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	<title>Archives des CCI - Allo Maurice</title>
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	<description>Allo Maurice !  La diaspora appelle...</description>
	<lastBuildDate>Sun, 13 Mar 2022 12:10:09 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des CCI - Allo Maurice</title>
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		<title>CES PETITS TOUTOUS LÂCHES QUI DÉTRUISENT LA CCI DE MAURICE…</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/ces-petits-toutous-laches-qui-detruisent-la-cci-de-maurice/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Mar 2022 09:41:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[assemblée générale]]></category>
		<category><![CDATA[CCI]]></category>
		<category><![CDATA[CCI de Maurice]]></category>
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		<category><![CDATA[marday venkatasamy]]></category>
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		<category><![CDATA[pravind jugnauth]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Membres de notre Chambre, l’heure est grave, très grave ! Les dernières nouvelles qui m’arrivent de Maurice révèlent une situation extrêmement préoccupante pour l’avenir de notre institution. Je vous avais signalé, il y a quelques semaines, comment le président et le Conseil avaient sapé l’image et la crédibilité et mis en danger la mission même de celle que l’on appelait encore il y a quelques années « la Grande Dame ». Depuis, un quotidien nous a révélé des choses toujours plus alarmantes sur son compte, témoignant de son inéluctable dégénérescence… Ce que nous ne savions pas, c’est qu’il y a encore des nouvelles bien plus catastrophiques qui se présentent à notre CCI. Lisez…</p>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/ces-petits-toutous-laches-qui-detruisent-la-cci-de-maurice/">CES PETITS TOUTOUS LÂCHES QUI DÉTRUISENT LA CCI DE MAURICE…</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong>Membres de notre Chambre, l’heure est grave, très grave ! Les dernières nouvelles qui m’arrivent de Maurice révèlent une situation extrêmement préoccupante pour l’avenir de notre institution.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;"><strong>Je vous avais signalé, il y a quelques semaines, comment le président et le Conseil avaient sapé l’image et la crédibilité et mis en danger la mission même de celle que l’on appelait encore il y a quelques années « la Grande Dame ». Depuis, un quotidien nous a révélé des choses toujours plus alarmantes sur son compte, témoignant de son inéluctable dégénérescence…</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; background-color: #ffff00;"><strong>Ce que nous ne savions pas, c’est qu’il y a encore des nouvelles bien plus catastrophiques qui se présentent à notre CCI. Lisez…</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Permettez-moi tout d’abord de tracer brièvement combien il a fallu de temps, d’efforts et de détermination pour pousser notre Chambre à jouer le rôle qui revient en fait à toute institution nationale du privé dans un système libéral de tradition britannique.</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">En 1935, une requête du secrétaire de la « Chambre de Commerce » à son Conseil à l’effet qu’un téléphone soit installé dans ses (petits) locaux a été rejeté : les moyens faisaient défaut, et l’utilité d’un appareil de communication n’était pas évident. Ce secrétaire était l’employé de pas moins de 4 organismes locaux simultanément.</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">L’histoire de notre institution moderne commence en 1965, avec la titularisation d’un secrétaire à plein temps pour l’animer, ainsi qu’avec le changement de son nom.</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Au milieu des années 1970, il a fallu lutter pendant plusieurs années pour convaincre les autorités de nous permettre de certifier les documents douaniers contre une redevance.</span><br /><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">C’est ainsi qu’avec ces « endorsement fees » et les moyens qu’ils procuraient, il a été possible de développer grandement les activités de promotion de l’entrepreneuriat à Maurice.</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Au cours des 30 dernières années, la mission et le rôle de la CCI de Maurice ont été considérablement étendus : non seulement la défense et la promotion des intérêts des membres ont été amplifiées, mais des activités de formation, un comptoir de remboursement de la TVA à Plaisance et un système de codes-barres ont aussi été lancés. La représentation à l’étranger et l’intégration régionale ont été renforcées et en 1996 une Cour d’arbitrage affiliée à Cour permanente d’arbitrage internationale a vu le jour.</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Enfin, et de manière peut-être encore plus significative, notre institution est devenue auprès des autorités une force de proposition respectée en matière de politiques à suivre et de stratégies à adopter pour le pays, signe que notre mission avait atteint un stade où elle était capable de s’exprimer avec autorité, de manière ferme et indépendante, pour formuler ouvertement des propositions neutres, objectives et pertinentes.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Ce qui était loin d’être prévu, c’est que des forces opaques pénalisant le développement économique se mettraient à l’œuvre de plus en plus fortement (elles avaient toujours existé, mais à un degré non significatif), avec une vigueur et de manière tellement répétée qu’elles allaient condamner notre institution à dépérir et à voir son influence se réduire clairement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Ainsi, à mesure que les politiciens provoquaient petit à petit la dégradation des fondements structurels de notre État de droit (avec une vive accélération depuis 2019), la CCI de Maurice lâchait du lest à travers ses structures dirigeantes : graduellement, pratiquement sans cesse, les membres du Conseil ont accepté, au moins tacitement, de jouer le rôle de toutous et de moutons.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">C’est ainsi que nous sommes parvenus à l’affaiblissement et à la perte de crédibilité et de confiance envers la CCI qui s’expose aujourd’hui ouvertement à nos yeux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Et maintenant, que va-t-il se passer ?  La prochaine assemblée générale de notre CCI aura lieu le 31 mars prochain, et comme c’est elle qui est véritablement souveraine (et qu’elle n’est pas soumise aux renoncements des lèche-bottes du petit calibre de Marday Venkatasamy et Guillaume Hugnin), les membres pourraient, ou devraient même, questionner le maintien de ces deux individus au Conseil de la Chambre. Ils ont, en effet, prouvé qu’ils ont joué un rôle néfaste en son sein et qu’ils sont très dangereux pour son avenir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Pourquoi est-ce nécessaire ?   Parce que de nouveaux faits le démontrent sans ambiguïté.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Oui, des nouvelles fraîches me sont parvenues de Maurice cette semaine, et elles pourraient bien être <span style="background-color: #ff9900;">CATASTROPHIQUES</span> pour notre institution dans un avenir proche.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Jugez plutôt ! Comme vous savez, notre Chambre est actionnaire depuis 1994 de MNS, un système d’émission, de transmission et de soumission de documents import et export aux douanes du pays par voie électronique contre une rétribution, ce qui lui assure chaque année de substantiels dividendes. Ces revenus, qui doivent bien alimenter 30 à 35 % du budget de la CCI, servent non seulement à garantir la poursuite de ses activités, mais aussi à faire vivre dans une mesure appréciable « Business Mauritius », dont le budget annuel dépend notamment des ressources qu’elle lui fournit.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Oui, j’ai appris, sans aucun doute possible, que la Mauritius Network Services Ltd. (MNS) s’est vu enlever par le ministère des Finances – il y a seulement deux mois, en janvier dernier – un contrat de renouvellement de ses services susmentionnés relatifs aux déclarations en douane à Maurice (appelés techniquement « Integrated Single Window for Trade »).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Cette nouvelle est extrêmement préoccupante : en effet, amputer du budget de la Chambre une part de 30-35 %, c’est tout simplement saper les moyens qui lui permettent de maintenir sa présence, ses services, son rôle et la portée de ses actions. Et de ses moyens dépendent aussi la taille et l’efficacité des membres de son personnel, du moins de ceux d’entre eux qui méritent d’en faire partie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Chers membres, notre assemblée générale du 31 mars prochain sera déterminante pour son avenir. Il est plus que temps que vous déterminiez ce qui se fait et se passe très exactement à un certain niveau au sein de notre institution, et il est impératif que vous posiez ce jour-là les questions suivantes au Conseil de notre institution :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">En tant que présidents de la CCI, Marday Venkatasamy et Guillaume Hugnin, ont été les directeurs du « Board » de la MNS, le premier d’avril 2018 à novembre 2020, et le second depuis décembre 2020. En cette capacité, ils ont été intimement mêlés à la gestion de MNS depuis 2 ans. Peuvent-ils confirmer la décision prise par le ministère des Finances en janvier 2022 ?</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Les membres ont-ils été informés de cette décision, qui pourrait mener à brève échéance à la disparition des dividendes reçus de MNS ? Si non, pour quelle raison exacte ne l’ont-ils pas été ?</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">La MNS ayant été la seule instance invitée à soumettre une offre pour le renouvellement de son contrat avec le Gouvernement, comment a-t-elle bien pu faillir dans cet exercice ?</span></li>
<li><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Il nous revient aussi que le directeur général recruté en 2020 a été « démissionné » après quelques mois de fonctions, à la fin de l’année dernière. Ce départ a-t-il eu une incidence sur d’éventuelles lacunes dans la réponse à l’offre soumise par MNS, et le rejet de son dossier par le ministère des Finances ?</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Il s’agit ni plus ni moins d’une circonstance grave qui pourrait mettre en danger le rôle fondamental qui est assigné à notre institution depuis bientôt 175 ans.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Un conseil, si je peux me permettre : à l&rsquo;assemblée générale à venir, ne laissez pas les deux présidents susnommés vous répondre de manière évasive : insistez pour avoir les réponses les plus complètes au sujet de cette défaillance majeure dont ils portent une part de responsabilité, car il nous semble bien que ce dossier cache des défaillances inacceptables chez une compagnie aussi bien implantée et reconnue pendant bientôt 30 ans comme la MNS.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">La responsabilité et la redevabilité de nos deux présidents devra être clairement établie et… assumée !  Celle des membres de son Conseil aura aussi à l’être, sans aucun doute : ne sont-ils pas ceux qui ont permis la prise et l’aval des décisions qui ont tant affaibli l’institution ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Avant de terminer, voilà une cerise sur le gâteau…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Toujours d’après nos informations de Maurice, il semble bien que la Chambre ait « accepté » (ou en fait ait été silencieusement forcée) récemment de céder au gouvernement son Centre d’arbitrage, une instance qui pendant de nombreuses années a accompagné les acteurs économiques mauriciens dans le règlement de leurs différends tant sur le plan local qu’international.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Le Gouvernement mauricien, instrumentalisé par certains qui n’y ont vu que leur unique intérêt, a décidé en 2017 de créer un second Centre d’arbitrage entièrement financé par de l’argent public, avec des résultats peu probants à ce jour.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Après le départ en 2021 du responsable du Centre d’arbitrage de la Chambre, il semble bien que les discussions déjà entamées se soient accélérées entre les responsables de la Chambre et ceux du deuxième Centre d’arbitrage publique pour « fusionner » les deux entités, par le biais d’une simple absorption de l’instance de la Chambre. Proposition du Gouvernement spontanément acceptée !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Cette disparition semble démontrer, encore une fois, non seulement l’influence directe et malsaine du Gouvernement dans les affaires et les décisions de la Chambre, mais aussi et surtout la « démission » des présidents successifs et du Conseil en tant que fossoyeurs du secteur privé de Maurice. Ainsi, notre secteur privé – hors du secteur agricole – ne peut plus jouer un véritable rôle de contre-pouvoir dans le pays. De plus, sa mission d’appréciation ouverte, voire de critique, de la politique gouvernementale et de contre-propositions à cette dernière se dissout et devient inassumée. Garder le profil bas et encaisser, voilà l’attitude empreinte de lâcheté qui prévaut aujourd’hui.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Faudra-t-il arriver à instaurer, à la CCI de Maurice, des règles déontologiques que ses dirigeants devront s’engager à respecter ? L’irresponsabilité et la lâcheté de certains devient si manifeste…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Ma chère Chambre, ta fonction primordiale de chienne de garde de l’entreprise libre à Maurice est en train de disparaître !  Que les démissionnaires abjects qui peuplent tes couloirs soient évincés, car ils sont en train de détruire ce que tu as patiemment construit depuis plus d’un demi-siècle.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;">Ma pauvre île Maurice, ne pardonne jamais à ces lâches dépourvus de dignité et de respect pour eux-mêmes, car ils savent très bien ce qu’ils font…</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-size: medium; font-weight: normal;">A. Jean-Claude Montocchio     </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium;"><em><span style="background-color: #ffff00;"><strong>Merci d’avance aux membres qui nous liront de transférer le texte ci-dessus rapidement aux autres membres qu’ils connaissent, afin que toute pétition pour l’Assemblée générale à venir puisse être soumise dans les délais</strong></span></em><span style="background-color: #ffff00;"><strong><em>. </em></strong></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"></div>
			</div>
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			</div>
				
				
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			</item>
		<item>
		<title>AU SECOURS !  La CCI de Maurice coule…</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/au-secours-la-cci-de-maurice-coule/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Dec 2021 11:00:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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		<category><![CDATA[pravind jugnauth]]></category>
		<category><![CDATA[secteur privé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après une longue absence, je reprends mon clavier pour commenter l’acte proprement scandaleux, honteux et empreint de lâcheté auquel se sont livrés le président en exercice et les membres du Conseil de direction de la Chambre de Commerce la semaine dernière. Comme vous savez, ils ont décidé de maintenir à son poste le triste individu en charge du Secrétariat de la Chambre, après que celui-ci a paru en Cour de Curepipe pour répondre à une accusation de l’ICAC pour s’être livré, dans ses précédentes fonctions à la CWA, à « using office for gratification ».</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Lettre ouverte à tous les membres de la CCI de Maurice (à l’exception de ceux siégeant au Conseil de l’institution et de ses anciens présidents)</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chers membres,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Après une longue absence, je reprends mon clavier pour commenter l’acte proprement scandaleux, honteux et empreint de lâcheté auquel se sont livrés le président en exercice et les membres du Conseil de direction de la Chambre de Commerce la semaine dernière. Comme vous savez, ils ont décidé de maintenir à son poste le triste individu en charge du Secrétariat de la Chambre, après que celui-ci a paru en Cour de Curepipe pour répondre à une accusation de l’ICAC pour s’être livré, dans ses précédentes fonctions à la CWA, à « using office for gratification ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Durant sa longue histoire, notre institution a su porter correctement la flamme de la défense et de la promotion tant de ses adhérents individuels que des secteurs d’activités qu’elle représente. Par expérience, je sais bien qu’il n’a jamais été facile de le faire, tant les contraintes ont été nombreuses. Moins « chanceuse » que notre institution-sœur, la Chambre d’agriculture (pour qui l’homogénéité des intérêts de ses membres autour du seul secteur agricole aura, semble-t-il, rendu la mission plus linéaire), elle a dû composer au fil de son histoire avec des contraintes majeures : élitisme, conservatisme, orientations étroites, manque de moyens financiers, conflits d’intérêts entre ses membres (parfois même entre ceux d’un même secteur d’activités), contournement des « gros » de l’institution s’étant créé des liens discrets avec de hauts fonctionnaires à travers des loges maçonniques, luttes contre des comportements de politiciens choisissant délibérément leur popularité au détriment de l’intérêt général, etc., etc.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais jamais au cours de son histoire, la CCI de Maurice n’a dû subir de la part de son instance directrice – son Conseil – un comportement susceptible de porter atteinte à la protection et la stricte préservation de son image, et jamais ses membres n’ont pris des décisions susceptibles d’affecter sa crédibilité et son intégrité par des manquements au sens de la dignité et du respect de soi au cours de leur mandat. L’absence de dignité, on ne la retrouvait jusqu’ici qu’au niveau des institutions publiques, que des politiciens du calibre du ‘Couard’ Jugnauth ont peuplé de lèche-bottes pour servir leurs propres besoins et intérêts. Mais jamais les grandes institutions multisectorielles du secteur privé n’ont porté volontairement atteinte jusqu’ici au caractère sérieux, décent et respectable de leur mission, malgré d’abord le déclin, puis la décadence, et enfin la déliquescence qui ont prévalu dans le pays depuis le départ des Anglais. Pas jusqu’à la semaine dernière !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La Chambre de Commerce et d’Industrie a été torpillée, de l’intérieur même et sans aucune pression (du moins à première vue) par un travail de sape qui a commencé avec Marday Venkatasamy, qui n’a trouvé aucune bonne raison de s’abstenir de nommer l’individu en question pour remplacer Barlen Pillay. Nous en avons déjà parlé dans une chronique. Ce que ce geste montre, c’est que ce triste être de petite dimension, président de l’institution de nombreuses fois, a fait passer l’année dernière une nomination parfaitement incompatible avant les intérêts fondamentaux de l’institution. Malgré son appartenance probable à une société secrète dont le but essentiel consiste apparemment à se livrer à un travail sur soi-même pour s’améliorer, il a montré que la dignité et le respect de soi sont pour lui de vains mots, sans signification ou importance quelconque. En effet, l’individu nommé par lui qui se trouve (toujours !) à la tête du Secrétariat de la CCI est peut-être bien muni sur le plan des sciences économiques, mais il est nul sur le plan moral et de la décence. Et, de par sa présence continue, il pénalise tout simplement le rôle de l’institution et la confiance des adhérents.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avec un peu de décence, l’individu en poste au Secrétariat aurait dû comprendre par lui-même, dès le départ, qu’il était inconvenant pour lui de postuler à la CCI, puis d’accepter un poste. Convoqué par l’ICAC la semaine dernière pour répondre à une accusation de non-respect des dispositions d’un contrat portant sur des travaux publics dans lequel des fonds de l’État sont engagés, il aurait dû se rendre compte que le moment de se mettre en retrait (voire de démissionner) était arrivé. Non seulement il est resté en poste, mais il a complaisamment accepté (tacitement ou pas) de conserver ses fonctions, avec la bénédiction du Conseil de la Chambre.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">J’accuse !  J’accuse Marday Venkatasamy et Guillaume Hugnin, ainsi que les membres du Conseil en place, d’avoir torpillé l’image, la crédibilité et le respect dus à l’institution, un torpillage effectué de l’intérieur même, pour des raisons uniquement internes, alors que la mise en retrait était la seule voie possible. Par ailleurs, j’accuse le groupe des anciens présidents de l’institution d’avoir laissé approuver cette odieuse opération sans réagir. Que ce triste individu à la tête du Secrétariat de la Chambre doive être considéré, d’un point de vue légal, comme innocent jusqu’au verdict de la Cour, soit !  Mais qu’il ne lui soit pas demandé de se mettre en retrait en attendant le verdict de cette Cour relève soit de l’incompétence, soit d’une grave perte des valeurs essentielles à la base du fonctionnement de notre société, ou soit encore d’un trafic d’influence ou d’une grande inconscience. Ou, allez le savoir, peut-être même de tous ces éléments abjects à la fois. Honte à vous, hommes et femmes indécents et indignes !  Vous serez dorénavant considérés comme les parias de la CCI, les « perdi-banne » du secteur privé, pour le dire en bon créole.</span></p>
<p><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span><strong style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-size: medium; color: #000000;">Chers membres de la Chambre,</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cette scandaleuse circonstance ne doit pas rester sans réaction de votre part, car cela signifierait que vous endossez par votre inaction la décision inacceptable prise par le Conseil de la semaine dernière. Et celui-ci pourrait être amené à penser que sa décision n’a rencontré aucun désaveu, alors qu’elle comporte de graves implications pour notre institution, tant pour le présent que pour l’avenir : non seulement notre image est entachée, mais à cause d’elle l’avenir pourrait bien être bien plus disqualifiant.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En effet, figurez-vous un instant une situation à venir où la Cour décide, après délibérations, d’inculper définitivement le triste sire. Malgré la présomption d’innocence qu’il faut lui accorder présentement, cette issue est bien possible. Si jamais cette éventualité se produisait, cela voudra dire, en langage clair, que le Secrétariat de notre CCI aura été géré, pendant xx années et mois, par un potentiel condamnable. Est-ce que notre Conseil, dans son immense sagesse, y a pensé ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pire encore : au train où va la dégradation des mentalités à Maurice, est-il impossible de se figurer une situation où ce triste individu resterait en poste après sa condamnation ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chers membres, si vous ne réagissez pas, le président et le Conseil de la Chambre pourraient considérer que la décision qu’ils ont prise est acceptable sur le plan de la moralité. Ils pourraient penser ainsi que la présidence et la gestion du Secrétariat, telle qu’elles se présentent dorénavant, n’aura aucune incidence sur sa mission. Or, la confiance des adhérents dans le travail du Secrétariat repose non seulement sur son efficacité, mais aussi et peut-être surtout sur les relations de confiance entre eux et son personnel. La fourniture et les échanges d’information ainsi que la participation à certaines activités dépendent en effet d’une confiance réciproque et du respect de certaines règles du jeu. Il est à craindre que celles-ci ne soient plus comme avant. Merci Marday, merci Guillaume !  Avec votre vision très particulière des choses, la CCI a du souci à se faire. Car conjointement avec Pravind ‘Couard’ Jugnauth, vous partagez quelque chose d’évident : le « paletot » que vous portez est trop grand pour vous. L’étoffe manque cruellement…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voyez ci-après, membres de la Chambre, ce que je vous propose comme réaction.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il existe en fait diverses possibilités qui se présentent. L’on pourrait, par exemple, se figurer une situation où un certain nombre d’adhérents approcheraient formellement le président pour demander que soit convoquée une assemblée générale extraordinaire, pour réexaminer tout le dossier. Ce serait la solution la plus percutante, mais elle exposerait au grand jour une attaque contre le Conseil et une division entre les membres, alors que la cohésion, voire l’unité, est fondamentale pour la crédibilité de l’institution. L’on pourrait autrement se figurer une situation où quelques membres prendraient l’initiative de solliciter autant des leurs que possible pour adresser une pétition signée comportant un reproche et une opposition à la décision prise, accompagnée d’une demande formelle de la revoir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ou enfin, et à elle va ma préférence, la prise par les membres de la Chambre d’une action passive et calmement menée, presque de manière anodine, qui prendrait les formes suivantes :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Un arrêt de toute participation aux activités de l’institution (pour le travail des comités, dans la participation à des rencontres avec des visiteurs, dans d’éventuels déplacements à l’étranger, dans la réponse à des propositions du Secrétariat, etc.) ;</span></li>
<li><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Un refus de payer leur quotité annuelle jusqu’au verdict de la Cour de Curepipe ;</span></li>
<li><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et, plus que tout, un refus de participer à la prochaine assemblée générale annuelle, car autrement cela signifierait qu’ils endossent et approuvent, par leur présence, le bilan de l’institution pour l’année précédente, dont sa honteuse décision de la semaine dernière.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cette dernière solution, si elle se traduisait suffisamment dans les faits, montrera à ce Conseil indigne qu’il reste encore dans la CCI quelques entrepreneurs mauriciens méritant le plein respect et prêts à réagir aux démissions morales inacceptables de ceux à qui ils confient un mandat pour les représenter.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Je vois passer sous mes yeux, en ce moment, certaines réactions et observations sur l’inacceptable décision du président Hugnin et des membres du Conseil. Elles viennent montrer que, fort heureusement, un certain nombre de personnes continuent à chérir la dignité et le respect de soi. Ce comportement est d’autant plus édifiant que la quasi-totalité des valeurs essentielles qui donnent un vrai sens à la vie, si difficile soit-elle, est en voie de disparition rapide chez nous.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La CCI est une institution responsable, affirme son président, dans un communiqué illustrant son irresponsabilité. Mais qu’est-ce qu’avait alors ce sacré dictionnaire Larousse à définir l’adjectif ‘responsable’ comme suit : « Qui est réfléchi, sérieux, qui prend en considération les conséquences de ses actes ». Le Conseil de la Chambre a-t-il pris en considération la conséquence de ses actes en ne mettant pas l’individu du Secrétariat temporairement en retrait ?  Guillaume Hugnin tente de défendre l’indéfendable !  Dans cette démarche, il est tout simplement minable. Pour sauver la face de la CCI et sa présidence, il lui reste encore la possibilité de démissionner. Mais, pour cela, il faudrait encore qu’il sache ce qu’est le courage !  Les paris sont ouverts…</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio           </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Open Sans'; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p></div>
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		<title>MISSIÉ GUIBERT, MORIS ÈNE PÉI DÉZORD</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/missie-guibert-moris-ene-pei-dezord/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Jun 2019 19:00:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comme vous vous en souvenez peut-être, certains politiciens et économistes locaux nous ont régulièrement servi dans le passé leurs désirs, ambitions et formules pour émuler Singapour. Pour qui connaît cette île, l’exercice démontre de la candeur, de la naïveté et de l’ignorance. Singapour est, en effet, à des années-lumière au-devant de Maurice, et ce n’est ni demain, ni même dans très longtemps, que nous arriverons à sa cheville. Pourquoi cette différence ? À quoi tient-elle véritablement ? L’occasion nous est donnée de le faire après l’interview que M. François Guibert, le directeur général de notre Economic Development Board, a donnée à un magazine tout récemment. Nous avons donc choisi, pour nous situer par rapport à Singapour, d’écrire un courrier fictif à M. Guibert, qui connaît intimement cette île pour y avoir vécu, si nous comprenons bien ses antécédents. Le voici…</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_2 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chères lectrices et chers lecteurs,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme vous vous en souvenez peut-être, certains politiciens et économistes locaux nous ont régulièrement servi dans le passé leurs désirs, ambitions et formules pour émuler Singapour. Pour qui connaît cette île, l’exercice démontre de la candeur, de la naïveté et de l’ignorance. Singapour est, en effet, à des années-lumière au-devant de Maurice, et ce n’est ni demain, ni même dans très longtemps, que nous arriverons à sa cheville.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pourquoi cette différence ? À quoi tient-elle véritablement ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’occasion nous est donnée de le faire après l’interview que M. François Guibert, le directeur général de notre Economic Development Board, a donnée à un magazine tout récemment. Nous avons donc choisi, pour nous situer par rapport à Singapour, d’écrire un courrier fictif à M. Guibert, qui connaît intimement cette île pour y avoir vécu, si nous comprenons bien ses antécédents. Le voici…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Le Chesnay en Yvelines, le 9 juin 2019</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Bonjour Monsieur Guibert,</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Je me permets de vous adresser le présent courrier sans vous connaître et sans préavis, convaincu que vous ne m’en voudrez pas. Mais, je ne peux résister à l’occasion que vos récentes déclarations à un magazine me procurent pour évoquer avec vous l’impressionnante performance de Singapour depuis son retrait de la « Federation of Malaya » en 1965 pour voler de ses propres ailes, des raisons exactes de son succès (qui pour beaucoup  de gens, même éduqués, se résume à ses seules performances économiques), et à faire une comparaison avec notre propre île, que vous venez aider depuis quelques mois à progresser, du moins dans le domaine de la promotion des investissements.  </span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Je me permets de vous adresser ces quelques mots, car ce que vous venez tenter de faire chez nous, je l’ai fait moi-même, de 1972 à 2000, à la CCI de Maurice. C’est à ce poste que j’ai eu l’occasion – et le privilège – de visiter Singapour en juin 1977, en visite « officielle » du secteur privé mauricien, et de commencer à découvrir les raisons de sa spectaculaire réussite.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">J’y suis subséquemment allé en de nombreuses fois, toujours pour promouvoir l’investissement à Maurice, en ne manquant jamais à chaque fois d’étudier les raisons profondes plutôt que superficielles des clés du succès de cet État. J’accompagnais lors de ces déplacements l’équipe de la Mauritius Export Development &amp; Investment Authority, l’ancêtre en quelque sorte de votre Economic Development Board. C’est dire que ce à quoi vous vous livrez couramment à Maurice est pour moi un terrain connu.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Dans l’avion qui me ramenait de Singapour lors de la première visite susmentionnée, je me suis mis à réfléchir. À part la propreté remarquable, une efficacité qui force l’admiration, des interlocuteurs tous proprement formés, ce fameux « Hainanese Chicken Rice » et ces autres plats toujours impeccablement préparés, qu’y avait-il de particulier dans cette île minuscule qui pouvait vraiment expliquer sa réussite en si peu de temps ?</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Une première réponse s’est imposée : la communauté majoritaire représentait alors 76 % de la population totale (elle est de 88 % aujourd’hui). Les différences culturelles, qui à Maurice constituent bien des contraintes, étaient et sont toujours minimes, et c’est là un gros atout. Je me souviens même me disant qu’il aurait peut-être mieux valu pour Maurice qu’elle soit constituée de 80 % d’Hindous, car la cause aurait alors été bien entendue, sans problème, frustration ou espoirs aucuns pour la petite minorité restante.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Aujourd’hui, je sais que le succès de Singapour tient surtout et avant tout à d’autres facteurs, nettement moins visibles, mais tout à fait indispensables à la vraie réussite d’un pays. La poignée de pays qui ont véritablement atteint un stade de développement avancé – pays germaniques, pays d’Europe du Nord, Australie, Japon et Canada &#8211; ont à peu près tous plusieurs caractéristiques communes – rigueur, civisme, patriotisme, sens des responsabilités, éducation (le modèle éducatif singapourien est devenu une référence mondiale, n’est-ce pas ?) et formation, perception du sens de l’effort &#8211; et ce n’est vraiment pas accidentel.    </span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Mais au-delà, Singapour a pleinement réussi pour d’autres raisons qui lui sont particulières.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Ainsi, ce n’est pas souvent que l’on a l’insigne chance d’avoir à la tête de son pays un homme de la dimension de Lee Kwan Yew. Cette grande personnalité a imprimé (de manière assez autoritaire, mais nécessaire) au peuple singapourien une motivation, une direction, des qualités morales, une discipline, un sens poussé de l’épargne (par des prélèvements obligatoires sur les salaires), et une détermination qui lui ont énormément servi à faire face courageusement à des situations extrêmement difficiles. Exemple : quand Singapour a pris son indépendance en 1965, l’île dépendait totalement de la Malaisie en eau et son armée était faible. Elle craignait une invasion de Kuala Lumpur, qui ne s’est heureusement pas produite.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">La situation géographique de Singapour sur le détroit de Malacca a été un facteur déterminant de sa réussite. Le spectacle des navires stationnant sur rade en face de l’île est assez impressionnant.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">L’île de Singapour est entourée de pays avec lesquels elle est en concurrence directe sur de nombreux plans. Si elle baisse les bras, elle sait qu’elle en sortira perdante. Mais cette situation lui apporte un atout supplémentaire : les données desdits pays, aussi dynamiques qu’elle, lui fournissent les données qui lui sont nécessaires pour lui permettre de se situer et d’ajuster ses orientations politiques, économiques, militaires et environnementales, entre autres, ainsi que sa productivité, ses objectifs et ses ambitions, par rapport à eux.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Plus que tout peut-être, les Singapouriens éprouvent un sentiment de fierté vis-à-vis de leur pays et de ce qu’il a accompli en un demi-siècle.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">L’enseignement que l’on tire de Singapour et de quelques autres rares États au monde est d’une importance fondamentale : les progrès d’un pays ne se récoltent que si des progrès sont réalisés simultanément dans tous les domaines, soit sur les plans politique, économique, social, moral, culturel, éducatif, sanitaire et environnemental, pour ne citer que ceux-là.  </span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Rien ne m’amuse plus, et ne me navre davantage, que d’entendre de grands économistes mauriciens nous annoncer avec candeur et naïveté, que nous allons devenir dans les prochaines années un « high-income country ». Est-ce que ces gens se rendent compte un seul instant de leur niaiserie et du tort qu’ils font au pays en mettant en avant des vœux pieux, sapant ainsi le vrai sens de l’effort à consentir pour un tel avènement ?</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Osons maintenant comparer ce tableau des pays avancés avec celui de Maurice.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Peut-être devrais-je commencer par vous dire qu’à mon sens, la contribution d’étrangers d’expérience au (long et lent) cheminement de Maurice est indispensable. Il en faudrait d’ailleurs bien davantage d’experts comme vous, surtout dans des domaines comme celui de l’administration, où la sous-performance est notoire et cause un tort immense au pays. Je vous parle en toute connaissance de cause.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Vous avez en quelque sorte de la chance : d’après votre contrat, vous évoluez dans l’île dans un secteur où votre présence ne gêne personne, ou si peu. Allez donc dialoguer avec ceux des étrangers qui ont occupé des postes cruciaux à Maurice dans le passé – exemple : un Canadien au poste de receveur des douanes – et ils vous expliqueront combien on a tenté de torpiller leur mission, pour des raisons que vous ne pouvez plus ne pas deviner après neuf mois passés dans notre cher paradis. Ils dérangeaient. Un bon nombre de ces experts dont le comportement tranchait avec l’esprit tortueux de tout un nombre de mes compatriotes est reparti dépité. Je ne peux que formuler le souhait qu’il ne sera pas ainsi pour vous. Espérons-le du moins !</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Mais revenons à notre chère île et dépassons encore une fois ce que nous pouvons constater de visu sur le compte de ce qu’il faut bien appeler notre « île-foutoir », tant le laisser-aller, la cupidité et le désordre mental, physique et intellectuel sont manifestes.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Premier facteur de limitation : notre isolement géographique. Maurice est au beau milieu de l’océan, « au milieu de nulle part ». Toute son importance stratégique a disparu en peu de temps avec l’ouverture du canal de Suez. Reine sans conteste de l’océan Indien au milieu du XIXe siècle, exportant ses produits, son savoir et usant de ses prérogatives dans de grands pays du bassin de cet océan comme l’Australie, elle n’a survécu que comme fabricante de sucre de la meilleure qualité qui soit parmi les pays du Commonwealth, jusqu’à ce que l’explosion démographique la réduise en « baraque surpeuplée », comme disait V.S. Naipaul, dans les années 1960.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Cet isolement lui a été funeste. Privée d’éléments de comparaison avec les pays autour, qu’elle dominait assez largement, elle s’est laissée aller à la pusillanimité, aidée en cela par les dispositions (ou leur manque) de certains groupes locaux. Les Mauriciens ont ainsi eu le sentiment, qui prévaut toujours, d’être devenus le centre du monde, n’ayant pas à se soucier de considérations sécuritaires, alimentaires, stratégiques (adieu, Diégo et Agaléga !), politiques, économiques et environnementales. Le nombrilisme total !</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Deuxième facteur de limitation : l’accès aux marchés de destination. Son statut de pays membre du Commonwealth et en développement lui a procuré jusqu’à récemment, par le biais de protocoles et d’accords commerciaux, des entrées privilégiées pour ses produits dans les marchés occidentaux. J’ai toujours estimé, dans mes fonctions à la CCI, que sans ces avantages, le pays aurait eu de grandes difficultés à continuer à s’imposer sur les marchés de destination. J’ai bien peur que cette considération commence à jouer pleinement. Je mets en cause la distance avec lesdits marchés, la productivité relativement faible de la productivité de la main-d’œuvre mauricienne, la libéralisation des marchés dans les pays de destination et l’arrêt des relations artificielles que nous avons entretenues avec l’Inde dans l’offshore financier.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Troisième facteur de limitation : notre parfaite incapacité à innover. Différemment de ce que vous pensez, M. Guibert, à part deux inventions dans le secteur sucrier en deux cents ans (technique de fabrication du sucre blanc et système de caisse de remorquage amovible pour les camions), les Mauriciens ont toujours brillé comme des copieurs, pas comme des esprits innovateurs. Une institution bancaire nous a gratifiés récemment d’un rapport simpliste émanant de consultants ne connaissant pas le contexte mauricien qui contenait des propositions de projets dont les Mauriciens pourraient s’inspirer. Tout un programme !</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Quatrième facteur de limitation : le barrage à la méritocratie dans l’île. Comme vous ne pouvez pas l’ignorer maintenant, si Maurice est un paradis (du moins pour certains), ce n’est pas à cause de ce qui s’y passe allègrement en termes de corruption, de trafic d’influence, de passe-droits, d’abus de biens, de drogue, d’insécurité ainsi que tout le reste, mais surtout à cause du fait que tous ces comportements et toutes ces pratiques ne semblent pas pénaliser le moindrement – avant tout sur le plan politique &#8211; ceux qui s’y adonnent pleinement. Curieux, n’est-ce pas, pour qui ne connaît pas la vraie mentalité de X pour cent (impossible à quantifier) des Mauriciens.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Cinquième facteur de limitation : l’absence d’anonymat. Ce facteur est consubstantiel à la place minime qu’occupe la méritocratie dans l’île. Maurice est un grand village, dans lequel non seulement on échappe difficilement au regard, à l’inquisition, à l’envie et à la pression des autres, mais où on subit aussi la conséquence du petit esprit « communalisant » qui prévaut encore chez la majorité des Mauriciens : on est classé d’office, quelles que soient les contingences qui y sont associées et dont on cherche à s’affranchir. Singapour est loin !   </span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Mais Singapour est encore bien plus loin de Maurice en ce qui concerne le deuxième effet de l’absence d’anonymat. Si l’on veut se cacher dans notre île, il faut le faire avec beaucoup de détermination, pour ne pas parler d’ingéniosité. C’est la raison pour laquelle l’influence des sociétés secrètes dans le pays est si bien cachée. Et pourtant, en parallèle avec l’influence politique, l’influence maçonnique est très forte et invasive. Une proportion élevée de « l’élite » intellectuelle, financière et professionnelle du pays se trouve dans les loges, avec le résultat que l’espace laissé à ceux, peu nombreux ou simplement ignorants, qui veulent progresser par eux-mêmes et par leur seul mérite est très étroit.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Sixième facteur de limitation : la culture des dirigeants et des dirigés. Merci de ne pas me méprendre, M. Guibert : ce que je vais dire maintenant est une simple constatation, et non pas une critique à l’endroit de qui ou quoi que ce soit. Mais, comme vous ne pouvez pas ne pas le savoir, vous qui avez vécu au milieu de plusieurs cultures, chacune d’elles a ses atouts et ses limitations, que l’on se place sur le terrain de la politique, de l’économie ou de la morale publique. Ainsi, l’origine et le bagage mental de ceux qui arrivent dans un pays donné, disons Maurice, sous un contrat de travail donné portent avec eux de nombreuses caractéristiques de leur pays et de leur culture d’origine.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Les Hindous venus à Maurice ont donc porté avec eux – comme d’ailleurs tous les autres groupes &#8211; des traits psychosociologiques, des comportements et des signes distinctifs qui les caractérisent facilement par rapport aux autres groupes, pour peu que l’on fasse l’effort de les observer avec attention. Ils sont des pacifistes et ont été jusqu’à récemment des frugaux, deux comportements dont Maurice leur est reconnaissante, car ils nous ont de toute évidence protégés de bien des malheurs que d’autres n’auraient très probablement pas pu éviter. Ils sont aussi très portés pour l’agriculture, dont le processus de plantation est lent.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">La contrainte, c’est qu’ils sont aussi porteurs (assez naturellement, quand on y pense) de dispositions qui ne cadrent pas avec certains aspects cruciaux du développement de Maurice, les activités industrielles en particulier. Leur bilan à cet égard reste très limité. En fait, dans les années 1970, trois d’entre eux ont réussi dans une activité de fabrication (les lames de rasoir, la pâte dentifrice et certains produits pharmaceutiques de base), mais le prix à payer pour ces succès a été assez particulier : tous trois francs-maçons, ils bénéficiaient de la « solidarité » de leur « frère » Premier ministre d’alors, qui avait tout simplement interdit l’importation de produits concurrents ou la fabrication de produits identique localement. En d’autres mots, ils étaient condamnés à réussir, n’est-ce pas ?</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Enfin, la dernière limitation de base à ce titre tient au fait que le sens du bien et du mal et la dignité ne sont pas très présents dans le groupe. L’on voit clairement que l’influence qu’ont pu avoir les Grecs sur l’Occident n’ait pas effleuré le sous-continent indien, et qu’il en résulte un désordre mental à cet égard, du moins à titre comparatif. Les comportements courants d’un nombre élevé de nos supposés « notables », politiciens et officiels compris, le montre très clairement. En d’autres mots, l’importance que l’on attache aux comportements corrects varie d’une culture à l’autre, qu’on soit disposé à l’accepter ou pas.      </span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Faisons ressortir quand même, pour faire bonne mesure, la présence et la contribution de plus en plus édifiante au débat intellectuel et au développement du pays d’une vraie élite hindoue, éduquée, socialement élevée, intelligente, dynamique et objective, qui s’est ralliée sinon depuis l’origine, du moins depuis plusieurs générations, à ce que Maurice peut produire de plus valable en tant que fils et filles du sol. Le problème, s’il en est un, tient au fait que leur émergence continue est constamment entravée par des éléments défavorables qui entraînent, entre autres, leur départ de Maurice pour d’autres cieux.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Dans un tel contexte, votre tâche ne sera pas facile, Monsieur Guibert, d’autant plus que le secteur privé local est un modèle de conservatisme et de pédanterie, dont la quasi-totalité des membres n’aime pas que des étrangers viennent marcher sur leurs plates-bandes. Vous réussirez dans votre tâche, je pense, mais votre bilan sera bien en deçà de ce qu’il aurait pu être si 90 % des habitants de notre île étaient aussi efficaces, performants, consciencieux, motivés et responsables que les Chinois de Singapour, encouragés en permanence par un leader, un vrai ! </span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Je crains que nous ne restions à la traîne sur de nombreux plans pendant encore très longtemps, tant en termes de bilans absolus que relatifs, à cause d’un manque de vision, de fermeté et de perception aiguë de nos vrais impératifs. Le courage qu’il faudrait pour imposer un nouveau départ à notre pays, encore une fois pour faire évoluer l’ensemble des éléments qui compteront vraiment dans son avancement, n’existe pas ou se heurte au sale jeu que jouent ceux qui exploitent, intellectuellement ou autrement, une part toujours majoritaire de nos citoyens.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;"></span></em></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">A. </span></em></span><span style="font-size: medium;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #000000;">Jean-Claude Montocchio      <br /></span></em></span></p></div>
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