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	<title>Archives des assemblée nationale - Allo Maurice</title>
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	<description>Allo Maurice !  La diaspora appelle...</description>
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	<title>Archives des assemblée nationale - Allo Maurice</title>
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		<title>MAURICE 2020 : NOTRE DÉCADENCE S’ACCÉLÈRE…</title>
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		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Mar 2020 20:12:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Beaucoup d’entre nous pressentions l’année dernière que la situation à Maurice continuerait à se dégrader si jamais Pravind Jugnauth revenait au pouvoir, à l’issue des élections de novembre dernier. Avant la tenue du scrutin, l’éventualité d’un tel retour de cet individu très moyen à la tête du pays était difficilement envisageable, comme vous vous en souviendrez. Toutefois, apparemment – et seulement apparemment - le MSM et ses alliés ont remporté ledit scrutin. Attendons voir ! Mais, ce que nous craignions avant les élections si jamais Pravind Jugnauth revenait au pouvoir, soit la dégradation plus avant de la situation dans le pays, tant à travers son autoritarisme, ses erreurs et ses omissions répétées que les tractations de certains de ceux qui gravitent autour de lui et l’influencent, les titularisations d’« intellectuels raffinés » dont il a directement ou indirectement la charge, sa démission – le mot n’est pas trop fort – en face de certains graves problèmes que le pays doit affronter, sans la moindre tentative de les combattre, tout cela est en train de se produire à une cadence soutenue, et notre avenir s’assombrit de plus en plus.</p>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/maurice-2020-notre-decadence-saccelere/">MAURICE 2020 : NOTRE DÉCADENCE S’ACCÉLÈRE…</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chers compatriotes,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous devons exprimer notre profonde reconnaissance à Pravind Jugnauth pour ses nouvelles illustrations, cette dernière semaine, du fait qu’il n’a pas la dimension voulue pour occuper le poste de Premier ministre de notre pays. Il faut bien finir par en convenir : le hasard d’une naissance et d’un patronyme, même dans un paradis à peine excentré par rapport à celui du «<strong> to mem papa, to mem mama</strong> » ne garantit rien, loin s’en faudrait…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Beaucoup d’entre nous pressentions l’année dernière que la situation à Maurice continuerait à se dégrader si jamais Pravind Jugnauth revenait au pouvoir, à l’issue des élections de novembre dernier. Avant la tenue du scrutin, l’éventualité d’un tel retour de cet individu très moyen à la tête du pays était difficilement envisageable, comme vous vous en souviendrez. Toutefois, apparemment – et seulement apparemment &#8211; le MSM et ses alliés ont remporté ledit scrutin. Attendons voir !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais, ce que nous craignions avant les élections si jamais Pravind Jugnauth revenait au pouvoir, soit la dégradation plus avant de la situation dans le pays, tant à travers son autoritarisme, ses erreurs et ses omissions répétées que les tractations de certains de ceux qui gravitent autour de lui et l’influencent, les titularisations d’« intellectuels raffinés » dont il a directement ou indirectement la charge, sa démission – le mot n’est pas trop fort – en face de certains graves problèmes que le pays doit affronter, sans la moindre tentative de les combattre, tout cela est en train de se produire à une cadence soutenue, et notre avenir s’assombrit de plus en plus.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La liste des manquements de Pravind Jugnauth à ses devoirs élémentaires à la tête d’un système de gouvernement supposément « responsable » de ses actes depuis novembre dernier est déjà longue, et elle s’allonge régulièrement : autoritarisme, manque d’égards envers l’instance législative, incapacité à entreprendre des réformes fondamentales pour la « remise en état » du pays, notamment par rapport à la corruption, la drogue, les atteintes à notre environnement, nominations non dictées par des considérations objectives, indignité totale (participation à une conférence à Londres à l’invitation d’un pays qui a commis des actes de « cruauté envers l’humanité » à notre égard), projection d’une image extrêmement défavorable sur notre compte auprès d’étrangers, etc. Pas une seule semaine ne se passe sans que l’on ait à reprocher à cet individu des agissements qui portent atteinte à notre image, notre crédibilité, notre stabilité sociale et notre développement.   </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Rien qu’au cours de la dernière semaine, deux faits majeurs venus affecter profondément notre pays, sa réputation et sa crédibilité sont directement imputables à Pravind Jugnauth : le premier tient au fait que, en capacité de ministre des Finances (et de beaucoup d’autres choses) jusqu’en novembre 2019, il ne s’est pas assuré pas que les recommandations exigées par le Eastern and Southern Africa Anti-Money Laundering Group (ESAAMLG), qui relève du Groupe d’action financière (GAVI (ou FATF pour son acronyme anglais)), soient intégralement traduites dans les faits à Maurice. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il faut prendre connaissance à cet effet du rapport très explicite du ESAAMLG sur l’île Maurice en date de septembre 2019 (se rendre à <strong><a href="https://esaamlg.org/index.php/Countries/readmore_members/mauritius" style="color: #000000;">https://esaamlg.org/index.php/Countries/readmore_members/mauritius</a></strong>  pour accéder au document). En résumé, cinq des « Recommendations » (24, 25 et 28, puis 32 et 33) du GAVI ne sont pas respectés comme il convient.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Lorsqu’on connaît comment des bandits internationaux arrivent à profiter de notre juridiction laxiste, de notre léthargie et de notre désordre mental pour se livrer à leurs activités abjectes, avec le concours d’individus, d’instances officielles locales et d’entreprises locales que le GAVI (FATF en anglais) appelle pudiquement « les professions non financières désignées », on peut se demander si les conclusions du ESAAMLG sont une surprise ou pas. Ainsi, les Mauriciens seraient choqués s’il leur était révélé le nom de l’entreprise financière s’étant « occupée » du dossier Dos Santos chez nous.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le deuxième fait majeur de la semaine est, bien évidemment, la prestation remarquable (et observée jusqu’au Népal) de notre chou-chou de Speaker de notre auguste assemblée nationale. La journée du 28 février 2020 restera marquée d’une pierre blanche en raison de tout ce que cette journée a représenté d’ensauvagement de notre instance législative suprême. Comme vous savez, notre président de séance et de l’assemblée a détruit tout ce qui restait dans le siège de notre instance législative de dignité, de sobriété, de mesure, de décence et de respect envers le peuple. L’île Maurice de la rectitude et de l’amour-propre saura s’en souvenir. Et ses nombreux citoyens mauriciens et de la diaspora se sentant offensés par un tel manque de retenue, ne pouvant provenir que d’un bien triste sire de bas étage, ou même de sous-sol, sauront lui donner une leçon de tempérance et d’éducation le moment venu.        </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Merci donc bien vivement, et surtout bien sincèrement, à notre Premier ministre pour son choix de ce nouveau Speaker : il indique très clairement que Pravind Jugnauth a une perception très élevée et une incision remarquable des qualités qui doivent prévaloir chez une personne assurant les fonctions de présidence de notre assemblée. <em>With Pravind, we cannot go wrong in any way whatsoever!</em> Maya et le Sieur Phokeer s’inscriront donc dans les archives de notre Assemblée comme deux speakers exceptionnels, grâce à la perspicacité de notre bien-aimé Premier ministre dans ses choix guidés par des critères exigeants, objectifs, neutres et judicieux. L’enregistrement de la prestation du Phokeer est dorénavant inscrit en lettres d’or pour l’histoire tant dans les textes du Hansard que dans les images vidéo ayant été captées.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Souhaitons donc une nouvelle fois longue vie à Sooroojdev Phokeer dans ses fonctions. Nous avons encore près de cinq ans à aller comme ça, et le spectacle, le grand, est donc assuré. Nous, citoyens de Maurice, avons bien de la chance : notre Premier ministre nous respecte profondément, et nous lui devons en retour notre admiration sans défection possible. Avec lui, l’avenir d’une île Maurice digne et respectable est assuré !  </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais, chers lectrices et lecteurs, redevenons un peu cynique et sérieux quand même, si vous voulez bien !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Que notre patrie prenne régulièrement une pente toujours plus dangereuse ne fait aucun doute. Mais nous devons quand même nous demander pourquoi Pravind Jugnauth affiche de manière permanente une aussi belle assurance. Elle n’a d’égal que ce petit sourire moqueur qu’affichait en permanence Navin Ramgoolam <em>‘in the good old days’ </em>(et même jusqu’à récemment dans sa montée à pied, lors de la visite papale, vers Marie Reine de la Paix, se faisant préserver du soleil par un accompagnateur porteur de son parasol, un spectacle d’un ridicule achevé destiné aux demeurés de l’île). </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Par rapport à ce qu’il nous est donné de voir couramment, nous pensons que cette assurance de notre PM bien-aimé provient de deux sources, l’une située <strong>dans le cadre national</strong>, et l’autre <strong>de l’extérieur</strong>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour ce qui est de la source « locale », Pravind Jugnauth envahit littéralement de ses prérogatives et de ses nombreuses faveurs toutes les sphères du pouvoir à l’aide de deux groupes : les lèche-bottes, c’est-à-dire les gens dont la capacité d’épanouissement personnel est généralement limitée ou qui sont d’un opportunisme démesuré, et qui ne peuvent donc prétendre à apporter leur réelle contribution à la société dans la place de la hiérarchie qui leur revient.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Deuxième groupe, autrement plus puissant et sournois : les sociétés secrètes de Maurice !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le fait que l’on n’en parle que très rarement est par lui-même très significatif. Cela est dû à une réalité dont peu de nos compatriotes se rendent compte : les sociétés maçonniques du pays contrôlent toutes les sphères de la vie de la collectivité, et de près ! </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Qu’il s’agisse du monde politique, de celui des affaires, des médias, de l’imprimerie, de tous les domaines de la communication, de l’administration, des ambassades à l’étranger, des instances para-étatiques, de la hiérarchie de nombreuses institutions scolaires, <em>you name it</em>, l’hydre maçonnique est présente et s’arrange pour faire nommer ses membres et pour « agir » afin que les francs-maçons, et maintenant aussi les franc-maçonnes, expriment les uns envers les autres ce qu’il convient d’appeler leur « solidarité ». </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">C’est bien en raison de leur influence sur la société dans son ensemble, influence qu’ils ont initiée et société dont ils ont bafoué les fondements depuis le XVIIIe siècle, et aujourd’hui encore bien plus qu’auparavant, qu’ils ont allègrement torpillé tout ce qui touche au mérite (le vrai s’entend, et non pas le leur), à la libre concurrence dans les affaires, à l’équité et aux chances égales à tous et à toutes, à certaines libertés, à l’effort personnel et, au fond, à la démocratie elle-même. L’une de leurs spécialités chez nous et plus loin tient au « langage politiquement et socialement correct », qui afflige tous ceux qui ne sont pas intellectuellement munis (ou qui ont quelque chose à perdre) pour démasquer leurs perpétuelles combines relatives à la concentration des prérogatives et du pouvoir. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais, voyez-vous, la franc-maçonnerie à Maurice, ce n’est vraiment pas aussi simple que vous pouvez l’espérer. L’existence dans l’île de loges des mouvances française et anglo-saxonne (tant anglaises qu’écossaises), des regroupements « épidermiques » au fil des décennies, des choix entre les loges chrétiennes et athées, des oppositions entre loges au fil de notre histoire pour tout un ensemble de raisons, notamment communales, ont abouti à des jeux d’influences qui nous ont beaucoup pénalisés.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour faire simple dans l’opposition entre les loges de mouvance francophone et britannique, nous allons vous faire part de notre propre expérience. Disons d’abord que, malgré trois occasions qui se sont présentées à nous, nous avons toujours décliné les propositions d’une initiation à la franc-maçonnerie pour des raisons bien précises, ce qui a créé chez nous un sentiment de condescendance envers tous ces individus qui, pour garantir leur avenir – bien souvent bien au-delà de l’âge supposé de la retraite à 60 ans – acceptent inconsciemment une initiation qui équivaut à un réel renoncement à la seule dimension de l’homme lui permettant de s’épanouir et de prendre la place qui lui revient légitimement, et non pas artificiellement, dans la société. Passons !     </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En fait, pour le commun des mortels, il n’est pas possible d’affirmer, sans risque de se tromper, que telle ou telle autre personne appartient à une loge maçonnique. Les rites, les dossiers, les engagements, l’initiation et tous les autres aspects des sociétés secrètes sont férocement protégés, et ne sont accessibles qu’aux seuls frères et sœurs, et encore… Il existe une hiérarchie stricte au sein de ces sociétés, qui s’étale en « degrés », et seuls les hauts placés dans la hiérarchie ont accès aux archives et à certaines « connaissances ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi donc, pour identifier les « initiés », il n’y a que deux moyens : <strong>observer (très)</strong> <strong>discrètement </strong>le comportement de ceux et celles que l’on suspecte d’appartenance à une loge, et <strong>dégager des conclusions</strong> des résultats de leurs interactions avec d’autres suspects. À partir de certains faits indiscutables (ainsi qu’avec l’aide de YouTube qui nous permet de voir des choses autrefois impossibles à constater – par exemple, une séance d’initiation à l’intérieur d’une loge), il devient alors possible de continuer à ajouter 1 à 1 et de s’assurer, sans grand risque de se tromper, que l’opération donne 2.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voici une partie très succincte de notre récit. Nous sommes arrivés à Genève en juillet 2000, pour prendre nos fonctions auprès de la Mission permanente de Maurice auprès de l’OMC. En nous y rendant, nous avons rapidement compris (suite à notre interprétation d’une phrase que nous a adressée un membre de la délégation officielle) que les loges de mouvance francophone y étaient déjà représentées. Deux mois plus tard, en septembre 2000, des élections générales à Maurice ont donné lieu à une importante session de chaises musicales, dont le but caché était de remplacer la dominance des éléments francophones par ceux de la mouvance anglophone.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En apprenant l’identité de ceux qui avaient été nommés dans certaines ambassades de Maurice dans le monde, nous avons deviné sans difficulté ce qui s’était passé à Maurice : Paul Bérenger (ou son représentant) avait avisé le n° 3 du parti (décédé il y a 15 mois, à la fin de 2018), et ce dernier avait donc approché plusieurs de ses frères pour les postes en question. Voilà ce qu’on appelle en mots simples une « atteinte directe à la méritocratie » : plusieurs de ces « nommés » n’avaient aucune compétence de départ dans le domaine des affaires étrangères de notre pays, mais ils étaient des francs-maçons, c’est-à-dire des personnes « coincées » sur lesquelles on pouvait compter absolument !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Attention ! Nous ne sommes pas en train d’insinuer en quelque façon que ce soit que ces individus ont fait montre d’une incompétence quelconque dans leurs fonctions. Nous insistons uniquement sur le fait qu’ils ont été nommés alors qu’un choix effectif existait forcément, et que ce choix n’a pas eu lieu. Ces gens ont ainsi bénéficié d’un traitement privilégié, auquel personne d’autre n’a pu se prévaloir. C’est bien l’histoire du « Pile je gagne, face tu perds ! » qui s’appliquait, et qui continue à s’appliquer jusqu’à aujourd’hui, sans aucune possibilité de s’y opposer.  </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Depuis 2000, suite à chaque élection générale, les séances de « musical chairs » et l’organisation de bals masqués se sont poursuivies. Les loges francophones ont régulièrement affronté les loges anglophones pour le « placement » (à quelques exceptions près) des frères et des sœurs (Ramgoolam a ses sœurs francophones depuis une quinzaine d’années, mais les Jugnauth n’en avaient pas encore jusqu’à récemment, et c’est cela qui explique le fait qu’il a été nécessaire de prévoir depuis 2015 un espace dans la cuisine pour préparer les amuse-gueule, les plats de résistance et les garnitures mijotées allant assurer la sérénité – ainsi d’ailleurs que la servitude &#8211; des joyeux lurons opportunistes de notre Éden).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les nouvelles à propos de ces scandales dont sont passés maîtres nos chers politiciens de tous bords peuvent se trouver, sous forme fortement concentrée, dans le numéro de Week-End du 22 mars 2015, dans deux articles de ce dimanche-là intitulés respectivement « <strong>Organismes d’État – Des nominations de plus en plus scandaleuses</strong> » et « <strong>Le remue-ménage au MMM – La révélation de la connexion maçonnique crée une certaine panique</strong> ». L’un des sous-titres de ce dernier article se lisait ainsi : « Jayen Cuttaree se défend d’être un «recruteur» ou un «parrain»… » Édifiant, n’est-ce pas ? Et évidemment jamais démenti !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Actuellement se déroule encore un bal des masqués du même cru. Certains ont été casés, mais il y a d’autres cas qui sont en suspens. Nominations à suivre et, sait-on jamais, à démasquer ! Quoiqu’il en soit, pour Pravind Jugnauth, la présence de la fille du père ainsi celle de ses compères à ses côtés assurera sa survie à court terme en politique. N’oublions quand même pas le soutien indéfectible que lui apportent, en outre, les nombreux frères des secteurs hors gouvernementaux dans ce grand carnaval. Leur caution et leur absolution morale et intellectuelle lui sont acquises. De bien braves humains, en somme ! Comme disent les Anglais <em>‘The more, the merrier…’</em> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La deuxième raison de la sérénité de Pravind Jugnauth tient, nous l’avons mentionné, à un fait extérieur : la caution, de bien des façons, de ‘mère poule’ l’Inde à l’égard de Maurice. L’histoire (que nous n’avons quand même pas pu vérifier) veut qu’Aneerood Jugnauth ait failli faire appel à l’armée indienne chez nous lors des événements politiques et les élections de 1983. Quoi qu’il en soit, nous sommes aujourd’hui devenus hyperdépendants de ce pays sur les plans (au moins) militaire et financier, et notre vassalité semble convenir sans problème aucun à Aneerood Jugnauth et à son fils. Excepté pour la déportation des personnes physiques, pas prévue qu’on nous dit, l’île Maurice semble larguer Agaléga exactement comme la Grande-Bretagne a largué les Chagos. Question de souveraineté nationale, n’est-ce pas ? Difficile d’expliquer à certaines personnes d’origine modeste de chez nous occupant des postes importants ce que sont l’honneur, la vraie indépendance, la dignité et la décence.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chers compatriotes, nous vous invitons instamment à vous intéresser de près à tous les manquements et toutes les lâchetés qui nous sont imposés de manière courante. L’avenir nous paraît sombre, et nous avons le devoir envers nous-mêmes d’en être conscients et de résister, si ce n’est que psychologiquement, à toutes les bassesses que les pouvoirs actuels nous infligent. Une résistance au moins morale, c’est le geste minimum que nous nous devons, tant à nous-mêmes qu’à ceux qui viendront après nous. Croire que nous allons continuer ainsi et que rien ne pourra être plus préoccupant que ce que nous constatons actuellement est un leurre. Au train soutenu où vont les choses, le pire est encore à venir et, que nous le voulions ou non, nous aurons à y faire face. Autant s’y préparer…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"> A. </span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;">Jean-Claude Montocchio        </span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium;"> <br /></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p></div>
			</div>
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		<title>LA CONSTITUTION DE MAURICE ET SES GRAVES LIMITATIONS</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/la-constitution-de-maurice-et-ses-graves-limitations/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Apr 2019 12:28:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La constitution d’un pays est appelée sa loi fondamentale. Son importance est capitale pour la direction qu’elle imprime à un peuple, car c’est elle qui comporte les éléments politique, institutionnel, social et électoral dont dépend la marche de la démocratie dans ce même pays. Droits et libertés du peuple, fonctionnement de l’Assemblée nationale, des ministères, de la justice, de la police, de l’administration, circonscriptions électorales, mode de scrutin et organisation des élections, à peu près toute la structure institutionnelle du pays s’y trouve. Cette loi fondamentale a une profonde incidence sur la vie des citoyens, et l’on ne peut généralement juger de sa pertinence qu’après plusieurs décennies. </p>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/la-constitution-de-maurice-et-ses-graves-limitations/">LA CONSTITUTION DE MAURICE ET SES GRAVES LIMITATIONS</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #e00b00;">Recevez nos chroniques dès qu’elles paraissent ! Dans la rubrique « ABONNEZ-VOUS À CE SITE PAR E-MAIL » (menu de droite), communiquez-nous votre adresse e-mail, puis cliquez sur « ABONNEZ-VOUS ». Nous ferons le reste ! Et nous vous garantissons que nous n&rsquo;utiliserons en aucun cas votre adresse à d&rsquo;autres fins.</span></em></span></p></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La constitution d’un pays est appelée sa loi fondamentale. Son importance est capitale pour la direction qu’elle imprime à un peuple, car c’est elle qui comporte les éléments politique, institutionnel, social et électoral dont dépend la marche de la démocratie dans ce même pays. Droits et libertés du peuple, fonctionnement de l’Assemblée nationale, des ministères, de la justice, de la police, de l’administration, circonscriptions électorales, mode de scrutin et organisation des élections, à peu près toute la structure institutionnelle du pays s’y trouve.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cette loi fondamentale a une profonde incidence sur la vie des citoyens, et l’on ne peut généralement juger de sa pertinence qu’après plusieurs décennies. Il appartient alors au peuple, si son pouvoir n’a pas dans l’intervalle été confisqué par ceux qu’il a élus, de l’ajuster et de modifier son fonctionnement pour garantir et valoriser le bien commun.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi donc, après plus d’un demi-siècle d’application, le moment est venu d’évaluer si la constitution de Maurice a assuré le mieux possible le bien-être physique, mental, moral et intellectuel de ses habitants, et s’il se présente une nécessité de pallier ses éventuelles lacunes et d’agencer certaines de ses dispositions dans l’intérêt de tous.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme il ne serait pas possible pour nous de passer en revue l’intégralité du texte concerné, nous allons traiter dans cette chronique uniquement les aspects de notre vie politique qui nous semblent nécessiter un véritable réexamen, à savoir :</span></p>
<ul>
<li style="padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le processus démocratique de base</span></li>
<li style="padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La représentation des composantes individuelles de la population du pays</span></li>
<li style="padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le découpage des circonscriptions</span></li>
<li style="padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La séparation des pouvoirs</span></li>
<li style="padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le besoin de réels contre-pouvoirs et de transparence</span></li>
<li style="padding-left: 30px;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les réformes globales à une démocratie devenue pratiquement illibérale à Maurice</span><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></li>
</ul>
<p><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>A – Le processus démocratique de base</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous utilisons la méthode la plus neutre et objective qui soit pour examiner la marche de la démocratie locale, en suivant les différentes étapes de son processus de base : délibération, élection, décision, contrôle.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>La délibération.</strong> Comme chacun sait, il n’y a pas de véritable délibération réunissant l’ensemble des citoyens sur le plan politique à Maurice. Depuis longtemps déjà, le « politiquement correct » empêche la libre et franche expression des opinions et des points de vue, et les débats publics sont quasi inexistants dans l’île. Télévision et radios sont les moyens habituels utilisés dans les pays véritablement démocratiques, mais pas à Maurice. Les politiciens au pouvoir évitent soigneusement de se laisser questionner de manière spontanée sur la politique générale du pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>L’élection. </strong> À Maurice, comme chacun sait, une consultation de la population revêt un caractère de grand divertissement. La ou les circonscriptions concernées deviennent encore plus laides que d’habitude et sont même défigurées, mais l’occasion est considérée comme trop belle pour ne pas s’y engager pendant la campagne. Les critiques vont crescendo, les discussions entre votants à venir deviennent de plus en plus animées, l’identification totale à un parti politique s’étale, l’insécurité monte et le communalisme se montre sous son plus mauvais jour. En quelque sorte, le peuple s’amuse et organise ses paris sur les résultats à venir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Reconnaissons toutefois que les élections, telles que les prévoit la constitution du pays, se déroulent selon les règles et que les bourrages d’urnes n’existent pas chez nous. Il y a bien des usurpations d’identité ici et là, mais les scrutins se déroulent généralement correctement. C’est probablement l’atout le plus concret que puisse offrir Maurice quant au respect des règles de la démocratie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Les décisions de l’assemblée.</strong> Rien de très stimulant à ce niveau. Les travaux en commission, si tant est qu’ils se déroulent comme prévu, ne semblent avoir aucune incidence sur des décisions pour ainsi dire connues d’avance, car la discipline de vote – signe certain d’une soumission aveugle au Premier ministre, être tout puissant – est de rigueur en toute circonstance. C’est ce qu’on appelle bêtement à Maurice le système westminstérien.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>Le contrôle.</strong> C’est là que se situe l’une des plus grandes faillites du processus démocratique à Maurice : le suivi de la bonne marche du système et de l’exécution sans faille des décisions prises. Les exemples pleuvent : le rapport annuel du directeur de l’audit et le non-respect des mesures annoncées dans le discours du budget constituent des exemples significatifs, mais les failles, les omissions et les parachutages sont très nombreux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>B – La représentation des composantes de la population du pays</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Cette question, dont le caractère est d’une extrême sensibilité dans un contexte multiculturel, est le trou béant de notre constitution depuis 1968. Nous le montrerons clairement dans une prochaine chronique : Seewoosagur Ramgoolam a kidnappé notre constitution à son profit, en pas moins de deux fois, en 1967, d’abord par son contenu, puis par le processus de son adoption.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le résultat, c’est que notre constitution provoque des déséquilibres en termes de représentation des partis, de résultats des élections, et de la représentation des composantes de la société mauricienne. Le système de scrutin dont nous disposons, celui d’élections trinominales (trois candidats à élire par circonscription) à la majorité relative à un seul tour, aboutit aux situations antidémocratiques suivantes :</span></p>
<ul>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Des résultats où un parti politique donné rafle toute la mise, sans représenter la majorité des électeurs</span></li>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La liberté laissée aux politiciens de viser à une représentation du peuple à l’Assemblée nationale basée sur le nombre de représentants de chaque communauté et sous-communauté, les programmes politiques revêtant une importance relative. Chez nous, la représentation des communautés et des sous-communautés respectives passe bien avant les idées et les programmes</span></li>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Une représentation de la population générale dépendant dans une grande mesure de coalitions, avec des députés entièrement soumis aux décisions d’un seul homme, le Premier ministre, dans le processus législatif. Ces coalitions ne servent en fait qu’à allouer des prérogatives ministérielles à un leader de parti inférieur en importance et à son équipe restreinte pendant un certain temps au cours d’une mandature</span></li>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Un système patriarcal, dépassé, qui aboutit au fait qu’un seul homme concentre entre ses mains les prérogatives de chef de parti politique, de décideur inattaquable d’à peu près toutes les décisions à l’Assemblée nationale, de chef de l’exécutif et de distributeur de faveurs à ses proches et soutiens</span></li>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Une concentration extrême de pouvoirs sans contre-pouvoirs correspondants</span></li>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Un corps administratif soumis</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avec une telle constitution, qui a presque toujours garanti une longue carrière politique au sommet sans grande opposition, il a été extrêmement difficile à une opposition, qu’elle quelle soit, de faire valoir son optique sur des questions d’importance pour le pays, notamment en termes de représentation égale des communautés dans une île composée uniquement de minorités. Tant que la majorité gouvernementale ne joindra pas ses efforts à ceux de l’opposition, le développement d’un sentiment d’appartenance à une nation en devenir, l’exemple à donner en matière de respect des règles du jeu pour des postes à occuper dans le secteur public, l’ordre et la discipline dans la sphère publique, la bataille contre les dérives de toutes sortes (corruption, trafic d’influence, financements occultes, drogue, etc.) resteront quasiment impossibles à réaliser.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Quoi qu’il en soit, même avec de telles limitations presque insurmontables, il n’y a jamais eu de bonne raison politique et morale pour Bérenger et Duval fils, les principaux chefs de l’opposition des dernières décennies, de baisser les bras et de ne pas relever systématiquement les grossières manipulations de certains Premiers ministres, non seulement pour relever et combattre les traitements discriminatoires, mais aussi pour aborder des dossiers susceptibles d’assurer une représentation et un traitement égal aux membres des minorités faiblement représentées à l’Assemblée nationale.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chacun d’eux a failli spectaculairement dans cette mission.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Bérenger, cet éternel Poulidor du circuit politique mauricien, est devenu après son adoration pour Marx et Mao un faiseur de Premiers ministres de la principale communauté du pays, et a préféré ne pas manifester de soutien visible, pour des raisons purement électoralistes, à la population générale. Quant à Duval, il a montré que son principal objectif consistait à trouver <em>enn bout</em> dans une forme de coalition quelconque au fil des occasions. Quelle plus évidente illustration de ses détentes différées pour la cause de la représentation adéquate des Créoles à l’Assemblée que son réveil subit aux propositions de la Electoral Boundaries Commission (EBC) quant au redécoupage des circonscriptions de Maurice ! Qu’a-t-il fait exactement à ce propos au cours des vingt dernières années, avant de se réveiller subitement ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>C – Le découpage des circonscriptions</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Navin Ramgoolam, dont le père était spécialiste du rangement de multiples rapports au fond des tiroirs de son bureau, a fait disparaître les propositions de la EBC en 2009. Elles ne lui convenaient pas. Qui s’est élevé alors contre lui pour tenter de lui faire présenter lesdites propositions pour des débats à l’Assemblée ?  Même pas Xavier Duval !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et pourtant, la constitution stipule clairement que ces propositions doivent être soumises à l’Assemblée nationale (article 39, paragraphe 4), suite à quoi « <em>The Assembly may, by resolution, approve or reject the recommendations of the Electoral Boundaries Commission but may not vary them.</em><em> »</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En 2014, Bérenger voulait donner un coup de main à Ramgoolam pour changer notre système constitutionnel et le faire devenir semi-présidentiel. Aux dernières nouvelles, il semblerait qu’il ne soit pas favorable au fait que les dernières recommandations de la ECB soient prises en considération et adoptées, voire rejetées, avant les prochaines élections, ce qui a évidemment la faculté de ravir Jugnauth et Ramgoolam. Toujours égal à lui-même, ce vieux caméléon !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans les années 1970, en Irlande du Nord, des citoyens se sont heurtés et se sont fait tuer pour s’opposer au <em>gerrymandering</em>, c’est-à-dire au découpage arbitraire des circonscriptions électorales ou au refus de les faire évoluer. À Maurice, il revenait obligatoirement aux chefs de l’opposition successifs depuis des décennies de s’élever contre la non-actualisation des circonscriptions au fil du travail de la EBC. Quand et où les a-t-on entendus, la GG (grande gueule) <em>konn tou</em> en particulier ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>D – La séparation des pouvoirs</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme en Grande-Bretagne, nos ministres sont tous choisis parmi les députés élus (à l’exception parfois d’un seul d’entre eux, celui de la Justice). Dans le contexte mauricien, où l’on évolue très souvent au ras des pâquerettes, ça donne ce que l’on peut souvent voir par soi-même : des gens qui ne sont de toute évidence pas à la hauteur. C’est ainsi qu’Aneerood Jugnauth a nommé comme ministres de la Culture plusieurs incultes, ce qui renseigne d’ailleurs sur l’intérêt qu’il attache aux gens cultivés.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans beaucoup de démocraties qui fonctionnent convenablement, les ministres sont souvent des personnes capables non élues qui viennent apporter leurs compétences à la bonne marche de l’État par nomination. Chez nous, les médiocres sont nombreux dans le gouvernement, et ils pourraient disparaître rapidement de la scène politique suite à un changement constitutionnel approprié.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>E &#8211; Le besoin de réels contre-pouvoirs et de transparence</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans toute démocratie qui se respecte, le pouvoir est balancé par des contre-pouvoirs, qui s’organisent contre une autorité établie (associations, syndicats, groupes de pression, presse, opinion publique et autres instances). C’est à ce prix que les libertés peuvent s’exercer et différentes règles de la vie en commun peuvent être respectées.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À Maurice, à part la presse (dans une mesure limitée) et – de plus en plus – les réseaux sociaux, les politiciens « bénéficient » d’une absence flagrante de réactions et de critiques à leurs excès. Notre démocratie n’est pas et ne peut être participative, car une majorité de votants continue à montrer, dramatiquement, son infantilisme, son suivisme ainsi que ses manques de maturité politique et de dignité élémentaire !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La concentration des pouvoirs législatif et exécutif s’accélère, et si des contre-pouvoirs solides ne sont pas mis sur pied, nous allons nous enfoncer dans un système autoritaire. La situation se dégrade systématiquement, lentement mais sûrement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">À notre sens, Maurice devient un pays dans lequel l’existence d’une deuxième chambre deviendra d’une importance cruciale pour la survie du système, à l’image de la Chambre des Lords en Grande-Bretagne ou du Sénat en France. Instance composée de membres nommés connus et reconnus pour leurs capacités et leur intégrité, elle pourrait avoir ici deux fonctions principales :</span></p>
<ul>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Sans prérogatives de blocage, elle serait un espace d’appréciation et de réaction aux propositions de loi à venir. L’Assemblée nationale resterait l’instance de décision finale, mais aurait à tenir compte des retours reçus de cette deuxième chambre ;</span></li>
<li style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Elle détiendrait, par contre, de réelles prérogatives en matière de contrôle de la bonne exécution des lois ainsi – et surtout – pour examiner et mettre en cause les membres de l’exécutif dans leurs fonctions ministérielles.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Quelles sont les chances qu’une réforme dans ce sens se produise effectivement ? Elles sont faibles, car le type de politiciens actuellement actifs sur la scène politique n’auraient aucun intérêt à se faire contrôler. Et pourtant, ce serait si nécessaire…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"><strong>F &#8211; Les réformes globales à une démocratie devenant peu à peu illibérale</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’autoritarisme du pouvoir en place devient préoccupant (voyez par exemple la façon dont il est défendu aux habitants de Saint Paul d’exprimer leurs frustrations envers la piteuse gestion des canalisations d’égouts dans leur région). L’île Maurice s’enfonce, petit à petit dans ce qu’on appelle ailleurs la démocratie illibérale.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Elle consiste à reconnaître le caractère « formellement » démocratique d’un pays, mais aussi à constater la nature autoritaire de son pouvoir. La souveraineté du peuple, exprimée par ses représentants dans les instances dirigeantes, se sépare peu à peu de la liberté des individus. Le supposé libéralisme qui prévaut à Maurice devient illibéral.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En face de ces abus de pouvoir et de concentration toujours plus forte d’un nombre considérable de prérogatives aux mains d’un seul homme, dont on connaît bien maintenant les capacités exactes et les penchants, il appartient au peuple de réagir. Et lorsqu’on voit comment l’opposition parlementaire à cette situation agit et réagit, on parvient à la conclusion qu’il faut se débarrasser, lors des prochaines élections, de « la bande des quatre », soit le Premier ministre actuel, deux anciens Premiers ministres, et Monsieur le Prince, fils du Roi créole.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ce n’est donc que par un nettoyage par le vide et la création d’un nouvel espace politique moderne, ouvert, transparent et dynamique que Maurice peut dorénavant se réinventer et progresser.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;"></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio     <br /></span></p></div>
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