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	<title>Archives des secteur privé - Allo Maurice</title>
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	<description>Allo Maurice !  La diaspora appelle...</description>
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	<title>Archives des secteur privé - Allo Maurice</title>
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		<title>AU SECOURS !  La CCI de Maurice coule…</title>
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		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Dec 2021 11:00:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après une longue absence, je reprends mon clavier pour commenter l’acte proprement scandaleux, honteux et empreint de lâcheté auquel se sont livrés le président en exercice et les membres du Conseil de direction de la Chambre de Commerce la semaine dernière. Comme vous savez, ils ont décidé de maintenir à son poste le triste individu en charge du Secrétariat de la Chambre, après que celui-ci a paru en Cour de Curepipe pour répondre à une accusation de l’ICAC pour s’être livré, dans ses précédentes fonctions à la CWA, à « using office for gratification ».</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Lettre ouverte à tous les membres de la CCI de Maurice (à l’exception de ceux siégeant au Conseil de l’institution et de ses anciens présidents)</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chers membres,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Après une longue absence, je reprends mon clavier pour commenter l’acte proprement scandaleux, honteux et empreint de lâcheté auquel se sont livrés le président en exercice et les membres du Conseil de direction de la Chambre de Commerce la semaine dernière. Comme vous savez, ils ont décidé de maintenir à son poste le triste individu en charge du Secrétariat de la Chambre, après que celui-ci a paru en Cour de Curepipe pour répondre à une accusation de l’ICAC pour s’être livré, dans ses précédentes fonctions à la CWA, à « using office for gratification ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Durant sa longue histoire, notre institution a su porter correctement la flamme de la défense et de la promotion tant de ses adhérents individuels que des secteurs d’activités qu’elle représente. Par expérience, je sais bien qu’il n’a jamais été facile de le faire, tant les contraintes ont été nombreuses. Moins « chanceuse » que notre institution-sœur, la Chambre d’agriculture (pour qui l’homogénéité des intérêts de ses membres autour du seul secteur agricole aura, semble-t-il, rendu la mission plus linéaire), elle a dû composer au fil de son histoire avec des contraintes majeures : élitisme, conservatisme, orientations étroites, manque de moyens financiers, conflits d’intérêts entre ses membres (parfois même entre ceux d’un même secteur d’activités), contournement des « gros » de l’institution s’étant créé des liens discrets avec de hauts fonctionnaires à travers des loges maçonniques, luttes contre des comportements de politiciens choisissant délibérément leur popularité au détriment de l’intérêt général, etc., etc.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais jamais au cours de son histoire, la CCI de Maurice n’a dû subir de la part de son instance directrice – son Conseil – un comportement susceptible de porter atteinte à la protection et la stricte préservation de son image, et jamais ses membres n’ont pris des décisions susceptibles d’affecter sa crédibilité et son intégrité par des manquements au sens de la dignité et du respect de soi au cours de leur mandat. L’absence de dignité, on ne la retrouvait jusqu’ici qu’au niveau des institutions publiques, que des politiciens du calibre du ‘Couard’ Jugnauth ont peuplé de lèche-bottes pour servir leurs propres besoins et intérêts. Mais jamais les grandes institutions multisectorielles du secteur privé n’ont porté volontairement atteinte jusqu’ici au caractère sérieux, décent et respectable de leur mission, malgré d’abord le déclin, puis la décadence, et enfin la déliquescence qui ont prévalu dans le pays depuis le départ des Anglais. Pas jusqu’à la semaine dernière !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La Chambre de Commerce et d’Industrie a été torpillée, de l’intérieur même et sans aucune pression (du moins à première vue) par un travail de sape qui a commencé avec Marday Venkatasamy, qui n’a trouvé aucune bonne raison de s’abstenir de nommer l’individu en question pour remplacer Barlen Pillay. Nous en avons déjà parlé dans une chronique. Ce que ce geste montre, c’est que ce triste être de petite dimension, président de l’institution de nombreuses fois, a fait passer l’année dernière une nomination parfaitement incompatible avant les intérêts fondamentaux de l’institution. Malgré son appartenance probable à une société secrète dont le but essentiel consiste apparemment à se livrer à un travail sur soi-même pour s’améliorer, il a montré que la dignité et le respect de soi sont pour lui de vains mots, sans signification ou importance quelconque. En effet, l’individu nommé par lui qui se trouve (toujours !) à la tête du Secrétariat de la CCI est peut-être bien muni sur le plan des sciences économiques, mais il est nul sur le plan moral et de la décence. Et, de par sa présence continue, il pénalise tout simplement le rôle de l’institution et la confiance des adhérents.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avec un peu de décence, l’individu en poste au Secrétariat aurait dû comprendre par lui-même, dès le départ, qu’il était inconvenant pour lui de postuler à la CCI, puis d’accepter un poste. Convoqué par l’ICAC la semaine dernière pour répondre à une accusation de non-respect des dispositions d’un contrat portant sur des travaux publics dans lequel des fonds de l’État sont engagés, il aurait dû se rendre compte que le moment de se mettre en retrait (voire de démissionner) était arrivé. Non seulement il est resté en poste, mais il a complaisamment accepté (tacitement ou pas) de conserver ses fonctions, avec la bénédiction du Conseil de la Chambre.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">J’accuse !  J’accuse Marday Venkatasamy et Guillaume Hugnin, ainsi que les membres du Conseil en place, d’avoir torpillé l’image, la crédibilité et le respect dus à l’institution, un torpillage effectué de l’intérieur même, pour des raisons uniquement internes, alors que la mise en retrait était la seule voie possible. Par ailleurs, j’accuse le groupe des anciens présidents de l’institution d’avoir laissé approuver cette odieuse opération sans réagir. Que ce triste individu à la tête du Secrétariat de la Chambre doive être considéré, d’un point de vue légal, comme innocent jusqu’au verdict de la Cour, soit !  Mais qu’il ne lui soit pas demandé de se mettre en retrait en attendant le verdict de cette Cour relève soit de l’incompétence, soit d’une grave perte des valeurs essentielles à la base du fonctionnement de notre société, ou soit encore d’un trafic d’influence ou d’une grande inconscience. Ou, allez le savoir, peut-être même de tous ces éléments abjects à la fois. Honte à vous, hommes et femmes indécents et indignes !  Vous serez dorénavant considérés comme les parias de la CCI, les « perdi-banne » du secteur privé, pour le dire en bon créole.</span></p>
<p><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span><strong style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-size: medium; color: #000000;">Chers membres de la Chambre,</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cette scandaleuse circonstance ne doit pas rester sans réaction de votre part, car cela signifierait que vous endossez par votre inaction la décision inacceptable prise par le Conseil de la semaine dernière. Et celui-ci pourrait être amené à penser que sa décision n’a rencontré aucun désaveu, alors qu’elle comporte de graves implications pour notre institution, tant pour le présent que pour l’avenir : non seulement notre image est entachée, mais à cause d’elle l’avenir pourrait bien être bien plus disqualifiant.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En effet, figurez-vous un instant une situation à venir où la Cour décide, après délibérations, d’inculper définitivement le triste sire. Malgré la présomption d’innocence qu’il faut lui accorder présentement, cette issue est bien possible. Si jamais cette éventualité se produisait, cela voudra dire, en langage clair, que le Secrétariat de notre CCI aura été géré, pendant xx années et mois, par un potentiel condamnable. Est-ce que notre Conseil, dans son immense sagesse, y a pensé ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pire encore : au train où va la dégradation des mentalités à Maurice, est-il impossible de se figurer une situation où ce triste individu resterait en poste après sa condamnation ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chers membres, si vous ne réagissez pas, le président et le Conseil de la Chambre pourraient considérer que la décision qu’ils ont prise est acceptable sur le plan de la moralité. Ils pourraient penser ainsi que la présidence et la gestion du Secrétariat, telle qu’elles se présentent dorénavant, n’aura aucune incidence sur sa mission. Or, la confiance des adhérents dans le travail du Secrétariat repose non seulement sur son efficacité, mais aussi et peut-être surtout sur les relations de confiance entre eux et son personnel. La fourniture et les échanges d’information ainsi que la participation à certaines activités dépendent en effet d’une confiance réciproque et du respect de certaines règles du jeu. Il est à craindre que celles-ci ne soient plus comme avant. Merci Marday, merci Guillaume !  Avec votre vision très particulière des choses, la CCI a du souci à se faire. Car conjointement avec Pravind ‘Couard’ Jugnauth, vous partagez quelque chose d’évident : le « paletot » que vous portez est trop grand pour vous. L’étoffe manque cruellement…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voyez ci-après, membres de la Chambre, ce que je vous propose comme réaction.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il existe en fait diverses possibilités qui se présentent. L’on pourrait, par exemple, se figurer une situation où un certain nombre d’adhérents approcheraient formellement le président pour demander que soit convoquée une assemblée générale extraordinaire, pour réexaminer tout le dossier. Ce serait la solution la plus percutante, mais elle exposerait au grand jour une attaque contre le Conseil et une division entre les membres, alors que la cohésion, voire l’unité, est fondamentale pour la crédibilité de l’institution. L’on pourrait autrement se figurer une situation où quelques membres prendraient l’initiative de solliciter autant des leurs que possible pour adresser une pétition signée comportant un reproche et une opposition à la décision prise, accompagnée d’une demande formelle de la revoir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ou enfin, et à elle va ma préférence, la prise par les membres de la Chambre d’une action passive et calmement menée, presque de manière anodine, qui prendrait les formes suivantes :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Un arrêt de toute participation aux activités de l’institution (pour le travail des comités, dans la participation à des rencontres avec des visiteurs, dans d’éventuels déplacements à l’étranger, dans la réponse à des propositions du Secrétariat, etc.) ;</span></li>
<li><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Un refus de payer leur quotité annuelle jusqu’au verdict de la Cour de Curepipe ;</span></li>
<li><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et, plus que tout, un refus de participer à la prochaine assemblée générale annuelle, car autrement cela signifierait qu’ils endossent et approuvent, par leur présence, le bilan de l’institution pour l’année précédente, dont sa honteuse décision de la semaine dernière.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cette dernière solution, si elle se traduisait suffisamment dans les faits, montrera à ce Conseil indigne qu’il reste encore dans la CCI quelques entrepreneurs mauriciens méritant le plein respect et prêts à réagir aux démissions morales inacceptables de ceux à qui ils confient un mandat pour les représenter.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Je vois passer sous mes yeux, en ce moment, certaines réactions et observations sur l’inacceptable décision du président Hugnin et des membres du Conseil. Elles viennent montrer que, fort heureusement, un certain nombre de personnes continuent à chérir la dignité et le respect de soi. Ce comportement est d’autant plus édifiant que la quasi-totalité des valeurs essentielles qui donnent un vrai sens à la vie, si difficile soit-elle, est en voie de disparition rapide chez nous.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La CCI est une institution responsable, affirme son président, dans un communiqué illustrant son irresponsabilité. Mais qu’est-ce qu’avait alors ce sacré dictionnaire Larousse à définir l’adjectif ‘responsable’ comme suit : « Qui est réfléchi, sérieux, qui prend en considération les conséquences de ses actes ». Le Conseil de la Chambre a-t-il pris en considération la conséquence de ses actes en ne mettant pas l’individu du Secrétariat temporairement en retrait ?  Guillaume Hugnin tente de défendre l’indéfendable !  Dans cette démarche, il est tout simplement minable. Pour sauver la face de la CCI et sa présidence, il lui reste encore la possibilité de démissionner. Mais, pour cela, il faudrait encore qu’il sache ce qu’est le courage !  Les paris sont ouverts…</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio           </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p></div>
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		<title>MAURICE 2020 : NOTRE DÉCADENCE S’ACCÉLÈRE…</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/maurice-2020-notre-decadence-saccelere/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Mar 2020 20:12:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Beaucoup d’entre nous pressentions l’année dernière que la situation à Maurice continuerait à se dégrader si jamais Pravind Jugnauth revenait au pouvoir, à l’issue des élections de novembre dernier. Avant la tenue du scrutin, l’éventualité d’un tel retour de cet individu très moyen à la tête du pays était difficilement envisageable, comme vous vous en souviendrez. Toutefois, apparemment – et seulement apparemment - le MSM et ses alliés ont remporté ledit scrutin. Attendons voir ! Mais, ce que nous craignions avant les élections si jamais Pravind Jugnauth revenait au pouvoir, soit la dégradation plus avant de la situation dans le pays, tant à travers son autoritarisme, ses erreurs et ses omissions répétées que les tractations de certains de ceux qui gravitent autour de lui et l’influencent, les titularisations d’« intellectuels raffinés » dont il a directement ou indirectement la charge, sa démission – le mot n’est pas trop fort – en face de certains graves problèmes que le pays doit affronter, sans la moindre tentative de les combattre, tout cela est en train de se produire à une cadence soutenue, et notre avenir s’assombrit de plus en plus.</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chers compatriotes,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous devons exprimer notre profonde reconnaissance à Pravind Jugnauth pour ses nouvelles illustrations, cette dernière semaine, du fait qu’il n’a pas la dimension voulue pour occuper le poste de Premier ministre de notre pays. Il faut bien finir par en convenir : le hasard d’une naissance et d’un patronyme, même dans un paradis à peine excentré par rapport à celui du «<strong> to mem papa, to mem mama</strong> » ne garantit rien, loin s’en faudrait…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Beaucoup d’entre nous pressentions l’année dernière que la situation à Maurice continuerait à se dégrader si jamais Pravind Jugnauth revenait au pouvoir, à l’issue des élections de novembre dernier. Avant la tenue du scrutin, l’éventualité d’un tel retour de cet individu très moyen à la tête du pays était difficilement envisageable, comme vous vous en souviendrez. Toutefois, apparemment – et seulement apparemment &#8211; le MSM et ses alliés ont remporté ledit scrutin. Attendons voir !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais, ce que nous craignions avant les élections si jamais Pravind Jugnauth revenait au pouvoir, soit la dégradation plus avant de la situation dans le pays, tant à travers son autoritarisme, ses erreurs et ses omissions répétées que les tractations de certains de ceux qui gravitent autour de lui et l’influencent, les titularisations d’« intellectuels raffinés » dont il a directement ou indirectement la charge, sa démission – le mot n’est pas trop fort – en face de certains graves problèmes que le pays doit affronter, sans la moindre tentative de les combattre, tout cela est en train de se produire à une cadence soutenue, et notre avenir s’assombrit de plus en plus.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La liste des manquements de Pravind Jugnauth à ses devoirs élémentaires à la tête d’un système de gouvernement supposément « responsable » de ses actes depuis novembre dernier est déjà longue, et elle s’allonge régulièrement : autoritarisme, manque d’égards envers l’instance législative, incapacité à entreprendre des réformes fondamentales pour la « remise en état » du pays, notamment par rapport à la corruption, la drogue, les atteintes à notre environnement, nominations non dictées par des considérations objectives, indignité totale (participation à une conférence à Londres à l’invitation d’un pays qui a commis des actes de « cruauté envers l’humanité » à notre égard), projection d’une image extrêmement défavorable sur notre compte auprès d’étrangers, etc. Pas une seule semaine ne se passe sans que l’on ait à reprocher à cet individu des agissements qui portent atteinte à notre image, notre crédibilité, notre stabilité sociale et notre développement.   </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Rien qu’au cours de la dernière semaine, deux faits majeurs venus affecter profondément notre pays, sa réputation et sa crédibilité sont directement imputables à Pravind Jugnauth : le premier tient au fait que, en capacité de ministre des Finances (et de beaucoup d’autres choses) jusqu’en novembre 2019, il ne s’est pas assuré pas que les recommandations exigées par le Eastern and Southern Africa Anti-Money Laundering Group (ESAAMLG), qui relève du Groupe d’action financière (GAVI (ou FATF pour son acronyme anglais)), soient intégralement traduites dans les faits à Maurice. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il faut prendre connaissance à cet effet du rapport très explicite du ESAAMLG sur l’île Maurice en date de septembre 2019 (se rendre à <strong><a href="https://esaamlg.org/index.php/Countries/readmore_members/mauritius" style="color: #000000;">https://esaamlg.org/index.php/Countries/readmore_members/mauritius</a></strong>  pour accéder au document). En résumé, cinq des « Recommendations » (24, 25 et 28, puis 32 et 33) du GAVI ne sont pas respectés comme il convient.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Lorsqu’on connaît comment des bandits internationaux arrivent à profiter de notre juridiction laxiste, de notre léthargie et de notre désordre mental pour se livrer à leurs activités abjectes, avec le concours d’individus, d’instances officielles locales et d’entreprises locales que le GAVI (FATF en anglais) appelle pudiquement « les professions non financières désignées », on peut se demander si les conclusions du ESAAMLG sont une surprise ou pas. Ainsi, les Mauriciens seraient choqués s’il leur était révélé le nom de l’entreprise financière s’étant « occupée » du dossier Dos Santos chez nous.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le deuxième fait majeur de la semaine est, bien évidemment, la prestation remarquable (et observée jusqu’au Népal) de notre chou-chou de Speaker de notre auguste assemblée nationale. La journée du 28 février 2020 restera marquée d’une pierre blanche en raison de tout ce que cette journée a représenté d’ensauvagement de notre instance législative suprême. Comme vous savez, notre président de séance et de l’assemblée a détruit tout ce qui restait dans le siège de notre instance législative de dignité, de sobriété, de mesure, de décence et de respect envers le peuple. L’île Maurice de la rectitude et de l’amour-propre saura s’en souvenir. Et ses nombreux citoyens mauriciens et de la diaspora se sentant offensés par un tel manque de retenue, ne pouvant provenir que d’un bien triste sire de bas étage, ou même de sous-sol, sauront lui donner une leçon de tempérance et d’éducation le moment venu.        </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Merci donc bien vivement, et surtout bien sincèrement, à notre Premier ministre pour son choix de ce nouveau Speaker : il indique très clairement que Pravind Jugnauth a une perception très élevée et une incision remarquable des qualités qui doivent prévaloir chez une personne assurant les fonctions de présidence de notre assemblée. <em>With Pravind, we cannot go wrong in any way whatsoever!</em> Maya et le Sieur Phokeer s’inscriront donc dans les archives de notre Assemblée comme deux speakers exceptionnels, grâce à la perspicacité de notre bien-aimé Premier ministre dans ses choix guidés par des critères exigeants, objectifs, neutres et judicieux. L’enregistrement de la prestation du Phokeer est dorénavant inscrit en lettres d’or pour l’histoire tant dans les textes du Hansard que dans les images vidéo ayant été captées.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Souhaitons donc une nouvelle fois longue vie à Sooroojdev Phokeer dans ses fonctions. Nous avons encore près de cinq ans à aller comme ça, et le spectacle, le grand, est donc assuré. Nous, citoyens de Maurice, avons bien de la chance : notre Premier ministre nous respecte profondément, et nous lui devons en retour notre admiration sans défection possible. Avec lui, l’avenir d’une île Maurice digne et respectable est assuré !  </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais, chers lectrices et lecteurs, redevenons un peu cynique et sérieux quand même, si vous voulez bien !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Que notre patrie prenne régulièrement une pente toujours plus dangereuse ne fait aucun doute. Mais nous devons quand même nous demander pourquoi Pravind Jugnauth affiche de manière permanente une aussi belle assurance. Elle n’a d’égal que ce petit sourire moqueur qu’affichait en permanence Navin Ramgoolam <em>‘in the good old days’ </em>(et même jusqu’à récemment dans sa montée à pied, lors de la visite papale, vers Marie Reine de la Paix, se faisant préserver du soleil par un accompagnateur porteur de son parasol, un spectacle d’un ridicule achevé destiné aux demeurés de l’île). </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Par rapport à ce qu’il nous est donné de voir couramment, nous pensons que cette assurance de notre PM bien-aimé provient de deux sources, l’une située <strong>dans le cadre national</strong>, et l’autre <strong>de l’extérieur</strong>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour ce qui est de la source « locale », Pravind Jugnauth envahit littéralement de ses prérogatives et de ses nombreuses faveurs toutes les sphères du pouvoir à l’aide de deux groupes : les lèche-bottes, c’est-à-dire les gens dont la capacité d’épanouissement personnel est généralement limitée ou qui sont d’un opportunisme démesuré, et qui ne peuvent donc prétendre à apporter leur réelle contribution à la société dans la place de la hiérarchie qui leur revient.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Deuxième groupe, autrement plus puissant et sournois : les sociétés secrètes de Maurice !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le fait que l’on n’en parle que très rarement est par lui-même très significatif. Cela est dû à une réalité dont peu de nos compatriotes se rendent compte : les sociétés maçonniques du pays contrôlent toutes les sphères de la vie de la collectivité, et de près ! </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Qu’il s’agisse du monde politique, de celui des affaires, des médias, de l’imprimerie, de tous les domaines de la communication, de l’administration, des ambassades à l’étranger, des instances para-étatiques, de la hiérarchie de nombreuses institutions scolaires, <em>you name it</em>, l’hydre maçonnique est présente et s’arrange pour faire nommer ses membres et pour « agir » afin que les francs-maçons, et maintenant aussi les franc-maçonnes, expriment les uns envers les autres ce qu’il convient d’appeler leur « solidarité ». </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">C’est bien en raison de leur influence sur la société dans son ensemble, influence qu’ils ont initiée et société dont ils ont bafoué les fondements depuis le XVIIIe siècle, et aujourd’hui encore bien plus qu’auparavant, qu’ils ont allègrement torpillé tout ce qui touche au mérite (le vrai s’entend, et non pas le leur), à la libre concurrence dans les affaires, à l’équité et aux chances égales à tous et à toutes, à certaines libertés, à l’effort personnel et, au fond, à la démocratie elle-même. L’une de leurs spécialités chez nous et plus loin tient au « langage politiquement et socialement correct », qui afflige tous ceux qui ne sont pas intellectuellement munis (ou qui ont quelque chose à perdre) pour démasquer leurs perpétuelles combines relatives à la concentration des prérogatives et du pouvoir. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais, voyez-vous, la franc-maçonnerie à Maurice, ce n’est vraiment pas aussi simple que vous pouvez l’espérer. L’existence dans l’île de loges des mouvances française et anglo-saxonne (tant anglaises qu’écossaises), des regroupements « épidermiques » au fil des décennies, des choix entre les loges chrétiennes et athées, des oppositions entre loges au fil de notre histoire pour tout un ensemble de raisons, notamment communales, ont abouti à des jeux d’influences qui nous ont beaucoup pénalisés.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour faire simple dans l’opposition entre les loges de mouvance francophone et britannique, nous allons vous faire part de notre propre expérience. Disons d’abord que, malgré trois occasions qui se sont présentées à nous, nous avons toujours décliné les propositions d’une initiation à la franc-maçonnerie pour des raisons bien précises, ce qui a créé chez nous un sentiment de condescendance envers tous ces individus qui, pour garantir leur avenir – bien souvent bien au-delà de l’âge supposé de la retraite à 60 ans – acceptent inconsciemment une initiation qui équivaut à un réel renoncement à la seule dimension de l’homme lui permettant de s’épanouir et de prendre la place qui lui revient légitimement, et non pas artificiellement, dans la société. Passons !     </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En fait, pour le commun des mortels, il n’est pas possible d’affirmer, sans risque de se tromper, que telle ou telle autre personne appartient à une loge maçonnique. Les rites, les dossiers, les engagements, l’initiation et tous les autres aspects des sociétés secrètes sont férocement protégés, et ne sont accessibles qu’aux seuls frères et sœurs, et encore… Il existe une hiérarchie stricte au sein de ces sociétés, qui s’étale en « degrés », et seuls les hauts placés dans la hiérarchie ont accès aux archives et à certaines « connaissances ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi donc, pour identifier les « initiés », il n’y a que deux moyens : <strong>observer (très)</strong> <strong>discrètement </strong>le comportement de ceux et celles que l’on suspecte d’appartenance à une loge, et <strong>dégager des conclusions</strong> des résultats de leurs interactions avec d’autres suspects. À partir de certains faits indiscutables (ainsi qu’avec l’aide de YouTube qui nous permet de voir des choses autrefois impossibles à constater – par exemple, une séance d’initiation à l’intérieur d’une loge), il devient alors possible de continuer à ajouter 1 à 1 et de s’assurer, sans grand risque de se tromper, que l’opération donne 2.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voici une partie très succincte de notre récit. Nous sommes arrivés à Genève en juillet 2000, pour prendre nos fonctions auprès de la Mission permanente de Maurice auprès de l’OMC. En nous y rendant, nous avons rapidement compris (suite à notre interprétation d’une phrase que nous a adressée un membre de la délégation officielle) que les loges de mouvance francophone y étaient déjà représentées. Deux mois plus tard, en septembre 2000, des élections générales à Maurice ont donné lieu à une importante session de chaises musicales, dont le but caché était de remplacer la dominance des éléments francophones par ceux de la mouvance anglophone.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En apprenant l’identité de ceux qui avaient été nommés dans certaines ambassades de Maurice dans le monde, nous avons deviné sans difficulté ce qui s’était passé à Maurice : Paul Bérenger (ou son représentant) avait avisé le n° 3 du parti (décédé il y a 15 mois, à la fin de 2018), et ce dernier avait donc approché plusieurs de ses frères pour les postes en question. Voilà ce qu’on appelle en mots simples une « atteinte directe à la méritocratie » : plusieurs de ces « nommés » n’avaient aucune compétence de départ dans le domaine des affaires étrangères de notre pays, mais ils étaient des francs-maçons, c’est-à-dire des personnes « coincées » sur lesquelles on pouvait compter absolument !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Attention ! Nous ne sommes pas en train d’insinuer en quelque façon que ce soit que ces individus ont fait montre d’une incompétence quelconque dans leurs fonctions. Nous insistons uniquement sur le fait qu’ils ont été nommés alors qu’un choix effectif existait forcément, et que ce choix n’a pas eu lieu. Ces gens ont ainsi bénéficié d’un traitement privilégié, auquel personne d’autre n’a pu se prévaloir. C’est bien l’histoire du « Pile je gagne, face tu perds ! » qui s’appliquait, et qui continue à s’appliquer jusqu’à aujourd’hui, sans aucune possibilité de s’y opposer.  </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Depuis 2000, suite à chaque élection générale, les séances de « musical chairs » et l’organisation de bals masqués se sont poursuivies. Les loges francophones ont régulièrement affronté les loges anglophones pour le « placement » (à quelques exceptions près) des frères et des sœurs (Ramgoolam a ses sœurs francophones depuis une quinzaine d’années, mais les Jugnauth n’en avaient pas encore jusqu’à récemment, et c’est cela qui explique le fait qu’il a été nécessaire de prévoir depuis 2015 un espace dans la cuisine pour préparer les amuse-gueule, les plats de résistance et les garnitures mijotées allant assurer la sérénité – ainsi d’ailleurs que la servitude &#8211; des joyeux lurons opportunistes de notre Éden).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les nouvelles à propos de ces scandales dont sont passés maîtres nos chers politiciens de tous bords peuvent se trouver, sous forme fortement concentrée, dans le numéro de Week-End du 22 mars 2015, dans deux articles de ce dimanche-là intitulés respectivement « <strong>Organismes d’État – Des nominations de plus en plus scandaleuses</strong> » et « <strong>Le remue-ménage au MMM – La révélation de la connexion maçonnique crée une certaine panique</strong> ». L’un des sous-titres de ce dernier article se lisait ainsi : « Jayen Cuttaree se défend d’être un «recruteur» ou un «parrain»… » Édifiant, n’est-ce pas ? Et évidemment jamais démenti !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Actuellement se déroule encore un bal des masqués du même cru. Certains ont été casés, mais il y a d’autres cas qui sont en suspens. Nominations à suivre et, sait-on jamais, à démasquer ! Quoiqu’il en soit, pour Pravind Jugnauth, la présence de la fille du père ainsi celle de ses compères à ses côtés assurera sa survie à court terme en politique. N’oublions quand même pas le soutien indéfectible que lui apportent, en outre, les nombreux frères des secteurs hors gouvernementaux dans ce grand carnaval. Leur caution et leur absolution morale et intellectuelle lui sont acquises. De bien braves humains, en somme ! Comme disent les Anglais <em>‘The more, the merrier…’</em> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La deuxième raison de la sérénité de Pravind Jugnauth tient, nous l’avons mentionné, à un fait extérieur : la caution, de bien des façons, de ‘mère poule’ l’Inde à l’égard de Maurice. L’histoire (que nous n’avons quand même pas pu vérifier) veut qu’Aneerood Jugnauth ait failli faire appel à l’armée indienne chez nous lors des événements politiques et les élections de 1983. Quoi qu’il en soit, nous sommes aujourd’hui devenus hyperdépendants de ce pays sur les plans (au moins) militaire et financier, et notre vassalité semble convenir sans problème aucun à Aneerood Jugnauth et à son fils. Excepté pour la déportation des personnes physiques, pas prévue qu’on nous dit, l’île Maurice semble larguer Agaléga exactement comme la Grande-Bretagne a largué les Chagos. Question de souveraineté nationale, n’est-ce pas ? Difficile d’expliquer à certaines personnes d’origine modeste de chez nous occupant des postes importants ce que sont l’honneur, la vraie indépendance, la dignité et la décence.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chers compatriotes, nous vous invitons instamment à vous intéresser de près à tous les manquements et toutes les lâchetés qui nous sont imposés de manière courante. L’avenir nous paraît sombre, et nous avons le devoir envers nous-mêmes d’en être conscients et de résister, si ce n’est que psychologiquement, à toutes les bassesses que les pouvoirs actuels nous infligent. Une résistance au moins morale, c’est le geste minimum que nous nous devons, tant à nous-mêmes qu’à ceux qui viendront après nous. Croire que nous allons continuer ainsi et que rien ne pourra être plus préoccupant que ce que nous constatons actuellement est un leurre. Au train soutenu où vont les choses, le pire est encore à venir et, que nous le voulions ou non, nous aurons à y faire face. Autant s’y préparer…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"> A. </span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Jean-Claude Montocchio        </span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"> <br /></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p></div>
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		<title>SOCIÉTÉ CIVILE DE MAURICE, RÉVEILLE-TOI !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Dec 2019 19:03:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[14 décembre 2019]]></category>
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		<category><![CDATA[nou lavwa nou dignite]]></category>
		<category><![CDATA[pravind jugnauth]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comme nous savons, toute société supposément libre repose sur trois piliers : ses acteurs du monde politique, ceux du monde des affaires et les différentes composantes de la société civile. Et ce sont les capacités respectives et le dynamisme de chacun de ces trois piliers, ainsi que l’interaction et le bon équilibre entre eux qui déterminent la faculté de l’ensemble de la société de progresser harmonieusement et d’œuvrer vers un véritable bien commun. L’île Maurice est encore assez mal lotie à cet égard. Située au milieu de l’océan, densément peuplée de communautés de cultures différentes et assez frappante par le conservatisme de leurs membres, le manque de rigueur et d’allant d’une majorité d’entre eux et une morale sociale toujours défaillante, elle tente d’affronter ses difficultés avec un manque de conscience fréquent des impératifs qu’impose son cheminement vers le meilleur. Vu de loin, le pays n’offre pas un panorama très réjouissant.</p>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/societe-civile-de-maurice-reveille-toi%e2%80%89/">SOCIÉTÉ CIVILE DE MAURICE, RÉVEILLE-TOI !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chers compatriotes,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme nous savons, toute société supposément libre repose sur trois piliers : ses acteurs du monde politique, ceux du monde des affaires et les différentes composantes de la société civile. Et ce sont les capacités respectives et le dynamisme de chacun de ces trois piliers, ainsi que l’interaction et le bon équilibre entre eux qui déterminent la faculté de l’ensemble de la société de progresser harmonieusement et d’œuvrer vers un véritable bien commun.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’île Maurice est encore assez mal lotie à cet égard. Située au milieu de l’océan, densément peuplée de communautés de cultures différentes et assez frappante par le conservatisme de leurs membres, le manque de rigueur et d’allant d’une majorité d’entre eux et une morale sociale toujours défaillante, elle tente d’affronter ses difficultés avec un manque de conscience fréquent des impératifs qu’impose son cheminement vers le meilleur.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Vu de loin, le pays n’offre pas un panorama très réjouissant.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Concernant son monde politique, le multiculturalisme et la part de chaque groupe aidant, nous sommes en présence de politiciens qui continuent à baser leurs discours et leurs actions sur des interventions incohérentes, ponctuelles et opportunistes susceptibles de convaincre une majorité de Mauriciens composée d’« analphabêtes » et d’« analphacons », dont le sens critique et la faculté de prendre du recul font cruellement défaut.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Si ces politiciens constituaient une équipe de foot, elle pourrait tout juste évoluer en troisième division d’une ligue quelconque. Il n’y a à notre sens pas plus de quatre ou cinq hommes politiques de Maurice suffisamment dotés intellectuellement et moralement, et munis d’une personnalité suffisamment forte pour assurer éventuellement la direction du pays. Arvin Boolell, Paul Bérenger, Shakeel Mohamed et de bien rares autres (Navin Ramgoolam et Pravind Jugnauth étant systématiquement sur la touche dans une telle équipe).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le monde des affaires est, de son côté, l’un de plus archaïques qui soient. La division de ce monde est claire : d’un côté, les « gros » et ceux évoluant avec eux dans « les réseaux » d’inspiration anglophone et francophone, véritables fossoyeurs de la méritocratie (qu’il refusent évidemment de voir, et encore moins d’accepter) ; de l’autre, les PME tentant de se trouver une voie, forcément modeste, dans ce monde sans beaucoup de règles du jeu. Entre eux se situent ces fameuses « barrières à l’entrée », comme disent les économistes, pour signifier les difficultés à entreprendre et à réussir dans un tel contexte.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ces gros bonnets constituent le pilier le plus pénalisant de la communauté mauricienne. Non pas à cause de leur contribution à l’économie du pays, tout à fait valable en tant que telle, mais pour le contrôle (direct ou indirect) qu’ils exercent sur le reste du monde des affaires, les institutions du privé et la politicaille locale. Ils symbolisent ce qu’on peut appeler le ‘crony capitalism’. Le journal <em>The Economist</em> dresse parfois une mesure du pourcentage de sa part dans le PIB de différentes économies : en d’autres mots, il mesure la part des affaires sous le contrôle de ce « capitalisme de connivence » par rapport au reste. Elle est très importante dans certains pays, notamment en Asie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Considérons en troisième lieu la société civile de Maurice. Elle est, sans surprise, la grosse perdante des trois piliers. Morcelée en communautés, en cultures, en groupes confessionnels, en castes, en clans, en classes sociales et en phénotypes épidermiques divers, elle ne cesse de désespérer par ses très nombreux cloisonnements.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Soyons clairs ! Nous ne considérons pas que cette vie en silos, pour ainsi dire, est répréhensible. Les gens se regroupent dans le pays selon leurs affinités, leurs cultures et leurs mentalités respectives. Notre histoire est encore trop récente pour que nous puissions prétendre à une réelle fusion de tous ceux qui composent notre communauté. Mais des rapprochements qui n’existaient pas il y a encore une génération se manifestent de plus en plus, signe qu’un début de perméabilité entre les différentes composantes de notre société a bien démarré. De toute façon, des classes sociales subsisteront dans l’île, comme partout ailleurs dans les pays libéraux du monde.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le problème est ailleurs. En fait, la (trop) faible cohésion des composantes de ce troisième pilier tient au manque d’éducation politique et de civisme d’une majorité de ses membres pour des raisons historiques. C’est bien là le plus gros handicap auquel nous devons faire face. Ceux qui en profitent le plus sont les politiciens : conscients de ces limitations de ce peuple supposément « admirable », non seulement la plupart d’entre eux se mettent à son niveau et n’entreprennent aucun effort pour le faire prendre conscience de ses responsabilités et de ses devoirs envers les autres membres de la communauté et du pays. Bien au contraire !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En somme, le véritable problème de Maurice, c’est que les politiciens refusent, même semble-t-il s’ils en sont pleinement conscients, de promouvoir l’établissement des quelques éléments essentiels que comporte toute république digne de ce nom : le respect de l’autre, la stricte égalité des chances, l’ordre public, quelques valeurs fondamentales et le sens, sinon du patriotisme, du moins de l’intérêt général.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il s’agit là de choses dont les Premiers ministres successifs depuis 1968 se sont refusé de promouvoir, sans rencontrer beaucoup de résistance, faut-il l’avouer, pour des raisons bassement électoralistes. Les derniers agissements de Pravind Jugnauth en matière de nomination du Président et du Vice-président de la République en sont des témoignages éloquents.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Peuple de Maurice, membres de la société civile conscients de votre place et de votre rôle dans la vie publique de notre pays, il est devenu impératif que nous nos mobilisions.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Saisissons l’occasion que nous ont donné les dernières élections générales : elles ont mis en lumière plusieurs faits qui interpellent et qui poussent les bonnes volontés à considérer sérieusement la prise de certaines initiatives orientées vers une structuration des forces que nous représentons et notre participation nettement accrue au développement économique, politique, moral et social du pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous avons l’impérieux devoir de mieux comprendre notre statut et notre rôle, de commencer à nous structurer, à nous manifester (et à manifester) pour nous faire respecter, à défendre nos droits, à prendre conscience de nos devoirs, pour consolider la civilité mauricienne et pour devenir une force active prenant la part qui nous revient dans la gouvernance et le développement de notre pays et notre mieux-être.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À notre sens, la seule initiative qui pourrait aboutir à une structuration de ce pilier qui nous revient, notre société civile, consisterait à mettre sur pied une association politiquement neutre qui agirait en tant que force de défense des intérêts des citoyens, force de proposition en faveur du progrès national, force d’opposition à toutes les mesures susceptibles de l’entraver, et enfin, force de communication de nos réflexions et de nos analyses ponctuelles, dans un style capable d’avoir le maximum d’impact dans le pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cette petite structure à créer et à enregistrer pour la faire devenir une personne morale, pourrait jouer un rôle très intéressant dans notre société, pour autant que les bonnes volontés arrivent à s’entendre, à définir leur cadre d’action et les types d’intervention auxquelles elle pourrait s’adonner, et à se financer à travers un léger secrétariat à temps partiel.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour nous, ses adhérents devraient provenir de représentants des composantes suivantes de la société civile : les groupes de réflexion (‘Think Mauritius’, par exemple), les ONG à but social, les ONG à but caritatif, les organisations promouvant la cause féminine et celle des enfants, le monde académique, les confessions, les syndicats, les regroupements de mouvements servant l’écologie, les spécialistes de l’aménagement du territoire, ainsi que quelques individus ayant démontré une connaissance intime de notre contexte et déjà fait état de réflexions pertinentes sur notre devenir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le mouvement social ‘<strong>Nou lavwa nou dignite</strong>’ serait bien placé pour assurer le secrétariat de ce point focal, dont l’animation sera d’importance cruciale pour ses interventions. De notre côté, nous serions disposés à nous occuper des démarches afférentes au financement de cette structure et de son maintien, selon nos disponibilités. À cette fin, les Mauriciens de la diaspora seraient sensibilisés aux égards à témoigner envers la lointaine patrie d’origine et aux marques d’attachement qu’ils pourraient ainsi exprimer, à travers une contribution annuelle minime.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous n’entretenons aucun optimisme béat envers cette initiative, car les difficultés seront nombreuses. Il faudra éventuellement lutter sans arrêt contre l’indifférence, l’incompréhension de certains, le souci d’anonymat, la crainte de manifester ouvertement son soutien envers un organisme qui ne recueillera pas la sympathie des deux autres piliers du système, les conséquences désastreuses du lèche-bottisme local, le manque de temps, etc. Mais nous sommes convaincu que là se trouve, au moins en partie, la solution à l’affirmation de notre identité et de notre contribution à la mère patrie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ceux choisis pour siéger à un éventuel comité de cette instance devront comprendre dès le premier jour qu’ils devront laisser derrière eux toutes les considérations immédiates qui les intéressent d’habitude pour penser ‘national’ et ‘intérêts supérieurs du pays’. Par ailleurs, certains sous-marins torpilleurs devront être identifiés et tenus à l’écart. N’oublions jamais que des groupements évoluant à l’international ont compris depuis très longtemps que l’information est indispensable à l’acquisition et la détention de prérogatives et du pouvoir. Ils voudront les obtenir pour entraver certaines orientations de la structure.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Un programme d’action pourrait reposer sur les dimensions suivantes de cette structure :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Sa force de défense et de promotion des intérêts de la société civile locale :</strong> elle interviendrait ponctuellement à chaque fois que les intérêts des citoyens sont en cause ou affectés, tant en raison de lois, de mesures et d’actions du secteur public et du secteur privé portant atteinte directement ou indirectement à ses intérêts</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Sa force de dénonciation des agissements et des comportements contraires à l’intérêt général :</strong> grâce à des activités de veille, elle dénoncerait systématiquement le favoritisme, l’opacité, l’inaction, la léthargie, l’irresponsabilité, l’indécence, les contradictions et les manquements et, de manière générale, tout ce qui porte atteinte à un comportement respectable et à la morale publique ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Sa force de proposition : </strong>elle interviendrait régulièrement sur la scène publique pour présenter des propositions afférentes aux divers aspects de notre mieux-être ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Sa force de sensibilisation des citoyens à leur contribution pour faire advenir une société avertie, pleinement consciente de ses droits et de ses devoirs et de son rôle dans l’émergence d’une île Maurice débarrassée de ce qui freine sa marche</strong><strong> ;</strong></span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Son relèvement de tous autres comportements et faits, d’où qu’ils viennent</strong>, ne s’inscrivant pas dans un sens favorable à l’épanouissement des personnes et de la société civile à Maurice.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi, l’un des rôles majeurs que le mouvement pourra être appelé à remplir dès le départ aurait trait aux résultats des dernières élections et au fait que Pravind Jugnauth ne semble pas mesurer la faiblesse de son parti politique et de sa place dans le pays après cette consultation. Il sera indispensable de le lui rappeler constamment et de maintenir une pression sans faille sur lui jusqu’en 2024, s’il est toujours au pouvoir jusque-là, pour le ramener sur terre et lui rappeler la part réelle de sa représentation sur la scène politique locale. De son dernier passage à la tête du pays pendant deux ans, il laisse un piètre bilan.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ne laissons pas les politiciens nous dicter la voie, souvent discutable, qu’ils nous imposent en avançant des raisons et/ou en adoptant des mesures qui ne servent pas notre cause. Relevons leurs égarements sans faillir. Nos buts sont différents des leurs ainsi que de ceux qui, dans les affaires, concentrent souvent entre leurs mains des moyens hors de proportion avec leurs capacités intellectuelles et morales. Sachons donc prendre du recul, faire émerger nos propres vues par rapport au contexte local et occuper pleinement la place qui nous revient.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Une suggestion, en dernier lieu. Au cas où vous ne pouvez ou ne voulez pas vous joindre à la manifestation du 14 décembre prochain à Port-Louis, rendez vous dans ce cas sur la page Facebook de « <strong>Nou lavwa nou dignite </strong>» et envoyez deux mots de soutien à ce mouvement à travers Messenger. Ils seront appréciés, et ils serviront notre cause.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> A. </span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Jean-Claude Montocchio        <br /></span></p></div>
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		<title>LES GRANDES LEÇONS DES DERNIÈRES ÉLECTIONS</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/les-grandes-lecons-des-dernieres-elections/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Dec 2019 15:53:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[ile maurice]]></category>
		<category><![CDATA[navin ramgoolam]]></category>
		<category><![CDATA[pravind jugnauth]]></category>
		<category><![CDATA[secteur privé]]></category>
		<category><![CDATA[société civile]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec nos plages et nos cadres magnifiques, nous sommes un paradis ! Avec nos aménagements urbains sauvages, nous sommes un purgatoire, au mieux ! Tant pis pour les touristes qui constatent, arrivés sur place, que la pièce qu’on leur propose a deux faces, bien distinctes l’une de l’autre. Et il y a enfin, pour être complet, les comportements de cette partie assez importante de la communauté locale toujours ancrée dans sa naïveté, son laxisme, sa passivité et sa subjectivité. Les nerfs de ceux qui ont réussi à prendre conscience de toutes les failles et les entraves du système et à s’en extraire sont mis à rude épreuve – Facebook en porte témoignage tous les jours -, mais le choix est simple : s’adapter et subir, ou dégager.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_3 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avec nos plages et nos cadres magnifiques, nous sommes un paradis ! Avec nos aménagements urbains sauvages, nous sommes un purgatoire, au mieux ! Tant pis pour les touristes qui constatent, arrivés sur place, que la pièce qu’on leur propose a deux faces, bien distinctes l’une de l’autre.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et il y a enfin, pour être complet, les comportements de cette partie assez importante de la communauté locale toujours ancrée dans sa naïveté, son laxisme, sa passivité et sa subjectivité. Les nerfs de ceux qui ont réussi à prendre conscience de toutes les failles et les entraves du système et à s’en extraire sont mis à rude épreuve – Facebook en porte témoignage tous les jours -, mais le choix est simple : s’adapter et subir, ou dégager.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Sur cette toile de fond très contrastée, les récentes élections générales ont mis en évidence le fait qu’une consultation du peuple vient y rajouter tout un nombre de contraintes à affronter, de parti-pris à prendre ou à subir, et d’émotions à absorber sans retenue ou à mettre à l’épreuve de notre raison et de notre sens critique, si faible soit-il.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Oui, cette circonstance exceptionnelle nous en met plein la vue, assez brutalement, avec certains comportements et des situations dont nous ne sommes pas conscients en temps normal ou que nous voulons ignorer. Passons-les en revue.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>I – Opacité et absence d’informations</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’ensemble des Mauriciens pensent que sur un rocher densément peuplé situé au milieu de l’océan, l’anonymat n’existe pas et que tout finit par se savoir si l’on est en quête d’informations précises. En fait, cela est vrai dans une certaine mesure seulement, pour la raison que ceux qui veulent se cacher ou cacher quelque chose savent pertinemment bien que, dans un tel cadre, la dissimulation n’est possible que lorsqu’on y attache une importance particulière et qu’on la soigne en permanence. Allez donc tenter de vous le faire confirmer par celles et ceux qui évoluent dans des alcôves sombres où il est difficile de deviner leur identité. Vous perdrez votre temps !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il en va de même pour des informations à caractère public sans lesquelles il est difficile pour toute société d’identifier ses contraintes et ses préoccupations, et de tenter d’avancer. L’île Maurice est un pays où les sondages d’opinion et les enquêtes sont extrêmement rares, et il est donc presque impossible d’anticiper des politiques susceptibles de contribuer à la prise de conscience des différents aspects de notre société et des tendances qui s’y manifestent.</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le seul sondage d’opinion réalisé pendant la période précédent les dernières élections (montrant assez clairement la victoire du parti déjà au pouvoir) n’a été rendu public qu’après leur déroulement. Tant d’autres auraient été possibles !</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi, quel est le profil type du sympathisant d’un parti politique donné à Maurice ? On l’ignore. Dans une telle situation, comment peut-on suivre l’évolution et les tendances dans l’opinion publique et agencer des actions de sensibilisation par rapport aux observations recueillies ? Impossible de le savoir !</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Déterminer les raisons exactes pour lesquelles ces informations ne font pas l’objet d’un intérêt plus précis serait sûrement très révélateur de tout un comportement dans le pays. Nous avons bien notre petite idée sur cette question, mais sans preuves, nous ne pouvons que conjecturer.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>II – Absence de tout débat contradictoire pendant la campagne électorale</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La candeur d’une partie substantielle de l’électorat de Maurice (et de Rodrigues) est assez désespérante. On a bien entrevu un affrontement à la télévision entre deux chefs de partis, qui n’a pas abouti. C’est tout, et c’est tout simplement risible ! Avec un électorat plus averti, on aurait commencé par organiser des débats non seulement en période électorale, mais aussi en cours de mandat, et régulièrement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous devinons sans peine que des débats télévisés ouverts, avec des ministres répondant à des questions ne leur ayant pas été communiquées d’avance, et donnant la possibilité à ceux les questionnant de revenir à la charge avec au moins une question supplémentaire, auraient montré la vacuité intellectuelle et la superficialité dans la connaissance des dossiers de ces mêmes ministres de manière assez spectaculaire, ce qui aurait au moins permis de jauger de leur maîtrise ou la superficialité de leurs connaissances de nos dossiers régaliens. Impossible à Maurice ! Ils ont vraiment de la chance, nos gouvernants, vu le faible niveau intellectuel de nombre de nos électeurs, au ras des pâquerettes !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>III – Amateurisme et désordre dans la gestion des centres de votes et des bulletins</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Là, il est bien question d’une situation en pleine dégradation, aussi prononcée que la décadence morale moyenne des Mauriciens. Les événements des trois dernières semaines montrent de manière spectaculaire combien le désordre mental ambiant dans l’île se traduit par un désordre et une absence de rigueur dans les comportements et les tâches à accomplir par des personnes à qui des missions spécifiques, sans réelle complication, ont été confiées. Et nous sommes en pleine année de grâce 2019, munis pour ainsi dire d’un Commissaire électoral qui s’est supposément bâti une grande réputation à l’international, en agissant dans un cadre local où les règles flexibles règnent en maîtres !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous avons eu l’occasion en 1959 de participer, malgré notre jeune âge, à un dépouillement de votes le lendemain des élections générales qui se sont déroulées cette année-là, en tant que représentant et scrutateur d’un parti politique. Ce dépouillement a eu lieu à l’école du gouvernement de La Louise. Autant qu’il nous en souvienne, il s’est déroulé avec simplicité et rigueur, la circulation des votes individuels empruntant un circuit autour d’une grande table garantissant rigueur, rapidité et précision.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">C’est lors de cette même élection que la Grande-Bretagne a accepté d’octroyer à nos gouvernants la prérogative d’exercer en tant que « gouvernement responsable ». Il semble bien que le sens de la « responsabilité » des « responsables » a donc évolué quelque peu depuis soixante ans.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>IV – L’inapplicabilité de plus en plus grande de notre système électoral</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous l’avons dit ci-dessus : l’absence d’informations sur les choix des votants et des facteurs qui régissent ces choix ne nous permet que d’émettre des points de vue à caractère approximatif et spéculatif sur l’évolution des préférences partisanes dans l’électorat. Il est d’autant plus difficile de le faire que les largesses pré-électorales, qui représentent concrètement des achats de sympathie par les politiciens juste avant les consultations, viennent biaiser leurs résultats. Dans ces cas, quelles sont les motivations et le degré d’asservissement à l’argent de la partie de l’électorat concernée. Est-elle composée uniquement de citoyens nécessiteux ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avec cette considération à l’esprit, avançons une tentative d’explication, malheureusement basée uniquement sur l’observation, et donc ne se rapportant pas entièrement à la réalité du terrain : nous semblons nous avancer de plus en plus à Maurice vers ce qu’on pourrait appeler, forcément de manière simpliste, un affrontement entre deux camps sociologiques. En effet, à notre sens, la perte de vitesse d’une partie traditionnellement majeure de notre électorat dit rural, surtout « villageois », encore rapproché du secteur primaire, peu éduqué en général et nullement gêné de confier un mandat à un parti dont le chef n’affiche aucune sensibilité à un minimum de valeurs morales, est assez manifeste.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Si l’on fait abstraction des vrais nécessiteux parmi cet électorat, pas uniquement composé d’ailleurs de membres de la communauté majoritaire, pour qui le choix véritablement politique n’a qu’une importance toute relative, on peut déduire schématiquement que c’est la partie de notre communauté nationale la plus conservatrice et surtout la plus faible, celle qui dépend grandement du soutien des organisations dites « socio-culturelles » ainsi que de la générosité et de l’appui du gouvernement, qui est concernée ici. Elle constitue la base politique et sociologique du régime nouvellement élu. Et les tendances dégagées le mois dernier démontrent assez clairement que la diminution plus avant du nombre de ceux constituant cette partie de l’électorat &#8211; jusqu’au jour où il ne sera plus possible pour elle de continuer à influencer les résultats des consultations &#8211; est inéluctable. Le réveil à cette réalité pourrait bien être très douloureux pour elle le moment venu.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">D’ailleurs, ce bouleversement aurait bien pu déjà se produire sans la « contribution » du système électoral actuel, et sans l’indécence de Navin Ramgoolam à vouloir maintenir sa présence au sein du Ptr à tout prix. Il paraît maintenant évident que l’éviction d’un Pravind Jugnauth de plus en plus autoritaire et de tout ce qu’il représente de nocif et de dangereux pour notre démocratie passera obligatoirement, entre autres, par le retrait à court terme de Navin Ramgoolam et de Paul Bérenger en tant que leaders de leurs partis respectifs. Quelque part, ce sont bien l’immense et bien déraisonnable soif du pouvoir de ces deux politiciens qui ont donné une nouvelle vie aux Jugnauth en 2014, avec toutes les conséquences que l’on sait aujourd’hui en termes de qualité médiocre et approximative de la gouvernance de notre pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et les premiers signes du nouveau mandat du MSM ne sont guère encourageants !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>V – La difficulté des petits partis à émerger</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Sans représentation proportionnelle, il était anticipé que les nouveaux partis émergents auraient de grosses difficultés à se faire une place, tant soit peu modeste, au sein du législatif. Et c’est bien ce qui a été constaté, d’autant que les plus valables d’entre eux avaient misé sur des programmes relativement cohérents, fouillés et incisifs.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voilà une preuve supplémentaire que les idées et les propositions ponctuelles, accompagnées du traditionnel sentiment d’appartenance à un groupe précis et à l’identification à un parti politique précis, continuent à prendre le dessus sur d’autres considérations nettement plus importantes qui auraient certainement permis au pays de progresser plus rapidement. Le chemin à parcourir est encore bien long…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>VI – Le rôle des financements vagues et indéfinis </u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Au dire de certains politiciens, beaucoup d’argent a circulé pendant les dernières élections. On n’en saura pas davantage. Nous estimons, pour notre part, qu’il est tout à fait possible que certains partis dépendent moins, voire de moins en moins, de leurs sources de financement traditionnelles. Certaines indications, si faibles soient-elles, nous poussent à le penser. Si cette tendance se confirmait, un autoritarisme déjà manifeste se précisera sans le moindre doute. Cette possibilité bien réelle nous permet donc d’affirmer, une nouvelle fois, combien un financement neutre de l’organisation et de la tenue des élections à Maurice devient une véritable urgence. Autrement, la situation actuelle sera insoutenable.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais nous devons aussi prendre conscience du fait qu’une neutralisation des financements des partis politiques par les petits et les gros pontes du privé ne résoudra pas de manière définitive le problème du trafic d’influence entre certains gens d’affaires et certains hauts fonctionnaires, si tant est qu’il existe toujours. Pour avoir observé discrètement certains agissements sous nos yeux dans un passé un peu lointain maintenant, nous pouvons affirmer que des « gros » de la place avaient leurs antennes (leurs répondants, pourrait-on dire) dans certains ministères, et nous devinons que ces dernières considéraient alors certains dossiers avec bienveillance. Birds of the same feather… Est-ce toujours le cas ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>VII – Une structure représentant une «</u><u> </u><u>société civile de vigilance</u><u> </u><u>» s’impose</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Peu de temps après le début de nos activités sur Facebook, nous avons évoqué de manière succincte dans l’une de nos chroniques la nécessité de la mise sur pied à Maurice d’une structure légère de la société civile, capable de faire pendant et d’agir comme chien de garde par rapport au monde politique (y compris le judiciaire et l’administration) et à celui de l’entreprise.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">J’indiquais que certains pays africains plus sous-développés que nous avaient déjà mis sur pied ce type de structure, pour défendre et promouvoir les composantes de la société civile et la défendre contre l’opportunisme et la mégalomanie des politiciens et des gens d’affaires.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Son apparition s’est en fait produite samedi dernier, le 30 novembre, à travers la manifestation du mouvement « Nou lavwa nou dignite » à Port-Louis. Comme l’a dit l’un de ceux qui ont pris la parole au Jardin de la Compagnie, c’est bien un fait historique qui s’est produit. Jamais auparavant à Maurice, un mouvement à caractère social et non politique ne s’est produit jusqu’ici, et c’est dire son intérêt.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À notre avis, il s’agira maintenant de le structurer et d’assurer sa mission de chien de garde de la société civile et le maintien de ses activités à travers une plateforme légère et souple. Notre société civile doit tirer sa tête hors des profondeurs et maintenir une constante pression sur le monde politique, et sur Pravind Jugnauth en premier, pour balancer l’influence trop importante qu’ont certains politiciens et gens d’affaires dans notre société.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il est crucial que « Nou lavwa nou dignite » assume et joue pleinement son rôle dans le pays. Nous consacrerons l’intégralité de notre prochaine chronique à formuler des propositions de mission et d’actions concrètes à ce mouvement, au cas où il pourrait en tirer profit. Nous prévoyons enfin de sensibiliser les membres de la diaspora à exprimer leur sympathie et apporter leur précieuse aide à l’édification et la réussite de ce mouvement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio       <br /></span></p></div>
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		<title>PONTES, LE MOMENT EST VENU DE PONDRE : PONDEZ !!</title>
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		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Oct 2019 03:45:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[donateurs]]></category>
		<category><![CDATA[election]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
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		<category><![CDATA[manipulation]]></category>
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		<category><![CDATA[pouvoir]]></category>
		<category><![CDATA[représentation démocratique]]></category>
		<category><![CDATA[secteur privé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Notre chronique de cette semaine, qui paraît ci-dessous, est adressée à un groupe de patriotes dont on n’a pas encore entendu parler jusqu’ici au cours de cette campagne électorale. Ces oubliés, qu’on n’a aucune raison de laisser dans l’ombre avant le 7 novembre, ce sont ces grands Mauriciens qui assurent, depuis maintenant très longtemps, le financement des partis politiques, et qui sont particulièrement actifs dans les semaines précédant les élections générales. C’est deviner qu’à quelques rares exceptions, ils sont très occupés actuellement.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_4 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Chères citoyennes et chers citoyens,</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Notre chronique de cette semaine, qui paraît ci-dessous, est adressée à un groupe de patriotes dont on n’a pas encore entendu parler jusqu’ici au cours de cette campagne électorale. Ces oubliés, qu’on n’a aucune raison de laisser dans l’ombre avant le 7 novembre, ce sont ces grands Mauriciens qui assurent, depuis maintenant très longtemps, le financement des partis politiques, et qui sont particulièrement actifs dans les semaines précédant les élections générales. C’est deviner qu’à quelques rares exceptions, ils sont très occupés actuellement.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Leur groupe est constitué de personnes dites ‘friquées’. Dans notre vocabulaire local, on s’y réfère en les appelant ‘les gros paletots’. Têtes des grands groupes sucriers, industriels, commerciaux, touristiques et financiers, banquiers et assureurs, gros bookmakers et autres privilégiés à qui le dynamisme personnel, les fortes compétences et le mérite ont apporté beaucoup de moyens, ils assurent juste avant le début de chaque quinquennat une subsistance confortable aux politiciens de notre pays afin que ces derniers aient les moyens d’organiser pour nous des consultations que nous qualifions de « démocratiques ».  </span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Vous nous excuserez : une fois n’est pas coutume, nous allons nous adresser à eux cette fois-ci directement, sans utiliser le ‘nous’ habituel et, vous le verrez, dans un style un peu particulier. Nous les appelons pour la circonstance des ‘pontes’, ce qui signifie en bon français et sur un ton familier « celui qui fait autorité dans sa profession ».</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Très chers pontes,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le moment tant attendu est arrivé !  Avec ces élections tout proches, vous allez encore une fois avoir l’occasion de montrer votre générosité, grâce à un geste financier de grande sincérité et de noblesse dans la préservation et les progrès de notre démocratie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ne perdez pas de temps ! La consultation populaire, comme vous savez, va avoir lieu dans un peu moins de deux semaines. Votre sens aigu de l’anticipation vous aura permis, sans aucun doute, de mettre de côté les fonds que vous réservez à la classe politique, du moins à sa partie et à ses partis qui, selon vous, auront des chances de nous montrer ce qu’est la bonne gouvernance pour un nouveau quinquennat.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Grâce à vos gestes spontanés envers les partis politiques qui comptent vraiment chez nous, vous allez pouvoir « financer les élections en partie, pour aider la démocratie », comme le disait de manière si juste et appropriée l’un des vôtres à Port-Louis, début juillet 2014. Nous le savons bien, ce 33ème degré de l’expertise comptable n’est pas le seul à avoir choisi d’afficher son aide à l’épanouissement de la démocratie locale. Nombreux sont ceux d’entre vous qui avez depuis longtemps contribué à faire évoluer la politique dans une direction qui honore « la partie de nos concitoyens dont la vive intelligence joue un rôle électoral décisif », soit ces nombreux électeurs qui, comme vous savez, manifestent dans leur vote un sens très aigu de ce qu’est la dignité et le respect de soi. Encore une fois, votre apport sera crucial dans ce processus.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Grâce à vos injections déterminantes en faveur notre évolution politique et au bon usage que les chefs de partis ont fait d’elles, notamment en éduquant le peuple et en l’initiant au civisme, au sens critique, à ses devoirs et ses responsabilités, tout le système politique et social a fortement changé à Maurice, la manipulation des masses n’a plus cours et nous avons maintenant la chance et le privilège de vivre dans une île ordonnée, propre, belle, solidaire, développée et en progrès continu. Grâce à vous, du moins en partie !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En effet, que serait-il advenu de nous, peuple de Maurice, si vous n’aviez pas décidé depuis de nombreuses décennies de participer au financement des activités de nos grands partis, et permettre ainsi à toute la communauté de mûrir et de devenir ce symbole de perspicacité, d’intelligence, de patriotisme et de persévérance qui force l’admiration pour notre île, tant localement qu’à l’étranger ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Au nom de Dieu, du moins de ce Dieu pour ceux d’entre vous qui êtes croyants et religieux et qui pratiquez votre foi, nous vous en remercions.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme vous savez, la tradition des dons généreux aux politiques est ancienne chez nous. Nous pensons en particulier à ces fonds qui ont régulièrement été versés au Ralliement mauricien, puis au PSMD, dans les années 1960, puis aux autres partis politiques depuis 1976 !  Pensez que, lorsque les temps étaient durs et qu’un ‘export duty’ de 20 % frappait nos exportations de sucre, Seewoosagur Ramgoolam vous a compensés pour votre stoïcité et votre abnégation avec des décorations ‘Kt.’, ‘CBE’ et autres ‘CMG’ !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pensez aussi à ces initiateurs de gestes donateurs au grand cœur (suivis après par d’autres) qui, pour pallier les manques de fonds de S. Ramgoolam, ont accepté de jouer le jeu et de permettre à Air Mauritius, société d’État en 1978, de devenir en quelque sorte l’ancêtre de la communauté des donateurs réguliers d’aide financière au Ptr, au MSM et au MMM, et donc de passer ce cap difficile de notre histoire où même le PIB du pays avait reculé. Que serions-nous devenus sans ces apports, qui ont augmenté en nombre et en volume au fil des ans, dans l’organisation et la tenue d’élections au travers desquelles la démocratie a tant progressé chez nous ?  </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et grâce à vous, du moins en partie, les résultats sont là, probants et éclatants !  Grand merci, pontes !  Voyez vous-mêmes, nous sommes maintenant fermement installés dans un système qui se distingue par certains aspects particulièrement positifs et favorables de la vie politique : nos leaders, ceux des grands partis traditionnels du moins, sont intègres, honnêtes, sincères, compétents et dynamiques ! Notre pays s’affiche comme un modèle de moralité publique, de sécurité (notamment physique et routière), de comportements responsables, de discipline, de sobriété et de développement économique soutenu. Le pays ne peut donc que vous dire : continuez ainsi !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il y a bien des informations qui nous parviennent de l’étranger, entre autres de magazines sérieux comme <em>The Economist</em>, qui font état de toutes sortes d’analyses passant à côté de la réalité de notre île. Ainsi, ils qualifient ces donateurs qui font tant de bien chez nous du qualificatif odieux de ‘crony capitalists’ (un capitalisme de réseau incontrôlé, en quelque sorte), et ils disent que ceux qui effectuent ces dons ‘undermine trust in the state, misallocate resources and stop countries and true entrepreneurs from getting rich’.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Faux, disons-nous, bien fermement !  Grâce, en partie du moins, à vos dons, les politiciens de tous bords ont appris à rester objectifs et modérés, à préserver le fair-play que sous-tend notre Constitution, à nous débarrasser de la corruption, de la drogue, de l’indiscipline, de la laideur, des atteintes à l’environnement et à bien d’autres éléments qui nous pénalisaient tant au départ. Les Mauriciens vous doivent cette vérité, au moins !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avez-vous déjà réfléchi aux montants que vous allez pouvoir offrir cette fois-ci aux leaders politiques ? Avez-vous pensé à la répartition de votre bourse entre les différents partis que vous avez sélectionnés ?  Vous allez donner plus à qui ?  À la réflexion, je vous prie de m’excuser pour ces questions indiscrètes. Je vous sais suffisamment perspicaces et avertis pour vous rendre compte de mon impertinence et ne pas y donner suite. J’ai manqué de délicatesse…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Je sais bien que vous prendrez grand soin de vous assurer que vos dons équilibrés et adéquats promeuvent des élections bien organisées, dans l’ordre et la tolérance entre les partis, et que notre électorat maintenant très éclairé saura faire des choix judicieux et avisés qui garantiront la pérennité de nos grandes avancées depuis l’indépendance.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Je pense même que la patrie doit vous démontrer sa reconnaissance et son appréciation. Et c’est la raison pour laquelle j’ai en tête une idée : celle de procéder à une collecte dans le but de faire ériger dans un avenir pas très lointain, à la Place d’Armes à Port-Louis, une stèle en votre mémoire et celle de vos ascendants, afin que ceux qui viendront après nous sachent se rappeler ce que la patrie vous doit dans son éloquent cheminement. Sur le fronton de cette stèle pourrait être gravée une belle inscription, comme suit :</span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>À nos valeureux pontes du secteur privé</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>pour leur contribution déterminante apportée</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>aux instances politiques de notre cher pays</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>dans le développement et le raffermissement</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>toujours plus prononcés de notre démocratie</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>dans la sensibilisation de la communauté entière</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>à ses devoirs envers la mère-patrie bien-aimée</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>ainsi que dans leur participation significative</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>à notre développement économique et matériel.</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>Qu’ils en soient remerciés et honorés à jamais !</em></span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em> </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Vous, nos valeureux capitaines d’industrie, vous reconnaîtrez aisément dans ces mots qui traduiront toute notre sympathie, notre affection et notre profonde reconnaissance.<em>  </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour l’avenir de notre chère île Maurice, donnez donc aussi généreusement que possible ! Comme toujours, nos grands leaders sauront se servir judicieusement de vos abondantes ressources, gagnées grâce à vos grandes compétences, votre ingéniosité, vos initiatives astucieuses, votre dévouement pleinement désintéressé et votre comportement exemplaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’île Maurice et tous ses habitants vous signifient leur pleine gratitude pour votre inestimable aide à leur marche en avant continue. Ils vous doivent beaucoup, tout compte fait et additionné !  Vivent vous tous !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio           <br /></span></p>
<p style="text-align: justify;"></div>
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		<item>
		<title>LE SCANDALEUX FINANCEMENT DES PARTIS POLITIQUES À MAURICE</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/le-scandaleux-financement-des-partis-politiques-a-maurice/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Mar 2019 12:24:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[business mauritius]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[ile maurice]]></category>
		<category><![CDATA[pravind jugnauth]]></category>
		<category><![CDATA[secteur privé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Voici venir le temps des élections… Voici venir le temps du financement des élections… Voici venir le scandale du financement des partis politiques par le « secteur privé » Voici donc venir le temps du laxisme moral et de la négation de la démocratie à Maurice ! À la tête d’une des principales institutions du secteur privé de Maurice pendant près de trente ans, nous avons vu défiler beaucoup de choses en termes de relations entre le public et le privé.</p>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/le-scandaleux-financement-des-partis-politiques-a-maurice/">LE SCANDALEUX FINANCEMENT DES PARTIS POLITIQUES À MAURICE</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_5 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #e00b00;">Recevez nos chroniques dès qu’elles paraissent ! Dans la rubrique « ABONNEZ-VOUS À CE SITE PAR E-MAIL » (menu de droite), communiquez-nous votre adresse e-mail, puis cliquez sur « ABONNEZ-VOUS ». Nous ferons le reste ! Et nous vous garantissons que nous n&rsquo;utiliserons en aucun cas votre adresse à d&rsquo;autres fins.</span></em></span></p></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_6  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voici venir le temps des élections…</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voici venir le temps du financement des élections…</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voici venir le scandale du financement des partis politiques par le « secteur privé »</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voici donc venir le temps du laxisme moral et de la négation de la démocratie à Maurice !</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À la tête d’une des principales institutions du secteur privé de Maurice pendant près de trente ans, nous avons vu défiler beaucoup de choses en termes de relations entre le public et le privé.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Exemple : en 1997, après discussion avec un collègue qui gérait à l’époque une autre instance du privé, et pas des moindres, nous avons décidé de tenter le coup : sensibiliser les pontes des entreprises privées à la nécessité pour elles d’arrêter de financer les partis politiques, au vu des graves conséquences que ces financements avaient sur la marche des activités économiques et de la saine concurrence.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Des approches envers ces messieurs ont été faites en deux occasions. En deux fois, la réponse a été « Niet ! Pas question ! ». Et donc, les arrangements secrets ont continué.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ce financement occulte des partis et des leaders politiques souhaitant accéder au pouvoir ou tentant de le conserver a eu au fil des ans de graves conséquences pour le développement du pays, mais non pas évidemment pour les financeurs, pour les raisons suivantes :</span></p>
<ul>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le capitaliste, pour utile que soit (et doive être reconnu) son rôle dans la promotion des activités économiques, n’est jamais un altruiste. S’il finance un parti politique, il doit retrouver quelque part son « investissement », sinon il n’aurait aucun intérêt à le faire. Ce qu’il obtient comme avantages après, on ne peut pas généralement le savoir : c’est le même principe qui prévaut avec les réseaux secrets traditionnels, avec le résultat que l’on ne peut au mieux que constater (en regardant avec beaucoup d’attention) les résultats concrets de ces ententes discrètes. Ainsi donc, les capitalistes doivent toujours être « encadrés » de près : il s’agit là de la seule façon de restreindre ce qu’on appelle « le capitalisme de connivence » (ou « la recherche de rente ») ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les politiciens, de leur côté, acceptent de l’argent pour se faire élire et développent donc forcément des obligations envers leurs « bienfaiteurs », ce qui signifie qu’il leur est difficile après de refuser d’avaliser des requêtes qui leur sont formulées subséquemment par ces derniers ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Très concrètement, cette « collaboration » dans laquelle le politicien est juge et partie obligée se traduit par l’absence totale de critiques de la part de l’un à l’encontre de l’autre et réciproquement. Demandez à un gros de la place ce qu’il pense d’un dossier ou d’une situation où il y a manifestement des observations négatives à formuler contre le gouvernement en place : il refuse obstinément de le faire. Il détourne sa réponse en invoquant la nécessité de considérer, avec optimisme, le côté positif des choses. Comment voulez-vous qu’il formule une critique contre un individu ou un parti qu’il a financé précédemment ? Meu voyons… ça ne se fait pas ! Et c’est mettre les relations futures sur une tangente risquée.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il en a résulté, depuis une trentaine d’années, une situation extrêmement malsaine issue de ces arrangements, avec pour résultat le fait que les politiciens se considèrent comme des intouchables et refusent aujourd’hui toute critique venant des entrepreneurs. Cela est devenu tout simplement impensable, et le « langage politiquement correct » s’impose en toutes circonstances. Pis, des flatteries doivent être adressées à nos petits potentats de temps en temps, lorsque les circonstances le dictent. Les appréciations adressées l’année dernière au mentor par l’un des représentants importants du secteur hôtelier lors d’une soirée de célébration quelconque étaient d’un grotesque ahurissant et d’un ridicule vraiment achevé. Mais, que voulez-vous, n’est pas opportuniste affirmé ou narcissique coléreux qui veut !</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En raison de cette situation, la méritocratie est pénalisée à Maurice et la concentration des moyens financiers entre les mains d’un nombre restreint de personnes devient de plus en plus forte. L’entrepreneuriat reste très concentré chez nous. De plus, ce qui est tout aussi grave, les tentacules de ces gens vont chercher très loin, notamment du côté de la diffusion d’informations de manière courante. Ils sont tout simplement incritiquables. Autant dire que c’est la perception même des choses par le Mauricien moyen qui est faussée. Tant pis pour le frein au développement du sens critique des Mauriciens et de la démocratie éclairée dans le pays.</span></li>
</ul>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous allons maintenant vous raconter une petite histoire, puis vous livrer notre point de vue catégorique sur deux situations.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>   1. Je me tais, tu te tais, il se tait…</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À cause des raisons que nous avons présentées ci-dessus, tous les présidents du Joint Economic Council depuis le départ de M. Maurice Paturau en 1993 (devenu maintenant Business Mauritius), ont toujours refusé de critiquer les actions du gouvernement publiquement. Tout est toujours OK dans l’ensemble, et le budget présenté chaque année reçoit des propos superficiels ou partiels des principaux représentants du privé. À part quelques timides et brèves nuances parfois, tout est toujours approprié !</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Un seul président du Joint Economic Council s’est différencié du lot. Son nom ?  Jacques de Navacelle. Cet individu d’origine étrangère ayant acquis la nationalité mauricienne, docteur en philosophie, directeur général d’une institution bancaire puis d’une compagnie d’assurance à Maurice, a été le seul et unique président du JEC à poser fermement et publiquement des questions pertinentes et embarrassantes mais ô combien nécessaires à Navin Ramgoolam, lors du mandat de ce dernier entre 1995 et 2000.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Rien que pour cela, nous avions de l’admiration pour ce banquier, d’autant qu’il nous avait invité à nous joindre à lui pour fonder à Maurice une section de Transparency International, l’une des rares instances, sinon l’unique, à tenter localement de s’opposer à la corruption et au trafic d’influence au sein du service civil local.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais il avait l’habitude de chanter   </span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>J’irai revoir ma Normandi-i-e, C’est le pays qui m’a donné le jour… </em></span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">avec le résultat qu’il a fini par repartir pour la France.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais, comme il avait laissé à Maurice un ou des enfants qu’il avait eu(s) avec son épouse mauricienne, il est revenu chez nous et une fois, bien regrettablement, il s’est aventuré à défendre un industriel mauricien indéfendable qui employait à l’époque son fils. Patatras !  Il a perdu beaucoup dans mon estime, ayant montré que la rigueur et l’objectivité s’arrêtent parfois là où commencent les relations privilégiées entre un père et son fils. Dommage !</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Vivre sa vie sans se contredire, voilà ce qui semble impossible pour les humains !</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais Jacques de Navacelle (d’origine étrangère, répétons-le) restera, dans l’histoire du JEC, comme le seul de ses présidents ayant assumé ses fonctions pleinement et correctement, en faisant face ouvertement à ses responsabilités au lieu de se défiler, de peur de déplaire aux petits politiciens de notre île. Il n’aurait certainement pas hésité, s’il avait été à ses fonctions en 2015, de dire ses quatre vérités aux Jugnauth sur le renvoi de Megh Pillay d’Air Mauritius, une compagnie publique cotée en bourse. Il en allait cette fois-là du principe et du sort de l’entreprise libre à Maurice et, pour certains pontes, ce renvoi semblait ne rien signifier ou ne pas valoir le risque de s’élever contre. Trop à perdre !!! C’est ce qu’on appelle en langage clair de la lâcheté et de la démission morale.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La politique et le secteur privé sont figés depuis longtemps à Maurice. Rien ne semble être en mesure de provoquer l’élimination de la corruption douce et dure, des abus de pouvoir, du trafic d’influence et de la concentration extrême des ressources financières dans les mains d’un nombre très restreint d’individus. Par ailleurs, le manque de conscience et le pouvoir d’encaissement de la majorité de la population sont tout simplement désespérants. Une échelle de quelques valeurs fondamentales et un sens du bien commun restent toujours à mettre sur pied dans l’île : c’est dire combien le pays est archaïque et chemin à parcourir est encore long…</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>   2. Le financement des partis politiques</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cette vieille question profondément immorale, longtemps restée confidentielle et ayant gravement pénalisé le pays par ses conséquences désastreuses sur notre système libéral, revient au-devant de l’actualité aujourd’hui.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’on pouvait s’y attendre. Juste après les élections de fin 2014, certains organes de presse en ont brièvement parlé (une grande première !), et il y a eu aussi des déclarations indécentes de certains pontes de temps en temps. Ainsi, le 2 juillet 2014, l’un d’eux n’a pas hésité à faire part à des journalistes que « financer les élections en partie, c’est aider la démocratie… ». Rien que ça !!!</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">On a envie de demander à ce monsieur : « Et quand votre argent sert à bafouer l’équilibre et l’objectivité des informations à Maurice par une MBC contrôlée comme elle l’est par des politiciens que vous avez aidés à faire élire, parlons-nous bien de démocratie ? »  « Et quand la MBC devient un paillasson du pouvoir, est-ce que vous critiquez ouvertement les politiciens en place pour leur infantilisation continue de la population ? » Certains patrons sont de dangereux rigolos.   </span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">De son côté, Navin Ramgoolam, qui déclarait récemment à Grand Bassin qu’il souhaiterait agir comme le guide politique du peuple (excusez son paternalisme et son peu de modestie), a fait savoir, dans l’interview qu’il a accordée à IOC News le 18 décembre 2015, que l’on devait s’attendre à ce que le financement des élections par le secteur privé continue, et qu’il estimait que les fonds dépensés par tous les partis lors d’une élection générale à 800 millions de roupies. Comme vous voyez, chers lecteurs, chacun a ses priorités et l’île Maurice, en tant que pays en développement, n’a aucunement besoin d’économiser un tel montant et le consacrer à des services sociaux.   </span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous en venons maintenant à une situation où on nous annonce que les représentants de l’organisme chapeautant le secteur privé « discute » (si tant est que ce soit le verbe qui convient) avec le parti politique en place de la régularisation de la situation actuelle, et de son remplacement par un arrangement concrétisé par une législation portant règlement de la façon dont ces financements pourraient s’effectuer dans l’avenir, toujours par les entreprises privées. Cette démarche est tout simplement inacceptable, et il faut à tout prix l’arrêter.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il faut l’arrêter, car il n’appartient ni au secteur privé, ni à l’un des partis politiques (celui qui est actuellement au pouvoir) de décider de la façon dont il faut régler une question aussi importante que celle du financement des élections. Chacun d’eux est partie prenante dans cette démarche, et ne peut agir en tant que juge et partie dans les décisions à prendre.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il y a deux ans, le vieux rustre a demandé à Xavier Duval d’aller s’occuper d’une refonte du système électoral à Rodrigues. Il y a quelques mois, Pravind Jugnauth a mis en avant une proposition de réforme de notre système électoral qui était risible. Lorsqu’on permet à des politiciens et à des entrepreneurs de discuter de mesures dont l’incidence pour eux se répercute sur d’autres qui n’ont pas voix au chapitre mais qui devraient quand même être impérativement consultés, on bafoue la démocratie. Dans la circonstance, politiciens et entrepreneurs sont des parties prenantes, des parties directement intéressées, des parties forcément subjectives dans leur approche et leurs points de vue, et ils n’ont aucun droit d’agir seuls.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Aucun parti politique, et aucune instance du privé ne peut s’arroger la prérogative de décider comment financer les candidats aux élections de Maurice. La seule et unique partie qui doit et peut définir une telle politique, c’est le peuple lui-même, qui n’a donné aucune directive au parti au pouvoir, lors des dernières élections, de négocier cette politique pour son compte.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi, la seule initiative que peut prendre le Premier ministre actuel (qui concentre comme on sait dans ses seules mains tous les pouvoirs, à l’exception du judiciaire) est de charger son ministre de la Justice de constituer une commission composée de personnes neutres, capables, objectives et non-engagées politiquement avec le mandat d’étudier et d’élaborer des propositions en matière de financement des élections, notamment en se rendant dans les différents districts, en rencontrant la population et les instances régionales et en dégageant des propositions de mesures au niveau national.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour clore cette question, signalons que depuis longtemps déjà, les autorités compétentes dans les pays développés ont compris qu’il n’est non seulement pas souhaitable que des entreprises financent les partis politiques, pour d’évidentes raisons, mais qu’il est impératif que les dépenses des partis politiques pour les campagnes électorales (ainsi que d’autres considérations comme le temps de parole à l’antenne) soient strictement contrôlées par les autorités, de manière totalement transparente pour tous.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il n’appartient qu’à l’État et à l’État seul, dans un pays aussi décadent que Maurice sur les plans de la dignité et de l’élémentaire moralité, de financer les consultations populaires, sur la base de règles strictes. Toute autre formule ne peut qu’être une basse incitation au trafic d’influence et à ses effets délétères.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour terminer, nous nous permettons, chers lecteurs, de vous donner un conseil : ne vous identifiez jamais à un parti politique, car il y a à prendre et à laisser chez chacun d’eux. Il faut surtout s’assurer qu’un jour, la possibilité du vote blanc existe. C’est le seul outil qui permet d’exprimer clairement le rejet par les votants des candidatures proposées, ce qui est nettement mieux que de déposer un bulletin nul dans l’urne, ce que l’on est obligé jusqu’à présent de faire à Maurice.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">OYEZ !  OYEZ !  BONNES GENS ! Voici les dernières nouvelles de la Macronie en France…</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Son nom commence tout juste à être connu à Maurice. Juan Branco, fils d’immigré espagnol, intelligence supérieure ayant effectué de (très) brillantes études et avec un parcours professionnel exceptionnel malgré ses 30 ans, nous révèle et nous apporte la preuve que Macron a été « placé » à l’Élysée par Bernard Arnault et Xavier Niel, qui sont puissamment riches et contrôlent 80/90 % de la presse et des magazines français.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour votre information, Emmanuel Macron a paru à la « une » des journaux environ dix fois plus en 2017/2018, avant les élections présidentielles, que ses concurrents. Si vous voulez savoir quelle peut être dans certains pays l’influence néfaste de la presse sur l’opinion publique et la façon de voter, alors je vous recommande fortement de dégager du temps et de visionner l’ouvrage et les vidéos suivants :</span></p>
<ul>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Juan Branco, décembre 2018, ‘Crépuscule’ (d’Emmanuel Macron) – ouvrage en téléchargement gratuit sur l’Internet (recherche Google) ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Interview de J. Branco par Daniel Mermet : Émission ‘Là-bas si j’y suis’. Titre de la vidéo « Juan Branco désosse Macron Entretiens ». À trouver à travers Google et visionner en priorité ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À voir aussi deux vidéos sur YouTube intitulés : « L’illusion de la démocratie en France Juan Branco [EN DIRECT-1] et « SUD RADIO &#8211; Emmanuel Macron n’a plus la légitimité suffisante ».</span></li>
</ul>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme le dit Daniel Mermet :</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">« Léché, lâché, lynché. La règle des trois « L » est bien connue parmi ceux qui connaissent gloire et beauté. C’est ce qui arrive à Emmanuel Macron. Hier, le beau monde des médias le léchait avec ravissement, et voilà qu’aujourd’hui le peuple demande sa tête au bout d’une pique. Le petit prodige est devenu le grand exécré.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Rien d’étonnant, les riches l’ont embauché pour ça, il est leur fondé de pouvoir, il est là pour capter toute l’attention et toutes les colères, il est leur paratonnerre, il est leur leurre, en somme. Tandis que la foule hurle <em>« Macron, démission »</em>, ceux du CAC 40 sont à la plage. Un excellent placement, ce Macron. De la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) à la « flat tax » sur les revenus des capitaux, de la baisse de l’impôt sur les sociétés à la loi Travail qui facilite les licenciements, il n’a pas volé son titre de président des riches. »</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio         <br /></span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p></div>
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<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/le-scandaleux-financement-des-partis-politiques-a-maurice/">LE SCANDALEUX FINANCEMENT DES PARTIS POLITIQUES À MAURICE</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
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