérentes, ponctuelles et opportunistes susceptibles de convaincre une majorité de Mauriciens composée d’« analphabêtes » et d’« analphacons », dont le sens critique et la faculté de prendre du recul font cruellement défaut.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Si ces politiciens constituaient une équipe de foot, elle pourrait tout juste évoluer en troisième division d’une ligue quelconque. Il n’y a à notre sens pas plus de quatre ou cinq hommes politiques de Maurice suffisamment dotés intellectuellement et moralement, et munis d’une personnalité suffisamment forte pour assurer éventuellement la direction du pays. Arvin Boolell, Paul Bérenger, Shakeel Mohamed et de bien rares autres (Navin Ramgoolam et Pravind Jugnauth étant systématiquement sur la touche dans une telle équipe).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le monde des affaires est, de son côté, l’un de plus archaïques qui soient. La division de ce monde est claire : d’un côté, les « gros » et ceux évoluant avec eux dans « les réseaux » d’inspiration anglophone et francophone, véritables fossoyeurs de la méritocratie (qu’il refusent évidemment de voir, et encore moins d’accepter) ; de l’autre, les PME tentant de se trouver une voie, forcément modeste, dans ce monde sans beaucoup de règles du jeu. Entre eux se situent ces fameuses « barrières à l’entrée », comme disent les économistes, pour signifier les difficultés à entreprendre et à réussir dans un tel contexte.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ces gros bonnets constituent le pilier le plus pénalisant de la communauté mauricienne. Non pas à cause de leur contribution à l’économie du pays, tout à fait valable en tant que telle, mais pour le contrôle (direct ou indirect) qu’ils exercent sur le reste du monde des affaires, les institutions du privé et la politicaille locale. Ils symbolisent ce qu’on peut appeler le ‘crony capitalism’. Le journal <em>The Economist</em> dresse parfois une mesure du pourcentage de sa part dans le PIB de différentes économies : en d’autres mots, il mesure la part des affaires sous le contrôle de ce « capitalisme de connivence » par rapport au reste. Elle est très importante dans certains pays, notamment en Asie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Considérons en troisième lieu la société civile de Maurice. Elle est, sans surprise, la grosse perdante des trois piliers. Morcelée en communautés, en cultures, en groupes confessionnels, en castes, en clans, en classes sociales et en phénotypes épidermiques divers, elle ne cesse de désespérer par ses très nombreux cloisonnements.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Soyons clairs ! Nous ne considérons pas que cette vie en silos, pour ainsi dire, est répréhensible. Les gens se regroupent dans le pays selon leurs affinités, leurs cultures et leurs mentalités respectives. Notre histoire est encore trop récente pour que nous puissions prétendre à une réelle fusion de tous ceux qui composent notre communauté. Mais des rapprochements qui n’existaient pas il y a encore une génération se manifestent de plus en plus, signe qu’un début de perméabilité entre les différentes composantes de notre société a bien démarré. De toute façon, des classes sociales subsisteront dans l’île, comme partout ailleurs dans les pays libéraux du monde.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le problème est ailleurs. En fait, la (trop) faible cohésion des composantes de ce troisième pilier tient au manque d’éducation politique et de civisme d’une majorité de ses membres pour des raisons historiques. C’est bien là le plus gros handicap auquel nous devons faire face. Ceux qui en profitent le plus sont les politiciens : conscients de ces limitations de ce peuple supposément « admirable », non seulement la plupart d’entre eux se mettent à son niveau et n’entreprennent aucun effort pour le faire prendre conscience de ses responsabilités et de ses devoirs envers les autres membres de la communauté et du pays. Bien au contraire !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En somme, le véritable problème de Maurice, c’est que les politiciens refusent, même semble-t-il s’ils en sont pleinement conscients, de promouvoir l’établissement des quelques éléments essentiels que comporte toute république digne de ce nom : le respect de l’autre, la stricte égalité des chances, l’ordre public, quelques valeurs fondamentales et le sens, sinon du patriotisme, du moins de l’intérêt général.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il s’agit là de choses dont les Premiers ministres successifs depuis 1968 se sont refusé de promouvoir, sans rencontrer beaucoup de résistance, faut-il l’avouer, pour des raisons bassement électoralistes. Les derniers agissements de Pravind Jugnauth en matière de nomination du Président et du Vice-président de la République en sont des témoignages éloquents.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Peuple de Maurice, membres de la société civile conscients de votre place et de votre rôle dans la vie publique de notre pays, il est devenu impératif que nous nos mobilisions.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Saisissons l’occasion que nous ont donné les dernières élections générales : elles ont mis en lumière plusieurs faits qui interpellent et qui poussent les bonnes volontés à considérer sérieusement la prise de certaines initiatives orientées vers une structuration des forces que nous représentons et notre participation nettement accrue au développement économique, politique, moral et social du pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous avons l’impérieux devoir de mieux comprendre notre statut et notre rôle, de commencer à nous structurer, à nous manifester (et à manifester) pour nous faire respecter, à défendre nos droits, à prendre conscience de nos devoirs, pour consolider la civilité mauricienne et pour devenir une force active prenant la part qui nous revient dans la gouvernance et le développement de notre pays et notre mieux-être.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À notre sens, la seule initiative qui pourrait aboutir à une structuration de ce pilier qui nous revient, notre société civile, consisterait à mettre sur pied une association politiquement neutre qui agirait en tant que force de défense des intérêts des citoyens, force de proposition en faveur du progrès national, force d’opposition à toutes les mesures susceptibles de l’entraver, et enfin, force de communication de nos réflexions et de nos analyses ponctuelles, dans un style capable d’avoir le maximum d’impact dans le pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cette petite structure à créer et à enregistrer pour la faire devenir une personne morale, pourrait jouer un rôle très intéressant dans notre société, pour autant que les bonnes volontés arrivent à s’entendre, à définir leur cadre d’action et les types d’intervention auxquelles elle pourrait s’adonner, et à se financer à travers un léger secrétariat à temps partiel.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour nous, ses adhérents devraient provenir de représentants des composantes suivantes de la société civile : les groupes de réflexion (‘Think Mauritius’, par exemple), les ONG à but social, les ONG à but caritatif, les organisations promouvant la cause féminine et celle des enfants, le monde académique, les confessions, les syndicats, les regroupements de mouvements servant l’écologie, les spécialistes de l’aménagement du territoire, ainsi que quelques individus ayant démontré une connaissance intime de notre contexte et déjà fait état de réflexions pertinentes sur notre devenir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le mouvement social ‘<strong>Nou lavwa nou dignite</strong>’ serait bien placé pour assurer le secrétariat de ce point focal, dont l’animation sera d’importance cruciale pour ses interventions. De notre côté, nous serions disposés à nous occuper des démarches afférentes au financement de cette structure et de son maintien, selon nos disponibilités. À cette fin, les Mauriciens de la diaspora seraient sensibilisés aux égards à témoigner envers la lointaine patrie d’origine et aux marques d’attachement qu’ils pourraient ainsi exprimer, à travers une contribution annuelle minime.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous n’entretenons aucun optimisme béat envers cette initiative, car les difficultés seront nombreuses. Il faudra éventuellement lutter sans arrêt contre l’indifférence, l’incompréhension de certains, le souci d’anonymat, la crainte de manifester ouvertement son soutien envers un organisme qui ne recueillera pas la sympathie des deux autres piliers du système, les conséquences désastreuses du lèche-bottisme local, le manque de temps, etc. Mais nous sommes convaincu que là se trouve, au moins en partie, la solution à l’affirmation de notre identité et de notre contribution à la mère patrie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ceux choisis pour siéger à un éventuel comité de cette instance devront comprendre dès le premier jour qu’ils devront laisser derrière eux toutes les considérations immédiates qui les intéressent d’habitude pour penser ‘national’ et ‘intérêts supérieurs du pays’. Par ailleurs, certains sous-marins torpilleurs devront être identifiés et tenus à l’écart. N’oublions jamais que des groupements évoluant à l’international ont compris depuis très longtemps que l’information est indispensable à l’acquisition et la détention de prérogatives et du pouvoir. Ils voudront les obtenir pour entraver certaines orientations de la structure.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Un programme d’action pourrait reposer sur les dimensions suivantes de cette structure :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Sa force de défense et de promotion des intérêts de la société civile locale :</strong> elle interviendrait ponctuellement à chaque fois que les intérêts des citoyens sont en cause ou affectés, tant en raison de lois, de mesures et d’actions du secteur public et du secteur privé portant atteinte directement ou indirectement à ses intérêts</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Sa force de dénonciation des agissements et des comportements contraires à l’intérêt général :</strong> grâce à des activités de veille, elle dénoncerait systématiquement le favoritisme, l’opacité, l’inaction, la léthargie, l’irresponsabilité, l’indécence, les contradictions et les manquements et, de manière générale, tout ce qui porte atteinte à un comportement respectable et à la morale publique ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Sa force de proposition : </strong>elle interviendrait régulièrement sur la scène publique pour présenter des propositions afférentes aux divers aspects de notre mieux-être ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Sa force de sensibilisation des citoyens à leur contribution pour faire advenir une société avertie, pleinement consciente de ses droits et de ses devoirs et de son rôle dans l’émergence d’une île Maurice débarrassée de ce qui freine sa marche</strong><strong> ;</strong></span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Son relèvement de tous autres comportements et faits, d’où qu’ils viennent</strong>, ne s’inscrivant pas dans un sens favorable à l’épanouissement des personnes et de la société civile à Maurice.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi, l’un des rôles majeurs que le mouvement pourra être appelé à remplir dès le départ aurait trait aux résultats des dernières élections et au fait que Pravind Jugnauth ne semble pas mesurer la faiblesse de son parti politique et de sa place dans le pays après cette consultation. Il sera indispensable de le lui rappeler constamment et de maintenir une pression sans faille sur lui jusqu’en 2024, s’il est toujours au pouvoir jusque-là, pour le ramener sur terre et lui rappeler la part réelle de sa représentation sur la scène politique locale. De son dernier passage à la tête du pays pendant deux ans, il laisse un piètre bilan.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ne laissons pas les politiciens nous dicter la voie, souvent discutable, qu’ils nous imposent en avançant des raisons et/ou en adoptant des mesures qui ne servent pas notre cause. Relevons leurs égarements sans faillir. Nos buts sont différents des leurs ainsi que de ceux qui, dans les affaires, concentrent souvent entre leurs mains des moyens hors de proportion avec leurs capacités intellectuelles et morales. Sachons donc prendre du recul, faire émerger nos propres vues par rapport au contexte local et occuper pleinement la place qui nous revient.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Une suggestion, en dernier lieu. Au cas où vous ne pouvez ou ne voulez pas vous joindre à la manifestation du 14 décembre prochain à Port-Louis, rendez vous dans ce cas sur la page Facebook de « <strong>Nou lavwa nou dignite </strong>» et envoyez deux mots de soutien à ce mouvement à travers Messenger. Ils seront appréciés, et ils serviront notre cause.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> A. </span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Jean-Claude Montocchio        <br /></span></p></div>
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		<title>LES GRANDES LEÇONS DES DERNIÈRES ÉLECTIONS</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/les-grandes-lecons-des-dernieres-elections/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Dec 2019 15:53:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[ile maurice]]></category>
		<category><![CDATA[navin ramgoolam]]></category>
		<category><![CDATA[pravind jugnauth]]></category>
		<category><![CDATA[secteur privé]]></category>
		<category><![CDATA[société civile]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec nos plages et nos cadres magnifiques, nous sommes un paradis ! Avec nos aménagements urbains sauvages, nous sommes un purgatoire, au mieux ! Tant pis pour les touristes qui constatent, arrivés sur place, que la pièce qu’on leur propose a deux faces, bien distinctes l’une de l’autre. Et il y a enfin, pour être complet, les comportements de cette partie assez importante de la communauté locale toujours ancrée dans sa naïveté, son laxisme, sa passivité et sa subjectivité. Les nerfs de ceux qui ont réussi à prendre conscience de toutes les failles et les entraves du système et à s’en extraire sont mis à rude épreuve – Facebook en porte témoignage tous les jours -, mais le choix est simple : s’adapter et subir, ou dégager.</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avec nos plages et nos cadres magnifiques, nous sommes un paradis ! Avec nos aménagements urbains sauvages, nous sommes un purgatoire, au mieux ! Tant pis pour les touristes qui constatent, arrivés sur place, que la pièce qu’on leur propose a deux faces, bien distinctes l’une de l’autre.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et il y a enfin, pour être complet, les comportements de cette partie assez importante de la communauté locale toujours ancrée dans sa naïveté, son laxisme, sa passivité et sa subjectivité. Les nerfs de ceux qui ont réussi à prendre conscience de toutes les failles et les entraves du système et à s’en extraire sont mis à rude épreuve – Facebook en porte témoignage tous les jours -, mais le choix est simple : s’adapter et subir, ou dégager.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Sur cette toile de fond très contrastée, les récentes élections générales ont mis en évidence le fait qu’une consultation du peuple vient y rajouter tout un nombre de contraintes à affronter, de parti-pris à prendre ou à subir, et d’émotions à absorber sans retenue ou à mettre à l’épreuve de notre raison et de notre sens critique, si faible soit-il.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Oui, cette circonstance exceptionnelle nous en met plein la vue, assez brutalement, avec certains comportements et des situations dont nous ne sommes pas conscients en temps normal ou que nous voulons ignorer. Passons-les en revue.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>I – Opacité et absence d’informations</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’ensemble des Mauriciens pensent que sur un rocher densément peuplé situé au milieu de l’océan, l’anonymat n’existe pas et que tout finit par se savoir si l’on est en quête d’informations précises. En fait, cela est vrai dans une certaine mesure seulement, pour la raison que ceux qui veulent se cacher ou cacher quelque chose savent pertinemment bien que, dans un tel cadre, la dissimulation n’est possible que lorsqu’on y attache une importance particulière et qu’on la soigne en permanence. Allez donc tenter de vous le faire confirmer par celles et ceux qui évoluent dans des alcôves sombres où il est difficile de deviner leur identité. Vous perdrez votre temps !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il en va de même pour des informations à caractère public sans lesquelles il est difficile pour toute société d’identifier ses contraintes et ses préoccupations, et de tenter d’avancer. L’île Maurice est un pays où les sondages d’opinion et les enquêtes sont extrêmement rares, et il est donc presque impossible d’anticiper des politiques susceptibles de contribuer à la prise de conscience des différents aspects de notre société et des tendances qui s’y manifestent.</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le seul sondage d’opinion réalisé pendant la période précédent les dernières élections (montrant assez clairement la victoire du parti déjà au pouvoir) n’a été rendu public qu’après leur déroulement. Tant d’autres auraient été possibles !</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi, quel est le profil type du sympathisant d’un parti politique donné à Maurice ? On l’ignore. Dans une telle situation, comment peut-on suivre l’évolution et les tendances dans l’opinion publique et agencer des actions de sensibilisation par rapport aux observations recueillies ? Impossible de le savoir !</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Déterminer les raisons exactes pour lesquelles ces informations ne font pas l’objet d’un intérêt plus précis serait sûrement très révélateur de tout un comportement dans le pays. Nous avons bien notre petite idée sur cette question, mais sans preuves, nous ne pouvons que conjecturer.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>II – Absence de tout débat contradictoire pendant la campagne électorale</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La candeur d’une partie substantielle de l’électorat de Maurice (et de Rodrigues) est assez désespérante. On a bien entrevu un affrontement à la télévision entre deux chefs de partis, qui n’a pas abouti. C’est tout, et c’est tout simplement risible ! Avec un électorat plus averti, on aurait commencé par organiser des débats non seulement en période électorale, mais aussi en cours de mandat, et régulièrement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous devinons sans peine que des débats télévisés ouverts, avec des ministres répondant à des questions ne leur ayant pas été communiquées d’avance, et donnant la possibilité à ceux les questionnant de revenir à la charge avec au moins une question supplémentaire, auraient montré la vacuité intellectuelle et la superficialité dans la connaissance des dossiers de ces mêmes ministres de manière assez spectaculaire, ce qui aurait au moins permis de jauger de leur maîtrise ou la superficialité de leurs connaissances de nos dossiers régaliens. Impossible à Maurice ! Ils ont vraiment de la chance, nos gouvernants, vu le faible niveau intellectuel de nombre de nos électeurs, au ras des pâquerettes !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>III – Amateurisme et désordre dans la gestion des centres de votes et des bulletins</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Là, il est bien question d’une situation en pleine dégradation, aussi prononcée que la décadence morale moyenne des Mauriciens. Les événements des trois dernières semaines montrent de manière spectaculaire combien le désordre mental ambiant dans l’île se traduit par un désordre et une absence de rigueur dans les comportements et les tâches à accomplir par des personnes à qui des missions spécifiques, sans réelle complication, ont été confiées. Et nous sommes en pleine année de grâce 2019, munis pour ainsi dire d’un Commissaire électoral qui s’est supposément bâti une grande réputation à l’international, en agissant dans un cadre local où les règles flexibles règnent en maîtres !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous avons eu l’occasion en 1959 de participer, malgré notre jeune âge, à un dépouillement de votes le lendemain des élections générales qui se sont déroulées cette année-là, en tant que représentant et scrutateur d’un parti politique. Ce dépouillement a eu lieu à l’école du gouvernement de La Louise. Autant qu’il nous en souvienne, il s’est déroulé avec simplicité et rigueur, la circulation des votes individuels empruntant un circuit autour d’une grande table garantissant rigueur, rapidité et précision.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">C’est lors de cette même élection que la Grande-Bretagne a accepté d’octroyer à nos gouvernants la prérogative d’exercer en tant que « gouvernement responsable ». Il semble bien que le sens de la « responsabilité » des « responsables » a donc évolué quelque peu depuis soixante ans.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>IV – L’inapplicabilité de plus en plus grande de notre système électoral</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous l’avons dit ci-dessus : l’absence d’informations sur les choix des votants et des facteurs qui régissent ces choix ne nous permet que d’émettre des points de vue à caractère approximatif et spéculatif sur l’évolution des préférences partisanes dans l’électorat. Il est d’autant plus difficile de le faire que les largesses pré-électorales, qui représentent concrètement des achats de sympathie par les politiciens juste avant les consultations, viennent biaiser leurs résultats. Dans ces cas, quelles sont les motivations et le degré d’asservissement à l’argent de la partie de l’électorat concernée. Est-elle composée uniquement de citoyens nécessiteux ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avec cette considération à l’esprit, avançons une tentative d’explication, malheureusement basée uniquement sur l’observation, et donc ne se rapportant pas entièrement à la réalité du terrain : nous semblons nous avancer de plus en plus à Maurice vers ce qu’on pourrait appeler, forcément de manière simpliste, un affrontement entre deux camps sociologiques. En effet, à notre sens, la perte de vitesse d’une partie traditionnellement majeure de notre électorat dit rural, surtout « villageois », encore rapproché du secteur primaire, peu éduqué en général et nullement gêné de confier un mandat à un parti dont le chef n’affiche aucune sensibilité à un minimum de valeurs morales, est assez manifeste.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Si l’on fait abstraction des vrais nécessiteux parmi cet électorat, pas uniquement composé d’ailleurs de membres de la communauté majoritaire, pour qui le choix véritablement politique n’a qu’une importance toute relative, on peut déduire schématiquement que c’est la partie de notre communauté nationale la plus conservatrice et surtout la plus faible, celle qui dépend grandement du soutien des organisations dites « socio-culturelles » ainsi que de la générosité et de l’appui du gouvernement, qui est concernée ici. Elle constitue la base politique et sociologique du régime nouvellement élu. Et les tendances dégagées le mois dernier démontrent assez clairement que la diminution plus avant du nombre de ceux constituant cette partie de l’électorat &#8211; jusqu’au jour où il ne sera plus possible pour elle de continuer à influencer les résultats des consultations &#8211; est inéluctable. Le réveil à cette réalité pourrait bien être très douloureux pour elle le moment venu.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">D’ailleurs, ce bouleversement aurait bien pu déjà se produire sans la « contribution » du système électoral actuel, et sans l’indécence de Navin Ramgoolam à vouloir maintenir sa présence au sein du Ptr à tout prix. Il paraît maintenant évident que l’éviction d’un Pravind Jugnauth de plus en plus autoritaire et de tout ce qu’il représente de nocif et de dangereux pour notre démocratie passera obligatoirement, entre autres, par le retrait à court terme de Navin Ramgoolam et de Paul Bérenger en tant que leaders de leurs partis respectifs. Quelque part, ce sont bien l’immense et bien déraisonnable soif du pouvoir de ces deux politiciens qui ont donné une nouvelle vie aux Jugnauth en 2014, avec toutes les conséquences que l’on sait aujourd’hui en termes de qualité médiocre et approximative de la gouvernance de notre pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et les premiers signes du nouveau mandat du MSM ne sont guère encourageants !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>V – La difficulté des petits partis à émerger</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Sans représentation proportionnelle, il était anticipé que les nouveaux partis émergents auraient de grosses difficultés à se faire une place, tant soit peu modeste, au sein du législatif. Et c’est bien ce qui a été constaté, d’autant que les plus valables d’entre eux avaient misé sur des programmes relativement cohérents, fouillés et incisifs.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voilà une preuve supplémentaire que les idées et les propositions ponctuelles, accompagnées du traditionnel sentiment d’appartenance à un groupe précis et à l’identification à un parti politique précis, continuent à prendre le dessus sur d’autres considérations nettement plus importantes qui auraient certainement permis au pays de progresser plus rapidement. Le chemin à parcourir est encore bien long…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>VI – Le rôle des financements vagues et indéfinis </u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Au dire de certains politiciens, beaucoup d’argent a circulé pendant les dernières élections. On n’en saura pas davantage. Nous estimons, pour notre part, qu’il est tout à fait possible que certains partis dépendent moins, voire de moins en moins, de leurs sources de financement traditionnelles. Certaines indications, si faibles soient-elles, nous poussent à le penser. Si cette tendance se confirmait, un autoritarisme déjà manifeste se précisera sans le moindre doute. Cette possibilité bien réelle nous permet donc d’affirmer, une nouvelle fois, combien un financement neutre de l’organisation et de la tenue des élections à Maurice devient une véritable urgence. Autrement, la situation actuelle sera insoutenable.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais nous devons aussi prendre conscience du fait qu’une neutralisation des financements des partis politiques par les petits et les gros pontes du privé ne résoudra pas de manière définitive le problème du trafic d’influence entre certains gens d’affaires et certains hauts fonctionnaires, si tant est qu’il existe toujours. Pour avoir observé discrètement certains agissements sous nos yeux dans un passé un peu lointain maintenant, nous pouvons affirmer que des « gros » de la place avaient leurs antennes (leurs répondants, pourrait-on dire) dans certains ministères, et nous devinons que ces dernières considéraient alors certains dossiers avec bienveillance. Birds of the same feather… Est-ce toujours le cas ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>VII – Une structure représentant une «</u><u> </u><u>société civile de vigilance</u><u> </u><u>» s’impose</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Peu de temps après le début de nos activités sur Facebook, nous avons évoqué de manière succincte dans l’une de nos chroniques la nécessité de la mise sur pied à Maurice d’une structure légère de la société civile, capable de faire pendant et d’agir comme chien de garde par rapport au monde politique (y compris le judiciaire et l’administration) et à celui de l’entreprise.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">J’indiquais que certains pays africains plus sous-développés que nous avaient déjà mis sur pied ce type de structure, pour défendre et promouvoir les composantes de la société civile et la défendre contre l’opportunisme et la mégalomanie des politiciens et des gens d’affaires.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Son apparition s’est en fait produite samedi dernier, le 30 novembre, à travers la manifestation du mouvement « Nou lavwa nou dignite » à Port-Louis. Comme l’a dit l’un de ceux qui ont pris la parole au Jardin de la Compagnie, c’est bien un fait historique qui s’est produit. Jamais auparavant à Maurice, un mouvement à caractère social et non politique ne s’est produit jusqu’ici, et c’est dire son intérêt.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À notre avis, il s’agira maintenant de le structurer et d’assurer sa mission de chien de garde de la société civile et le maintien de ses activités à travers une plateforme légère et souple. Notre société civile doit tirer sa tête hors des profondeurs et maintenir une constante pression sur le monde politique, et sur Pravind Jugnauth en premier, pour balancer l’influence trop importante qu’ont certains politiciens et gens d’affaires dans notre société.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il est crucial que « Nou lavwa nou dignite » assume et joue pleinement son rôle dans le pays. Nous consacrerons l’intégralité de notre prochaine chronique à formuler des propositions de mission et d’actions concrètes à ce mouvement, au cas où il pourrait en tirer profit. Nous prévoyons enfin de sensibiliser les membres de la diaspora à exprimer leur sympathie et apporter leur précieuse aide à l’édification et la réussite de ce mouvement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio       <br /></span></p></div>
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		<title>MAURICE, PARADIS DES MAL GRANDIS</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/maurice-paradis-des-mal-grandis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Nov 2019 18:21:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[7 novembre 2019]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous nous devons de l’avouer : le déroulement de la dernière campagne électorale, les élections et les résultats de celles-ci nous ont beaucoup choqué !  Peut-être est-ce dû au fait que, loin de notre île natale, nous n’avons pas pleinement évalué tout un ensemble de facteurs, ou alors nous comprenons et acceptons de moins en moins le comportement naïf et le pouvoir d’encaissement infini d’une partie significative de nos concitoyens… Quoi qu’il en soit, nous subissons aujourd’hui pleinement ce qu’il en coûte de placer trop d’espoir dans l’élémentaire capacité d’un grand nombre de Mauriciens à faire la distinction entre la moralité, l’immoralité et l’amoralité, entre l’amour-propre et l’indignité, entre la juste appréciation des choses et la crédulité, et entre la maturité et l’infantilisme. </p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chers compatriotes,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous nous devons de vous l’avouer : le déroulement de la dernière campagne électorale, les élections et les résultats de celles-ci nous ont beaucoup choqué !  Peut-être est-ce dû au fait que, loin de notre île natale, nous n’avons pas pleinement évalué tout un ensemble de facteurs, ou alors nous comprenons et acceptons de moins en moins le comportement naïf et le pouvoir d’encaissement infini d’une partie significative de nos concitoyens…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Quoi qu’il en soit, nous subissons aujourd’hui pleinement ce qu’il en coûte de placer trop d’espoir dans l’élémentaire capacité d’un grand nombre de Mauriciens à faire la distinction entre la moralité, l’immoralité et l’amoralité, entre l’amour-propre et l’indignité, entre la juste appréciation des choses et la crédulité, et entre la maturité et l’infantilisme. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il est convenu que lorsque plusieurs communautés dont les comportements respectifs issus de leurs cultures d’origine – qui restent jusqu’à aujourd’hui un élément de différenciation assez déterminant, surtout pour ceux au bas de l’échelle intellectuelle, qu’on veuille l’accepter ou pas &#8211; vivent dans un espace restreint, avec une densité de population élevée, on a intérêt à montrer de la compréhension plutôt que de l’antagonisme. La paix sociale et la « coexistence pacifique », des facteurs essentiels de la stabilité politique, en dépendent.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais entre encaisser ou accepter inconsciemment des comportements qui heurtent la morale publique élémentaire en provoquant une lente dégénérescence des mœurs, d’une part, et réprimer d’autre part trop fermement au point de provoquer des réactions susceptibles de créer des ressentiments sur le plan social, il nous semble qu’il existe une marge d’action que l’électorat et les intellectuels de Maurice dignes de ce nom doivent utiliser plus rigoureusement, afin d’imposer chez les politiciens un comportement correspondant à ce à quoi l’on peut s’attendre, même élémentairement, d’un système qui se veut démocrate.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme nous l’avons souligné plusieurs fois précédemment, le vrai drame de notre pays depuis 1948 tient au fait, dont l’évidence est éclatante, qu’il existe un vrai vide mental dans une partie non négligeable de notre électorat capable d’orienter les résultats de nos élections dans un sens bien précis. C’est bien ce que l’élection de la semaine dernière a mis en exergue de manière spectaculaire une fois encore. Et c’est ce de quoi nous allons traitons dans la présente chronique.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais, passons quand même avant de commencer à le faire à certaines conclusions immédiates émanant de cette consultation populaire.</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme prévu, Navin Ramgoolam s’est révélé être un boulet que le Ptr a dû traîner et subir. Il explique à lui seul une part non négligeable de la défaite de son parti, et il faudra impérativement qu’Arvin Boolell trouve les moyens, rapidement, de contourner les rares soutiens indéfectibles élus du cacique qui tournent encore autour de lui pour s’imposer définitivement comme leader du parti. Une belle revanche, en quelque sorte, sur le « moi qui décidé ». L’affront du début de 2015 est lavé !</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le système électoral bancal imposé par Seewoosagur Ramgoolam en 1967 continue à montrer ses limites. Pour un parti politique, gouverner un pays avec une majorité confortable de députés, mais qui représentent seulement 37 % de l’électorat, vient réduire à peu de chose la signification véritable de ce que l’on comprend par « démocratie représentative », surtout dans une société multiculturelle et avec une constitution et une mentalité qui permettent à un seul individu, en l’occurrence le Premier ministre, de jouir d’immenses pouvoirs tant au niveau du législatif que de l’exécutif. Cela serait acceptable à la limite dans un système où le jeu démocratique est mené de manière correcte, comme en Grande-Bretagne, mais le sens du fair-play est inexistant à Maurice pour des raisons culturelles et de mentalité archaïque, et la partie évoluée de la population se retrouve à la merci et doit subir les faits et méfaits des tristes individus au pouvoir. Disons-le une fois pour toutes : la démocratie représentative, c’est un système de représentation d&rsquo;idées et de programmes, et non pas d&rsquo;esprits à différents stades de leur évolution avec comme point de mire des affinités culturelles et des niveaux d’allocation de fonds pour des prestations sociales précises.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Qu’on veuille l’admettre ou pas, nous vivons à Maurice dans une société bloquée. Un minimum de vrai mauricianisme n’a aucune chance de s’imposer dans l’avenir immédiat. Pire encore, la partie du peuple qui fait les élections a été tellement favorisée au fil des récentes décennies qu’elle commence à dégager une attitude assez tyrannique. Elle a compris qu’elle peut imposer sa volonté selon un jeu de « give and take » entre elle et les politiciens opportunistes dont les conséquences sont de plus en plus manifestes et pénalisantes pour le pays.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Venons-en maintenant à notre propos principal : la victoire imprévue du camp des Jugnauth aux élections de la semaine dernière.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cette victoire a été largement non prévue et imprévue par une partie majoritaire de la population locale. Pas seulement par la nature des échanges qui se lisaient sur Facebook et les autres réseaux sociaux, mais aussi par deux autres facteurs de grande importance, du moins à nos yeux emplis de naïveté :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le comportement de Pravind Jugnauth au cours de son bref passage au pouvoir jusqu’à la semaine dernière comme Premier ministre. Comme chacun sait – ou devrait peut-être le savoir – cette période a été caractérisée par des actes et un comportement répréhensibles de sa part et de son équipe. Comme le dit de façon très pertinente Daniella Bastien dans un post récent sur Facebook et que nous prenons la liberté de reproduire : « Des biscuits et de l’eau, une base militaire à Agaléga, un fonds de pension défoncé, un métro express qui n’a toujours pas de certificat de sécurité, de la synthé dans les collèges et dans les rues, les nominations politiques à la famille, [le manque] d’eau 24/7, les logements sociaux non livrés, de la cocaïne dans une tractopelle, pas d’élections villageoises, une partielle qui n’a pas eu lieu, l’affaire BAI, le rapport Lam Shang Leen dans un tiroir&#8230; » Nos lecteurs éclectiques pourront en rajouter à loisir, notamment avec le projet « Safe City », le népotisme flagrant, l’incapacité à ralentir la corruption. La liste peut s’allonger sans difficulté.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les très graves accusations portées contre Pravind Jugnauth et ses proches à travers les différents ‘GATES’, principalement émis par Top FM, ainsi que les tentatives de perversion d’un journaliste de cette plateforme. Nous pensions que le seul fait que cette série d’accusations aient été portées, qu’elles soient vraies ou fausses, aurait suffi pour assurer la défaite du MSM aux élections générales. Après tout, jusqu’à nouvel ordre, nous avons depuis vendredi dernier un Premier ministre sur lequel reposent, de façon présomptueuse peut-être, mais bien concrète tout de même, des accusations de trafic de stupéfiants, de dévoiement de fonds publics, de tractations commerciales douteuses, de comportement opaque total pour certains dossiers, d’entraves à la diffusion de bandes vidéo destinées au public et de censure, de trafics d’influence pervers, d’utilisation de son poids à l’Assemblée nationale pour modifier des dispositions légales à l’avantage de son clan, etc., etc.       </span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi, nous avons été surpris, comme beaucoup d’autres compatriotes, des résultats du vote du 7 novembre dernier. Et depuis, nous avons réfléchi aux raisons de ce vote, en prenant en considération les événements sous leur angle sociologique et culturel, comme d’habitude. Voici nos conclusions.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pravind Jugnauth a acheté une partie de l’électorat avant l’élection en se servant de fonds publics, et en se livrant à une surenchère abjecte avec ses concurrents en matière de distribution de fonds à venir. Puis, avant le scrutin, il s’est lancé dans une opération de chantage auprès de son public, en lui promettant des avantages <em><u>au cas où</u></em> son groupe et lui-même revenaient au pouvoir. Et ça a marché tel qu’il l’espérait.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Faut-il faire ressortir que c’est la première fois dans les annales de la politique à Maurice qu’un parti au pouvoir s’est comporté avec une telle extrême générosité, en mettant manifestement en danger l’équilibre et la capacité de notre système économique – déjà précaire et bien malmené &#8211; à assurer notre développement futur.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et, à notre avis, la seule et unique explication possible à ce comportement éminemment discutable du Premier ministre sortant tient au fait qu’une partie non négligeable de nos citoyens, celle-là même qui est – en l’année de grâce 2019 &#8211; en mesure de faire et de défaire les résultats globaux et ceux des candidats individuels lors d’un scrutin, manque encore et toujours de capacité intellectuelle et de dispositions élémentaires leur permettant d’exprimer un vote sensé, critique, raisonné et raisonnable, traduisant une faculté d’analyse et une maturité conditionnant un choix judicieux et porteur d’avenir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour illustrer nos propos, nous présentons une « distribution » de la population mauricienne en cinq quintiles, schématiquement basée sur la capacité ou non de réfléchir selon la vision (forcément schématisée) que chacun de nous portons sur une situation ou un événement.</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans les deux premiers quintiles du bas, nous trouvons ceux des Mauriciens chez qui les émotions dominent quasi totalement le processus mental. Pas de faculté de recul par rapport aux hommes politiques, grande subjectivité de la perception des choses et du raisonnement, maniement de l’encensoir sur tout ce qui ne convient pas au sentiment entretenu, désordre dans les idées limitées en nombre.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour les populations de ces deux quintiles, les considérations de moralité, de décence, de dignité et d’amour-propre envers soi-même n’ont aucune espèce d’importance. Pravind Jugnauth offre des augmentations de salaires et de pensions, des crédits d’impôt, des molletons et tutti quanti, et il promet encore davantage en cas d’élection, alors pourquoi ne pas voter pour lui ? Son comportement immoral, la façon dont il se sert généreusement des fonds publics pour son propre bénéfice, les entraves qu’il pose aux libertés publiques, son endos du désordre, du laxisme et de l’irresponsabilité qui règnent à Maurice, ces deux quintiles s’en fichent éperdument. Pourquoi pas d’ailleurs ? ‘Moralité napa ranpli vant’, ‘Pas kass latet’ et ‘less li all kumsa mem, do’. C’est ça Maurice, dans toute sa splendeur !</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans les deux quintiles suivants, on trouve pêle-mêle des votants plus ‘instruits’. Nous ne les appelons pas ‘éduqués’, car l’éducation et l’instruction sont deux choses très différentes, que l’on confond spontanément dans notre monde supposément évolué : l’instruction et les connaissances s’acquièrent dans des écoles, des lycées et à l’université, alors que l’éducation, la vraie, celle qui nous munit (ou pas) pour la vie avec des comportements, des valeurs et des principes souvent immuables, est celle que l’on reçoit à des degrés très variables de ses parents, capables qu’ils sont ou pas de nous les inculquer.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ces deux quintiles comprennent les votants qui basent leurs préférences par rapport aux représentants des partis politiques et aux idées que véhiculent ces derniers. Ils se sentent des affinités et expriment ouvertement leurs préférences pour tel ou tel autre parti politique, auquel ils s’identifient, en justifiant leur choix par des arguments qui tiennent souvent la route.</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le problème de ces deux autres quintiles, c’est que leurs populations choisissent pour leur préférence d’un parti politique donné des éléments qui sont favorables à ce même parti, en écartant tous les autres éléments qui ne le sont pas, mais qui restent quand même bien réels. La subjectivité est moindre chez eux que chez les populations des deux premiers quintiles que nous avons qualifiés, mais nous ne sommes pas encore dans le recul, le détachement et l’objectivité.   </span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans le premier quintile du haut, nous plaçons sans réserve ceux des votants qui ont développé, à force de formation aux humanités, de lectures, de réflexions, d’échanges et de sens critique une autonomie intellectuelle qui leur est propre </span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">à chacun et qui permettent de contribuer valablement à l’émission de politiques basées sur des idées et des propositions plutôt que sur des hommes et des femmes. Après tout, c’est bien là ce qui compte le plus. Tel qu’il se présente, le terrain politique de Maurice peut leur réserver beaucoup de frustrations, car ils ne peuvent s’identifier généralement à un parti politique donné.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voilà donc présentées nos réflexions qui nous poussent à penser que la vraie démocratie chez nous n’est ni pour demain, ni pour après-demain. Ces réflexions nous sont évidemment strictement personnelles, et chacun est libre d’y ajouter sa part, sous quelque forme que ce soit, même très critique. Car tel est le prix à payer pour « rester dans le jeu ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Peut-être faut-il que nous ajoutions que l’île Maurice serait parfaitement capable d’accélérer son cheminement vers un minimum de maturité chez ceux de ses électeurs qui votent toujours avec leurs tripes plutôt qu’avec leur tête. Des solutions, jamais envisagées chez nous, existent ailleurs dans le monde. En voilà une, peu digne d’acceptation avec la mentalité qui règne ici : en Suisse, jusqu’à récemment, les jeunes de 4 à 6 ans étaient soumis dans leur établissements scolaires à des cours de civisme et de citoyenneté : c’est cela qui explique en grande partie le comportement remarquablement responsable des citoyens de ce pays. Une autre solution incontournable consisterait à faire régner dans l’île de l’ordre et de la discipline. Mais dans un système où les leaders politiques s’entredéchirent, qui d’entre eux aurait intérêt à introduire des mesures auprès d’un peuple habitué depuis toujours à bafouer les lois et qui réagit systématiquement à de la fermeté avec le fameux ‘Zot fer dominer’ ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous voudrions terminer avec les commentaires suivants sur le compte de Pravind Jugnauth. Comme il l’a annoncé deux jours après le scrutin, il va maintenant prendre les dispositions voulues pour attaquer légalement la plateforme qui a attribué à ses proches, ses amis et lui-même des agissements et des engagements odieux dans les façons et les domaines que nous savons tous aujourd’hui.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous attendons impatiemment la prise et l’issue de ces démarches, car nous sommes très anxieux d’établir à quel point notre Premier ministre est véritablement libre de tout reproche pour des actes profondément immoraux. Il est propre, nous a-t-il dit : à lui de nous le prouver maintenant sans l’ombre d’un doute. C’est de sa moralité tant passée qu’à venir qu’il est question ici. Ainsi que de ce à quoi la population peut s’attendre de sa part durant les 5 années à venir… </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
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<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio       </span></p></div>
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		<title>BÉRENGER, TENSION OU SENN KOU LA…</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/berenger-tension-ou-senn-kou-la/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Oct 2019 17:06:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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		<category><![CDATA[7 novembre 2019]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« HONORABLE » BÉRENGER, nous vous adressons quelques mots avant votre consécration, selon vos propres pronostics, en tant que futur Premier ministre de l’Ile Maurice. Commençons avec votre personne, si vous voulez bien, présentée durant cette campagne électorale comme celle de grand leader d’un parti – le MMM – propre ! Nous devons avouer qu’un MMM propre, nous ne savons pas ce que ça signifie et ce que ça indique exactement. En tant que politicien, vous aurez certainement une réponse, et elle sera forcément vraie. Par contre, ce dont nous ne sommes pas convaincus, c’est que vous soyez vous-même un politicien propre, d’un point de vue strictement moral.</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">« HONORABLE » BÉRENGER,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous vous adressons quelques mots avant votre consécration, selon vos propres pronostics, en tant que futur Premier ministre de l’Ile Maurice.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Commençons avec votre personne, si vous voulez bien, présentée durant cette campagne électorale comme celle de grand leader d’un parti – le MMM – propre !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous devons avouer qu’un MMM propre, nous ne savons pas ce que ça signifie et ce que ça indique exactement. En tant que politicien, vous aurez certainement une réponse, et elle sera forcément vraie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Par contre, ce dont nous ne sommes pas convaincus, c’est que vous soyez vous-même un politicien propre, d’un point de vue strictement moral.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Vos mains sont entachées par les financements occultes que vous avez reçus au long de votre carrière. Moins entachées probablement que celles de certains autres politiciens, mais bien entachées quand même. Il faut ajouter à ces transactions opaques et illégales votre caution d’un don parfaitement illégal d’un bien foncier appartenant à l’État à l’un de vos collègues de parti pour le bénéfice de sa maîtresse. Un détail, quoi !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En fait, chez vous, c’est bien l’intellectuel qui est le plus sale !  Mais, lorsqu’on connaît à quel point la déliquescence morale d’une importante partie de notre population est lourde, alors beaucoup de malpropretés que vous avez commises dans le passé sont soit oubliées, soit considérées comme sans gravité par notre bon peuple, et surtout par vos partisans, que vous avez maintes et maintes fois « couillonnés » pour faire passer d’abord vos intérêts personnels et tenter d’assouvir votre soif insatiable du pouvoir avant de promouvoir leurs intérêts !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme ceux qui ont de la mémoire le savent, votre parcours politique est parsemé de vos démissions envers votre électorat pour permettre aux politiciens d’en face d’accéder au pouvoir, pour des raisons éminemment communalistes et électoralistes. Votre comportement à cet égard et votre va-et-vient entre le MSM d’Aneerood Jugnauth et le Ptr de Navin Ramgoolam et votre alliance avec ce dernier avant nos dernières élections générales de 2014, pour prendre cet exemple récent, ont été tout simplement abjects, et ont été fort heureusement sanctionnés par l’électorat.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais la situation a bien évolué depuis 2014 chez nous, vous en conviendrez. Toute l’île Maurice sait aujourd’hui que Pravind Jugnauth et Navin Ramgoolam sont des politiciens de bas étage, d’une vile mentalité, capables des pires coups bas pour se maintenir ou revenir au pouvoir, l’un tentant d’éliminer l’autre, heureusement pas physiquement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Plus encore que Navin Ramgoolam, Pravind Jugnauth a montré à ce jeu malsain conditionné par la haine combien il pouvait être dangereux, autoritaire et fossoyeur de certaines libertés à Maurice. Pour le bien du pays, ces deux hommes (mais pas leurs partis respectifs) doivent donc être écartés de la tête de l’État, car ils nous ont maintenant clairement montré que leur retour au pouvoir pénalisera durablement notre avenir, sans l’ombre d’un doute.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans un tel contexte, vous avez décidé que votre parti irait seul cette fois-ci à l’élection (pour les évidentes raisons que chacun sait) sans faire alliance avec l’un ou l’autre de ces deux êtres infâmes, malpropres, sans dignité et amour-propre, en somme deux escrocs intellectuels. Mais dans ce choix (si tant est que vous avez vraiment pu choisir) se trouve un hic, et ce hic est d’une extrême importance pour l’avenir de tout notre peuple, de notre développement économique à court et long terme, et surtout, pour notre moralité publique, sans laquelle nous n’accomplirons aucun réel progrès.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voyons les faits !  Le lundi 28 octobre dernier, vous avez été interviewé par Habib Mosaheb de Top FM, et l’entretien a été diffusé par cette même plateforme par Top TV.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En pas moins de deux fois durant les échanges entre vous, Habib Mosaheb vous a posé une question sans ambiguïté : au cas où aucune majorité claire ne se dégage de la consultation de la semaine prochaine et que le MMM, de par le nombre de ses députés élus, pourrait aider l’un des deux autres principaux partis à constituer un gouvernement, qu’allez-vous faire ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les deux fois, vous avez de toute évidence esquivé la question et vous avez répondu à côté, de manière totalement insatisfaisante : la question ne se pose pas, avez-vous déclaré, car vous êtes confiant que le MMM remportera suffisamment de sièges pour être en mesure de constituer, SEUL, un gouvernement. Rien que cela !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Or, la question se pose bel et bien, « Honorable » Bérenger !  Elle est même d’une importance fondamentale, car c’est bien elle qui va – possiblement, probablement &#8211; se poser vendredi de la semaine prochaine. C’est une éventualité que vous ne pouvez en aucune façon nier ou écarter, et il est donc indispensable, pour la gouverne des autres candidats du MMM, des partisans du MMM, des adversaires du MMM, de l’électorat de la circonscription n° 19 et de celui de Maurice dans son intégralité, ainsi que de tous les hommes et les femmes de bonne volonté de notre pays, de savoir ce que vous ferez en cas de parlement sans majorité (hung parliament) le 8 novembre prochain.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">RÉPONDEZ, PAUL BÉRENGER !  RÉPONDEZ, PARCE QU’IL EST DE VOTRE DEVOIR ÉLÉMENTAIRE DE FAIRE SAVOIR À TOUTE L’ÎLE MAURICE CE QUI VA ADVENIR D’ELLE DANS UNE TELLE ÉVENTUALITÉ ! EST-CE QU’UN PARTI PROPRE COMME LE MMM VA SE SALIR DANS UNE ALLIANCE HONTEUSE AVEC UN JUGNAUTH OU UN RAMGOOLAM ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Vous êtes averti, Paul Bérenger. Pas menacé, mais averti !  Si jamais les élections mènent à une situation bloquée et que vous rompez l’engagement moral que vous avez pris envers votre électorat en condamnant les ‘galimatias’ et autres pourritures des deux autres partis et de REDONNER UN NOUVEAU SOUFFLE DE VIE À PRAVIND JUGNAUTH OU À NAVIN RAMGOOLAM EN TANT QUE PREMIER MINISTRE DE NOTRE PAYS, VOUS ALLEZ SENTIR PASSER. NOUS VOUS LE PROMETTONS !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Vous ne pouvez pas ne pas savoir que vous aurez, dans le cas d’une situation bloquée, la faculté de refuser de vous allier à ces individus malpropres, ou alors de leur imposer des conditions tellement dures – avec, au minimum, vous comme Premier ministre pendant toute la durée du mandat &#8211; qu’ils ne pourront pas les accepter. Il vous appartiendra alors de les laisser se « démerder » (le mot n’est pas trop fort) pour sortir de leur ornière seuls, quitte à forcer notre Président par intérim à ordonner la tenue de nouvelles élections générales.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous allons vous surveiller de très près au cours des prochains jours, Paul Bérenger. Et si vous nous décevez, nous nous chargerons de vous miner dans vos attributions et vos fonctions et de vous faire intégrer les poubelles de l’histoire politique de notre pays si nécessaire. Vous vous êtes joué et fiché de votre électorat dans le passé, en plusieurs occasions et sans la moindre hésitation. Nous n’allons pas vous laisser le faire une nouvelle fois. Car cette fois-ci, vous n’avez conclu aucune alliance AVANT les élections, de toute évidence dans l’espoir que vous disposerez, comme précédemment, de la latitude – votre latitude personnelle – de vous associer à l’un des deux individus d’une extrême malpropreté qu’il nous faut précisément arriver à éliminer.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Vous êtes prévenu, Paul Bérenger !  Répondez à notre question avant le 7 novembre, si vous en avez le courage, et si l’honneur et la sincérité ont une signification quelconque pour votre personne !  Répondez, puisque, selon vos propres mots, vous aspirez à faire advenir une île Maurice « honnête et propre ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Reconnaissez-le : « un vrai changement, un renouveau », comme vous dîtes, ce n’est ni avec Pravind Jugnauth, ni avec Navin Ramgoolam que ça pourra se faire, n’est-ce pas ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À valeur du jour, la seule et unique personne qui, issue de l’un des trois principaux partis et élue, pourra apporter un réel changement dans le pays, c’est bien Arvin Boolell, et personne d’autre…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous attendons donc impatiemment votre réponse à notre question. Merci d’avance, Ô noble militant ayant œuvré sans relâche pour l’honnêteté, pour la justice et surtout pour la sincérité dans notre vie politique. Notre cher pays avant tout, n’est-ce pas ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">___________________________________________</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Passons maintenant, à l’adresse de tous nos lectrices et lecteurs, à quelque chose de nettement plus propre, professionnel et réjouissant.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Plusieurs nouveaux partis ont émergé durant les derniers mois dans le cadre des consultations à venir. De ce lot d’initiatives, une a retenu notre attention de par son approche, son discours, sa sincérité, et la qualité de son programme : 100 % CITOYENS.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’approche et l’exécution des représentants de ce parti méritent bien notre considération. Il est l’une des rares formations qui donne véritablement des lettres de noblesse à l’action politique et qui nous offre la bouffée de fraîcheur dont nous avons besoin dans ce monde pouilleux de notre politique locale. Il prône le libéralisme, sa tendance est centriste et son programme est équilibré, novateur et réaliste.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous n’exagérons en rien en affirmant que jamais, dans l’histoire de la politique à Maurice, un tel parti s’est préparé et présenté à l’élection avec un tel professionnalisme et un tel sérieux. Ses exercices de communication sont des modèles du genre, et si ce n’est rien que pour cela, nous les saluons bien bas. De plus, différemment des autres partis – à l’exception, faut-il le dire, de Ralliement citoyen pour la patrie, dont le programme est très bien construit – ils nous tiennent des propos mesurés, pleins de bon sens et présentés avec sobriété. Enfin, ils préconisent un politique qui est soutenue par des mesures de financement en accompagnement, ce qui est exceptionnellement positif et courageux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Réfléchissez, chères lectrices et chers lecteurs !  Il nous faut prendre un peu de recul et être pleinement conscients de ce qui est en train de se produire autour de nous. Notre pays est véritablement à un tournant de son histoire, si ce n’est qu’à cause du fait qu’il s’enfonce de plus en plus dans la déchéance morale, politique, économique, sécuritaire et environnementale. Si un véritable revirement ne se produit pas, nous continuerons à nous enfoncer, et notre beau pays deviendra une véritable île-foutoir dans quelques années.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Assez avec ces politiciens de toujours, ces authentiques dinosaures qui nous abreuvent de leurs mensonges, de leurs surenchères incessantes (qui montrent à quel point ils nous utilisent sans vergogne pour leurs besoins électoraux), de leurs sombres desseins et révélations, et de la puanteur qui accompagne leurs actes et leur hargne. Nous méritons nettement mieux que les Jugnauth, Ramgoolam, Bérenger et autres Duval qui nous roulent depuis des décennies.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ce n’est pas de ‘renouveau’ dont nous avons besoin, mais simplement de ‘nouveau’. C’est ce que nous propose l’équipe de100 % CITOYENS menée par José Moirt, Dev Sunassy et Ivor Tan Yan. Pour notre propre avenir, il est de notre devoir d’encourager ce type de parti à émerger, à s’affirmer et à arriver au pouvoir sinon demain, mais bien après-demain. Ses représentants nous montrent comment une activité politique digne de ce nom doit être menée, et il constitue un exemple par nous et pour ceux et celles qui viendront après nous. Nos vifs encouragements doivent les accompagner !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pensez donc sérieusement à leur accorder votre soutien et votre vote le 7 novembre prochain. C’est sans aucun doute celui qui aura le plus de poids dans l’urne.</span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio                <br /></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p></div>
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		<title>QUEL VOTE LE 7 NOVEMBRE, POUR QUELLE ILE MAURICE ?</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/quel-vote-le-7-novembre-pour-quelle-ile-maurice/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Oct 2019 17:53:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[7 novembre 2019]]></category>
		<category><![CDATA[autoritaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La législature se termine… La date des élections générales est maintenant fixée… La liste des candidats et les manifestes électoraux seront bientôt publiés… C’est la moment pour chaque citoyen/ne de prendre un peu de recul (ce qui n’a jamais été facile à Maurice) et de décider, selon sa circonscription, pour qui et pour quel parti il/elle veut accorder son vote. Nous vous invitons à vous livrer, avec nous, à un examen de la situation dans laquelle se trouve notre pays, et de tenter d’établir quel choix électoral sera le plus opportun pour nous-mêmes, pour notre pays et pour son avenir. Nous ne prendrons pas la liberté, pour ce faire, de vous conseiller pour quels candidats spécifiques voter, mais seulement de faire ressortir des questions qui pourront contribuer à vous faire choisir le plus judicieusement possible.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_9 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chers compatriotes,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La législature se termine… La date des élections générales est maintenant fixée… La liste des candidats et les manifestes électoraux seront bientôt publiés…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">C’est la moment pour chaque citoyen/ne de prendre un peu de recul (ce qui n’a jamais été facile à Maurice) et de décider, selon sa circonscription, pour qui et pour quel parti il/elle veut accorder son vote.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous vous invitons à vous livrer, avec nous, à un examen de la situation dans laquelle se trouve notre pays, et de tenter d’établir quel choix électoral sera le plus opportun pour nous-mêmes, pour notre pays et pour son avenir. Nous ne prendrons pas la liberté, pour ce faire, de vous conseiller pour quels candidats spécifiques voter, mais seulement de faire ressortir des questions qui pourront contribuer à vous faire choisir le plus judicieusement possible.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les événements de cette semaine nous montrent maintenant très clairement que Maurice, sans un vote vraiment opportun de votre part, se dirige droit vers un régime autoritaire, confiscateur de nos libertés élémentaires, qui finira sans aucun doute dans une dictature et un État complètement dégénéré.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Si c’est ce que, inconsciemment, vous voulez laisser se produire, alors que ceux d’entre vous qui votent depuis 50 ans pour les candidats bénéficiant de vos préférences communales continuent à le faire. Laissez de côté votre raison, votre sens critique, votre mémoire de la façon que les hommes politiques qui vous demandent votre voix se sont comportés envers vous dans le passé, et leur vraies compétences, s’ils en ont. Laissez aussi de côté l’attitude qu’ils ont adoptée envers leurs adversaires, leur renoncement à servir les intérêts supérieurs du pays en bien des circonstances, leurs comportements opaques, pervers et immoraux (du moins pour certains d’entre eux) ainsi que tout ce qu’ils n’ont pas entrepris qui aurait pu faire avancer le pays, non seulement sur le plan économique, mais aussi sur le plan social, politique, moral, environnemental et sanitaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Par contre, si vous estimez que nous, les Mauriciens, nous méritons bien mieux que la façon dont nous traitent les politiciens locaux depuis 1968, alors il faut que vous compreniez que rien ne changera sans certaines décisions et certains choix bien précis de notre part. Il faut que vous compreniez que, sans un réel changement sur le plan politique à Maurice, notre avenir va s’assombrir davantage, et que nous en serons les grands perdants.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour un pays en développement comme le nôtre, le système politique reste élémentaire et peu évolué. Commençons donc, si vous voulez bien, par faire ressortir certains éléments qui caractérisent le contexte politique local.</span></p>
<ol style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>Maurice n’est pas un bon exemple de démocratie représentative</u></strong><u>.</u> Le gros du peuple ne possède pas la maturité nécessaire capable d’assurer des élections et des alternances basées sur les meilleurs choix de développement. Les politiciens ont une marge de manœuvre considérable, et les contre-pouvoirs sont d’une grande faiblesse. Les médias traditionnels sont supposés représenter un quatrième pouvoir, mais à Maurice ceci est un leurre. Ainsi, la quasi-totalité des organes de presse sont entre les mains de « pouvoirs occultes », dont les représentants se retrouvent à la direction de ces journaux. Il serait facile de les identifier nommément : ils se livrent à de la censure, à de l’auto-censure, et ils ménagent systématiquement ceux qui défont la méritocratie à Maurice (jamais critiqués, ceux-là).</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>Dans le pays, le jeu démocratique est faussé au départ</u></strong> par un multiculturalisme qui accorde la priorité de la représentation dans les instances parlementaires du pays non pas aux idées et aux programmes politiques, mais à l’élection de représentants des différents groupes composant la communauté, quelles que soient leurs compétences intrinsèques. Les élections sont l’occasion de montrer son appartenance à tel parti et à tel candidat plutôt que pour d’autres, et elles se résument à des « matchs », ou des vendettas, si vous préférez. Voilà notre style de démocratie à nous.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>Les politiques suivies manquent totalement de cohérence, quel que soit le parti concerné.</u></strong> La nature de la politique menée et des mesures prises s’étale sur la gamme complète des possibilités : socialistes, sociaux-démocrates, libérales, conservatrices et réactionnaires. Et le personnel politique en profite depuis toujours pour laisser « le bon peuple » ignorant des notions, des références et des comportements élémentaires indispensables à la conduite de politiques efficaces, honnêtes et sincères bénéficiant à tous. De toute façon, que comprendrait-il à tout cela, avec le niveau d’éducation qu’il a reçu ? Consultez les posts courants de Facebook : ils en disent bien long sur le niveau intellectuel moyen qui prévaut dans le pays. Ainsi, tout esprit objectif, neutre et avisé ne peut manquer de constater combien <strong><u>notre communauté nationale s’est appauvrie intellectuellement, à presque tous les points de vue, depuis l’indépendance.</u></strong> Le désordre mental que continuent à afficher de nombreux Mauriciens est tout simplement effarant.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>L’éducation politique d’une majorité de l’électorat reste à faire</u></strong>: elle n’a pratiquement aucune connaissance de tout ce qui compte vraiment en termes de structures, de fonctionnement et de garde-fous d’une démocratie représentative, et elle ne comprend pas quelles mesures il faudrait prendre pour provoquer un assainissement de notre vie publique. De plus, cette majorité de l’électorat pèche par son incapacité à déterminer la valeur exacte des candidats qui lui demandent son vote. À chaque consultation, la majorité des votants montre combien il lui manque une juste appréciation des hommes/femmes politiques et de leurs actions, un sens critique, une bonne mémoire des faits passés et l’utilisation de la raison plutôt que de l’émotion dans ses choix. Très peu d’examens critiques ont lieu chez les électeurs de notre grand village national : ils sont dépourvus du recul nécessaire à la juste appréciation des hommes et des situations.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>Les conséquences de cette situation, qui s’affiche en permanence, sont extrêmement graves et pénalisent lourdement notre développement politique, économique, social et intellectuel.</u></strong> À Maurice, 50 ans après l’indépendance, nous évoluons toujours dans le pays à un niveau élémentaire : ainsi, dans l’île, l’immoralité, la lâcheté, la léthargie, l’incivisme, la violence, les trafics de toutes sortes, le désordre et la saleté sont de plus en plus visibles et ont libre cours. Les décisions courageuses nécessaires au redressement sont rares et les besoins de changement dans tous les domaines de notre vie en commun restent immenses.</span></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous sommes en 2019, et les meetings publics se passent toujours à critiquer les adversaires, plutôt que formuler des propositions de gouvernement à venir précises. Les politiciens le savent : les programmes n’intéressent pas l’électeur moyen, alors qu’ils sont de loin la plus importante considération qui devrait permettre au votant de faire son choix. Pourquoi les politiciens passent leur temps à critiquer leurs adversaires : le peuple n’est-il pas assez intelligent pour évaluer les performances de ses représentants lui-même ? Est-il à ce point imbécile ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La triste réalité, c’est que tous les politiciens depuis 70 ans ont systématiquement refusé d’éclairer la communauté et de lui donner une éducation, fût-elle élémentaire, sur le civisme, le devoir citoyen, la contribution à la vie de la Cité et l’égalité devant la loi. Pour des raisons claires, d’ailleurs : ça fait perdre des voix ! Le politicien ne demande jamais d’efforts à sa clientèle. Il la flatte et (surtout à Maurice) il se montre généreux à son égard. Ainsi donc, aujourd’hui encore, il reste encore à un grand nombre de Mauriciens de découvrir ce que sont le respect de soi et des autres, la dignité, le sens des responsabilités, la sincérité et l’honnêteté, en somme beaucoup de qualités toujours absentes non seulement chez nombre d’entre eux, mais aussi chez la plupart des politiciens eux-mêmes et de ceux chargés d’une fonction publique quelconque.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Passons maintenant au jugement que l’on peut porter sur les principaux hommes politiques dirigeants de partis qui expriment le souhait de se faire élire ou réélire pour représenter le peuple à l’Assemblée.</span></p>
<ol style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>Pravind Jugnauth, une catastrophe nationale</u></strong></span></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À l’exception des Mauriciens obnubilés par la personnalité de ce triste individu, qui ont la ferme intention de lui exprimer leur vote (et avec lesquels ce n’est même pas la peine de discuter), tous les citoyens tant soit peu avertis savent bien que la législature qui se termine actuellement est la pire et la plus néfaste que nous ayons connue depuis toujours.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le père et le fils Jugnauth terminent leurs mandats respectifs sur un bilan des plus négatifs qui soit, tant sur le plan de l’immoralité, de l’indécence, du gaspillage, de l’abus de fonds publics, de l’augmentation de la dette nationale, de l’insécurité, de la vente des drogues dures, de la restriction de plusieurs libertés et de la disparition des quelques rares références qui nous restaient en matière de gouvernement et de justesse dans les comportements.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">De plus, comme chacun sait, la personnalité du fils Jugnauth n’est pas très affirmée, comme il l’a montré dans beaucoup de circonstances. Sa capacité à gérer certaines situations délicates a été quasiment nulle. Sa faiblesse comme Premier ministre et leader de parti est patente.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Refaire de cet individu très moyen encore une fois un Premier ministre serait condamner irrémédiablement notre pays à poursuivre la voie décadente des abus de pouvoir, du népotisme, de l’autoritarisme, du trafic d’influence et du laxisme complet. Nous avons le devoir moral de faire partir ce petit opportuniste qui exploite le manque de discernement d’un grand nombre de nos compatriotes pour nous imposer sa démagogie, ses promesses non tenues, ses contradictions (inspirées de son père), ses projets populistes extrêmement coûteux, sa censure inquiétante et ses financements et transactions obscurs. Nous avons le strict devoir de ne jamais l’élire encore à la tête de notre pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En somme, le père et le fils Jugnauth ont sapé &#8211; encore plus que ne l’avait fait auparavant Navin Ramgoolam &#8211; les fondements de nos institutions, ils ont bâti un système parfaitement indécent constitué de népotisme, d’opacité et d’usurpation de leurs rôles, de l’imposition renforcée du langage politiquement correct et d’un autoritarisme insidieux qui restreint les libertés fondamentales, dorénavant encore mieux installé qu’avant dans l’île grâce à eux. Ils sont maintenant devenus clairement deux dangers pour la survie de notre démocratie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avec eux, notre pays s’enfonce de plus en plus. Avec eux, de nouveaux sommets de la défiance sont régulièrement atteints et tout cela devient dangereux pour notre vivre-ensemble et la perpétuation de notre stabilité sociale. Songez un instant combien plus rapidement nous aurions pu avancer si nous n’avions pas à composer avec des politiciens de troisième division, des décideurs prenant des mesures incohérentes, des sous-fifres sans dignité, des lèche-bottes léthargiques et des truands de tous bords qui profitent du laxisme ambiant.</span></p>
<ol style="text-align: justify;" start="2">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>Navin Ramgoolam, l’homme autoritaire et immoral, un petit parvenu dilettante</u></strong></span></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous avons eu l’occasion de qualifier Navin Ramgoolam et ses (in)actions au cours des trois mandats que le peuple lui a confiés depuis 25 ans. Cet individu est un narcissique, toujours très content de lui, qu’entourent des sous-fifres, des sbires et des videurs. Dans un pays normal, avec une politique fonctionnant normalement, il aurait été renvoyé de son parti depuis bientôt cinq ans. Mais voilà, nous sommes à Maurice, et ce pédant s’est permis d’insulter les électeurs de Triolet en 2015, pour avoir mal voté, comprenez pour n’avoir pas voté pour lui en nombre suffisant.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comment peut-on refuser de voter pour ce grand Seigneur ? Intolérable, inacceptable, n’est-ce pas ?  Voilà, chers lecteurs et lectrices, la conception que se fait ce cher fils de S. Ramgoolam de la démocratie et des élections. On n’a pas le droit de ne pas voter pour lui ! C’est un homme tout à fait indispensable pour le pays, point à la ligne.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Passons quand même aux choses qui comptent pour l’avenir du pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais avant, posons-lui une question qui nous taraude depuis 4 ans et plus. La voici ! Si au début de 2015, il se trouvait l’équivalent de 220 millions de roupies dans son coffre-fort, quel est le montant exact des différentes devises qui s’y trouvaient juste <u>AVANT</u> les élections de décembre 2014, vu qu’une élection coûte des centaines de millions de roupies ?  Rs 500 millions ?  Rs 600 millions ?  Ou peut-être Rs 800 millions ?  Aurons-nous jamais cette information ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et si, d’après son dire, le Parti travailliste n’était pas dûment enregistré en 2014 en tant qu’association (un parti fantôme donc, du point de vue juridique), combien M. Ramgoolam doit-il donc personnellement à la MRA ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Navin Ramgoolam est connu à Maurice comme l’homme aux nombreux visages et comportements condamnables :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’homme politique, qui passe son temps à critiquer ses adversaires sans venir de l’avant avec un programme exhaustif, leader d’un parti d’où la collégialité inexistante (« Moi ki décidé ! »),</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’homme réel, c’est-à-dire l’orgueilleux, le parvenu, le jouisseur, l’autoritaire et l’abuseur de ses fonctions. De la part d’un homme qui n’est pas une personnalité publique, ce n’est pas grave. D’un individu ambitionnant de redevenir Premier ministre, sa réelle personnalité et ses comportements renseignent sur son compte et doivent être surveillés.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le franc-maçon, qui s’entoure et privilégie autour de lui ses « frères » et « sœurs » francs-maçons et franc-maçonnes au détriment de la méritocratie. Comme nous l’avons indiqué récemment, il a contourné les intérêts supérieurs de notre pays pour favoriser l’un de ses frères dans l’allocation d’un contrat portant sur l’acquisition d’équipements destinés à un bien de l’État.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le rejet du principe immuable de la propriété privée : l’octroi de terres de l’État pour le bénéfice d’un religieux, en trahissant le système de base de la propriété foncière dans le pays.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le favoritisme montré envers sa maîtresse dans l’allocation d’un espace à l’aéroport de Plaisance, en renonçant à soumettre cette allocation à un processus de soumission d’offres ouvertes au plus offrant, reniant ainsi le principe sacro-saint de la saine compétition dans le secteur des affaires.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’obligation faite à un membre du corps judiciaire de venir enregistrer son ‘gagging order’ (l’obligation de silence) un samedi matin en Cour, craignant que la presse ne révèle un aspect fondamental de sa vie privée démontrant son infidélité et ses dérives morales.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’individu a une grande réputation (confirmée par les faits) comme dilettante spécialisé dans les tergiversations, l’attentisme, l’indécision et les remises à plus tard. En cela, il est le digne fils de son père. Les décisions qui pourraient prendre 5 minutes à d’autres prennent 5 mois avec lui, et parfois il n’y a aucune décision de prise. Ainsi, l’on ne sait toujours pas dans quelle circonscription il sera candidat. Typique !</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Enfin et encore plus important que tout le reste, à cause de ses comportements immoraux, <strong><u>Navin Ramgoolam n’a plus d’autorité morale et ne peut plus prétendre occuper un poste public important à Maurice.</u></strong> Dans un pays où le comportement des hommes publics doit être exemplaire à tout instant, vu que le peuple doit s’en inspirer pour sa propre conduite, il a failli lamentablement à sa mission. Il doit s’en aller, définitivement, car il est devenu un poids lourd pour le Ptr, un handicap qui risque de coûter bien cher à TOUTE l’île Maurice en permettant au MSM de traverser !  C’est Arvin Boolell qui doit prendre le leadership du parti pour battre Pravind Jugnauth.</span></p>
<ol style="text-align: justify;" start="3">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>Paul Bérenger, ou la pureté virginale subitement retrouvée</u></strong></span></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Aux dernières nouvelles, depuis peu, Paul Bérenger et son MMM sont redevenus le choix parfait pour la prochaine consultation populaire. Rien que ça !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Peuple de Maurice, où est donc ta mémoire ? Comment ne te souviens-tu donc pas que les intentions des politiciens ne valent pas grand-chose à Maurice ? Comment peux-tu oublier que c’est à cause de cet individu que nous avons dû nous soumettre aux règnes d’un Aneerood Jugnauth, d’un Navin Ramgoolam et d’un Pravind Jugnauth ? Comment peux-tu ne pas te rappeler que nous avons failli passer fin 2014 à un système semi-présidentiel qui aurait été catastrophique pour nous, avec Navin Ramgoolam comme président muni de pouvoirs étendus, afin que Paul Bérenger devienne Premier ministre ? Quand allons-nous mettre fin à toutes les mascarades de ce genre, de véritables hontes pour notre pays et extrêmement dangereuses pour notre bien commun et notre avenir ?</span></p>
<ol style="text-align: justify;" start="4">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>Xavier Duval, ou l’essence de l’insignifiance</u></strong></span></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous n’aurons pas beaucoup à dire sur le dernier de la « Bande des Quatre » : nous estimons, en effet, que lui et son parti n’ont plus aucun rôle significatif à jouer à Maurice à l’avenir. Il aura seulement servi à montrer à quel point Navin Ramgoolam, leader d’un parti qu’il qualifie de « national » peut se tromper dans le réveil des partis agonisants. À Dieu va, petit prince, fils du Roi !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En conclusion, nous estimons que pour faire sortir Maurice de cette voie appauvrissante que nous subissons depuis si longtemps, il nous faut nous débarrasser de ceux des politiciens qui ont symbolisé la déchéance graduelle que nous subissons et la déliquescence à laquelle nous sommes confrontés aujourd’hui.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Quatre politiciens doivent être renvoyés sans hésitation de notre vie publique, pour toujours : Pravind Jugnauth, Navin Ramgoolam, Paul Bérenger et Xavier Duval. Pour nous, ils représentent un monde qu’il faut faire disparaître le mois prochain. Leurs partis resteront, évidemment, mais eux-mêmes doivent être battus, sans pitié ! Ils ont été trop décevants, depuis trop longtemps, à beaucoup trop de points de vue ! Le peuple doit les exclure de la communauté nationale.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Confions notre avenir à d’autres politiciens qui paraissent sincères et compétents, et qui méritent notre confiance. Nous en avons désespérément besoin !</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio</span></p>
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		<title>ANEEROOD JUGNAUTH : UN HOMME DES CAVERNES ÉGARÉ DANS LE XXIe SIÈCLE</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/aneerood-jugnauth-un-homme-des-cavernes-egare-dans-le-xxie-siecle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Aug 2019 13:30:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[aneerood jugnauth]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La situation politique et sociale qui prévaut à Maurice actuellement – que nous avons constatée de visu lors d’un séjour récent dans l’île – est vraiment préoccupante. Tous ceux qui sont munis d'une indépendance intellectuelle se rendent bien compte que Maurice se trouve aujourd’hui dans un état de délabrement moral, social, politique, sécuritaire et environnemental sans précédent. Plus que jamais, les comportements d’une partie non négligeable de la population traduisent un dérèglement des rares valeurs que nous avions péniblement conservées jusqu’à l’indépendance, ainsi qu’une léthargie, un laisser-aller et un égocentrisme qui signent la disparition de toute réelle volonté, au niveau national, de faire avancer le pays sur des bases saines favorisant le vrai respect de l’autre, l’initiative, la discipline, l’effort et le mérite.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_10 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La situation politique et sociale qui prévaut à Maurice actuellement – que nous avons constatée <em>de visu</em> lors d’un séjour récent dans l’île – est vraiment préoccupante.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Tous ceux qui sont munis d&rsquo;une indépendance intellectuelle se rendent bien compte que Maurice se trouve aujourd’hui dans un état de délabrement moral, social, politique, sécuritaire et environnemental sans précédent. Plus que jamais, les comportements d’une partie non négligeable de la population traduisent un dérèglement des rares valeurs que nous avions péniblement conservées jusqu’à l’indépendance, ainsi qu’une léthargie, un laisser-aller et un égocentrisme qui signent la disparition de toute réelle volonté, au niveau national, de faire avancer le pays sur des bases saines favorisant le vrai respect de l’autre, l’initiative, la discipline, l’effort et le mérite.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Par ailleurs, malgré ce que les réseaux sociaux ont pu apporter en termes de prise de conscience depuis les dernières élections générales, l’inconscience de la partie des votants qui font généralement aboutir une élection générale dans un sens ou dans l’autre ne semble pas avoir évolué sensiblement. En questionnant un certain nombre de Mauriciens dans l’île récemment, nous nous sommes aperçus que « l’achat anticipé » des voix d’un nombre non négligeables de futurs votants à travers des distributions indirectes de ressources financières de l’État ainsi que des subventions par Pravind Jugnauth dans l’île auront sans aucun doute une incidence sur les résultats du scrutin.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais, passé la déchéance morale et le désordre intellectuel plus vifs que jamais auxquels l’on assiste actuellement, surtout au niveau du transfugisme et des adhésions partisanes tous azimuts, la préoccupation la plus forte que l’on peut ressentir a trait à l’utilisation à venir des caméras de la honte du projet Safe City, qui porteront directement atteinte aux libertés civiles et confirmeront notre entrée dans l’ère de l’autoritarisme et même très probablement d’un État policier.  </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans le cadre de ce tableau affligeant pour notre démocratie, les prochaines élections générales seront, sans aucun doute, les plus importantes auxquelles le pays aura à faire face depuis 1968. Sous Seewoosagur Ramgoolam, le début des années 1970 avait bien été marqué par des mesures autoritaires – censure de la presse, enfermement de politiciens et renvoi d’élections législatives, entre autres atteintes aux libertés – mais la société mauricienne n’était pas confrontée à l’époque à l’accaparement et l’emprise de tout l’appareil gouvernemental et administratif par un seul parti dans le pays, comme c’est le cas actuellement, et les pressions sur les individus étaient nettement moindres.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comment en est-on arrivé là ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les raisons de cette déliquescence sont évidemment nombreuses, et pas toujours faciles à cerner et analyser avec incision et objectivité, mais nous en mettrons cinq en avant, prises parmi celles qui nous semblent les plus importantes :</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">a. Des dirigeants dont la culture ne comporte pas des dispositions mentales favorisant un comportement guidé par la raison, l’ordre, la rigueur et la morale personnelle. Pour autant que chaque culture au monde n’est ni supérieure ou inférieure à une autre, les cultures ne se valent pas toutes au niveau de leurs composantes. Il en va ainsi, par exemple, pour le sens du bien et du mal, dont l’importance pour la bonne marche de la communauté n’est pas perçue de la même façon dans la culture occidentale et dans la culture hindoue. Si l’on ne comprend pas ces différences et si l’on ne les jauge pas tant soit peu précisément, surtout lorsqu’on vit dans une société multiculturelle, l’on peut ressentir beaucoup de frustrations, à moins que l’on appartienne au groupe principal qui oriente la marche de la communauté dans son ensemble, ou que l’on soit une éponge sur le plan identitaire.</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans les contextes de cohabitation, la situation peut devenir vraiment difficile si les représentants des différents groupes ne s’entendent pas sur un minimum de valeurs, de règles non écrites et d’efforts en faveur d’une compréhension mutuelle.</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">C’est la principale contrainte que doivent affronter les Mauriciens dans leur vie de tous les jours. Il est encore heureux que les relations intercommunales soient empreintes à ce jour de tolérance, de pacifisme et d’une faculté d’encaissement assez développé.</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">b. </span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le décret unilatéral d’une constitution, la nôtre, dont les faiblesses dès le départ ont été évidentes : entre autres, un système électoral favorisant des résultats extrêmes traduisant rarement le rapport des forces respectives sur le terrain, des contre-pouvoirs d’une grande faiblesse, un amalgame du législatif et de l’exécutif défavorable à l’examen sérieux et approfondi des projets de loi et à l’application rigoureuse des législations adoptées, une concentration extrême et malsaine des pouvoirs entre les mains d’un seul individu, ainsi qu’une dimension « to même papa, to même mama » dans les rapports de hiérarchie qui est éloignée des principes occidentaux de réciprocité sur lesquels sont bâties nos règles constitutionnelles.</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">c. </span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Un corpus électoral constitué d’électeurs dont la majorité, depuis avant même l’indépendance, vote essentiellement sur la base de considérations communales, loin de toute considération relative à des idées et des politiques cohérentes sous-tendant des objectifs, des stratégies de développement et des programmes concrets à exécuter. Les manifestes électoraux des partis politiques sont chez nous une partie intégrante du folklore national.</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">d. </span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Une grande naïveté chez les électeurs qui non seulement avalent sans en être conscients beaucoup de couleuvres, mais pour qui une élection est avant tout une source de divertissement majeure. L’on se trouve là dans une situation où la subjectivité, l’irrationnel et l’ignorance des dimensions essentielles de la vie de la Cité font des ravages dans l’envoi d’individus médiocres, opportunistes et immoraux à notre Assemblée nationale. Il faut y ajouter la facilité avec laquelle le gros des électeurs oublie ce que les politiciens nous ont infligé dans un passé pas si lointain, et combien ils sont imperméables à des alternatives en termes de nouveaux partis politiques qui surgissent de temps en temps et ne sont pas dénuées d’intérêt.</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">e. </span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Peut-être que la pire cause de ce bilan catastrophique tient au fait que les politiciens qui hantent notre gouvernement depuis 1968 ne sont nullement disposés à prendre des dispositions pour instaurer une prise de conscience de la façon dont est supposée fonctionner une démocratie, de l’ordre et de la discipline dans le pays. Il existe bien entendu divers moyens que l’on peut utiliser pour responsabiliser les citoyens à leurs devoirs et leur inculquer un minimum de civisme, mais rien n’a été tenté dans ce sens à Maurice à ce jour.</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Évidemment, l’on devine sans peine que le refus traditionnel des politiciens à prendre de telles mesures tient au fait qu’elles ne seraient pas bien vues par des votants habitués au laxisme, au non-respect des lois, à la corruption et à tout ce qui nous fait honte dans le pays. Le sentiment du « fer dominer » ne manquerait pas de surgir. En matière de propreté, d’ordre et de discipline, l’on est très loin du compte dans notre foutu pays.</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">f. Enfin, nous avons eu la malchance d’avoir eu comme Premiers ministres depuis 1968 des hommes du calibre de Seewoosagur Ramgoolam, Aneerood Jugnauth, Navin Ramgoolam Paul Bérenger et Pravind Jugnauth, et des seconds couteaux de la dimension de Xavier Duval. À part Gaëtan Duval, uniquement d’ailleurs pour la communauté créole, aucun vrai leader, aucun rassembleur, aucun homme d’une dimension susceptible d’inspirer, de motiver et de guider l’ensemble du peuple ne s’est présenté sur le plan national. Tant pis pour nous !</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> *    *    *<br /></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Après cette longue mise en situation, nous passons en revue ci-après l’œuvre d’Aneerood Jugnauth et notre souhait de le voir quitter définitivement ses fonctions, à cause du danger de plus en plus grand qu’il représente pour notre République. Nous poursuivrons la semaine prochaine notre rédaction hebdomadaire avec une critique du passé politique de Navin Ramgoolam et de son devoir de passer la main. D’autres propos sur « la bande des cinq » (soit les deux susmentionnés et les trois restants) suivront.    </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>Aneerood Jugnauth, l’individu</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’homme est d’une vulgarité avérée. Il est bourru, et ne tolère aucune contradiction. Pur produit de Paul Bérenger (comme d’ailleurs Navin Ramgoolam), il a provoqué une cassure dans sa relation avec le MMM, avec l’aide d’Harish Boodhoo, qui lui a donné l’occasion de s’imposer dans le pays à travers les élections de 1983.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Son comportement, basé souvent sur la navigation à vue et la réaction inattendue, a donné lieu à un parcours sinueux dont l’autoritarisme constitue la principale dimension.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Enfin, sa perception de certaines bienséances est quasiment inexistante. Sa décision de faire imprimer des billets de banque à l’effigie de son épouse illustre parfaitement cette considération.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>Le politicien</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme souvent chez les politiciens qui arrivent jusqu’à la tête d’un pays, il a été favorisé par les circonstances et la conjoncture qui a prévalu sur le plan économique à partir de 1984. Les deux dévaluations de 1979 et 1981, l’abandon de la politique économique funeste entraînée par la demande menée par Ramgoolam de 1977 à 1982, une politique fiscale enfin réaliste et un faible coût de la main-d’œuvre ont grandement contribué à relancer les activités industrielles et l’emploi.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ceci étant dit, il reste qu’il traîne depuis l’origine une perception de la politique qui est simpliste, incohérente et superficielle. Ses initiatives ne sont pas réfléchies, elles surgissent au fil des propositions qui lui sont faites et il est incapable de les analyser de manière approfondie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>Le communaliste</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Tout comme Seewoosagur Ramgoolam, il a poursuivi une politique sociale qui s’est traduite par des « arrangements » avec des représentants des communautés non-hindoues locales jamais basées sur des ententes susceptibles d’instaurer une confiance dans les relations avec celles-ci.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme son fils, et comme Navin Ramgoolam, il a été incapable de mettre sur pied un climat de confiance et de participation de tous au bien commun. Mais rien n’est plus abject que sa dernière déclaration du 20 août dernier, à la cérémonie de clôture de la 11e édition de la World Hindi Conference, au centre Swami Vivekananda, à Pailles. Voici sa déclaration : « Si on fait référence à l’Inde comme Bharat Mata (mère), Maurice est le fils. Et ce dernier connaît bien son devoir. »   </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Puisque les politiciens mauriciens jouent sur le facteur du nombre depuis 1948, nous ne pouvons pas nous retenir pour lui répondre : « L’Inde ne peut pas être la mère d’un pays où les Hindous sont en minorité. Vous insultez la majorité des citoyens mauriciens, Aneerood Jugnauth ! Eux pensent que la mère patrie, c’est l’île Maurice et non pas l’Inde, ou la France, ou la Chine, ou encore un pays africain quelconque ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Si vous considérez que l’Inde est la mère de Maurice, il ne vous reste plus qu’à retourner au Bihar pour aller rejoindre vos frères et vos sœurs. Un gros travail reste à faire chez vous en Inde. Exemple : d’après <em>The Economist</em>, l’Inde est le pays au monde où l’on trouve le aujourd’hui plus grand nombre d’esclaves – rien que 14 millions !  Il faut les libérer d’urgence ! Vous constaterez par vous-même ce que la presse internationale raconte régulièrement : combien la place de la femme, ses droits et son autonomie sont difficiles dans ce pays. Vous pourriez même, si vous avez un grand cœur, combattre la pratique de la défécation à l’air libre sur la voie publique que pratiquent encore plus de 400 millions de vos concitoyens vivant sur le sous-continent indien. Chacun sait combien cette pratique est pénalisante pour la santé là où elle a cours. Rejoignez votre mère patrie, Aneerood Jugnauth : elle a vraiment besoin d’un homme comme vous ! »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>Une contradiction ambulante</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le parcours politique d’Aneerood Jugnauth est parsemé de contradictions, de négations et de voltes-faces. À titre d’exemple, on peut évoquer ses traitements successifs contradictoires du dossier du « Muslim Personal Law », celui des Chagos ainsi que celui du métro léger, qui illustrent l’attitude qu’il a adoptée, au fil de ses humeurs, pour appréhender de nombreux dossiers à caractère social et économique qu’il a traités.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>Un danger pour nos libertés civiles</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais la mesure la plus dangereuse pour la démocratie et les libertés civiles des Mauriciens qu’aura prise Aneerood Jugnauth, en capacité de ministre de l’Intérieur, restera l’installation de milliers de caméras dans tout le pays pour des motifs de surveillance des citoyens en temps réel.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Au prix payé pour l’acquisition des équipements nécessaires à cette surveillance et en fonction de leur origine, nous devinons sans peine que les images des mouvements de personnes qui seront captées feront l’objet de traitements de reconnaissance faciale au moyen de l’intelligence artificielle. Si tel est vraiment le cas, les Mauriciens auront des soucis à se faire, surtout dans un pays où l’on est automatiquement perçu comme étant contre X, même si l’on n’est pas nécessairement pour Y. Chez nous, la bêtise ne faiblit jamais.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous consacrerons une chronique entière bientôt à ce désastreux projet dit du « Safe City » pour nos libertés. Nous prendrons surtout un soin particulier à montrer qui sont ceux qui sont responsables du fait que nous avons aujourd’hui à dépendre, en dernier ressort, de caméras de surveillance pour assurer les défaillances de plus en plus grandes de notre sécurité.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>Futur président <em>bis repetita</em></u><u> ? </u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Un dernier danger pourrait bien se présenter avec cet individu : un retour à une présidence de l’État dont il a malmené le décorum il y a quelques années, ce malgré sa récente annonce de départ de la politique et de retour à La Caverne !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En effet, l’on peut spéculer et penser que si jamais le MSM revenait au pouvoir, il serait tout à fait possible que le fils parachute son père dans cette fonction. Un juste retour de l’ascenseur, pourra-t-on dire alors, avec toutes les conséquences que cela comportera. Au point où on en est…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Rappelons quand même qu’en mars 2012, il n’avait même pas attendu d’avoir officiellement quitté sa fonction de président de la République au Réduit pour faire des déclarations à caractère partisan. Ce faisant, il avait sapé son image et porté sérieusement atteinte à la neutralité à laquelle il était astreint. Digne du personnage !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et c’est bien de cette éventualité de retour au Réduit que le peuple de Maurice doit se prévenir. En prenant des dispositions bien précises, dont nous parlerons la semaine prochaine.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> <br /></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. </span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Jean-Claude Montocchio              <br /></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p></div>
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			</item>
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		<title>LE SCANDALEUX FINANCEMENT DES PARTIS POLITIQUES À MAURICE</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/le-scandaleux-financement-des-partis-politiques-a-maurice/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Mar 2019 12:24:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[business mauritius]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[ile maurice]]></category>
		<category><![CDATA[pravind jugnauth]]></category>
		<category><![CDATA[secteur privé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Voici venir le temps des élections… Voici venir le temps du financement des élections… Voici venir le scandale du financement des partis politiques par le « secteur privé » Voici donc venir le temps du laxisme moral et de la négation de la démocratie à Maurice ! À la tête d’une des principales institutions du secteur privé de Maurice pendant près de trente ans, nous avons vu défiler beaucoup de choses en termes de relations entre le public et le privé.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_11 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #e00b00;">Recevez nos chroniques dès qu’elles paraissent ! Dans la rubrique « ABONNEZ-VOUS À CE SITE PAR E-MAIL » (menu de droite), communiquez-nous votre adresse e-mail, puis cliquez sur « ABONNEZ-VOUS ». Nous ferons le reste ! Et nous vous garantissons que nous n&rsquo;utiliserons en aucun cas votre adresse à d&rsquo;autres fins.</span></em></span></p></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voici venir le temps des élections…</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voici venir le temps du financement des élections…</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voici venir le scandale du financement des partis politiques par le « secteur privé »</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voici donc venir le temps du laxisme moral et de la négation de la démocratie à Maurice !</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À la tête d’une des principales institutions du secteur privé de Maurice pendant près de trente ans, nous avons vu défiler beaucoup de choses en termes de relations entre le public et le privé.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Exemple : en 1997, après discussion avec un collègue qui gérait à l’époque une autre instance du privé, et pas des moindres, nous avons décidé de tenter le coup : sensibiliser les pontes des entreprises privées à la nécessité pour elles d’arrêter de financer les partis politiques, au vu des graves conséquences que ces financements avaient sur la marche des activités économiques et de la saine concurrence.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Des approches envers ces messieurs ont été faites en deux occasions. En deux fois, la réponse a été « Niet ! Pas question ! ». Et donc, les arrangements secrets ont continué.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ce financement occulte des partis et des leaders politiques souhaitant accéder au pouvoir ou tentant de le conserver a eu au fil des ans de graves conséquences pour le développement du pays, mais non pas évidemment pour les financeurs, pour les raisons suivantes :</span></p>
<ul>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le capitaliste, pour utile que soit (et doive être reconnu) son rôle dans la promotion des activités économiques, n’est jamais un altruiste. S’il finance un parti politique, il doit retrouver quelque part son « investissement », sinon il n’aurait aucun intérêt à le faire. Ce qu’il obtient comme avantages après, on ne peut pas généralement le savoir : c’est le même principe qui prévaut avec les réseaux secrets traditionnels, avec le résultat que l’on ne peut au mieux que constater (en regardant avec beaucoup d’attention) les résultats concrets de ces ententes discrètes. Ainsi donc, les capitalistes doivent toujours être « encadrés » de près : il s’agit là de la seule façon de restreindre ce qu’on appelle « le capitalisme de connivence » (ou « la recherche de rente ») ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les politiciens, de leur côté, acceptent de l’argent pour se faire élire et développent donc forcément des obligations envers leurs « bienfaiteurs », ce qui signifie qu’il leur est difficile après de refuser d’avaliser des requêtes qui leur sont formulées subséquemment par ces derniers ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Très concrètement, cette « collaboration » dans laquelle le politicien est juge et partie obligée se traduit par l’absence totale de critiques de la part de l’un à l’encontre de l’autre et réciproquement. Demandez à un gros de la place ce qu’il pense d’un dossier ou d’une situation où il y a manifestement des observations négatives à formuler contre le gouvernement en place : il refuse obstinément de le faire. Il détourne sa réponse en invoquant la nécessité de considérer, avec optimisme, le côté positif des choses. Comment voulez-vous qu’il formule une critique contre un individu ou un parti qu’il a financé précédemment ? Meu voyons… ça ne se fait pas ! Et c’est mettre les relations futures sur une tangente risquée.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il en a résulté, depuis une trentaine d’années, une situation extrêmement malsaine issue de ces arrangements, avec pour résultat le fait que les politiciens se considèrent comme des intouchables et refusent aujourd’hui toute critique venant des entrepreneurs. Cela est devenu tout simplement impensable, et le « langage politiquement correct » s’impose en toutes circonstances. Pis, des flatteries doivent être adressées à nos petits potentats de temps en temps, lorsque les circonstances le dictent. Les appréciations adressées l’année dernière au mentor par l’un des représentants importants du secteur hôtelier lors d’une soirée de célébration quelconque étaient d’un grotesque ahurissant et d’un ridicule vraiment achevé. Mais, que voulez-vous, n’est pas opportuniste affirmé ou narcissique coléreux qui veut !</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En raison de cette situation, la méritocratie est pénalisée à Maurice et la concentration des moyens financiers entre les mains d’un nombre restreint de personnes devient de plus en plus forte. L’entrepreneuriat reste très concentré chez nous. De plus, ce qui est tout aussi grave, les tentacules de ces gens vont chercher très loin, notamment du côté de la diffusion d’informations de manière courante. Ils sont tout simplement incritiquables. Autant dire que c’est la perception même des choses par le Mauricien moyen qui est faussée. Tant pis pour le frein au développement du sens critique des Mauriciens et de la démocratie éclairée dans le pays.</span></li>
</ul>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous allons maintenant vous raconter une petite histoire, puis vous livrer notre point de vue catégorique sur deux situations.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>   1. Je me tais, tu te tais, il se tait…</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À cause des raisons que nous avons présentées ci-dessus, tous les présidents du Joint Economic Council depuis le départ de M. Maurice Paturau en 1993 (devenu maintenant Business Mauritius), ont toujours refusé de critiquer les actions du gouvernement publiquement. Tout est toujours OK dans l’ensemble, et le budget présenté chaque année reçoit des propos superficiels ou partiels des principaux représentants du privé. À part quelques timides et brèves nuances parfois, tout est toujours approprié !</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Un seul président du Joint Economic Council s’est différencié du lot. Son nom ?  Jacques de Navacelle. Cet individu d’origine étrangère ayant acquis la nationalité mauricienne, docteur en philosophie, directeur général d’une institution bancaire puis d’une compagnie d’assurance à Maurice, a été le seul et unique président du JEC à poser fermement et publiquement des questions pertinentes et embarrassantes mais ô combien nécessaires à Navin Ramgoolam, lors du mandat de ce dernier entre 1995 et 2000.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Rien que pour cela, nous avions de l’admiration pour ce banquier, d’autant qu’il nous avait invité à nous joindre à lui pour fonder à Maurice une section de Transparency International, l’une des rares instances, sinon l’unique, à tenter localement de s’opposer à la corruption et au trafic d’influence au sein du service civil local.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais il avait l’habitude de chanter   </span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>J’irai revoir ma Normandi-i-e, C’est le pays qui m’a donné le jour… </em></span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">avec le résultat qu’il a fini par repartir pour la France.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais, comme il avait laissé à Maurice un ou des enfants qu’il avait eu(s) avec son épouse mauricienne, il est revenu chez nous et une fois, bien regrettablement, il s’est aventuré à défendre un industriel mauricien indéfendable qui employait à l’époque son fils. Patatras !  Il a perdu beaucoup dans mon estime, ayant montré que la rigueur et l’objectivité s’arrêtent parfois là où commencent les relations privilégiées entre un père et son fils. Dommage !</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Vivre sa vie sans se contredire, voilà ce qui semble impossible pour les humains !</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais Jacques de Navacelle (d’origine étrangère, répétons-le) restera, dans l’histoire du JEC, comme le seul de ses présidents ayant assumé ses fonctions pleinement et correctement, en faisant face ouvertement à ses responsabilités au lieu de se défiler, de peur de déplaire aux petits politiciens de notre île. Il n’aurait certainement pas hésité, s’il avait été à ses fonctions en 2015, de dire ses quatre vérités aux Jugnauth sur le renvoi de Megh Pillay d’Air Mauritius, une compagnie publique cotée en bourse. Il en allait cette fois-là du principe et du sort de l’entreprise libre à Maurice et, pour certains pontes, ce renvoi semblait ne rien signifier ou ne pas valoir le risque de s’élever contre. Trop à perdre !!! C’est ce qu’on appelle en langage clair de la lâcheté et de la démission morale.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La politique et le secteur privé sont figés depuis longtemps à Maurice. Rien ne semble être en mesure de provoquer l’élimination de la corruption douce et dure, des abus de pouvoir, du trafic d’influence et de la concentration extrême des ressources financières dans les mains d’un nombre très restreint d’individus. Par ailleurs, le manque de conscience et le pouvoir d’encaissement de la majorité de la population sont tout simplement désespérants. Une échelle de quelques valeurs fondamentales et un sens du bien commun restent toujours à mettre sur pied dans l’île : c’est dire combien le pays est archaïque et chemin à parcourir est encore long…</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>   2. Le financement des partis politiques</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cette vieille question profondément immorale, longtemps restée confidentielle et ayant gravement pénalisé le pays par ses conséquences désastreuses sur notre système libéral, revient au-devant de l’actualité aujourd’hui.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’on pouvait s’y attendre. Juste après les élections de fin 2014, certains organes de presse en ont brièvement parlé (une grande première !), et il y a eu aussi des déclarations indécentes de certains pontes de temps en temps. Ainsi, le 2 juillet 2014, l’un d’eux n’a pas hésité à faire part à des journalistes que « financer les élections en partie, c’est aider la démocratie… ». Rien que ça !!!</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">On a envie de demander à ce monsieur : « Et quand votre argent sert à bafouer l’équilibre et l’objectivité des informations à Maurice par une MBC contrôlée comme elle l’est par des politiciens que vous avez aidés à faire élire, parlons-nous bien de démocratie ? »  « Et quand la MBC devient un paillasson du pouvoir, est-ce que vous critiquez ouvertement les politiciens en place pour leur infantilisation continue de la population ? » Certains patrons sont de dangereux rigolos.   </span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">De son côté, Navin Ramgoolam, qui déclarait récemment à Grand Bassin qu’il souhaiterait agir comme le guide politique du peuple (excusez son paternalisme et son peu de modestie), a fait savoir, dans l’interview qu’il a accordée à IOC News le 18 décembre 2015, que l’on devait s’attendre à ce que le financement des élections par le secteur privé continue, et qu’il estimait que les fonds dépensés par tous les partis lors d’une élection générale à 800 millions de roupies. Comme vous voyez, chers lecteurs, chacun a ses priorités et l’île Maurice, en tant que pays en développement, n’a aucunement besoin d’économiser un tel montant et le consacrer à des services sociaux.   </span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous en venons maintenant à une situation où on nous annonce que les représentants de l’organisme chapeautant le secteur privé « discute » (si tant est que ce soit le verbe qui convient) avec le parti politique en place de la régularisation de la situation actuelle, et de son remplacement par un arrangement concrétisé par une législation portant règlement de la façon dont ces financements pourraient s’effectuer dans l’avenir, toujours par les entreprises privées. Cette démarche est tout simplement inacceptable, et il faut à tout prix l’arrêter.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il faut l’arrêter, car il n’appartient ni au secteur privé, ni à l’un des partis politiques (celui qui est actuellement au pouvoir) de décider de la façon dont il faut régler une question aussi importante que celle du financement des élections. Chacun d’eux est partie prenante dans cette démarche, et ne peut agir en tant que juge et partie dans les décisions à prendre.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il y a deux ans, le vieux rustre a demandé à Xavier Duval d’aller s’occuper d’une refonte du système électoral à Rodrigues. Il y a quelques mois, Pravind Jugnauth a mis en avant une proposition de réforme de notre système électoral qui était risible. Lorsqu’on permet à des politiciens et à des entrepreneurs de discuter de mesures dont l’incidence pour eux se répercute sur d’autres qui n’ont pas voix au chapitre mais qui devraient quand même être impérativement consultés, on bafoue la démocratie. Dans la circonstance, politiciens et entrepreneurs sont des parties prenantes, des parties directement intéressées, des parties forcément subjectives dans leur approche et leurs points de vue, et ils n’ont aucun droit d’agir seuls.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Aucun parti politique, et aucune instance du privé ne peut s’arroger la prérogative de décider comment financer les candidats aux élections de Maurice. La seule et unique partie qui doit et peut définir une telle politique, c’est le peuple lui-même, qui n’a donné aucune directive au parti au pouvoir, lors des dernières élections, de négocier cette politique pour son compte.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi, la seule initiative que peut prendre le Premier ministre actuel (qui concentre comme on sait dans ses seules mains tous les pouvoirs, à l’exception du judiciaire) est de charger son ministre de la Justice de constituer une commission composée de personnes neutres, capables, objectives et non-engagées politiquement avec le mandat d’étudier et d’élaborer des propositions en matière de financement des élections, notamment en se rendant dans les différents districts, en rencontrant la population et les instances régionales et en dégageant des propositions de mesures au niveau national.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour clore cette question, signalons que depuis longtemps déjà, les autorités compétentes dans les pays développés ont compris qu’il n’est non seulement pas souhaitable que des entreprises financent les partis politiques, pour d’évidentes raisons, mais qu’il est impératif que les dépenses des partis politiques pour les campagnes électorales (ainsi que d’autres considérations comme le temps de parole à l’antenne) soient strictement contrôlées par les autorités, de manière totalement transparente pour tous.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il n’appartient qu’à l’État et à l’État seul, dans un pays aussi décadent que Maurice sur les plans de la dignité et de l’élémentaire moralité, de financer les consultations populaires, sur la base de règles strictes. Toute autre formule ne peut qu’être une basse incitation au trafic d’influence et à ses effets délétères.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour terminer, nous nous permettons, chers lecteurs, de vous donner un conseil : ne vous identifiez jamais à un parti politique, car il y a à prendre et à laisser chez chacun d’eux. Il faut surtout s’assurer qu’un jour, la possibilité du vote blanc existe. C’est le seul outil qui permet d’exprimer clairement le rejet par les votants des candidatures proposées, ce qui est nettement mieux que de déposer un bulletin nul dans l’urne, ce que l’on est obligé jusqu’à présent de faire à Maurice.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">OYEZ !  OYEZ !  BONNES GENS ! Voici les dernières nouvelles de la Macronie en France…</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Son nom commence tout juste à être connu à Maurice. Juan Branco, fils d’immigré espagnol, intelligence supérieure ayant effectué de (très) brillantes études et avec un parcours professionnel exceptionnel malgré ses 30 ans, nous révèle et nous apporte la preuve que Macron a été « placé » à l’Élysée par Bernard Arnault et Xavier Niel, qui sont puissamment riches et contrôlent 80/90 % de la presse et des magazines français.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour votre information, Emmanuel Macron a paru à la « une » des journaux environ dix fois plus en 2017/2018, avant les élections présidentielles, que ses concurrents. Si vous voulez savoir quelle peut être dans certains pays l’influence néfaste de la presse sur l’opinion publique et la façon de voter, alors je vous recommande fortement de dégager du temps et de visionner l’ouvrage et les vidéos suivants :</span></p>
<ul>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Juan Branco, décembre 2018, ‘Crépuscule’ (d’Emmanuel Macron) – ouvrage en téléchargement gratuit sur l’Internet (recherche Google) ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Interview de J. Branco par Daniel Mermet : Émission ‘Là-bas si j’y suis’. Titre de la vidéo « Juan Branco désosse Macron Entretiens ». À trouver à travers Google et visionner en priorité ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À voir aussi deux vidéos sur YouTube intitulés : « L’illusion de la démocratie en France Juan Branco [EN DIRECT-1] et « SUD RADIO &#8211; Emmanuel Macron n’a plus la légitimité suffisante ».</span></li>
</ul>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme le dit Daniel Mermet :</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">« Léché, lâché, lynché. La règle des trois « L » est bien connue parmi ceux qui connaissent gloire et beauté. C’est ce qui arrive à Emmanuel Macron. Hier, le beau monde des médias le léchait avec ravissement, et voilà qu’aujourd’hui le peuple demande sa tête au bout d’une pique. Le petit prodige est devenu le grand exécré.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Rien d’étonnant, les riches l’ont embauché pour ça, il est leur fondé de pouvoir, il est là pour capter toute l’attention et toutes les colères, il est leur paratonnerre, il est leur leurre, en somme. Tandis que la foule hurle <em>« Macron, démission »</em>, ceux du CAC 40 sont à la plage. Un excellent placement, ce Macron. De la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) à la « flat tax » sur les revenus des capitaux, de la baisse de l’impôt sur les sociétés à la loi Travail qui facilite les licenciements, il n’a pas volé son titre de président des riches. »</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio         <br /></span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p></div>
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<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/le-scandaleux-financement-des-partis-politiques-a-maurice/">LE SCANDALEUX FINANCEMENT DES PARTIS POLITIQUES À MAURICE</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
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