<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des creoles - Allo Maurice</title>
	<atom:link href="https://www.allo-maurice.com/tag/creoles/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.allo-maurice.com/tag/creoles/</link>
	<description>Allo Maurice !  La diaspora appelle...</description>
	<lastBuildDate>Sun, 05 May 2019 15:39:37 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://www.allo-maurice.com/wp-content/uploads/2019/01/cropped-Mauritius-1-32x32.png</url>
	<title>Archives des creoles - Allo Maurice</title>
	<link>https://www.allo-maurice.com/tag/creoles/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>LES BLOCAGES PERSISTANTS DE LA VIE POLITIQUE À MAURICE</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/les-blocages-persistants-de-la-vie-politique-a-maurice/</link>
					<comments>https://www.allo-maurice.com/les-blocages-persistants-de-la-vie-politique-a-maurice/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Apr 2019 15:55:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[archaïsme]]></category>
		<category><![CDATA[creoles]]></category>
		<category><![CDATA[Hindous]]></category>
		<category><![CDATA[ile maurice]]></category>
		<category><![CDATA[jugnauth]]></category>
		<category><![CDATA[politiciens]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[ramgoolam]]></category>
		<category><![CDATA[Tamouls]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.allo-maurice.com/?p=790</guid>

					<description><![CDATA[<p>Nous traitons cette semaine de l’archaïsme de la vie politique à Maurice, de ses causes et de ses conséquences néfastes pour le développement surtout moral, intellectuel et économique de la communauté dans son ensemble.<br />
Commençons, si vous voulez bien, par délaisser pour une fois ce que nous voyons de la vie politique du pays tous les jours autour de nous, et tentons de voir ce qui peut se trouver derrière, en examinant le contexte et les événements courants sous l’angle culturel de notre vie communautaire.</p>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/les-blocages-persistants-de-la-vie-politique-a-maurice/">LES BLOCAGES PERSISTANTS DE LA VIE POLITIQUE À MAURICE</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_0 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_0">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_0  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_with_border et_pb_module et_pb_text et_pb_text_0  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #e00b00;">Recevez nos chroniques dès qu’elles paraissent ! Dans la rubrique « ABONNEZ-VOUS À CE SITE PAR E-MAIL » (menu de droite), communiquez-nous votre adresse e-mail, puis cliquez sur « ABONNEZ-VOUS ». Nous ferons le reste ! Et nous vous garantissons que nous n&rsquo;utiliserons en aucun cas votre adresse à d&rsquo;autres fins.</span></em></span></p></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_1  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Chères lectrices, chers lecteurs,</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous allons traiter cette semaine de l’archaïsme de la vie politique à Maurice, de ses causes et de ses conséquences néfastes pour le développement surtout moral, intellectuel et économique de la communauté dans son ensemble.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Commençons, si vous voulez bien, par délaisser pour une fois ce que nous voyons de la vie politique du pays tous les jours autour de nous, et tentons de voir ce qui peut se trouver derrière, en examinant le contexte et les événements courants sous l’angle culturel de notre vie communautaire. Cet exercice est fondamental, car c’est lui qui peut expliquer, dans une grande mesure, pourquoi plus de cinquante ans après notre indépendance, nous sommes toujours confrontés à des difficultés d’un autre âge et que notre pays continue à sombrer, implacablement, dans le désordre, le laxisme, la saleté, la laideur, la léthargie, l’insécurité, l’immoralité et beaucoup d’indifférence. Le degré atteint est même devenu préoccupant, car toutes les manifestations tangibles de ces points négatifs ne semblent plus nous interpeller.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Il en résulte une société qui projette une situation de blocage, qu’arrivent encore à sauver une coexistence et une tolérance surtout dues au pacifisme qu’inspire la culture hindoue, faut-il le reconnaître, malgré les contraintes qu’elle impose en même temps. Une légère émergence d’une culture typiquement locale, une fusion en quelque sorte, semble prendre forme graduellement, mais en cette année 2019, nous sommes encore loin du compte. En fait, les côtés contraignants de notre vie en commun deviennent de plus en plus apparents : en effet, une île multiculturelle ne vit pas seulement de coexistence, mais aussi et probablement surtout de compréhension réciproque, de tolérance, de respect mutuel et de civisme, sans lesquels les valeurs, les objectifs et le bien commun ne sont qu’un simple concept abstrait. La plupart des politiciens mauriciens ne les favorisent pas.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Disons-le sans ambages : la « cohabitation » de nos deux principales cultures – l’orientale et l’occidentale – est encore et toujours une source d’incompréhension, de difficultés et de retard dans l’avancement de notre vie politique. Examinons donc ce qu’il en est, avec franchise, discernement et transparence (des qualités qui nous manquent souvent), afin que nous en devenions vraiment conscients.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour ce faire, commençons par déterminer aussi précisément que possible les caractéristiques des principales cultures du monde. Rendez-vous pris avec l’institution considérée comme la plus étoffée en données dégagées d’évaluations régulières sur l’évolution des coutumes, des valeurs, et des croyances dans plus de 100 pays, la <em>World Values Survey Association</em>, basée à Stockholm (<a href="http://www.worldvaluessurvey.org" style="color: #000000;">www.worldvaluessurvey.org</a>).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En deux mots, elle nous montre qu’en Chine, en Inde et dans les pays musulmans, les populations adhèrent massivement aux « valeurs traditionnelles » (domination de l’homme, verticalité du pouvoir, hiérarchie dans la structure familiale et préséance de la communauté sur l’individu). De plus, la loyauté envers le groupe est considérée comme plus importante que la tolérance.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans les sociétés occidentales, les caractéristiques dominantes sont différentes : la raison s’est définitivement imposée il y a deux siècles, chaque personne doit s’accomplir à travers l’acquisition de valeurs individualistes et progressistes, et le relativisme et le pluralisme moral dominent de plus en plus largement la croyance ou l’idéologie. À Maurice, tenant compte du poids relatif de chaque communauté, admettons que les valeurs traditionnelles dominent toujours, du moins à première vue.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour les besoins de notre étude (qui ne résulte que de l’observation directe pendant plusieurs décennies), nous assimilons tous les membres de la « population générale » à la culture occidentale, si ce n’est qu’à cause de la forte perception qu’ont les membres de ce groupe de la place déterminante du sens du bien et du mal et du développement individuel, affirmé chez lui. Nous tenons aussi à l’esprit le fait que beaucoup de membres des communautés d’origine non-occidentale de Maurice sont maintenant acquis aux valeurs de la réalisation de soi, du développement d’un sens critique personnel affirmé et de l’appréciation objective de situations et de comportements donnés.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le premier groupe, celui qui s’identifie aux groupes socio-culturels hindous, domine toujours la vie politique dans l’île de par son nombre important. Il est constitué en grande partie par ceux qui sont encore en quête d’une (meilleure) ascension sociale, mais aussi d’une petite partie des autres Mauriciens à optique courtermiste qui estiment qu’ils seront mieux lotis avec Jugnauth et Ramgoolam à la tête du pays qu’avec d’autres. Là se trouve le principal « fonds de commerce » de ces derniers en réserve d’électeurs.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">L’attitude des leaders hindous envers cette frange de la population est le reflet typique de celle qui prévaut dans le sous-continent indien : le respect s’exprimant dans seul sens ‘bottom-up’, un pouvoir d’encaissement prononcé et une perception diffuse de l’ordre et de la rigueur. Le nombre de ceux qui à Maurice constituent cette réserve de voix semble être en diminution, mais aussi longtemps que leur poids dans un système de vote à majorité relative prévaudra, le pays dépendra de leurs sympathies politiques, que les quatre principaux leaders politiques et d’autres intérêts moins évidents ne veulent pas faire évoluer. Ainsi donc, l’on peut s’attendre que le poids de cet électorat continue à conditionner la vie politique pendant longtemps dans le pays – nous l’estimons à une génération, voire deux ou plus.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">De leur côté, comme on le sait, les politiciens pratiquent le clientélisme à fond, car ils n’ont aucun intérêt à provoquer une évolution. En effet, dans les arcanes du gouvernement – législatif, exécutif, haute administration, direction des organismes para-gouvernementaux, <em>roder boutt</em> et autres parasites – nombreux sont ceux qui y perdraient. Chacun a son sens des priorités dans sa mission de service public.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voyons quelques exemples du comportement de nos politiciens envers les mandants des différents bords culturels.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">18 octobre 2017. Divali Night à Triolet, village où Navin Ramgoolam s’est fait battre à plate couture en décembre 2014. Il y est présent, et il règle ses comptes avec ceux qui l’ont éliminé. Les reproches pleuvent : les votants n’ont pas su se servir de leur « intelligence ». Avec l’éducation qu’ils ont reçue, ils auraient dû voter avec leur « esprit ». Ils sont des couillons, car ils ont en fait voté en quelque sorte contre ceux qui leur ont « donné » l’indépendance. Ils ont commis la grossière erreur de ne pas voter pour lui.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour ceux à Maurice qui se sont frottés aux valeurs occidentales et au respect de l’autre, de tels propos sont tout simplement ahurissants. Disons tout simplement que ce n’est pas le genre de discours qu’aurait pu se permettre aujourd’hui Xavier Duval à Roche-Bois.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Deuxième exemple : les récents comportements des Créoles à la route de La Brasserie, en raison de la non-fourniture d’eau à ceux de cet endroit. Commentaire de Pravind Jugnauth à ce propos : ce n’est pas une façon de faire. Ainsi, ce Premier ministre qui est le nôtre aura montré qu’il ne comprend même pas ce à quoi s’attend une partie de la population dont il a la charge, pour ainsi dire, et comment elle perçoit les choses. Il n’aura pas compris qu’elle s’attend à être traitée sur la base du respect réciproque, propre à la mentalité occidentale : une interruption de la canalisation de l’eau vers Forest-Side est intervenue, et le minimum auquel s’attendent ses habitants est que les responsables de ce service public communiquent comme il convient avec eux, dès le départ. Ils doivent se rendre sur place et expliquer la situation, car c’est ainsi qu’ils peuvent montrer qu’ils sont conscients de leurs devoirs envers ceux qui les font vivre.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Troisième exemple, extrêmement intéressant celui-là. Aujourd’hui, à Mont Choisy, Pravind Jugnauth s’est fait rabrouer à une cérémonie religieuse tamoule par les invités présents, qui ont exprimé leur désaccord au mélange de la religion et de la politique. Les Tamouls sont connus pour leur fierté et la place très ancienne qu’ils occupent dans la société mauricienne. L’objectivité et la mise au pas des politiciens opportunistes progresse dans l’île. Bravo pour ceux qui ne veulent pas que les Premiers ministres les utilisent pour booster leur futurs votes. « Pas fer politik lor ledo la kominoté ». Tout le pays et toutes les communautés, quelles qu’elles soient, devraient s’en inspirer… Et tous les politiciens indistinctement devraient tenir compte de cette considération !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ajoutons une dernière observation. Les discours des politiciens à leurs sympathisants se passent toujours dans un seul sens (<em>one-way</em>, sans possibilité d’échanges) à leurs mandants, et les meetings publics ne consistent qu’à adresser des critiques sans aucune valeur intellectuelle à des opposants. La MBC, qui aurait pu constituer un outil commode pour les débats entre politiciens avertis et le public, ne s’aventurera jamais dans de tels exercices. Ils sont soigneusement évités, car ils montreraient combien certains politiciens sont intellectuellement pauvres. L’ariaz, dirait l’autre.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En tenant compte de la teneur de notre Constitution actuelle, nous reconnaissons et acceptons bien volontiers le fait que les Premiers ministres à venir seront des Hindous. Par contre, ce qu’il sera de plus en plus difficile d’accepter, c’est qu’ils continuent à être du faible calibre et de la modeste envergure de Jugnauth et de Ramgoolam.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Ainsi, pour donner un exemple, si le Parti travailliste devait continuer à jouer un rôle dans la vie politique du pays dans les prochaines années, il faudrait impérativement favoriser la présence d’Arvin Boolell à sa tête, et donc s’unir pour faire opposition à celui qui a voulu, avec la perfide aide de Bérenger, modifier notre droit constitutionnel pour s’octroyer d’importants pouvoirs « présidentiels ». En décembre 2014, l’île Maurice a failli verser dans un système éminemment risqué pour son avenir politique, avec un potentat à sa tête.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Pour résumer, nous n’avons vraiment pas eu de chance depuis 1968 avec nos leaders. Leur faible trempe, leur avidité déraisonnée du pouvoir et leur absence de courage à des moments cruciaux ne leur auront pas permis de donner l’exemple, d’imprimer un minimum de dynamisme et de motiver l’ensemble de la population dans une même direction vers un avenir meilleur. Pour cela, il aurait fallu réformer tout un cadre mental, et de ça, ils n’en ont même pas eu conscience. La communauté majoritaire possède depuis longtemps ses éléments indéniablement intelligents, compétents et éclairés, dont les talents pourraient contribuer valablement au développement national. Mais ils refusent, comme ceux d’autres communautés, de se tremper dans le cloaque de la vie politique de notre pays. C’est triste !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Quoi qu’il en soit, la situation évolue : les contraintes culturelles et morales à de multiples aspects de notre développement sont aujourd’hui de plus en plus apparentes et pénalisantes. Et sur le plan pratique, une prise de conscience grandissante va mettre un frein à des paternalismes d’un autre âge. Tout ce qui pénalise encore une véritable démocratie participative, le développement du sens critique, la sensibilisation aux principes et aux valeurs capables d’inspirer les jeunes et les moins jeunes dans la cité, et surtout et avant tout la méritocratie, va disparaître peu à peu, dépendant de l’évolution de la scène politique et de l’élimination de la « bande des quatre ». Le langage politiquement correct, qui a tant freiné l’acquisition d’une réelle liberté d’expression depuis l’indépendance disparaît déjà&#8230; Les réseaux sociaux à eux seuls en assureront l’élimination définitive.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Unissons nos forces et nos énergies, chères lectrices et chers lecteurs, par nos dispositions et nos efforts visant à apporter notre soutien et nos propositions à certains des nouveaux partis qui, fort heureusement, émergent. Dans ce phénomène de renouvellement du personnel politique se trouve, sans aucun doute, une grande partie d’un avenir meilleur pour nous et ceux qui seront là après nous.</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio       <br /></span></p>
<p style="text-align: justify;"></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/les-blocages-persistants-de-la-vie-politique-a-maurice/">LES BLOCAGES PERSISTANTS DE LA VIE POLITIQUE À MAURICE</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.allo-maurice.com/les-blocages-persistants-de-la-vie-politique-a-maurice/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>SAUVER LE BEST LOSER SYSTEM, À TOUT PRIX…</title>
		<link>https://www.allo-maurice.com/sauver-le-best-loser-system-a-tout-prix/</link>
					<comments>https://www.allo-maurice.com/sauver-le-best-loser-system-a-tout-prix/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Jean-Claude Montocchio]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 Feb 2019 17:15:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[bls]]></category>
		<category><![CDATA[constitution]]></category>
		<category><![CDATA[creoles]]></category>
		<category><![CDATA[duval]]></category>
		<category><![CDATA[election]]></category>
		<category><![CDATA[ile maurice]]></category>
		<category><![CDATA[jugnauth]]></category>
		<category><![CDATA[ramgoolam]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.allo-maurice.com/?p=587</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/sauver-le-best-loser-system-a-tout-prix/">SAUVER LE BEST LOSER SYSTEM, À TOUT PRIX…</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_1 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_1">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_1  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_with_border et_pb_module et_pb_text et_pb_text_2  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; color: #e00b00;">Recevez nos chroniques dès qu’elles paraissent ! Dans la rubrique « ABONNEZ-VOUS À CE SITE PAR E-MAIL » (menu de droite), communiquez-nous votre adresse e-mail, puis cliquez sur « ABONNEZ-VOUS ». Nous ferons le reste ! Et nous vous garantissons que nous n&rsquo;utiliserons en aucun cas votre adresse à d&rsquo;autres fins.</span></em></span></p></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_3  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mauriciens non-Hindous, réveillez-vous !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Si vous ne vous opposez pas à la tentative annoncée de Pravin Jugnauth de rechercher un vote majoritaire suffisant au Parlement pour éliminer de la Constitution la disposition de notre système électoral relative au « meilleur perdant » (Best Loser System), c’est la protection de votre identité et de vos intérêts qui disparaîtra à tout jamais !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Jusqu’à ce jour, la quasi-totalité des Mauriciens pensent que ce fameux BLS se résume à une simple disposition à caractère électoral, dont le but est de compenser les résultats d’élections conçues pour compenser les déséquilibres dans les résultats des consultations électorales donnant un avantage à la communauté dite majoritaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Mais il s’agit en fait de beaucoup plus que cela. En effet, cette disposition reconnaît explicitement l’existence de quatre communautés à Maurice, et implicitement la nécessité d’assurer et de maintenir un équilibre en matière de représentation dans la gouvernance du pays pour chacun d’eux. Sans BLS, le principe de la représentation tant soit peu juste au sein du corps législatif ne serait pas garanti et, par conséquent, la représentation au sein du corps exécutif serait elle aussi déséquilibrée, les ministères étant occupés de par notre Constitution par des députés issus du Parlement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Comme vous le savez, Seewoosagur Ramgoolam a opté en 1967 pour un scrutin dit « à la majorité simple à un tour » (First Past The Post), système électoral basé sur la configuration du nombre des membres des différentes communautés de Maurice qui lui garantissait, à l’époque, une victoire facile lors des scrutins successifs. Il n’a pas seulement usé de ce système pour imposer son parti, mais il a aussi profité abusivement des privilèges qu’il lui offrait pour octroyer aux Hindous un nombre de sièges au Parlement et des postes dans la fonction publique, dans les organismes paragouvernementaux, dans la police et dans la Mobile Force très largement supérieurs au pourcentage de la population qu’ils représentaient. Ses trois successeurs ont perpétué cette tendance, qui s’est même accentuée&#8230;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et depuis le début de 2015, ce mouvement est devenu tel que la quasi-totalité des secteurs précités est dorénavant entre les mains de cette communauté. Il suffit de regarder autour de soi pour constater cette situation. Par ailleurs, comme chacun sait aussi, le régime du <em>piti-la</em> devient autoritaire, les libertés se restreignent et le népotisme s’impose de plus en plus dans le pays. En outre, tous les citoyens de Maurice, sans distinction, sont en train de payer le prix très élevé et les conséquences de la rivalité toujours plus féroce entre le Ramgoolam et les Jugnauth. L’île entière doit affronter sans possibilité de contestation l’irresponsabilité de ces politiciens et le dévoiement accéléré de la morale publique.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Or, il semble bien que le facteur « nombre » de la population soit en train d’évoluer. D’environ 50 % que représentait la communauté hindoue sur le territoire durant les deux premières décennies qui ont suivi l’indépendance, les départs et les chutes de natalité ont apparemment ramené ce pourcentage autour de 42-43 %, transformant ainsi la majorité absolue que détenait cette communauté dans le pays en majorité relative. Si tel est bien le cas, l’on comprend mieux la réticence qui s’exprime chez les gouvernants depuis le début des années 1980 à maintenir l’organisation de recensements, qui seraient évidemment susceptibles de confirmer cette tendance.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En combinaison avec les redécoupages réguliers des circonscriptions prévus dans la Constitution mais pas effectués depuis de nombreuses décennies, ils seraient à même d’apporter un début de changements dans la représentation des différents groupes au Parlement, et la population générale en premier.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Avec le BLS, les minorités autres que la minorité hindoue ont encore une pleine identité sur le plan du recensement et de l’emploi dans la fonction publique, et elles peuvent donc exprimer sans réserve leurs aspirations et leurs revendications concernant leur juste représentation dans les circonscriptions à l’occasion d’élections ainsi que les postes auxquels ils pourraient prétendre dans le service civil.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Sans BLS, les minorités non hindoues perdront leur identité, et les hommes politiques au pouvoir pourront faire ressortir, tout à fait justement, qu’il n’existe plus de critères permettant de différencier les Mauriciens entre eux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Et si, avec le BLS, la place des minorités non hindoues dans les postes publics a pu se réduire dans la proportion que l’on sait (ou que l’on pourrait savoir si on le voulait vraiment), nous vous laissons deviner ce qui se passera le jour où, supposément, les Mauriciens n’auront plus en commun que leur citoyenneté. L’on devine assez aisément que la domination hindoue sera encore plus prononcée qu’avant.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Nous tenons quand même, devant cette situation, à faire ressortir plusieurs choses de grande importance :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">En premier lieu, nul ne peut contester le fait que l’élimination d’un système qui répartit les Mauriciens en plusieurs groupes pourrait favoriser un meilleur sens de l’appartenance à la communauté nationale. Mais sans l’apport de changements préalables à la Constitution, dégagés par des instances parfaitement neutres (et non pas par des politiciens espérant en tirer des gains, surtout pour eux-mêmes), une telle élimination sera parfaitement inutile et éminemment dangereuse. Dédaignons donc l’expression d’idées supposément nobles sur le compte d’une élimination du BLS – y compris celles exprimées par les représentants de <em>Resistans ek Alternativ</em> et celles du cardinal Piat – jusqu’au jour, forcément lointain, ou chaque groupe aura accepté que lui-même et les autres participent pleinement et équitablement au développement du pays et que tous les Mauriciens, quels qu’ils puissent être, œuvrent sincèrement en faveur de l’intérêt national et du bien commun.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans toute tentative de radiation du BLS, non seulement tous les politiciens qui saturent et minent notre espace démocratique depuis des décennies ne pourront pas nous aider, mais il s’agira même de s’en méfier. Les Ramgoolam, les Jugnauth, Bérenger, Duval et tutti quanti ont prouvé en maintes fois, chacun de son côté, mais aussi en paires, que des coalitions et des postes ministériels peuvent passer avant les intérêts essentiels de certains groupes défavorisés.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">La Constitution de Maurice a maintenant montré, du moins aux yeux de ceux qui prennent la peine de voir, qu’elle comporte de nombreuses faiblesses, dont la quasi complète absence de contre-pouvoirs n’est pas la moindre. Elle pourrait sans aucun doute être sensiblement améliorée, au bénéfice de tous, aussi longtemps que l’exercice est impérativement enlevé des mains des politiciens, de quelque bord qu’ils soient.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voyons maintenant ce qui pourrait être fait, avec un peu d’efforts et de détermination, pour arrêter toute tentative de radiation du BLS dans un proche avenir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans toute démarche dans le sens que nous allons indiquer, ce qui frappe toujours à l’île Maurice (même par rapport aux pays africains sous-développés), c’est l’absence d’organisation solide et de cohésion de la société civile (employés, ONG, groupes confessionnels et communautaires, associations sans but lucratif de divers domaines, universitaires, etc.). Sans regroupement, sans plate-forme, sans liberté d’action et sans initiatives suivies, les actions concertées sont difficiles à prendre et à mener.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Voici nos propositions. Pour les maintenir succincts, elles sont essentiellement axées sur la communauté créole.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">De la récente interview de Gaëtan Jacquette, porte-parole du Mouvement des organisations créoles (ROC), l’on peut relever la conscience aiguë d’un malaise des Créoles qui perdure, et le souhait non éteint d’œuvrer pour son élimination. Il s’agira donc, dans un premier temps, de convoquer un rassemblement des principales organisations représentatives et fédératrices de cette communauté, au cours duquel la façon d’approcher la défense et le maintien du système du BLS sera arrêtée. Dans cette optique, au moins quatre démarches devront alors suivre :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Faire jouer la communication, en s’adjoignant la collaboration des médias, et de la presse en particulier.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Approcher non pas le cardinal Piat en s’écriant « Piat lux ! », celui-ci étant en faveur de l’élimination du BLS (ce qui n’est guère étonnant), mais plutôt Jean-Maurice Labour. Celui-ci a récemment fait état avec beaucoup de perspicacité et d’incision de sa connaissance du dossier des minorités à Maurice, et sa clairvoyance est édifiante ! À notre sens, il est donc bien celui qui, parmi les religieux de son groupe spirituel, devrait être sollicité pour apporter son concours à la sensibilisation au dossier du BLS parmi les Créoles, dans la mesure où la latitude d’action dont il dispose le lui permettra.</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Les politiciens devront être approchés, pour que les représentants de la composante créole du pays leur signifient leur fermeté à l’égard du maintien du BLS, et ce, aussi longtemps qu’un réel équilibre des éléments composant la communauté nationale (on ne peut même pas parler de nation mauricienne, car elle n’existe toujours pas) n’aura pas été assuré. Bérenger, Duval et Collendavelloo en particulier devront être prévenus : s’ils entrent dans le jeu de Pravin Jugnauth pour faire disparaître le BLS, ils en paieront le prix, tant devant l’électorat que devant l’Histoire !</span></li>
<li><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Enfin et surtout, la communauté créole dans son ensemble devra être sensibilisée aux pleins enjeux que comporte le BLS pour elle, beaucoup plus sur le plan identitaire qu’électoral, et le soutien actif de ses membres à cette cause devra être recueilli.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Dans la situation qui prévaut, le BLS doit être perçu comme un véritable outil de négociation, à ne pas confier à quelque politicien que ce soit car, à bien voir, leurs agendas et ceux de leurs mandants ne sont pas souvent les mêmes. Il reviendra aux membres de la communauté eux-mêmes d’assurer, à travers leur solidarité, la pérennité de leur identité et de leurs valeurs. Nul autre ne peut s’en charger pour leur compte.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">Le défi est ambitieux, mais il est tout à fait à la portée d’un groupe courageux et motivé, et déterminé à atteindre avant la prochaine rentrée parlementaire la préparation d’un dossier solide en faveur du maintien du BLS.</span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: Open Sans; font-weight: normal; font-size: medium; color: #000000;">A. Jean-Claude Montocchio</span></p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div>
<p>L’article <a href="https://www.allo-maurice.com/sauver-le-best-loser-system-a-tout-prix/">SAUVER LE BEST LOSER SYSTEM, À TOUT PRIX…</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.allo-maurice.com">Allo Maurice</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.allo-maurice.com/sauver-le-best-loser-system-a-tout-prix/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
