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	<title>Archives des jugnauth - Allo Maurice</title>
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	<description>Allo Maurice !  La diaspora appelle...</description>
	<lastBuildDate>Sun, 14 Jul 2019 19:46:55 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des jugnauth - Allo Maurice</title>
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		<title>MORISIENS, PA LESS BANN-LA DECIDE POU NOU !</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/morisiens-pa-less-bann-la-decide-pou-nou%e2%80%89/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Jul 2019 19:25:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[constitution]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans cette chronique, nous allons vous entretenir de la tentative de Pravind Jugnauth de nous imposer un système de financement des élections par les pontes du secteur privé et des contributeurs individuels. Notre système démocratique est en jeu… Au moment où nous rédigeons ces lignes, tout indique que cette initiative va aboutir à une double claque bien méritée, administrée par les représentants de l’opposition à l’Assemblée nationale, à l’égard du projet de loi concernant ce financement, que celui de la réforme électorale accompagne.</p>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/morisiens-pa-less-bann-la-decide-pou-nou%e2%80%89/">MORISIENS, PA LESS BANN-LA DECIDE POU NOU !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chers compatriotes,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans cette chronique, nous allons vous entretenir de la tentative de Pravind Jugnauth de nous imposer un système de financement des élections par les pontes du secteur privé et des contributeurs individuels. Notre système démocratique est en jeu…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Au moment où nous rédigeons ces lignes, tout indique que cette initiative va aboutir à une double claque bien méritée, administrée par les représentants de l’opposition à l’Assemblée nationale, à l’égard du projet de loi concernant ce financement, que celui de la réforme électorale accompagne.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Si le projet de loi est rejeté, l’autre partie qui va aussi prendre sa claque est évidemment Business Mauritius et son président, ce qui sera loin d’être un moindre mal. Le soutien qu’aura manifesté cette institution faîtière du secteur privé, juge et partie ‘donnante’ dans ce cadre, en dit long sur son rôle dans les relations entre le secteur privé et le gouvernement en place, quel qu’il soit, l’argent n’ayant pas d’odeur. Or, il faut à un moment ou un autre poser sur la table la question de principe : l’obligation morale, ça existe ? Et jusqu’à quel degré exactement ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Depuis deux semaines que le Premier ministre, qui est aussi ministre de tant d’autres secteurs, a fait paraître son texte de projet de loi, Maurice a eu droit à de nombreux échanges de qualité à son propos, presque essentiellement sur des plateformes numériques en streaming telles que TOP FM Mauritius, qui montrent clairement que le niveau des débats sur la vie politique locale s’améliore, et que les échanges qui y ont lieu gagnent en qualité et en intérêt (aussi longtemps que ce n’est pas un politicien agressif et pénible à écouter qui occupe l’écran).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Tant mieux pour la démocratie mauricienne ! Nous souhaitons à Murvind Beetun et à ses collègues une bonne continuation réussie de leurs programmes. Les émissions en direct que propose cette plateforme montrent clairement qu’avec peu de moyens, on peut faire nettement mieux que la station de diffusion supposément « nationale » du MSM ainsi que d’autres médias…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour revenir brièvement sur le contenu de ce projet de loi, il n’y a plus grand-chose à démontrer à propos de son caractère malsain et inapproprié : son adoption ne ferait que perpétuer un trafic d’influence qui dure depuis des décennies à Maurice et qui doit être combattu sans pitié, car il symbolise tout ce que Maurice a de pire en termes de copinage, de népotisme et de favoritisme. Comme toujours dans ces cas-là, ce sont ceux qui ne peuvent pas jouer dans la cour des grands (tant mieux d’ailleurs, à ce point de vue) et les gens honnêtes qui sont pénalisés. Et si ceux-ci sont perçus ici ou là comme des naïfs ou des ploucs, eux possèdent au moins deux qualités sans lesquelles l’homme n’est qu’un petit être : la dignité et l’amour propre !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>Trois aspects fondamentaux</u></strong> de cette tentative de modifier pour le pire le financement des élections à Maurice n’ont toutefois pas encore été abordés jusqu’ici et, compte tenu de leur grande importance, nous allons les examiner tour à tour : i) l’attitude indécente de nos parlementaires envers certains changements qu’ils apportent à notre vie politique alors qu’ils sont directement concernés par eux ; ii) l’impérieuse nécessité de confier à l’État tant l’organisation que le financement des consultations électorales ; et iii) le problème du contrôle éventuel des dépenses électorales dans le contexte de laxisme, de léthargie et d’immoralité qui caractérise le pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>I – Les députés peuvent-ils légiférer ou amender une législation existante sans l’aval du peuple</u><u> ?</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Seewoosagur Ramgoolam nous a imposé une constitution en 1967, et il nous a enlevé le droit de décider nous-mêmes du contenu de notre loi fondamentale. Cette année-là, c’est le Conseil législatif qui a adopté notre constitution, et non le peuple. En d’autres mots, on nous a volé ce qui n’appartenait qu’à nous d’adopter ou de rejeter, à travers un référendum à la majorité des votants.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ce viol du principe de la souveraineté du peuple envers ses représentants n’a jamais cessé depuis. Ainsi, nos députés ont voté, de manière parfaitement indécente depuis 1967, diverses réglementations portant sur leurs propres rémunérations, l’emploi contre salaires des députés de la majorité qui ne sont pas l’un de nos bien nombreux ministres (en Suisse, il n’y en a que 7), les modifications de notre Constitution apportées au fil des ans et des circonstances, en ignorant totalement les principes fondamentaux qui régissent tacitement les relations entre le peuple et ses représentants.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Notre démocratie est de type occidental. Elle est appelée ‘démocratie représentative’, et le peuple est donc appelé régulièrement à choisir ses représentants pour gérer l’État à sa place. À la fin de leur mandat, ces représentants sont invités à rendre compte des actions prises pendant la période concernée. S’ils veulent procéder à des changements dans leur propre traitement, dans l’emploi de députés et dans la Constitution, ils doivent avoir l’élémentaire décence de les proposer dans leur manifeste électoral, afin d’obtenir le feu vert de ceux qu’ils souhaitent représenter.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Se servir eux-mêmes, ou changer la loi fondamentale au gré de leurs humeurs relève d’un machiavélisme et d’un paternalisme abjects. Une telle condescendance est condamnable. Si l’une ou l’autre de ces initiatives n’ont pas été prévues au départ, le seul recours témoignant du respect des représentants du peuple auprès de ces derniers est un référendum en cours de mandat. Aucun abus de pouvoir et aucune exception à ces principes fondamentaux ne devraient être tolérés.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La solution de la mise sur pied d’un comité d’élite (Select Committee) n’est qu’un pis-aller à éviter à tout prix, le mot final encore une fois devant revenir au peuple, et il est alors tout à fait fondamental, essentiel et impératif que les membres du public soient invités à venir exprimer leurs points de vue aux membres de cette instance. Les membres de ce Select Committee n’auront aucun droit moral, intellectuel et politique à siéger et à décider entre eux du sort du financement des élections, car ils sont eux-mêmes, ainsi que les partis qu’ils représentent, partie prenante de la décision devant être prise. Ce n’était pas à Pravind Jugnauth de consulter qui il voulait à Maurice sur ses propres idées et de venir en faire état après : c’est là une négation des règles qu’il doit respecter en tant que représentant élu des citoyens. Bien qu’il soit imbu de son importance (toute relative à nos yeux), il est des principes élémentaires qu’il se doit de ne pas perdre de vue durant son mandat.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Députés de Maurice, êtes-vous capables de prendre suffisamment de recul pour analyser les obstacles au développement que vous constituez parfois ? Êtes-vous en mesure de vous livrer à une pensée suffisamment réflexive pour renoncer à celles de vos initiatives qui pénalisent la bonne marche de la démocratie ? Êtes-vous, d’après vous, à la hauteur des véritables enjeux qui se présentent dans la vie de tous les jours à Maurice et dans les îles et qu’il faut affronter ? Avez-vous le courage nécessaire pour répondre à ces questions ? </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>II – Seul l’État est en mesure de neutraliser durablement les agissements des sbires et des coteries locaux et étrangers</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ce n’est que ceux qui y trouvent leur intérêt qui peuvent prétendre que le projet de loi tel que présenté peut garantir la transparence du processus électoral à Maurice. S’ils sont tant soit peu convaincus de la justesse de ce qu’ils disent, ce dont on peut fortement douter, il ne peut alors s’agir que de personnes dont il faut se méfier, car ne comprenant pas ou ne voulant pas comprendre les réels dangers des financements par les pontes locaux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans les systèmes évolués, on sait très bien que la seule et unique façon de garantir la propreté d’une élection consiste à en confier l’organisation à l’État. Même là, la méfiance reste de mise à chaque instant. Prenez le cas de Maurice : nos structures parlementaires et la mentalité très discutable qui domine chez les politiciens aboutissent au fait que notre corps législatif et notre corps exécutif ne bénéficient d’aucune séparation claire. Si l’on ajoute à cela la mentalité « to mem papa », on aboutit à une situation où le Premier ministre contrôle totalement l’exécutif et la partie du législatif constituée des membres de son parti et des partis associés : ils sont tous entièrement à son service en permanence. Est-ce dans un tel cadre flou et indéfini avec un minimum de précision que l’on décide de permettre au secteur privé de financer officiellement les consultations populaires dans le pays, sans préciser ce qui adviendra des apports ‘extérieurs’ ?  Si c’est ça notre démocratie, elle ressemble alors à s’y méprendre au macronisme français, de par lequel le président du pays est le chef politique incontesté d’à peu près toutes les structures importantes du pays et impose même son image sur les affiches pour les élections européennes (Qui a établi en 1961 qu’il devrait être obligatoirement au-dessus des partis ?) Avec ces chefs-là, on est en route sans diversion possible vers la déchéance morale et politique. Seuls les imbéciles ou les insouciants peuvent accepter de telles situations !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi donc, pour nettoyer la politique mauricienne des effets pernicieux des roupies, des jetons et des bakchichs, l’incapacité d’une majorité de citoyens de comprendre les réels enjeux du développement constitue une contrainte majeure. Quelle est la proportion de Mauriciens qui, en votant, évalue même de manière élémentaire la pleine signification du vote qu’elle accorde à un parti ou à un(e) candidat(e) ? Quand commencera-t-on à voter dans ce foutu pays pour des idées plutôt qu’uniquement pour de petits potentats de bas étage qui n’ont que leur propos démagogiques et dangereux à offrir à une population sans aucun sens des exigences d’une vraie démocratie ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et toi, peuple de Maurice, encore combien de temps vas-tu laisser exploiter intellectuellement, mandat après mandat, la majorité de tes membres par des politiciens qui ne te respectent pas et qui ont leurs propres priorités à soigner ? Te rends-tu compte des contraintes que tu infliges à l’île Maurice en élisant au pouvoir des politiciens du calibre de Navin Ramgoolam et de Pravind Jugnauth ? Es-tu conscient des frustrations que tu crées auprès de ces quelques dizaines de milliers de Mauriciens perspicaces qui ont maintenant largement dépassé le stade de l’octroi des faveurs béates que tu accordes à cette poignée d’opportunistes, et qui sont maintenant bien munis pour inspirer et réaliser un mauricianisme digne de ce nom ? As-tu une vague idée de ce que pourraient être tes réponses aux questions susmentionnées ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nota : Avis à ces « konne-tout » locaux qui estiment que l’organisation des élections par l’État en France n’empêche pas la corruption et le trafic d’influence de continuer à prévaloir. Le contrôle des élections par l’État fonctionne tout à fait correctement dans ce pays, d’ailleurs avec toute la rigueur requise. Ce qui vient ensuite pénaliser ce processus réussi, c’est ce qu’en font les élus eux-mêmes ainsi que les instances de contrôle post-élections pourries par l’infiltration dans leurs rangs d’individus biaisés politiquement. Chacun sait qu’en France, les instances judiciaires et constitutionnelles sont divisées par des considérations partisanes.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>III – Dans le cadre mauricien, un éventuel financement des élections par l’État posera un problème aigu de contrôle éventuel des dépenses électorales.</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">On nage constamment à Maurice dans l’opaque, l’à peu près, la politique du ‘lakoz ou’ et celle du ‘less li all kumsa mem’. Le manque de rigueur et de discipline est tellement courant que l’on a pris l’habitude de considérer cela comme une situation normale, ce qu’il n’est évidemment pas.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Si l’on aboutit en temps et lieu à une situation où l’État mauricien (pour ce qu’on peut attribuer à ‘État’ comme signification à Maurice) prend en charge le financement des élections, deux mesures de grande importance devront y être intégrées : i) la constitution d’instances de contrôle composées des personnes rigoureusement compétentes, profondément honnêtes et PARFAITEMENT INDÉPENDANTES ; ii) un contrôle des dépenses mené tant à travers des livres comptables que sur le terrain lors des campagnes par des représentants de haut vol de ces instances indépendantes maîtrisant leurs prérogatives et leurs obligations parfaitement. Peut-on espérer y arriver à Maurice ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’aspect ‘grand village’ du pays où beaucoup de personnes se connaissent conduit souvent à un mélange inséparable entre ce qui est personnel et ce qui est professionnel. La longue tradition qui prévaut dans les bureaux des entreprises, en fonction de laquelle le personnel se sert de temps en temps des biens ou des services de faible valeur appartenant à ses employeurs est là pour en témoigner.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous voulons dire, avant de conclure, que nous continuerons à veiller sans relâche à la bonne marche de nos institutions dans l’île, en dénonçant ceux qui par cupidité, par stupidité et par avidité du pouvoir, empêchent notre démocratie d’avancer vers une situation infiniment plus honorable et satisfaisante qu’elle ne l’est aujourd’hui. Le développement se construit toujours sur ceux qui sont disposés à servir, et jamais sur ceux qui ne cherchent qu’à se servir…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio      </span></p></div>
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		<title>COMMENT FAIRE LE PEUPLE DE MAURICE GAGNER EN MATURITÉ…</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/comment-faire-le-peuple-de-maurice-gagner-en-maturite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Jun 2019 18:42:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[19 août]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le bilan comptable de cinquante années d’indépendance, il y a deux ou trois « postes » qui illustrent la défaite de la démocratie chez nous. L’une de nos grandes défaites est celle de la moralité personnelle et publique. La dégradation des faibles et peu nombreuses valeurs que nous entretenions avant l’indépendance a été constante depuis 1968, et nous sommes maintenant arrivés au stade où les politiciens en vue n’essayent même plus de cacher certaines de leurs actions, mesures et abus de pouvoir. </p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chers compatriotes,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans le bilan comptable de cinquante années d’indépendance, il y a deux ou trois « postes » qui illustrent la défaite de la démocratie chez nous. C’est Platon qui disait que « la démocratie n’est possible que dans un État peuplé de dieux » (« dieux » voulant dire des personnes très bien munies sur le plan intellectuel). C’est la raison pour laquelle il préférait le système politique de « l’aristocratie » (où le savoir et la raison de l’élite dominent »).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’une de nos grandes défaites à Maurice est celle de la moralité personnelle et publique. La dégradation des faibles et peu nombreuses valeurs que nous entretenions avant l’indépendance a été constante depuis 1968, et nous sommes maintenant arrivés au stade où les politiciens en vue n’essayent même plus de cacher certaines de leurs actions, mesures et abus de pouvoir. Pour obtenir une liste non exhaustive de ces actes qui devraient, dans un pays normal, conduire à des sanctions, consultez les écrits de Touria Prayag, l’une des rares journalistes de la presse écrite qui semble bien être capable et résolue de s’exprimer avec courage et lucidité, sans se courber aux exigences du langage politiquement correct, dont la contribution à notre déchéance a été majeure.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cette faiblesse de notre démocratie est évidemment due à des facteurs bien précis. Examinons-les :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’origine modeste de la majeure partie de ceux venus s’installer à Maurice. Lorsqu’on n’a pas beaucoup de moyens ou si la culture à laquelle on appartient ne favorise pas nécessairement l’introspection, la pensée réflexive et le sens critique, il est difficile de sortir de la dépendance morale et intellectuelle de ceux qui agencent leur comportement précisément pour tirer parti de cette faiblesse ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les valeurs morales n’ont pas le même poids dans les différentes cultures. Les études, par exemple, montrent clairement que la mentalité du « to mem papa, to mem mama » est encore très présente dans la classe laborieuses à Maurice. Dans de tels contextes, prendre du recul et se bâtir un sens critique est difficile ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous vivons dans une société fortement inégalitaire, dans laquelle les moyens nécessaires à une éducation personnelle voulue par soi-même sont souvent inexistants ou très faibles ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et de loin le facteur le plus important a été depuis l’origine la démission des politiciens envers la prise de conscience des citoyens vis-à-vis de leurs libertés et de leurs responsabilités. Aucun des Premiers ministres de Maurice depuis l’indépendance n’a soulevé le petit doigt pour mettre sur pied des instances de sensibilisation, de responsabilité et de devoir de contribution du peuple à ses devoirs envers le pays. Tout n’a tourné qu’autour de considérations bassement matérielles et, si elles sont importantes, elles sont bien loin d’être les seules qui peuvent œuvrer au devenir d’une communauté, comme nous l’avons indiqué récemment.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nos politiciens ont été soit parfaitement inconscients de la nécessité de prendre des mesures pour éduquer nos citoyens au civisme, à la citoyenneté, à la contribution de chacun au bien commun, dans lequel cas ils ont été des irresponsables, soit alors (ce qui est plus probable) ils ont estimé que rendre un peuple un peu plus avisé et critique ne servirait pas leur agenda politique. Nous avons eu droit à des renoncements dès le départ : « Ou kapav anpess devlopman coquin, ou ? » et le fameux « Moralite napa ranpli vent ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le seul organisme qui a été mis sur pied – l’ICAC – est comme ailleurs sous la férule du parti au pouvoir, et il n’intervient qu’<strong><u>après les délits</u>. </strong>Il n’a aucune fonction préventive, alors que c’est la seule qui soit capable de donner des résultats à terme.</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le développement industriel des années 1980, pas préparé et prévu par les gouvernements en place, a rompu l’ordre ancien de « l’épouse en charge des soins et des travaux domestiques », a créé une séparation prolongée entre les enfants et leurs parents et a pénalisé la stabilité de très nombreux foyers. On en voit les résultats aujourd’hui dans la violence sexuelle, les séparations, la prostitution et le drogue. Il s’agissait évidemment de pallier ces contraintes notamment par le biais de crèches et de garderies répondant aux besoins des ouvrières, mais nos politiciens n’en ont eu cure ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Encore une autre raison, et pas des moindres, explique cette démission envers l’accompagnement des jeunes vers le monde adulte : l’absence d’une véritable structure réunissant ce qu’on appelle déjà presque partout en Afrique « les organisations de la société civile » (OSC). Une telle structure, forcément cohérente et tant soit peu unie, serait la seule à pouvoir faire pendant aux deux autres pouvoirs (du moins ceux comptant parmi les pouvoirs non opaques) et interpeller énergiquement et ouvertement les politiciens et les pontes du privé sur un ensemble de questions relatives à la marche du pays et au bien commun, telles que la transparence (ou son manque), les libertés civiles, les vides juridiques, la corruption, les abus de pouvoir, les contre-pouvoirs, le trafic d’influence, la bonne marche des institutions, les problèmes de passe-droits et la discrimination sous ses différentes formes. En d’autres mots, les représentants de ces OSC dépasseraient largement le cadre de leur mission immédiate pour se mettre ensemble et s’attaquer aux contraintes du développement au niveau national en se constituant en une force critique et de proposition.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le cloisonnement des communautés et l’auto-censure individuelle et collective expliquent cette absence dans une grande mesure. Et c’est vraiment dommage !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En face d’une telle situation, quelles sont les mesures à prendre ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Commençons d’abord par définir, forcément schématiquement, la nature et les contraintes courantes du problème à résoudre. Pour le dire crûment, il s’agit de vaincre l’inconscience et de mettre le peuple en face de ses droits et l’éduquer à ses devoirs. En d’autres mots, il faut lui faire prendre conscience de son rôle dans la Cité et de sa contribution à sa bonne marche.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À travers l’Histoire, on a procédé à cette éducation, là où elle a été estimée judicieuse, en en confiant la responsabilité à trois parties : l’école, le foyer et les autorités. Les efforts doivent être persistants, et les résultats positifs ne se manifestent généralement qu’au bout de plusieurs décennies. Mais l’investissement est payant, car un comportement responsable à un niveau national est générateur de productivité, d’ascension sociale, de relations intercommunautaires fructueuses, de perspicacité dans le raisonnement et les analyses et, en fin de compte, de l’acquisition du sentiment d’une vie satisfaisante et remplie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À Maurice, les temps où les enseignants apportaient à leurs élèves non seulement des connaissances dans certains domaines, mais aussi des principes et des valeurs à chérir dans leur vie ne sont plus. Ce que rapportent des sources d’information sur ce qui se passe dans des institutions scolaires et sur le comportement des élèves en public est stupéfiant. Ce qui l’est davantage, c’est la passivité et la démission des autorités. Singapour est moins mal loti à ce propos que notre île, ne trouvez-vous pas ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Passé l’école, il y a le foyer. La tâche des parents est probablement la plus importante et la plus nécessaire qui soit pour l’éducation des enfants à la vie, à l’échelle des valeurs, à l’importance des sentiments à porter aux siens, à la communauté et à la nation, ainsi qu’à la dignité de son être et au respect de soi-même et des autres. Le problème, qui explique pourquoi les membres des classes populaires sont presque toujours condamnés à subir le même sort, génération après génération (excepté lorsque le hasard de la génétique fait émerger un être brillant qui réussit à s’extraire à sa condition) tient au fait que les parents dans les foyers pauvres ne sont pas eux-mêmes toujours munis des dispositions et des connaissances leur permettant de stimuler intellectuellement leur progéniture.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Passé l’école et le foyer, il reste les autorités, et parfois ce qu’on peut appeler « les bonnes volontés ». De l’État, nous n’avons rien obtenu depuis toujours. On ne stimule pas publiquement à Maurice les qualités susceptibles de rendre les citoyens conscients de ce qu’ils sont capables d’apporter à la société et de la façon de se comporter envers eux-mêmes, les autres et le pays. Électoralement, ça a non seulement aucun intérêt, mais ça peut être pénalisant par rapport au discours d’un concurrent qui harangue la foule en promettant le maximum, même au détriment de l’ordre, de la rigueur, de la responsabilité individuelle et du sens de l’effort. Le laxisme, l’à-peu-près, les trucages, la déliquescence et la lâcheté se perpétuent. Le désordre moral, le flou dans la perception que l’on a du monde et l’absence de toute échelle de valeurs se maintiennent. C’est le fameux « Less li all kumsa mem, do ! » qui prévaut encore dans de nombreux cas.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous voyons bien et nous félicitons même les initiatives extrêmement louables prises par des groupes comme « Projet de société » de Malenn Oodiah ou comme YUVA qui visent à promouvoir une prise de conscience de nos obligations dans notre vie courante, mais nous craignons que sans une volonté politique, des moyens beaucoup plus importants, surtout au niveau des établissements scolaires, et une forte détermination, les résultats ne se manifesteront que très (trop) lentement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">C’est à cette aune que nous mesurons pleinement l’impérative nécessité pour Maurice de se débarrasser dès que possible de ces piètres politiciens qui encombrent notre scène politique et nous font, somme toute, plus de mal que de bien. Quelqu’un comme Pravind Jugnauth ne se rend même pas compte de l’immense tort qu’il fait au pays en donnant régulièrement le mauvais exemple à nos concitoyens à travers la prise de décisions que la morale élémentaire condamne. À ce titre, il est partiellement responsable de la vaste immoralité qui règne dans la société mauricienne. Si nous avons eu à subir ce type de politiciens jusqu’à maintenant, c’est parce que le peuple, dans sa majorité, ignore jusqu’à aujourd’hui le tort qu’il cause <strong><u>au pays et à lui-même</u></strong> en les maintenant dans leurs fonctions. Quant à ces politiciens, se rendent-ils seulement compte que si le peuple mauricien était un peu plus averti, ils auraient été renvoyés dans « lacaze mama » avec un coup de pied bien placé depuis très longtemps ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’exemple le plus édifiant que nous puissions mettre en avant à ce propos tient à la décision du Jugnauth du jour de faire émettre un décret portant fixation de l’échéance au 19 août 2019 pour la soumission de candidatures pour l’élection de remplacement dans la circonscription n° 7 en novembre prochain. Avec son budget, il était sur le terrain de l’irresponsabilité envers nos finances, en utilisant nos fonds publics pour se payer une popularité ; il se trouve maintenant sur le terrain de l’indécence, dans son comportement envers l’électorat de Piton-Rivière du Rempart. Mais, combien de nos compatriotes sont conscients du fait que cette fois-ci, l’individu dépasse nettement les bornes et se sert littéralement des électeurs de Piton-Rivière du Rempart, et du peuple de Maurice en général, comme des pions pour se livrer à un jeu infect, de par lequel un individu quelconque se ferait élire éventuellement pour trois ou quatre semaines avant la procédure suivante relative aux élections générales ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Que l’individu décide finalement de ne pas faire tenir une élection partielle en novembre n’a aucune importance ici. Ce que nous mettons en avant, c’est le fait qu’il manipule les électeurs comme de petits toutous à sa disposition pour se livrer à sa stratégie abjecte dans le cadre des élections à venir. Dit crûment, il montre aux électeurs du n° 7 que ce qui l’intéresse consiste uniquement à se servir d’eux pour des objectifs personnels bassement électoralistes, n’ayant aucun rapport avec leur représentation et leurs intérêts. De plus, il montre clairement son manque de respect pour les institutions.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Devant ce piteux processus, des Mauriciens pour qui la dignité signifie quelque chose réagiraient de la manière suivante :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Aucun candidat ne se manifesterait, pour bien signifier à l’individu que personne ne se laissera prendre à son sale petit jeu, susceptible de coûter au contribuable des dizaines de millions de roupies si jamais un scrutin avait effectivement lieu ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Afin que l’individu comprenne qu’il est en train de vouloir se payer la tête des Mauriciens et que, cette fois-ci, enough is enough (comme dirait le spéculateur en euros), une journée de débrayage pacifique à travers tout Maurice serait organisée le lundi 19 août, afin qu’il retienne bien une chose : c’est nous qui sommes souverains, et c’est nous qui déciderons de l’avenir de ses initiatives.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mauriciens : retournons cette situation en notre faveur, reprenons l’initiative et emmenons l’individu directement aux élections générales en jetant la feuille du « writ » mal rédigé par son président par intérim dans la poubelle de l’Histoire !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et sachons nous montrer solidaires avec l’électorat du numéro 7, en lui apportant notre soutien moral et en le lui faisant savoir !</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio       <br /></span></p></div>
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		<title>RÉSISTER À REZISTANS EK ALTERNATIV &#8211; GROUPUSCULE DANGEREUX</title>
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		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 May 2019 09:35:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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		<category><![CDATA[discrimination]]></category>
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		<category><![CDATA[représentation démocratique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>WAZAAAAA ! Détendez-vous, nous sommes dans ce pays où il fait bon vivre et où tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. Ne sommes-nous pas vraiment chanceux ? Ici, à Maurice, ne sommes-nous pas vraiment gâtés ?Tu parles ! Plus sérieusement et nettement moins naïvement, faisons le point sur la situation de Maurice après 50 ans de gouvernement par des politiciens hindous chez qui le pouvoir, ou même enn boutt de celui-ci, est beaucoup plus important que la promotion des intérêts supérieurs du pays.Faisons rapidement le point sur leur bilan...</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #e00b00;">Recevez nos chroniques dès qu’elles paraissent ! Dans la rubrique « ABONNEZ-VOUS À CE SITE PAR E-MAIL » (menu de droite), communiquez-nous votre adresse e-mail, puis cliquez sur « ABONNEZ-VOUS ». Nous ferons le reste ! Et nous vous garantissons que nous n&rsquo;utiliserons en aucun cas votre adresse à d&rsquo;autres fins.</span></em></span></p></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chères Mauriciennes, chers Mauriciens,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">WAZAAAAA ! Détendez-vous, nous sommes dans ce pays où il fait bon vivre et où tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. Ne sommes-nous pas vraiment chanceux ? Ici, à Maurice, ne sommes-nous pas vraiment gâtés ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Tu parles ! Plus sérieusement et nettement moins naïvement, faisons le point sur la situation de Maurice après 50 ans de gouvernement par des politiciens hindous chez qui le pouvoir, ou même <em>enn boutt</em> de celui-ci, est beaucoup plus important que la promotion des intérêts supérieurs du pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Faisons rapidement le point sur leur bilan :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voilà plus de cinquante ans que deux familles nous mènent en bateau sans véritablement encourager les citoyens à se discipliner, à devenir intègres, à apporter au pays au moins autant qu’ils ne reçoivent de lui, à apprendre ce qu’est le civisme et le sens du respect envers soi-même et les autres, à acquérir une échelle de quelques valeurs de base communes à toutes les composantes de la société, et à œuvrer — fût-ce de temps en temps — pour le développement et l’avenir du pays plutôt que pour leur propre poche ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pendant cinquante ans et plus, nous avons vécu avec une constitution bancale qui nous a été imposée, en tant que peuple, et qui est tellement déséquilibrée que les minorités autres que celle des Hindous ne peuvent participer au pouvoir qu’en s’engageant dans une coalition forcément temporaire avec un parti pro-hindou, dans lequel leur mot à dire ne peut s’exprimer pleinement ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous sommes maintenant arrivés, avec le régime des Jugnauth, dans une situation caractérisée par une corruption et un trafic d’influence abjects, une consommation de drogues dures qui détruit nos jeunes, un népotisme qui crève les yeux, une rivalité stérile et très coûteuse entre deux politiciens hindous, une insécurité qui ne cesse de grandir, une anarchie totale en matière d’aménagement de nos terres, des services publics défaillants, un discours politique d’un niveau déplorable et dégoûtant, un degré d’endormissement de la population au point où ce qui se passe dans l’île ne semble pas susciter de grandes préoccupations, les quelques voix qui s’élèvent prêchant manifestement dans le désert ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Depuis quelques mois et de plus en plus, Pravind Jugnauth pratique une politique axée sur la demande qui est économiquement désastreuse mais politiquement payante. C’est très exactement la politique qu’avaient suivie S. Ramgoolam et V. Ringadoo il y a 40 ans et qui a conduit le pays à la fin des années 1970 à deux dévaluations successives. Pravind Jugnauth utilise impunément depuis plusieurs mois l’argent du contribuable pour se refaire une virginité auprès de ses sympathisants potentiels, sans que grand monde ne trouve à y redire. En ce faisant, il vise encore une fois SA clientèle, en laissant pour compte ceux qui n’ont aucun intérêt pour lui sur le plan électoral.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Moralement, physiquement et intellectuellement, la déchéance de l’île Maurice est maintenant patente.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">* * *</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">C’est dans ce climat délétère qui prévaut dans le pays que surgit actuellement un fait extrêmement préoccupant, qui pourrait aboutir à la disparition de l’identité et des intérêts durement acquis des minorités non hindoues à Maurice.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais avant de l’aborder, nous prévenons en toute simplicité ceux qui pensent que les Mauriciens des différentes communautés sont maintenant prêts et disposés à perdre leurs identités respectives pour les faire fusionner dans un mauricianisme encore indéfini : ce qui suit ne leur conviendra pas ! Il y a bien sûr de plus en plus de Mauriciens, dont le nombre reste quand même encore peu élevé, qui ont voulu et su transcender leur appartenance à un groupe précis pour s’identifier et vivre en harmonie, bonne entente et proximité avec d’autres pas issus du même groupe qu’eux. C’est tout à leur honneur !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais le mauricianisme, le vrai, n’existe pas et n’est pas encore apparu chez nous : notre histoire est trop brève et une fusion culturelle trop complexe au stade actuel pour que quiconque puisse prétendre symboliser, de par son comportement, sa culture, sa psychologie et ses convictions un vrai mauricianisme. La nation ne se décrète pas, elle émerge à son heure. À notre sens, pas avant trois, quatre, voire cinq générations, et encore… Laissons donc les rêveurs rêver à leur aise.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">C’est dans un tel contexte qu’un groupuscule qui s’affiche « de gauche », <em>Rezistans ek Alternativ</em>, revient à la charge avec une nouvelle requête au judiciaire d’une décision portant sur l’abolition de la nécessité de déclarer son appartenance à l’une des quatre composantes communautaires de la société mauricienne lorsqu’on se porte candidat à une consultation populaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avant d’exprimer nos plus fortes réserves envers ce dangereux plaidoyer, revenons à la situation qui prévaut dans notre pays depuis l’indépendance sur le traitement fortement discriminatoire réservé aux membres de certains groupes qui composent la communauté de l’île par les politiciens qui se sont succédé à la tête du pays depuis 1968, Bérenger compris.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ce pitoyable tableau est le suivant :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Depuis avant 1968 jusqu’à aujourd’hui, les Premiers ministres successifs ont favorisé leur clientèle électorale de manière abjecte, à un tel point que les postes dans les différents organismes du secteur public sont occupés, sans l’ombre d’un doute et dans une proportion d’au moins 80 %, par les membres de cette même clientèle, alors qu’elle ne représente au maximum que 45 % de notre population. Une des principales conséquences indirectes de cette politique est celle que l’on a appelée « le malaise créole »<a href="#_ftn1" name="_ftnref1" style="color: #000000;">[1]</a>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Par ailleurs, dans notre supposée république, une discrimination prévaut sur le plan fiscal à l’avantage de ceux vivant hors des régions couvertes par les municipalités du pays. Nous y reviendrons bientôt.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Tout Maurice sait que les politiciens hindous, depuis avant même l’inoubliable « nou pou protez nou montagn » de Harish Boodhoo en 1982, ne travaillent, pour ce qui concerne les postes à pourvoir dans la fonction publique, que pour leurs soutiens électoraux. Les autres membres de la population ne les intéressent pas beaucoup. S’il y en a quelques-uns dans des emplois publics, c’est pour que l’on puisse montrer et dire que l’exercice n’est pas favorable à une seule communauté.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">C’est bien à cause de cela qu’avec l’aide du lèche-bottes Bérenger les recensements ont cessé, tant pour retarder les changements dans les délimitations des circonscriptions que pour ne pas montrer ouvertement l’évolution du nombre de membres des différentes communautés les unes par rapport aux autres. Ceci a si bien arrangé électoralement les leaders politiques hindous que Ramgoolam a mis dans un tiroir (habitude héritée de son père) le rapport de l’Electoral Boundaries Commission en 2010, avec la complicité tacite de tous les partis politiques, quels qu’ils soient, tant au pouvoir que dans l’opposition.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>Rezistans ek Alternativ</em> est un mouvement qui mène, de toute évidence, une politique de gauche, l’unique formation de ce type dans l’île, à part LALIT de Ram Seegobin. Les gauchistes en France et ailleurs dans le monde sont connus pour être des idéalistes chez qui fait totalement défaut un sens adéquat de la réalité. En France, lorsqu’on veut être cynique envers la gauche, on l’appelle « le Camp du Bien ». Le gauchiste a toujours eu de bien nobles ambitions, mais il a toujours failli dans leur accomplissement. La disparition quasi totale du socialisme en Europe de l’Ouest n’est pas un accident.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans le climat délétère qui règne à Maurice actuellement, <em>Rezistans ek Alternativ</em> veut jouer au valeureux preux. Pensez-vous, si sa nouvelle initiative aboutit, ne restera plus qu’à convaincre notre assemblée nationale, et les candidats aux élections n’auront plus alors à décliner leur identité. Sur papier, ça donne « élévation morale, ouverture d’esprit, regroupement communautaire, non-identification avec le séparatisme communal, etc.)</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais dans la pratique, l’adoption d’une telle mesure serait catastrophique, excepté pour les politiciens hindous, qu’elle ravirait au plus haut point. Pensez-vous : plus de recensements à relent supposément communaliste, plus de différences entre les différents groupes de Mauriciens, tous pareils !  Pravind Jugnauth et Navin Ramgoolam seraient enchantés, car ils pourraient continuer à offrir des postes, des emplois, des avantages à leur clientèle traditionnelle composée d’Hindous dans une proportion bien supérieure à leur poids réel dans la population, car non différentiable du reste de la population, celle-ci devenant subitement composée de Mauriciens, tout simplement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À notre avis, le moment est venu pour les minorités autres que celle des Hindous de faire comprendre aux leaders politiques composant “la bande des quatre” qu’ils vont dorénavant un peu trop loin. Il arrive un point où l’abus d’une situation privilégiée devient tellement manifeste et envahissant que ceux qui en sont les gros perdants pourraient estimer qu’un boycott actif de l’action gouvernementale devient nécessaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous sommes intimement convaincus que la paix publique dans un pays multiculturel comme Maurice doit être préservée à tout prix. Mais nous pensons tout autant que le langage politiquement correct a maintenant beaucoup trop envahi l’espace public, et que nous devons clairement faire ressortir tant à Jugnauth qu’à Ramgoolam (ainsi d’ailleurs qu’à Bérenger et à Duval, des “<em>roder coalition”</em> dans le cadre des élections à venir), que les minorités non hindoues vont devoir s’exprimer beaucoup plus fermement dans l’avenir s’ils continuent à privilégier ouvertement leurs sympathisants et à flouer les principes élémentaires d’une démocratie représentative supposément égalitaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Disons aussi clairement <strong>aux politiciens hindous au pouvoir ou souhaitant y accéder de nouveau</strong> quelque chose que nous n’avons jamais osé dire ouvertement à ce jour, mais que nous ainsi que beaucoup d’autres gardent quand même en tête : depuis 1968, ceux qui à Maurice pensent et agissent à partir d’une culture et des comportements occidentaux-types privilégiant l’ordre, la rigueur, le dynamisme, le professionnalisme et l’ouverture au progrès, ont dû régulièrement avaler beaucoup de couleuvres venant des Ramgoolam et des Jugnauth depuis 50 ans et plus. Ils ont rongé leurs freins et payé le prix fort pour ne pas provoquer des frictions dans le pays. Si ces efforts, qui semblent ne jamais avoir été reconnus, continuent à être pris pour acquis, un virage dans les relations risque d’être pris dans un proche avenir. Trop, c’est trop ! Si deux familles hindoues veulent se bouffer entre elles, libre à elles d’offrir au pays leur piteux spectacle, mais qu’elles ne mêlent pas tous les Mauriciens à ce jeu, et surtout, qu’elles ne fassent pas ceux que leur sale affrontement n’intéresse pas payer le prix de leurs enfantillages de bas étage.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>Rezistans ek Alternativ</em> doit arrêter son jeu infect, qui ne peut que diluer plus avant la perception que l’on se fait des intérêts de chaque communauté du pays. Subron et Cie. sont en train de saper le sentiment d’appartenance à une culture précise et l’attachement à une identité que veut conserver encore longtemps une majorité de la population, Hindous compris. Les Mauriciens ne sont pas disposés à s’engager dans un jeu dont ils ne perçoivent même pas les règles et les éventuelles contraintes pour faire plaisir à quelques rêveurs.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Faisons aussi ressortir que l’approche du mouvement <em>Rezistans ek Alternativ</em> est simpliste. S’il veut montrer sa détermination à œuvrer en faveur d’une fusion à terme des différentes composantes de la société mauricienne, qu’il soit cohérent avec lui-même et qu’il commence par donner la preuve de la sincérité de sa démarche : qu’il initie un vrai combat, dans une transparence totale, contre le communalisme infect que pratiquent les politiciens hindous et qui retarde l’intégration ; qu’il combatte ouvertement et fermement la corruption et le trafic d’influence qui minent la méritocratie à Maurice ; qu’il s’engage à divulguer comment il va mobiliser la population contre la dilapidation des fonds publics à des fins bassement électoralistes ; qu’il nous dise comment il compte s’y prendre pour inculquer un minimum de respect à l’environnement ainsi que du civisme aux Mauriciens qui en manquent, y compris les Créoles susceptibles d’en bénéficier ; et enfin, qu’il nous dise quel type de politique il souhaitera instaurer et imposer dans le pays s’il arrive au pouvoir : communiste, socialiste, social-démocrate, ou peut-être alors un “pot-pourri — fouillis”, comme celui qui prévaut actuellement ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">De plus, nous nous attendons à ce que leurs déclarations d’intention, si jamais ils le font, soient suivies de prises d’action bien visibles et concrètes, en totale cohérence avec les objectifs clairs que le groupuscule aura annoncés au départ. À l’œuvre ! Du courage, et des explications franches et précises… ! On n’en attend pas moins de la part des membres d’un groupe qui prône haut et fort l’abolition de la déclaration relative à l’appartenance ethnique ainsi que les grands principes irréalistes d’une gauche par ailleurs en disparition accélérée dans le monde entier.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Du paradis où il faisait bon vivre avant l’indépendance, les politiciens hindous ainsi que Bérenger et Duval ont réussi à en faire un enfer où règnent dorénavant l’indécence, l’opportunisme, la saleté, la laideur, la corruption, le trafic d’influence, la drogue, l’insécurité, des services publics défaillants, la léthargie, les passe-droits, les abus de pouvoir et de biens sociaux, un énorme gaspillage, une incapacité à planifier et la conduite d’une politique incohérente et contradictoire à la petite semaine. Un énorme fatras à l’état pur, loin d’un État civilisé et moderne !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mauriciennes et Mauriciens de tous bords et de toutes communautés qui êtes conscients des gabegies, des manquements et des comportements indécents constamment répétés venant des politiciens qui ont charge de notre pays et qui sont en train de le paupériser avant de le faire sombrer, joignez-vous à nous pour leur dire : nous en avons marre ! Et pour leur dire en pleine figure : dégagez et laissez la place à des politiciens autrement plus capables et dynamiques que vous !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Suivons donc le dossier de<em> Rezistans ek Alternativ </em>de très près : comme vous savez, il est actuellement soumis à l’examen de notre plus haute instance judiciaire. Tenons-nous prêts à défendre nos cultures et nos identités respectives ainsi que notre vivre-ensemble actuel, afin de les mettre à l’abri des politiciens qui voudraient bien profiter d’une dissolution forcée de nos composantes dans un magma informe d’où les minorités non hindoues sortiront perdantes. Et à <em>Rezistans ek Alternativ</em>, disons fermement : Allez porter votre syncrétisme et vos lubies chez les naïfs et les petits idéologues à votre image !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous nous adressons aux Mauriciens éclairés et courageux : notre patrie est en danger. Il nous faut nous réveiller ! Certains veulent continuer à nous endormir. Nous devons lever la tête pour nous opposer à l’exploitation intellectuelle à laquelle nous sommes soumis et à la résignation forcée que nous subissons depuis trop longtemps.</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio       <br /></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: small; color: #000000;">[1] Voir en particulier l’excellent ouvrage de l’anthropologue Rosabelle Boswell, d’origine mauricienne, intitulé « Le Malaise Créole — Ethnic Identity in Mauritius » (texte en anglais) — Berghahn Books, New York, Oxford, 2006.</span></p></div>
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		<title>LA CONSTITUTION DE MAURICE ET SES GRAVES LIMITATIONS</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/la-constitution-de-maurice-et-ses-graves-limitations/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Apr 2019 12:28:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La constitution d’un pays est appelée sa loi fondamentale. Son importance est capitale pour la direction qu’elle imprime à un peuple, car c’est elle qui comporte les éléments politique, institutionnel, social et électoral dont dépend la marche de la démocratie dans ce même pays. Droits et libertés du peuple, fonctionnement de l’Assemblée nationale, des ministères, de la justice, de la police, de l’administration, circonscriptions électorales, mode de scrutin et organisation des élections, à peu près toute la structure institutionnelle du pays s’y trouve. Cette loi fondamentale a une profonde incidence sur la vie des citoyens, et l’on ne peut généralement juger de sa pertinence qu’après plusieurs décennies. </p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #e00b00;">Recevez nos chroniques dès qu’elles paraissent ! Dans la rubrique « ABONNEZ-VOUS À CE SITE PAR E-MAIL » (menu de droite), communiquez-nous votre adresse e-mail, puis cliquez sur « ABONNEZ-VOUS ». Nous ferons le reste ! Et nous vous garantissons que nous n&rsquo;utiliserons en aucun cas votre adresse à d&rsquo;autres fins.</span></em></span></p></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La constitution d’un pays est appelée sa loi fondamentale. Son importance est capitale pour la direction qu’elle imprime à un peuple, car c’est elle qui comporte les éléments politique, institutionnel, social et électoral dont dépend la marche de la démocratie dans ce même pays. Droits et libertés du peuple, fonctionnement de l’Assemblée nationale, des ministères, de la justice, de la police, de l’administration, circonscriptions électorales, mode de scrutin et organisation des élections, à peu près toute la structure institutionnelle du pays s’y trouve.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cette loi fondamentale a une profonde incidence sur la vie des citoyens, et l’on ne peut généralement juger de sa pertinence qu’après plusieurs décennies. Il appartient alors au peuple, si son pouvoir n’a pas dans l’intervalle été confisqué par ceux qu’il a élus, de l’ajuster et de modifier son fonctionnement pour garantir et valoriser le bien commun.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi donc, après plus d’un demi-siècle d’application, le moment est venu d’évaluer si la constitution de Maurice a assuré le mieux possible le bien-être physique, mental, moral et intellectuel de ses habitants, et s’il se présente une nécessité de pallier ses éventuelles lacunes et d’agencer certaines de ses dispositions dans l’intérêt de tous.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme il ne serait pas possible pour nous de passer en revue l’intégralité du texte concerné, nous allons traiter dans cette chronique uniquement les aspects de notre vie politique qui nous semblent nécessiter un véritable réexamen, à savoir :</span></p>
<ul>
<li style="padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le processus démocratique de base</span></li>
<li style="padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La représentation des composantes individuelles de la population du pays</span></li>
<li style="padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le découpage des circonscriptions</span></li>
<li style="padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La séparation des pouvoirs</span></li>
<li style="padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le besoin de réels contre-pouvoirs et de transparence</span></li>
<li style="padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les réformes globales à une démocratie devenue pratiquement illibérale à Maurice</span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></li>
</ul>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>A – Le processus démocratique de base</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous utilisons la méthode la plus neutre et objective qui soit pour examiner la marche de la démocratie locale, en suivant les différentes étapes de son processus de base : délibération, élection, décision, contrôle.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>La délibération.</strong> Comme chacun sait, il n’y a pas de véritable délibération réunissant l’ensemble des citoyens sur le plan politique à Maurice. Depuis longtemps déjà, le « politiquement correct » empêche la libre et franche expression des opinions et des points de vue, et les débats publics sont quasi inexistants dans l’île. Télévision et radios sont les moyens habituels utilisés dans les pays véritablement démocratiques, mais pas à Maurice. Les politiciens au pouvoir évitent soigneusement de se laisser questionner de manière spontanée sur la politique générale du pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>L’élection. </strong> À Maurice, comme chacun sait, une consultation de la population revêt un caractère de grand divertissement. La ou les circonscriptions concernées deviennent encore plus laides que d’habitude et sont même défigurées, mais l’occasion est considérée comme trop belle pour ne pas s’y engager pendant la campagne. Les critiques vont crescendo, les discussions entre votants à venir deviennent de plus en plus animées, l’identification totale à un parti politique s’étale, l’insécurité monte et le communalisme se montre sous son plus mauvais jour. En quelque sorte, le peuple s’amuse et organise ses paris sur les résultats à venir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Reconnaissons toutefois que les élections, telles que les prévoit la constitution du pays, se déroulent selon les règles et que les bourrages d’urnes n’existent pas chez nous. Il y a bien des usurpations d’identité ici et là, mais les scrutins se déroulent généralement correctement. C’est probablement l’atout le plus concret que puisse offrir Maurice quant au respect des règles de la démocratie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Les décisions de l’assemblée.</strong> Rien de très stimulant à ce niveau. Les travaux en commission, si tant est qu’ils se déroulent comme prévu, ne semblent avoir aucune incidence sur des décisions pour ainsi dire connues d’avance, car la discipline de vote – signe certain d’une soumission aveugle au Premier ministre, être tout puissant – est de rigueur en toute circonstance. C’est ce qu’on appelle bêtement à Maurice le système westminstérien.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Le contrôle.</strong> C’est là que se situe l’une des plus grandes faillites du processus démocratique à Maurice : le suivi de la bonne marche du système et de l’exécution sans faille des décisions prises. Les exemples pleuvent : le rapport annuel du directeur de l’audit et le non-respect des mesures annoncées dans le discours du budget constituent des exemples significatifs, mais les failles, les omissions et les parachutages sont très nombreux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>B – La représentation des composantes de la population du pays</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cette question, dont le caractère est d’une extrême sensibilité dans un contexte multiculturel, est le trou béant de notre constitution depuis 1968. Nous le montrerons clairement dans une prochaine chronique : Seewoosagur Ramgoolam a kidnappé notre constitution à son profit, en pas moins de deux fois, en 1967, d’abord par son contenu, puis par le processus de son adoption.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le résultat, c’est que notre constitution provoque des déséquilibres en termes de représentation des partis, de résultats des élections, et de la représentation des composantes de la société mauricienne. Le système de scrutin dont nous disposons, celui d’élections trinominales (trois candidats à élire par circonscription) à la majorité relative à un seul tour, aboutit aux situations antidémocratiques suivantes :</span></p>
<ul>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Des résultats où un parti politique donné rafle toute la mise, sans représenter la majorité des électeurs</span></li>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La liberté laissée aux politiciens de viser à une représentation du peuple à l’Assemblée nationale basée sur le nombre de représentants de chaque communauté et sous-communauté, les programmes politiques revêtant une importance relative. Chez nous, la représentation des communautés et des sous-communautés respectives passe bien avant les idées et les programmes</span></li>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Une représentation de la population générale dépendant dans une grande mesure de coalitions, avec des députés entièrement soumis aux décisions d’un seul homme, le Premier ministre, dans le processus législatif. Ces coalitions ne servent en fait qu’à allouer des prérogatives ministérielles à un leader de parti inférieur en importance et à son équipe restreinte pendant un certain temps au cours d’une mandature</span></li>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Un système patriarcal, dépassé, qui aboutit au fait qu’un seul homme concentre entre ses mains les prérogatives de chef de parti politique, de décideur inattaquable d’à peu près toutes les décisions à l’Assemblée nationale, de chef de l’exécutif et de distributeur de faveurs à ses proches et soutiens</span></li>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Une concentration extrême de pouvoirs sans contre-pouvoirs correspondants</span></li>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Un corps administratif soumis</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avec une telle constitution, qui a presque toujours garanti une longue carrière politique au sommet sans grande opposition, il a été extrêmement difficile à une opposition, qu’elle quelle soit, de faire valoir son optique sur des questions d’importance pour le pays, notamment en termes de représentation égale des communautés dans une île composée uniquement de minorités. Tant que la majorité gouvernementale ne joindra pas ses efforts à ceux de l’opposition, le développement d’un sentiment d’appartenance à une nation en devenir, l’exemple à donner en matière de respect des règles du jeu pour des postes à occuper dans le secteur public, l’ordre et la discipline dans la sphère publique, la bataille contre les dérives de toutes sortes (corruption, trafic d’influence, financements occultes, drogue, etc.) resteront quasiment impossibles à réaliser.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Quoi qu’il en soit, même avec de telles limitations presque insurmontables, il n’y a jamais eu de bonne raison politique et morale pour Bérenger et Duval fils, les principaux chefs de l’opposition des dernières décennies, de baisser les bras et de ne pas relever systématiquement les grossières manipulations de certains Premiers ministres, non seulement pour relever et combattre les traitements discriminatoires, mais aussi pour aborder des dossiers susceptibles d’assurer une représentation et un traitement égal aux membres des minorités faiblement représentées à l’Assemblée nationale.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chacun d’eux a failli spectaculairement dans cette mission.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Bérenger, cet éternel Poulidor du circuit politique mauricien, est devenu après son adoration pour Marx et Mao un faiseur de Premiers ministres de la principale communauté du pays, et a préféré ne pas manifester de soutien visible, pour des raisons purement électoralistes, à la population générale. Quant à Duval, il a montré que son principal objectif consistait à trouver <em>enn bout</em> dans une forme de coalition quelconque au fil des occasions. Quelle plus évidente illustration de ses détentes différées pour la cause de la représentation adéquate des Créoles à l’Assemblée que son réveil subit aux propositions de la Electoral Boundaries Commission (EBC) quant au redécoupage des circonscriptions de Maurice ! Qu’a-t-il fait exactement à ce propos au cours des vingt dernières années, avant de se réveiller subitement ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>C – Le découpage des circonscriptions</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Navin Ramgoolam, dont le père était spécialiste du rangement de multiples rapports au fond des tiroirs de son bureau, a fait disparaître les propositions de la EBC en 2009. Elles ne lui convenaient pas. Qui s’est élevé alors contre lui pour tenter de lui faire présenter lesdites propositions pour des débats à l’Assemblée ?  Même pas Xavier Duval !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et pourtant, la constitution stipule clairement que ces propositions doivent être soumises à l’Assemblée nationale (article 39, paragraphe 4), suite à quoi « <em>The Assembly may, by resolution, approve or reject the recommendations of the Electoral Boundaries Commission but may not vary them.</em><em> »</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En 2014, Bérenger voulait donner un coup de main à Ramgoolam pour changer notre système constitutionnel et le faire devenir semi-présidentiel. Aux dernières nouvelles, il semblerait qu’il ne soit pas favorable au fait que les dernières recommandations de la ECB soient prises en considération et adoptées, voire rejetées, avant les prochaines élections, ce qui a évidemment la faculté de ravir Jugnauth et Ramgoolam. Toujours égal à lui-même, ce vieux caméléon !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans les années 1970, en Irlande du Nord, des citoyens se sont heurtés et se sont fait tuer pour s’opposer au <em>gerrymandering</em>, c’est-à-dire au découpage arbitraire des circonscriptions électorales ou au refus de les faire évoluer. À Maurice, il revenait obligatoirement aux chefs de l’opposition successifs depuis des décennies de s’élever contre la non-actualisation des circonscriptions au fil du travail de la EBC. Quand et où les a-t-on entendus, la GG (grande gueule) <em>konn tou</em> en particulier ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>D – La séparation des pouvoirs</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme en Grande-Bretagne, nos ministres sont tous choisis parmi les députés élus (à l’exception parfois d’un seul d’entre eux, celui de la Justice). Dans le contexte mauricien, où l’on évolue très souvent au ras des pâquerettes, ça donne ce que l’on peut souvent voir par soi-même : des gens qui ne sont de toute évidence pas à la hauteur. C’est ainsi qu’Aneerood Jugnauth a nommé comme ministres de la Culture plusieurs incultes, ce qui renseigne d’ailleurs sur l’intérêt qu’il attache aux gens cultivés.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans beaucoup de démocraties qui fonctionnent convenablement, les ministres sont souvent des personnes capables non élues qui viennent apporter leurs compétences à la bonne marche de l’État par nomination. Chez nous, les médiocres sont nombreux dans le gouvernement, et ils pourraient disparaître rapidement de la scène politique suite à un changement constitutionnel approprié.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>E &#8211; Le besoin de réels contre-pouvoirs et de transparence</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans toute démocratie qui se respecte, le pouvoir est balancé par des contre-pouvoirs, qui s’organisent contre une autorité établie (associations, syndicats, groupes de pression, presse, opinion publique et autres instances). C’est à ce prix que les libertés peuvent s’exercer et différentes règles de la vie en commun peuvent être respectées.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À Maurice, à part la presse (dans une mesure limitée) et – de plus en plus – les réseaux sociaux, les politiciens « bénéficient » d’une absence flagrante de réactions et de critiques à leurs excès. Notre démocratie n’est pas et ne peut être participative, car une majorité de votants continue à montrer, dramatiquement, son infantilisme, son suivisme ainsi que ses manques de maturité politique et de dignité élémentaire !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La concentration des pouvoirs législatif et exécutif s’accélère, et si des contre-pouvoirs solides ne sont pas mis sur pied, nous allons nous enfoncer dans un système autoritaire. La situation se dégrade systématiquement, lentement mais sûrement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À notre sens, Maurice devient un pays dans lequel l’existence d’une deuxième chambre deviendra d’une importance cruciale pour la survie du système, à l’image de la Chambre des Lords en Grande-Bretagne ou du Sénat en France. Instance composée de membres nommés connus et reconnus pour leurs capacités et leur intégrité, elle pourrait avoir ici deux fonctions principales :</span></p>
<ul>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Sans prérogatives de blocage, elle serait un espace d’appréciation et de réaction aux propositions de loi à venir. L’Assemblée nationale resterait l’instance de décision finale, mais aurait à tenir compte des retours reçus de cette deuxième chambre ;</span></li>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Elle détiendrait, par contre, de réelles prérogatives en matière de contrôle de la bonne exécution des lois ainsi – et surtout – pour examiner et mettre en cause les membres de l’exécutif dans leurs fonctions ministérielles.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Quelles sont les chances qu’une réforme dans ce sens se produise effectivement ? Elles sont faibles, car le type de politiciens actuellement actifs sur la scène politique n’auraient aucun intérêt à se faire contrôler. Et pourtant, ce serait si nécessaire…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>F &#8211; Les réformes globales à une démocratie devenant peu à peu illibérale</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’autoritarisme du pouvoir en place devient préoccupant (voyez par exemple la façon dont il est défendu aux habitants de Saint Paul d’exprimer leurs frustrations envers la piteuse gestion des canalisations d’égouts dans leur région). L’île Maurice s’enfonce, petit à petit dans ce qu’on appelle ailleurs la démocratie illibérale.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Elle consiste à reconnaître le caractère « formellement » démocratique d’un pays, mais aussi à constater la nature autoritaire de son pouvoir. La souveraineté du peuple, exprimée par ses représentants dans les instances dirigeantes, se sépare peu à peu de la liberté des individus. Le supposé libéralisme qui prévaut à Maurice devient illibéral.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En face de ces abus de pouvoir et de concentration toujours plus forte d’un nombre considérable de prérogatives aux mains d’un seul homme, dont on connaît bien maintenant les capacités exactes et les penchants, il appartient au peuple de réagir. Et lorsqu’on voit comment l’opposition parlementaire à cette situation agit et réagit, on parvient à la conclusion qu’il faut se débarrasser, lors des prochaines élections, de « la bande des quatre », soit le Premier ministre actuel, deux anciens Premiers ministres, et Monsieur le Prince, fils du Roi créole.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ce n’est donc que par un nettoyage par le vide et la création d’un nouvel espace politique moderne, ouvert, transparent et dynamique que Maurice peut dorénavant se réinventer et progresser.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio     <br /></span></p></div>
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		<title>LES BLOCAGES PERSISTANTS DE LA VIE POLITIQUE À MAURICE</title>
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		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Apr 2019 15:55:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous traitons cette semaine de l’archaïsme de la vie politique à Maurice, de ses causes et de ses conséquences néfastes pour le développement surtout moral, intellectuel et économique de la communauté dans son ensemble.<br />
Commençons, si vous voulez bien, par délaisser pour une fois ce que nous voyons de la vie politique du pays tous les jours autour de nous, et tentons de voir ce qui peut se trouver derrière, en examinant le contexte et les événements courants sous l’angle culturel de notre vie communautaire.</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #e00b00;">Recevez nos chroniques dès qu’elles paraissent ! Dans la rubrique « ABONNEZ-VOUS À CE SITE PAR E-MAIL » (menu de droite), communiquez-nous votre adresse e-mail, puis cliquez sur « ABONNEZ-VOUS ». Nous ferons le reste ! Et nous vous garantissons que nous n&rsquo;utiliserons en aucun cas votre adresse à d&rsquo;autres fins.</span></em></span></p></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_7  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chères lectrices, chers lecteurs,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous allons traiter cette semaine de l’archaïsme de la vie politique à Maurice, de ses causes et de ses conséquences néfastes pour le développement surtout moral, intellectuel et économique de la communauté dans son ensemble.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Commençons, si vous voulez bien, par délaisser pour une fois ce que nous voyons de la vie politique du pays tous les jours autour de nous, et tentons de voir ce qui peut se trouver derrière, en examinant le contexte et les événements courants sous l’angle culturel de notre vie communautaire. Cet exercice est fondamental, car c’est lui qui peut expliquer, dans une grande mesure, pourquoi plus de cinquante ans après notre indépendance, nous sommes toujours confrontés à des difficultés d’un autre âge et que notre pays continue à sombrer, implacablement, dans le désordre, le laxisme, la saleté, la laideur, la léthargie, l’insécurité, l’immoralité et beaucoup d’indifférence. Le degré atteint est même devenu préoccupant, car toutes les manifestations tangibles de ces points négatifs ne semblent plus nous interpeller.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il en résulte une société qui projette une situation de blocage, qu’arrivent encore à sauver une coexistence et une tolérance surtout dues au pacifisme qu’inspire la culture hindoue, faut-il le reconnaître, malgré les contraintes qu’elle impose en même temps. Une légère émergence d’une culture typiquement locale, une fusion en quelque sorte, semble prendre forme graduellement, mais en cette année 2019, nous sommes encore loin du compte. En fait, les côtés contraignants de notre vie en commun deviennent de plus en plus apparents : en effet, une île multiculturelle ne vit pas seulement de coexistence, mais aussi et probablement surtout de compréhension réciproque, de tolérance, de respect mutuel et de civisme, sans lesquels les valeurs, les objectifs et le bien commun ne sont qu’un simple concept abstrait. La plupart des politiciens mauriciens ne les favorisent pas.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Disons-le sans ambages : la « cohabitation » de nos deux principales cultures – l’orientale et l’occidentale – est encore et toujours une source d’incompréhension, de difficultés et de retard dans l’avancement de notre vie politique. Examinons donc ce qu’il en est, avec franchise, discernement et transparence (des qualités qui nous manquent souvent), afin que nous en devenions vraiment conscients.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour ce faire, commençons par déterminer aussi précisément que possible les caractéristiques des principales cultures du monde. Rendez-vous pris avec l’institution considérée comme la plus étoffée en données dégagées d’évaluations régulières sur l’évolution des coutumes, des valeurs, et des croyances dans plus de 100 pays, la <em>World Values Survey Association</em>, basée à Stockholm (<a href="http://www.worldvaluessurvey.org" style="color: #000000;">www.worldvaluessurvey.org</a>).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En deux mots, elle nous montre qu’en Chine, en Inde et dans les pays musulmans, les populations adhèrent massivement aux « valeurs traditionnelles » (domination de l’homme, verticalité du pouvoir, hiérarchie dans la structure familiale et préséance de la communauté sur l’individu). De plus, la loyauté envers le groupe est considérée comme plus importante que la tolérance.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans les sociétés occidentales, les caractéristiques dominantes sont différentes : la raison s’est définitivement imposée il y a deux siècles, chaque personne doit s’accomplir à travers l’acquisition de valeurs individualistes et progressistes, et le relativisme et le pluralisme moral dominent de plus en plus largement la croyance ou l’idéologie. À Maurice, tenant compte du poids relatif de chaque communauté, admettons que les valeurs traditionnelles dominent toujours, du moins à première vue.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour les besoins de notre étude (qui ne résulte que de l’observation directe pendant plusieurs décennies), nous assimilons tous les membres de la « population générale » à la culture occidentale, si ce n’est qu’à cause de la forte perception qu’ont les membres de ce groupe de la place déterminante du sens du bien et du mal et du développement individuel, affirmé chez lui. Nous tenons aussi à l’esprit le fait que beaucoup de membres des communautés d’origine non-occidentale de Maurice sont maintenant acquis aux valeurs de la réalisation de soi, du développement d’un sens critique personnel affirmé et de l’appréciation objective de situations et de comportements donnés.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le premier groupe, celui qui s’identifie aux groupes socio-culturels hindous, domine toujours la vie politique dans l’île de par son nombre important. Il est constitué en grande partie par ceux qui sont encore en quête d’une (meilleure) ascension sociale, mais aussi d’une petite partie des autres Mauriciens à optique courtermiste qui estiment qu’ils seront mieux lotis avec Jugnauth et Ramgoolam à la tête du pays qu’avec d’autres. Là se trouve le principal « fonds de commerce » de ces derniers en réserve d’électeurs.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’attitude des leaders hindous envers cette frange de la population est le reflet typique de celle qui prévaut dans le sous-continent indien : le respect s’exprimant dans seul sens ‘bottom-up’, un pouvoir d’encaissement prononcé et une perception diffuse de l’ordre et de la rigueur. Le nombre de ceux qui à Maurice constituent cette réserve de voix semble être en diminution, mais aussi longtemps que leur poids dans un système de vote à majorité relative prévaudra, le pays dépendra de leurs sympathies politiques, que les quatre principaux leaders politiques et d’autres intérêts moins évidents ne veulent pas faire évoluer. Ainsi donc, l’on peut s’attendre que le poids de cet électorat continue à conditionner la vie politique pendant longtemps dans le pays – nous l’estimons à une génération, voire deux ou plus.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">De leur côté, comme on le sait, les politiciens pratiquent le clientélisme à fond, car ils n’ont aucun intérêt à provoquer une évolution. En effet, dans les arcanes du gouvernement – législatif, exécutif, haute administration, direction des organismes para-gouvernementaux, <em>roder boutt</em> et autres parasites – nombreux sont ceux qui y perdraient. Chacun a son sens des priorités dans sa mission de service public.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voyons quelques exemples du comportement de nos politiciens envers les mandants des différents bords culturels.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">18 octobre 2017. Divali Night à Triolet, village où Navin Ramgoolam s’est fait battre à plate couture en décembre 2014. Il y est présent, et il règle ses comptes avec ceux qui l’ont éliminé. Les reproches pleuvent : les votants n’ont pas su se servir de leur « intelligence ». Avec l’éducation qu’ils ont reçue, ils auraient dû voter avec leur « esprit ». Ils sont des couillons, car ils ont en fait voté en quelque sorte contre ceux qui leur ont « donné » l’indépendance. Ils ont commis la grossière erreur de ne pas voter pour lui.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour ceux à Maurice qui se sont frottés aux valeurs occidentales et au respect de l’autre, de tels propos sont tout simplement ahurissants. Disons tout simplement que ce n’est pas le genre de discours qu’aurait pu se permettre aujourd’hui Xavier Duval à Roche-Bois.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Deuxième exemple : les récents comportements des Créoles à la route de La Brasserie, en raison de la non-fourniture d’eau à ceux de cet endroit. Commentaire de Pravind Jugnauth à ce propos : ce n’est pas une façon de faire. Ainsi, ce Premier ministre qui est le nôtre aura montré qu’il ne comprend même pas ce à quoi s’attend une partie de la population dont il a la charge, pour ainsi dire, et comment elle perçoit les choses. Il n’aura pas compris qu’elle s’attend à être traitée sur la base du respect réciproque, propre à la mentalité occidentale : une interruption de la canalisation de l’eau vers Forest-Side est intervenue, et le minimum auquel s’attendent ses habitants est que les responsables de ce service public communiquent comme il convient avec eux, dès le départ. Ils doivent se rendre sur place et expliquer la situation, car c’est ainsi qu’ils peuvent montrer qu’ils sont conscients de leurs devoirs envers ceux qui les font vivre.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Troisième exemple, extrêmement intéressant celui-là. Aujourd’hui, à Mont Choisy, Pravind Jugnauth s’est fait rabrouer à une cérémonie religieuse tamoule par les invités présents, qui ont exprimé leur désaccord au mélange de la religion et de la politique. Les Tamouls sont connus pour leur fierté et la place très ancienne qu’ils occupent dans la société mauricienne. L’objectivité et la mise au pas des politiciens opportunistes progresse dans l’île. Bravo pour ceux qui ne veulent pas que les Premiers ministres les utilisent pour booster leur futurs votes. « Pas fer politik lor ledo la kominoté ». Tout le pays et toutes les communautés, quelles qu’elles soient, devraient s’en inspirer… Et tous les politiciens indistinctement devraient tenir compte de cette considération !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ajoutons une dernière observation. Les discours des politiciens à leurs sympathisants se passent toujours dans un seul sens (<em>one-way</em>, sans possibilité d’échanges) à leurs mandants, et les meetings publics ne consistent qu’à adresser des critiques sans aucune valeur intellectuelle à des opposants. La MBC, qui aurait pu constituer un outil commode pour les débats entre politiciens avertis et le public, ne s’aventurera jamais dans de tels exercices. Ils sont soigneusement évités, car ils montreraient combien certains politiciens sont intellectuellement pauvres. L’ariaz, dirait l’autre.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En tenant compte de la teneur de notre Constitution actuelle, nous reconnaissons et acceptons bien volontiers le fait que les Premiers ministres à venir seront des Hindous. Par contre, ce qu’il sera de plus en plus difficile d’accepter, c’est qu’ils continuent à être du faible calibre et de la modeste envergure de Jugnauth et de Ramgoolam.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi, pour donner un exemple, si le Parti travailliste devait continuer à jouer un rôle dans la vie politique du pays dans les prochaines années, il faudrait impérativement favoriser la présence d’Arvin Boolell à sa tête, et donc s’unir pour faire opposition à celui qui a voulu, avec la perfide aide de Bérenger, modifier notre droit constitutionnel pour s’octroyer d’importants pouvoirs « présidentiels ». En décembre 2014, l’île Maurice a failli verser dans un système éminemment risqué pour son avenir politique, avec un potentat à sa tête.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour résumer, nous n’avons vraiment pas eu de chance depuis 1968 avec nos leaders. Leur faible trempe, leur avidité déraisonnée du pouvoir et leur absence de courage à des moments cruciaux ne leur auront pas permis de donner l’exemple, d’imprimer un minimum de dynamisme et de motiver l’ensemble de la population dans une même direction vers un avenir meilleur. Pour cela, il aurait fallu réformer tout un cadre mental, et de ça, ils n’en ont même pas eu conscience. La communauté majoritaire possède depuis longtemps ses éléments indéniablement intelligents, compétents et éclairés, dont les talents pourraient contribuer valablement au développement national. Mais ils refusent, comme ceux d’autres communautés, de se tremper dans le cloaque de la vie politique de notre pays. C’est triste !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Quoi qu’il en soit, la situation évolue : les contraintes culturelles et morales à de multiples aspects de notre développement sont aujourd’hui de plus en plus apparentes et pénalisantes. Et sur le plan pratique, une prise de conscience grandissante va mettre un frein à des paternalismes d’un autre âge. Tout ce qui pénalise encore une véritable démocratie participative, le développement du sens critique, la sensibilisation aux principes et aux valeurs capables d’inspirer les jeunes et les moins jeunes dans la cité, et surtout et avant tout la méritocratie, va disparaître peu à peu, dépendant de l’évolution de la scène politique et de l’élimination de la « bande des quatre ». Le langage politiquement correct, qui a tant freiné l’acquisition d’une réelle liberté d’expression depuis l’indépendance disparaît déjà&#8230; Les réseaux sociaux à eux seuls en assureront l’élimination définitive.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Unissons nos forces et nos énergies, chères lectrices et chers lecteurs, par nos dispositions et nos efforts visant à apporter notre soutien et nos propositions à certains des nouveaux partis qui, fort heureusement, émergent. Dans ce phénomène de renouvellement du personnel politique se trouve, sans aucun doute, une grande partie d’un avenir meilleur pour nous et ceux qui seront là après nous.</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio       <br /></span></p>
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		<title>SAUVER LE BEST LOSER SYSTEM, À TOUT PRIX…</title>
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		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 Feb 2019 17:15:59 +0000</pubDate>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #e00b00;">Recevez nos chroniques dès qu’elles paraissent ! Dans la rubrique « ABONNEZ-VOUS À CE SITE PAR E-MAIL » (menu de droite), communiquez-nous votre adresse e-mail, puis cliquez sur « ABONNEZ-VOUS ». Nous ferons le reste ! Et nous vous garantissons que nous n&rsquo;utiliserons en aucun cas votre adresse à d&rsquo;autres fins.</span></em></span></p></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mauriciens non-Hindous, réveillez-vous !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Si vous ne vous opposez pas à la tentative annoncée de Pravin Jugnauth de rechercher un vote majoritaire suffisant au Parlement pour éliminer de la Constitution la disposition de notre système électoral relative au « meilleur perdant » (Best Loser System), c’est la protection de votre identité et de vos intérêts qui disparaîtra à tout jamais !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Jusqu’à ce jour, la quasi-totalité des Mauriciens pensent que ce fameux BLS se résume à une simple disposition à caractère électoral, dont le but est de compenser les résultats d’élections conçues pour compenser les déséquilibres dans les résultats des consultations électorales donnant un avantage à la communauté dite majoritaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais il s’agit en fait de beaucoup plus que cela. En effet, cette disposition reconnaît explicitement l’existence de quatre communautés à Maurice, et implicitement la nécessité d’assurer et de maintenir un équilibre en matière de représentation dans la gouvernance du pays pour chacun d’eux. Sans BLS, le principe de la représentation tant soit peu juste au sein du corps législatif ne serait pas garanti et, par conséquent, la représentation au sein du corps exécutif serait elle aussi déséquilibrée, les ministères étant occupés de par notre Constitution par des députés issus du Parlement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme vous le savez, Seewoosagur Ramgoolam a opté en 1967 pour un scrutin dit « à la majorité simple à un tour » (First Past The Post), système électoral basé sur la configuration du nombre des membres des différentes communautés de Maurice qui lui garantissait, à l’époque, une victoire facile lors des scrutins successifs. Il n’a pas seulement usé de ce système pour imposer son parti, mais il a aussi profité abusivement des privilèges qu’il lui offrait pour octroyer aux Hindous un nombre de sièges au Parlement et des postes dans la fonction publique, dans les organismes paragouvernementaux, dans la police et dans la Mobile Force très largement supérieurs au pourcentage de la population qu’ils représentaient. Ses trois successeurs ont perpétué cette tendance, qui s’est même accentuée&#8230;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et depuis le début de 2015, ce mouvement est devenu tel que la quasi-totalité des secteurs précités est dorénavant entre les mains de cette communauté. Il suffit de regarder autour de soi pour constater cette situation. Par ailleurs, comme chacun sait aussi, le régime du <em>piti-la</em> devient autoritaire, les libertés se restreignent et le népotisme s’impose de plus en plus dans le pays. En outre, tous les citoyens de Maurice, sans distinction, sont en train de payer le prix très élevé et les conséquences de la rivalité toujours plus féroce entre le Ramgoolam et les Jugnauth. L’île entière doit affronter sans possibilité de contestation l’irresponsabilité de ces politiciens et le dévoiement accéléré de la morale publique.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Or, il semble bien que le facteur « nombre » de la population soit en train d’évoluer. D’environ 50 % que représentait la communauté hindoue sur le territoire durant les deux premières décennies qui ont suivi l’indépendance, les départs et les chutes de natalité ont apparemment ramené ce pourcentage autour de 42-43 %, transformant ainsi la majorité absolue que détenait cette communauté dans le pays en majorité relative. Si tel est bien le cas, l’on comprend mieux la réticence qui s’exprime chez les gouvernants depuis le début des années 1980 à maintenir l’organisation de recensements, qui seraient évidemment susceptibles de confirmer cette tendance.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En combinaison avec les redécoupages réguliers des circonscriptions prévus dans la Constitution mais pas effectués depuis de nombreuses décennies, ils seraient à même d’apporter un début de changements dans la représentation des différents groupes au Parlement, et la population générale en premier.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avec le BLS, les minorités autres que la minorité hindoue ont encore une pleine identité sur le plan du recensement et de l’emploi dans la fonction publique, et elles peuvent donc exprimer sans réserve leurs aspirations et leurs revendications concernant leur juste représentation dans les circonscriptions à l’occasion d’élections ainsi que les postes auxquels ils pourraient prétendre dans le service civil.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Sans BLS, les minorités non hindoues perdront leur identité, et les hommes politiques au pouvoir pourront faire ressortir, tout à fait justement, qu’il n’existe plus de critères permettant de différencier les Mauriciens entre eux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et si, avec le BLS, la place des minorités non hindoues dans les postes publics a pu se réduire dans la proportion que l’on sait (ou que l’on pourrait savoir si on le voulait vraiment), nous vous laissons deviner ce qui se passera le jour où, supposément, les Mauriciens n’auront plus en commun que leur citoyenneté. L’on devine assez aisément que la domination hindoue sera encore plus prononcée qu’avant.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous tenons quand même, devant cette situation, à faire ressortir plusieurs choses de grande importance :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En premier lieu, nul ne peut contester le fait que l’élimination d’un système qui répartit les Mauriciens en plusieurs groupes pourrait favoriser un meilleur sens de l’appartenance à la communauté nationale. Mais sans l’apport de changements préalables à la Constitution, dégagés par des instances parfaitement neutres (et non pas par des politiciens espérant en tirer des gains, surtout pour eux-mêmes), une telle élimination sera parfaitement inutile et éminemment dangereuse. Dédaignons donc l’expression d’idées supposément nobles sur le compte d’une élimination du BLS – y compris celles exprimées par les représentants de <em>Resistans ek Alternativ</em> et celles du cardinal Piat – jusqu’au jour, forcément lointain, ou chaque groupe aura accepté que lui-même et les autres participent pleinement et équitablement au développement du pays et que tous les Mauriciens, quels qu’ils puissent être, œuvrent sincèrement en faveur de l’intérêt national et du bien commun.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans toute tentative de radiation du BLS, non seulement tous les politiciens qui saturent et minent notre espace démocratique depuis des décennies ne pourront pas nous aider, mais il s’agira même de s’en méfier. Les Ramgoolam, les Jugnauth, Bérenger, Duval et tutti quanti ont prouvé en maintes fois, chacun de son côté, mais aussi en paires, que des coalitions et des postes ministériels peuvent passer avant les intérêts essentiels de certains groupes défavorisés.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La Constitution de Maurice a maintenant montré, du moins aux yeux de ceux qui prennent la peine de voir, qu’elle comporte de nombreuses faiblesses, dont la quasi complète absence de contre-pouvoirs n’est pas la moindre. Elle pourrait sans aucun doute être sensiblement améliorée, au bénéfice de tous, aussi longtemps que l’exercice est impérativement enlevé des mains des politiciens, de quelque bord qu’ils soient.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voyons maintenant ce qui pourrait être fait, avec un peu d’efforts et de détermination, pour arrêter toute tentative de radiation du BLS dans un proche avenir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans toute démarche dans le sens que nous allons indiquer, ce qui frappe toujours à l’île Maurice (même par rapport aux pays africains sous-développés), c’est l’absence d’organisation solide et de cohésion de la société civile (employés, ONG, groupes confessionnels et communautaires, associations sans but lucratif de divers domaines, universitaires, etc.). Sans regroupement, sans plate-forme, sans liberté d’action et sans initiatives suivies, les actions concertées sont difficiles à prendre et à mener.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voici nos propositions. Pour les maintenir succincts, elles sont essentiellement axées sur la communauté créole.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">De la récente interview de Gaëtan Jacquette, porte-parole du Mouvement des organisations créoles (ROC), l’on peut relever la conscience aiguë d’un malaise des Créoles qui perdure, et le souhait non éteint d’œuvrer pour son élimination. Il s’agira donc, dans un premier temps, de convoquer un rassemblement des principales organisations représentatives et fédératrices de cette communauté, au cours duquel la façon d’approcher la défense et le maintien du système du BLS sera arrêtée. Dans cette optique, au moins quatre démarches devront alors suivre :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Faire jouer la communication, en s’adjoignant la collaboration des médias, et de la presse en particulier.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Approcher non pas le cardinal Piat en s’écriant « Piat lux ! », celui-ci étant en faveur de l’élimination du BLS (ce qui n’est guère étonnant), mais plutôt Jean-Maurice Labour. Celui-ci a récemment fait état avec beaucoup de perspicacité et d’incision de sa connaissance du dossier des minorités à Maurice, et sa clairvoyance est édifiante ! À notre sens, il est donc bien celui qui, parmi les religieux de son groupe spirituel, devrait être sollicité pour apporter son concours à la sensibilisation au dossier du BLS parmi les Créoles, dans la mesure où la latitude d’action dont il dispose le lui permettra.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les politiciens devront être approchés, pour que les représentants de la composante créole du pays leur signifient leur fermeté à l’égard du maintien du BLS, et ce, aussi longtemps qu’un réel équilibre des éléments composant la communauté nationale (on ne peut même pas parler de nation mauricienne, car elle n’existe toujours pas) n’aura pas été assuré. Bérenger, Duval et Collendavelloo en particulier devront être prévenus : s’ils entrent dans le jeu de Pravin Jugnauth pour faire disparaître le BLS, ils en paieront le prix, tant devant l’électorat que devant l’Histoire !</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Enfin et surtout, la communauté créole dans son ensemble devra être sensibilisée aux pleins enjeux que comporte le BLS pour elle, beaucoup plus sur le plan identitaire qu’électoral, et le soutien actif de ses membres à cette cause devra être recueilli.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans la situation qui prévaut, le BLS doit être perçu comme un véritable outil de négociation, à ne pas confier à quelque politicien que ce soit car, à bien voir, leurs agendas et ceux de leurs mandants ne sont pas souvent les mêmes. Il reviendra aux membres de la communauté eux-mêmes d’assurer, à travers leur solidarité, la pérennité de leur identité et de leurs valeurs. Nul autre ne peut s’en charger pour leur compte.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le défi est ambitieux, mais il est tout à fait à la portée d’un groupe courageux et motivé, et déterminé à atteindre avant la prochaine rentrée parlementaire la préparation d’un dossier solide en faveur du maintien du BLS.</span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio</span></p></div>
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