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	<title>Archives des duval - Allo Maurice</title>
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	<description>Allo Maurice !  La diaspora appelle...</description>
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	<title>Archives des duval - Allo Maurice</title>
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		<title>RÉSISTER À REZISTANS EK ALTERNATIV &#8211; GROUPUSCULE DANGEREUX</title>
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		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 May 2019 09:35:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>WAZAAAAA ! Détendez-vous, nous sommes dans ce pays où il fait bon vivre et où tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. Ne sommes-nous pas vraiment chanceux ? Ici, à Maurice, ne sommes-nous pas vraiment gâtés ?Tu parles ! Plus sérieusement et nettement moins naïvement, faisons le point sur la situation de Maurice après 50 ans de gouvernement par des politiciens hindous chez qui le pouvoir, ou même enn boutt de celui-ci, est beaucoup plus important que la promotion des intérêts supérieurs du pays.Faisons rapidement le point sur leur bilan...</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #e00b00;">Recevez nos chroniques dès qu’elles paraissent ! Dans la rubrique « ABONNEZ-VOUS À CE SITE PAR E-MAIL » (menu de droite), communiquez-nous votre adresse e-mail, puis cliquez sur « ABONNEZ-VOUS ». Nous ferons le reste ! Et nous vous garantissons que nous n&rsquo;utiliserons en aucun cas votre adresse à d&rsquo;autres fins.</span></em></span></p></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chères Mauriciennes, chers Mauriciens,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">WAZAAAAA ! Détendez-vous, nous sommes dans ce pays où il fait bon vivre et où tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. Ne sommes-nous pas vraiment chanceux ? Ici, à Maurice, ne sommes-nous pas vraiment gâtés ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Tu parles ! Plus sérieusement et nettement moins naïvement, faisons le point sur la situation de Maurice après 50 ans de gouvernement par des politiciens hindous chez qui le pouvoir, ou même <em>enn boutt</em> de celui-ci, est beaucoup plus important que la promotion des intérêts supérieurs du pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Faisons rapidement le point sur leur bilan :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voilà plus de cinquante ans que deux familles nous mènent en bateau sans véritablement encourager les citoyens à se discipliner, à devenir intègres, à apporter au pays au moins autant qu’ils ne reçoivent de lui, à apprendre ce qu’est le civisme et le sens du respect envers soi-même et les autres, à acquérir une échelle de quelques valeurs de base communes à toutes les composantes de la société, et à œuvrer — fût-ce de temps en temps — pour le développement et l’avenir du pays plutôt que pour leur propre poche ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pendant cinquante ans et plus, nous avons vécu avec une constitution bancale qui nous a été imposée, en tant que peuple, et qui est tellement déséquilibrée que les minorités autres que celle des Hindous ne peuvent participer au pouvoir qu’en s’engageant dans une coalition forcément temporaire avec un parti pro-hindou, dans lequel leur mot à dire ne peut s’exprimer pleinement ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous sommes maintenant arrivés, avec le régime des Jugnauth, dans une situation caractérisée par une corruption et un trafic d’influence abjects, une consommation de drogues dures qui détruit nos jeunes, un népotisme qui crève les yeux, une rivalité stérile et très coûteuse entre deux politiciens hindous, une insécurité qui ne cesse de grandir, une anarchie totale en matière d’aménagement de nos terres, des services publics défaillants, un discours politique d’un niveau déplorable et dégoûtant, un degré d’endormissement de la population au point où ce qui se passe dans l’île ne semble pas susciter de grandes préoccupations, les quelques voix qui s’élèvent prêchant manifestement dans le désert ;</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Depuis quelques mois et de plus en plus, Pravind Jugnauth pratique une politique axée sur la demande qui est économiquement désastreuse mais politiquement payante. C’est très exactement la politique qu’avaient suivie S. Ramgoolam et V. Ringadoo il y a 40 ans et qui a conduit le pays à la fin des années 1970 à deux dévaluations successives. Pravind Jugnauth utilise impunément depuis plusieurs mois l’argent du contribuable pour se refaire une virginité auprès de ses sympathisants potentiels, sans que grand monde ne trouve à y redire. En ce faisant, il vise encore une fois SA clientèle, en laissant pour compte ceux qui n’ont aucun intérêt pour lui sur le plan électoral.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Moralement, physiquement et intellectuellement, la déchéance de l’île Maurice est maintenant patente.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">* * *</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">C’est dans ce climat délétère qui prévaut dans le pays que surgit actuellement un fait extrêmement préoccupant, qui pourrait aboutir à la disparition de l’identité et des intérêts durement acquis des minorités non hindoues à Maurice.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais avant de l’aborder, nous prévenons en toute simplicité ceux qui pensent que les Mauriciens des différentes communautés sont maintenant prêts et disposés à perdre leurs identités respectives pour les faire fusionner dans un mauricianisme encore indéfini : ce qui suit ne leur conviendra pas ! Il y a bien sûr de plus en plus de Mauriciens, dont le nombre reste quand même encore peu élevé, qui ont voulu et su transcender leur appartenance à un groupe précis pour s’identifier et vivre en harmonie, bonne entente et proximité avec d’autres pas issus du même groupe qu’eux. C’est tout à leur honneur !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais le mauricianisme, le vrai, n’existe pas et n’est pas encore apparu chez nous : notre histoire est trop brève et une fusion culturelle trop complexe au stade actuel pour que quiconque puisse prétendre symboliser, de par son comportement, sa culture, sa psychologie et ses convictions un vrai mauricianisme. La nation ne se décrète pas, elle émerge à son heure. À notre sens, pas avant trois, quatre, voire cinq générations, et encore… Laissons donc les rêveurs rêver à leur aise.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">C’est dans un tel contexte qu’un groupuscule qui s’affiche « de gauche », <em>Rezistans ek Alternativ</em>, revient à la charge avec une nouvelle requête au judiciaire d’une décision portant sur l’abolition de la nécessité de déclarer son appartenance à l’une des quatre composantes communautaires de la société mauricienne lorsqu’on se porte candidat à une consultation populaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avant d’exprimer nos plus fortes réserves envers ce dangereux plaidoyer, revenons à la situation qui prévaut dans notre pays depuis l’indépendance sur le traitement fortement discriminatoire réservé aux membres de certains groupes qui composent la communauté de l’île par les politiciens qui se sont succédé à la tête du pays depuis 1968, Bérenger compris.</span></p>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ce pitoyable tableau est le suivant :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Depuis avant 1968 jusqu’à aujourd’hui, les Premiers ministres successifs ont favorisé leur clientèle électorale de manière abjecte, à un tel point que les postes dans les différents organismes du secteur public sont occupés, sans l’ombre d’un doute et dans une proportion d’au moins 80 %, par les membres de cette même clientèle, alors qu’elle ne représente au maximum que 45 % de notre population. Une des principales conséquences indirectes de cette politique est celle que l’on a appelée « le malaise créole »<a href="#_ftn1" name="_ftnref1" style="color: #000000;">[1]</a>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Par ailleurs, dans notre supposée république, une discrimination prévaut sur le plan fiscal à l’avantage de ceux vivant hors des régions couvertes par les municipalités du pays. Nous y reviendrons bientôt.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Tout Maurice sait que les politiciens hindous, depuis avant même l’inoubliable « nou pou protez nou montagn » de Harish Boodhoo en 1982, ne travaillent, pour ce qui concerne les postes à pourvoir dans la fonction publique, que pour leurs soutiens électoraux. Les autres membres de la population ne les intéressent pas beaucoup. S’il y en a quelques-uns dans des emplois publics, c’est pour que l’on puisse montrer et dire que l’exercice n’est pas favorable à une seule communauté.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">C’est bien à cause de cela qu’avec l’aide du lèche-bottes Bérenger les recensements ont cessé, tant pour retarder les changements dans les délimitations des circonscriptions que pour ne pas montrer ouvertement l’évolution du nombre de membres des différentes communautés les unes par rapport aux autres. Ceci a si bien arrangé électoralement les leaders politiques hindous que Ramgoolam a mis dans un tiroir (habitude héritée de son père) le rapport de l’Electoral Boundaries Commission en 2010, avec la complicité tacite de tous les partis politiques, quels qu’ils soient, tant au pouvoir que dans l’opposition.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>Rezistans ek Alternativ</em> est un mouvement qui mène, de toute évidence, une politique de gauche, l’unique formation de ce type dans l’île, à part LALIT de Ram Seegobin. Les gauchistes en France et ailleurs dans le monde sont connus pour être des idéalistes chez qui fait totalement défaut un sens adéquat de la réalité. En France, lorsqu’on veut être cynique envers la gauche, on l’appelle « le Camp du Bien ». Le gauchiste a toujours eu de bien nobles ambitions, mais il a toujours failli dans leur accomplissement. La disparition quasi totale du socialisme en Europe de l’Ouest n’est pas un accident.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans le climat délétère qui règne à Maurice actuellement, <em>Rezistans ek Alternativ</em> veut jouer au valeureux preux. Pensez-vous, si sa nouvelle initiative aboutit, ne restera plus qu’à convaincre notre assemblée nationale, et les candidats aux élections n’auront plus alors à décliner leur identité. Sur papier, ça donne « élévation morale, ouverture d’esprit, regroupement communautaire, non-identification avec le séparatisme communal, etc.)</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais dans la pratique, l’adoption d’une telle mesure serait catastrophique, excepté pour les politiciens hindous, qu’elle ravirait au plus haut point. Pensez-vous : plus de recensements à relent supposément communaliste, plus de différences entre les différents groupes de Mauriciens, tous pareils !  Pravind Jugnauth et Navin Ramgoolam seraient enchantés, car ils pourraient continuer à offrir des postes, des emplois, des avantages à leur clientèle traditionnelle composée d’Hindous dans une proportion bien supérieure à leur poids réel dans la population, car non différentiable du reste de la population, celle-ci devenant subitement composée de Mauriciens, tout simplement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À notre avis, le moment est venu pour les minorités autres que celle des Hindous de faire comprendre aux leaders politiques composant “la bande des quatre” qu’ils vont dorénavant un peu trop loin. Il arrive un point où l’abus d’une situation privilégiée devient tellement manifeste et envahissant que ceux qui en sont les gros perdants pourraient estimer qu’un boycott actif de l’action gouvernementale devient nécessaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous sommes intimement convaincus que la paix publique dans un pays multiculturel comme Maurice doit être préservée à tout prix. Mais nous pensons tout autant que le langage politiquement correct a maintenant beaucoup trop envahi l’espace public, et que nous devons clairement faire ressortir tant à Jugnauth qu’à Ramgoolam (ainsi d’ailleurs qu’à Bérenger et à Duval, des “<em>roder coalition”</em> dans le cadre des élections à venir), que les minorités non hindoues vont devoir s’exprimer beaucoup plus fermement dans l’avenir s’ils continuent à privilégier ouvertement leurs sympathisants et à flouer les principes élémentaires d’une démocratie représentative supposément égalitaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Disons aussi clairement <strong>aux politiciens hindous au pouvoir ou souhaitant y accéder de nouveau</strong> quelque chose que nous n’avons jamais osé dire ouvertement à ce jour, mais que nous ainsi que beaucoup d’autres gardent quand même en tête : depuis 1968, ceux qui à Maurice pensent et agissent à partir d’une culture et des comportements occidentaux-types privilégiant l’ordre, la rigueur, le dynamisme, le professionnalisme et l’ouverture au progrès, ont dû régulièrement avaler beaucoup de couleuvres venant des Ramgoolam et des Jugnauth depuis 50 ans et plus. Ils ont rongé leurs freins et payé le prix fort pour ne pas provoquer des frictions dans le pays. Si ces efforts, qui semblent ne jamais avoir été reconnus, continuent à être pris pour acquis, un virage dans les relations risque d’être pris dans un proche avenir. Trop, c’est trop ! Si deux familles hindoues veulent se bouffer entre elles, libre à elles d’offrir au pays leur piteux spectacle, mais qu’elles ne mêlent pas tous les Mauriciens à ce jeu, et surtout, qu’elles ne fassent pas ceux que leur sale affrontement n’intéresse pas payer le prix de leurs enfantillages de bas étage.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><em>Rezistans ek Alternativ</em> doit arrêter son jeu infect, qui ne peut que diluer plus avant la perception que l’on se fait des intérêts de chaque communauté du pays. Subron et Cie. sont en train de saper le sentiment d’appartenance à une culture précise et l’attachement à une identité que veut conserver encore longtemps une majorité de la population, Hindous compris. Les Mauriciens ne sont pas disposés à s’engager dans un jeu dont ils ne perçoivent même pas les règles et les éventuelles contraintes pour faire plaisir à quelques rêveurs.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Faisons aussi ressortir que l’approche du mouvement <em>Rezistans ek Alternativ</em> est simpliste. S’il veut montrer sa détermination à œuvrer en faveur d’une fusion à terme des différentes composantes de la société mauricienne, qu’il soit cohérent avec lui-même et qu’il commence par donner la preuve de la sincérité de sa démarche : qu’il initie un vrai combat, dans une transparence totale, contre le communalisme infect que pratiquent les politiciens hindous et qui retarde l’intégration ; qu’il combatte ouvertement et fermement la corruption et le trafic d’influence qui minent la méritocratie à Maurice ; qu’il s’engage à divulguer comment il va mobiliser la population contre la dilapidation des fonds publics à des fins bassement électoralistes ; qu’il nous dise comment il compte s’y prendre pour inculquer un minimum de respect à l’environnement ainsi que du civisme aux Mauriciens qui en manquent, y compris les Créoles susceptibles d’en bénéficier ; et enfin, qu’il nous dise quel type de politique il souhaitera instaurer et imposer dans le pays s’il arrive au pouvoir : communiste, socialiste, social-démocrate, ou peut-être alors un “pot-pourri — fouillis”, comme celui qui prévaut actuellement ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">De plus, nous nous attendons à ce que leurs déclarations d’intention, si jamais ils le font, soient suivies de prises d’action bien visibles et concrètes, en totale cohérence avec les objectifs clairs que le groupuscule aura annoncés au départ. À l’œuvre ! Du courage, et des explications franches et précises… ! On n’en attend pas moins de la part des membres d’un groupe qui prône haut et fort l’abolition de la déclaration relative à l’appartenance ethnique ainsi que les grands principes irréalistes d’une gauche par ailleurs en disparition accélérée dans le monde entier.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Du paradis où il faisait bon vivre avant l’indépendance, les politiciens hindous ainsi que Bérenger et Duval ont réussi à en faire un enfer où règnent dorénavant l’indécence, l’opportunisme, la saleté, la laideur, la corruption, le trafic d’influence, la drogue, l’insécurité, des services publics défaillants, la léthargie, les passe-droits, les abus de pouvoir et de biens sociaux, un énorme gaspillage, une incapacité à planifier et la conduite d’une politique incohérente et contradictoire à la petite semaine. Un énorme fatras à l’état pur, loin d’un État civilisé et moderne !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mauriciennes et Mauriciens de tous bords et de toutes communautés qui êtes conscients des gabegies, des manquements et des comportements indécents constamment répétés venant des politiciens qui ont charge de notre pays et qui sont en train de le paupériser avant de le faire sombrer, joignez-vous à nous pour leur dire : nous en avons marre ! Et pour leur dire en pleine figure : dégagez et laissez la place à des politiciens autrement plus capables et dynamiques que vous !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Suivons donc le dossier de<em> Rezistans ek Alternativ </em>de très près : comme vous savez, il est actuellement soumis à l’examen de notre plus haute instance judiciaire. Tenons-nous prêts à défendre nos cultures et nos identités respectives ainsi que notre vivre-ensemble actuel, afin de les mettre à l’abri des politiciens qui voudraient bien profiter d’une dissolution forcée de nos composantes dans un magma informe d’où les minorités non hindoues sortiront perdantes. Et à <em>Rezistans ek Alternativ</em>, disons fermement : Allez porter votre syncrétisme et vos lubies chez les naïfs et les petits idéologues à votre image !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous nous adressons aux Mauriciens éclairés et courageux : notre patrie est en danger. Il nous faut nous réveiller ! Certains veulent continuer à nous endormir. Nous devons lever la tête pour nous opposer à l’exploitation intellectuelle à laquelle nous sommes soumis et à la résignation forcée que nous subissons depuis trop longtemps.</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio       <br /></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: small; color: #000000;">[1] Voir en particulier l’excellent ouvrage de l’anthropologue Rosabelle Boswell, d’origine mauricienne, intitulé « Le Malaise Créole — Ethnic Identity in Mauritius » (texte en anglais) — Berghahn Books, New York, Oxford, 2006.</span></p></div>
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		<title>LA CONSTITUTION DE MAURICE ET SES GRAVES LIMITATIONS</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/la-constitution-de-maurice-et-ses-graves-limitations/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Apr 2019 12:28:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[assemblée nationale]]></category>
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		<category><![CDATA[circonscription]]></category>
		<category><![CDATA[constitution]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La constitution d’un pays est appelée sa loi fondamentale. Son importance est capitale pour la direction qu’elle imprime à un peuple, car c’est elle qui comporte les éléments politique, institutionnel, social et électoral dont dépend la marche de la démocratie dans ce même pays. Droits et libertés du peuple, fonctionnement de l’Assemblée nationale, des ministères, de la justice, de la police, de l’administration, circonscriptions électorales, mode de scrutin et organisation des élections, à peu près toute la structure institutionnelle du pays s’y trouve. Cette loi fondamentale a une profonde incidence sur la vie des citoyens, et l’on ne peut généralement juger de sa pertinence qu’après plusieurs décennies. </p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #e00b00;">Recevez nos chroniques dès qu’elles paraissent ! Dans la rubrique « ABONNEZ-VOUS À CE SITE PAR E-MAIL » (menu de droite), communiquez-nous votre adresse e-mail, puis cliquez sur « ABONNEZ-VOUS ». Nous ferons le reste ! Et nous vous garantissons que nous n&rsquo;utiliserons en aucun cas votre adresse à d&rsquo;autres fins.</span></em></span></p></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La constitution d’un pays est appelée sa loi fondamentale. Son importance est capitale pour la direction qu’elle imprime à un peuple, car c’est elle qui comporte les éléments politique, institutionnel, social et électoral dont dépend la marche de la démocratie dans ce même pays. Droits et libertés du peuple, fonctionnement de l’Assemblée nationale, des ministères, de la justice, de la police, de l’administration, circonscriptions électorales, mode de scrutin et organisation des élections, à peu près toute la structure institutionnelle du pays s’y trouve.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cette loi fondamentale a une profonde incidence sur la vie des citoyens, et l’on ne peut généralement juger de sa pertinence qu’après plusieurs décennies. Il appartient alors au peuple, si son pouvoir n’a pas dans l’intervalle été confisqué par ceux qu’il a élus, de l’ajuster et de modifier son fonctionnement pour garantir et valoriser le bien commun.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi donc, après plus d’un demi-siècle d’application, le moment est venu d’évaluer si la constitution de Maurice a assuré le mieux possible le bien-être physique, mental, moral et intellectuel de ses habitants, et s’il se présente une nécessité de pallier ses éventuelles lacunes et d’agencer certaines de ses dispositions dans l’intérêt de tous.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme il ne serait pas possible pour nous de passer en revue l’intégralité du texte concerné, nous allons traiter dans cette chronique uniquement les aspects de notre vie politique qui nous semblent nécessiter un véritable réexamen, à savoir :</span></p>
<ul>
<li style="padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le processus démocratique de base</span></li>
<li style="padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La représentation des composantes individuelles de la population du pays</span></li>
<li style="padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le découpage des circonscriptions</span></li>
<li style="padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La séparation des pouvoirs</span></li>
<li style="padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le besoin de réels contre-pouvoirs et de transparence</span></li>
<li style="padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les réformes globales à une démocratie devenue pratiquement illibérale à Maurice</span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></li>
</ul>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>A – Le processus démocratique de base</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous utilisons la méthode la plus neutre et objective qui soit pour examiner la marche de la démocratie locale, en suivant les différentes étapes de son processus de base : délibération, élection, décision, contrôle.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>La délibération.</strong> Comme chacun sait, il n’y a pas de véritable délibération réunissant l’ensemble des citoyens sur le plan politique à Maurice. Depuis longtemps déjà, le « politiquement correct » empêche la libre et franche expression des opinions et des points de vue, et les débats publics sont quasi inexistants dans l’île. Télévision et radios sont les moyens habituels utilisés dans les pays véritablement démocratiques, mais pas à Maurice. Les politiciens au pouvoir évitent soigneusement de se laisser questionner de manière spontanée sur la politique générale du pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>L’élection. </strong> À Maurice, comme chacun sait, une consultation de la population revêt un caractère de grand divertissement. La ou les circonscriptions concernées deviennent encore plus laides que d’habitude et sont même défigurées, mais l’occasion est considérée comme trop belle pour ne pas s’y engager pendant la campagne. Les critiques vont crescendo, les discussions entre votants à venir deviennent de plus en plus animées, l’identification totale à un parti politique s’étale, l’insécurité monte et le communalisme se montre sous son plus mauvais jour. En quelque sorte, le peuple s’amuse et organise ses paris sur les résultats à venir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Reconnaissons toutefois que les élections, telles que les prévoit la constitution du pays, se déroulent selon les règles et que les bourrages d’urnes n’existent pas chez nous. Il y a bien des usurpations d’identité ici et là, mais les scrutins se déroulent généralement correctement. C’est probablement l’atout le plus concret que puisse offrir Maurice quant au respect des règles de la démocratie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Les décisions de l’assemblée.</strong> Rien de très stimulant à ce niveau. Les travaux en commission, si tant est qu’ils se déroulent comme prévu, ne semblent avoir aucune incidence sur des décisions pour ainsi dire connues d’avance, car la discipline de vote – signe certain d’une soumission aveugle au Premier ministre, être tout puissant – est de rigueur en toute circonstance. C’est ce qu’on appelle bêtement à Maurice le système westminstérien.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Le contrôle.</strong> C’est là que se situe l’une des plus grandes faillites du processus démocratique à Maurice : le suivi de la bonne marche du système et de l’exécution sans faille des décisions prises. Les exemples pleuvent : le rapport annuel du directeur de l’audit et le non-respect des mesures annoncées dans le discours du budget constituent des exemples significatifs, mais les failles, les omissions et les parachutages sont très nombreux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>B – La représentation des composantes de la population du pays</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cette question, dont le caractère est d’une extrême sensibilité dans un contexte multiculturel, est le trou béant de notre constitution depuis 1968. Nous le montrerons clairement dans une prochaine chronique : Seewoosagur Ramgoolam a kidnappé notre constitution à son profit, en pas moins de deux fois, en 1967, d’abord par son contenu, puis par le processus de son adoption.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le résultat, c’est que notre constitution provoque des déséquilibres en termes de représentation des partis, de résultats des élections, et de la représentation des composantes de la société mauricienne. Le système de scrutin dont nous disposons, celui d’élections trinominales (trois candidats à élire par circonscription) à la majorité relative à un seul tour, aboutit aux situations antidémocratiques suivantes :</span></p>
<ul>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Des résultats où un parti politique donné rafle toute la mise, sans représenter la majorité des électeurs</span></li>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La liberté laissée aux politiciens de viser à une représentation du peuple à l’Assemblée nationale basée sur le nombre de représentants de chaque communauté et sous-communauté, les programmes politiques revêtant une importance relative. Chez nous, la représentation des communautés et des sous-communautés respectives passe bien avant les idées et les programmes</span></li>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Une représentation de la population générale dépendant dans une grande mesure de coalitions, avec des députés entièrement soumis aux décisions d’un seul homme, le Premier ministre, dans le processus législatif. Ces coalitions ne servent en fait qu’à allouer des prérogatives ministérielles à un leader de parti inférieur en importance et à son équipe restreinte pendant un certain temps au cours d’une mandature</span></li>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Un système patriarcal, dépassé, qui aboutit au fait qu’un seul homme concentre entre ses mains les prérogatives de chef de parti politique, de décideur inattaquable d’à peu près toutes les décisions à l’Assemblée nationale, de chef de l’exécutif et de distributeur de faveurs à ses proches et soutiens</span></li>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Une concentration extrême de pouvoirs sans contre-pouvoirs correspondants</span></li>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Un corps administratif soumis</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avec une telle constitution, qui a presque toujours garanti une longue carrière politique au sommet sans grande opposition, il a été extrêmement difficile à une opposition, qu’elle quelle soit, de faire valoir son optique sur des questions d’importance pour le pays, notamment en termes de représentation égale des communautés dans une île composée uniquement de minorités. Tant que la majorité gouvernementale ne joindra pas ses efforts à ceux de l’opposition, le développement d’un sentiment d’appartenance à une nation en devenir, l’exemple à donner en matière de respect des règles du jeu pour des postes à occuper dans le secteur public, l’ordre et la discipline dans la sphère publique, la bataille contre les dérives de toutes sortes (corruption, trafic d’influence, financements occultes, drogue, etc.) resteront quasiment impossibles à réaliser.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Quoi qu’il en soit, même avec de telles limitations presque insurmontables, il n’y a jamais eu de bonne raison politique et morale pour Bérenger et Duval fils, les principaux chefs de l’opposition des dernières décennies, de baisser les bras et de ne pas relever systématiquement les grossières manipulations de certains Premiers ministres, non seulement pour relever et combattre les traitements discriminatoires, mais aussi pour aborder des dossiers susceptibles d’assurer une représentation et un traitement égal aux membres des minorités faiblement représentées à l’Assemblée nationale.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chacun d’eux a failli spectaculairement dans cette mission.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Bérenger, cet éternel Poulidor du circuit politique mauricien, est devenu après son adoration pour Marx et Mao un faiseur de Premiers ministres de la principale communauté du pays, et a préféré ne pas manifester de soutien visible, pour des raisons purement électoralistes, à la population générale. Quant à Duval, il a montré que son principal objectif consistait à trouver <em>enn bout</em> dans une forme de coalition quelconque au fil des occasions. Quelle plus évidente illustration de ses détentes différées pour la cause de la représentation adéquate des Créoles à l’Assemblée que son réveil subit aux propositions de la Electoral Boundaries Commission (EBC) quant au redécoupage des circonscriptions de Maurice ! Qu’a-t-il fait exactement à ce propos au cours des vingt dernières années, avant de se réveiller subitement ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>C – Le découpage des circonscriptions</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Navin Ramgoolam, dont le père était spécialiste du rangement de multiples rapports au fond des tiroirs de son bureau, a fait disparaître les propositions de la EBC en 2009. Elles ne lui convenaient pas. Qui s’est élevé alors contre lui pour tenter de lui faire présenter lesdites propositions pour des débats à l’Assemblée ?  Même pas Xavier Duval !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et pourtant, la constitution stipule clairement que ces propositions doivent être soumises à l’Assemblée nationale (article 39, paragraphe 4), suite à quoi « <em>The Assembly may, by resolution, approve or reject the recommendations of the Electoral Boundaries Commission but may not vary them.</em><em> »</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En 2014, Bérenger voulait donner un coup de main à Ramgoolam pour changer notre système constitutionnel et le faire devenir semi-présidentiel. Aux dernières nouvelles, il semblerait qu’il ne soit pas favorable au fait que les dernières recommandations de la ECB soient prises en considération et adoptées, voire rejetées, avant les prochaines élections, ce qui a évidemment la faculté de ravir Jugnauth et Ramgoolam. Toujours égal à lui-même, ce vieux caméléon !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans les années 1970, en Irlande du Nord, des citoyens se sont heurtés et se sont fait tuer pour s’opposer au <em>gerrymandering</em>, c’est-à-dire au découpage arbitraire des circonscriptions électorales ou au refus de les faire évoluer. À Maurice, il revenait obligatoirement aux chefs de l’opposition successifs depuis des décennies de s’élever contre la non-actualisation des circonscriptions au fil du travail de la EBC. Quand et où les a-t-on entendus, la GG (grande gueule) <em>konn tou</em> en particulier ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>D – La séparation des pouvoirs</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme en Grande-Bretagne, nos ministres sont tous choisis parmi les députés élus (à l’exception parfois d’un seul d’entre eux, celui de la Justice). Dans le contexte mauricien, où l’on évolue très souvent au ras des pâquerettes, ça donne ce que l’on peut souvent voir par soi-même : des gens qui ne sont de toute évidence pas à la hauteur. C’est ainsi qu’Aneerood Jugnauth a nommé comme ministres de la Culture plusieurs incultes, ce qui renseigne d’ailleurs sur l’intérêt qu’il attache aux gens cultivés.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans beaucoup de démocraties qui fonctionnent convenablement, les ministres sont souvent des personnes capables non élues qui viennent apporter leurs compétences à la bonne marche de l’État par nomination. Chez nous, les médiocres sont nombreux dans le gouvernement, et ils pourraient disparaître rapidement de la scène politique suite à un changement constitutionnel approprié.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>E &#8211; Le besoin de réels contre-pouvoirs et de transparence</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans toute démocratie qui se respecte, le pouvoir est balancé par des contre-pouvoirs, qui s’organisent contre une autorité établie (associations, syndicats, groupes de pression, presse, opinion publique et autres instances). C’est à ce prix que les libertés peuvent s’exercer et différentes règles de la vie en commun peuvent être respectées.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À Maurice, à part la presse (dans une mesure limitée) et – de plus en plus – les réseaux sociaux, les politiciens « bénéficient » d’une absence flagrante de réactions et de critiques à leurs excès. Notre démocratie n’est pas et ne peut être participative, car une majorité de votants continue à montrer, dramatiquement, son infantilisme, son suivisme ainsi que ses manques de maturité politique et de dignité élémentaire !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La concentration des pouvoirs législatif et exécutif s’accélère, et si des contre-pouvoirs solides ne sont pas mis sur pied, nous allons nous enfoncer dans un système autoritaire. La situation se dégrade systématiquement, lentement mais sûrement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À notre sens, Maurice devient un pays dans lequel l’existence d’une deuxième chambre deviendra d’une importance cruciale pour la survie du système, à l’image de la Chambre des Lords en Grande-Bretagne ou du Sénat en France. Instance composée de membres nommés connus et reconnus pour leurs capacités et leur intégrité, elle pourrait avoir ici deux fonctions principales :</span></p>
<ul>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Sans prérogatives de blocage, elle serait un espace d’appréciation et de réaction aux propositions de loi à venir. L’Assemblée nationale resterait l’instance de décision finale, mais aurait à tenir compte des retours reçus de cette deuxième chambre ;</span></li>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Elle détiendrait, par contre, de réelles prérogatives en matière de contrôle de la bonne exécution des lois ainsi – et surtout – pour examiner et mettre en cause les membres de l’exécutif dans leurs fonctions ministérielles.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Quelles sont les chances qu’une réforme dans ce sens se produise effectivement ? Elles sont faibles, car le type de politiciens actuellement actifs sur la scène politique n’auraient aucun intérêt à se faire contrôler. Et pourtant, ce serait si nécessaire…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>F &#8211; Les réformes globales à une démocratie devenant peu à peu illibérale</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’autoritarisme du pouvoir en place devient préoccupant (voyez par exemple la façon dont il est défendu aux habitants de Saint Paul d’exprimer leurs frustrations envers la piteuse gestion des canalisations d’égouts dans leur région). L’île Maurice s’enfonce, petit à petit dans ce qu’on appelle ailleurs la démocratie illibérale.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Elle consiste à reconnaître le caractère « formellement » démocratique d’un pays, mais aussi à constater la nature autoritaire de son pouvoir. La souveraineté du peuple, exprimée par ses représentants dans les instances dirigeantes, se sépare peu à peu de la liberté des individus. Le supposé libéralisme qui prévaut à Maurice devient illibéral.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En face de ces abus de pouvoir et de concentration toujours plus forte d’un nombre considérable de prérogatives aux mains d’un seul homme, dont on connaît bien maintenant les capacités exactes et les penchants, il appartient au peuple de réagir. Et lorsqu’on voit comment l’opposition parlementaire à cette situation agit et réagit, on parvient à la conclusion qu’il faut se débarrasser, lors des prochaines élections, de « la bande des quatre », soit le Premier ministre actuel, deux anciens Premiers ministres, et Monsieur le Prince, fils du Roi créole.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ce n’est donc que par un nettoyage par le vide et la création d’un nouvel espace politique moderne, ouvert, transparent et dynamique que Maurice peut dorénavant se réinventer et progresser.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio     <br /></span></p></div>
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		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 Feb 2019 17:15:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[bls]]></category>
		<category><![CDATA[constitution]]></category>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #e00b00;">Recevez nos chroniques dès qu’elles paraissent ! Dans la rubrique « ABONNEZ-VOUS À CE SITE PAR E-MAIL » (menu de droite), communiquez-nous votre adresse e-mail, puis cliquez sur « ABONNEZ-VOUS ». Nous ferons le reste ! Et nous vous garantissons que nous n&rsquo;utiliserons en aucun cas votre adresse à d&rsquo;autres fins.</span></em></span></p></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mauriciens non-Hindous, réveillez-vous !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Si vous ne vous opposez pas à la tentative annoncée de Pravin Jugnauth de rechercher un vote majoritaire suffisant au Parlement pour éliminer de la Constitution la disposition de notre système électoral relative au « meilleur perdant » (Best Loser System), c’est la protection de votre identité et de vos intérêts qui disparaîtra à tout jamais !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Jusqu’à ce jour, la quasi-totalité des Mauriciens pensent que ce fameux BLS se résume à une simple disposition à caractère électoral, dont le but est de compenser les résultats d’élections conçues pour compenser les déséquilibres dans les résultats des consultations électorales donnant un avantage à la communauté dite majoritaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais il s’agit en fait de beaucoup plus que cela. En effet, cette disposition reconnaît explicitement l’existence de quatre communautés à Maurice, et implicitement la nécessité d’assurer et de maintenir un équilibre en matière de représentation dans la gouvernance du pays pour chacun d’eux. Sans BLS, le principe de la représentation tant soit peu juste au sein du corps législatif ne serait pas garanti et, par conséquent, la représentation au sein du corps exécutif serait elle aussi déséquilibrée, les ministères étant occupés de par notre Constitution par des députés issus du Parlement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme vous le savez, Seewoosagur Ramgoolam a opté en 1967 pour un scrutin dit « à la majorité simple à un tour » (First Past The Post), système électoral basé sur la configuration du nombre des membres des différentes communautés de Maurice qui lui garantissait, à l’époque, une victoire facile lors des scrutins successifs. Il n’a pas seulement usé de ce système pour imposer son parti, mais il a aussi profité abusivement des privilèges qu’il lui offrait pour octroyer aux Hindous un nombre de sièges au Parlement et des postes dans la fonction publique, dans les organismes paragouvernementaux, dans la police et dans la Mobile Force très largement supérieurs au pourcentage de la population qu’ils représentaient. Ses trois successeurs ont perpétué cette tendance, qui s’est même accentuée&#8230;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et depuis le début de 2015, ce mouvement est devenu tel que la quasi-totalité des secteurs précités est dorénavant entre les mains de cette communauté. Il suffit de regarder autour de soi pour constater cette situation. Par ailleurs, comme chacun sait aussi, le régime du <em>piti-la</em> devient autoritaire, les libertés se restreignent et le népotisme s’impose de plus en plus dans le pays. En outre, tous les citoyens de Maurice, sans distinction, sont en train de payer le prix très élevé et les conséquences de la rivalité toujours plus féroce entre le Ramgoolam et les Jugnauth. L’île entière doit affronter sans possibilité de contestation l’irresponsabilité de ces politiciens et le dévoiement accéléré de la morale publique.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Or, il semble bien que le facteur « nombre » de la population soit en train d’évoluer. D’environ 50 % que représentait la communauté hindoue sur le territoire durant les deux premières décennies qui ont suivi l’indépendance, les départs et les chutes de natalité ont apparemment ramené ce pourcentage autour de 42-43 %, transformant ainsi la majorité absolue que détenait cette communauté dans le pays en majorité relative. Si tel est bien le cas, l’on comprend mieux la réticence qui s’exprime chez les gouvernants depuis le début des années 1980 à maintenir l’organisation de recensements, qui seraient évidemment susceptibles de confirmer cette tendance.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En combinaison avec les redécoupages réguliers des circonscriptions prévus dans la Constitution mais pas effectués depuis de nombreuses décennies, ils seraient à même d’apporter un début de changements dans la représentation des différents groupes au Parlement, et la population générale en premier.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avec le BLS, les minorités autres que la minorité hindoue ont encore une pleine identité sur le plan du recensement et de l’emploi dans la fonction publique, et elles peuvent donc exprimer sans réserve leurs aspirations et leurs revendications concernant leur juste représentation dans les circonscriptions à l’occasion d’élections ainsi que les postes auxquels ils pourraient prétendre dans le service civil.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Sans BLS, les minorités non hindoues perdront leur identité, et les hommes politiques au pouvoir pourront faire ressortir, tout à fait justement, qu’il n’existe plus de critères permettant de différencier les Mauriciens entre eux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et si, avec le BLS, la place des minorités non hindoues dans les postes publics a pu se réduire dans la proportion que l’on sait (ou que l’on pourrait savoir si on le voulait vraiment), nous vous laissons deviner ce qui se passera le jour où, supposément, les Mauriciens n’auront plus en commun que leur citoyenneté. L’on devine assez aisément que la domination hindoue sera encore plus prononcée qu’avant.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous tenons quand même, devant cette situation, à faire ressortir plusieurs choses de grande importance :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En premier lieu, nul ne peut contester le fait que l’élimination d’un système qui répartit les Mauriciens en plusieurs groupes pourrait favoriser un meilleur sens de l’appartenance à la communauté nationale. Mais sans l’apport de changements préalables à la Constitution, dégagés par des instances parfaitement neutres (et non pas par des politiciens espérant en tirer des gains, surtout pour eux-mêmes), une telle élimination sera parfaitement inutile et éminemment dangereuse. Dédaignons donc l’expression d’idées supposément nobles sur le compte d’une élimination du BLS – y compris celles exprimées par les représentants de <em>Resistans ek Alternativ</em> et celles du cardinal Piat – jusqu’au jour, forcément lointain, ou chaque groupe aura accepté que lui-même et les autres participent pleinement et équitablement au développement du pays et que tous les Mauriciens, quels qu’ils puissent être, œuvrent sincèrement en faveur de l’intérêt national et du bien commun.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans toute tentative de radiation du BLS, non seulement tous les politiciens qui saturent et minent notre espace démocratique depuis des décennies ne pourront pas nous aider, mais il s’agira même de s’en méfier. Les Ramgoolam, les Jugnauth, Bérenger, Duval et tutti quanti ont prouvé en maintes fois, chacun de son côté, mais aussi en paires, que des coalitions et des postes ministériels peuvent passer avant les intérêts essentiels de certains groupes défavorisés.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La Constitution de Maurice a maintenant montré, du moins aux yeux de ceux qui prennent la peine de voir, qu’elle comporte de nombreuses faiblesses, dont la quasi complète absence de contre-pouvoirs n’est pas la moindre. Elle pourrait sans aucun doute être sensiblement améliorée, au bénéfice de tous, aussi longtemps que l’exercice est impérativement enlevé des mains des politiciens, de quelque bord qu’ils soient.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voyons maintenant ce qui pourrait être fait, avec un peu d’efforts et de détermination, pour arrêter toute tentative de radiation du BLS dans un proche avenir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans toute démarche dans le sens que nous allons indiquer, ce qui frappe toujours à l’île Maurice (même par rapport aux pays africains sous-développés), c’est l’absence d’organisation solide et de cohésion de la société civile (employés, ONG, groupes confessionnels et communautaires, associations sans but lucratif de divers domaines, universitaires, etc.). Sans regroupement, sans plate-forme, sans liberté d’action et sans initiatives suivies, les actions concertées sont difficiles à prendre et à mener.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voici nos propositions. Pour les maintenir succincts, elles sont essentiellement axées sur la communauté créole.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">De la récente interview de Gaëtan Jacquette, porte-parole du Mouvement des organisations créoles (ROC), l’on peut relever la conscience aiguë d’un malaise des Créoles qui perdure, et le souhait non éteint d’œuvrer pour son élimination. Il s’agira donc, dans un premier temps, de convoquer un rassemblement des principales organisations représentatives et fédératrices de cette communauté, au cours duquel la façon d’approcher la défense et le maintien du système du BLS sera arrêtée. Dans cette optique, au moins quatre démarches devront alors suivre :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Faire jouer la communication, en s’adjoignant la collaboration des médias, et de la presse en particulier.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Approcher non pas le cardinal Piat en s’écriant « Piat lux ! », celui-ci étant en faveur de l’élimination du BLS (ce qui n’est guère étonnant), mais plutôt Jean-Maurice Labour. Celui-ci a récemment fait état avec beaucoup de perspicacité et d’incision de sa connaissance du dossier des minorités à Maurice, et sa clairvoyance est édifiante ! À notre sens, il est donc bien celui qui, parmi les religieux de son groupe spirituel, devrait être sollicité pour apporter son concours à la sensibilisation au dossier du BLS parmi les Créoles, dans la mesure où la latitude d’action dont il dispose le lui permettra.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les politiciens devront être approchés, pour que les représentants de la composante créole du pays leur signifient leur fermeté à l’égard du maintien du BLS, et ce, aussi longtemps qu’un réel équilibre des éléments composant la communauté nationale (on ne peut même pas parler de nation mauricienne, car elle n’existe toujours pas) n’aura pas été assuré. Bérenger, Duval et Collendavelloo en particulier devront être prévenus : s’ils entrent dans le jeu de Pravin Jugnauth pour faire disparaître le BLS, ils en paieront le prix, tant devant l’électorat que devant l’Histoire !</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Enfin et surtout, la communauté créole dans son ensemble devra être sensibilisée aux pleins enjeux que comporte le BLS pour elle, beaucoup plus sur le plan identitaire qu’électoral, et le soutien actif de ses membres à cette cause devra être recueilli.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans la situation qui prévaut, le BLS doit être perçu comme un véritable outil de négociation, à ne pas confier à quelque politicien que ce soit car, à bien voir, leurs agendas et ceux de leurs mandants ne sont pas souvent les mêmes. Il reviendra aux membres de la communauté eux-mêmes d’assurer, à travers leur solidarité, la pérennité de leur identité et de leurs valeurs. Nul autre ne peut s’en charger pour leur compte.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le défi est ambitieux, mais il est tout à fait à la portée d’un groupe courageux et motivé, et déterminé à atteindre avant la prochaine rentrée parlementaire la préparation d’un dossier solide en faveur du maintien du BLS.</span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio</span></p></div>
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<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/sauver-le-best-loser-system-a-tout-prix/">SAUVER LE BEST LOSER SYSTEM, À TOUT PRIX…</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
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