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	<title>Archives des circonscription - Allo Maurice</title>
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	<description>Allo Maurice !  La diaspora appelle...</description>
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	<title>Archives des circonscription - Allo Maurice</title>
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		<title>QUEL VOTE LE 7 NOVEMBRE, POUR QUELLE ILE MAURICE ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Oct 2019 17:53:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[7 novembre 2019]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La législature se termine… La date des élections générales est maintenant fixée… La liste des candidats et les manifestes électoraux seront bientôt publiés… C’est la moment pour chaque citoyen/ne de prendre un peu de recul (ce qui n’a jamais été facile à Maurice) et de décider, selon sa circonscription, pour qui et pour quel parti il/elle veut accorder son vote. Nous vous invitons à vous livrer, avec nous, à un examen de la situation dans laquelle se trouve notre pays, et de tenter d’établir quel choix électoral sera le plus opportun pour nous-mêmes, pour notre pays et pour son avenir. Nous ne prendrons pas la liberté, pour ce faire, de vous conseiller pour quels candidats spécifiques voter, mais seulement de faire ressortir des questions qui pourront contribuer à vous faire choisir le plus judicieusement possible.</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chers compatriotes,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La législature se termine… La date des élections générales est maintenant fixée… La liste des candidats et les manifestes électoraux seront bientôt publiés…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">C’est la moment pour chaque citoyen/ne de prendre un peu de recul (ce qui n’a jamais été facile à Maurice) et de décider, selon sa circonscription, pour qui et pour quel parti il/elle veut accorder son vote.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous vous invitons à vous livrer, avec nous, à un examen de la situation dans laquelle se trouve notre pays, et de tenter d’établir quel choix électoral sera le plus opportun pour nous-mêmes, pour notre pays et pour son avenir. Nous ne prendrons pas la liberté, pour ce faire, de vous conseiller pour quels candidats spécifiques voter, mais seulement de faire ressortir des questions qui pourront contribuer à vous faire choisir le plus judicieusement possible.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les événements de cette semaine nous montrent maintenant très clairement que Maurice, sans un vote vraiment opportun de votre part, se dirige droit vers un régime autoritaire, confiscateur de nos libertés élémentaires, qui finira sans aucun doute dans une dictature et un État complètement dégénéré.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Si c’est ce que, inconsciemment, vous voulez laisser se produire, alors que ceux d’entre vous qui votent depuis 50 ans pour les candidats bénéficiant de vos préférences communales continuent à le faire. Laissez de côté votre raison, votre sens critique, votre mémoire de la façon que les hommes politiques qui vous demandent votre voix se sont comportés envers vous dans le passé, et leur vraies compétences, s’ils en ont. Laissez aussi de côté l’attitude qu’ils ont adoptée envers leurs adversaires, leur renoncement à servir les intérêts supérieurs du pays en bien des circonstances, leurs comportements opaques, pervers et immoraux (du moins pour certains d’entre eux) ainsi que tout ce qu’ils n’ont pas entrepris qui aurait pu faire avancer le pays, non seulement sur le plan économique, mais aussi sur le plan social, politique, moral, environnemental et sanitaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Par contre, si vous estimez que nous, les Mauriciens, nous méritons bien mieux que la façon dont nous traitent les politiciens locaux depuis 1968, alors il faut que vous compreniez que rien ne changera sans certaines décisions et certains choix bien précis de notre part. Il faut que vous compreniez que, sans un réel changement sur le plan politique à Maurice, notre avenir va s’assombrir davantage, et que nous en serons les grands perdants.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour un pays en développement comme le nôtre, le système politique reste élémentaire et peu évolué. Commençons donc, si vous voulez bien, par faire ressortir certains éléments qui caractérisent le contexte politique local.</span></p>
<ol style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>Maurice n’est pas un bon exemple de démocratie représentative</u></strong><u>.</u> Le gros du peuple ne possède pas la maturité nécessaire capable d’assurer des élections et des alternances basées sur les meilleurs choix de développement. Les politiciens ont une marge de manœuvre considérable, et les contre-pouvoirs sont d’une grande faiblesse. Les médias traditionnels sont supposés représenter un quatrième pouvoir, mais à Maurice ceci est un leurre. Ainsi, la quasi-totalité des organes de presse sont entre les mains de « pouvoirs occultes », dont les représentants se retrouvent à la direction de ces journaux. Il serait facile de les identifier nommément : ils se livrent à de la censure, à de l’auto-censure, et ils ménagent systématiquement ceux qui défont la méritocratie à Maurice (jamais critiqués, ceux-là).</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>Dans le pays, le jeu démocratique est faussé au départ</u></strong> par un multiculturalisme qui accorde la priorité de la représentation dans les instances parlementaires du pays non pas aux idées et aux programmes politiques, mais à l’élection de représentants des différents groupes composant la communauté, quelles que soient leurs compétences intrinsèques. Les élections sont l’occasion de montrer son appartenance à tel parti et à tel candidat plutôt que pour d’autres, et elles se résument à des « matchs », ou des vendettas, si vous préférez. Voilà notre style de démocratie à nous.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>Les politiques suivies manquent totalement de cohérence, quel que soit le parti concerné.</u></strong> La nature de la politique menée et des mesures prises s’étale sur la gamme complète des possibilités : socialistes, sociaux-démocrates, libérales, conservatrices et réactionnaires. Et le personnel politique en profite depuis toujours pour laisser « le bon peuple » ignorant des notions, des références et des comportements élémentaires indispensables à la conduite de politiques efficaces, honnêtes et sincères bénéficiant à tous. De toute façon, que comprendrait-il à tout cela, avec le niveau d’éducation qu’il a reçu ? Consultez les posts courants de Facebook : ils en disent bien long sur le niveau intellectuel moyen qui prévaut dans le pays. Ainsi, tout esprit objectif, neutre et avisé ne peut manquer de constater combien <strong><u>notre communauté nationale s’est appauvrie intellectuellement, à presque tous les points de vue, depuis l’indépendance.</u></strong> Le désordre mental que continuent à afficher de nombreux Mauriciens est tout simplement effarant.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>L’éducation politique d’une majorité de l’électorat reste à faire</u></strong>: elle n’a pratiquement aucune connaissance de tout ce qui compte vraiment en termes de structures, de fonctionnement et de garde-fous d’une démocratie représentative, et elle ne comprend pas quelles mesures il faudrait prendre pour provoquer un assainissement de notre vie publique. De plus, cette majorité de l’électorat pèche par son incapacité à déterminer la valeur exacte des candidats qui lui demandent son vote. À chaque consultation, la majorité des votants montre combien il lui manque une juste appréciation des hommes/femmes politiques et de leurs actions, un sens critique, une bonne mémoire des faits passés et l’utilisation de la raison plutôt que de l’émotion dans ses choix. Très peu d’examens critiques ont lieu chez les électeurs de notre grand village national : ils sont dépourvus du recul nécessaire à la juste appréciation des hommes et des situations.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>Les conséquences de cette situation, qui s’affiche en permanence, sont extrêmement graves et pénalisent lourdement notre développement politique, économique, social et intellectuel.</u></strong> À Maurice, 50 ans après l’indépendance, nous évoluons toujours dans le pays à un niveau élémentaire : ainsi, dans l’île, l’immoralité, la lâcheté, la léthargie, l’incivisme, la violence, les trafics de toutes sortes, le désordre et la saleté sont de plus en plus visibles et ont libre cours. Les décisions courageuses nécessaires au redressement sont rares et les besoins de changement dans tous les domaines de notre vie en commun restent immenses.</span></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous sommes en 2019, et les meetings publics se passent toujours à critiquer les adversaires, plutôt que formuler des propositions de gouvernement à venir précises. Les politiciens le savent : les programmes n’intéressent pas l’électeur moyen, alors qu’ils sont de loin la plus importante considération qui devrait permettre au votant de faire son choix. Pourquoi les politiciens passent leur temps à critiquer leurs adversaires : le peuple n’est-il pas assez intelligent pour évaluer les performances de ses représentants lui-même ? Est-il à ce point imbécile ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La triste réalité, c’est que tous les politiciens depuis 70 ans ont systématiquement refusé d’éclairer la communauté et de lui donner une éducation, fût-elle élémentaire, sur le civisme, le devoir citoyen, la contribution à la vie de la Cité et l’égalité devant la loi. Pour des raisons claires, d’ailleurs : ça fait perdre des voix ! Le politicien ne demande jamais d’efforts à sa clientèle. Il la flatte et (surtout à Maurice) il se montre généreux à son égard. Ainsi donc, aujourd’hui encore, il reste encore à un grand nombre de Mauriciens de découvrir ce que sont le respect de soi et des autres, la dignité, le sens des responsabilités, la sincérité et l’honnêteté, en somme beaucoup de qualités toujours absentes non seulement chez nombre d’entre eux, mais aussi chez la plupart des politiciens eux-mêmes et de ceux chargés d’une fonction publique quelconque.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Passons maintenant au jugement que l’on peut porter sur les principaux hommes politiques dirigeants de partis qui expriment le souhait de se faire élire ou réélire pour représenter le peuple à l’Assemblée.</span></p>
<ol style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>Pravind Jugnauth, une catastrophe nationale</u></strong></span></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À l’exception des Mauriciens obnubilés par la personnalité de ce triste individu, qui ont la ferme intention de lui exprimer leur vote (et avec lesquels ce n’est même pas la peine de discuter), tous les citoyens tant soit peu avertis savent bien que la législature qui se termine actuellement est la pire et la plus néfaste que nous ayons connue depuis toujours.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le père et le fils Jugnauth terminent leurs mandats respectifs sur un bilan des plus négatifs qui soit, tant sur le plan de l’immoralité, de l’indécence, du gaspillage, de l’abus de fonds publics, de l’augmentation de la dette nationale, de l’insécurité, de la vente des drogues dures, de la restriction de plusieurs libertés et de la disparition des quelques rares références qui nous restaient en matière de gouvernement et de justesse dans les comportements.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">De plus, comme chacun sait, la personnalité du fils Jugnauth n’est pas très affirmée, comme il l’a montré dans beaucoup de circonstances. Sa capacité à gérer certaines situations délicates a été quasiment nulle. Sa faiblesse comme Premier ministre et leader de parti est patente.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Refaire de cet individu très moyen encore une fois un Premier ministre serait condamner irrémédiablement notre pays à poursuivre la voie décadente des abus de pouvoir, du népotisme, de l’autoritarisme, du trafic d’influence et du laxisme complet. Nous avons le devoir moral de faire partir ce petit opportuniste qui exploite le manque de discernement d’un grand nombre de nos compatriotes pour nous imposer sa démagogie, ses promesses non tenues, ses contradictions (inspirées de son père), ses projets populistes extrêmement coûteux, sa censure inquiétante et ses financements et transactions obscurs. Nous avons le strict devoir de ne jamais l’élire encore à la tête de notre pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En somme, le père et le fils Jugnauth ont sapé &#8211; encore plus que ne l’avait fait auparavant Navin Ramgoolam &#8211; les fondements de nos institutions, ils ont bâti un système parfaitement indécent constitué de népotisme, d’opacité et d’usurpation de leurs rôles, de l’imposition renforcée du langage politiquement correct et d’un autoritarisme insidieux qui restreint les libertés fondamentales, dorénavant encore mieux installé qu’avant dans l’île grâce à eux. Ils sont maintenant devenus clairement deux dangers pour la survie de notre démocratie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avec eux, notre pays s’enfonce de plus en plus. Avec eux, de nouveaux sommets de la défiance sont régulièrement atteints et tout cela devient dangereux pour notre vivre-ensemble et la perpétuation de notre stabilité sociale. Songez un instant combien plus rapidement nous aurions pu avancer si nous n’avions pas à composer avec des politiciens de troisième division, des décideurs prenant des mesures incohérentes, des sous-fifres sans dignité, des lèche-bottes léthargiques et des truands de tous bords qui profitent du laxisme ambiant.</span></p>
<ol style="text-align: justify;" start="2">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>Navin Ramgoolam, l’homme autoritaire et immoral, un petit parvenu dilettante</u></strong></span></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous avons eu l’occasion de qualifier Navin Ramgoolam et ses (in)actions au cours des trois mandats que le peuple lui a confiés depuis 25 ans. Cet individu est un narcissique, toujours très content de lui, qu’entourent des sous-fifres, des sbires et des videurs. Dans un pays normal, avec une politique fonctionnant normalement, il aurait été renvoyé de son parti depuis bientôt cinq ans. Mais voilà, nous sommes à Maurice, et ce pédant s’est permis d’insulter les électeurs de Triolet en 2015, pour avoir mal voté, comprenez pour n’avoir pas voté pour lui en nombre suffisant.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comment peut-on refuser de voter pour ce grand Seigneur ? Intolérable, inacceptable, n’est-ce pas ?  Voilà, chers lecteurs et lectrices, la conception que se fait ce cher fils de S. Ramgoolam de la démocratie et des élections. On n’a pas le droit de ne pas voter pour lui ! C’est un homme tout à fait indispensable pour le pays, point à la ligne.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Passons quand même aux choses qui comptent pour l’avenir du pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais avant, posons-lui une question qui nous taraude depuis 4 ans et plus. La voici ! Si au début de 2015, il se trouvait l’équivalent de 220 millions de roupies dans son coffre-fort, quel est le montant exact des différentes devises qui s’y trouvaient juste <u>AVANT</u> les élections de décembre 2014, vu qu’une élection coûte des centaines de millions de roupies ?  Rs 500 millions ?  Rs 600 millions ?  Ou peut-être Rs 800 millions ?  Aurons-nous jamais cette information ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et si, d’après son dire, le Parti travailliste n’était pas dûment enregistré en 2014 en tant qu’association (un parti fantôme donc, du point de vue juridique), combien M. Ramgoolam doit-il donc personnellement à la MRA ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Navin Ramgoolam est connu à Maurice comme l’homme aux nombreux visages et comportements condamnables :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’homme politique, qui passe son temps à critiquer ses adversaires sans venir de l’avant avec un programme exhaustif, leader d’un parti d’où la collégialité inexistante (« Moi ki décidé ! »),</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’homme réel, c’est-à-dire l’orgueilleux, le parvenu, le jouisseur, l’autoritaire et l’abuseur de ses fonctions. De la part d’un homme qui n’est pas une personnalité publique, ce n’est pas grave. D’un individu ambitionnant de redevenir Premier ministre, sa réelle personnalité et ses comportements renseignent sur son compte et doivent être surveillés.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le franc-maçon, qui s’entoure et privilégie autour de lui ses « frères » et « sœurs » francs-maçons et franc-maçonnes au détriment de la méritocratie. Comme nous l’avons indiqué récemment, il a contourné les intérêts supérieurs de notre pays pour favoriser l’un de ses frères dans l’allocation d’un contrat portant sur l’acquisition d’équipements destinés à un bien de l’État.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le rejet du principe immuable de la propriété privée : l’octroi de terres de l’État pour le bénéfice d’un religieux, en trahissant le système de base de la propriété foncière dans le pays.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le favoritisme montré envers sa maîtresse dans l’allocation d’un espace à l’aéroport de Plaisance, en renonçant à soumettre cette allocation à un processus de soumission d’offres ouvertes au plus offrant, reniant ainsi le principe sacro-saint de la saine compétition dans le secteur des affaires.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’obligation faite à un membre du corps judiciaire de venir enregistrer son ‘gagging order’ (l’obligation de silence) un samedi matin en Cour, craignant que la presse ne révèle un aspect fondamental de sa vie privée démontrant son infidélité et ses dérives morales.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’individu a une grande réputation (confirmée par les faits) comme dilettante spécialisé dans les tergiversations, l’attentisme, l’indécision et les remises à plus tard. En cela, il est le digne fils de son père. Les décisions qui pourraient prendre 5 minutes à d’autres prennent 5 mois avec lui, et parfois il n’y a aucune décision de prise. Ainsi, l’on ne sait toujours pas dans quelle circonscription il sera candidat. Typique !</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Enfin et encore plus important que tout le reste, à cause de ses comportements immoraux, <strong><u>Navin Ramgoolam n’a plus d’autorité morale et ne peut plus prétendre occuper un poste public important à Maurice.</u></strong> Dans un pays où le comportement des hommes publics doit être exemplaire à tout instant, vu que le peuple doit s’en inspirer pour sa propre conduite, il a failli lamentablement à sa mission. Il doit s’en aller, définitivement, car il est devenu un poids lourd pour le Ptr, un handicap qui risque de coûter bien cher à TOUTE l’île Maurice en permettant au MSM de traverser !  C’est Arvin Boolell qui doit prendre le leadership du parti pour battre Pravind Jugnauth.</span></p>
<ol style="text-align: justify;" start="3">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>Paul Bérenger, ou la pureté virginale subitement retrouvée</u></strong></span></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Aux dernières nouvelles, depuis peu, Paul Bérenger et son MMM sont redevenus le choix parfait pour la prochaine consultation populaire. Rien que ça !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Peuple de Maurice, où est donc ta mémoire ? Comment ne te souviens-tu donc pas que les intentions des politiciens ne valent pas grand-chose à Maurice ? Comment peux-tu oublier que c’est à cause de cet individu que nous avons dû nous soumettre aux règnes d’un Aneerood Jugnauth, d’un Navin Ramgoolam et d’un Pravind Jugnauth ? Comment peux-tu ne pas te rappeler que nous avons failli passer fin 2014 à un système semi-présidentiel qui aurait été catastrophique pour nous, avec Navin Ramgoolam comme président muni de pouvoirs étendus, afin que Paul Bérenger devienne Premier ministre ? Quand allons-nous mettre fin à toutes les mascarades de ce genre, de véritables hontes pour notre pays et extrêmement dangereuses pour notre bien commun et notre avenir ?</span></p>
<ol style="text-align: justify;" start="4">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong><u>Xavier Duval, ou l’essence de l’insignifiance</u></strong></span></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous n’aurons pas beaucoup à dire sur le dernier de la « Bande des Quatre » : nous estimons, en effet, que lui et son parti n’ont plus aucun rôle significatif à jouer à Maurice à l’avenir. Il aura seulement servi à montrer à quel point Navin Ramgoolam, leader d’un parti qu’il qualifie de « national » peut se tromper dans le réveil des partis agonisants. À Dieu va, petit prince, fils du Roi !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En conclusion, nous estimons que pour faire sortir Maurice de cette voie appauvrissante que nous subissons depuis si longtemps, il nous faut nous débarrasser de ceux des politiciens qui ont symbolisé la déchéance graduelle que nous subissons et la déliquescence à laquelle nous sommes confrontés aujourd’hui.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Quatre politiciens doivent être renvoyés sans hésitation de notre vie publique, pour toujours : Pravind Jugnauth, Navin Ramgoolam, Paul Bérenger et Xavier Duval. Pour nous, ils représentent un monde qu’il faut faire disparaître le mois prochain. Leurs partis resteront, évidemment, mais eux-mêmes doivent être battus, sans pitié ! Ils ont été trop décevants, depuis trop longtemps, à beaucoup trop de points de vue ! Le peuple doit les exclure de la communauté nationale.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Confions notre avenir à d’autres politiciens qui paraissent sincères et compétents, et qui méritent notre confiance. Nous en avons désespérément besoin !</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio</span></p>
<p style="text-align: justify;"></div>
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		<title>PARTI TRAVAILLISTE : MILLE FOIS ARVIN BOOLELL !!!</title>
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		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Sep 2019 11:41:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Appel à Arvin Boolell – to ler finn arrivé ! Cher Arvin, J’espère que tu vas bien ! Long time no see… La situation dans laquelle se trouve notre pays sur le plan politique, social et moral me pousse à m’adresser à toi et te présenter ce message concernant notre avenir. J’ai adressé une lettre la semaine dernière sur ma page ‘Allo Maurice’ à ton leader - pour lui rappeler son passé et l’inviter à se retirer et te laisser prendre les rênes du Parti travailliste, avant que n’arrivent les prochaines élections. Il ne le fera évidemment pas, bien que son maintien sur la scène politique de Maurice fera sans aucun doute beaucoup de tort au parti, et qu’il pourrait même affecter négativement sa performance dans ces élections.</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Appel à Arvin Boolell – to ler finn arrivé !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cher Arvin,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">J’espère que tu vas bien ! Long time no see…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La situation dans laquelle se trouve notre pays sur le plan politique, social et moral me pousse à m’adresser à toi et te présenter ce message concernant notre avenir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">J’ai adressé une lettre la semaine dernière sur ma page ‘Allo Maurice’ à ton leader &#8211; pour lui rappeler son passé et l’inviter à se retirer et te laisser prendre les rênes du Parti travailliste, avant que n’arrivent les prochaines élections. Il ne le fera évidemment pas, bien que son maintien sur la scène politique de Maurice fera sans aucun doute beaucoup de tort au parti, et qu’il pourrait même affecter négativement sa performance dans ces élections.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Je prends pour acquis le fait que tu as lu ce texte, qui constitue un vrai réquisitoire contre la politique que Navin Ramgoolam a menée durant 3 mandats, ainsi que contre le comportement qu’il a adopté envers l’État, son gouvernement, son parti, ses mandants et sa propre personne pendant la période en question (1995-2000, 2005-2014).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Beaucoup de Mauriciens pensent que c’est toi qui, en toute décence, aurais dû prendre le leadership du Ptr après le piteux revers électoral – un désaveu complet – subi par Navin Ramgoolam dans la circonscription de Triolet en décembre 2014, du moins si ce dernier avait eu un peu de dignité et d’amour-propre. Mais l’individu étant qui il est, il t’a écarté de la manière que nous savons au début de 2015, et depuis il continue à régner sans partage sur le parti (qui n’est même pas dûment enregistré, si l’on en croit son interview sur ION News en 2015 !)</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Bien que la majorité des citoyens de Maurice ne s’en rende pas compte, nous sommes arrivés aujourd’hui à la croisée des chemins. Nous possédons maintenant une expérience de 50 ans et plus sur la façon dont nous nous gouvernons, et ceux d’entre nous qui avons développé une certaine objectivité et un sens critique savent où se trouvent les nombreuses failles de notre système, qu’exploitent pour leur bénéfice personnel Navin Ramgoolam et ses suiveurs, ainsi que les membres de la famille Jugnauth et tous les parasites qui gravitent autour d’eux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour le redire une nouvelle fois, la principale contrainte de notre pays tient au fait que (trop) peu de nos électeurs possèdent une formation politique, une éducation et un sens critique leur permettant de ne pas se laisser exploiter intellectuellement, sans qu’ils ne se rendent compte, par des politiciens dont le but principal est de garder ou revenir au pouvoir. Et dans une situation comme celle-là, le moyen le plus efficace pour faire évoluer le pays dans un sens positif, du moins dans le court terme, est de finir par imposer des politiciens munis de suffisamment d’intégrité, de compétences et de dynamisme (si tant est qu’ils existent) pour prendre la direction du pays et l’orienter vers un développement économique, moral, intellectuel et politique capable d’assurer une rupture – une vraie – dans sa marche en avant dans des conditions favorables vers l’avenir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Je me suis livré à beaucoup de réflexions ces derniers temps, en tentant de conserver une neutralité et une objectivité aussi fortes que possible. Je suis quelque peu chanceux à cet égard : depuis la formation du « gouvernement d’unité nationale » de décembre 1969 par Duval et Ramgoolam, je ne me suis jamais identifié à quelque parti politique que ce soit à Maurice et, depuis la cassure de 1983 jusqu’à mon départ du pays en 2000, je ne me suis toujours fait un devoir de déposer lors des élections législatives successives un bulletin sans aucune croix dans l’urne, ce dont je n’ai jamais cessé de me féliciter.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>L’approche donc la proposition qui va suivre sans aucune sympathie pour quelque parti ou homme/femme politique que ce soit, toi compris</u>. Si je la fais, c’est uniquement en réaction à une situation locale qui continue à se dégrader, aux nombreuses attaques envers notre démocratie et l’intérêt supérieur de notre pays et au maintien d’un style de gouvernance dépassé, en somme à tout un ensemble de graves dangers qui doivent recevoir une attention urgente et prioritaire, avant bien d’autres considérations, notamment celle de la politique partisane et des affrontements entre rivaux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Suite à mes réflexions, et tenant compte d’un ensemble de facteurs bien précis qu’il serait long à énumérer ici, je suis parvenu à la conclusion que la seule chance pour Maurice de commencer à s’en sortir, c’est que le Parti travailliste gagne les prochaines élections générales avec une majorité aussi confortable que possible, <u>mais que Navin Ramgoolam soit battu dans la circonscription où il sera candidat.</u></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans un tel cas, vu que Shakeel Mohamed a signifié son intention de ne pas briguer de suffrages après les prochaines élections, tu deviendrais de facto le Premier ministre du pays. Ton heure est arrivée, Arvin. Le temps est venu pour toi de montrer &#8211; enfin – que, comme tu le dis toi-même, ton humilité n’est pas un signe de faiblesse, et que tu es prêt à t’affirmer en tant que chef politique d’une île Maurice autre que celle que nous avons connue depuis plusieurs décennies.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Tu es aujourd’hui le seul homme politique à Maurice à posséder l’expérience, les compétences, le respect et l’estime nécessaires pour t’imposer au sommet de l’État et prendre charge d’une double mission de la plus haute importance : ARRÊTER LA DÉCHÉANCE ET LA DÉSINTÉGRATION PLUS AVANT DE NOTRE PAYS, ENCORE EN SOUS-DÉVELOPPEMENT À BIEN DES ÉGARDS, ET ASSURER SON INDISPENSABLE TRANSITION VERS UN ÉTAT MODERNE, NETTOYÉ DE TOUT LE DÉSORDRE, L’INSÉCURITÉ, LE LAISSER-ALLER, LA LÉTHARGIE ET LES INÉGALITÉS QUI LE PÉNALISENT, ET DÉBARRASSÉ DE TOUS CES HOMMES POLITIQUES DÉSESPÉRANTS QUI ONT &#8211; OU ONT EU &#8211; LA CHARGE DE NOTRE GOUVERNANCE ET QUI CONTINUENT À NOUS MONTRER LEUR VANTARDISE, LEUR ARROGANCE, LEUR IMPUDEUR, LEURS LÂCHETÉS ET LEUR AMATEURISME.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les deux immenses dangers qui nous guettent à Maurice aujourd’hui s’appellent Pravind Jugnauth et Navin Ramgoolam. J’ai dressé le bilan désastreux de ce dernier dans ma dernière chronique. Quant à Pravind Jugnauth, il n’y a que ses inconditionnels qui ne comprennent pas combien son retour au pouvoir serait une vraie catastrophe et un recul extrêmement dangereux pour notre démocratie. Avec lui, nous avons affaire à un individu qui montre régulièrement combien il a une faible personnalité et est incapable d’agir en vrai leader.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais il y a bien pire. Avec lui, l’autorité de l’État recule : les Mauriciens font les frais de l’incompétence, de la corruption, de l’insécurité, de la délinquance, des trafics de toutes sortes et du népotisme qui, tels des contre-pouvoirs, limitent l’action de l’État et l’empêchent d’agir sur la vie des gens. Les libertés reculent, les valeurs disparaissent, ses interventions-spectacle se résument à la critique de l’adversaire, certaines de ses déclarations sont tout simplement risibles, surtout lorsqu’il se pose en modèle. Et à part le match à venir Jugnauth-Ramgoolam à l’occasion des prochaines élections, bien peu de questions concernant notre avenir – les seules qui devraient compter – sont évoquées.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Tu te doutes bien qu’il existe beaucoup de Mauriciens qui sont disposés et même anxieux de te soutenir dans ton accession au poste de leader et, si Navin Ramgoolam persiste à se maintenir à la tête du Parti travailliste, dans une structure où il n’est même pas possible de tester sa légitimité et sa vraie popularité, tous ceux qui sont favorables à ton accession à la tête de ton parti (dont je fais partie) vont initier un mouvement pour provoquer ton accession au leadership. Comme mentionné ci-dessus, des moyens pour te porter à la tête du pays existent, et ils seront utilisés à fond le moment venu, sois-en certain !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La mission qui t’attend est immense. J’en vois plusieurs aspects déterminants :</span></p>
<ul>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>Redonner à la politique ses titres de noblesse</u>. La politique a été énormément dévaluée à Maurice au fil des ans par les comportements infects de beaucoup d’hommes politiques, et pas des moindres. Dans un pays où l’éducation politique reste à faire, l’exemple est une dimension fondamentale de notre comportement, car il inspire. Nous en avons cruellement manqué, à cause de politiciens incapables de prendre conscience de leurs responsabilités exactes à cet égard ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>Réconcilier le désespoir de nombreux Mauriciens envers la politique locale en mettant en place un gouvernement des affaires publiques digne de ce nom</u> ; c’est un objectif qui reste réalisable si les Mauriciens avisés font corps pour provoquer l’évacuation de la scène politique aussi bien les dinosaures &#8211; « la bande des quatre » &#8211; que les petits êtres, traîtres compris, qui tournent autour d’eux ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>Structurer l’organisation et la gestion de l’activité politique dans le pays par une législation appropriée</u>. C’est là une démarche qui n’a jamais été entreprise et est tout à fait essentielle, pour limiter les libertés que prennent les leaders politiques sans considération pour leur électorat ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><u>Commencer à imprimer de véritables lignes politiques dans les partis,</u> pour les forcer à maintenir une cohérence décisionnelle et abandonner les interventions à la petite semaine, au fil des circonstances et des occasions ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans un premier temps, en prévision d’une profonde modification de notre Constitution, <u>mettre sur pied un Conseil économique, social et environnemental indépendant, composé de membres reconnus pour leurs compétences, leur neutralité et leur indépendance</u>, loin des lèche-bottes et des trafiquants d’influence, capables de constituer l’un des piliers de nos structures politiques (aux côtés de l’État et du secteur privé) et servir en tant qu’organisme consultatif actif et force de proposition objective et respectée en matière de développement. En seront exclus les « yes-man » et les « yes-woman ».</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour réaliser une telle mission, il est impératif pour toi de t’adjoindre la collaboration de jeunes ayant montré des aptitudes et des capacités à participer à l’administration de la Cité dans l’avenir. Je me permets de te conseiller fortement de tenter de t’assurer la collaboration de personnes du calibre d’Avinaash Munohur, de Padma Utchanah, de Parvèz Dookhy, d’Alexandre Pougnet et d’autres jeunes Mauriciens de la même trempe. C’est avec la coopération des personnes de ce type que pourra survenir l’élimination rapide des autocrates, des politiciens-croupions, et des élus (nombreux) incapables d’être à la hauteur des situations engageant l’avenir proche ou lointain de notre pays. La transition vers une vraie démocratie en dépend fortement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme tu le disais si bien lors de ton intervention sur le samadhi de ton père il y a quelques jours, le développement est une aspiration à long terme qui se prépare patiemment à force d’idées, d’initiatives, d’efforts et de vision. Ce développement requiert des compétences, de la foi, de la sincérité, et de l’humilité en face de l’ampleur d’une telle mission. Tu pourras compter sur beaucoup de Mauriciens dans cette entreprise. Tu seras soutenu, parce qu’à travers toi, les Mauriciens recommenceront à comprendre l’intérêt précis d’une contribution commune et désintéressée au bien commun.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Au moment de voter, la bataille que nous allons devoir mener sera surtout contre nous-mêmes : encore trop d’électeurs de notre pays votent par sympathie pour le représentant d’un groupe particulier, en se laissant dominer par leur sentiment d’appartenance à ce groupe, sans même examiner les capacités du candidat à les représenter de manière compétente ; encore trop d’électeurs de notre pays se laissent emporter par la sympathie qu’ils éprouvent pour un leader par rapport à son passé, sans se soucier de ses grossières erreurs ou de ses démissions, comme le témoigne l’insertion de nombreuses photos du Paul Bérenger des années 1970 sur Facebook actuellement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans certaines circonstances particulières, comme celle dans laquelle nous nous trouvons, un vote responsable doit prendre à titre exceptionnel la forme d’un vote utile, détaché de toute subjectivité, et destiné à faire son résultat servir à la réalisation d’un projet politique précis. À cet égard, les prochains votants auront la lourde responsabilité de faire pencher la balance en faveur de ceux des candidats capables de faire avancer Maurice, plutôt que de la faire piétiner en faisant élire ceux qui ont prouvé qu’ils ne savent pas ou ne sont pas assez courageux pour faire le pays évoluer vers un développement sur tous les plans.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avant de terminer, Arvin, je prends la liberté de saisir la présente chronique pour adresser un message franc et sincère à tous les membres de la communauté hindoue de Maurice.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les Mauriciens de tous bords qui sont un peu éclairés savent bien que le pouvoir à Maurice sera représenté à sa tête par un Hindou pendant encore longtemps. Les membres des autres communautés et ceux qui se considèrent déjà comme des Mauriciens à part entière, sans plus de sentiment d’appartenance à une communauté particulière, en sont conscients. La seule chose que demandent les non-Hindous motivés et vraiment désireux de voir Maurice progresser, c’est que le leader du parti au pouvoir soit quelqu’un de sincère, de compétent, d’éclairé, de mûr et de dynamique, quelle que soit sa caste ! Il faut que nous soyons fiers de notre leadership. Espérons que l’ensemble de la communauté non-hindoue sera pleinement entendu par tous les votants lors des prochaines élections générales…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ton heure est arrivée, Arvin !  Mais je ne souhaite en aucune manière que la présente chronique te cause des ennuis auprès de ton leader ou de ton parti. Ce n’est pas mon but. Je veux seulement exprimer le désir de voir les résultats de la consultation à venir t’ouvrir la voie vers un destin national, qui te permettra d’emmener tout le pays vers des jours meilleurs. Nous te faisons confiance. Bonne chance !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">CODE POUR LA PROCHAINE CAMPAGNE ÉLECTORALE : <strong>#AB4PM</strong></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio           <br /></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p></div>
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		<title>COMMENT FAIRE LE PEUPLE DE MAURICE GAGNER EN MATURITÉ…</title>
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		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Jun 2019 18:42:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[19 août]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le bilan comptable de cinquante années d’indépendance, il y a deux ou trois « postes » qui illustrent la défaite de la démocratie chez nous. L’une de nos grandes défaites est celle de la moralité personnelle et publique. La dégradation des faibles et peu nombreuses valeurs que nous entretenions avant l’indépendance a été constante depuis 1968, et nous sommes maintenant arrivés au stade où les politiciens en vue n’essayent même plus de cacher certaines de leurs actions, mesures et abus de pouvoir. </p>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/comment-faire-le-peuple-de-maurice-gagner-en-maturite/">COMMENT FAIRE LE PEUPLE DE MAURICE GAGNER EN MATURITÉ…</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chers compatriotes,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans le bilan comptable de cinquante années d’indépendance, il y a deux ou trois « postes » qui illustrent la défaite de la démocratie chez nous. C’est Platon qui disait que « la démocratie n’est possible que dans un État peuplé de dieux » (« dieux » voulant dire des personnes très bien munies sur le plan intellectuel). C’est la raison pour laquelle il préférait le système politique de « l’aristocratie » (où le savoir et la raison de l’élite dominent »).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’une de nos grandes défaites à Maurice est celle de la moralité personnelle et publique. La dégradation des faibles et peu nombreuses valeurs que nous entretenions avant l’indépendance a été constante depuis 1968, et nous sommes maintenant arrivés au stade où les politiciens en vue n’essayent même plus de cacher certaines de leurs actions, mesures et abus de pouvoir. Pour obtenir une liste non exhaustive de ces actes qui devraient, dans un pays normal, conduire à des sanctions, consultez les écrits de Touria Prayag, l’une des rares journalistes de la presse écrite qui semble bien être capable et résolue de s’exprimer avec courage et lucidité, sans se courber aux exigences du langage politiquement correct, dont la contribution à notre déchéance a été majeure.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cette faiblesse de notre démocratie est évidemment due à des facteurs bien précis. Examinons-les :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’origine modeste de la majeure partie de ceux venus s’installer à Maurice. Lorsqu’on n’a pas beaucoup de moyens ou si la culture à laquelle on appartient ne favorise pas nécessairement l’introspection, la pensée réflexive et le sens critique, il est difficile de sortir de la dépendance morale et intellectuelle de ceux qui agencent leur comportement précisément pour tirer parti de cette faiblesse ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les valeurs morales n’ont pas le même poids dans les différentes cultures. Les études, par exemple, montrent clairement que la mentalité du « to mem papa, to mem mama » est encore très présente dans la classe laborieuses à Maurice. Dans de tels contextes, prendre du recul et se bâtir un sens critique est difficile ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous vivons dans une société fortement inégalitaire, dans laquelle les moyens nécessaires à une éducation personnelle voulue par soi-même sont souvent inexistants ou très faibles ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et de loin le facteur le plus important a été depuis l’origine la démission des politiciens envers la prise de conscience des citoyens vis-à-vis de leurs libertés et de leurs responsabilités. Aucun des Premiers ministres de Maurice depuis l’indépendance n’a soulevé le petit doigt pour mettre sur pied des instances de sensibilisation, de responsabilité et de devoir de contribution du peuple à ses devoirs envers le pays. Tout n’a tourné qu’autour de considérations bassement matérielles et, si elles sont importantes, elles sont bien loin d’être les seules qui peuvent œuvrer au devenir d’une communauté, comme nous l’avons indiqué récemment.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nos politiciens ont été soit parfaitement inconscients de la nécessité de prendre des mesures pour éduquer nos citoyens au civisme, à la citoyenneté, à la contribution de chacun au bien commun, dans lequel cas ils ont été des irresponsables, soit alors (ce qui est plus probable) ils ont estimé que rendre un peuple un peu plus avisé et critique ne servirait pas leur agenda politique. Nous avons eu droit à des renoncements dès le départ : « Ou kapav anpess devlopman coquin, ou ? » et le fameux « Moralite napa ranpli vent ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le seul organisme qui a été mis sur pied – l’ICAC – est comme ailleurs sous la férule du parti au pouvoir, et il n’intervient qu’<strong><u>après les délits</u>. </strong>Il n’a aucune fonction préventive, alors que c’est la seule qui soit capable de donner des résultats à terme.</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le développement industriel des années 1980, pas préparé et prévu par les gouvernements en place, a rompu l’ordre ancien de « l’épouse en charge des soins et des travaux domestiques », a créé une séparation prolongée entre les enfants et leurs parents et a pénalisé la stabilité de très nombreux foyers. On en voit les résultats aujourd’hui dans la violence sexuelle, les séparations, la prostitution et le drogue. Il s’agissait évidemment de pallier ces contraintes notamment par le biais de crèches et de garderies répondant aux besoins des ouvrières, mais nos politiciens n’en ont eu cure ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Encore une autre raison, et pas des moindres, explique cette démission envers l’accompagnement des jeunes vers le monde adulte : l’absence d’une véritable structure réunissant ce qu’on appelle déjà presque partout en Afrique « les organisations de la société civile » (OSC). Une telle structure, forcément cohérente et tant soit peu unie, serait la seule à pouvoir faire pendant aux deux autres pouvoirs (du moins ceux comptant parmi les pouvoirs non opaques) et interpeller énergiquement et ouvertement les politiciens et les pontes du privé sur un ensemble de questions relatives à la marche du pays et au bien commun, telles que la transparence (ou son manque), les libertés civiles, les vides juridiques, la corruption, les abus de pouvoir, les contre-pouvoirs, le trafic d’influence, la bonne marche des institutions, les problèmes de passe-droits et la discrimination sous ses différentes formes. En d’autres mots, les représentants de ces OSC dépasseraient largement le cadre de leur mission immédiate pour se mettre ensemble et s’attaquer aux contraintes du développement au niveau national en se constituant en une force critique et de proposition.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le cloisonnement des communautés et l’auto-censure individuelle et collective expliquent cette absence dans une grande mesure. Et c’est vraiment dommage !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En face d’une telle situation, quelles sont les mesures à prendre ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Commençons d’abord par définir, forcément schématiquement, la nature et les contraintes courantes du problème à résoudre. Pour le dire crûment, il s’agit de vaincre l’inconscience et de mettre le peuple en face de ses droits et l’éduquer à ses devoirs. En d’autres mots, il faut lui faire prendre conscience de son rôle dans la Cité et de sa contribution à sa bonne marche.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À travers l’Histoire, on a procédé à cette éducation, là où elle a été estimée judicieuse, en en confiant la responsabilité à trois parties : l’école, le foyer et les autorités. Les efforts doivent être persistants, et les résultats positifs ne se manifestent généralement qu’au bout de plusieurs décennies. Mais l’investissement est payant, car un comportement responsable à un niveau national est générateur de productivité, d’ascension sociale, de relations intercommunautaires fructueuses, de perspicacité dans le raisonnement et les analyses et, en fin de compte, de l’acquisition du sentiment d’une vie satisfaisante et remplie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À Maurice, les temps où les enseignants apportaient à leurs élèves non seulement des connaissances dans certains domaines, mais aussi des principes et des valeurs à chérir dans leur vie ne sont plus. Ce que rapportent des sources d’information sur ce qui se passe dans des institutions scolaires et sur le comportement des élèves en public est stupéfiant. Ce qui l’est davantage, c’est la passivité et la démission des autorités. Singapour est moins mal loti à ce propos que notre île, ne trouvez-vous pas ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Passé l’école, il y a le foyer. La tâche des parents est probablement la plus importante et la plus nécessaire qui soit pour l’éducation des enfants à la vie, à l’échelle des valeurs, à l’importance des sentiments à porter aux siens, à la communauté et à la nation, ainsi qu’à la dignité de son être et au respect de soi-même et des autres. Le problème, qui explique pourquoi les membres des classes populaires sont presque toujours condamnés à subir le même sort, génération après génération (excepté lorsque le hasard de la génétique fait émerger un être brillant qui réussit à s’extraire à sa condition) tient au fait que les parents dans les foyers pauvres ne sont pas eux-mêmes toujours munis des dispositions et des connaissances leur permettant de stimuler intellectuellement leur progéniture.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Passé l’école et le foyer, il reste les autorités, et parfois ce qu’on peut appeler « les bonnes volontés ». De l’État, nous n’avons rien obtenu depuis toujours. On ne stimule pas publiquement à Maurice les qualités susceptibles de rendre les citoyens conscients de ce qu’ils sont capables d’apporter à la société et de la façon de se comporter envers eux-mêmes, les autres et le pays. Électoralement, ça a non seulement aucun intérêt, mais ça peut être pénalisant par rapport au discours d’un concurrent qui harangue la foule en promettant le maximum, même au détriment de l’ordre, de la rigueur, de la responsabilité individuelle et du sens de l’effort. Le laxisme, l’à-peu-près, les trucages, la déliquescence et la lâcheté se perpétuent. Le désordre moral, le flou dans la perception que l’on a du monde et l’absence de toute échelle de valeurs se maintiennent. C’est le fameux « Less li all kumsa mem, do ! » qui prévaut encore dans de nombreux cas.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous voyons bien et nous félicitons même les initiatives extrêmement louables prises par des groupes comme « Projet de société » de Malenn Oodiah ou comme YUVA qui visent à promouvoir une prise de conscience de nos obligations dans notre vie courante, mais nous craignons que sans une volonté politique, des moyens beaucoup plus importants, surtout au niveau des établissements scolaires, et une forte détermination, les résultats ne se manifesteront que très (trop) lentement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">C’est à cette aune que nous mesurons pleinement l’impérative nécessité pour Maurice de se débarrasser dès que possible de ces piètres politiciens qui encombrent notre scène politique et nous font, somme toute, plus de mal que de bien. Quelqu’un comme Pravind Jugnauth ne se rend même pas compte de l’immense tort qu’il fait au pays en donnant régulièrement le mauvais exemple à nos concitoyens à travers la prise de décisions que la morale élémentaire condamne. À ce titre, il est partiellement responsable de la vaste immoralité qui règne dans la société mauricienne. Si nous avons eu à subir ce type de politiciens jusqu’à maintenant, c’est parce que le peuple, dans sa majorité, ignore jusqu’à aujourd’hui le tort qu’il cause <strong><u>au pays et à lui-même</u></strong> en les maintenant dans leurs fonctions. Quant à ces politiciens, se rendent-ils seulement compte que si le peuple mauricien était un peu plus averti, ils auraient été renvoyés dans « lacaze mama » avec un coup de pied bien placé depuis très longtemps ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’exemple le plus édifiant que nous puissions mettre en avant à ce propos tient à la décision du Jugnauth du jour de faire émettre un décret portant fixation de l’échéance au 19 août 2019 pour la soumission de candidatures pour l’élection de remplacement dans la circonscription n° 7 en novembre prochain. Avec son budget, il était sur le terrain de l’irresponsabilité envers nos finances, en utilisant nos fonds publics pour se payer une popularité ; il se trouve maintenant sur le terrain de l’indécence, dans son comportement envers l’électorat de Piton-Rivière du Rempart. Mais, combien de nos compatriotes sont conscients du fait que cette fois-ci, l’individu dépasse nettement les bornes et se sert littéralement des électeurs de Piton-Rivière du Rempart, et du peuple de Maurice en général, comme des pions pour se livrer à un jeu infect, de par lequel un individu quelconque se ferait élire éventuellement pour trois ou quatre semaines avant la procédure suivante relative aux élections générales ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Que l’individu décide finalement de ne pas faire tenir une élection partielle en novembre n’a aucune importance ici. Ce que nous mettons en avant, c’est le fait qu’il manipule les électeurs comme de petits toutous à sa disposition pour se livrer à sa stratégie abjecte dans le cadre des élections à venir. Dit crûment, il montre aux électeurs du n° 7 que ce qui l’intéresse consiste uniquement à se servir d’eux pour des objectifs personnels bassement électoralistes, n’ayant aucun rapport avec leur représentation et leurs intérêts. De plus, il montre clairement son manque de respect pour les institutions.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Devant ce piteux processus, des Mauriciens pour qui la dignité signifie quelque chose réagiraient de la manière suivante :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Aucun candidat ne se manifesterait, pour bien signifier à l’individu que personne ne se laissera prendre à son sale petit jeu, susceptible de coûter au contribuable des dizaines de millions de roupies si jamais un scrutin avait effectivement lieu ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Afin que l’individu comprenne qu’il est en train de vouloir se payer la tête des Mauriciens et que, cette fois-ci, enough is enough (comme dirait le spéculateur en euros), une journée de débrayage pacifique à travers tout Maurice serait organisée le lundi 19 août, afin qu’il retienne bien une chose : c’est nous qui sommes souverains, et c’est nous qui déciderons de l’avenir de ses initiatives.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mauriciens : retournons cette situation en notre faveur, reprenons l’initiative et emmenons l’individu directement aux élections générales en jetant la feuille du « writ » mal rédigé par son président par intérim dans la poubelle de l’Histoire !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et sachons nous montrer solidaires avec l’électorat du numéro 7, en lui apportant notre soutien moral et en le lui faisant savoir !</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio       <br /></span></p></div>
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		<title>LA CONSTITUTION DE MAURICE ET SES GRAVES LIMITATIONS</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/la-constitution-de-maurice-et-ses-graves-limitations/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Apr 2019 12:28:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[assemblée nationale]]></category>
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		<category><![CDATA[constitution]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La constitution d’un pays est appelée sa loi fondamentale. Son importance est capitale pour la direction qu’elle imprime à un peuple, car c’est elle qui comporte les éléments politique, institutionnel, social et électoral dont dépend la marche de la démocratie dans ce même pays. Droits et libertés du peuple, fonctionnement de l’Assemblée nationale, des ministères, de la justice, de la police, de l’administration, circonscriptions électorales, mode de scrutin et organisation des élections, à peu près toute la structure institutionnelle du pays s’y trouve. Cette loi fondamentale a une profonde incidence sur la vie des citoyens, et l’on ne peut généralement juger de sa pertinence qu’après plusieurs décennies. </p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #e00b00;">Recevez nos chroniques dès qu’elles paraissent ! Dans la rubrique « ABONNEZ-VOUS À CE SITE PAR E-MAIL » (menu de droite), communiquez-nous votre adresse e-mail, puis cliquez sur « ABONNEZ-VOUS ». Nous ferons le reste ! Et nous vous garantissons que nous n&rsquo;utiliserons en aucun cas votre adresse à d&rsquo;autres fins.</span></em></span></p></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La constitution d’un pays est appelée sa loi fondamentale. Son importance est capitale pour la direction qu’elle imprime à un peuple, car c’est elle qui comporte les éléments politique, institutionnel, social et électoral dont dépend la marche de la démocratie dans ce même pays. Droits et libertés du peuple, fonctionnement de l’Assemblée nationale, des ministères, de la justice, de la police, de l’administration, circonscriptions électorales, mode de scrutin et organisation des élections, à peu près toute la structure institutionnelle du pays s’y trouve.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cette loi fondamentale a une profonde incidence sur la vie des citoyens, et l’on ne peut généralement juger de sa pertinence qu’après plusieurs décennies. Il appartient alors au peuple, si son pouvoir n’a pas dans l’intervalle été confisqué par ceux qu’il a élus, de l’ajuster et de modifier son fonctionnement pour garantir et valoriser le bien commun.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi donc, après plus d’un demi-siècle d’application, le moment est venu d’évaluer si la constitution de Maurice a assuré le mieux possible le bien-être physique, mental, moral et intellectuel de ses habitants, et s’il se présente une nécessité de pallier ses éventuelles lacunes et d’agencer certaines de ses dispositions dans l’intérêt de tous.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme il ne serait pas possible pour nous de passer en revue l’intégralité du texte concerné, nous allons traiter dans cette chronique uniquement les aspects de notre vie politique qui nous semblent nécessiter un véritable réexamen, à savoir :</span></p>
<ul>
<li style="padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le processus démocratique de base</span></li>
<li style="padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La représentation des composantes individuelles de la population du pays</span></li>
<li style="padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le découpage des circonscriptions</span></li>
<li style="padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La séparation des pouvoirs</span></li>
<li style="padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le besoin de réels contre-pouvoirs et de transparence</span></li>
<li style="padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les réformes globales à une démocratie devenue pratiquement illibérale à Maurice</span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></li>
</ul>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>A – Le processus démocratique de base</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous utilisons la méthode la plus neutre et objective qui soit pour examiner la marche de la démocratie locale, en suivant les différentes étapes de son processus de base : délibération, élection, décision, contrôle.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>La délibération.</strong> Comme chacun sait, il n’y a pas de véritable délibération réunissant l’ensemble des citoyens sur le plan politique à Maurice. Depuis longtemps déjà, le « politiquement correct » empêche la libre et franche expression des opinions et des points de vue, et les débats publics sont quasi inexistants dans l’île. Télévision et radios sont les moyens habituels utilisés dans les pays véritablement démocratiques, mais pas à Maurice. Les politiciens au pouvoir évitent soigneusement de se laisser questionner de manière spontanée sur la politique générale du pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>L’élection. </strong> À Maurice, comme chacun sait, une consultation de la population revêt un caractère de grand divertissement. La ou les circonscriptions concernées deviennent encore plus laides que d’habitude et sont même défigurées, mais l’occasion est considérée comme trop belle pour ne pas s’y engager pendant la campagne. Les critiques vont crescendo, les discussions entre votants à venir deviennent de plus en plus animées, l’identification totale à un parti politique s’étale, l’insécurité monte et le communalisme se montre sous son plus mauvais jour. En quelque sorte, le peuple s’amuse et organise ses paris sur les résultats à venir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Reconnaissons toutefois que les élections, telles que les prévoit la constitution du pays, se déroulent selon les règles et que les bourrages d’urnes n’existent pas chez nous. Il y a bien des usurpations d’identité ici et là, mais les scrutins se déroulent généralement correctement. C’est probablement l’atout le plus concret que puisse offrir Maurice quant au respect des règles de la démocratie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Les décisions de l’assemblée.</strong> Rien de très stimulant à ce niveau. Les travaux en commission, si tant est qu’ils se déroulent comme prévu, ne semblent avoir aucune incidence sur des décisions pour ainsi dire connues d’avance, car la discipline de vote – signe certain d’une soumission aveugle au Premier ministre, être tout puissant – est de rigueur en toute circonstance. C’est ce qu’on appelle bêtement à Maurice le système westminstérien.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Le contrôle.</strong> C’est là que se situe l’une des plus grandes faillites du processus démocratique à Maurice : le suivi de la bonne marche du système et de l’exécution sans faille des décisions prises. Les exemples pleuvent : le rapport annuel du directeur de l’audit et le non-respect des mesures annoncées dans le discours du budget constituent des exemples significatifs, mais les failles, les omissions et les parachutages sont très nombreux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>B – La représentation des composantes de la population du pays</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cette question, dont le caractère est d’une extrême sensibilité dans un contexte multiculturel, est le trou béant de notre constitution depuis 1968. Nous le montrerons clairement dans une prochaine chronique : Seewoosagur Ramgoolam a kidnappé notre constitution à son profit, en pas moins de deux fois, en 1967, d’abord par son contenu, puis par le processus de son adoption.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le résultat, c’est que notre constitution provoque des déséquilibres en termes de représentation des partis, de résultats des élections, et de la représentation des composantes de la société mauricienne. Le système de scrutin dont nous disposons, celui d’élections trinominales (trois candidats à élire par circonscription) à la majorité relative à un seul tour, aboutit aux situations antidémocratiques suivantes :</span></p>
<ul>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Des résultats où un parti politique donné rafle toute la mise, sans représenter la majorité des électeurs</span></li>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La liberté laissée aux politiciens de viser à une représentation du peuple à l’Assemblée nationale basée sur le nombre de représentants de chaque communauté et sous-communauté, les programmes politiques revêtant une importance relative. Chez nous, la représentation des communautés et des sous-communautés respectives passe bien avant les idées et les programmes</span></li>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Une représentation de la population générale dépendant dans une grande mesure de coalitions, avec des députés entièrement soumis aux décisions d’un seul homme, le Premier ministre, dans le processus législatif. Ces coalitions ne servent en fait qu’à allouer des prérogatives ministérielles à un leader de parti inférieur en importance et à son équipe restreinte pendant un certain temps au cours d’une mandature</span></li>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Un système patriarcal, dépassé, qui aboutit au fait qu’un seul homme concentre entre ses mains les prérogatives de chef de parti politique, de décideur inattaquable d’à peu près toutes les décisions à l’Assemblée nationale, de chef de l’exécutif et de distributeur de faveurs à ses proches et soutiens</span></li>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Une concentration extrême de pouvoirs sans contre-pouvoirs correspondants</span></li>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Un corps administratif soumis</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avec une telle constitution, qui a presque toujours garanti une longue carrière politique au sommet sans grande opposition, il a été extrêmement difficile à une opposition, qu’elle quelle soit, de faire valoir son optique sur des questions d’importance pour le pays, notamment en termes de représentation égale des communautés dans une île composée uniquement de minorités. Tant que la majorité gouvernementale ne joindra pas ses efforts à ceux de l’opposition, le développement d’un sentiment d’appartenance à une nation en devenir, l’exemple à donner en matière de respect des règles du jeu pour des postes à occuper dans le secteur public, l’ordre et la discipline dans la sphère publique, la bataille contre les dérives de toutes sortes (corruption, trafic d’influence, financements occultes, drogue, etc.) resteront quasiment impossibles à réaliser.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Quoi qu’il en soit, même avec de telles limitations presque insurmontables, il n’y a jamais eu de bonne raison politique et morale pour Bérenger et Duval fils, les principaux chefs de l’opposition des dernières décennies, de baisser les bras et de ne pas relever systématiquement les grossières manipulations de certains Premiers ministres, non seulement pour relever et combattre les traitements discriminatoires, mais aussi pour aborder des dossiers susceptibles d’assurer une représentation et un traitement égal aux membres des minorités faiblement représentées à l’Assemblée nationale.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chacun d’eux a failli spectaculairement dans cette mission.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Bérenger, cet éternel Poulidor du circuit politique mauricien, est devenu après son adoration pour Marx et Mao un faiseur de Premiers ministres de la principale communauté du pays, et a préféré ne pas manifester de soutien visible, pour des raisons purement électoralistes, à la population générale. Quant à Duval, il a montré que son principal objectif consistait à trouver <em>enn bout</em> dans une forme de coalition quelconque au fil des occasions. Quelle plus évidente illustration de ses détentes différées pour la cause de la représentation adéquate des Créoles à l’Assemblée que son réveil subit aux propositions de la Electoral Boundaries Commission (EBC) quant au redécoupage des circonscriptions de Maurice ! Qu’a-t-il fait exactement à ce propos au cours des vingt dernières années, avant de se réveiller subitement ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>C – Le découpage des circonscriptions</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Navin Ramgoolam, dont le père était spécialiste du rangement de multiples rapports au fond des tiroirs de son bureau, a fait disparaître les propositions de la EBC en 2009. Elles ne lui convenaient pas. Qui s’est élevé alors contre lui pour tenter de lui faire présenter lesdites propositions pour des débats à l’Assemblée ?  Même pas Xavier Duval !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et pourtant, la constitution stipule clairement que ces propositions doivent être soumises à l’Assemblée nationale (article 39, paragraphe 4), suite à quoi « <em>The Assembly may, by resolution, approve or reject the recommendations of the Electoral Boundaries Commission but may not vary them.</em><em> »</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En 2014, Bérenger voulait donner un coup de main à Ramgoolam pour changer notre système constitutionnel et le faire devenir semi-présidentiel. Aux dernières nouvelles, il semblerait qu’il ne soit pas favorable au fait que les dernières recommandations de la ECB soient prises en considération et adoptées, voire rejetées, avant les prochaines élections, ce qui a évidemment la faculté de ravir Jugnauth et Ramgoolam. Toujours égal à lui-même, ce vieux caméléon !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans les années 1970, en Irlande du Nord, des citoyens se sont heurtés et se sont fait tuer pour s’opposer au <em>gerrymandering</em>, c’est-à-dire au découpage arbitraire des circonscriptions électorales ou au refus de les faire évoluer. À Maurice, il revenait obligatoirement aux chefs de l’opposition successifs depuis des décennies de s’élever contre la non-actualisation des circonscriptions au fil du travail de la EBC. Quand et où les a-t-on entendus, la GG (grande gueule) <em>konn tou</em> en particulier ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>D – La séparation des pouvoirs</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme en Grande-Bretagne, nos ministres sont tous choisis parmi les députés élus (à l’exception parfois d’un seul d’entre eux, celui de la Justice). Dans le contexte mauricien, où l’on évolue très souvent au ras des pâquerettes, ça donne ce que l’on peut souvent voir par soi-même : des gens qui ne sont de toute évidence pas à la hauteur. C’est ainsi qu’Aneerood Jugnauth a nommé comme ministres de la Culture plusieurs incultes, ce qui renseigne d’ailleurs sur l’intérêt qu’il attache aux gens cultivés.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans beaucoup de démocraties qui fonctionnent convenablement, les ministres sont souvent des personnes capables non élues qui viennent apporter leurs compétences à la bonne marche de l’État par nomination. Chez nous, les médiocres sont nombreux dans le gouvernement, et ils pourraient disparaître rapidement de la scène politique suite à un changement constitutionnel approprié.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>E &#8211; Le besoin de réels contre-pouvoirs et de transparence</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans toute démocratie qui se respecte, le pouvoir est balancé par des contre-pouvoirs, qui s’organisent contre une autorité établie (associations, syndicats, groupes de pression, presse, opinion publique et autres instances). C’est à ce prix que les libertés peuvent s’exercer et différentes règles de la vie en commun peuvent être respectées.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À Maurice, à part la presse (dans une mesure limitée) et – de plus en plus – les réseaux sociaux, les politiciens « bénéficient » d’une absence flagrante de réactions et de critiques à leurs excès. Notre démocratie n’est pas et ne peut être participative, car une majorité de votants continue à montrer, dramatiquement, son infantilisme, son suivisme ainsi que ses manques de maturité politique et de dignité élémentaire !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La concentration des pouvoirs législatif et exécutif s’accélère, et si des contre-pouvoirs solides ne sont pas mis sur pied, nous allons nous enfoncer dans un système autoritaire. La situation se dégrade systématiquement, lentement mais sûrement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À notre sens, Maurice devient un pays dans lequel l’existence d’une deuxième chambre deviendra d’une importance cruciale pour la survie du système, à l’image de la Chambre des Lords en Grande-Bretagne ou du Sénat en France. Instance composée de membres nommés connus et reconnus pour leurs capacités et leur intégrité, elle pourrait avoir ici deux fonctions principales :</span></p>
<ul>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Sans prérogatives de blocage, elle serait un espace d’appréciation et de réaction aux propositions de loi à venir. L’Assemblée nationale resterait l’instance de décision finale, mais aurait à tenir compte des retours reçus de cette deuxième chambre ;</span></li>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Elle détiendrait, par contre, de réelles prérogatives en matière de contrôle de la bonne exécution des lois ainsi – et surtout – pour examiner et mettre en cause les membres de l’exécutif dans leurs fonctions ministérielles.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Quelles sont les chances qu’une réforme dans ce sens se produise effectivement ? Elles sont faibles, car le type de politiciens actuellement actifs sur la scène politique n’auraient aucun intérêt à se faire contrôler. Et pourtant, ce serait si nécessaire…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>F &#8211; Les réformes globales à une démocratie devenant peu à peu illibérale</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’autoritarisme du pouvoir en place devient préoccupant (voyez par exemple la façon dont il est défendu aux habitants de Saint Paul d’exprimer leurs frustrations envers la piteuse gestion des canalisations d’égouts dans leur région). L’île Maurice s’enfonce, petit à petit dans ce qu’on appelle ailleurs la démocratie illibérale.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Elle consiste à reconnaître le caractère « formellement » démocratique d’un pays, mais aussi à constater la nature autoritaire de son pouvoir. La souveraineté du peuple, exprimée par ses représentants dans les instances dirigeantes, se sépare peu à peu de la liberté des individus. Le supposé libéralisme qui prévaut à Maurice devient illibéral.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En face de ces abus de pouvoir et de concentration toujours plus forte d’un nombre considérable de prérogatives aux mains d’un seul homme, dont on connaît bien maintenant les capacités exactes et les penchants, il appartient au peuple de réagir. Et lorsqu’on voit comment l’opposition parlementaire à cette situation agit et réagit, on parvient à la conclusion qu’il faut se débarrasser, lors des prochaines élections, de « la bande des quatre », soit le Premier ministre actuel, deux anciens Premiers ministres, et Monsieur le Prince, fils du Roi créole.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ce n’est donc que par un nettoyage par le vide et la création d’un nouvel espace politique moderne, ouvert, transparent et dynamique que Maurice peut dorénavant se réinventer et progresser.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio     <br /></span></p></div>
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<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/la-constitution-de-maurice-et-ses-graves-limitations/">LA CONSTITUTION DE MAURICE ET SES GRAVES LIMITATIONS</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
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