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	<title>Archives des agalega - Allo Maurice</title>
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	<description>Allo Maurice !  La diaspora appelle...</description>
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	<title>Archives des agalega - Allo Maurice</title>
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		<title>MAURICE 2020 : NOTRE DÉCADENCE S’ACCÉLÈRE…</title>
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		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Mar 2020 20:12:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Beaucoup d’entre nous pressentions l’année dernière que la situation à Maurice continuerait à se dégrader si jamais Pravind Jugnauth revenait au pouvoir, à l’issue des élections de novembre dernier. Avant la tenue du scrutin, l’éventualité d’un tel retour de cet individu très moyen à la tête du pays était difficilement envisageable, comme vous vous en souviendrez. Toutefois, apparemment – et seulement apparemment - le MSM et ses alliés ont remporté ledit scrutin. Attendons voir ! Mais, ce que nous craignions avant les élections si jamais Pravind Jugnauth revenait au pouvoir, soit la dégradation plus avant de la situation dans le pays, tant à travers son autoritarisme, ses erreurs et ses omissions répétées que les tractations de certains de ceux qui gravitent autour de lui et l’influencent, les titularisations d’« intellectuels raffinés » dont il a directement ou indirectement la charge, sa démission – le mot n’est pas trop fort – en face de certains graves problèmes que le pays doit affronter, sans la moindre tentative de les combattre, tout cela est en train de se produire à une cadence soutenue, et notre avenir s’assombrit de plus en plus.</p>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/maurice-2020-notre-decadence-saccelere/">MAURICE 2020 : NOTRE DÉCADENCE S’ACCÉLÈRE…</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chers compatriotes,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous devons exprimer notre profonde reconnaissance à Pravind Jugnauth pour ses nouvelles illustrations, cette dernière semaine, du fait qu’il n’a pas la dimension voulue pour occuper le poste de Premier ministre de notre pays. Il faut bien finir par en convenir : le hasard d’une naissance et d’un patronyme, même dans un paradis à peine excentré par rapport à celui du «<strong> to mem papa, to mem mama</strong> » ne garantit rien, loin s’en faudrait…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Beaucoup d’entre nous pressentions l’année dernière que la situation à Maurice continuerait à se dégrader si jamais Pravind Jugnauth revenait au pouvoir, à l’issue des élections de novembre dernier. Avant la tenue du scrutin, l’éventualité d’un tel retour de cet individu très moyen à la tête du pays était difficilement envisageable, comme vous vous en souviendrez. Toutefois, apparemment – et seulement apparemment &#8211; le MSM et ses alliés ont remporté ledit scrutin. Attendons voir !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais, ce que nous craignions avant les élections si jamais Pravind Jugnauth revenait au pouvoir, soit la dégradation plus avant de la situation dans le pays, tant à travers son autoritarisme, ses erreurs et ses omissions répétées que les tractations de certains de ceux qui gravitent autour de lui et l’influencent, les titularisations d’« intellectuels raffinés » dont il a directement ou indirectement la charge, sa démission – le mot n’est pas trop fort – en face de certains graves problèmes que le pays doit affronter, sans la moindre tentative de les combattre, tout cela est en train de se produire à une cadence soutenue, et notre avenir s’assombrit de plus en plus.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La liste des manquements de Pravind Jugnauth à ses devoirs élémentaires à la tête d’un système de gouvernement supposément « responsable » de ses actes depuis novembre dernier est déjà longue, et elle s’allonge régulièrement : autoritarisme, manque d’égards envers l’instance législative, incapacité à entreprendre des réformes fondamentales pour la « remise en état » du pays, notamment par rapport à la corruption, la drogue, les atteintes à notre environnement, nominations non dictées par des considérations objectives, indignité totale (participation à une conférence à Londres à l’invitation d’un pays qui a commis des actes de « cruauté envers l’humanité » à notre égard), projection d’une image extrêmement défavorable sur notre compte auprès d’étrangers, etc. Pas une seule semaine ne se passe sans que l’on ait à reprocher à cet individu des agissements qui portent atteinte à notre image, notre crédibilité, notre stabilité sociale et notre développement.   </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Rien qu’au cours de la dernière semaine, deux faits majeurs venus affecter profondément notre pays, sa réputation et sa crédibilité sont directement imputables à Pravind Jugnauth : le premier tient au fait que, en capacité de ministre des Finances (et de beaucoup d’autres choses) jusqu’en novembre 2019, il ne s’est pas assuré pas que les recommandations exigées par le Eastern and Southern Africa Anti-Money Laundering Group (ESAAMLG), qui relève du Groupe d’action financière (GAVI (ou FATF pour son acronyme anglais)), soient intégralement traduites dans les faits à Maurice. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il faut prendre connaissance à cet effet du rapport très explicite du ESAAMLG sur l’île Maurice en date de septembre 2019 (se rendre à <strong><a href="https://esaamlg.org/index.php/Countries/readmore_members/mauritius" style="color: #000000;">https://esaamlg.org/index.php/Countries/readmore_members/mauritius</a></strong>  pour accéder au document). En résumé, cinq des « Recommendations » (24, 25 et 28, puis 32 et 33) du GAVI ne sont pas respectés comme il convient.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Lorsqu’on connaît comment des bandits internationaux arrivent à profiter de notre juridiction laxiste, de notre léthargie et de notre désordre mental pour se livrer à leurs activités abjectes, avec le concours d’individus, d’instances officielles locales et d’entreprises locales que le GAVI (FATF en anglais) appelle pudiquement « les professions non financières désignées », on peut se demander si les conclusions du ESAAMLG sont une surprise ou pas. Ainsi, les Mauriciens seraient choqués s’il leur était révélé le nom de l’entreprise financière s’étant « occupée » du dossier Dos Santos chez nous.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le deuxième fait majeur de la semaine est, bien évidemment, la prestation remarquable (et observée jusqu’au Népal) de notre chou-chou de Speaker de notre auguste assemblée nationale. La journée du 28 février 2020 restera marquée d’une pierre blanche en raison de tout ce que cette journée a représenté d’ensauvagement de notre instance législative suprême. Comme vous savez, notre président de séance et de l’assemblée a détruit tout ce qui restait dans le siège de notre instance législative de dignité, de sobriété, de mesure, de décence et de respect envers le peuple. L’île Maurice de la rectitude et de l’amour-propre saura s’en souvenir. Et ses nombreux citoyens mauriciens et de la diaspora se sentant offensés par un tel manque de retenue, ne pouvant provenir que d’un bien triste sire de bas étage, ou même de sous-sol, sauront lui donner une leçon de tempérance et d’éducation le moment venu.        </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Merci donc bien vivement, et surtout bien sincèrement, à notre Premier ministre pour son choix de ce nouveau Speaker : il indique très clairement que Pravind Jugnauth a une perception très élevée et une incision remarquable des qualités qui doivent prévaloir chez une personne assurant les fonctions de présidence de notre assemblée. <em>With Pravind, we cannot go wrong in any way whatsoever!</em> Maya et le Sieur Phokeer s’inscriront donc dans les archives de notre Assemblée comme deux speakers exceptionnels, grâce à la perspicacité de notre bien-aimé Premier ministre dans ses choix guidés par des critères exigeants, objectifs, neutres et judicieux. L’enregistrement de la prestation du Phokeer est dorénavant inscrit en lettres d’or pour l’histoire tant dans les textes du Hansard que dans les images vidéo ayant été captées.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Souhaitons donc une nouvelle fois longue vie à Sooroojdev Phokeer dans ses fonctions. Nous avons encore près de cinq ans à aller comme ça, et le spectacle, le grand, est donc assuré. Nous, citoyens de Maurice, avons bien de la chance : notre Premier ministre nous respecte profondément, et nous lui devons en retour notre admiration sans défection possible. Avec lui, l’avenir d’une île Maurice digne et respectable est assuré !  </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais, chers lectrices et lecteurs, redevenons un peu cynique et sérieux quand même, si vous voulez bien !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Que notre patrie prenne régulièrement une pente toujours plus dangereuse ne fait aucun doute. Mais nous devons quand même nous demander pourquoi Pravind Jugnauth affiche de manière permanente une aussi belle assurance. Elle n’a d’égal que ce petit sourire moqueur qu’affichait en permanence Navin Ramgoolam <em>‘in the good old days’ </em>(et même jusqu’à récemment dans sa montée à pied, lors de la visite papale, vers Marie Reine de la Paix, se faisant préserver du soleil par un accompagnateur porteur de son parasol, un spectacle d’un ridicule achevé destiné aux demeurés de l’île). </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Par rapport à ce qu’il nous est donné de voir couramment, nous pensons que cette assurance de notre PM bien-aimé provient de deux sources, l’une située <strong>dans le cadre national</strong>, et l’autre <strong>de l’extérieur</strong>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour ce qui est de la source « locale », Pravind Jugnauth envahit littéralement de ses prérogatives et de ses nombreuses faveurs toutes les sphères du pouvoir à l’aide de deux groupes : les lèche-bottes, c’est-à-dire les gens dont la capacité d’épanouissement personnel est généralement limitée ou qui sont d’un opportunisme démesuré, et qui ne peuvent donc prétendre à apporter leur réelle contribution à la société dans la place de la hiérarchie qui leur revient.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Deuxième groupe, autrement plus puissant et sournois : les sociétés secrètes de Maurice !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le fait que l’on n’en parle que très rarement est par lui-même très significatif. Cela est dû à une réalité dont peu de nos compatriotes se rendent compte : les sociétés maçonniques du pays contrôlent toutes les sphères de la vie de la collectivité, et de près ! </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Qu’il s’agisse du monde politique, de celui des affaires, des médias, de l’imprimerie, de tous les domaines de la communication, de l’administration, des ambassades à l’étranger, des instances para-étatiques, de la hiérarchie de nombreuses institutions scolaires, <em>you name it</em>, l’hydre maçonnique est présente et s’arrange pour faire nommer ses membres et pour « agir » afin que les francs-maçons, et maintenant aussi les franc-maçonnes, expriment les uns envers les autres ce qu’il convient d’appeler leur « solidarité ». </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">C’est bien en raison de leur influence sur la société dans son ensemble, influence qu’ils ont initiée et société dont ils ont bafoué les fondements depuis le XVIIIe siècle, et aujourd’hui encore bien plus qu’auparavant, qu’ils ont allègrement torpillé tout ce qui touche au mérite (le vrai s’entend, et non pas le leur), à la libre concurrence dans les affaires, à l’équité et aux chances égales à tous et à toutes, à certaines libertés, à l’effort personnel et, au fond, à la démocratie elle-même. L’une de leurs spécialités chez nous et plus loin tient au « langage politiquement et socialement correct », qui afflige tous ceux qui ne sont pas intellectuellement munis (ou qui ont quelque chose à perdre) pour démasquer leurs perpétuelles combines relatives à la concentration des prérogatives et du pouvoir. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais, voyez-vous, la franc-maçonnerie à Maurice, ce n’est vraiment pas aussi simple que vous pouvez l’espérer. L’existence dans l’île de loges des mouvances française et anglo-saxonne (tant anglaises qu’écossaises), des regroupements « épidermiques » au fil des décennies, des choix entre les loges chrétiennes et athées, des oppositions entre loges au fil de notre histoire pour tout un ensemble de raisons, notamment communales, ont abouti à des jeux d’influences qui nous ont beaucoup pénalisés.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour faire simple dans l’opposition entre les loges de mouvance francophone et britannique, nous allons vous faire part de notre propre expérience. Disons d’abord que, malgré trois occasions qui se sont présentées à nous, nous avons toujours décliné les propositions d’une initiation à la franc-maçonnerie pour des raisons bien précises, ce qui a créé chez nous un sentiment de condescendance envers tous ces individus qui, pour garantir leur avenir – bien souvent bien au-delà de l’âge supposé de la retraite à 60 ans – acceptent inconsciemment une initiation qui équivaut à un réel renoncement à la seule dimension de l’homme lui permettant de s’épanouir et de prendre la place qui lui revient légitimement, et non pas artificiellement, dans la société. Passons !     </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En fait, pour le commun des mortels, il n’est pas possible d’affirmer, sans risque de se tromper, que telle ou telle autre personne appartient à une loge maçonnique. Les rites, les dossiers, les engagements, l’initiation et tous les autres aspects des sociétés secrètes sont férocement protégés, et ne sont accessibles qu’aux seuls frères et sœurs, et encore… Il existe une hiérarchie stricte au sein de ces sociétés, qui s’étale en « degrés », et seuls les hauts placés dans la hiérarchie ont accès aux archives et à certaines « connaissances ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi donc, pour identifier les « initiés », il n’y a que deux moyens : <strong>observer (très)</strong> <strong>discrètement </strong>le comportement de ceux et celles que l’on suspecte d’appartenance à une loge, et <strong>dégager des conclusions</strong> des résultats de leurs interactions avec d’autres suspects. À partir de certains faits indiscutables (ainsi qu’avec l’aide de YouTube qui nous permet de voir des choses autrefois impossibles à constater – par exemple, une séance d’initiation à l’intérieur d’une loge), il devient alors possible de continuer à ajouter 1 à 1 et de s’assurer, sans grand risque de se tromper, que l’opération donne 2.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voici une partie très succincte de notre récit. Nous sommes arrivés à Genève en juillet 2000, pour prendre nos fonctions auprès de la Mission permanente de Maurice auprès de l’OMC. En nous y rendant, nous avons rapidement compris (suite à notre interprétation d’une phrase que nous a adressée un membre de la délégation officielle) que les loges de mouvance francophone y étaient déjà représentées. Deux mois plus tard, en septembre 2000, des élections générales à Maurice ont donné lieu à une importante session de chaises musicales, dont le but caché était de remplacer la dominance des éléments francophones par ceux de la mouvance anglophone.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En apprenant l’identité de ceux qui avaient été nommés dans certaines ambassades de Maurice dans le monde, nous avons deviné sans difficulté ce qui s’était passé à Maurice : Paul Bérenger (ou son représentant) avait avisé le n° 3 du parti (décédé il y a 15 mois, à la fin de 2018), et ce dernier avait donc approché plusieurs de ses frères pour les postes en question. Voilà ce qu’on appelle en mots simples une « atteinte directe à la méritocratie » : plusieurs de ces « nommés » n’avaient aucune compétence de départ dans le domaine des affaires étrangères de notre pays, mais ils étaient des francs-maçons, c’est-à-dire des personnes « coincées » sur lesquelles on pouvait compter absolument !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Attention ! Nous ne sommes pas en train d’insinuer en quelque façon que ce soit que ces individus ont fait montre d’une incompétence quelconque dans leurs fonctions. Nous insistons uniquement sur le fait qu’ils ont été nommés alors qu’un choix effectif existait forcément, et que ce choix n’a pas eu lieu. Ces gens ont ainsi bénéficié d’un traitement privilégié, auquel personne d’autre n’a pu se prévaloir. C’est bien l’histoire du « Pile je gagne, face tu perds ! » qui s’appliquait, et qui continue à s’appliquer jusqu’à aujourd’hui, sans aucune possibilité de s’y opposer.  </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Depuis 2000, suite à chaque élection générale, les séances de « musical chairs » et l’organisation de bals masqués se sont poursuivies. Les loges francophones ont régulièrement affronté les loges anglophones pour le « placement » (à quelques exceptions près) des frères et des sœurs (Ramgoolam a ses sœurs francophones depuis une quinzaine d’années, mais les Jugnauth n’en avaient pas encore jusqu’à récemment, et c’est cela qui explique le fait qu’il a été nécessaire de prévoir depuis 2015 un espace dans la cuisine pour préparer les amuse-gueule, les plats de résistance et les garnitures mijotées allant assurer la sérénité – ainsi d’ailleurs que la servitude &#8211; des joyeux lurons opportunistes de notre Éden).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les nouvelles à propos de ces scandales dont sont passés maîtres nos chers politiciens de tous bords peuvent se trouver, sous forme fortement concentrée, dans le numéro de Week-End du 22 mars 2015, dans deux articles de ce dimanche-là intitulés respectivement « <strong>Organismes d’État – Des nominations de plus en plus scandaleuses</strong> » et « <strong>Le remue-ménage au MMM – La révélation de la connexion maçonnique crée une certaine panique</strong> ». L’un des sous-titres de ce dernier article se lisait ainsi : « Jayen Cuttaree se défend d’être un «recruteur» ou un «parrain»… » Édifiant, n’est-ce pas ? Et évidemment jamais démenti !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Actuellement se déroule encore un bal des masqués du même cru. Certains ont été casés, mais il y a d’autres cas qui sont en suspens. Nominations à suivre et, sait-on jamais, à démasquer ! Quoiqu’il en soit, pour Pravind Jugnauth, la présence de la fille du père ainsi celle de ses compères à ses côtés assurera sa survie à court terme en politique. N’oublions quand même pas le soutien indéfectible que lui apportent, en outre, les nombreux frères des secteurs hors gouvernementaux dans ce grand carnaval. Leur caution et leur absolution morale et intellectuelle lui sont acquises. De bien braves humains, en somme ! Comme disent les Anglais <em>‘The more, the merrier…’</em> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La deuxième raison de la sérénité de Pravind Jugnauth tient, nous l’avons mentionné, à un fait extérieur : la caution, de bien des façons, de ‘mère poule’ l’Inde à l’égard de Maurice. L’histoire (que nous n’avons quand même pas pu vérifier) veut qu’Aneerood Jugnauth ait failli faire appel à l’armée indienne chez nous lors des événements politiques et les élections de 1983. Quoi qu’il en soit, nous sommes aujourd’hui devenus hyperdépendants de ce pays sur les plans (au moins) militaire et financier, et notre vassalité semble convenir sans problème aucun à Aneerood Jugnauth et à son fils. Excepté pour la déportation des personnes physiques, pas prévue qu’on nous dit, l’île Maurice semble larguer Agaléga exactement comme la Grande-Bretagne a largué les Chagos. Question de souveraineté nationale, n’est-ce pas ? Difficile d’expliquer à certaines personnes d’origine modeste de chez nous occupant des postes importants ce que sont l’honneur, la vraie indépendance, la dignité et la décence.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chers compatriotes, nous vous invitons instamment à vous intéresser de près à tous les manquements et toutes les lâchetés qui nous sont imposés de manière courante. L’avenir nous paraît sombre, et nous avons le devoir envers nous-mêmes d’en être conscients et de résister, si ce n’est que psychologiquement, à toutes les bassesses que les pouvoirs actuels nous infligent. Une résistance au moins morale, c’est le geste minimum que nous nous devons, tant à nous-mêmes qu’à ceux qui viendront après nous. Croire que nous allons continuer ainsi et que rien ne pourra être plus préoccupant que ce que nous constatons actuellement est un leurre. Au train soutenu où vont les choses, le pire est encore à venir et, que nous le voulions ou non, nous aurons à y faire face. Autant s’y préparer…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"> A. </span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Jean-Claude Montocchio        </span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"> <br /></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p></div>
			</div>
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		<title>MAURICE, PARADIS DES MAL GRANDIS</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/maurice-paradis-des-mal-grandis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Nov 2019 18:21:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Nous nous devons de l’avouer : le déroulement de la dernière campagne électorale, les élections et les résultats de celles-ci nous ont beaucoup choqué !  Peut-être est-ce dû au fait que, loin de notre île natale, nous n’avons pas pleinement évalué tout un ensemble de facteurs, ou alors nous comprenons et acceptons de moins en moins le comportement naïf et le pouvoir d’encaissement infini d’une partie significative de nos concitoyens… Quoi qu’il en soit, nous subissons aujourd’hui pleinement ce qu’il en coûte de placer trop d’espoir dans l’élémentaire capacité d’un grand nombre de Mauriciens à faire la distinction entre la moralité, l’immoralité et l’amoralité, entre l’amour-propre et l’indignité, entre la juste appréciation des choses et la crédulité, et entre la maturité et l’infantilisme. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_1 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chers compatriotes,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous nous devons de vous l’avouer : le déroulement de la dernière campagne électorale, les élections et les résultats de celles-ci nous ont beaucoup choqué !  Peut-être est-ce dû au fait que, loin de notre île natale, nous n’avons pas pleinement évalué tout un ensemble de facteurs, ou alors nous comprenons et acceptons de moins en moins le comportement naïf et le pouvoir d’encaissement infini d’une partie significative de nos concitoyens…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Quoi qu’il en soit, nous subissons aujourd’hui pleinement ce qu’il en coûte de placer trop d’espoir dans l’élémentaire capacité d’un grand nombre de Mauriciens à faire la distinction entre la moralité, l’immoralité et l’amoralité, entre l’amour-propre et l’indignité, entre la juste appréciation des choses et la crédulité, et entre la maturité et l’infantilisme. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il est convenu que lorsque plusieurs communautés dont les comportements respectifs issus de leurs cultures d’origine – qui restent jusqu’à aujourd’hui un élément de différenciation assez déterminant, surtout pour ceux au bas de l’échelle intellectuelle, qu’on veuille l’accepter ou pas &#8211; vivent dans un espace restreint, avec une densité de population élevée, on a intérêt à montrer de la compréhension plutôt que de l’antagonisme. La paix sociale et la « coexistence pacifique », des facteurs essentiels de la stabilité politique, en dépendent.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais entre encaisser ou accepter inconsciemment des comportements qui heurtent la morale publique élémentaire en provoquant une lente dégénérescence des mœurs, d’une part, et réprimer d’autre part trop fermement au point de provoquer des réactions susceptibles de créer des ressentiments sur le plan social, il nous semble qu’il existe une marge d’action que l’électorat et les intellectuels de Maurice dignes de ce nom doivent utiliser plus rigoureusement, afin d’imposer chez les politiciens un comportement correspondant à ce à quoi l’on peut s’attendre, même élémentairement, d’un système qui se veut démocrate.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme nous l’avons souligné plusieurs fois précédemment, le vrai drame de notre pays depuis 1948 tient au fait, dont l’évidence est éclatante, qu’il existe un vrai vide mental dans une partie non négligeable de notre électorat capable d’orienter les résultats de nos élections dans un sens bien précis. C’est bien ce que l’élection de la semaine dernière a mis en exergue de manière spectaculaire une fois encore. Et c’est ce de quoi nous allons traitons dans la présente chronique.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais, passons quand même avant de commencer à le faire à certaines conclusions immédiates émanant de cette consultation populaire.</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme prévu, Navin Ramgoolam s’est révélé être un boulet que le Ptr a dû traîner et subir. Il explique à lui seul une part non négligeable de la défaite de son parti, et il faudra impérativement qu’Arvin Boolell trouve les moyens, rapidement, de contourner les rares soutiens indéfectibles élus du cacique qui tournent encore autour de lui pour s’imposer définitivement comme leader du parti. Une belle revanche, en quelque sorte, sur le « moi qui décidé ». L’affront du début de 2015 est lavé !</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le système électoral bancal imposé par Seewoosagur Ramgoolam en 1967 continue à montrer ses limites. Pour un parti politique, gouverner un pays avec une majorité confortable de députés, mais qui représentent seulement 37 % de l’électorat, vient réduire à peu de chose la signification véritable de ce que l’on comprend par « démocratie représentative », surtout dans une société multiculturelle et avec une constitution et une mentalité qui permettent à un seul individu, en l’occurrence le Premier ministre, de jouir d’immenses pouvoirs tant au niveau du législatif que de l’exécutif. Cela serait acceptable à la limite dans un système où le jeu démocratique est mené de manière correcte, comme en Grande-Bretagne, mais le sens du fair-play est inexistant à Maurice pour des raisons culturelles et de mentalité archaïque, et la partie évoluée de la population se retrouve à la merci et doit subir les faits et méfaits des tristes individus au pouvoir. Disons-le une fois pour toutes : la démocratie représentative, c’est un système de représentation d&rsquo;idées et de programmes, et non pas d&rsquo;esprits à différents stades de leur évolution avec comme point de mire des affinités culturelles et des niveaux d’allocation de fonds pour des prestations sociales précises.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Qu’on veuille l’admettre ou pas, nous vivons à Maurice dans une société bloquée. Un minimum de vrai mauricianisme n’a aucune chance de s’imposer dans l’avenir immédiat. Pire encore, la partie du peuple qui fait les élections a été tellement favorisée au fil des récentes décennies qu’elle commence à dégager une attitude assez tyrannique. Elle a compris qu’elle peut imposer sa volonté selon un jeu de « give and take » entre elle et les politiciens opportunistes dont les conséquences sont de plus en plus manifestes et pénalisantes pour le pays.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Venons-en maintenant à notre propos principal : la victoire imprévue du camp des Jugnauth aux élections de la semaine dernière.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cette victoire a été largement non prévue et imprévue par une partie majoritaire de la population locale. Pas seulement par la nature des échanges qui se lisaient sur Facebook et les autres réseaux sociaux, mais aussi par deux autres facteurs de grande importance, du moins à nos yeux emplis de naïveté :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le comportement de Pravind Jugnauth au cours de son bref passage au pouvoir jusqu’à la semaine dernière comme Premier ministre. Comme chacun sait – ou devrait peut-être le savoir – cette période a été caractérisée par des actes et un comportement répréhensibles de sa part et de son équipe. Comme le dit de façon très pertinente Daniella Bastien dans un post récent sur Facebook et que nous prenons la liberté de reproduire : « Des biscuits et de l’eau, une base militaire à Agaléga, un fonds de pension défoncé, un métro express qui n’a toujours pas de certificat de sécurité, de la synthé dans les collèges et dans les rues, les nominations politiques à la famille, [le manque] d’eau 24/7, les logements sociaux non livrés, de la cocaïne dans une tractopelle, pas d’élections villageoises, une partielle qui n’a pas eu lieu, l’affaire BAI, le rapport Lam Shang Leen dans un tiroir&#8230; » Nos lecteurs éclectiques pourront en rajouter à loisir, notamment avec le projet « Safe City », le népotisme flagrant, l’incapacité à ralentir la corruption. La liste peut s’allonger sans difficulté.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les très graves accusations portées contre Pravind Jugnauth et ses proches à travers les différents ‘GATES’, principalement émis par Top FM, ainsi que les tentatives de perversion d’un journaliste de cette plateforme. Nous pensions que le seul fait que cette série d’accusations aient été portées, qu’elles soient vraies ou fausses, aurait suffi pour assurer la défaite du MSM aux élections générales. Après tout, jusqu’à nouvel ordre, nous avons depuis vendredi dernier un Premier ministre sur lequel reposent, de façon présomptueuse peut-être, mais bien concrète tout de même, des accusations de trafic de stupéfiants, de dévoiement de fonds publics, de tractations commerciales douteuses, de comportement opaque total pour certains dossiers, d’entraves à la diffusion de bandes vidéo destinées au public et de censure, de trafics d’influence pervers, d’utilisation de son poids à l’Assemblée nationale pour modifier des dispositions légales à l’avantage de son clan, etc., etc.       </span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi, nous avons été surpris, comme beaucoup d’autres compatriotes, des résultats du vote du 7 novembre dernier. Et depuis, nous avons réfléchi aux raisons de ce vote, en prenant en considération les événements sous leur angle sociologique et culturel, comme d’habitude. Voici nos conclusions.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pravind Jugnauth a acheté une partie de l’électorat avant l’élection en se servant de fonds publics, et en se livrant à une surenchère abjecte avec ses concurrents en matière de distribution de fonds à venir. Puis, avant le scrutin, il s’est lancé dans une opération de chantage auprès de son public, en lui promettant des avantages <em><u>au cas où</u></em> son groupe et lui-même revenaient au pouvoir. Et ça a marché tel qu’il l’espérait.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Faut-il faire ressortir que c’est la première fois dans les annales de la politique à Maurice qu’un parti au pouvoir s’est comporté avec une telle extrême générosité, en mettant manifestement en danger l’équilibre et la capacité de notre système économique – déjà précaire et bien malmené &#8211; à assurer notre développement futur.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et, à notre avis, la seule et unique explication possible à ce comportement éminemment discutable du Premier ministre sortant tient au fait qu’une partie non négligeable de nos citoyens, celle-là même qui est – en l’année de grâce 2019 &#8211; en mesure de faire et de défaire les résultats globaux et ceux des candidats individuels lors d’un scrutin, manque encore et toujours de capacité intellectuelle et de dispositions élémentaires leur permettant d’exprimer un vote sensé, critique, raisonné et raisonnable, traduisant une faculté d’analyse et une maturité conditionnant un choix judicieux et porteur d’avenir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour illustrer nos propos, nous présentons une « distribution » de la population mauricienne en cinq quintiles, schématiquement basée sur la capacité ou non de réfléchir selon la vision (forcément schématisée) que chacun de nous portons sur une situation ou un événement.</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans les deux premiers quintiles du bas, nous trouvons ceux des Mauriciens chez qui les émotions dominent quasi totalement le processus mental. Pas de faculté de recul par rapport aux hommes politiques, grande subjectivité de la perception des choses et du raisonnement, maniement de l’encensoir sur tout ce qui ne convient pas au sentiment entretenu, désordre dans les idées limitées en nombre.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour les populations de ces deux quintiles, les considérations de moralité, de décence, de dignité et d’amour-propre envers soi-même n’ont aucune espèce d’importance. Pravind Jugnauth offre des augmentations de salaires et de pensions, des crédits d’impôt, des molletons et tutti quanti, et il promet encore davantage en cas d’élection, alors pourquoi ne pas voter pour lui ? Son comportement immoral, la façon dont il se sert généreusement des fonds publics pour son propre bénéfice, les entraves qu’il pose aux libertés publiques, son endos du désordre, du laxisme et de l’irresponsabilité qui règnent à Maurice, ces deux quintiles s’en fichent éperdument. Pourquoi pas d’ailleurs ? ‘Moralité napa ranpli vant’, ‘Pas kass latet’ et ‘less li all kumsa mem, do’. C’est ça Maurice, dans toute sa splendeur !</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans les deux quintiles suivants, on trouve pêle-mêle des votants plus ‘instruits’. Nous ne les appelons pas ‘éduqués’, car l’éducation et l’instruction sont deux choses très différentes, que l’on confond spontanément dans notre monde supposément évolué : l’instruction et les connaissances s’acquièrent dans des écoles, des lycées et à l’université, alors que l’éducation, la vraie, celle qui nous munit (ou pas) pour la vie avec des comportements, des valeurs et des principes souvent immuables, est celle que l’on reçoit à des degrés très variables de ses parents, capables qu’ils sont ou pas de nous les inculquer.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ces deux quintiles comprennent les votants qui basent leurs préférences par rapport aux représentants des partis politiques et aux idées que véhiculent ces derniers. Ils se sentent des affinités et expriment ouvertement leurs préférences pour tel ou tel autre parti politique, auquel ils s’identifient, en justifiant leur choix par des arguments qui tiennent souvent la route.</span></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le problème de ces deux autres quintiles, c’est que leurs populations choisissent pour leur préférence d’un parti politique donné des éléments qui sont favorables à ce même parti, en écartant tous les autres éléments qui ne le sont pas, mais qui restent quand même bien réels. La subjectivité est moindre chez eux que chez les populations des deux premiers quintiles que nous avons qualifiés, mais nous ne sommes pas encore dans le recul, le détachement et l’objectivité.   </span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans le premier quintile du haut, nous plaçons sans réserve ceux des votants qui ont développé, à force de formation aux humanités, de lectures, de réflexions, d’échanges et de sens critique une autonomie intellectuelle qui leur est propre </span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">à chacun et qui permettent de contribuer valablement à l’émission de politiques basées sur des idées et des propositions plutôt que sur des hommes et des femmes. Après tout, c’est bien là ce qui compte le plus. Tel qu’il se présente, le terrain politique de Maurice peut leur réserver beaucoup de frustrations, car ils ne peuvent s’identifier généralement à un parti politique donné.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voilà donc présentées nos réflexions qui nous poussent à penser que la vraie démocratie chez nous n’est ni pour demain, ni pour après-demain. Ces réflexions nous sont évidemment strictement personnelles, et chacun est libre d’y ajouter sa part, sous quelque forme que ce soit, même très critique. Car tel est le prix à payer pour « rester dans le jeu ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Peut-être faut-il que nous ajoutions que l’île Maurice serait parfaitement capable d’accélérer son cheminement vers un minimum de maturité chez ceux de ses électeurs qui votent toujours avec leurs tripes plutôt qu’avec leur tête. Des solutions, jamais envisagées chez nous, existent ailleurs dans le monde. En voilà une, peu digne d’acceptation avec la mentalité qui règne ici : en Suisse, jusqu’à récemment, les jeunes de 4 à 6 ans étaient soumis dans leur établissements scolaires à des cours de civisme et de citoyenneté : c’est cela qui explique en grande partie le comportement remarquablement responsable des citoyens de ce pays. Une autre solution incontournable consisterait à faire régner dans l’île de l’ordre et de la discipline. Mais dans un système où les leaders politiques s’entredéchirent, qui d’entre eux aurait intérêt à introduire des mesures auprès d’un peuple habitué depuis toujours à bafouer les lois et qui réagit systématiquement à de la fermeté avec le fameux ‘Zot fer dominer’ ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous voudrions terminer avec les commentaires suivants sur le compte de Pravind Jugnauth. Comme il l’a annoncé deux jours après le scrutin, il va maintenant prendre les dispositions voulues pour attaquer légalement la plateforme qui a attribué à ses proches, ses amis et lui-même des agissements et des engagements odieux dans les façons et les domaines que nous savons tous aujourd’hui.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous attendons impatiemment la prise et l’issue de ces démarches, car nous sommes très anxieux d’établir à quel point notre Premier ministre est véritablement libre de tout reproche pour des actes profondément immoraux. Il est propre, nous a-t-il dit : à lui de nous le prouver maintenant sans l’ombre d’un doute. C’est de sa moralité tant passée qu’à venir qu’il est question ici. Ainsi que de ce à quoi la population peut s’attendre de sa part durant les 5 années à venir… </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">
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<p style="text-align: right;">
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio       </span></p></div>
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